08/09/2010

LE REFUS DU PROSELYTISME.

En renonçant au prosélytisme, le Père ANTOINE renonce en fait à l'esprit missionnaire. Le refus du prosélytisme éloigne à tout jamais les Antoinistes des missionnaires.

C'est bien cela qu'il faut comprendre avec le refus du prosélytisme, c'est le renoncement à cet esprit de conquête missionnaire. Mais pas, comme on peut le regretter, le renoncement à toute manifestation de publicité ni le renoncement à exposer publiquement sa position.

Pourquoi ce renoncement à l'esprit  missionnaire ? Parce que c'est un esprit de conquête basé sur la notion d'une inégalité morale et spirituelle entre les hommes: le missionnaire représentant la "VERITE" et les autres, " l'ERREUR".

Penchons-nous dans le chapitre " L'EFFICACITE DES LOIS MORALES ", nous trouvons ce passage-ci:

" Mus par les intentions les plus louables, des missionnaires s'imposent le sacrifice de quitter leur famille pour séjourner dans des pays arriérés où ils s'exposent aux plus grands périls, aux plus dures souffrances. Les résultats  correspondent-ils à leur effort ? Certes on croit, par la patience et l'amour, y faire un grand bien; mais pareil exemple ne serait-il pas plus efficace dans notre milieu ? Je ne veux nullement critiquer ces personnes car certaines se sont sacrifiées de corps et d'âme, elles ont montré beaucoup de zèle et de dévouement dans leur mission pénible. Sans y voir un mal puisqu'il n'existe pas, je dois dire que ce n'est pas ainsi que je conçoit l'évolution. Pouvons-nous aller directement à ces natures incultes ? Leur parler de vertus, d'un Être suprême que leurs sens ne pourraient percevoir, n'est-ce pas les troubler ? Elles ont foi dans des fétiches, adorent peut-être le soleil: vouloir leur démontrer que c'est une erreur, ne serait-ce pas faire erreur soi-même ? N'y a-t-il pas  d'autres âmes qui les ont devancées et qui ont atteint à des fluides correspondant avec elles à leur insu, parce qu'ils sont assimilables à leur nature ? Ces âmes ne leur prêtent-elles pas plus naturellement leur concours ? D'autres qui  voudraient les forcer à comprendre ce qui est au-dessus de leur avancement, ne feraient qu'entraver la loi qui les dirige, leur loi naturelle. Etant un peu acharnés, nous croyons toujours qu'il est nécessaire d'appliquer le remède à l'effet plutôt qu'à la cause."

18:43 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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