13/03/2011

L'AFFIRMATION DE SOI, LES FLUIDES ET LE LIBRE ARBITRE.

 

L'AFFIRMATION DE SOI.

 

S'affirmer, affirmer sa personnalité, affirmer son indépendance, affirmer ses idées. Voilà bien un sujet qui remplit d'effroi certaines personnes.

 

Remplir d'effroi peut paraître un bien grand mot. Remplir d'effroi peut paraître une expression démesurée à certains ! Et pourtant, on peut au moins affirmer que cela amène un très grand trouble chez certaines personnes.

 

Pourquoi ? Parce qu'elles sont peu sûres d'elles mais surtout par crainte du jugement d'autrui. Ces personnes, en réalité, sont obsédées par la vue du mal. Par le fait qu'elles tombent sous le regard d'autrui et qu'elles anticipent le jugement qu'on peut porter sur elles.

 

Elles en arrivent à afficher diverses attitudes qui sont des attitudes de défense, ou des attitudes de mise en conformité ou, encore, des attitudes de défi envers la société, envers l'entourage familial ou autre.

 

Dans l'Enseignement Antoiniste, cette problématique a été abordée et traitée à de nombreuses reprises.

 

Reprendre tous les extraits qui l'abordent serait trop long et, fatalement, des passages échapperaient.

 

Un relevé exhaustif est difficile. En voici néanmoins quelques uns.

 

On peut d'abord relire les « Dix Principes » et de les appliquer à rebours. De ne plus les comprendre comme des recommandations à faire ou à ne pas faire donnée au lecteur mais comme une protection offerte à quiconque.

 

Prenons l'exemple du troisième principe:

« Vous ne pouvez faire la morale à personne, ce serait prouver que vous ne faites pas bien parce qu'elle ne s'enseigne pas par la parole mais par l'exemple & ne voir le mal en rien. ».

Cela doit être compris comme ceci:

« Ne soyez pas traumatisé par la leçon de morale qu'on voudrait vous faire. Les paroles ne signifient rien. Regardez les actes. »

 

Prenons aussi l'exemple du septième principe:

« Tâchez de vous pénétrer que la moindre souffrance est due à votre intelligence qui veut toujours plus posséder; elle se fait un piédestal de la clémence en voulant que tout lui soit subordonné. »

Il peut être compris comme suit:

« Ne vous laissez pas supplanter par quelqu'un qui fait montre d'une intelligence supérieure à la vôtre. Ne devenez pas un de ses subordonnés. Sinon vous allez connaître la souffrance morale. »

 

Prenons le chapitre « LA NON EXISTENCE DU MAL »:

 

« L'imagination du mal tente à accomplir de mauvais actes; mais on ne peut toucher que ceux qui la possèdent également. Lorsque nous aurons surmonté cette imagination, nous serons à l'abri du mal, puisqu'on ne peut nous atteindre que pour autant que nous en possédons et qu'elle nous tente réciproquement à le faire dans les mêmes proportions. C'est la balance qui nous montre notre degré d'élévation: plus d'imagination avons-nous, plus voyons-nous de mal dans les autres et autant donne-t-il prise sur nous; nous sommes d'autant insupportables que nous ne pouvons supporter les autres. Voilà la raison pour laquelle il y a des victimes. 

Si le mal existait, il ne donnerait point lieu à des jugements si variables sur sa nature; car le mal pour l'un n'est-il pas le bien pour l'autre ? N'est-ce pas notre faculté d'appréciation qui en décide ? »

 

Et dans le chapitre « L'IMPORTANCE DE LA PENSEE »:

 

« En supposant m^me que nous ayons la foi, sommes-nous bien préparés pour savoir à quel moment l'épreuve va éclater ? Il faut avoir une grande élévation, posséder déjà une partie de l'instinct du bien pour avoir toujours la bonne pensée, à même d'anéantir le fluide de la mauvaise. Pris au dépourvu, nous voulons quelquefois protester et nous aggravons tout, en voulant nous défendre. Qui se justifie, prétend avoir raison et sort de l'humilité. Si l'on a droit cependant, est-ce agir sincèrement que de s'avouer coupable ? Il est bon de résoudre cette question importante. C'est grâce au fluide dégagé par nous que l'adversaire se rend à la raison. S'il constate qu'un de nos actes lui a porté préjudice, il est de son devoir de nous le faire remarquer, mais le nôtre n'est pas de nous disculper, car ce serait nous servir du même fluide, puiser dans les ténèbres. Certes nous devons et nous pouvons nous justifier, mais modestement, en nous servant d'un fluide plus éthéré qui contient plus d'amour, pour dissiper l'autre. »

 

Et dans le chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE »:

 

« Il faut agir sans crainte; toute gêne est une faiblesse qui nous abîme et que nous devons surmonter. Si tout homme osait dire franchement et hautement ce qu'il pense, il serait toujours dans la réalité. Combien nous nous rendons malheureux en voulant cacher notre nature ! Ne craignons rien ni personne, si ce n'est nous-mêmes, notre faiblesse. Marchons avec franchise derrière l'étendard de l'amour et proclamons le grand principe de liberté et de fraternité qui est la base de notre doctrine. Sachons que la cause de tous nos obstacles, c'est nous-mêmes, notre intelligence. »

 

N'oublions évidemment pas le chapitre « LA CHARITE MORALE »:

 

« Nous sommes souvent découragés, mais nous préparons-nous bien quand nous sommes dans un milieu favorable , Sachons que nous n'y sommes que dans un repos momentané, attendons-nous à ce qu'un de nos semblables surgisse tout-à-coup sur notre chemin; mais ayons bien soin de ne pas y voir le mal, d'y voir plutôt l'instrument de notre progrès;... »

 

Voyons aussi ce qui est dit dans le chapitre « COMMENT NOUS PROGRESSONS »:

 

«  Respectons tous les êtres dans leur nature brute ou éthérée, ce sont des frères, ne jugeons pas leurs actes dans leurs effets, mais remontons à la cause et nous en découvrirons la réalité. Et puisque chacun agit selon sa nature ne disons plus que tous font le mal, mais que tous font le bien. »

 

Aussi le chapitre «TOUT SAVOIR C'EST TOUT AIMER »:

 

« L'ignorance de nous-mêmes est la seule cause de nos contrariétés, c'est d'elle que surgissent les haines, les discordes, aussi bien entre les membres de la famille qu'entre les adeptes d'une doctrine. Nous savons cependant que personne ne peut être la cause de notre souffrance. Eprouver de la peine à la vue d'un de nos semblables qui s'écarte de la voie que nous voudrions lui voir suivre, est une faiblesse. Si nous avions acquis plus de foi, nous comprendrions qu'il doit passer par là, qu'il ne peut atteindre plus haut sans qu'il en ait le mérite. »

 

Et, plus bas:

 

«  Ne nous arrêtons pas aux mots, ni aux phrases, ne tenons compte que de l'intention; si elle est bonne, impossible que nous fassions du tort au prochain; celui qui s'égare par ignorance reconnaîtra de lui-même son erreur et réalisera ainsi un progrès. »

 

En ce qui concerne l'audace qui ne doit pas nous manquer quand nous devons affirmer une pensée qui est à contre-courant, voici ce que le Père ANTOINE en dit dans le chapitre « REINCARNATION »:

 

Il est parfois bien pénible d'entendre avancer des opinions contraires aux siennes. C'est bien là pourtant que l'on nous rend les plus grands services en nous corrigeant du parti pris. Nous ne pouvons souffrir que de l'erreur. Plus l'homme est méchant, plus il voit le droit de son côté et la méchanceté chez les autres. Si nous sommes donc contrariés, affligés de l'opinion d'autrui, c'est que nous nous basons sur l'erreur. La vérité réconforte toujours celui qui la possède; étant le fruit de son expérience, elle ne saurait l'enorgueillir parce qu'elle est due à son mérite. Quoi qu'on lui dise, il se sent à l'abri et plaint celui qui le combat, il sait qu'il est malheureux, que l'opinion l'empêche d'aimer parce qu'elle l'entoure d'un fluide qui le contrarie. »

 

Une dernière mise en garde dans le chapitre « LE MYSTERE: AMOUR, INTELLIGENCE & CONSCIENCE. »:

 

Puisque c'est à chacun selon ses oeuvres, nous ne pouvons rendre personne responsable de nos souffrances, nous ne les endurons que pour avoir enfreint la loi dont nous savons la sanction inévitable; le démon qui paraît si méchant n'est donc autre que notre doute. Si d'un autre côté, nous désirons aller vers DIEU, la loi est toujours la même, si nous faisons bien, nous trouverons bien, comme lorsque nous faisons mal, nous trouvons mal. »

 

Bien entendu, cela implique aussi le libre arbitre. Le père ANTOINE en parle à de nombreuses reprises notamment dans le chapitre « UN DERNIER MOT DE CETTE REVELATION. »:

 

«  Je ne sais comment m'exprimer pour vous persuader de la nécessité du libre arbitre. Nous disons qu'il est une imperfection, en effet, n'est-ce pas parce que nous le désirions que nous sommes ici dans la matière ? Et dire cependant qu'il n'en est pas un seul d'entre nous qui ne le recherche comme la plus grande des vertus ! Sans lui, il est vrai, où serions-nous ? »

 

 

 

 

 

17:42 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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