28/03/2010

L'OBSESSION DU TEMPS.

 

REJETER L'OBSESSION DU TEMPS.

Notre époque semble obsédée par la notion du temps, de sa mesure et de son expression. Ainsi, les horloges atomiques les plus récentes ont une précision allant jusqu'à un millionième de seconde. La plus récente n'affichera aucun retard pendant des millénaires. On semble être engagé dans une course éperdue contre le temps.

On a l'obsession du temps qui passe et une envie de vouloir le maîtriser. Cette obsession se traduit par l'abondance des chiffres et des compteurs. On a perdu toute patience et, partant, bien souvent aussi toute prudence.

On oublie notamment le désintéressement. Il faudrait en fait considérer qu'aucun domaine ne nous appartient réellement: l'obsession du temps qui passe, la course contre le temps dénote bien souvent cette absence de désintéressement. Celui qui serait totalement désintéressé n'éprouverait aucun besoin de courir ainsi contre le temps. Le désintéressement, l'abandon de toute obligation nous délivre de cette obsession du temps.

En fait, nous devrions plutôt comprendre, et savourer, ce que le Père ANTOINE nous a révélé: pour accomplir notre parcours total jusqu'à notre épuration complète et au retour, à la fusion, avec DIEU, notre âme a besoin d'un nombre incalculable de passages sur la terre. Notre vie actuelle n'est qu'un de ces passages. Nous devons bien comprendre aussi que nous avons besoin de toute cette vie pour que notre âme se transforme, évolue. Tout le reste est du superflu. Il n'y a donc aucune raison d'être obsédé par le temps qui passe. Le temps qui passe est plutôt notre allié. Il faut apprendre la patience.

On oublie notamment le désintéressement. Il faudrait en fait considérer qu'aucun domaine ne nous appartient réellement: l'obsession du temps qui passe, la course contre le temps dénote bien souvent cette absence de désintéressement. Celui qui serait totalement désintéressé n'éprouverait aucun besoin de courir ainsi contre le temps. Le désintéressement, l'abandon de toute obligation nous délivre de cette obsession du temps.

Patience et désintéressement vont naturellement de pair. Voici, pour bien comprendre, un extrait d'un texte de Chögyam TRUNGPA: 

« La patience au sens habituel consiste à être gentil, à attendre, à réprimer sa mauvaise humeur et son agitation. Si nous attendons quelqu'un, nous fumons, nous lisons, nous faisons les cent pas pour rester calmes. Lorsqu'on nous dit '' Excusez-moi, je suis en retard'', nous répondons: '' Ce n'est rien. Je ne me suis pas ennuyé, j'ai regardé le paysage et j'ai parlé avec des inconnus. Allons à nos affaires, je suis content que vous soyez ici.''. Nous prétendons que le temps ne nous préoccupe pas, alors qu'en réalité nous sommes prisonniers compulsifs des horloges; nos dénégations et notre bonne mine sont pure hypocrisie. »

Ce manque de patience, cette obsession du temps nous amène plutôt à nous lancer dans des entreprises inutiles dans lesquelles nous nous engageons « pour ne pas perdre notre temps ». Voici un passage du chapitre « TOUT SAVOIR C'EST TOUT AIMER »: 

«  Tous les chemins que l'homme se crée pour son avenir convergent vers un même but; mais quoiqu'il sache ce qu'il doit faire pour mener à bien son travail, il s'engage encore dans une foule d'entreprises inutiles, sans valeur. »

Et, méditons aussi cet extrait du chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE »: 

«  Nous avons montré combien le travail moral est nécessaire à quiconque veut abréger sa route et s'épargner des tribulations de tous genres; je n'en connais guère de plus utile que d'analyser ses pensées, d'en rechercher la source, bonne ou mauvaise; si elles sont dues à une imperfection et qu'elles séjournent en nous quelque temps, elles seront bientôt suivies par d'autres qui pénétreront plus profondément dans les ténèbres et nous ne tarderons pas à en être tourmentés ».

15:52 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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