11/08/2011

LES HOMMES ET LES ANIMAUX.

Dans un passage, qui a déjà été développé sur ce site, le Père dit une chose de prime abord assez choquante:

" Les animaux sont les excréments de la création..."

 

Le Père semble prôner un détachement vis-à-vis des animaux. Je ne suis pas sûr que, comme bien souvent, il parle pas au second degré. dans le chapitre "LA LOI HUMAINE COMPAREE A LA LOI DE LA CONSCIENCE", Il est plus clair. Il confirme bien la séparation à faire entre le monde animal et le monde humain quand il dit:

 

" Dans l'instinct, c'est la nature elle-même qui procède. Les animaux sont dirigés par l'instinct; mais le leur n'est que matériel. L'être qui travaille à surmonter ses imperfections se trouvera un jour dans l'instinct moral, l'instinct du bien, autrement dit l'amour que suscite la foi."

 

Plus loin, dans le même chapitre, il dit aussi:

 

" revenons à l'homme qui le premier a douté de lui-même en doutant de sa nature. S'il avait su qu'il était une parcelle de DIEU, il n'aurait pas douté. "

 

Dans ces petites phrases, nous trouvons tout ce qui sépare les deux mondes. C'est ce que le Père veut dire quand il dit que les animaux n'ont pas à avoir leur place dans la maison des hommes.

 

Je ne crois pas que dans ce passage, le Père se limite uniquement à notre côté animal lié à notre intelligence, à notre côté matériel, corporel. 

Il ne faut donc pas pas se borner littéralement aux mots de l’Enseignement même si chaque mot est un fluide.

 

Ainsi, aujourd'hui, les hommes reportent toujours sur l’animal le poids de leur tendresse frustrée, de leur sadisme ou de leurs rêves. Il s'agit donc d'un amour ambigu qui jamais n’a eu autant d'influence aussi sur les esprits et les comportements. On peut facilement constater à quel point beaucoup les considèrent comme des jouets, des objets de décoration, des spectacles vivants, des remèdes contre la solitude, parfois des souffre-douleur. Ou bien aussi comme des signes extérieurs de richesse.

 

Dans la tradition hindoue, la prise en compte de la souffrance des animaux est bien présente. Pour le bouddhisme, c'est la notion de "compassion" qui doit être universelle. Cette notion doit donc s’appliquer aussi bien aux animaux qu’aux êtres humains. Dans beaucoup de civilisations, des divinités sont associées à des animaux, le panthéon égyptien antique étant le plus connu.

 

Les mythologies et religions animistes situent souvent l’origine des hommes dans le monde animal. Dans le totémisme, les civilisations établissent des relations d’analogie entre les groupes humains et des animaux.

 

Mais il n’existe rien de tel Dans les traditions occidentales. Voici donc un domaine dans lequel l'Antoinisme ne se distingue guère des traditions occidentales.

 

Pourtant, n’est-il pas temps de proclamer que les animaux sont des êtres vivants et non un simple "stock" qui est à notre entière disposition et que l'on peut donc " faire tourner ", " faire rentabiliser " le plus vite possible, comme une simple marchandise inanimée?

 

Tous ces animaux à qui l’on fait ingurgiter une nourriture factice et qui sont enfermés dans un espace restreint sans pouvoir prendre le moindre exercice ne peuvent pas être complètement normaux et en bonne santé. Les industriels de l’élevage ne l’ignorent pas, puisqu’ils donnent systématiquement des antibiotiques à leurs bêtes. Antibiotiques que nous retrouvons dans nos assiettes et qui nous empoisonnent sans, pour autant, détruire les nouveaux virus ou, pis encore, les protéines toxiques, ces fameux "prions" que l’on découvre maintenant.

 

On peut dénoncer les excès de la passion envers les animaux. Une confusion semble s'établir entre les droits de l'homme et les droits des animaux au détriment du lien social et des valeurs humanistes.

 

Il convient plutôt que les hommes et les animaux restent à leur place. Il faut aimer les hommes comme des hommes et parce qu'ils sont des hommes et aimer les animaux comme animaux et parce qu'ils sont des animaux ?

 

La situation est pourtant ambigüe: alors que l'on n'a jamais montré autant de passion envers les animaux jamais, non plus, les animaux n'ont été martyrisés de manière aussi massive, avec des moyens aussi énormes, aussi efficaces, des prétextes tels que le fameux principe de précaution.

 

Aucune espèce animale ne peut-être considérée comme définitivement domestiquée. Chaque année des centaines de chiens sont abandonnés à l'approche des vacances. Beaucoup d'entre eux se rassemblent en meutes et redeviennent sauvages.

 

Chez les chats, nous avons le même exemple avec les chats "harets".

 

Un autre exemple, en Autralie, est le cheval. Les brumbies, descendants des chevaux domestiques des colons anglais, se sont également multipliés à l’état sauvage et sont devenus un fléau pour la végétation.

 

La différence entre animaux et êtres humains peut se décrire ainsi:

  • Alors que les hommes sont des êtres de liberté bénéficiant du libre arbitre, les animaux sont des êtres purement naturels, instinctifs.

  • Ils opèrent seulement un changement de forme dans les matières naturelles; nous réalisons, par le travail, nos buts conscients.

  • Ils se meuvent de façon strictement instinctive, dictée par la nature. Chez l'homme, il y a une âme, une conscience, qui a des pensées et vqui peut choisir librement.

  • Nous parlons. Ils crient. Ils n'ont pas de langage articulé, preuve d'une pensée.

  • l'animal ne meurt pas, il finit sa vie.

 

La réincarnation antoiniste, contrairement à la même notion chez les bouddhistes ne passe pas par le règne animal. La progression morale ne s'effectue pas en une seule vie. Elle nécessite une succession de réincarnations : l'esprit qui est en nous doit transmigrer de corps en corps. Chaque vie est la conséquence des précédentes selon que notre esprit s'est purifié en se rapprochant de la conscience ou s'est attachée à la matière. Comme l'Antoiniste établit une distinction de niveau entre l'animal et l'homme, le passage par le monde animal est exclu.

 


 

20:13 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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