12/05/2010

PRIERE, FOI, CONSCIENCE ET TOLERANCE.

 

COMMENT LE PERE ANTOINE SITUE LA PRIERE DANS LE CADRE DE LA TOLERANCE.

 

Dans le chapitre  « COMMENT NOUS DEVONS PRIER ET POUVONS PROGRESSER », le Père ANTOINE est interpellé par une adepte au sujet de la question de la prière. Manifestement, cette adepte est tracassée par ce problème. Elle est toujours pénétrée de la nécessité de prier beaucoup en tant qu'ancienne catholique.

 

Dans sa longue réponse, le Père ANTOINE cadre bien la question de la prière. Il replace cette question dans un cadre plus global: la notion qu'on se fait de la divinité, la foi et, aussi, la tolérance. Voici: 

 

« Parlons maintenant de la prière, la révélation nous enseigne que c'est dans l'amour que nous devons la puiser, mais il se peut que nous voulions la baser sur une loi quelconque que nous croyons de DIE en l'imaginant en dehors de nous, notre foi n'étant pas suffisamment développée nous laisse incertains de ce que nous devons faire pour remplir notre devoir. Que ceux qui pourrait avoir encore de ces pensées fassent cette comparaison, qu'ils se demandent s'ils sont autant heureux, en faisant face à la loi qui nous désunit qu'en se pénétrant de l'amour qui l'anéantit. »

 

Donc, pour le Père ANTOINE, il ne peut y avoir aucune loi divine qui nous oblige à réciter des prières bien déterminées. Pour lui, si l'on possède le véritable amour, il nous viendra spontanément des pensées à élever vers DIEU. Ce sont là de véritables prières. Mais, conscient que des personnes n'en sont pas encore là, il poursuit: 

 

« Prions qui nous voulons, nous ne faisons aucun mal en nous adressant à celui en qui nous avons la foi. Voilà ce que je puis vous enseigner de la cause, je vais vous entretenir un instant des effets. »

 

C'est ici que cela devient plus intéressant. Il s'élève d'un cran: 

 

« Nous venons de dire que nous n'avons pas tous la même conception de la divinité, que des enfants peuvent s'en faire une plus rapprochée de la réalité que leurs parents. Eh bien ! Notre manière de prier DIEU diffère selon cette conception qui elle-même varie suivant notre élévation. Les uns contemplent une figure humaine, les autres une lumière, d'autres encore un cercle, une étoile ou tout autre signe. Ces vues sont la preuve qu'ils persévèrent dans la prière. Il y en a qui ne se font aucune conception de la Divinité, il est rare qu'ils puissent s'acquitter de leur prière sans être distraits et obligés ainsi de recommencer; la plupart croiraient ne pas bien prier s'ils ne se plaçaient devant une image représentant DIEU ou ne s'agenouillaient devant un ou plusieurs cierges allumés. »

 

Après ce tour d'horizon de toutes les formes de croyance possibles, le Père précise sa pensée:

 

« Nous avons dit que celui qui possède la foi trouve en lui tout ce qui peut lui être nécessaire, parce qu'il sait que DIEU n'existe qu'en nous, que tout ce que nous pouvons par elle, c'est DIEU qui le fait, nous agissons en toute sincérité par Lui. J'en conclus que tout croyant doit réciter les prières que sa conscience lui dicte. Nous n'ignorons pas que tout acte qui s 'appuie sur celle-ci est vraiment la prière. »

 

Voilà, pour le Père ANTOINE, bien agir, agir selon sa conscience, travailler dans l'esprit de satisfaire sa conscience, c'est une prière. Il poursuit encore. Et, ici, nous touchons à nouveau ce qui est enseigné dans le deuxième principe: 

 

« Nous devons respecter toute croyance comme notre conscience nous le rappelle, car la prière est un réconfort, celui qui aime de la faire et qui ne vise que son avenir ne peut que s'améliorer, c'est sa conscience qui lui raisonne comment il doit agir pour s' élever vers DIEU. C'est ainsi que nous devons comprendre la prière, qu'elle s'adresse à la Vierge ou à d'autres, si elle est sincère, c'est bien; la conscience seule doit la sanctionner; mais il nous a été révélé qu'il serait bon de n'avoir qu'un chemin. »

16:53 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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