12/05/2012

Il faut croire en l'homme.

Nous sommes tous des hommes, des êtres humains partageant le même sort, étant sur la même voie, même si c'est à des étapes différentes.

C'est pourquoi nous devons croire en l'homme. Si nous cessons de croire en l'homme, cela signifie que nous avons cessé de croire en nous-mêmes. Cela veut dire que nous avons cessé de faire nôtre le Premier Principe:

" Si vous m'aimez, vous ne l'enseignerez à personne, puisque vous savez que je ne réside q'au sein de l'homme. Vous ne pouvez témoigner qu'il existe une suprême bonté alors que du prochain vous m'isolez."

Sans oublier, non plus, ce que le Père ANTOINE dit dans cet extrait du chapitre "LA SOLIDARITE ":

" Etant isolés, nous pouvons avoir la pensée du bien, mais comment la réaliser puisque tout est solidaire ? Nous ne pouvons aller à DIEU que par l'intermédiaire de notre semblable."

Il faut savoir qu'être heureux, c'est se tourner vers l'autre. Se tourner vers l'autre, cd'est ce qui donne un sens à la vie !

 

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De par le monde, l'humanité est une !


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03/05/2012

LA SOUFFRANCE ET LES ANTOINISTES.

Les Antoinistes considèrent que les personnes qui consultent dans les Temples sont souvent angoissés, troublés par l'inquiétude de ce qui les attend, comme menacés par une force qu'ils ne parviennent pas à définir, « habités par une souffrance qui les empêche de voir clair en eux et de considérer les choses à leur juste valeur".

 

Ils sont donc en quelque sorte aveuglés par une « fausse vue », désorientés, incapables d'expliquer et de donner un sens à leur souffrance.

 

C'est au fond ce qu'exprime bien Robert VIVIER dans son roman « Délivrez-nous du mal », plus précisément dans le passage où il imagine une conversation entre ATOINE et son épouse au moment où ce dernier sent sa conception de la vie changer :

 

« - Ah ! Catherine...Je ne me sentais plus à mon aise, je souffrais. Mais j'ai compris maintenant pourquoi le bon DIEU m'avait envoyé la maladie. Il faut qu'on souffre, Catherine, il faut se donner de la peine. Sinon il n'y aurait pas de mérite à progresser, ce ne serait pas juste... »

 

Parmi les personnes qui consultent, les desservants distinguent vite, ou posent la question, entre les habitués des Temples et des consultations les familiers et les novices qui consultent pour la première fois.

 

Ces derniers viennent parfois simplement par curiosité, pour tenter quelque chose de nouveau ou pour être agréable à un proche qui leur a conseillé de s'adresser aux Antoinistes.

 

Il faut parfois les déstabiliser car il arrive parfois que le desservant se trouve en face d'une demande que le Culte Antoiniste ne peut satisfaire. Ainsi, aucun Antoiniste ne pratique la magie. Aucun Antoiniste ne prédit l'avenir. Aucun Antoiniste ne pratique la divination.

 

Les nouveaux venus doivent d'abord être mis à l'aise. Le desservant doit essayer, audelà de ce qui est dit, bien se douter qu'il y a des questions cachées, cachées par pudeur ou par crainte. Les desservants doivent les laisser se libérer petit à petit.

Si on suppose que malgré tout, il y a une demande cachée, on doit dire qu'il faut prier et s'adresser au Père pour tout ce qui les préoccupe.

 

Pour les Antoinistes, la souffrance n'est pas seulement corporelle, elle est aussi spirituelle. Encore une fois, Robert VIVIER parvient à bien exprimer ce problème :

 

«  Cette chair mue par l'esprit est sujette à des blessures, et l'esprit en souffre. La chair est attirée par cet état de froid et d'inertie qui est son destin et sa vérité finale, par la mort. Mais l'esprit la retient sur le chemin qu'ils doivent faire ensemble et qui est la vie. Et ainsi, dans les vivants, faits de chair et d'esprit, il y a tout le temps une lutte contre les puissances de la mort. C'est à propos de cette lutte qu'on venait chez ANTOINE.

Il y a bien de la souffrance dans le monde, et à toute heure. Mais elle est mêmlée à autre chose. Aussi la plupart du temps, on ne fait que la croiser en passant, souvent même on ne la reconnaît pas, ou on l'oublie. Mais la maison d'ANTOINE était devenue l'un de ces lieux où la souffrance éparse et obscure se rassemble et se connaît, peut-être s'éclaire. De là cette circulation qui commençait à se faire vers JEMEPPE. Le mal lutte contre lui-même et cherche à devenir autre chose que du mal, à se guérir. Cette sourde volonté l'avertit, et, là où il a le pressentiment de trouver un appui il se dirige. ANTOINE était assailli de ce courant continu, pressé, mystérieux. »

 

Vous remplacez « maison d'ANTOINE » par « Temple Antoiniste »...

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