22/02/2010

LIBERTE INDIVIDUELLE ( Citation de Karl JASPERS )

LIBERTE INDIVIDUELLE.

" Lorsqu'on mutile la liberté de l'homme,

cette liberté que DIEU a créée et qui se rapporte à lui,

on mutile précisément ce par quoi DIEU,

indirectement, s'annonce"

( Karl JASPERS: dans "Introduction à la Philosophie" )

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19/02/2010

QU'EST-CE QU'UN FLUIDE ?

QU'EST-CE QU'UN FLUIDE ?

Dans l'Enseignement du Père ANTOINE, il est souvent fait mention des fluides. Quand nous parlons, nous faisons aussi souvent état des fluides. Dans nos textes, également.

La notion de "fluide" nous semble donc évidente. Mais est-ce bien certain ? Tout le monde, à commencer par nous-mêmes, comprend-il bien ?

Pour le savoir, c'est très simple. Imaginons que quelqu'un nous pose la question. Imaginons...et nous verrons que cela n'est pas aussi simple que cela.

Je reprendrai ici un extrait du livre "DE L'AUTRE CÔTE DU MUR", disponible au Temple Antoiniste de JEMEPPE-SUR-MEUSE:

" Ce n'est pas facile à expliquer, parce que les fluides sont invisibles. Ton oncle JEAN a dit que nous sommes tous entourés d'une atmosphère et que plus l'être est élevé moralement, plus celle-ci est belle et claire. Notre atmosphère est composée de fluides et ces fluides sont le résultat de nos pensées et de nos actes. Si ceux-ci sont bons et bienveillants envers nos semblables, les fluides qui nous entourent sont beaux et légers. A midi, par exemple, les caprices de JEAN ont troublé tout le monde et chacun a eu une pensée soit de crainte, d'agacement ou de doute. Toutes ces pensées se sont heurtées et ont bouleversé l'atmosphère qui nous entourait.

...

La colère, la jalousie, la peur, etc... créent de très mauvais fluides, très nuisibles et nous amènent toutes sortes d'ennuis et de souffrances. Par contre, les bons sentiments, surtout la foi et l'amour nous rendent heureux, ainsi que ceux qui nous entourent."

Cela pose la question de savoir ce qu'il convient de faire lorsqu'on se trouve mêlé, même comme simple spectateur, à une situation délicate.

Ce qui est primordial, c'est de se retenir, de s'efforcer de ne pas prendre part à ces incidents.

Ne pas y prendre part, cela ne signifie pas seulement qu'il faut s'abstenir d'intervenir. Mais il faut essayer de ne même pas y prendre part en pensées. Il faut s'isoler mentalement; s'abstenir de tout parti pris, de tout jugement. Il faut fixer ses pensées et ses sentiments sur le calme et l'harmonie.

Encore une fois, il ne faut pas s'égarer et se laisser abuser par les mots utilisés. Certains mots sont utilisés dans un sens un peu plus particulier que le sens du langage quotidien. On est un peu dans la position d'un élève qui commence à étudier les mathématiques.

La terminologie mathématique emprunte beaucoup de mots au vocabulaire quotidien. Pour l'enfant qui s'initie aux « ensembles, images, relations et racines carrées », ces mots ont déjà un sens, celui de la « langue naturelle ». Il les redécouvre chargés d'un nouveau contenu. On ne prend jamais la peine de lui expliquer qu'en mathématiques, il doit oublier le sens initial, le replacer par un autre plus spécifique.

Dans les textes philosophiques, c'est un peu la même chose!

16/02/2010

TROUVER DIEU DANS LE "CONNAIS-TOI"

TROUVER DIEU DANS LE "CONNAIS-TOI"

Dans le chapitre "ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL, LE BIEN INTERPRETE l'OPPOSE DE LA REALITE", le Père ANTOINE revient, une fois de plus, sur la notion de "DIEU", sur ce qu'est "croire en DIEU" et sur la meilleure façon de trouver DIEU. Il nous dit que ce n'est pas par des grandes cérémonies, ni de grands rituels qu'on peut y arriver, mais en appliquant une maxime simple:

" Croire que DIEU est un être isolé c'est toujours croire comme ADAM, aller à DIEU à travers la matière, le serpent, prendre le chemin de la science qui cherche et doit aboutir à démentir toujours la croyance. Impossible de trouver DIEU si ce n'est dans le CONNAIS-TOI."

C'est rappeler, une fois de plus, ce qui est délà énoncé dans le premier principe: l'immanence de DIEU.

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11/02/2010

RELIGIONS DIVERSES MAIS BUTS IDENTIQUES.

 

 

RELIGIONS DIVERSES MAIS BUTS IDENTIQUES.

 

« Tout comme dans le Monde une même maladie peut être traitée par diverses thérapeutiques,


de même il existe diverses religions qui peuvent procurer le bonheur aux hommes et aux


autres êtres. Diverses doctrines ont été présentées par diverses personnes à diverses époques


et de façons diverses. Je crois cependant que fondamentalement toutes ces doctrines visent le


même noble but, c'est à dire enseignent des principes de morale qui serviront de moule aux


fonctions de l'esprit, du corps et de la parole… Il vaudrait donc mieux que prenne fin le


désaccord entre ceux qui pratiquent des religions différentes. (…). Un respect mutuel serait


d'un grand secours pour tous les croyants. »


( Le quatorzième Dalaï – Lama )


Ceci peut être rapproché de divers passages de l'Enseignement du Père ANTOINE, à commencer par le deuxième principe:


« Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi dont l'intention serait de vous convertir. Si vous respectez toutes croyances et celui qui n'en a pas, vous savez, malgré votre ignorance, plus qu'il ne pourrait vous dire. »


Et ce passage dans le chapitre « LE MATERIALISTE, LE FANATIQUE ET LE VRAI CROYANT », parlant, il est vrai, des matérialistes:


« Cependant nul n'a le droit de critiquer les adeptes d'une telle doctrine. Ils agissent bien naturellement, ils possèdent la faculté commune à tous les hommes, appelée la conscience, faculté naturelle d'essence divine qui, en se développant, rend l'esprit plus sensible au bien et au mal. C'est celle-ci qui les empêche d'abdiquer la morale pour revendiquer les idées purement matérielles et y conformer leurs actes, qui leur dit: ''C'est moi qui suis votre DIEU et votre maître. Rapprochez votre raisonnement de l'obéissance et du respect que vous désirez me témoigner. Il me suffit de vous éclairer sans chercher à vous convaincre, car il est plus grand et plus méritoire de vouloir être honnête en refusant de croire en DIEU que de croire en Lui et de prétendre Le servir, tout en restant dans les ténèbres.'' . Le vrai croyant se place à un autre point de vue; il sait qu'en s'améliorant il se prépare le bonheur et il éprouve plutôt du plaisir en luttant contre ses imperfections; ainsi il s'acquiert des vertus, non pas qu'il soit mû par l'intérêt, il obéit à sa conscience. »


L'important dans ce dernier passage, c'est le fait que le Père ANTOINE refuse de condamner même les incroyants. Ce ne serait sans doute pas trahir sa pensée que de dire que les incroyants « se croient incroyants » mais ne le sont pas réellement car ils sont dotés d'une conscience, définie comme «  faculté naturelle d'essence divine ».


Nous pouvons aussi faire intervenir ce passage du chapitre « LE DEVOIR IMPOSE LA PRATIQUE DES LOIS MORALES ». Dans ce chapitre, il nous suffit de considérer au sens large le mot «  société »: 


« Une société qui blâme ou critique une autre, qui cherche à s'élever à son détriment, lui est plutôt inférieure. On est supérieur par amour, d'aimer ceux qui nous témoignent de l'indifférence, voire même de l'hostilité. Elle n'est pas coupable cependant puisqu'elle croit agir conformément à la vérité  et à la justice. Seuls de plus avancés pourraient reconnaître qu'elle est dans l'erreur et ceux-là seraient blâmables de le divulguer. C'est l'ignorance qui cause le parti pris. Tout adepte sincère est heureux de quitter sa doctrine pour en adopter une autre, quand elle est régie par un plus grand amour, par des statuts plus rationnels. Mais souvent c'est notre acharnement qui domine. ».


Pour être correct, il faut signaler que le texte précédent est un extrait d'une réponse faite à une question portant sur les différences entre partis politiques ou entre tendances d'un même parti. Mais, comme d'habitude, le Père part d'un problème particulier pour définir une ligne de conduite ou donner un avis de portée générale.


Pour mieux éclairer, ce passage du chapitre « NOUS NE POURRIONS POSSEDER NI LA FOI NI L'AMOUR SANS LES ACQUERIR PAR LA PRATIQUE DE LA CHARITE »: 


«  Je ne dirai pas que notre enseignement nous oblige, mais il permet de nous humilier devant n'importe quelle croyance ou opinion. Le catholique est notre frère, mais le matérialiste ne l'est pas moins, nous lui devons de la déférence comme au plus grand croyant. Notre doctrine enseigne la foi d'où vient l'amour, un amour qui suscite le respect de tous indistinctement. Nous devons faire comme le catholique, nous incliner devant le prêtre qui porte le saint-sacrement. Je n'ajouterai pas qu'il faut s'agenouiller comme beaucoup le font, mais nous devons nous montrer honnêtes et dans toute cérémonie funèbre avoir égard aux convictions du défunt: c'est l'aimer que d'agir ainsi. L'honnêteté et l'égalité sont inséparables de la foi. Quand nous possèderons cette vertu, nous jouirons de la fraternité. »


En fin de compte, nous trouvons le même message que celui du DALAÏ LAMA reproduit au début de cet article, dans le chapitre « L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU BIEN »: 


«  Rappelons -nous qu'il a été dit: ''Que celui qui voudra devenir le plus grand,, soit votre serviteur et que celui qui voudra être le premier d'entre vous soit votre esclave.'' Ce n'est qu'en agissant ainsi que nous serons avec DIEU et DIEU avec nous.

Ces paroles ont été sanctifiées dans le passé et elles doivent l'être dans l'avenir, puisqu'elles sont l'image de DIEU; elles ont été puisées dans son sein. Elles sont la base des enseignements moraux révélés à chaque période, à des intervalles plus ou moins longs, par les prophètes qui ont eu mission d'enseigner la parole de DIEU. Si ces enseignements diffèrent, c'est parce qu'ils doivent être d'autant plus rationnels que l'humanité s'est plus développée.

Toute révélation émane de DIEU, sa base est donc toujours la même; ni les mots ni les phrases n'y sont rien; seule la morale qui en découle, qui est l'amour divin, est tout.

C'est ainsi qu'il faut apprécier mon enseignement. Je ne durai pas que je suis venu en mission, je dis plutôt à l'épreuve, car il est de mon devoir de respecter cette révélation autant que j'ai voulu l'enseigner. On ne pourrait comprendre la responsabilité qu'assume celui qui veut montrer à ses frères le chemin qui conduit au bonheur suprême. Je ne suis pas venu révéler une autre morale que celle révélée par mes devanciers, je ne suis rien venu détruire de ce qui a été dit jusqu'à ce jour, mais plutôt accomplir l'oeuvre commencée lorsque cette humanité s'est mise en marche vers le but qu'elle doit atteindre. »


Le malheur ou, pourrait-on sans doute dire, la punition qui frappe l'humanité résulte de l'ignorance de ces préceptes. Plutôt que de voir dans le fondement de chaque croyance, et même dans l'incroyance, la racine commune qui unit les hommes, ceux-ci recherchent surtout ce qui distingue. Par définition, ce qui distingue une religion d'une autre c'est la matière, l'argument qui cause le divorce. C'est ce que le Père ANTOINE explique dans ce passage du chapitre « LA CROYANCE ET LA FOI »: 


« C'est la croyance en DIEU qui nous divise parce que nous n'avons pas tous de LUI la même conception; voilà pourquoi nous voyons le mal en autrui, ignorant que c'est en pensant qu'un autre peut nous contrarier que nous nous contrarions nous-mêmes. La croyance est encore là la cause de nombreuses souffrances, car elle fait haïr plutôt qu'aimer. »

 

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10/02/2010

LA TOLERANCE NE DOIT PAS ÊTRE DE L'INDIFFERENCE.

LA TOLERANCE NE DOIT PAS ÊTRE DE L'INDIFFERENCE.

" Il y a des gens qui, à propos de certains problèmes, font preuve d'une grande tolérance. C'est souvent parce qu'ils s'en foutent."

[Mark Twain]

Voilà, ici, dit sur le ton de la plaisanterie, une extraordinaire vérité.

Mais il y a peut-être pire que l'indifférence: le mépris. On tolère quelqu'un, on tolère une opinion, on tolère un comportement parce qu'on estime qu'il n'a aucune valeur, aucune importance.

Cette autre pensée nous explique bien pourquoi la tolérance ne doit découler de l'indifférence:

"La règle d’or de la conduite est la tolérance mutuelle, car nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu’une partie de la vérité et sous des angles différents: Tous les hommes sont frères."
( Mohandas Karamchand Gandhi)

 

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09/02/2010

LES ANTOINISTES ET L'ETHIQUE.

TEXTE AIMABLEMENT COMMUNIQUE PAR UN FRERE.

 

 L’ETHIQUE ANTOINISTE.

Du chapitre "LA NON EXISTENCE DU MAL" on pourrait déduire que la morale antoiniste est laxiste : quoi que nous fassions nous progressons en subissant des épreuves; vivons donc comme nous l'entendons, en ascète ou en cochon du jardin d'EPICURE, qu'importe!



L'exemple que nous a laissé le Père ANTOINE, et celui de ses adeptes aujourd'hui, démontrent le contraire. Une chose est sûre : on peut dire des antoinistes ce qui se dit des mormons, des quakers ou des unitariens aux Etats-Unis : que jamais on se sera victime de leur part d'un acte malhonnête.

Le plus souvent les desservants des temples vivent d'une manière quasi monacale, toujours présents de jour comme de nuit pour recevoir les personnes malades ou en difficulté. Ils ne quittent l'annexe du temple où ils demeurent que le samedi, sauf cas urgents bien entendu. Dans le chapitre « L'AMOUR ET LA SOLIDARITE », le Père ANTOINE nous enseigne:

« Je rappelle (…) combien l'œuvre que nous poursuivons est diversement jugée, digne d'éloge selon les uns, très répréhensible selon les autres, c'est ce qui démontre encore la non-existence du mal. »

« Tâchons de nous tenir à la hauteur de nos devoirs. »

« Quelque soit l'œuvre que nous ayons en vue, matérielle ou morale, chaque jour inconsciemment nous posons une pierre à l'édifice et selon notre dévouement, notre désintéressement, nous manions des fluides de plus en plus vivifiants pour la mener à bonne fin. (…).

Occupons-nous de quoi que se soit, l'épreuve doit nous assaillir, car toute pensée la provoque. Il importe – et pas n'est besoin pour la cause d'une si grande sensibilité – de discerner si elle est de bonne ou de mauvaise source, si elle vient de notre épreuve, imperfection ou de nos vertus. (…)

La tâche la plus excellente, c'est l'amélioration. En luttant contre une faiblesse, nous acquérons des forces et du courage pour surmonter les autres (…) »

Alors affirmer, comme Mgr LEROUX, dans la "Revue ecclésiastique de Liège" "qu'une des raisons du succès de l'Antoinisme est le laxisme moral" relève de l'intolérance aveugle. On peut comprendre qu'un ecclésiastique catholique attaque une doctrine autre que la sienne, ce qui fut fréquent tout au long de l'histoire, mais il faut d'abord se pencher sérieusement sur la dite doctrine avant d'affirmer quoi que se soit.

Les antoinistes, pour leur part, ne condamnent aucune autre religion, pas plus que l'absence de croyance. Ce prélat eut pu s'inspirer de leur tolérance ou, à tout le moins, tenter de savoir de quoi il parlait. Il affirma avec force que "les antoinistes doivent être traités canoniquement comme sont traités les membres de toute secte hérétique ou schismatique." On frémit en pensant à ce qu'aurait été le sort des disciples du révélateur de Jemeppe, lorsque l'Inquisition sévissait encore…

07/02/2010

PRATIQUER L'ECONOMIE DES FLUIDES. ( QUID DU MINDFULNESS ? )

 

L'ECONOMIE DES FLUIDES.


Le Père ANTOINE, dans le chapitre « COMMENT NOUS POURRONS NOUS AMELIORER », est amené à aborder la question de l'économie. Il veut bien sûr parler de l'économie sur le plan spirituel, moral.

«  Plus de fluides attirons-nous, plus de matière requérons-nous et réciproquement moins de fluide utilisons-nous, d'autant plus d'amour nous pénétrons-nous. »

Sans vouloir faire du Père ANTOINE le précurseur de tout ce qui rôde comme idées modernes, je ne puis quand même pas m'empêcher d'être surpris par certains rapprochements à opérer avec le « mindfulness ».

Attention, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit:

  • je n'établis aucun parallèle entre l'antoinisme et cette pratique;

  • j'ai aussi vu que certains considéraient le « mindfulness » comme méthode de psychothérapie: l'antoinisme ne conseille, ne recommande ni ne condamne aucune pratique médicale, ce domaine lui est étranger!

Parlant du « mindfulness », voici un extrait d'un article de Jos BUIJS, tenant de cette méthode: 

« La vie sans prise de conscience, la vie selon des modèles usés et sur pilote automatique, nous conduit toujours vers cette rive gauche, nous refoulons nos sentiments. Pour la plupart des gens, les sentiments positifs ne sont pas un problème. Il s'agit principalement de peine, de colère ou de peur refoulée. Ou de honte, de regret ou de culpabilité. Nous procédons à ce refoulement en cherchant immédiatement la joie lorsqu'un sentiment indésirable se présente. Nous voulons éviter le sentiment négatif alors que nous savons qu'il reviendra. Parfois, la répression prolongée des sentiments entraîne même des troubles physiques. Toutefois, si le petit bateau dérive vers la rive droite, on ressent la gêne des massifs. »

Ce que l'auteur préconise ici, c'est finalement d'éviter l'agitation. Il faut éviter de puiser et même de susciter une multitude de sentiments, de pensées diverses qui peuvent même parfois être contradictoires. C'est ce que le Père ANTOINE appelle « l'économie des fluides », attitude qu'il appelle de ses voeux dans le chapitre précité. Laissons le parler:

« Ah! Quand nous comprendrons que l'économie est la mère de toutes les vertus, nous nous efforcerons de surmonter nos pensées, nous nous réduirons à l'unité en réduisant les fluides qui nous entourent, notre travail sera d'autant plus prompt et plus efficace que nous l'effectuerons avec moins de matière. Plus nous pénétrerons-nous de cette vertu, plus rentrerons-nous dans l'unité puisque les lois qui sont tous ces fluides ne sont que l'ombre de nous-mêmes. »

«  Quand nous en possédons déjà une parcelle, nous sommes bien plus heureux parce que nous puisons moins dans les fluides que nous le faisions auparavant, nous surchargeant ainsi d'autant moins de matière. Mais au premier abord nous pratiquons l'économie comme une épargne, parce que nous ne pourrions nous l'acquérir moralement sans nous l'être acquise matériellement. »

«  Ce qui nous fait l'ignorer, c'est la vanité parce que nous nous sentons par elle plus heureux au contact de nos semblables et plus elle est grande, plus nous croyons que ceux-ci ont du respect, plus nous les prenons pour nos inférieurs. L'économie anéantit toute vanité au fur et à mesure que nous nous en pénétrons. Mais quand nos intentions sont de nous améliorer et que notre vue se porte vers l'avenir, nous convertissons l'économie matérielle insensiblement parce qu'en travaillant moralement, nous anéantissons des milliers de fluides qui nous empêchaient de l'apprécier autrement. Nous arrivons ainsi à nous pénétrer moralement de tout ce que nous nous étions acquis matériellement. Alors nous pouvons faire la comparaison du vrai bonheur avec celui qui n'est qu'apparent; nous reconnaissons le but de la vie et à quel point nous sommes notre ennemi en interprétant tout contrairement par notre vue du mal, nous voyons combien elle nous égare. »

Il est également bon de faire un rappel d'un extrait du chapitre «  LE MOI CONSCIENT ET LE MOI INTELLIGENT » concernant la nécessité, aussi recommandée dans le « mindfulness », d'éviter de puiser dans une multitude de fluides: 

« Quand nos pensées se contrarient, nous abandonnons souvent l'utile pour les frivoles. Notre esprit est toujours en éveil, mais la plupart du temps, c'est pour ne rien acquérir; il vaudrait plutôt rebrousser chemin. Voilà pourquoi des personnes souffrent de ne pouvoir réaliser un progrès. Toute pensée vaine nous est nuisible; elle nous occasionne parfois une épreuve interminable tandis qu'un petit effort pour résister à une faiblesse nous procure toujours une satisfaction. »

Parlant de ces épreuves à surmonter, le Père ANTOINE nous livre un message, une sorte de ligne de conduite, dans le chapitre « LE DEVOIR IMPOSE LA PRATIQUE DES LOIS MORALES »: 

« Quelle que soit l'oeuvre que nous ayons en vue, matérielle ou morale, chaque jour inconsciemment nous posons une pierre à l'édifice et selon notre dévouement, notre désintéressement, nous manions des fluides de plus en plus vivifiants pour la mener à bonne fin. Mais dans l'intervalle de nos bonnes pensées, il surgit des obstacles; ils sont bien souvent nécessaires au progrès qui dépend de la solidarité. L'un s'acquitte avec zèle de son devoir, un autre y déploie moins d'énergie.

Nous ne sommes pas tous arrivés au même degré d'élévation intellectuelle et morale et nous avons par conséquent des pensées plus ou moins épurées, qui nous raniment différemment.

Quand nous aurons compris que l'édifice à construire repose tout entier sur l'amour, nous serons convaincus que, quel que soit le travail, il intéresse l'âme et jamais le corps. La matière n'est que l'effet; mais nous devrions toujours reporter tout à la cause. Nous ne pourrions résoudre aucune question, rien faire de bon ni de durable sans puiser dans l'amour. Si nous avions acquis plus de savoir, nous commencerions par soigner plutôt l'âme afin qu'ellepuisse d'autant mieux entretenir le corps.

Occupons-nous de quoi que ce soit, l'épreuve doit nous assaillir, car toute pensée la provoque. Il importe - et pas n'est besoin pour la cause d'une si grande sensibilité – de discerner si elle est de bonne ou de mauvaise source, si elle vient de notre imperfection ou de nos vertus. »

Ce dernier paragraphe résume finalement toute la question.

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03/02/2010

L'AVIDITE ( OU CUPIDITE )

 

SUR L'AVIDITE.

Désir ardent et immodéré de posséder ou d'user ( de dévorer ) quelque chose. Ex: « L'avidité du pouvoir » .

Finalement, si l'on y réfléchit bien, l'avidité serait en fait à l'origine des «  péchés capitaux ». L'avidité amène à la convoitise, à l'appétit immodéré. Elle provoque, si elle n'est pas jugulée: l'envie, la haine, l'indifférence, le manque absolu de compassion, le mépris d'autrui, le jugement mauvais, la calomnie..

D'ailleurs, la plupart des dictionnaires lui donnent, soit comme synonymes, soit comme mots apparentés les termes suivants: convoitise, gloutonnerie, impatience, passion, soif, voracité, cupidité, insatiabilité, rapacité...

Les trois derniers sont, assurément, des synonymes.

L'avidité ( ou cupidité lorsqu'il est question d'argent ) est la recherche et l'amour immodérés du gain, de l'argent, de la jouissance. Ce mot sous-entend une appréciation négative qui souligne le caractère excessif et insatiable du désir de s'enrichir ou de posséder quelque chose à tout prix

On peut rappeler avec pertinence une citation de BOSSUET:

« Elle [l'âme] se jette avec avidité sur l'objet des choses créées qui se présentent à elle, espérant se rassasier ; mais ce sont viandes creuses, qui ne sont pas assez fortes »

BOSSUET définit bien ici le drame vécu par ceux qui sont rongés par l'avidité: tout est potentiellement objet de l'avidité. Mais rien n'est susceptible de l'apaiser. C'est la porte ouverte à tous les débordements.

L 'avidité (ou cupidité) ne doit pas être confondue avec l'avarice. L'avarice est le comportement de ceux qui ne veulent pas se séparer de leurs biens quitte à se priver ou à thésauriser, c'est-à-dire amasser des richesses sans les faire circuler ni les faire fructifier. Quelqu'un qui manifeste de l'avidité ou de la cupidité peut, très bien, ne jamais rien conserver.

Toutefois, l'un comme l'autre se montrent incapables de la moindre compassion, de la moindre charité. Ils sont soumis à une faiblesse de vue qui les en rend incapables tout absorbés qu'ils sont par des agréments matériels.

Je citerai un extrait du chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE ». Voici les paroles du Père ANTOINE: 

«  Quand certaines pensées nous procurent de l'agrément dans ce qui flatte nos faiblesses et nous porte à les assouvir, nous pouvons trouver sublime ce que nous regardons avec les yeux de la matière. Mais il en est de cette satisfaction comme de tous les plaisirs passagers. Des enfants en bas âge sont satisfaits d'un rien, alors que d'autres plus âgés, plus sérieux et plus raisonnables demandent plus et mieux. »

Et, plus loin dans le même texte: 

« Le bonheur que l'homme cherche au milieu des fêtes et des réjouissances est bien fugitif; il s'y plaît aujourd'hui tout en pensant que demain il n'en sera plus de même, qu'il devra reprendre le dur travail, y déployer toute son énergie et souffrir pour regagner le temps perdu et l'argent dépensé. Il en est tout autrement lorsque l'homme aborde la question morale; il découvre que le bonheur ne réside pas dans la satisfaction d'une faiblesse, mais au sein du travail qu'il effectue pour la surmonter parce qu'il sait combien elle est nuisible. Arrivé à un certain degré d'avancement et bien convaincu d'être dans le chemin de la vérité, il ne tient plus compte des obstacles et des peines. »

02/02/2010

PECHES CAPITAUX, PUNITIONS DE L'HOMME , POISONS ET VOILES DE L'ESPRIT ?

 

« PECHES CAPITAUX », « PUNITIONS », « POISONS ET VOILES DE L'ESPRIT »

Nous connaissions déjà, repris également par l'ANTOINISME, bien que selon une conception différente, les sept péchés capitaux qui sont:

Colère
Violent mécontentement accompagné d´agressivité.


Gourmandise
Défaut de celui qui a un appétit démesuré pour les nourritures terrestres.


Avarice
Attachement excessif à l´argent, passion d´accumuler, de retenir les richesses.

Paresse
Goût pour l´oisiveté; comportement de celui qui évite l´effort.


Orgueil
Opinion exagérée de sa valeur personnelle.


Luxure
Péché de la chair, recherche, pratique des plaisirs sexuels.


Envie
Sentiment de tristesse, d´irritation et de haine qui nous anime contre qui possède un bien que l´on ne possède pas.

Nous apprenons qu'il existe d'autres définitions ou plutôt d'autres sources de souffrances. Ainsi, PIC de la MIRANDOLE parle, lui, de dix « punitions » frappant l'être humain:

« Chacun a en lui-même dix punitions : ignorance, tristesse, inconstance, cupidité, injustice, luxure, envie, perfidie, colère, méchanceté. »

Les bouddhistes, eux, parlent de « poisons de l'esprit » et de « voiles de l'esprit »

Les trois poisons de l'esprit peuvent être dénommés ainsi :

  • Avidité,

  • Colère,

  • Ignorance ou Indifférence.

Les voiles de l'esprit comportent par exemple :

  • Ignorance, illusion au sujet des trois caractéristiques de l'existence ;

  • Désir, avidité, convoitise, attachement  ;

  • Haine, aversion

  • Le Bouddha estimait que les causes de la souffrance humaine proviennent de l'incapacité à percevoir correctement la réalité. Cette ignorance et les illusions qu'elle provoque conduisent à l'avidité des hommes, à leur désir de posséder davantage que les autres, à l'attachement et à la haine éprouvés pour des personnes ou pour des choses.

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