29/08/2010

NOUVELLES REFLEXIONS SUR LE DEUXIEME PRINCIPE.

"  Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi dont l'intention serait de vous convertir, si vous respectez toute croyance & celui qui n'en a pas, vous savez, malgré votre ignorance, plus qu'il ne pourrait vous dire."

Les Antoinistes fervents et convaincus doivent-ils prêcher ? doivent-ils entamer des discussions ? doivent-ils, à la moindre occasion, proclamer ce qu'ils pensent ? doivent-ils, à tout prix, essayer de convaincre ?

Ce serait commettre une erreur: ils ne sont pas là pour convaincre à tout prix; leur mission serait plutôt de susciter le désir de connaître davantage, d'approfondir les connaissances.

Une autre leçon à en tirer également: plutôt que de bondir sur toute occasion de parler, il faut, au contraire, se montrer surtout à l'écoute. En d'autres mots: il faut être prompts à écouter et lents à se mettre à parler.

19:41 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/08/2010

LES HOMMES ONT NATURELLEMENT DU MAL A SUPPORTER LES DIFFERENTS.

Nous revenons toujours à des textes fondamentaux. Par exemple, le chapitre " LA CHARITE MORALE " :

" ...attendons-nous à ce qu'un de nos semblables surgisse tout à coup sur notre chemin; mais ayons bien soin de ne pas y voir le mal, d'y voir plutôt l'instrument  de notre progrès;  nous savons que nous ne pouvons souffrir à cause d'autrui; acceptons l'épreuve avec patience et résignation, il en sortira un bonheur aussi grand que la souffrance aura été vive, nous obtiendrons un fluide éthéré qui nous rendra plus d'énergie, qui fera comprendre à l'un comme à l'autre que la vie spirituelle est la seule vie, que le monde corporel n'en est que le reflet, une illusion, une chimère bien misérable."

Et dans le chapitre "ÊTRE OU PARAÎTRE":

" Combien de fois n'avons-nous pas trouver importune la compagnie de celui qui souffre ! notre peu de compassion et d'amour nous empêche de goûter un plaisir à nous assimiler la pensée qui pourrait réconforter le malheureux; la patience aussi nous manque souvent, et s'il arrive que la personne nous soit antipathique, nous éprouvons peut-être une secrète satisfaction de son malheur; nous disons même parfois: 'C'est bien fait; elle ne récolte que ce q u'elle mérite !'  Est-ce là de l'amour ? "

Voilà certes de belles paroles, de beaux préceptes, des rappels importants. Mais est-ce si facile de s'en pénétrer ? 

Les hommes sont malheureusement naturellement racistes ou naturellement enclins à repousser tout ce qui est différent. 

C'est pourquoi, à cette tendance de mauvaise source, obéissant à des fluides contraires, il faut opposer, avec une patience infinie, la notion de coexistence, d'acceptation.

C'est en somme, la leçon du cinquième principe:

"  Efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être ''votre ennemi''. ce n'est que pour vous apprendre à vous connaître que je le place sur votre chemin. Mais voyez le mal en vous plutôt qu'en lui, il en sera le remède souverain."

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20/08/2010

L'APPARENCE SEULE SATISFAIT L'INTELLIGENCE.

Dans le chapitre " L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU BIEN ", le Père ANTOINE insiste, comme il le fait à d'autres endroits, sur le fait que l'apparence seule satisfait l'intelligence. Ce qui signifie, il le dit dans d'autres chapitres, que, presque naturellement,entre le fond et la forme, entre l'être et le paraître, on a toujours tendance à privilégier la forme et le paraître.

Ce n'est jamais le cas dans l'ENSEIGNEMENT. C'est ainsi que le Père ANTOINE dit:

" Ceux dont la foi n'a été qu'apparente ont dû parfois pleurer de m'entendre. Combien ne se sont  pas sentis bercés et n'ont pas quitté  le temple pleinement satisfaits, qui aujourd'hui pourraient montrer du découragement, un dégoût de l'enseignement écouté autrefois avec tant de plaisir et avoir à mon égard de la haine plutôt que de l'amour. Cela se passe ainsi journellement dans tous les milieux; l'apparence seule satisfait l'intelligence."

Pour preuve, le Père ANTOINE prend l'exemple des cérémonies funèbres dans les cultes traditionnels:

" Si des chants ou de la musique accompagnent un cortège funèbre, elle (l'intelligence) en est profondément touchée. On dit que la mélodie flatte l'oreille, disons plutôt que c'est l'intelligence qui est cajolée par l'intermédiaire de celle-ci."

Cela révèle bien souvent notre hypocrisie:

" Au théâtre, elle (l'intelligence) s'émeut jusqu'aux larmes devant la misère ou le malheur qui l'agacerait au contraire dans la réalité, tant celle-ci lui répugne. Elle paie peut-être bien cher la satisfaction d'assister à un spectacle navrant mais mensonger et dans la vie elle passerait à côté de situations analogues sans parfois les remarquer; nous ferions ici plutôt l'opposé et donnerions même de l'argent pour nous épargner cette vue; je le répète, l'intelligence ne sait supporter la réalité. Lorsque nous admirons un chef d'oeuvre, nous rendons hommage à la grande intelligence de son auteur; il ne nous arrive jamais, dans ces questions, de nous prononcer au nom de la conscience, sachant instinctivement qu'elle y est étrangère. Les arts n'étant qu'imitation, n'intéressent que l'intelligence."

19:33 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/08/2010

L'AMOUR ET LA CRITIQUE SONT INCOMPATIBLES.

L'AMOUR ET LA CRITIQUE SONT INCOMPATIBLES.

Penchons-nous sur le chapitre " LE DEVOIR IMPOSE LA PRATIQUE DES LOIS MORALES ", le Père ANTOINE attire notre attention sur la nécessité, pour pouvoir se targuer de posséder le véritable amour, ou, en tout cas, de l'approcher, de faire abstraction de la "vue du mal".

Il nous montre que cette "vue du mal" nous taraude et qu'elle se révèle nous obsède même lorsque nous croyons en être débarrassé.

Voici quelques extraits de ce chapitre:

" En réalité, il n'y a ni haut ni bas; ce sont des termes de comparaison raisonnés uniquement au point de vue matériel. De même le mal fait comprendre le bien. Ces questions peuvent paraître parfois incompréhensibles à première vue, c'est notre imagination qui nous empêche de reconnaître la réalité. c'est d'elle que vient la vue du mal qui nous abîme; mais beaucoup sont déjà arrivés par leur seul travail à la corriger plus ou moins et à pénétrer les lois morales qui sont les lois de la nature."

Un peu plus loin, un texte qui, en fait, peut être considéré comme un écho du cinquième principe:

" ...( l'homme ) s'impose les lois qu'il impose aux autres; cependant sa conscience lui dicte journellement ce qu'il doit faire pour s'épurer, il aspire à l'amour divin, mais pour le posséder il doit ressentir le mal qu'il peut faire au prochain. C'est ce qui sensibilise sa conscience, lui donne accès aux pensées de lumière."

Plus loin, encore, quand il aborde la question des degrés de priorité, des préférences  qui peuvent apparaître  quand on croit parler d'amour:

" Avoir trop d'inclination pour l'un et haïr l'autre, ce n'est pas montrer que l'on possède de l'amour. Sans doute il n'est guère possible de jouir pleinement ici-bas de ce sentiment pur et divin, mais la parcelle que l'on peut s'acquérir permet déjà de beaucoup aimer et empêche d'éprouver la moindre aversion, même contre ceux qui se déclarent nos adversaires. Distinguer entre les uns et les autres, c'est signe que nous n'avons pas encore l'amour vrai qui ne s'acquiert qu'en surmontant insensiblement celui qui en est l'opposé."

Plus loin encore, une recommandation certes pas tours facile à appliquer:

" La solidarité ne consiste pas à approuver les actes de quelqu'un puis à lui en signaler d'autres, contraires à sa nature; autant vouloir se servir d'un outil en bois pour travailler le fer. La personne élevée éclaire son semblable en l'approchant avec amour, en assimilant insensiblement ses fluides aux siens; par le dévouement qu'elle témoigne à ses inférieurs, elle s'élève tout en les réconfortant d'autant plus qu'elle éprouve le plaisir de leur venir en aide. Telle est la solidarité."

14:38 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/08/2010

STEMBERT: LE TEMPLE ANTOINISTE A EU LES HONNEURS DE LA PRESSE.

Voici ce qui est paru sur le site des éditions de l'Avenir. ( www.lavenir.net )

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Au temple antoiniste de Bronde, on entre sans frapper

Liège 

Dimanche. Quinze heures. Le temple antoiniste de la campagne de Bronde, à Stembert (Verviers), propose une lecture. On entre sans frapper.


Bizarre. La sensation est prenante avec une impression d'être dans un autre siècle. Derrière la porte du temple, une dame tout de noir vêtue joue les portières. Présentation succincte. Peut-on prendre une photo ? « C'est pas possible, mon frère, répond soeur Ghislaine (Dumont) Il faut attendre la fin de la lecture qui va commencer. Elle dure 15 minutes. Après, vous irez trouver le frère René. C'est le représentant du Père. Allez donc vous asseoir ». Dans le temple, quelques bancs. On compte trois fidèles, des soeurs pour être dans la norme. Devant, face au mur tout noir où les paroles du Père éclatent en lettres blanches, deux frères sont en prières. En soutanes noires, genre redingotes dont le col remonte haut dans le cou. Quinze heures pile, le frère Jean-Paul (Furnémont) monte sur l'estrade montée devant ce qui doit être une chaire de vérité.

C'est la lecture, l'enseignement, la vérité, l'arbre de conscience, le fluide qui guérit, l'amour de l'autre, les actes qui réconfortent. Au mur, une tocante. Quinze heures quinze pile, c'est fini. Frère Jean-Paul rejoint les soeurs et frère René (Souverains) réunis dans une salle jouxtant celle des prières, la sacristie en quelque sorte.

« Ici, un dimanche par mois, on se réunit et on mange un morceau de tarte, confie une des trois antoinistes d'âge mûr. On discute. On pose des questions et tout le monde est le bienvenu » .

Confidentiel le culte ? Sans aucun doute.
« Mais il reste vivant, ponctue une autre fidèle. D'ailleurs, l'antoinisme a des temples un peu partout dans le monde et, aussi, dans la région. Il est le temple de la rue des Plantes, et celui de Spa, rue du Père Antoine. Celui de Stembert, où nous sommes, a été le seul consacré par le Père Antoine. Il y avait, en septembre 1911, un monde fou dans la campagne de Bronde. Il y avait le Père mais aussi la Mère. On a dû renouveler cinq fois l'opération tant les fidèles étaient en nombre ».

Le Père, c'est Louis-Joseph Antoine, né à Mons-Crotteux (Liège) en 1846. Mineur à 12 ans, ouvrier métallurgiste, marié à Jeanne Collon (la Mère). Il découvre le spiritisme en 1890 et, fondant d'abord une société appelée « Les Vignerons du Seigneur », il guérit par le fluide dès 1901, recevant jusqu'à 100 malades par jour. Le culte antoiniste s'envole et le 15 août 1910, le Père Antoine consacre le premier temple de Jemeppe-sur-Meuse. L'opération générale, alors, guérit les malades. Aujourd'hui, cent ans après, elle soulage... les épreuves de la vie. Le fluide reste vecteur. Mais, au grand jamais, frères et soeurs pratiqueront un exercice cernant de près ou de loin un quelconque exercice illégal de la médecine. Antoine est mort le 25 juin 1912.

« Non, il n'est pas mort. Il s'est désincarné, rectifie frère René ajoutant que le culte est une oeuvre morale basée sur la foi et le désintéressement. « D'ailleurs, le gouvernement belge l'a reconnue comme fondation d'utilité publique ».

Au temple antoiniste de Bronde, on entre sans frapper

Liège 

Dimanche. Quinze heures. Le temple antoiniste de la campagne de Bronde, à Stembert (Verviers), propose une lecture. On entre sans frapper.


Bizarre. La sensation est prenante avec une impression d'être dans un autre siècle. Derrière la porte du temple, une dame tout de noir vêtue joue les portières. Présentation succincte. Peut-on prendre une photo ? « C'est pas possible, mon frère, répond soeur Ghislaine (Dumont) Il faut attendre la fin de la lecture qui va commencer. Elle dure 15 minutes. Après, vous irez trouver le frère René. C'est le représentant du Père. Allez donc vous asseoir ». Dans le temple, quelques bancs. On compte trois fidèles, des soeurs pour être dans la norme. Devant, face au mur tout noir où les paroles du Père éclatent en lettres blanches, deux frères sont en prières. En soutanes noires, genre redingotes dont le col remonte haut dans le cou. Quinze heures pile, le frère Jean-Paul (Furnémont) monte sur l'estrade montée devant ce qui doit être une chaire de vérité.

C'est la lecture, l'enseignement, la vérité, l'arbre de conscience, le fluide qui guérit, l'amour de l'autre, les actes qui réconfortent. Au mur, une tocante. Quinze heures quinze pile, c'est fini. Frère Jean-Paul rejoint les soeurs et frère René (Souverains) réunis dans une salle jouxtant celle des prières, la sacristie en quelque sorte.

« Ici, un dimanche par mois, on se réunit et on mange un morceau de tarte, confie une des trois antoinistes d'âge mûr. On discute. On pose des questions et tout le monde est le bienvenu » .

Confidentiel le culte ? Sans aucun doute.
« Mais il reste vivant, ponctue une autre fidèle. D'ailleurs, l'antoinisme a des temples un peu partout dans le monde et, aussi, dans la région. Il est le temple de la rue des Plantes, et celui de Spa, rue du Père Antoine. Celui de Stembert, où nous sommes, a été le seul consacré par le Père Antoine. Il y avait, en septembre 1911, un monde fou dans la campagne de Bronde. Il y avait le Père mais aussi la Mère. On a dû renouveler cinq fois l'opération tant les fidèles étaient en nombre ».

Le Père, c'est Louis-Joseph Antoine, né à Mons-Crotteux (Liège) en 1846. Mineur à 12 ans, ouvrier métallurgiste, marié à Jeanne Collon (la Mère). Il découvre le spiritisme en 1890 et, fondant d'abord une société appelée « Les Vignerons du Seigneur », il guérit par le fluide dès 1901, recevant jusqu'à 100 malades par jour. Le culte antoiniste s'envole et le 15 août 1910, le Père Antoine consacre le premier temple de Jemeppe-sur-Meuse. L'opération générale, alors, guérit les malades. Aujourd'hui, cent ans après, elle soulage... les épreuves de la vie. Le fluide reste vecteur. Mais, au grand jamais, frères et soeurs pratiqueront un exercice cernant de près ou de loin un quelconque exercice illégal de la médecine. Antoine est mort le 25 juin 1912.

« Non, il n'est pas mort. Il s'est désincarné, rectifie frère René ajoutant que le culte est une oeuvre morale basée sur la foi et le désintéressement. « D'ailleurs, le gouvernement belge l'a reconnue comme fondation d'utilité publique ».

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Et voici la photo qui l'accompagnait:

m.lavenir.net.jpg

Maintenant aussi, une photo du Temple de STEMBERT:

STEMBERT.jpg

 

 


 

 

19:24 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |