19/05/2011

L'ALLEGORIE DE LA CAVERNE ( PLATON ) et L'ENSEIGNEMENT ANTOINISTE.

APPARENCE DE LA REALITE

 

Tel est le titre d'un chapitre de l'ENSEIGNEMENT dans lequel le Père ANTOINE expose, ou plutôt aborde, une fois de plus, la question de l'apparence de la matière. C'est une notion très difficile à assimiler. Elle est à rapprocher pourtant de théories philosophiques antérieures ou autres ( BERKELEY, l'Hindouisme...ou, plus connu et plus célèbre, l'Allégorie de la Caverne chez PLATON.

 

Des prisonniers sont enchaînés dans l'obscurité d'une caverne. Aucun d'entre eux n'a jamais vu directement la lumière du soleil. La seule représentation qu'ils en ont est leur propre ombre projetée par un feu, sur un des murs de la caverne. Un jour, un des prisonniers parvient à se libérer de ses chaînes. Il grimpe hors de la caverne: la lumière naturelle l'éblouit. Elle est extrêmement difficile à supporter pour ses yeux qui n'ont connu que l'obscurité. S'il survit à cela et qu'il redescend décrire l'extérieur de la caverne aux autres prisonniers, comment ces derniers vont-ils recevoir celui qui a su s'affranchir? Le croiront-ils ? L'élimineront-ils ? Le considéreont-ils comme un fou ?

 

L’allégorie de la caverne retrace la pénible accession de l’homme à la Vérité, ainsi que la difficulté de transmettre ce savoir.

 

Cette allégorie employée par Platon sert à illustrer sa théorie concernant la prédominance du monde sensible, donc « matériel », sur l’intelligible, c'est-à-dire « de la conscience ». On peut rappeler les premières phrases du chapitre « REINCARNATION » qui établit aussi cette distinction:

 

« Nous devons comprendre qu'il existe deux mondes, l'un coroprel et l'autre spirituel, le monde des incarnés et je n'ajouterai pas celui des désincarnés, mais plutôt celui des non-incarnés. Beaucoup pourraient s'imaginer qu'ils sont distincts, il n'en est rien. J'ai déjà révélé que tout être se compose de deux individualités dont l'iune est le moi conscient et l'autre le moi intelligent. »

 

La caverne est un monde où se trouvent des hommes pour qui la réalité correspond à des ombres projetées sur les parois, issues d’un environnement extérieur que les occupants ne soupçonnent pas.

 

L'obscurité de la caverne représente l'ignorance et les illusions du monde sensible qui n'est que le reflet imparfait de la réalité. La lumière du soleil représente la possibilité d'accéder au monde de la conscience. Mais cette possibilité demande beaucoup d'efforts et d'audace. C'est en quelque sorte aussi ce que le Père ANTOINE laisse entrevoir dans ce passage du chapitre « APPARENCE DE LA REALITE »:

Il nous est bien difficile de comprendre la matière qui, nous l'avons dit si souvent, n'existe pas, malgré l'empire qu'elle exerce sur nous. Je vais essayer de vous rendre cette question plus commrehensible et montrer que nous prenons tout contrairement à la réalité. Nous avons répété maintes fois que la matière est le seul obstacle de l'esprit parce qu'elle est l'opposé de la morale. »

 

L’allégorie de la caverne est une représentation imagée du monde « visible ».

La condition de prisonnier est en réalité celle de l’homme qui ne se pose pas de question, qui se satisfait de ce qui est apparent, de ce qui est traditionnel.

La condition de l’homme libéré est à interpréter comme l’exercice de la pensée, la manifestation du libre arbitre, la volonté de connaissance et la soif de la découverte du but ultime de l'humanité.

Le retour de l’homme libéré chez ses contemporains est évidemment difficile tant son discours heurte et bouscule leur confortable condition d’êtres inconsciemment soumis.

 

L’intérieur de la caverne et les hommes prisonniers représentent le monde sensible où les hommes vivent d'illusions en étant convaincus que ce qu’ils voient est la réalité. Poursuivons notre découverte du même chapitre:

 

« Quoique pure imagination, conséquence de notre doute, elle ( la matière,NDLR ) s'impose à nous et nous paraît inséparable de notre nature, elle nous donne l'idée que nous appartenons à une hiérarchie des plus élevées, où l'homme doit l'envisager comme sauvegarde de son avenir; elle nous porte à croire que nous en retirons d'autant plus de mérite que nous en possédons davantage. »

 

Cette obsession de « plus de matière » n'amène pourtant que problèmes et vicissitudes comme le rappelle le septième principe:

 

« Tachez de vous pénétrer que la moindre souffrance est due à votre intelligence qui veut toujours plus posséder; elle se fait un piédestal de la clémence en voulant que tout lui soit subordonné. »

 

La connaissance que nous nous faisons du monde est donc faussée, et tout comme les habitants de la caverne, nous nous complaisons dans l’illusion.

 

Enfermés dans nos convictions et nos certitudes, nous sommes incapables de voir la réalité. Mais, une fois que nous nous éveillons à la vérité ( ou, tout au moins à la conviction qu'elle existe et qu'elle autre ), cela devient difficile de faire machine arrière, d'abandonner toute idée de progrès moral. Le travail le plus difficile consiste alors à partager cette vérité avec nos semblables, car elle remet en question toutes leurs certitudes, et ces derniers ne sont généralement pas prêts à l’accepter. Cette opposition peut être décourageante. C'est contre ce découragement que le Père ANTOINE met en garde ses adeptes, dans le chapitre « REINCARNATION », par ces mots qui sont des mots de consolation et d'encouragement:

 

«  Il est parfois bien pénible d'entendre avancer des idées contraires au siennes. C'est bien là, cependant, que l'on nous rend les plus grands services en nous corrigeant du parti pris. Nous ne pouvons souffrir que de l'erreur. Plus l'homme est méchant, plus il voit le droit de son côté et la méchanceté chez les autres. Si nous sommes donc contrariés, affligés de l'opinion d'autrui, c'est que nous nous basons sur l'erreur. »

 

Les chaînes qui retiennent les hommes au fond de la cavernes ont aussi une signification. Ce sont toutes les entraves qui retiennent les hommes de chercher la vérité, qui les empêchent d'accéder à la connaissance: les habitudes, ce qui est lié à la société dans laquelle nous vivons et à notre culture qui forment une sorte de conditionnement, la peur de l'inconnu car dès qu'on commence à se poser des questions, à abandonner des préjugés, on ne sait pas vraiment où l'on va finalement aboutir, l’éducation que nous avons reçue, l'imagination souvent trop fertile et nourrie de préjugés. L’homme évolue dans un environnement imprégné d’une culture particulière qui se définit comme un ensemble de manières de penser, d’agir et d'éprouver des sentiments propres à la collectivité donnée à laquelle il appartient, l'accoutumance à la société qui fait que l'on pose des actes ou que l'on a des raisonnements sans s'interroger sur leur pertinence et que l'on abandonne toute réflexion, tout libre arbitre.

 

Le Père ANTOINE insiste souvent sur cette notion de libre arbitre qu'il estime essentielle. Il lui a consacré un chapitre dans leque il dit notamment:

 

« En résumé nous ne trouvons notre libre arbitre que dans l'erreur, si celle-ci n'existait pas, la vérité n'aurait pas sa raison d'être, elle serait incompréhensible car elle n'es telle que parce que l'autre existe. »

 

L’allégorie de la caverne nous enseigne que nous devons nous libérer du pouvoir des opinions, nous affranchir des préjugés et que les sens peuvent quelquefois nous induire en erreur.

 

Qu’en est-il aujourd’hui ? Grâce à l’intelligence, en en glorifiant la technologie, l'homme s’est autoproclamé «  sommet de la hiérarchie ». Le langage de l'intelligence a pris le pas sur celui du cœur.

 

Nous devons toujours nous poser des questions: dans quelle « Caverne » vit notre société contemporaine ? Quelles sont les ombres projetées sur le fond de notre « caverne » ? quels sont préjugés dont la pensée contraire ou divergente n'est pas supportée ?  

18:58 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Je vous remercie ennormement pour toutes vos propositions sur ce blog, Je vous souhaite une bonne continuation.

Écrit par : Horoscope amour | 11/07/2011

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