22/07/2012

ÊTRE DANS LE REGARD D'AUTRUI.

ÊTRE DANS LE REGARD DES AUTRES.

 

Tout le monde, chez les Antoinistes du moins, connaît le cinquième principe :

 

«  Efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être votre ennemi, ce n'est que pour apprendre à vous connaître que le place sur votre chemin. Mais voyez le mal plutôt en vous qu'en lui, il en sera le remède souverain »

 

De même tout le monde a sûrement déjà été interpellé par ce passage du chapitre « LA CHARITE MORALE » :

 

« ...attendons-nous à ce qu'un de nos semblables surgisse tout-à-coup sur notre chemin ; mais ayons bien soin de ne pas y voir le mal voyons-y plutôt l'instrument de notre progrès ;... »

 

Mais nous sommes-nous déjà posé une bonne question ? Avons-nous déjà renversé ces deux propositions ?

 

Oui ! Il faut bien admettre que nous sommes souvent aussi cet « ennemi » qu'un autre croit voir en nous.

 

Oui ! Il faut aussi bien admettre que nous sommes souvent aussi ce « semblable » qui surgit inopinément sur le chemin des autres.

 

Dans le regard des autres, nous avons une image. Les autres peuvent avoir une opinion de nous. Il peuvent nous classer dans une catégorie. Nous sommes victimes de la « vue du mal » ou, tout au moins des jugements portés a priori.

 

C'est une image qui peut parfois nous coller au corps. C'est une image qui peut parfois nous faire souffrir. C'est une image qui peut parfois nous amener à agir autrement que nous le voudrions. Cette image peut aussi faire peur, ou faire envie, ou nous transformer en objet d'admiration. Nous pouvons aussi bien être un idéal pour autrui qu'un repoussoir.

 

Savoir que l'on est observé, voire épié, peut nous gêner. Au contraire, ne pas l'être peut signifier que l'on reste inaperçu aux yeux d'autrui, que l'on n'est pas intéressant.

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Faut-il redouter le regard des autres ? Cela signifie-t-il que nous dépendons toujours d'autrui ? Cela signifie-t-il que nous sonnes condamnés à nous comporter selon le regard d'autrui ? Ou alors, devons-nous à tout prix nous transformer pour contrecarrer le regard d'autrui ?

 

Cela doit amener une réflexion. Cette réflexion, nous la trouvons dans le chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE » :

 

«  Il arrive que des personnes nous sont sympathiques ou antipathiques sans raison déterminée. Avoir trop d'amour pour les uns et en manquer pour d'autres, ce n'est pas aimer en réalité, car celui qui possède l'amour vrai ne cesse jamais d'aimer ; il affectionne indistinctement les uns et les autres ; s'il ne peut dire du bien de ses semblables, il y a une raison, mais, du moins il n'en dira pas du mal. »

 

Nous trouvons aussi dans le chapitre « TOUT SAVOIR C'EST TOUT AIMER », cette petitre phrase que l'on doit bien méditer :

 

«  L'ignorance de nous-mêmes est la seule cause de nos contrariétés, c'est d'elle que surgissent les haine, les discordes aussi bien entre les membres de la famille qu'entre les adeptes d'une doctrine »

 

Par ce qui semble être un long détour nous revenons en quelque sorte à notre point de départ. Ce qui importe finalement, ce n'est pas l'image, fausse ou simplement déformée, que les autres peuvent avoir de nous, mais c'est l'image que nous avons nous-mêmes de notre propre personne.

 

Nous n'avons pas à nous à déterminer notre comportement pour répondre, affirmativement ou négativement, à l'image qu'on a de nous. Mais nous devons chercher à savoir qu'elle est notre véritable personnalité et agir en fonction. 

19:30 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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