16/12/2011

L'ORGUEIL, produit de l'intelligence.


 

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L’orgueil, est l'attribution à ses propres mérites de qualités que l'on n'a pas. L'attitude de l'orgueilleux est parfois appelée de la "superbe".

L'orgueil est un des sept péchés capitaux qui sont symbolisés par les sept branches de l'emblème antoiniste ( " L'arbre de la Science de la Vue du Mal " ).

C'est une opinion souvent exagérée, en tout cas souvent excessive, qu'on a de sa valeur personnelle par opposition à la reconnaissance de la valeur d'autrui.

L'orgueil donne le sentiment d'être plus méritant que ses semblables, d'être un être à part, supérieur aux autres. Ce sentiment provoque du mépris pour les autres.

Nous avons toujours dit qu'il ne fallait pas être manichéen, qu'il n'existait pas une colonne " vertus " opposée à une colonne " défauts". Il n'y a pas du "noir" opposé à du "blanc". Mais on risque, insensiblement de glisser de l'un à l'autre si l'on n'y prend garde.

Sur la palette des dispositions de l'homme, l'orgueil est le revers, ou plutôt, le risque que fait courir ce qui est une qualité: la fierté. On peut légitimement être fier de ce que l'on est, de ce que l'on a fait mais cela peut déboucher facilement sur de l'orgueil.

L'orgueil peut se trouver au détour de n'importe quelle action, " au tournant de n'importe quel chemin". L'orgueil peut surgir même d'un acte généreux. L'orgueil peut se cacher dans une activité charitable ou dans un acte de bravoure, par exemple.

L'orgueil est le produit de l'intelligence. D'ailleurs, la possession d'un quotient intellectuel élevé sera souvent la cause d'un orgueil. On peut être légitimement fier de son quotient inetellectuel mais ce n'est pas une raison pour considérer les autres comme de gens à mépriser.

Dans le chapitre "L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU BIEN", le Père ANTOINE nous dit:

" Aussi longtemps que nous n'agirons que par l'intelligence, nous la trouverons incomparable et nous croirons ne rien pouvoir sans elle, mais quand par le travail moral, nous jouirons des sens véritables, nous comprendrons que nous sommes dans l'erreur en rapportant tout à l'intelligence, nous trouverons qu'elle n'est rien comparativement à ces sens que nous avons acquis en dehors d'elle; car nous aurons dévoilé la réalité et pénétré dans un domaine nouveau ou plus rien ne nous sera ignoré.

   Je l'ai déjà dit, aussi longtemps que nous resterons da,s la matière, l'intelligence nous paraîtra la faculté souveraine, divine, tandis qu'elle ne nous sert que pour notre imperfection, ne pouvant rien recevoir que par nos sens, ses attributs, nous éclairent seulement pour tout ce qui est indispensable matériellement. Ignorant ainsi notre propre essence, nous sommes incapables dre concevoir la vie spirituelle. C'est la raison pour laquelle il faut l'épreuve, car sans celle-ci, malgré la croyance en DIEU et la survivance de l'âme au corps, nous nous enfonçons de plus en plus dans la matière, agrandissant l'intelligence qui nous afflige, tout en nous figurant qu'elle nouys élève dans les hiérarchies des mondes bienheureux et d'autant plus qu'elle est développée."

L'épreuve, donc, comme résultat de l'orgueil et aussi moyen d'en guérir. c'est de l'orgueil et de cette épreuve dont il est question dans la première partie du dixième principe:

" Ne pensez pa stoujours faire un bien lorsqu'à un frère vous portez assistance; vous pourriez faire le contraire, entraver son progrès. Sachez qu'une grande épreuve sera votre récompense si vous l'humiliez en lui imposant le respect"




19:21 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Super article que tu as fais là ; bel exercice de recherche merci!

Écrit par : Boitakados | 12/12/2014

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