18/06/2010

LA HANTISE DE LA MORT.

 

LA HANTISE DE LA MORT.

 

Qu'y a-t-il de plus insupportable que la perte d'un être cher ? Et surtout lorsqu'il s'agit d'un enfant. Il devient très difficile de trouver un sens à sa vie après la perte d'un être cher et, surtout, d'un enfant.


Qu'y a-t-il aussi de plus inacceptable que la certitude de notre propre mort ? Qu'est-ce qui nous hante plus que cette certitude ? Que la certitude que, un jour, nous cesserons de voir nos proches ? Que la certitude, aussi, que nos projets auront une fin ?

En effet, rien n'est plus difficile à admettre que la certitude de cette fin.

Depuis le moment, dans l'enfance, où l'on a acquis la notion de la mort, cela hante l'esprit. Et cela depuis la nuit des temps. Et cela, universellement, quelle que soit la catégorie sociale ou la catégorie intellectuelle ou la localisation géographique des hommes.


On dit souvent que le rire est le propre de l'homme. Mais, ceci qui distingue le plus l'homme de l'animal c'est de savoir que, un jour, il va mourir. L'animal ressent sans doute la mort quand elle est proche. Mais l'homme, lui, sait qu'il doit un jour mourir.

On peut sûrement dire que cette connaissance est à la base du sentiment religieux chez l'homme. Le sentiment religieux est aussi, indubitablement, une autre distinction entre l'homme et l'animal.


Pourquoi peut-on dire que la certitude de la mort est à l'origine du sens religieux ? Parce que le sens que l'on donne à la mort n'est rien d'autre que le sens que l'on donne à la vie et donc parce que la hantise de la mort conditionne toute l'idée que l'on se fait de la Divinité, de la morale, de l'au delà, du bien et du mal, de ce qui se passe après la mort, de l'âme, de la récompense ou de la punition, de la grâce, du mérite...

De cette perception découlent donc les diverses croyances religieuses et, aussi, la non-croyance, l'athéisme.


C'est ce que le Père ANTOINE expose dans le chapitre « LE MYSTERE: AMOUR, INTELLIGENCE & CONSCIENCE »: 


«  Nous ne sommes pas arrivés à un certain développement sans nous être fait de DIEU une conception quelconque; en Le priant, les uns contemplent une figure humaine, d'autres une étoile ou un autre signe; s'il apparaît nettement, ils ont la certitude d'être exaucés, de n'être arrêtés par aucun obstacle. Cependant, je l'ai déjà dit, quoique DIEU soit partout, nous ne Le trouvons ni au ciel, ni sur la terre. Il réside exclusivement au sein de l'homme.

La plupart imaginent DIEU comme un Être suprême, un pur Esprit, d' autres comme une force, une énergie qui remplit tout l'univers; mais ils n'y croient pas profondément, ils font une large place au hasard, doutent que cette force soit toute bonté, tout amour. Nous ne devons pas Le comprendre ainsi. »


Dans son Enseignement, le Père ANTOINE nous délivre de la hantise de la mort: il donne un sens à la mort. Pour les Antoinistes, la mort n'est pas la fin de tout sans rien après, comme pour les athées et la mort n'est pas le moment d'un jugement dit « dernier » qui récompense ou punit pour l'éternité.


Voici ce qui est dit dans le chapitre « REINCARNATION »: 


« Nous croyons qu'à la mort les âmes quittent le monde et vont dans l'au-delà et l'au-delà est ici. L'âme imparfaite reste incarnée jusqu'à ce qu'elle ait surmonté son imperfection. Chaque existence est la conséquence de la précédente et elle détermine celle qui lui succède par l'épreuve subie et par d'autres contractées à son insu. »

« Tout autre et bien plus consolante est la réalité: la mort n'existe pas; nos êtres chéris soit-disant disparus ne le sont qu'en apparence: nous ne cessons pas un instant de les voir et de nous entretenir avec eux, la vie corporelle n'est qu'illusion. »


Le Père ANTOINE ne nie évidemment pas la réalité de la mort. Quand il dit que la mort n'existe pas, cela signifie qu'elle n'est pas un terme inéluctable d'une vie mais qu'elle est le début d'autre chose. Cette autre chose n'est pas la félicité ni la punition éternelle, mais elle et une nouvelle étape. L'âme continue.


Dans le chapitre « INTELLIGENCE », il le précise: 


« Lorsque l'être se désincarne, ces molécules se désagrègent, se dispersent et retournent à leur source. Par conséquent tout ce qu'il s'était acquis matériellement n'existe plus pour lui, il ne lui reste que l'instrument, l'embryon de la matière, conséquence du doute, avec lequel il pourra, dans l'incarnation suivante, acquérir de nouvelles connaissances avec d'autant plus de facilité qu'il s'est dévoué davantage dans la précédente. »


Il revient à nouveau sur cette expression ( la mort n'existe pas ) dans le chapitre « LE MYSTERE DE LA REINCARNATION » et il précise bien sa pensée: 


«  Dans tout ce que j'ai révélé j'ai dit que la mort n'existe pas, que nous ne sommes jamais, pendant tout le cours de notre évolution, dépourvus de corps. Si nous croyons qu'après une existence l'esprit quitte ce monde pour errer dans l'espace, c'est que le doute empêche de nous voir en réalité. »


Et il aborde aussi la souffrance des parents qui perdent un enfant. On doit ici se souvenir que ce fut justement le cas du Père ANTOINE: 


« C'est toujours, il est vrai, pour les parents une bien grande épreuve, mais elle doit avoir aussi une cause qui pourrait se raisonner d'après ce que nous voyons journellement; ainsi il en est qui trop attachés à la matière se priveraient du nécessaire pour en économiser, la souffrance qu'ils éprouvent de la perte de leur enfant est un remède efficace qui leur fera prendre peut-être un autre chemin. »


Pour le Père ANTOINE, la perte de son fils, au lieu de le détourner l'a au contraire conforter dans sa mission. D'autres se seraient révoltés ou se seraient découragés.


Il poursuit, en guise de réconfort, comme pour atténuer ce qui vient d'être dit, qui ferait réagir d'aucuns: 


« L'esprit de l'enfant se réincarne aussitôt, comme nous l'avons dit, et cette épreuve lui a suscité une existence qui peut être tout le contraire de l'autre, suivant les souffrances endurées et autres choses difficiles à expliquer qui résultent de son élévation ou de son évolution. »

 

19:31 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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