28/12/2011

LA CHARITE: QUE DIRE, QUE PENSER ?

QUE DIRE, QUE PENSER SUR LA « CHARITE » ?

 

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« La charité est souvent  un fruit de l’orgueil. »

de Alfonso Di Lernia

 

« Sans la charité, je ne suis rien… ». Et tout ce qui est privilège, service, vertu même, « sans la charité, cela ne me sert de rien. La charité prend patience, la charité rend service, elle ne jalouse pas, elle ne plastronne pas, elle ne s’enfle pas d’orgueil, elle ne fait rien de laid, elle ne cherche pas son intérêt, elle ne s’irrite pas, elle n’entretient pas de rancune, elle ne se réjouit pas de l’injustice, mais elle trouve sa joie dans la vérité. Elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle endure tout. »

de  Saint PAUL

 

« Quand vous ferez la moisson dans votre pays, tu laisseras un coin de ton champ sans le moissonner, et tu ne ramasseras pas ce qui reste à glaner. Tu ne cueilleras pas non plus les grappes restées dans ta vigne, et tu ne ramasseras pas les grains qui en seront tombés. Tu abandonneras cela au pauvre et à l'étranger. »

du « Lévitique »

 

reconnaîtra les bons à ce qu'ils ont été secourables à l'égard de leurs frères, semblant ainsi identifier la charité avec l'aumône. A cette conception s'oppose diamétralement ce propos d'un contemporain : La charité atteint son couronnement dans la suppression de l'aumône. »

 

( Dans le Lévitique, la nourriture est laissée à l'abandon, de sorte que le pauvre puisse conserver sa dignité en récoltant plutôt que d'être contraint à mendier auprès des riches ce qu'ils veulent bien lui laisser )

 

« Prélève une aumône sur leurs biens pour les purifier et les rendre sans taches. »

du Coran

 

(Chez les Musulmans, le Coran contient plus de 80 versets concernant la charité (« zakât ») et l'obligation de s'en acquitter. Cette aumône est considérée comme un droit des pauvres de prélever dans le surplus des plus riches.)

 

 

« Quant à la charité, nous n'avons même plus osé la prêcher. En effet, autrefois, le sacrifice qui fonde les êtres prenait le nom de charité quand il honorait Dieu à travers son image humaine. À travers l'individu nous donnions à Dieu, ou à l'homme. Mais, oubliant Dieu ou l'homme, nous ne donnions plus qu'à l'individu. Dès lors, la charité prenait souvent figure de démarche inacceptable. C'est la société, et non l'humeur individuelle, qui se doit d'assurer l'équité dans le partage des provisions. La dignité de l'individu exige qu'il ne soit point réduit en vassalité par les largesses d'un autre. »

 

de Saint-Exupéry

 

Pour Marx, qui dénonce la religion comme « bonheur illusoire du peuple », la charité n’est qu’un alibi, une évasion. Dans la mesure de ses moyens, elle s’efforce de rendre plus tolérable l’injustice, détournant ainsi les hommes de leur tâche véritable : la transformation violente de la société.

En fait, le mot « charité » a été dévalué. Il n'évoque souvent, au pire, que l'idée d'aumône ; au mieux, les œuvres de bienfaisance ou la philanthropie. Le plus grand scandale contemporain est celui de l'indifférence. 

 

Que doit être la « charité » ? C'est d'abord l'amour dont Dieu nous aime, amour qui est dans le fondement de « l'Auréole de la Conscience » :

 

« Un seul remède peut guérir l'humanité : LA FOI ; c'est de la foi que naît l'amour : l'amour qui nous montre dans nos ennemis DIEU Lui-même ; ne pas aimer ses ennemis, c'est ne pas aimer DIEU ; car c'est l'amour que nous avons pour nos ennemis qui nous rend dignes de Le servir ; c'est le seul amour qui nous fait vraiment aimer parce qu'il est pur et de vérité. »

 

L'Auréole de la Conscience, figurant en exergue à la toute première page de l'ENSEIGNEMENT du Père ANTOINE et peint sur le mur du fonds de chaque Temple Antoiniste est comme un écho des paroles de Jésus-Christ :

 

«Il a été dit aux Anciens: tu aimeras ton prochain et tu ne haïras que ton ennemi. Et moi je vous dis: aimez vos ennemis, priez pour ceux qui vous persécutent, afin d'être les fils de votre Père qui est dans les cieux » 

 

La charité ne peut donc pas être le fruit d'un amour mercenaire, axé sur la récompense, ou d'un amour issu de la crainte d'un châtiment. Ce doit être un amour attaché à Dieu lui-même. C'est aussi tout autre chose que de la « Bienveillance »

 

La « Bienveillance» désigne un sentiment somme toute assez superficiel, qui pourrait être assez bien traduit par le mot “sympathie”. Ne méprisons quand même pas trop vite ce concept de "bienveillance": la "bienveillance"  est une valeur de plus en plus décriée ou ridiculisée dans nos sociétés devenues de plus en plus dures. La dérision s'exerce d'ailleurs toujours très facilement au détriment des faibles et des vaincus.

 

La manière dont on s'occupe de soi se répercute immanquablement sur la manière dont on se préoccupera des autres. Effectivement, comment aimer les autres si on ne s’aime pas moi-même, si on ne s'estime pas.

 

Ce n'est pas l'égoïsme ni l'égocentrisme que l'on prône ici. S’aimer soi-même, s'estimer soi-même est une bonne chose. Cela ne signifie pas s’adorer ou s’idolâtrer. Si on s'aime vraiment, Si on s'apprécie vraiment, soi on a une bonne estime de soi, cet état d'esprit doit mener l'homme vers l'extérieur.

 

Une fois de plus, il faut bien s'imprégner de ce qui est dit dans le chapitre « LA CHARITE MORALE » :

 

« Nous avons dit que pour trouver le bonheur, il faut pratiquer la loi d'amour et de charité. Pauvres comme riches ont les moyens de faire le bien. A défaut d'argent, notre pitié porte aux malheureux des consolations et de bons conseils. L'homme qui travaille à remplir ses devoirs sait que la charité morale est autrement efficace que la charité matérielle et qu'elle donne aussi plus de satisfaction ; guidés par elle, nous pouvons marcher de l'avant ; notre conscience ne nous reprochera jamais d'avoir dépassé la mesure. Quand nous sentirons l'amour vibrer en nous, nous ferons couler les larmes, nous toucherons les coeurs, nous serons en harmonie avec notre enseignement et ainsi nous rendrons de très grands services ; car l'homme moral est consulté, écouté par tous ceux qui ont besoin de lumière. Quoique pauvres, nous pouvons être plus utiles à notre prochain que par les plus grandes richesses. »

 

Revenons un moment sur la citation qui ouvrait cet article ( de Alfonso di Lernia ). Nous ne pouvons pas nous empêcher de citer deux des Dix Principes révélés par le Père ANTOINE : le 4° et le 10° principes :

 

« Ne dites jamais que vous faites la charité à quelqu'un qui vous semble dans la misère, ce serait faire entendre que je suis pas bon ; que je suis un mauvais père, un avare qui laisse avoir faim son rejeton. Si vous agissez envers votre semblable comme un véritable frère, vous ne faire la charité qu'à vous-mêmes, vous devez le savoir, puisque rien n'est bien s'il n'est solidaire, vous ne faites envers lui que remplir votre devoir ».

 

« Ne pensez pas toujours faire un bien lorsqu'à un frère vous portez assistance ; vous pourriez faire le contraire, entraver son progrès. Sachez qu'une grande épreuve sera votre récompense si vous l'humiliez en lui imposant le respect. »

 

On trouve aussi, dans le chapitre «  LA CHARITE BIEN COMPRISE », trois passages intéressants et bien en rapport avec ce qui a été dit plus haut ;

 

« Cependant le remords ne provient pas de l'égoïsme, une personne charitable peut seule l'éprouver ; voulant rester fidèle à sa conscience, elle ne cesse de penser à l'infortune qu'elle a vue ; mais si les fluides ne se rencontrent pas, elle est parfois incapable d'assimiler le sien à celui de l'autre personne et ne peut plus être touchée ; il s'établit alors un intervalle qui entrave sa volonté. »

 

«  Il arrive que l'on fait la charité par acquit de conscience ; dans ce cas mieux vaudrait s'en abstenir. La vraie charité accomplie aussitôt que nous en voyons la nécessité, nous procure nuit et jour un vrai bonheur . »

 

«  Mais quoiqu'il arrive, il est grandement désirable d'avoir la pensée de charité ; cette vertu découle de l'amour, tâchons d'être toujours prêts à l'exercer, de comprendre que nous ne faisons jamais la charité qu'à nous-mêmes. Si nous trouvons un bien, un bonheur, remercions donc la personne qui nous en donne l'occasion. »

18:28 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/12/2011

L'ORGUEIL, produit de l'intelligence.


 

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L’orgueil, est l'attribution à ses propres mérites de qualités que l'on n'a pas. L'attitude de l'orgueilleux est parfois appelée de la "superbe".

L'orgueil est un des sept péchés capitaux qui sont symbolisés par les sept branches de l'emblème antoiniste ( " L'arbre de la Science de la Vue du Mal " ).

C'est une opinion souvent exagérée, en tout cas souvent excessive, qu'on a de sa valeur personnelle par opposition à la reconnaissance de la valeur d'autrui.

L'orgueil donne le sentiment d'être plus méritant que ses semblables, d'être un être à part, supérieur aux autres. Ce sentiment provoque du mépris pour les autres.

Nous avons toujours dit qu'il ne fallait pas être manichéen, qu'il n'existait pas une colonne " vertus " opposée à une colonne " défauts". Il n'y a pas du "noir" opposé à du "blanc". Mais on risque, insensiblement de glisser de l'un à l'autre si l'on n'y prend garde.

Sur la palette des dispositions de l'homme, l'orgueil est le revers, ou plutôt, le risque que fait courir ce qui est une qualité: la fierté. On peut légitimement être fier de ce que l'on est, de ce que l'on a fait mais cela peut déboucher facilement sur de l'orgueil.

L'orgueil peut se trouver au détour de n'importe quelle action, " au tournant de n'importe quel chemin". L'orgueil peut surgir même d'un acte généreux. L'orgueil peut se cacher dans une activité charitable ou dans un acte de bravoure, par exemple.

L'orgueil est le produit de l'intelligence. D'ailleurs, la possession d'un quotient intellectuel élevé sera souvent la cause d'un orgueil. On peut être légitimement fier de son quotient inetellectuel mais ce n'est pas une raison pour considérer les autres comme de gens à mépriser.

Dans le chapitre "L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU BIEN", le Père ANTOINE nous dit:

" Aussi longtemps que nous n'agirons que par l'intelligence, nous la trouverons incomparable et nous croirons ne rien pouvoir sans elle, mais quand par le travail moral, nous jouirons des sens véritables, nous comprendrons que nous sommes dans l'erreur en rapportant tout à l'intelligence, nous trouverons qu'elle n'est rien comparativement à ces sens que nous avons acquis en dehors d'elle; car nous aurons dévoilé la réalité et pénétré dans un domaine nouveau ou plus rien ne nous sera ignoré.

   Je l'ai déjà dit, aussi longtemps que nous resterons da,s la matière, l'intelligence nous paraîtra la faculté souveraine, divine, tandis qu'elle ne nous sert que pour notre imperfection, ne pouvant rien recevoir que par nos sens, ses attributs, nous éclairent seulement pour tout ce qui est indispensable matériellement. Ignorant ainsi notre propre essence, nous sommes incapables dre concevoir la vie spirituelle. C'est la raison pour laquelle il faut l'épreuve, car sans celle-ci, malgré la croyance en DIEU et la survivance de l'âme au corps, nous nous enfonçons de plus en plus dans la matière, agrandissant l'intelligence qui nous afflige, tout en nous figurant qu'elle nouys élève dans les hiérarchies des mondes bienheureux et d'autant plus qu'elle est développée."

L'épreuve, donc, comme résultat de l'orgueil et aussi moyen d'en guérir. c'est de l'orgueil et de cette épreuve dont il est question dans la première partie du dixième principe:

" Ne pensez pa stoujours faire un bien lorsqu'à un frère vous portez assistance; vous pourriez faire le contraire, entraver son progrès. Sachez qu'une grande épreuve sera votre récompense si vous l'humiliez en lui imposant le respect"




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12/12/2011

LA PEUR, LA VULNERABILITE, LE DOUTE.

PEUR ,VULNERABILITE ET DOUTE.

 

Le sentiment, l'impression de peur est-il à la base de la vulnérabilité des individus ou en est-il la conséquence ?

 

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La peur de la foudre. Fréquente et souvent irrationnelle.

Discussion en quelque sorte oiseuse qui rappelle celle de savoir qui, de l'oeuf ou de la poule , est le premier. C'en est en tout cas un élément constituant : l'un ne va pas sans l'autre.

 

Nous sommes fréquemment envahis par ce sentiment de peur. C'est avant tout un état émotif. La peur nous maîtrise et nous domine. Elle nous empêche souvent de faire ce que l'on aimerait. Elle nous paralyse. Elle nous empêche de faire bien des choses. A cause d'elle aussi, on rate souvent bien des choses ! C'est un sentiment de manque de confiance en soi qui prend le dessus et devient un véritable handicap : on doute de ses capacités, de son travail, de la capacité qu'on a à faire face et à régler tel ou tel problème. La peur est donc aussi une conséquence du doute: le doute sur soi-même, le doute sur sa foi...

 

En outre,elle produit des effets très néfastes sur la santé. On peut dire qu'elle est à la l'origine de nombreuses maladies. Elle s'accompagne d'angoisse. Elle est connectée à une émotion souvent négative, la sous-estimation de soi.

 

Cet amalgame de peur et d'angoisse peut faire faire croire à de la timidité dans le regard de d'autrui. Malheureusement, c'est souvent inné, cela fait souvent partie du caractère de l'individu. C'est, pour ceux qui y sont sujets, un véritable calvaire.

 

La peur est une émotion d'anticipation. Elle attire notre attention sur un danger potentiel qui pourrait survenir dans un avenir plus ou moins rapproché ( parfois quelques secoondes seulement...). Comme toutes les émotions, elle est subjective.

 

On sera toujours tenté d’éviter tout ce qui provoque cette peur. Cette attitude d'évitement aura immanquablement comme résultat une existence de plus en plus restreinte, finalement de moins en moins libre. Si on laisse la  peur diriger sa vie, on s'attirera souvent ce qui est redouté. La peur n'évite pas le danger. La peur ne change rien au problème redouté, elle augmente nos fluides négatifs, le stress et les angoisses...

 

Dans le chapitre « LA FOI ET LE DOUTE DANS L'EDUCATION », le Père ANTOINE évoque ce sentiment de peur. Voici ce qu'il en dit :

 

«  La personne qui a peur est exposée à être atteinte ; elle peut attirer ce qu'elle redoute. Nous avons dit que celui qui n'a pas peur marche sans danger sur le bord d'un toit. La foi le préserve de toute chute tandis que le moindre doute suscite une crainte qui le fait tomber. Si, ayant peur, vous vous adressez à une personne en qui vous avez foi, votre foi lui permet de toucher à un fluide qui vous rassure. Il n'en est pas autrement dans les maladies et dans tout ce qui nous afflige. La foi est l'unique et universel remède, elle pénètre celui que l'on veut protéger, fut-il éloigné de milliers de lieues. N'est-ce pas la foi en ce qu'on nous révèle qui nous rassure , L'homme le plus ignorant est rassuré par sa foi en un autre, et il se décharge ainsi de grandes souffrances. Et pour en revenir à notre sujet, nous pouvons affirmer que la peur est une maladie que la foi peut guérir. Il n'est pas difficile de comprendre combien cette imagination nous rend malheureux, car une chose n'est un mal que parce que nous le voulons. Combien de personnes doutent d'elles-mêmes et, par là, n'arrivent jamais à mener à bien une entreprise. La moindre souffrance est un effet du doute, c'est par lui que surgissent tous les malheurs. Si l'un de nos semblables a quelque défaut qui touche à l'une ou l'autre de nos faiblesses, pourquoi sommes-nous si peu croyants que d'en souffrir ? »

 

Et dans le chapitre « DIEU POURRAIT-IL AVOIR CREE LA SOUFFRANCE. » :

 

« Ne nous défions jamais que de nous-mêmes ; ne nous laissons pas pénétrer par le doute, car il aurait bientôt fait des ravages chez nous et nous vaudrait de grandes souffrances. Tâchons de comprendre la nécessité des épreuves, que notre intelligence se garde de les détourner en nous faisant sortir de la réalité. »

19:06 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/12/2011

LA VULNERABILITE.

LA VULNERABILITE : QUEL COMPORTEMENT AVOIR ?

 

Quelle est et que devrait être notre attitude face à une personne vulnérable ?

Quelle est souvent notre attitude face à une personne vulnérable ? Quelle est souvent celle de la société ? Comment faut-il accueillir cette personne ? Quelle position trouvons-nous dans l'ENSEIGNEMENT du Père ANTOINE face à ce problème ?

 

Que devons-nous entendre par « vulnérabilité » ?

 

Nous sommes tous, en quelque sorte, souvent, vulnérables. Cela résulte de notre condition humaine : nous sommes vulnérables face à la souffrance, face à la maladie,face à la douleur, face à l'injustice, face à la malchance, face à la mort.

 

Toutefois, le Premier principe nous enseigne que nous disposons tous d'une immense dignité. Certes, nous n'avons été créés à l’image de DIEU comme le disent les religions chrétiennes mais notre personnalité renferme une parcelle de la divinité :

 

« Si vous m'aimez, vous ne l'enseignerez à personne, puisque vous savez que je ne réside qu'au sein de l'homme. Vous ne pouvez témoigner qu'il existe une suprême bonté alors que du prochain vous m'isolez. »

 

Cette position implique que nous devons non seulement admettre mais même valoriser la personnalité et la dignité de tous les êtres humains jusqu’à leur désincarnation et nous en montrer solidaires.

 

Les diverses religions ont une approche de charité vis-à-vis des plus vulnérables. Elles se réfèrent à leurs textes religieux fondateurs : la Bible ou le Coran, à la tradition : rites confucéens ou hindous, à leurs grands principes transmis depuis des générations : les bouddhistes ou, plus simplement, à la loi naturelle.

 

Pour une personne vulnérable, ses relations lui font vivre une souffrance et ressentir un manque d’amour. L’origine de tout se trouve dans sa perception de la vie, dans le jugement qu'il a sur lui et sur ce qui l’entoure. La notion de vulnérabilité renvoie à la fragilité de l'existence humaine.

 

Mais qui sont ces personnes vulnérables ? Ce sont celles qui sont, ou se sentent, menacées dans leur autonomie, leur façon de vivre, leur dignité ou leur intégrité physique ou psychique. Elle peut être le fait de l'âge ( les personnes âgées ou les mineurs ), de la maladie, d'un handicap physique ou psychique, ou d'un état simplement passager.

 

Mais, dans ces cas, on devrait plutôt parler de fragilité. Il y a plusieurs notions connexes à la la vulnérabilité : la précarité, la marginalité, l'exclusion...

 

Quelle distinction faut-il dès lors établir entre entre fragilité et vulnérabilité ? 
On désigne, pour la fragilité, un état d'instabilité, psychologique, ou sanitaire.

 

La vulnérabilité est de nature toute différente. Ce qui est alors visé, c'est le fait d'être confronté à quelque chose qui ne dépend pas de soi, qui est hors de notre contrôle et de notre maîtrise, donc, fatalement, ressenti comme menaçant.

 

Hélas, il s'agit là de la condition même de l'homme dès lors qu'il est amené à s'ouvrir au monde, à la nature et aux autres hommes !

 

Voici, en gros, ce que l'on peut ressentir :

 

- la crainte de se trouver sous le regard de la part d'autrui; ce regard sera ressenti comme inquisiteur ; on se sentira en permanence évalué, et, surtout, évalué négativement.

 

- le sentiment exagéré de sa vulnérabilité; on se sentira transparent aux yeux d'autrui, inapte dans son comportement, inapte à se protéger, inapte à se défendre, inapte à se contrôler et à contrôler la situation.

 

- le sentiment de dévalorisation de chacune de ses propres actions, même lorsque ces actions sont parfaitement adaptées : c'est de l'autodévalorisation.

 

  • le sentiment qu'on est l'objet d'une agressivité, au moins potentielle, de la part des autres, ceux-ci étant perçus comme plus puissants, plus compétents, plus aptes, mieux acceptés par l'entourage.

 

Une personne vulnérable,vivra, dans toutes ses relations, une souffrance. A tout moment il se croira victime d'un manque d’amour. On trouvera l’origine de cette attitude dans sa conception de la vie, dans le jugement qu'il a sur lui-même et ce qui l’entoure. La notion de vulnérabilité renvoie donc à la fragilité de l'existence humaine.

 

Personne n'est indemne. Nous vivons tous des moments où l'on est moins sûr de nous, moins gais, moins forts ; des moments où l'on contrôle moins notre situation.

Dans ces moments, on vit vraiment la vulnérabilité. On se sent moins à l'aise, plus seuls. C'est alors qu'on a besoin d'une présence humaine rassurante, besoin d'être compris ou au moins entendu, besoin d'être réconforté.

 

Vis-à-vis de la pauvreté, c'est encore une fois parmi les dix Principes révélés qu'il faut chercher l'attitude à avoir. Et plus précisément, le quatrième principe : 

 

« Ne dites jamais que vous faites la charité à quelqu'un qui vous semble dans la misère, ce serait faire entendre que je ne suis pas bon ; que je suis un mauvais père, un avare qui laisse avoir faim son rejeton. Si vous agissez envers votre semblable comme un véritable frère, vous ne faites la charité qu'à vous-mêmes, vous devez le savoir, puisque rien n'est bien s'il n'est solidaire vous ne faites envers lui que remplir votre devoir. »

 

Et aussi ce passage du chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE » : 

 

« Combien de fois n'avons-nous pas trouvé importune la compagnie de celui qui souffre ! Notre peu de compassion et d'amour nous empêche de goûter un plaisir à nous assimiler la pensée qui pourrait réconforter le malheureux ; la patience aussi nous manque souvent, et s'il arrive que la personne nous soit antipathique, nous éprouvons peut-être une secrète satisfaction de son malheur ; nous disons même parfois '' C'est bien fait ; elle ne récolte que ce qu'elle mérite''. Est-ce là de l'amour?Ah si un élan de pitié nous portait vers cette personne, si nous l'entourions de notre affection pour la consoler, l'encourager et la soutenir, quel doux remède pour ses maux, ou plutôt pour les nôtres, au lieu de les aggraver par notre haine et notre vengeance. »

 

Une dernière remarque. Relisons ce passage du chapitre « DIEU POURRAIT-IL AVOIR CREE LA SOUFFRANCE ? » :

 

« Disons-nous bien, mes enfants, que nous ne pouvons aller à DIEU que par l'intermédiaire de notre semblable, en nous efforçant d'aimer. DIEU n'est pas là où nous Le croyons, Il est en nous-mêmes. Il nous dispense l'amour. Il est l'amour Lui-même. Aimons alors notre prochain par Lui. Par notre foi nous comprendrons le but de la vie, nous saurons tout, nous pourrons résoudre le grand problème de l'existence.

Il arrive que nous n'avons pour certaines personnes que de l'indifférence. Qui en souffre si ce n'est nous-mêmes, puisque l'amour est indispensable pour êztre heureux ? Méditons cette question et nous trouverons pourquoi nous sommes si souvent chagrins. »

 

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