04/12/2010

LA FOI IMPLIQUE LA TOLERANCE.

La foi véritable implique la tolérance. On pourrait même dire qu'elle est basée sur la tolérance. Ou que sans tolérance, il ne peut y avoir de foi véritable.

Dans le chapitre "NOTRE FOI PEUT-ELLE SE COMMUNIQUER A D'AUTRES ?", le Père ANTOINE répond à une adepte qui s'inquiète de savoir si son comportement envers des personnes souffrantes de son entourage est bien correct. J'ai puisé une partie de sa réponse, celle qui correspond au titre du présent article:

" Je ne puis que vous louer de tout le dévouement que vous témoignez à vos semblables et surtout du respect que vous avez pour toute opinion."

Avant toute réponse sur la doctrine, le Père signifie bien que ce qui compte avant tout, c'est le dévouement envers autrui et le respect absolu des opinions diverses et même contraires aux nôtres.

Il poursuit en insistant:

" Sans avoir acquis ces sentiments, nous pouvons être de parti pris  et souffrir quand l'un ou l'autre de nos proches n'a pas les mêmes opinions que nous; nous devons bien facilement le comprendre puisque avant de nous pénétrer le véritable amour, nous nous dirigeons par des opinions qui varient avec notre degré d'évolution; elles nous convainquent au point de nous faire imaginer que nous sommes seuls dans la raison et que tous ceux qui ne croient pas comme nous sont dans l'erreur, nous dénions aux autres la vérité, nous en disputons le monopole."

Il insiste donc bien sur le fait que les sentiments de dévouement et de tolérance sont indispensables à la construction de la foi. Sans eux, on ne pourrait être que de parti pris.

Il continue:

" C'est là que nous devons reconnaître la sublime efficacité de la providence: nous trouvons les moyens de nous satisfaire en basant nos actes sur des opinions qui sont cependant bien indifférentes à ceux de nos semblables qui voient en d'autres la vérité."

A noter que le Père ANTOINE laisse écrire "providence" avec une minuscule. Cela signifie que la "providence" est une sorte d'intuition qui guide les hommes "de bonne volonté", c'est-à-dire ceux qui font preuve de dévouement et de tolérance. Cela veut dire que la "providence"  n'agit pas sur les éléments ni sur les événements du monde, mais en nous qui voyons le monde, dans la façon de voir le monde. La "providence" touche ainsi à des degrés divers les êtres de bonne volonté, non seulement ceux qui ont la foi, mais aussi ceux, peu importent leurs croyances, dont la vie est orientée sincèrement vers les valeurs exprimées plus haut. La "providence" n'agit pas sur le déroulement de l'histoire ( cela se saurait ! ) mais sur la perception des êtres et leur comportement individuel.

C'est déjà, en quelque sorte ce qu'il disait dans le chapitre "LE MATERIALISTE, LE FANATIQUE ET LE VRAI CROYANT.":

"D'autres ont moins progressé, elles ne se font pas la même conception d'un Être suprême sinon elles travailleraient tout autrement. La preuve que nous nous dirigeons suivant notre nature, c'est qu'on ne voit souvent aucune distinction entre les actes du croyant et du non-croyant; celui-ci peut avoir mérité des fluides plus éthérés et agir plus honnêtement que le premier qui témoigne ainsi de son manque de foi." 

"...celui-ci peut avoir mérité des fluides plus éthérés":

Finalement, nous trouvons là deux idées:

1° ces "fluides mérités", c'est une manifestation de la "providence";

2° ici aussi, il rappelle bien haut le respect, la tolérance que l'on doit avoir envers quiconque: même les athées peuvent bien se comporter et bénéficier de la "providence", de "fluides éthérés".

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17:54 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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