20/01/2012

Le pessimisme : Attitude de confort personnel ? Résultat du doute ?

Le pessimisme est une tournure de l'esprit selon laquelle la souffrance serait inhérente attachée à l'existence humaine.

 

La situation vis-à-vis de laquelle les hommes manifestent le plus de pessimisme ou, en tout cas, de crainte, est le problème de la mort. La mort à laquelle il n'est pas possible d'échapper et, surtout, la grande question de ce qui se trouve après la mort.

 

Dans l'ENSEIGNEMENT, le Père ANTOINE apporte déjà un certain réconfort, une certaine assurance. Il dit, dans le chapitre « REINCARNATION » :

 

« Tout autre et bien plus consolante est la réalité : la mort n'existe pas ; nos être chéris soi-disant disparus ne le sont qu'en apparence : nous ne cessons pas un instant de les voir et de nous entretenir avec eux, la vie corporelle n'est qu'illusion. Mais notre incarnation qui est le doute absorbe notre foi. Je ne sais comment m'exprimer pour vous pénétrer de la réalité de cette question ; oui, je voudrais pouvoir vous rendre sensible la révélation d'aujourd'hui, vous faire savourer à quel point elle est réconfortante. Notons bien qu'il n'y a que le doute qui nous incarne et qui empêche notre liberté. »

 

Voilà, le pessimisme n'est en fait que le sous-produit du doute. Celui qui possède véritablement la foi ne pourrait être pessimiste de nature ! A noter que je me suis bien garder de dire «  celui qui possède la foi véritable » mais j'ai utilisé « celui qui possède véritablement la foi. »

 

Il convient de bien apprécier la différence: ce n'est pas un simple jeu de mots.

 

Le pessimisme se base aussi sur la croyance que le mal régne dans le monde qui est impitoyable. Le Père ANTOINE insiste à diverses reprises sur cette « fausse vue ». Je prends trois passages du chapitre « L'ARBRE DE SCIENCE DE LA VUE DU MAL » :

 

«  Nous avons longuement parlé de l'imagination du mal et de la non-existence de la matière. Pour nous rendre compte de la réalité, nous devons nous reporter au temps où cette fausse vue a pris naissance. Nous connaissons l'histoire de l'arbre de science soi-disant du bien et du mal que nous ont laissée nos ancêtres, nous allons la reprendre afin d'en retrouver le véritable sens ; elle pourrait nous sembler obscure parce que on l'a toujours envisagée plutôt comme une fable que comme une réalité. »

 

«  ...Toutefois DIEU ne l' (ADAM, ndlr) abandonna pas. Mais l'inspiration ne produisait plus sur lui la même impression qu'auparavant parce qu'il la confondait avec ses pensées. Voilà où le doute fait son apparition, où commencent les tribulations et les vicissitudes. Car ADAM n'avait plus la foi au vrai DIEU ; au contraire, depuis qu'il s'en était écarté, il L'accusait de toutes les difficultés qu'il avait éprouvées, interrompant ainsi l'inspiration. ADAM abvait perdu tout bon sens, disait que le DIEU qu'il avait abandonné n'était qu'un démon ; ne voyant plus en, Lui que le mal, il était heureux d'en être délivré parce que la joussance de l'amour bestial lui procuarit un bonheur apparent. »

 

« En résumé, le péché d'ADAM c'est la vue du mal. »

 

Voilà donc une cause du pessimisme : le doute, la perte de la foi. Il y a d'autres causes qui toutes renvoient au doute

 

Une d'entre elles, mais ici nous somme toujours dans l'absence de foi, dans le doute: la prise de conscience que l’univers n’aurait aucun sens. Rien ne serait visé dans l'existence humaine, cette existence n'aurait aucun but sérieux. Rien ne pourrait être visé ni donc atteint. Tout acte ne serait qu'un long gaspillage d'énergie. Tout sentiment humain serait vain et leur vanité accentue la solitude de l'homme dans un monde absurde, sans Dieu. On se trouve dans un monde horrible à vivre avec un dilemme, ou plutôt même un triple choix.

 

Le premier choix: on adopte une attitude nihiliste, de rejet permanent, de haine. Puisqu'on est seul dans un mode hostile et absurde, alors on s'affranchit de toute morale, aucun acte n'est répréhensible.

 

Le second choix: on adopte une attitude opportuniste, de recherche de tout plaisir. Puisqu'on est seul dans un monde hostile et absurde, on s'affranchit aussi de toute morale, reine non plus n'est répréhensible mais, au lieu d'être un destructeur, on choisit d'être un profiteur. On n'a pas à se nourrir de scrupules.

 

Il est curieux de constater à quel point les deux positions, qui apparaissent d'abord, comme antagonistes, partent du même principe et...pourraient même finir par avoir des conséquences identiques. Les un s comme les autres font leur propre malheur. Mais ils cherchent ce qu'ils croient leur être profitable : les honneurs, les richesses, le pouvoir, le plaisir, l'affranchissement des contraintes. Les uns comme les autres ne cherchent pas le bonheur, mais la puissance. Cette recherche peut parfois être brutale et sanguinaire.

 

Il y a aussi un troisième choix: l'acceptation de tout comme une malédiction dont on ne peut se libérer. Puisqu'il n'y a aucun but à poursuivre, puisque le monde est hostile, inclinons-nous et renonçons à toute pensée, à tout acte, à tout effort finalement inutile. C'est ce que l'on peut appeler le « confort du pessimisme ». Un tel pessimiste n'est ainsi jamais déçu. Ce pessimisme devient aussi agréable que l'optimisme en ce sens qu'il nous dispense de tout effort, de toute recherche, de toute tentative de progrès, de toute remise en cause. S’il n’existe aucune espérance de progrès, ce pessimisme nous pousse à l’inaction.

 

Quant à nous ? Souvent, de l'extérieur, on dépeint le Culte Antoiniste comme une religion pessimiste. En fait, il n'en est rien : comme l'Antoinisme n'est pas une religion de salut, on ne doit rien craindre de l'au-delà. On ne doit pas avoir peur de l'enfer éternel. Tout au plus peut-on craindre une multiplication des réincarnations. Mais on dispose du libre arbitre, de la foi et de la volonté pour tenter d'abréger ces réincarnations.

 

Dans le chapitre « COMMENT NOUS PROGRESSONS. », le Père ANTOINE nous réconforte et nous donne du courage :

 

« Nous évoluons ; que l'on fasse le bien ou le mal, personne ne stationne ; mais l'un avance plus rapidement que l'autre. Celui qui est aujourd'hui très imparfait ne sera-t-il pas demain un homme d'exemple, par son désir de s'améliorer ? S'il paraît stationner, nous pourrons le voir plus tard marcher à pas de géant.

Nous n'ignorons pas que, croyant faire le bien, on peut commettre inconsciemment une erreur ; si l'on en avait conscience, on s'abstiendrait, mais nous savons que c'est néanmoins travailler à son avancement ; après, on peut reconnaître qu'on a marché à côté de la vérité. La conscience n'est pas suffisamment dégourdie pour montrer en temps opportun la valeur de l'acte, c'est pourquoi l'on s'égare ; mais le désir de progresser la fait apprécier pour mieux faire à l'avenir. »

Et, plus loin :

 

«  Tous les êtres évoluent ; ils se créent des lois appropriées à leur nature, qui déterminent le degré de leur développement ; la conscience est la boussole par laquelle ils se dirigent, suivant leur élévation. »

 

Pour finir, une petite citation de Walt DISNEY, pour nous donner du courage :

 

«  Pour réaliser une chose vraiment extraordinaire, commencez par la rêver. Ensuite réveillez-vous calmement et allez d'un trait jusqu'au bout de votre rêve sans jamais vous laisser décourager. »

 

 

19:30 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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