31/03/2010

REFLEXIONS: DOCUMENT DIFFUSE AU TEMPLE ANTOINISTE DE JEMEPPE-SUR-MEUSE.

Réflexions

17:48 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/03/2010

Citation de PLUTARQUE sur le bonheur.

" Ce n'est pas de vivre selon la science qui procure le bonheur ;

ni même de réunir toutes les sciences à la fois, mais de posséder la seule science du bien et du mal "


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28/03/2010

L'OBSESSION DU TEMPS.

 

REJETER L'OBSESSION DU TEMPS.

Notre époque semble obsédée par la notion du temps, de sa mesure et de son expression. Ainsi, les horloges atomiques les plus récentes ont une précision allant jusqu'à un millionième de seconde. La plus récente n'affichera aucun retard pendant des millénaires. On semble être engagé dans une course éperdue contre le temps.

On a l'obsession du temps qui passe et une envie de vouloir le maîtriser. Cette obsession se traduit par l'abondance des chiffres et des compteurs. On a perdu toute patience et, partant, bien souvent aussi toute prudence.

On oublie notamment le désintéressement. Il faudrait en fait considérer qu'aucun domaine ne nous appartient réellement: l'obsession du temps qui passe, la course contre le temps dénote bien souvent cette absence de désintéressement. Celui qui serait totalement désintéressé n'éprouverait aucun besoin de courir ainsi contre le temps. Le désintéressement, l'abandon de toute obligation nous délivre de cette obsession du temps.

En fait, nous devrions plutôt comprendre, et savourer, ce que le Père ANTOINE nous a révélé: pour accomplir notre parcours total jusqu'à notre épuration complète et au retour, à la fusion, avec DIEU, notre âme a besoin d'un nombre incalculable de passages sur la terre. Notre vie actuelle n'est qu'un de ces passages. Nous devons bien comprendre aussi que nous avons besoin de toute cette vie pour que notre âme se transforme, évolue. Tout le reste est du superflu. Il n'y a donc aucune raison d'être obsédé par le temps qui passe. Le temps qui passe est plutôt notre allié. Il faut apprendre la patience.

On oublie notamment le désintéressement. Il faudrait en fait considérer qu'aucun domaine ne nous appartient réellement: l'obsession du temps qui passe, la course contre le temps dénote bien souvent cette absence de désintéressement. Celui qui serait totalement désintéressé n'éprouverait aucun besoin de courir ainsi contre le temps. Le désintéressement, l'abandon de toute obligation nous délivre de cette obsession du temps.

Patience et désintéressement vont naturellement de pair. Voici, pour bien comprendre, un extrait d'un texte de Chögyam TRUNGPA: 

« La patience au sens habituel consiste à être gentil, à attendre, à réprimer sa mauvaise humeur et son agitation. Si nous attendons quelqu'un, nous fumons, nous lisons, nous faisons les cent pas pour rester calmes. Lorsqu'on nous dit '' Excusez-moi, je suis en retard'', nous répondons: '' Ce n'est rien. Je ne me suis pas ennuyé, j'ai regardé le paysage et j'ai parlé avec des inconnus. Allons à nos affaires, je suis content que vous soyez ici.''. Nous prétendons que le temps ne nous préoccupe pas, alors qu'en réalité nous sommes prisonniers compulsifs des horloges; nos dénégations et notre bonne mine sont pure hypocrisie. »

Ce manque de patience, cette obsession du temps nous amène plutôt à nous lancer dans des entreprises inutiles dans lesquelles nous nous engageons « pour ne pas perdre notre temps ». Voici un passage du chapitre « TOUT SAVOIR C'EST TOUT AIMER »: 

«  Tous les chemins que l'homme se crée pour son avenir convergent vers un même but; mais quoiqu'il sache ce qu'il doit faire pour mener à bien son travail, il s'engage encore dans une foule d'entreprises inutiles, sans valeur. »

Et, méditons aussi cet extrait du chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE »: 

«  Nous avons montré combien le travail moral est nécessaire à quiconque veut abréger sa route et s'épargner des tribulations de tous genres; je n'en connais guère de plus utile que d'analyser ses pensées, d'en rechercher la source, bonne ou mauvaise; si elles sont dues à une imperfection et qu'elles séjournent en nous quelque temps, elles seront bientôt suivies par d'autres qui pénétreront plus profondément dans les ténèbres et nous ne tarderons pas à en être tourmentés ».

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25/03/2010

NANTES: PHOTO d'ARCHIVES ( PROCESSION ANTOINISTE )

NANTES: PHOTO d'ARCHIVES

( PROCESSION ANTOINISTE )

Il s'agit d'une procession organisée en 1930 à l'occasion de la Fête du Père ANTOINE.

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19/03/2010

Citation d'Edgar POE sur DIEU

" Le mot infini, comme les mots Dieu, esprit et quelques autres expressions, dont les équivalents existent dans toutes les langues, est, non pas l'expression d'une idée, mais l'expression d'un effort vers cette idée. "
Edgar Poe

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18/03/2010

UNE PHOTO DE MERE ANTOINE

Mère

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17/03/2010

POURQUOI S'OBSTINER A DEFINIR DIEU ? ( Sur une citation de Miguel de UNAMUNO )

 POURQUOI S'OBSTINER A DEFINIR DIEU ?

" Vouloir définir Dieu, c’est prétendre à le limiter en notre esprit, c’est-à-dire le tuer. Dès que nous essayons de le définir, c’est le néant qui surgit. "

Du sentiment tragique de la vie (1913)
Citation de Miguel de Unamuno

Définir signifie une recherche de l'intelligence alors que nous avons répété à de nombreuses reprises qu'on ne pouvait pas atteindre DIEU par l'intelligence. Nous le trouvons notamment dans le chapitre " INTELLIGENCE ":

" Je le répète, quelque grande que soit l'intelligence, elle ne peut jamais atteindre à la cause, l'essence des choses lui échappe forcément et quand elle analyse une révélation, elle ne fait que la dénaturer. L'intelligence n'a aucune base; elle ne peut que traduire à sa façon, développer matériellement ce qui est naturel; l'apparence seule la convainc."

Définir signifie aussi que l'on place DIEU à l'extérieur de soi, à l'extérieur du monde alors que nous connaissons maintenant la nture immanente et non transcendante de DIEU.

Définir signifie aussi l'établissement de catégories avec une dans laquelle on place DIEU. Définir signifie qu'on établit des limites à DIEU, qu'on lui réserve un champ et un mode d'action. Dans le chapitre " LA CROYANCE ET LA FOI ", le Père ANTOINE revient aussi sur cette vanité qui consiste à vouloir à tout prix définir DIEU:

" Bien des personnes qui ont la croyance en DIEU pourraient  s'imaginer qu'elles ont la foi. Mais dire qu'on a la foi, c'est démontere qu'on ne l'a pas puisque, je le répète, elle est une faculté naturelle chez celui qui l'a acquise; il ignore qu'il la possède car, je l'ai enseigné, il faut avoir la foi pour comprendre DIEU. mais aussi nous connaîtrons DIEU et Le comprendrons à mesure que nous nous améliorerons, parce que notre foi grandira en proportion. Par elle, nous puisons en DIEU à notre insu et Lui commandons naturellement, c'est-à-dire instinctivement."

 Et, pour clore cet article, je vous livre aussi ce passage du chapitre " CAUSE, DEVELOPPEMENT & PERFECTIONNEMENT DE L'ÊTRE. ":

" DIEU laisse faire de Lui tout ce que nous voulons; lorsque nous doutons, nous en faisons un démon, nous baignons alors dans le démon, le doute, comme le poisson dans l'eau. Sachons que nous ne pourrions voir ni nous mouvoir que par DIEU, de même que le poisson ne peut voir et se mouvoir que dans l'eau et par l'eau. Hors de son élément, il serait absent de lui-même et cesserait d'exister.

   Ainsi nous sommes. Si nous voulons trouver DIEU, nous devons Le chercher avec DIEU Lui-même. DIEU nous donne tout et toujours..."

.......

" Nous nous égarons en cherchant DIEU en dehors de nous, en nous appuyant sur des termes de comparaison qui nous montrent le bien dans le mal et le mal dans le bien, puisque seule la réalité nous froisse."

Voilà bien démontrée cette vanité, cet orgueil qui consiste à vouloir trouver une définition de DIEU.

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13/03/2010

COULEUR "VERT PRE" POUR LES TEMPLES ANTOINISTES.

 Vert pré

    Pour Régis Dericquebourg, cette couleur a été choisie par Mère, pour l'intérieur des temples. Elle symbolisait pour elle la réincarnation. Il n'y aurait que l'intérieur du Temple de Spa que serait peint en jaune clair.

    Sur le site antoinisme.com, on lit : Couleur verte
La couleur verte est celle du règne végétal, de l'éveil de la vie, de l'ouverture à la réflexion, à l'infinitude des sentiments et des pensées. Couleur d'espérance, elle symbolise la connaissance occulte des choses et de la destinée.
Le vert foncé, couleur du drap mortuaire du Culte, symbolise la réincarnation.
La couleur vert-pré des murs des temples a été choisie comme symbole d'une pousse nouvelle.

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12/03/2010

LE PECHE D'ORGUEIL.

 

OU L'ORGUEIL PEUT SE CACHER ?

Personne ne peut se targuer d'être sincère dans l'exécution d'une action, où dans la pratique d'un culte s'il ne croit pas en sa motivation.

En revanche, les personnes qui, dans les faits, pratiquent effectivement la foi ou les prescriptions morales ( ce que nous appelons «  la loi d'amour et de charité » ) sans le savoir, ou même parfois en prétendant en être affranchis, mais en étant généreux, sincères et honnêtes, évolueront de façon plus favora ble sur l'échelle du progrès que ceux qui les ont reçues, qui les connaissent mais qui ne les pratiquent pas !

La connaissance de l'Enseignement, la connaissance du texte, de la parole révélée sans les actes est mort-née. Celui qui connaît par coeur le texte fondateur de sa religion mais qui ne profite pas des moindres occasions pour le mettre en pratique n'a qu'une connaissance stérile.

Nous arrivons à un point plus délicat: peut-on se targuer, peut-on tirer gloire d'être dans la bonne route ? Répondre « oui », c'est succomber au péché d'orgueil, c'est contraire au désintéressement. C'est contraire au principe de solidarité: il n'y a pas de solidarité possible quand on se place au-dessus des autres. L'orgueil, c'est aussi un manque d'amour. Le Père ANTOINE nous le rappelle à la fin du chapitre « LE DEVOIR IMPOSE LA PRATIQUE DES LOIS MORALES »:

« La solidarité ne consiste pas à approuver les actes de quelqu'un puis à lui en signaler d'autres, contraires à sa nature; autant vouloir se servir d'un outil en bois pour travailler le fer »

C'est ainsi que se comporterait un orgueilleux. Car, fatalement, un orgueilleux aura toujours tendance à la vue du mal, considérant qu'il personnifie le bien et que l'autre personnifie le mal!

Le Père ANTOINE continue et donne la bonne façon de se conduire: 

« La personne élevée éclaire son semblable en l'approchant avec amour, en assimilant insensiblement ses fluides aux siens; par le dévouement qu'elle témoigne à ses inférieurs, elle s'élève tout en les réconfortant d'autant plus qu'elle éprouve le plaisir de leur venir en aide. Telle est la solidarité. »

Et cela, un orgueilleux est incapable de le faire.

Quand on croise une personne qui est dans le besoin ( besoin d'aide matérielle, besoin de conseils moraux, besoin de compassion ou de reconnaissance...) et que nous répondons favorablement, pouvons-nous en tirer gloire ? Non. En fait, nous devons plutôt être reconnaissants vis-vis de cette personne. C'est elle qui nous a permis de faire une bonne action.

C'est ce qui figure dans le quatrième principe:

« … … Si vous agissez envers votre semblable comme un véritable frère, vous ne faites la charité qu'à vous-mêmes, vous devez le savoir, puisque rien n'est bien s'il n'est solidaire, vous ne faites envers lui que remplir votre devoir. »

Donc pas de gloriole qui serait non seulement inutile mais puisée dans un mauvais fluide, celui de l'orgueil.

A ce propos, je vous soumets également l'extrait suivant, tiré du chapitre « L'EFFICACITE DES LOIS MORALES »: 

«  Nous savons que ne pas aimer ses ennemis, c'est ne pas aimer DIEU, qu'ils sont nos bienfaiteurs puisque leurs persécutions nous obligent à nous réformer. Grâce à leur vigilance, nous ne pouvons guère sortir des lois: ils nous rappellent tout de suite à la raison. Ce n'est pas tant l'enseignement qui nous fait progresser que l'opposition de ceux qui voudrait l'anéantir et qui ne parviennent qu'à lui donner plus de valeur. Ce qu'on appelle le mal constitue une solidarité indispensable pour tout ce que l'on peut proclamer. »

Voilà encore une définition de la solidarité et une de ses exigences. L'orgueilleux ne pourrait jamais se comporter comme le Père ANTOINE l'expose dans ce passage. Au mieux, l'orgueilleux se drapera dans sa froideur méprisante. Au pire, il sombrera dans le fanatisme, dans l'intolérance. Si cela reste purement mental, ce n'est encore qu'un demi mal... mais si, dans la société, il détient quelque pouvoir, il court le risque de commettre des actes de vengeance...

 

06/03/2010

LES MIRACLES N'EXISTENT PAS.

 

LES MIRACLES

Les miracles n'existent pas. S'ils existaient, ils nous feraient plutôt douter de l'existence de DIEU. Dès qu'on ne comprend pas quelque chose ou dès qu'on est incapable d'en expliquer l'origine, il est absurde d'invoquer la volonté de DIEU. Invoquer la volonté de DIEU, ce serait plutôt invoquer les caprices de DIEU. Si DIEU agissait par caprices, il ne serait plus DIEU. Il n'y a pas de miracles, il n'y a que des lois. Il n'y a que des voies à suivre. Il n'y a que des fluides bienfaisants à capter. « Miracle » est un terme passe-partout que l'homme utilise lorsqu'il ne connaît pas, ou connaît mal les lois universelles.

Si nous obéissons à ces lois, si nous suivons ces voies, si nous sommes aptes à capter tous les fluides bienfaisants, alors la volonté de DIEU peut se réaliser par l'intermédiaire de n'importe qui d'entre nous. N'importe qui d'entre nous serait alors capable de servir de canal aux forces divines.

Les forces divines sont en chacun de nous, potentiellement du moins. Les forces divines sont présentes en nous comme elles le sont dans tout l'univers. Malheureusement, nous ne pouvons pas en faire usage à notre guise. Elles ne sont à notre portée que dans des moments exceptionnels, dans des moments privilégiés où notre âme s'est dépourvue de toute vue du mal, dans des moments privilégiés où notre âme est dépourvue de toute esprit d'intéressement matériel, dans des moments privilégiés où elle se rapproche de l'état de pureté.

C'est très malaisé, c'est un état difficile à atteindre car ce n'est pas facile de se soustraire aux impératifs matériels, de ne pas céder aux désirs et envies égoïstes, de se débarrasser de toute vue du mal.

Les miracles n'existent pas, DIEU ne se manifeste pas par des caprices: l'homme est face à lui-même. Sa tâche est de travailler avec opiniâtreté à son avancement, à évoluer sur l'échelle du progrès. Il n'est pas inutile de rappeler un passage connu de l'Enseignement, passage qui suscite toujours la stupeur chez ceux qui lisent l'Enseignement en simples curieux. C'est le début du chapitre « LA CROYANCE ET LA FOI »: 

« Ne croyons pas en DIEU, n'espérons jamais rien de Lui, mais croyons en nous et agissons naturellement. Sachons que nous sommes DIEU nous-mêmes, que si nous voulons, nous pouvons.

La croyance a été imaginée par l'intelligence qui a toujours cru que DIEU existe en dehors de nous. Elle ne peut être naturelle car elle suscite la crainte et nous fait agir toujours contrairement, avec la pensée que DIEU nous voit, qu'Il nous observe, qu'Il nous punit et nous donne des récompenses... »

Méditons un instant sur un passage de l'Enseignement dans lequel le Père ANTOINE parle justement de cette question des interventions divines. Il s'agit du chapitre « LE MYSTERE: AMOUR, INTELLIGENCE & CONSCIENCE »: 

« Beaucoup se figurent qu'il faut avoir la crainte de DIEU; mais alors comment croire à sa bonté, à sa miséricorde infinie ? Peut-on avoir la crainte d'une personne que l'on sait bonne et aimante ? Est-il donc raisonnable de trembler devant DIEU, d'imaginer qu'il peut nous faire le moindre mal, être assez méchant par exemple que pour dévaster telle ou telle partie du monde, anéantir des milliers de personnes ? Est-ce ainsi que nous devons Le concevoir ? DIEU, possédant à l'infini toutes les vertus, ne veut être pour rien dans ce qui nous arrive et que nous Lui attribuons, bien que ce soit Lui qui nous dispense le bonheur; Il n'en veut pas de remerciements puisque ce bonheur n'est que le fruit de nos efforts, de notre mérite. Nous somme aussi indépendants de DIEU qu'il ne l'est de nous; s'il n'en était pas ainsi, où serait le libre arbitre ? Si nous dépendions de DIEU, Il pourrait nous extraire de l'abîme où nous sommes plongés; s'Il ne le faisait pas , Il ne serait plus DIEU mais plutôt un bourreau. En réalité, chacun de nous évolue et se dirige soi-même en s'établissant des lois en rapport avec son développement. DIEU, avons-nous dit, ne réside ni dans le ciel ni sur la terre, mais au sein des êtres; son amour se retrouve partout dans une puissance qui maintient l'équilibre et l'harmonie de l'ensemble; tous vont vers Lui par le contact de la loi morale qu'ils pressentent à travers l'atmosphère qui les entoure... »

 

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05/03/2010

LA PITIE PEUT IRRITER ( PROPOS DU PHILOSOPHE ALAIN )

LA PITIE PEUT IRRITER

( PROPOS DU PHILOSOPHE ALAIN )

Le philosophe ALAIN a écrit, il y a cent ans:

" Il y a une bonté qui assombrit la vie, une bonté qui est tristesse, que l'on appelle communément pitié, et qui est un des fléaux humains. Il faut voir comment une femme sensible parle à un homme amaigri et qui passe pour tuberculeux. le regard mouillé, le son de la voix, les choses qu'on lui dit, tout condamne clairement ce pauvre homme.

Mais il ne s'irrite point; il supporte la pitié d'autrui comme il supporte sa maladie. Ce fut toujours ainsi...

Je hais cette éloquence de croque-mort. Il faut prêcher sur la vie, non sur la mort; répandre l'espoir, non la crainte; et cultiver en commun la joie, vrai trésor humain. C'est le secret des grands sages, et ce sera la lumière de demain. Les passions sont tristes. La haine est triste. La joie tuera les passions et la haine. Mais commençons par nous dire que la tristesse n'est jamais ni noble, ni belle, ni utile"

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