03/04/2010

L'OBSESSION DU TEMPS: RETOUR SUR LE SUJET.

L'OBSESSION DU TEMPS:

RETOUR SUR LE SUJET.


Dans le problème de l'obsession du temps se cachent, en fait d'autres problèmes. Les problèmes actuels des relations humaines et de la quête du bonheur sont pervertis par cette obsession du temps.

On a une vue faussée de ce qui fait le bonheur quotidien de l'homme.

Alors que le bonheur de l'homme devrait être fait de relations sociales harmonieuses, de relations interpersonnelles, d'épanouissement personnel, de culture, de la bonne entente familiale, on recherche le bonheur dans quelque chose d'illusoire: la course contre le temps. On a tellement tout ramené au matériel qu'on essaie de s'approprier une notion aussi immatérielle que le temps. On est tellement obsédé par l'esprit de possession qu'on essaie de posséder le temps. C'est une vision complètement absurde !

Ce qui est à pourchasser, c'est cette frénésie de possession, cette frénésie de consommation. Cette frénésie nous fait tout oublier, nous fait courir après des chimères. L'amour de la possession nous fait oublier l'amour d'autrui, l'amour de DIEU.

On ne sait plus se contenter du nécessaire. Ou plutôt, on ne parvient plus à définir le nécessaire. Est devenu nécessaire tout ce qui excite notre envie. j'ai trouvé un passage dans le chapitre " L'INCOMPATIBILITE DE L'AMOUR DU MONDE ET DE L'AMOUR DE DIEU.":

" Je vais maintenant vous dire comment nous devons comprendre ce qu'est le nécessaire. Si vous avez bien saisi ce qui précède, l'incompatibilité de l'amour de l'homme avec celui de DIEU, vous saurez ce qui est nécessaire. J'ai révélé que l'intelligence n'éprouve de jouissance que dans l'envie, qu'elle est insatiable, car plus elle possède plus grande devient sa passion et plus voudrait-elle posséder; il lui est impossible de trouver dans ce qu'elle a de quoi être satisfaite et tout ce qu'elle n'a pas, elle le trouve nécessaire. Ah! si elle n'enviait que ce qui l'est vraiment, elle nous rendrait ainsi autant heureux qu'elle nous prépare de bien grandes souffrances. Et cependant nous ne le croyons pas, quoique nous admettions qu'il existe dans l'au-delà une vie meilleure que celle-ci, vie dont ne nous ne pourrions jouir qu'en nous acquérant la simplicité, c'est-à-dire en rentrant en nous-mêmes autant que nous en sommes sortis par tout ce qui nous est superflu. Impossible de comprendre le bonheur que donne cette vertu comparativement à celui que nous envions par notre intelligence nous le montrant dans l'opposé."

11:52 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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