28/01/2010

CAEN:LE TEMPLE ANTOINISTE.

CAEN:LE TEMPLE ANTOINISTE.

CAEN 3

 

CAEN 2

 

CAEN

 

Photos tirées du site http://antoinisme.blogg.org

15:36 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/01/2010

EXISTE-T-IL UNE DICTATURE DE L'EMOTION ?

 

EXISTE-T-IL UN DICTATURE DE L'EMOTION ?


Nous avons tendance à être submergés par nos émotions. Nous sommes en permanence soumis à des émotions. On s'acharne d'ailleurs en permanence à solliciter nos émotions, à les provoquer.

Certains appellent même cela la dictature des émotions. Le mot « dictature » est peut-être exagéré. En tout cas nous sommes sollicités en permanence: la radio, les journaux, les journaux télévisés, les émissions spéciales les « téléthons » et autres émissions de « charité ». Dans beaucoup de cas, il n'est pas exagéré de parler du business de la charité.

Doit-on cependant rester sourds et aveugles ? Non, il y a des situations où en regard de l'excès de souffrances, de malheurs subis par certains, la compassion s'impose naturellement. On ne peur pas rester sans compassion devant l'accumulation de malheurs subis par certains.

On trouve bien des gens qui estiment qu'on en fait parfois trop, qu'il ne faut pas se laisser submerger par ses sentiments. En fait, ces personnes refusent d'apparaître trop humains, redoutent même d'apparaître trop humains. Dans leur esprit, l'humanité ne serait en fin de compte qu'une preuve de faiblesse!

Ils oublient trop facilement qu'il faut laisser la compassion parler, se manifester spontanément. En effet, la souffrance finit bien par traverser toute vie humaine. La souffrance, c'est ce qui fait apparaître justement notre fragilité. Notre fragilité est blessée. Nous sommes d'ailleurs blessés par le simple fait que, un jour ou l'autre, nous ne pouvons plus cacher cette fragilité. Aussi forts nous croyons être, aussi faibles, du jour au lendemain, nous apparaissons. Et, nous restons sur le bord du chemin, vulnérables et impuissants.

Je ne puis m'empêcher de vous livrer un petit texte du Père ANTOINE, puisé dans le chapitre « LE MALHEUR DE L'UN FAIT SOUVENT LE BONHEUR DE L'AUTRE »: 

« Que de faux pas ne faisons-nous pas à cause de notre ignorance qui nous fait tout interpréter contrairement ! Ne serions-nous pas trompés d'une autre façon chez les gens les plus honnêtes, si nous nous laissions surprendre par le doute ? N'est-ce pas nous-m^mes qui nous trompons ? Je le répète, n'oublions pas que tout effet a une cause, chaque fois que nous nous rendrons la peine de la chercher, nous la découvrirons en nous. »

15:48 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/01/2010

LA PITIE, UN TERME EQUIVOQUE.

LA PITIE, UN TERME EQUIVOQUE.

Avons-nous réellement pitié d'autrui lorsque nous disons "Il ou elle me fait pitié", ou « J'en ai pitié ».On dit avoir pitié, prendre en pitié mais, le plus souvent, on se limite à cette phrase, on ne fait rien pour venir en aide. Ce n'est pas donc réellement de la pitié. La plupart des gens disent avoir pitié du malheureux mais,en fait, inconsciemment, ce qu'ils redoutent surtout c'est d'être touchés un jour par le même malheur. La vue du malheur chez quelqu'un d'autre fait peur. Par exemple, quand on voit une vieille personne atteinte de sénilité, on se voit soi-même vingt ans plus tard et on a peur de l'avenir. Ce que l'on éprouve, c'est, anticipativement, de la peur.

 

En réalité, il est beaucoup plus facile, après avoir déclaré que l'on a pitié, de considérer que cette seule manifestation exonère sa conscience. On préfère alors les ignorer plutôt que de s'arrêter un instant et de se pencher sur eux pour leur venir en aide ou, simplement, les réconforter.


C'est aussi parce que ce serait faire examen de conscience et admettre publiquement que nous voyons ces malheureux souffrir sous nos yeux depuis des années sans avoir jamais rien fait pour eux. Ce serait reconnaître qu'on fait semblant de ne pas les voir par égoïsme. Alors reconnaitre que l'on ne prend pas ces gens en considération, surtout pas, cela remettrait en cause toute l'image que l'on a de soi-même.


En fait, prendre quelqu'un en pitié peut parfois rendre la situation pire en l' encourageant à se lamenter sur lui-même ou en l' encourageant à être en colère. On peut se rappeler ce qui est dit dans la première partie du dixième principe « Ne pensez pas faire toujours un bien lorsqu'à un frère vous portez assistance, vous pourriez faire le contraire entraver son progrès... »


Mais est-ce pour cela une raison de ne pas venir en aide ? Non, le quatrième principe nous dit le contraire, il nous demande seulement la discrétion. Mais on y considère qu'aider son prochain est une chose naturelle qui ne demande aucune louange en retour.


Cependant, on préfère s'arrêter à la première remarque ( … la pitié peut rendre la situation encore pire...). Mais comme on se rend compte que c'est insuffisant comme justification, on en cherche d'autres: si je commence à l'aider, ce malheureux, si je lui ouvre mon coeur, jusqu'où cela va-t-il me conduire ? Se satisfera-t-il de ce que je lui donne? Se contentera-t-il d'une petite aide financière ? Ne va-t-il pas s'incruster ? ne devrai je pas l'inviter à partager mon repas ? Et après le repas, ne va-t-il pas vouloir rester ?


Est ce que cela sera suffisant pour me donner bonne conscience? En fait il peut nous arriver de partir plus honteux que l'on est venu pour donner une pièce. Effectivement, on craint que ce malheur nous touche. Et dans la mesure ou nous ne sommes qu'un, évidemment que ce malheur nous touche, mais nous préférons croire que non et nous confondre en excuses.


Il y a aussi la pitié qui est de la compassion et la pitié qui est de la condescendance, voire du mépris. Il sera sans doute souvent préférable parce que plus réel d'utiliser soit le mot « mépris » ou le mot « compassion », plutôt que le mot « pitié » lorsque l'on veut décrire les sentiments éprouvés parce que ce sont des mots sans équivoque.

15/01/2010

CONSEQUENCES DE LA FALSIFICATION DE LA NATURE.

 

EXTRAIT DU CHAPITRE

«  COMMENT NOUS NOUS FALSIFIONS LA NATURE ».

 

Deux petites remarques: la première pour rappeler que ce chapitre est en réalité la reponse à une question fréquemment posée au Père ANTOINE («  y a-t-il un régime diététique à suivre, recommandé par le Père ?»); la seconde, comme bien souvent le Père, dans son développement semble parfois s'écarter du sujet, mais c'est souvent pour mieux y revenir par la suite et puis, un sujet abordé permet souvent de faire le point sur d'autres questions. En fin de compte, beaucoup de choses, parfois apparemment lointaines, sont liées.

 

Autre remarque sur le libellé du titre. Ce n'est pas « Comment nous falsifions la nature » ( encore que le Père développe le sujet ), mais « Comment nous nous falsifions la nature »: en falsifiant la nature, l'homme falsifie aussi la sienne propre.

 

«  Nous avons, par l'intelligence, abusé de toutes choses et falsifié à tel point la nature que nous préférons maintenant la falsification à la réalité, nous y sommes si bien habitués que tout ce qui est réel nous est insupportable. C'est la raison pour laquelle j'ai révélé que l'intelligence ne peut supporter la réalité. Je suppose que nous ayons du vin à volonté et que nous en prenions pour nous désaltérer, nous aurons toujours soif de vin et jamais d'eau, celle-ci ne pourrait nous être agréable; pourquoi ? Parce qu'elle est pure. Il en est de même pour tous les aliments, nous préférons même pour leur préparation les personnes qui savent le mieux nous les falsifier. Aucun aliment ne paraît à notre table sans avoir subi quelque falsification, le goût du naturel nous est insupportable. »


Cela correspond bien à mon préambule. Maintenant, première apparente digression: le Père se rapporte au principe de la réincarnation. Ce principe éclaire, ici aussi, sa position:


« Ne nous sommes-nous pas déjà demandé pourquoi et comment ces pensées nous arrivent ? Il n'est pas difficile de nous en rendre compte: si notre évolution s'accomplit par une succession d'existences, nous en traversons certainement où nous avons d'autant plus de facilité de nous procurer le nécessaire que nous en avions moins dans l'existence précédente. N'en avons-nous pas abusé ? Il est vrai que le milieu où nous renaissons n'est pas souvent plus élevé et qu'il nous donne l'éducation en rapport avec son degré d'évolution, l'intelligence seule s'y manifeste pour tout et c'est même une bien grande réjouissance pour des parents que leurs enfants en soient largement doués. »


Autre digression apparente: le Père profite de sa réponse pour aborder la question de l'éducation des enfants:


« Il arrive souvent que lorsque ceux-ci sont devenus adultes les parents se reposent entièrement sur eux, ils leur accordent toute leur confiance et renoncent à leur autorité parce que le développement intellectuel de leurs enfants dépasse le leur ! Cela se conçoit aisément chez les personnes qui n'ont pas encore compris le but de la vie et ignorent ce qui peut vraiment nous ranimer. »


Mais ce n'était qu'une digression apparente. Il revient au rôle de l'intelligence pour l'homme, à son utilité certes indéniable mais aux risques qu'elle fait courir. C'est ainsi que nous en revenons aussi à la falsification de la nature ( grande découverte de l'intelligence ):


« En effet, l'intelligence des enfants permet de mieux trouver les moyens de jouir de l'aisance , qui est toujours un bonheur matériel; ils facilitent celle de leurs parents en faisant connaître des choses qu'ils ignorent pour dénaturer d'autant plus tout ce qu'ils croient rendre plus agréable. Mais c'est en dépassant la mesure du nécessaire que nous nous dénaturons, or, nous le savons, si nous falsifions les aliments, c'est toujours de manière à les rendre plus excitants, ce qui fait que nous en abusons, car nous en prenons plus que la faim et la soif ne l'exigent, nous nous développons ainsi des besoins factices par l'imagination due à notre intelligence qui nous tente à l'excès. »


Maintenant, nous comprenons aussi le libellé du titre ( «  Comment nous nous falsifions la nature » ):


«  Nous lui obéissons avec plaisir pour la satisfaction qu'elle nous procure, tout en ignorant que les pensées qu'elle nous suggère sont à notre détriment, que c'est en l'écoutant que nous nous détraquons tous les organes et que nous abrégeons insensiblement notre existence. »


Enfin, en conclusion, en falsifiant la nature, nous falsifions non seulement notre nature physique mais aussi notre nature morale:


« Je vais peut-être vous étonner si je vous dis que tous nos défauts, voire la plus grande méchanceté, ne sont que la conséquence de ce que nous absorbons. N'avons-nous pas révélé que toute chose a son fluide ? Mais dans les fluides il y en a de bons et de mauvais. N'entendons-nous pas dire souvent par des hommes qui se sont acquis de nombreuses connaissances que certaines plantes possèdent des propriétés qui remédient à ce que d'autres peuvent avoir abîmé ? La science ne nous a-t-elle pas fait reconnaître que toute plante a sa vertu ? Tous nos défauts ne sont dus qu'à des substances que nous avons falsifiées, croyant alimenter mieux notre corps. C'est ainsi que nous nous sommes dénaturés. »


 

18:09 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/01/2010

L'ORGUEIL ( ILLUSTRATION DE P. BREUGHEL L'ANCIEN )

orgueil

10:54 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/01/2010

MODESTIE, HUMILITE, FAUSSE MODESTIE ET ORGUEIL.

 

FAUSSE MODESTIE: DEBUT OU PARAVENT DE L'ORGUEIL.

La modestie et la discrétion sont deux qualités enseignées depuis la plus tendre enfance. Elles sont considérées comme des qualités nécessaires à la vie en communauté, à la bonne entente. Tout le monde aura déjà pu être irrité par l'éducation donnée par certains parents: les louanges systématiques envers de petits enfants chez qui on découvre les qualités de futurs EINSTEIN!

On recommande donc toujours la modestie. Mais que signifie « être modeste ». Le véritable modeste ne pratique pas le « complexe de l'estrade ». Le véritable modeste ne cherche pas à se couvrir lui-même de lauriers. Le délinquant, voire même le criminel, s'il parvient à échapper à la Justice, écrira ses mémoires, sera l'hôte des journaux écrits ou télévisés, alors que le véritable homme de bien sera plus modeste. Il ne se précipitera jamais vers les micros et les recherchera encore moins !

Lorsqu’on lui fait l’honneur de remarquer ses talents, un élan d’humilité le pousse souvent à minimiser ses mérites. Tous, nous avons au moins une fois prononcé ces paroles “Oh ! Tu sais, ce n’était pas grand chose”.

Le sentiment que l'on peut avoir de l'importance de soi-même est pourtant un sentiment ambigu: ce sentiment est parfois considéré comme un leurre provoquant beaucoup de souffrance à soi-même et à autrui. En revanche, on peut aussi dire que l'être humain ne chercherait jamais à s'améliorer moralement s'il n'avait le sentiment de cette importance de soi-même. Comme toujours, sur une même palette, en parlant d'une attitude, on peut glisser facilement d'un extrême à l'autre.

Et bien même si cette attitude paraît, au premier abord, saine et naturelle, si l'on examine un peu plus loin, on pourra s'apercevoir qu'elle n'est pas toujours aussi vertueuse que cela. Cette modestie pourrait n'être que de la fausse modestie et la fausse modestie est le début de l'orgueil.

Un excès de modestie n’est rien d'autre que de l’orgueil déguisé. En minimisant ses mérites, on ne fait que grandir ses talents et on y ajoute même une qualité: cette fameuse modestie. Une telle retenue peut même se révéler indécente. A force de refuser les éloges, on finit par devenir un monstre d’orgueil.

Il faut apprendre à accepter les compliments. Il faut donc accepter ceux-ci avec une véritable honnêteté et faire preuve d'une authentique modestie. Il faut apprendre à recevoir les éloges quand ils sont mérités. Lorsqu'on a accompli un beau travail ou une bonne action et que l'on en est louangé, il faut savoir accepter ceux-ci mais sans tomber dans le travers de l'auto-satisfaction. Il faut remettre « les pendules à l'heure ». Il est rare qu'une bonne action ait pu être accomplie, qu'un beau travail ait pu être réussi sans que l'on ait bénéficié, même de façon très minime, de l'aide ou de l'exemple de quelqu'un.

Il faut bien distinguer l'humilité réelle de la « fausse modestie ». Celle-ci simule, « singe » l'humilité souvent pour susciter les éloges. Au contraire, l'humilité consiste à être bien certain de tout en admettant que l'on n'y est en fin de compte pas forcément soi-même l'unique responsable.


C'est donc un comportement, une tournure d'esprit qui fait qu'on ne se place pas au-dessus des autres, tout en étant bien certain de ses propres capacités et mérites.

19:04 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/01/2010

LE COMPORTEMENT ENVERS AUTRUI.

LE COMPORTEMENT ENVERS AUTRUI.

Il faut bien comprendre que chaque individu est "l'autrui" des autres, de n'importe qui d'autre. Cela doit se manifester dans l'hospitalité, c'est-à-dire dans l'acceptation, des autres. Ce comportement est une expérience morale, c'est la fameuse " charité morale ".

Cette expérience morale n'est jamais facile, elle exige un effort, l'effort de reconnaître celui qui est en face de nous comme un autre soi-même.

Attention, là réside quand même un danger certain: le risque de projeter sur l'autre sa propre image alors que c'est l'inverse qui devrait se passer: en regardant l'autre, on découvre sa propre personnalité.

Projeter sur autrui sa popre image, c'est finalement s'emparer de sa personnalité, c'est en fait le réduire à rien, c'est le dominer. On veut que l'autre soit un autre soi-même. Il faudrait être bien plus modeste et admettre que ce que nous voyons chez l'autre se trouve aussi chez nous !

En matière religieuse, notamment, il conviendrait de reconnaître que l'autre possède aussi une forme, une parcelle de la vérité. Cela signifie que nous devons reconnaître que notre vue de l'univers, que notre sens de la vie et de la mort ne sont pas les seules et que toutes méritent le respect.

Il faut donc promouvoir un idéal de fraternité et de tolérance, de commune humanité.

17:50 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/01/2010

ATTENTION: UN FARFELU S'ESTV EMPARE DU MOT "ANTOINISME" ( site:http://antoinisme.xooit.com/index.php )

Voici un site inernet découvert par hazard:

http://antoinisme.xooit.com/index.php

relatif, soit-disant au Culte antoiniste. Voici comment cet imposteur farfelu définit sa "religion":

"Antoinisme
"La nouvelle religion qui démontre que les Antoine sont les roi de l'univers assisté par les Antoine au nom composé (ex:Marc-Antoine) et qui est contre tous Antoine raté (Antonio, Anthony, Antonin, ect....) "

C'est complètement débile.

20:01 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

04/01/2010

Pensée de Giordano BRUNO sur le système planétaire.

" D'innombrables Soleils existent; d'innombrables
terres sont en orbite
autour de ces soleils de la même façon
que les sept planètes tournent
autour de notre soleil.
Des êtres vivants peuplent ces mondes
. "
( Giordano Bruno )

Voici un texte du Père ANTOINE relative au système planétaire:

" Nous disons que l'individualité intelligente est seulement apparente et par elle cependant l'homme fait de si grandes découvertes, par exemple celle du système planétaire. Nous faut-il croire que le soleil, les astres et tant d'autres merveilles ne soient qu'illusion ? Nullement, ce n'est pas ainsi que nous devons les envisager. Les soit-disant découvertes sont révélations que l'intelligence traduit en les analysant matériellement. Remarquez que le plus souvent une révélation touche une personne insuffisamment instruite et peu développée en intelligence, qu'elle fait ensuite l'objet d'investigations d'autres plus instruites et d'autant plus sensibles à la matière, qui savent mieux se rendre compte de l'effet. Je le répète, quelque grande que soit l'intelligence, elle ne peut jamais attiendre à la cause, l'essence des choses lui échappe forcément et quand elle analyse une révélation, elle ne fait que la dénaturer. L'intelligence n'a aucune base; elle ne peut que traduire à sa façon, développer matériellement ce qui est naturel; l'apparence seule la convainc."

Dans le chapitre "L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL.", le Père ANTOINE dit également:

" Je ne puis dire, comme les écritures, que ADAM a été le premier homme, il en existait d'autres à cette époque qui occupaient diverses contrées, formant différents milieux de la même élévation."

17:02 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/01/2010

SUR "LA PLENITUDE D'ÊTRE": Giordano BRUNO, un précurseur ?

 

GIORDANO BRUNO:

TROIS SIECLES AVANT L'ANTOINISME, DES CONCORDANCES.

Giordano Bruno soutenait que Dieu est la substance et la vie de toutes choses et que l'univers est un « animal » immense dont Dieu est l'âme.

On le signale aussi très souvent pour son adhésion aux théories coperniciennes et pour sa doctrine de la pluralité des mondes habités. Cette doctrine reposait sur des réflexions profondes:l'univers est infini et il contient une infinité de mondes invisibles mais habités qui sont dotés, comme la Terre d'êtres pourvus d'une âme.

Mais, pour comprendre toute l'audace de Giordano BRUNO, il faut se rappeler que la conception du monde dans lequel il était né était celle d'un monde créé par un Dieu de bonté, que ce monde comprenait une seule planète habitée, maintenue immobile au centre d'un ciel fini et étroit: la TERRE Et que tout y était dirigé par la divine providence. C'était le géocentrisme.

Il a complètement renversé cette théorie. Pour lui l'univers remplit dans le silence éternel un espace infini et il vogue dans le silence éternel de DIEU. L'univers est abandonné à un destin non orchestré par DIEU et il contient une infinité de mondes. La plupart d'entre eux sont encore incréés. Ils sont sans cesse en évolution et on y trouve, fatalement, une infinités de civilisations extraterrestres et, par conséquent,une infinité d'âmes.

Si l'on admet le principe que DIEU s'est préoccupé uniquement de la TERRE, ces infinités d'âmes seraient sans espoir de salut. Ce qui contredirait le principe de l'infinie bonté de DIEU.

Il se singularise aussi, pour l'époque par les théories de la réincarnation, de la non-création du monde et la non virginité de Marie.

Contrairement à ce qui est soutenu, Giordano BRUNO n'est pas un précurseur du matérialisme ni de l'athéisme. Giordano BRUNO accolait d'ailleurs au mot « athéisme », le qualificatif de « fol ».

Giordano BRUNO n'ignorait pas que sa doctrine de la pluralité des mondes amenait inexorablement des controverses. Il soutenait pourtant que celle-ci était la seule à être compatible avec l'infinité de DIEU et l'image de l'inépuisable perfection divine.

Giordano BRUNO poussa l'audace à aborder la question de l'immortalité de l'âme. Pour lui, il voyait l'âme, après cette vie, passer de corps en corps et de monde en monde, et la notion traditionnelle d'une personnalité humaine unique paraissait un peu compromise au milieu des transformations successives d'un principe immortel.

Sa conception du mal est aussi étrange pour son époque. Se plaçant du point de vue de l'optimisme, il démontra que le mal, et partant le diable, qui en est le symbole, ne saurait avoir d'existence absolue, et que tout est bien dans le monde, parce que tout y est nécessaire et divin.

Giordano BRUNO contesta également la théorie de la Trinité. C'est donc un précurseur des doctrines unitaristes. Par conséquent, la nature divine du Christ est niée. Le Christ serait donc un prophète.

 

17:26 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/01/2010

SUR "LA PLENITUDE d'ÊTRE": 3° Réflexion.

 

3° REFLEXION SUR « LA PLENITUDE D'ÊTRE ».

C'est peut-être difficile de comprendre tout ce qui est dit aux articles précédents. Cela peut parfois aussi paraître contradictoire ou choquant.

Par exemple, la notion d'immanence. Immanence, pour nous ne signifie nullement que DIEU se trouve quasiment tapi partout pour nous suivre, nous surveiller, nous corriger. Dans la plupart des religions chrétiennes, on a, sur le tard, en quelque sorte délégué cette mission à « l'ange gardien ».

Non, pour nous, l'immanence signifie la présence en chaque homme de l'ébauche de DIEU. Nous sommes tous DIEU en formation, DIEU en devenir. DIEU se trouve chez autrui et nous sommes tous l'autrui de quelqu'un.

Pour nous, l'immanence de DIEU n'implique n'est nullement contradictoire avec une certaine « absence ». DIEU est présent, en devenir, en chaque être humain. Chaque être humain manifeste la présence de DIEU chaque fois qu'il agit avec autrui « comme un frère », chaque fois qu'il fait preuve de compassion, de charité morale, de bienveillance. Mais DIEU s'abstient de toute intrusion dans notre vie, ce serait contraire au libre arbitre. Les lois de la nature existent: la TERRE n'a pas besoin de la main de DIEU pour tenir en équilibre dans la galaxie comme on le professait encore il y a peu de temps !

Croire que DIEU est partout et en tout temps aux aguets de nos actes est un résidu du polythéisme. C'est ce que le Père ANTOINE explique dans le chapitre « LE VRAI BONHEUR NE RESULTE QUE DU MALHEUR »: 

« J'ai déjà dit que, aussi longtemps que nous n'aurons pas acquis la vraie foi, nous n'aurons toujours qu'une croyance de parti pris; qu'elle ait pour objet le serpent ou tout autre animal, quelque fétiche ou bien un pur esprit, ce ne sont là que des figures. Je viens de dire que c'est nous qui faisons DIEU à notre gré, tel que nous prétendons Le servir. »

Il convient également de méditer ce qu'il dit dans le chapitre « LA CROYANCE ET LA FOI »: 

«  Combien n'est pas plus élevé et plus heureux celui-là même qui dit ne croire à rien mais respecte sa conscience ! Tout le bien qu'il fait est pour lui, à son insu, un bonheur, car il le fait pour le seul plaisir de le faire, sans espoir de récompense ni même de reconnaissance. Faisons de même, surmontons la croyance mais respectons la conscience, acquérons-nous cet amour qui est DIEU; Lui seul nous donnera le bonheur suprême et nous y vivrons éternellement. »




16:01 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |