28/11/2010

LE RAPPORT A LA MORT.

La multiplication des images de mort dans les journaux, à la télévision pourrait laisser entendre que l'homme moderne maîtrise mieux le rapport à la mort que ses prédécesseurs. 

En fait, ce n'est pas le cas. cette multiplication signifie seulement (!) que le rapport à la mort est devenu très virtuel. On assiste tout simplement à une banalisation de la mort. 

Malgré la croyance en la réincarnation, le Père ANTOINE et les Antoinistes n'ont jamais voulu cette perception de la mort. 

Dans le chapitre "REINCARNATION", le Père ANTOINE dit bien :

" Tout autre et bien plus consolante est la réalité: la mort n'existe pas; nos êtres chérius soi-disant disparus ne le sont qu'en apparence; nous ne cessons pas de les voir et de nous entretenir avec eux, la vie corporelle n'est qu'illusion."

Il ne faudrait pas en  déduire que pour les Antoinistes, la mort est quelque chose de banal malgré le principe de la réincarnation. Au cours de la dernière incarnation,  le défunt a entretenu des relations avec sa famille, son entourage, son voisinage, la société. Lors de sa désincarnation, personne ne peut nier qu'il reste un grand vide, un grand manque, une souffrance morale qu'il faut prendre en compte et nullement mépriser. Celle-ci constitue d'ailleurs, au sens où l'Enseignement l'entend, une épreuve réelle mais salutaire.

Cette épreuve doit aider à faire comprendre le sens de la mort. C'est pour cette raison que le chapitre "REINCARNATION" est lu au cimetière et pas du tout pour signifier que la mort de quelqu'un n'a aucune importance. Aucune mort ne doit être considérée comme quelque chose de banal.

Dans le chapitre "INTELLIGENCE", le père ANTOINE nous enseigne :

" Nous avons révélé que tout être est entouré d'une atmosphère, composée de fluides de diverses catégories, qu'il a acquis par le travail intellectuel. Ce sont ces multiples connaissances qui constituent la richesse de son intelligence, laquelle forme sa mémoire, car l'intelligence n'est autre que le faisceau de molécules que nous appelons cerveau. Lorsque l'être se désincarne, ces molécules se désagrègent, se dispersent et retournent à leur source. Par conséquent tout ce qu'il s'était acquis matériellement n'existe plus pour lui, il ne lui reste que l'instrument, l'embryon de la matière, conséquence du doute, avec lequel il pourra, dans l'incarnation suivante, acquérir avec d'autant plus de facilité qu'il s'est dévoué davantage dans la précédente.

  Tout ce que je viens de vous révéler au sujet de la réincarnation, pourrait paraître inacceptable à celui qui se refuserait à le comprendre. Rien cependant ne peut mieux que cette question démontrer la justice. Libre à nous de nous améliorer, de surmonter notre imperfection pour nous acquérir les vertus, si nous ne voulons plus nous réincarner."

Encore un petit passage du chapitre "MYSTERE DE LA REINCARNATION":

" Disons ...que, au point de vue de la matière, notre esprit incarné ou non est toujours le même, que la mort n'existe pas, qu'elle est plutôt la naissance d'une nouvelle existence et qu'il en sera toujours ainsi, aussi longtemps que nous ne posséderons pas la foi." 

La mort est toujours considérée comme faisant partie intégrante de la vie. Il est toujours bien clair qu'elle est le début d'autre chose, que l'esprit incarné dans le corps continue son chemin: la mort est une étape sur ce chemin. Mais elle reste quelque chose qui ne peut pas être banalisé.

Banaliser la mort comme on le voit maintenant dans les médias revient à banaliser la vie, à banaliser la personne humaine. Selon le dictionnaire "banal" signifie "commun, usé, sans relief" et "banaliser" se traduit en anglais par " to trivialize" (littéralement "rendre trivial" ).

"Banaliser la vie", c'est donc nier  la valeur d’un être complexe comme par définition  l' être humain. Cette valeur, c'est sa personnalité. Un être humain, contrairement à un décor inerte, génère  de lui-même du sens, il génère sa propre ambiance, il produit des fluides, une atmosphère. C'est ce qui détermine  la personnalité, les qualités, voire le charisme de la personne. Il s’agit presque de sa façon d’être, de sa logique d’existence.

Dire que la mort de quelqu'un est quelque chose de banal, quelque chose sans intérêt signifie que la vie de cette personne est sans intérêt, triviale. C'est une perception que nous ne pouvons admettre et qui est contraire à ce que nous rencontrons à de multiples endroits de l'Enseignement Antoiniste.




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23/11/2010

LE MONDE: ILLUSION OU MIROIR OU PROJECTION PERSONNELLE ?

Après des années de recherches et de relectures, il y a toujours des notions antoinistes qui sont pour moi difficiles à comprendre. Notamment le fait de comprendre la notion du monde qui n'est qu'une illusion.

Dans le chapitre «  APPARENCE DE LA REALITE », le Père ANTOINE dit notamment ceci:

 

« ...Nous devons comprendre pourquoi nous voyons le mal dans le bien et le bien dans le mal. J'ai révélé que la défaillance d'ADAM ne lui permettait plus de supporter la réalité; il en souffrait et cherchait partout le moyen de s'y dérober. Il la cachait et s'imaginait que chez ses semblables, il en était de même à son égard. En dissimulant la réalité, croyant se faire estimer avec l'apparence, ADAM agissait tout contrairement à son avenir. »

 

Voilà, mais pour bien comprendre il faut savoir que pour le Père ANTOINE, il n'est pas question, comme dans la Genèse, d'un ADAM originel, unique, façonné par DIEU. Voici ce qu'il dit de cette croyance dans le chapitre « L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL »:

 

« Je ne puis dire, comme dans les écritures, que ADAM a été le premier homme, il en existait d'autres à cette époque qui occupaient diverses contrées, formant différents milieux de la même élévation. »

 

Et, encore mieux, on peut dire que l'histoire d'ADAM est éternelle, que nous sommes tous, en quelque sorte, des ADAM. Revenons au chapitre « APPARENCE DE LA REALITE »:

 

« Et n'est-ce pas toujours dans sa manière d'agir que nous puisons pour nous diriger, ne suivons-nous pas encore ses préceptes, ne lui empruntons-nous pas sa fausse vue, ne nous appliquons-nous pas à masquer la réalité, à lui préférer l'apparence pour paraître ce que nous ne sommes pas ? Nous ne pouvons nous arrêter dans cette voie; nous l'interprétons bien pour les autres, mais nous sommes loin de la comprendre lorsqu'il s'agit de nous. Soyons persuadés que nous souffrirons de cette vue jusqu'à ce que nous ayons surmonté l'apparence pour revenir à la réalité. Je le répète, il n'est rien de plus aisé que de savoir à quel degré l'imagination du mal est en nous: nous en sommes autant imprégnés que nous en constatons en autrui; nous sommes autant insupportables que cette vue nous empêche de supporter les autres. »

 

En fait, ce monde, l'homme l'a configuré, construit peut-être pas à son image mais, en tout cas, pour satisfaire à sa « fausse vue ». « Fausse vue » rendue nécessaire pour « masquer la réalité ». Ce monde, l'homme en fait en permanence ce qu'il est avec ses laideurs et ses beautés.

 

Le monde est en fait un miroir créé par l'homme, mais un miroir déformant la réalité. Comme chaque homme a un besoin de masquer la réalité différent, chaque homme a une perception du monde différente. De même que chaque homme a une perception de DIEU différente.

 

Quand on perçoit dans monde que laideurs, les carnages, les guerres, les querelles, les haines...ne perçoit-on pas des laideurs que l'on porte en soi: les pulsions agressives, les envies dégénérant en haines, les combats intérieurs, les jalousies, les illusions sur soi-même, les envies de s'approprier les biens ou les succès d'autrui ?

 

C'est ce mécanisme infernal qui est expliqué dans le passage suivant extrait du chapitre «  L'EPREUVE DE L'ACTE DU BIEN ET L'EPREUVE DE L'ACTE DU MAL. »: 

 

«  Chaque fois que nous sommes à l'épreuve, nous ressentons par notre manque d'amour un fluide qui nous terrasse, devant ceux que nous disons nos ennemis. Nous nous révoltons et nous nous accablons davantage, nous récoltons de mauvais fluides et nous croyons agir encore avec raison. Ce venin que nous dégageons nous revient parce qu'au lieu d'envisager notre épreuve comme une récompense, nous la prenons pour un mal. »

 

Et aussi, ce passage du chapitre « L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU BIEN. »: 

 

«  Nous convenons que nous avons des défauts et nous connaissons relativement les nôtres, puisqu'ils nous font agir souvent en cachette. Sachons toutefois que ceux qu'il nous semble voir dans le prochain ne font pas partie de son imperfection, comme nous pourrions le croire, mais plutôt de la nôtre. »

 

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16/11/2010

UNE PENSEE DE GEORGES BERNANOS SUR LES DANGERS DU DOGMATISME.

 

« Les plus irréparables sottises sont celles que l'on commet au nom des principes. Les plus dangereuses erreurs, celles ou la proportion de vérité reste assez forte pour qu'elles trouvent un chemin jusqu'au coeur de l'homme. »

 

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14/11/2010

LA VIE EST ETERNELLE.

Dans le chapitre " L'ORIGINE DE LA VIE ", le Père ANTOINE interrogé par un adepte sur l'origine de la vie répond en ces termes:

" La vie est éternelle, elle est partout. Les fluides existent aussi à l'infini et de toute éternité. Nous baignons dans la vie et dans les fluides comme le poisson dans l'eau. "

Il est impossible de conclure à la non-existence de DIEU. Ici, le Père ANTOINE aborde un sujet bien difficile à admettre par un esprit humain: la notion d'éternité et celle  d'infinitude. Ces deux notions sont des attributs de DIEU. Pour DIEU, la notion de commencement et de fin n'existe pas.

Quand nous disons " commencement "  et " fin ", nous n'envisageons pas seulement la notion d'espace mais aussi celle de temps. Ces notions sont incompréhensibles pour un esprit humain. l'esprit humain n'est capable de concevoir que des choses limitées dans l'espace et déterminées dans le temps, des choses qui commencent, vieillissent et se terminent. C'est contraire à toute notion relative à DIEU.

DIEU est par conséquent inconnaissable, non représentable et non définissable scientifiquement.

Ce sont les religions qui se sont efforcées de le décrire, de le représenter, de lui donner des attributs et, trop souvent, de l'annexer pour une recherche de pouvoir. Les hiérarchies des religions peuvent ainsi s'affirmer comme étant seules détentrices de la vérité et comme seules légitimées à transmettre le message divin.

Pour terminer, un passage du chapitre " CAUSE, DEVELOPPEMENT & PERFECTIONNEMENT DE l'ÊTRE. ":

" Nous nous égarons en cherchant DIEU en dehors de nous, en nous appuyant sur des termes de comparaison qui nous montrent le bien dans le mal et le mal dans le bien, puisque seule la réalité nous froisse. Mais quand nous aurons développé notre intelligence, elle interprétera tout ce qui nous est dicté par la conscience."

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03/11/2010

Pensée sur les relations humaines.

"Il est dangereux de creuser un abîme dans les affections humaines: non pas qu'elles bâillent grandes ouvertes pendant longtemps, mais au contraire parce qu'elles se referment si vite! "

Pensée de Nathaniel HAWTHORNE, écrivain

Profitons-en, une fois de plus pour bien nous pénétrer des Dix Principes qui se rapportent tous, peu ou prou, à cette idée de relations humaines qu'ils ne faut pas gâcher ni mépriser.

18:54 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |