06/02/2011

LA FIDELITE EST-ELLE TOUJOURS UNE VERTU ?

 

QUE PENSER DE LA FIDELITE ?

 

Dans la fidélité, il y a "foi" et "confiance". A la base de la fidélité, il y a à la fois une certitude, une volonté, la promesse qu’on n'abandonnera jamais. La fidélité implique l'engagement de rempli avec régularité ses engagements.

 

Que penser de ce sentiment, de cet engagement ? Certains disent que la fidélité, comme la prudence, ne peut exister que s'il y a paresse de l'esprit, cette fameuse « acédie » qui figurait jadis au rang des sept péchés capitaux. La fidélité absolue est aussi critiquée parce qu'elle découlerait de la peur, la peur de se retrouver isolé, la peur de perdre ses repères.

 

La fidélité ne serait non plus qu'une survivance du besoin puéril, infantile, d'un lien affectif, d'un besoin d'attachement entre un enfant et un adulte qui en prend soin pour tout.

 

Que devons-nous penser de ce sentiment de fidélité ? En aucun cas, nous ne pouvons admettre qu'il se traduise par un abandon aux volontés d'autrui. Que cet autrui soit une personne ou un groupe. La fidélité ne peut impliquer que l'on cesse de penser par soi-même ou que l'on soit à la disposition d'un autre pour le servir en toute occasion.

 

Quand on aborde le plan plus strictement religieux, on sent bien que l'on est proche, dangereusement, des notions de fanatisme, de sectarisme. Ainsi, dans l'Antiquité, la manifestation la plus extrême se était de voir des citoyens s'offrir volontairement aux divinités infernales pour faire retomber sur soi le malheur qui menaçait la communauté.

 

Dans les temps plus récents, nous avons connu d'autres manifestations du même type: le cas de l'Ordre du Temple Solaire ou le suicide collectif en GUYANE.

 

Quand on se plonge dans la littérature Antoiniste, on découvre alors que ce sentiment de fidélité excessive se heurte à la notion du libre-arbitre qui est un des piliers de notre doctrine. Ainsi, dans le chapitre « LE LIBRE ARBITRE », le Père ANTOINE dit: 

 

« Il est dans le naturel de l'homme de jouir du libre arbitre; c'est pourquoi il ne le trouve que dans l'opposé de la réalité; si ce contraire n'existait pas, il se verrait obligé de ne suivre qu'un seul chemin. Nous devons donc conclure qu'il n'y a que notre imperfection qui nous rend libres.

Je suppose que nous n'ayons qu'une jambe, pourrions-nous avoir la pensée de marcher autrement qu 'avec une seule ? Mais en ayant deux, nous pouvons nous servir de l'une et de l'autre; si en nous appuyant sur la gauche, elle nous fait mal, libre à nous d'appuyer sur la droite. Voilà comment nous nous construisons, nous ne voulons pas assigner de limites à notre libre arbitre. Si nous n'aimons pas nous servir de la main droite, nous pouvons disposer de la main gauche. »

 

Maintenant, méditons bien ce qui suit:

 

«  Cet argument peut paraître singulier, cependant cette dualité de presque tous les organes, n'est-elle pas le reflet de notre volonté libre ? En résumé nous ne trouvons notre libre arbitre que dans l'erreur, si celle-ci n'existait pas, la vérité n'aurait pas sa raison d'être, elle serait incompréhensible car elle n'est telle que parce que l'autre existe. »

 

Voyons maintenant dans le chapitre «  CAUSE DE LA VARIETE DES PARTIS ET DES GROUPES » ce que dit le Père ANTOINE:

 

 «  Toute entreprise humaine se présente d'abord à la pensée, pensée initiale qui en est la base et en fait en même temps la loi. Je vous ai révélé que toute pensée est une loi et qu'il y a autant de fluides que de pensées; il en résulte que le fluide d'une pensée progressive d'un être est assimilable à celui de tous les êtres de la même catégorie qui ainsi fraternisent; le fluide qui les relie leur permet d'évoluer ensemble et de constituer un parti ayant son atmosphère propre, plus ou moins éthérée, suivant la pensée fondamentale qui lui a donné naissance. »

 

18:19 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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