28/02/2011

LA COMPREHENSION D'AUTRUI.



Comprendre un homme, comprendre autrui, ce n'est nullement épouser ses idées ni poser un jugement. Quand on voit quelqu'un empêtré dans ses problèmes, pleurer sur son sort ne sert à rien. Il ne sert à rien non plus de se moquer. Se mettre en colère contre la source de ces problèmes ne résoudra rien non plus. Moraliser, non plus comme nous l'enseigne le troisième principe.

 

L'inconvénient de la morale telle qu'on la définit traditionnellement c'est qu'elle est toujours celle des autres, celle qui est imposée par un entourage, par la société. Ainsi, on a souvent l'habitude, lorsqu'on se trouve face à un problème produit par la société de gommer ces problèmes, de les remplacer par des coupables.

 

Le Père ANTOINE aborde ce thème dans le chapitre « LA CHARITE BIEN COMPRISE »:

 

«  Nous répétons souvent qu'on ne peut lire en autrui qu'à travers soi-même ? Lorsque nous y lirons avec les yeux de la vertu, ses faiblesses nous sembleront des vétilles et nous exercerons non plus la charité matérielle, mais la charité morale. Si nous sommes dépourvus d'argent pour secourir les pauvres, nous aurons l'amour pour les aimer autant qu'ils nous aimeront eux-mêmes. Notre indulgence nous empêchera de remarquer leurs défauts, si ce n'est pour leur venir en aide.

C'est ainsi que nous aimerons réellement et qu'on nous aimera de même. »

 

Et aussi ce petit passage du chapitre « Être OU PARAÎTRE »:

 

«  Personne n'a le droit de faire des remontrances. Quand nous remarquons quelque chose d'injuste en apparence, ne nous hâtons pas de juger; tâchons d'en pénétrer la cause et nous serons plus indulgents, plus raisonnables. Cette étude est pour nous d'une extrême importance. Une action, quelle qu'elle soit, a un but et elle est tout à la fois utile à qui la commet et à qui la subit. »

 

18:35 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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