31/05/2010

DIEU EST NOTRE BUT: SUR LA FOI ET LA GRÂCE.

 

  EN DEHORS DE DIEU, IL N'Y A RIEN D'ABSOLUMENT PARFAIT.

MAIS IL EST NOTRE BUT.

Pour les antoinistes, en dehors de Dieu, rien n’est parfait ni absolu. Les Antoinistes sont donc réticents envers tout système, toute idéologie religieuse ou autre revendiquant ou présentant un caractère absolu, intangible ou universel, bref vis-à-vis de tout système prétendant représenter l'unique, complète et inaltérable vérité. Pour eux, Dieu est un Dieu de liberté, Lui seul est absolu. Toutefois, ce caractère « absolu », « parfait » de DIEU n'entrave nullement le « libre-arbitre » accordé par DIEU à l'homme. Ainsi que le Père ANTOINE le signale dans le chapitre « LOIS DITES DE DIEU »: 

« Nous avons parlé à diverses reprises des lois de DIEU. Pouvons-nous encore employer cette expression ? Sans doute rien n'existe qui ne soit l'oeuvre de DIEU; mais de quelle manière concilier avec le libre-arbitre, des lois qu'Il aurait nettement formulées ? Dans ce cas, aucun homme ne pourrait s'y soustraire.

Nous devons voir en DIEU plus de bonté et plus d'amour, il n'est pas possible qu'Il ait imposé des conditions pour aller à Lui , sachant que notre faiblesse est incapable de les respecter; imparfaits comme nous sommes, nous ne serions pas coupables en les enfreignant. Disons plutôt que DIEU nous a donné la faculté de créer des lois nous-mêmes au fur et à mesure que notre intelligence se développe. Autrefois, la sensibilité nous manquait pour bien analyser ces choses; on ne peut enseigner l'algèbre à un enfant qui n'a pas encore étudié les premières notions d'arithmétique; si l'on nous avait expliqué plus tôt cette question des lois divines, on nous aurait éblouis au lieu de nous éclairer; aujourd'hui le progrès nous permet de la comprendre d'une façon plus rationnelle. »

Ainsi donc, lorsqu'on parle du caractère « absolu », « parfait » de DIEU, on ne veut pas dire que DIEU a imposé des lois intangibles pour parvenir à Lui, cela signifie que DIEU seul représente la perfection absolue. Toute personne qui prétendrait être l'interprète unique de DIEU et de lois divines ne serait qu'un imposteur.

PEUT-ON PARLER DE LA GRÂCE ?

La grâce: voilà encore un terme qui fait débat. Pour certain, la grâce est un cadeau, en quelque sorte un privilège, octroyé par DIEU à des élus.

Pour d'autres, la grâce est n'est pas un cadeau fait par DIEU gratuitement mais une sorte de récompense pour les efforts faits pour Lui plaire.

Pour d'autres encore, la valeur d’une personne ne dépend ni de ses qualités, ni de son mérite mais de l’amour gratuit de DIEU qui confère à chaque être humain une valeur inestimable. L’être humain n’a donc pas à mériter son salut, en essayant de plaire à Dieu.

Pour les Antoinistes, DIEU est présent en chaque homme. Voyons ce que le Père ANTOINE en dit dans le chapitre « CAUSE, DEVELOPPEMENT & PERFECTIONNEMENT DE L'ÊTRE »:

« Nous nous égarons en cherchant DIEU en dehors de nous, en nous appuyant sur des termes de comparaison qui nous montrent le bien dans le mal et le mal dans le bien, puisque seule la réalité nous froisse. Mais quand nous aurons développé notre intelligence, elle interprétera tout ce qui nous est dicté par la conscience. Tournant alors nos facultés d'observation du dehors vers le dedans, nous aurons horreur de tout ce qui nous charmait autrefois et loin de nous froisser de la réalité, nous rechercherons le contact de ceux que nous disons nos ennemis et nous les aimerons autant que nous les haïssons actuellement; la réalité nous pénétrera et nous convaincra que nous ne pouvons aller à DIEU qu'à travers eux-mêmes. Si DIEU nous donne tout ce que nous désirons, pour faire le mal comme pour faire le bien, nous qui sommes encore si loin de comprendre le chemin du bonheur, qui pourra nous l'indiquer ? - '' LA CONSCIENCE.'' - En effet, celle-ci ne peut nous tromper; si elle nous dit que nous ne pouvons arriver au bonheur suprême que par l'intermédiaire de ceux que nous appelons nos ennemis, c'est parce qu'elle sait, en vérité, que rien n'est bien s'il n'est solidaire, c'est-à-dire que nous ne pouvons être heureux que par le bonheur qu'éprouve notre semblable à notre contact, par notre amour.

DIEU dit: ''Traduisez mon nom en langue naturelle, vous n'y verrez pas votre DIEU mais bien votre serviteur. »

DIEU EST LA VERTU PAR EXCELLENCE, L'AMOUR.

 

20/05/2010

Culte antoiniste: Souvenir de Frère et Soeur DEREGNAUCOURT.

Père et Mère

Selon des renseignements, le Frère représenté à la petite tribune, sous le Père ANTOINE, serait le Frère Florian DEREGNAUCOURT. La Soeur, à droite, serait Soeur DEREGNAUCOURT.

J'ai dit " serait...". Il s'agit, en réalité de Mère ANTOINE.

Les époux DEREGNAUCOURT ont tenu une place importante dans les débuts du Culte Antoiniste. Ce sont eux qui ont acheté l'emplacement du Temple actuel de la Rue Hors-Château à LIEGE et qui y ont fait édifier le Temple antoiniste.

Sur la partie de gauche de la carte postale, on peut voir la façade du Temple Antoiniste de JEMEPPE-SUR-MEUSE.

Au dessus de la tête du Père ANTOINE, on peut lire les mots "AIMER, PARCE QU'IL EST PUR". Il s'agit bien sûr d'une partie du texte de l'Auréole de la Conscience, inscrite sur le mur du fond de chaque Temple Antoiniste.

Dans son roman " DELIVREZ-NOUS DU MAL", Robert VIVIER parle, à de nombreuses reprises, des époux DEREGNAUCOURT.

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19/05/2010

LA FOI: L'INSOLENCE DES CONVAINCUS.

 

ATTENTION A L'INSOLENCE DES CONVAINCUS.

 

On pourrait mieux dire: « Attention à l'insolence de ceux qui sont persuadés de détenir la seule foi, la seule bonne religion ».

Toute croyance rend insolent. C'est là une des différences entre la croyance forcenée et la foi rassurante, peut-être même naïve !

La conviction que sa croyance est supérieure avive les mauvais instincts, le fanatisme, le mépris, voire le combat acharné. Ceux qui ne partagent pas cette croyance sont considérés comme des inférieurs, des incapables qui ne méritent que le mépris, au mieux la pitié, au pire la haine. On se souviendra longtemps du cri barbare proféré lors de la croisade contre les Albigeois « Tuez-les tous, DIEU reconnaîtra les siens ! »

Il faut se méfier de la capacité d'ensorcellement, de fascination que ces gens peuvent posséder. La fascination qu'ils ressentent souvent à l'égard d'un gourou est malheureusement facilement contagieuse. L'être humain fasciné par un gourou, ensorcelé par celui-ci n'est pas capable d'entendre autre chose.

L'attitude des gens qui pensent ne pas avoir la foi est parfois plus charitable et plus proche de la foi que celle des croyants fanatiques: ce n'est pas parce qu'ils ne professent pas de foi qu'ils se mettent à trahir leurs amis, à commettre de vilaines actions, à abuser des enfants, à user de ruses et de falsifications en affaires...

Il est toujours bon de se rappeler de paroles prononcées par le Père ANTOINE, telles que, par exemple ce passage du chapitre « REINCARNATION »: 

« Il est parfois bien pénible d'entendre avancer des opinions contraires aux siennes. C'est bien là pourtant qu'on nous rend les plus grands services en nous corrigeant du parti pris. Nous ne pouvons souffrir que de l'erreur. Plus l'homme est méchant, plus il voit le droit de son côté et la méchanceté chez les autres. Si nous sommes donc contrariés, affligés de l'opinion d'autrui, c'est que nous nous basons sur l'erreur. »

 

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18/05/2010

Poème sur la foi ( Paul BROCA )

Ah ! Pourquoi n'ai-je plus, comme dans mon enfance,
la croyance au réveil qui succède au trépas,
cette foi qui console en donnant l'espérance
de retrouver là-haut ceux qu'on pleure ici bas !

Mais à scruter les lois de la nature humaine,
à chercher la lumière et la réalité,
ma foi s'est dissipée, ainsi que l'ombre vaine
des fantômes des nuits, fils de l'obscurité."

(Paul Broca, chirurgien /1824-1880 / poème)




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13/05/2010

TEMPLE ANTOINISTE DE HUY: PHOTO INTERIEUR.

HUY:

LE TEMPLE ANTOINISTE,

PHOTO DE LA TRIBUNE ET DU MUR DU FOND.

SDC10277

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12/05/2010

EMBLEME ET SYMBOLES.

lepere10

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PRIERE, FOI, CONSCIENCE ET TOLERANCE.

 

COMMENT LE PERE ANTOINE SITUE LA PRIERE DANS LE CADRE DE LA TOLERANCE.

 

Dans le chapitre  « COMMENT NOUS DEVONS PRIER ET POUVONS PROGRESSER », le Père ANTOINE est interpellé par une adepte au sujet de la question de la prière. Manifestement, cette adepte est tracassée par ce problème. Elle est toujours pénétrée de la nécessité de prier beaucoup en tant qu'ancienne catholique.

 

Dans sa longue réponse, le Père ANTOINE cadre bien la question de la prière. Il replace cette question dans un cadre plus global: la notion qu'on se fait de la divinité, la foi et, aussi, la tolérance. Voici: 

 

« Parlons maintenant de la prière, la révélation nous enseigne que c'est dans l'amour que nous devons la puiser, mais il se peut que nous voulions la baser sur une loi quelconque que nous croyons de DIE en l'imaginant en dehors de nous, notre foi n'étant pas suffisamment développée nous laisse incertains de ce que nous devons faire pour remplir notre devoir. Que ceux qui pourrait avoir encore de ces pensées fassent cette comparaison, qu'ils se demandent s'ils sont autant heureux, en faisant face à la loi qui nous désunit qu'en se pénétrant de l'amour qui l'anéantit. »

 

Donc, pour le Père ANTOINE, il ne peut y avoir aucune loi divine qui nous oblige à réciter des prières bien déterminées. Pour lui, si l'on possède le véritable amour, il nous viendra spontanément des pensées à élever vers DIEU. Ce sont là de véritables prières. Mais, conscient que des personnes n'en sont pas encore là, il poursuit: 

 

« Prions qui nous voulons, nous ne faisons aucun mal en nous adressant à celui en qui nous avons la foi. Voilà ce que je puis vous enseigner de la cause, je vais vous entretenir un instant des effets. »

 

C'est ici que cela devient plus intéressant. Il s'élève d'un cran: 

 

« Nous venons de dire que nous n'avons pas tous la même conception de la divinité, que des enfants peuvent s'en faire une plus rapprochée de la réalité que leurs parents. Eh bien ! Notre manière de prier DIEU diffère selon cette conception qui elle-même varie suivant notre élévation. Les uns contemplent une figure humaine, les autres une lumière, d'autres encore un cercle, une étoile ou tout autre signe. Ces vues sont la preuve qu'ils persévèrent dans la prière. Il y en a qui ne se font aucune conception de la Divinité, il est rare qu'ils puissent s'acquitter de leur prière sans être distraits et obligés ainsi de recommencer; la plupart croiraient ne pas bien prier s'ils ne se plaçaient devant une image représentant DIEU ou ne s'agenouillaient devant un ou plusieurs cierges allumés. »

 

Après ce tour d'horizon de toutes les formes de croyance possibles, le Père précise sa pensée:

 

« Nous avons dit que celui qui possède la foi trouve en lui tout ce qui peut lui être nécessaire, parce qu'il sait que DIEU n'existe qu'en nous, que tout ce que nous pouvons par elle, c'est DIEU qui le fait, nous agissons en toute sincérité par Lui. J'en conclus que tout croyant doit réciter les prières que sa conscience lui dicte. Nous n'ignorons pas que tout acte qui s 'appuie sur celle-ci est vraiment la prière. »

 

Voilà, pour le Père ANTOINE, bien agir, agir selon sa conscience, travailler dans l'esprit de satisfaire sa conscience, c'est une prière. Il poursuit encore. Et, ici, nous touchons à nouveau ce qui est enseigné dans le deuxième principe: 

 

« Nous devons respecter toute croyance comme notre conscience nous le rappelle, car la prière est un réconfort, celui qui aime de la faire et qui ne vise que son avenir ne peut que s'améliorer, c'est sa conscience qui lui raisonne comment il doit agir pour s' élever vers DIEU. C'est ainsi que nous devons comprendre la prière, qu'elle s'adresse à la Vierge ou à d'autres, si elle est sincère, c'est bien; la conscience seule doit la sanctionner; mais il nous a été révélé qu'il serait bon de n'avoir qu'un chemin. »

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11/05/2010

LE PROSELYTISME ET LE DOUTE.

Le prosélytisme et le doute

Le Père a admirablement traduit cette idée, que vous éclairez encore un peu plus. En effet, le psychanaliste québécois Jean-Yves Roy analyse le phénomène du gourou dans "Le Syndrome du Berger".

S'il y a gourou, c'est parce qu'il y a des adeptes. Les adeptes doutent et s'en remette aux mains du gourou, et le gourou doute lui-même de sa mission, et a besoin d'adeptes pour y croire encore. Et ça dérape quand les uns comme les autres ne savent pas évoluer et permettre la confrontation avec la réalité du monde actuel sans remettre en cause le mouvement. Ce que finalement a réussi l'antoinisme en proposant des temples avec ou sans photo... Merci pour ce blog encore et merci au Père et à ses adeptes pour leurs aides !

Guillaume
http://antoinisme.blogg.org

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07/05/2010

RETOUR SUR LE DEUXIEME PRINCIPE.

RETOUR SUR LE DEUXIEME PRINCIPE.

" Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi dont l'intention serait de vous convertir, si vous respectez toute croyance & celui qui n'en a pas, vous savez, malgré votre ignorance, plus qu'il ne pourrait vous dire."

En fait, il y a d'abord une leçon évidente à en tirer: c'est que celui qui fait du prosélytisme acharné, celui qui veut à tout prix convertir à sa croyance et à sa conception de DIEU, est en réalité quelqu'un qui est taraudé par le doute !

Dans son cas, la foi véritable est remplacée par l'acharnement et, hélas, bien souvent aussi, par le fanatisme, l'intolérance.

C'est logique: l'intolérance, le sectarisme, le fanatisme remplacent la conviction.

Celui qui n'est pas sûr de ce à quoi il croit est incapable d'entendre une critique ni d'y répondre.

C'est à quoi il faut penser lorsque nous lisons ce passage du chapitre " LE VRAI BONHEUR NE RESULTE QUE DU MALHEUR ", dans lequel le Père ANTOINE nous délivre ce message:

" J'ai déjà dit que, aussi longtemps que nous n'aurons pas acquis la vraie foi, nous n'aurons toujours qu'une croyance de parti pris; qu'elle ait pour objet le serpent ou tout autre animal, quelque fétiche ou bien un pur esprit, ce ne sont là que des figures."

18:54 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |