13/01/2011

SUPPORTER LA DIFFERENCE.

Les hommes sont naturellement craintifs ou opposés à tout ce qui est différent d'eux. Il s ont du mal à supporter la différence.

Faut-il être persuadé pour cela qu'ils sont de nature foncièrement mauvaise ? Non, ils font simplement preuve d'une certaine faiblesse. C'est d'abord parce qu'ils ne sont pas sûrs d'eux-mêmes. Alors, naturellement, on refuse d'être confronté à ce qui est opposé ou simplement différent.

Dans le chapitre "REINCARNATION", le Père ANTOINE nous donne quelques conseils:

 "  Il est parfois bien pénible d'entendre avancer des opinions contraires aux siennes. C'est bien là, cependant, que l'on nous rend les plus grands services en nous corrigeant du parti pris. Nous ne pouvons souffrir que de l'erreur. Plus l'homme est méchant, plus il voit le droit de son côté et la méchanceté chez les autres. si nous sommes donc contrariés, affligés de l'opinion d'autrui, c'est que nous  nous basons sur l'erreur. "

C'est aussi parce que les hommes se laissent emporter par une certaine ambiance qui baigne la société actuelle. Parfois pourtant sous des dehors attrayants: ainsi l'intérêt croissant pour la construction, ici et maintenant, du bonheur. C'est le culte de l'attitude positive. Ce culte de l'attitude positive a comme effet pervers de rendre les hommes moins attentifs à la souffrance des autres.

C'est ainsi qu'on en arrive à éviter tous ceux qui ont des pensées négatives ou tous ceux qui nous poussent vers des pensées négatives. Nous vivons de plus en plus dans une société qui veut rester étrangère à ceux qui ne vont pas bien !

Il y a aussi, à l'opposé, un cynisme ambiant. A cause de ce cynisme, la cohésion sociale est ébranlée, la confiance minimale que l'on doit avoir envers autrui disparaît.

Certes, dans les relations sociales, il faut rester lucide. Il est inutile de manifester de l'angélisme excessif. Mais entre la lucidité utile et la méfiance de principe, il existe un seuil que l'on ne passe pas sans basculer dans le refus de l'autre, dans le refus du différent. 

Nous retrouvons-là, la fameuse "vue du mal".

Il est bon, ici, de méditer sur un passage du chapitre " LA VUE DU MAL SENSIBILITE DE L'INTELLIGENCE ":

" La souffrance nous arrive de mille manières; un seul mot de l'un ou l'autre de nos semblables la provoque: sommes-nous en présence d'une personne qui ne nous est pas sympathique, elle ne fait pas un mouvement que nous ne voyions le mal et nous en souffrons. Si nous réfléchissons, nous admettrons que le mal n'existe pas, qu'il est la conséquence de la matière, de notre imperfection, l'erreur qui nous fait voir tout contrairement à la réalité."


17:55 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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