30/09/2011

PARLER A CONTRE COURANT: UNE PEDAGOGIE.

Nous avons déjà eu l'occasion de dire à plusieurs reprises que le Père ANTOINE utilisait souvent, dans l'ENSEIGNEMENT, l'utilisation du contre courant, l'utilisation du "parler à rebours", l'utilisation du retournement du sens.

Chaque fois qu'on s'adresse à des interlocuteurs bloqués sur des convictions par principe, on peut les amener à réfléchir sur ces convictions, inébranlables, en parlant à contre courant.

Mais, par principe de réciprocité, on doit aussi admettre que nous devons faire une introspection. Cela peut être douloureux, mais salutaire.

Ainsi, le Père ANTOINE, l'évoquedans le chapitre "REINCARNATION":

" Il est parfois bien pénible d'entendre avancer des opinions contraires aux siennes."

La première pensée qui vient à l'esprit est de nature égocentrique. Oui , il serait pénible d'entendre des gens persister dans ce que nous estimons être l'erreur, d'entendre des gens refuser de débloquer leur esprit.

Non, ce qui est pénible, c'est l'épreuve que cela suscite chez nous. Cette épreuve, c'est l'obligation dans laquelle nous sommes à ce moment de faire un examen de notre propre esprit.

Ainsi, le Père ANTOINE continue:

" C'est bien là cependant qu'on nous rend les plus grands services en nous corrigeant du parti pris. Nous ne pouvons souffrir que de l'erreur."

Et, il enfonce le clou. Et ici, faisons un effort sérieux. La mise en garde qui suit ne s'adresse pas seulement aux autres mais aussi à nous-mêmes:

 

 

 

Plus l'homme est méchant, plus il voit le droit de son côté et la méchanceté chez les autres. Si nous sommes donc contrariés, affligés de l'opinion d'autrui, c'est que nous nous basons sur l'erreur"

 

 

 

 

 

18:50 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/09/2011

LA CAPACITE D'EMPATHIE.

Cela peut paraître contradictoire. Comment peut-on affirmer que les hommes sont "semblables" tout en reconnaissant clairement qu'ils sont tous "différents" ?

Cela n'est contradictoire qu'à première vue. Ou cela n'est déclaré contradictoire, insidieusement, que par ceux qui, philosophiquement, nient le fait d'être "semblables". "Être semblables" ne signifie nullement "être identiques".

Reconnaître que les hommes sont "semblables", signifie que l'on veut vivre dans un environnement où chacun est placé sur le même pied, où chacun doit bénéficier de la même reconnaissance. Reconnaître que l'on est semblable implique une relation de réciprocité, implique la capacité de comprendre les émotions d'autrui sans émettre de jugement de valeurs. Cela s'appelle la faculté d'empathie.

L'empathie consiste à saisir aussi précisément que possible, les références morales et comportementales ainsi que les composantes émotionnelles d'une autre personne  comme si l'on était cette personne. C'est l'attention centrée sur ce qu'éprouve affectivement l'autre.

Cela suppose, néanmoins qu'il ne faut pas se mettre à la place de l'autre mais au minumum de prendre le plus grand  soin à lui laisser exprimer ce qu'il ressent, pense, ou vit à la place où il est.

Il faut éviter les relations fusionnelles  avec autrui. Il en résulterait  qu'il devient transparent et qu'on ne le voit plus en tant que personne distincte. 


 

 

18:11 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

12/09/2011

QUE SIGNIFIE: "ÊTRE SEMBLABLE" ?

 

QUE SIGNIFIE "ÊTRE SEMBLABLE " ?

 

 

"...attends-nous à ce qu'un de nos semblables surgisse tout-à-coup sur notre chemin; mais ayons bien soin de ne pas y voir le mal, d'y voir plutôt l'instrument de notre progrès."

 

Tel est le passage trouvé dans le bien connu chapitre "LA CHARITE MORALE".

 

Mais, au fond, qui est "notre semblable" ? Comment définir cette notion de "semblable" ?

 

Être semblable, c'est participer à une même humanité par opposition à la notion de caste ou de classe. C'est refuser d'établir des classements entre être humains sur la base de privilèges.

 

Cette notion de similarité va bien entendu plus loin que la simple problématique de l'égalité des richesses. Cela implique plutôt la nécessité d'établir des relations où l'on reconnaît à chacun les mêmes droits. Où l'on reconnaît à chacun le droit d'être considéré comme aussi important que tous les autres.

 

Reconnaître la similarité, c'est rejeter l'expression "diviser pour régner". Appliquée à la vie quotidienne, aux relations sociales ou familiales habituelles , cette notion signifie "créer des tensions entre les gens pour obtenir leur soumission ". Cela revient à affaiblir leurs capacités afin de faire valoir son avis personnel.

 

Ce serait une pratique égoïste pour obtenir facilement, par soumission, tout ce qu'en situation normale on aurait pas obtenu. Ou pas obtenu aussi facilement en tout cas.

 

En refusant la similarité, c'est comme si on les dressait contre eux-mêmes. On les affaiblit psychologiquement, et on établit ainsi sa supériorité mentale.

 

Pervers, religieux sectaires et dirigeants politiques fanatiques utilisent cette méthode à souhait.

 

Pour finir, je vous invite à relire et méditer cet extrait du chapitre "ÊTRE OU PARAÎTRE":

 

" Il arrive que des personnes nous soient sympathiques ou antipathiques sans raison déterminée. Avoir trop d'amour pour les uns et en manquer pour d'autres, ce n'est pas aimer en réalité, car celui qui possède l'amour vrai ne cesse jamais d'aimer; il affectionne indistinctement les uns et les autres; s'il ne peut dire du bien de ses semblables, il y a une raison, mais du moins il n'en dira pas du mal."

 

Ne retrouvons-nous pas, dans ces quelques mots cette notion de "similarité" avec ses conséquences dans les relations quotidiennes ?

 

Et, cette citation d'ARISTOTE:

 

 "Par conséquent, à la façon dont nous regardons dans un miroir quand nous voulons voir notre visage, quand nous voulons apprendre à nous connaître, c'est en tournant nos regards vers notre ami que nous pourrions nous découvrir, puisqu'un ami est un autre soi même." 

 

 

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19:03 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |