22/08/2012

IL FAUT EVITER LE PROSELYTISME.

Il faut éviter le prosélytisme. Inutile de rappeler, une fois de plus, ce qui est dit dans le deuxième Principe;

" Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi dont l'intention serait de vous convertir. Si vous respectez tout crpyance et celui qui n'en a pas, vous savez, malgré votre ignorance, plus qu'il ne pourrait vous dire"

Je suis tombé par hasard sur le chapitre "NOUS NE POURRIONS POSSEDER NI LA FOI NI L'AMOUR SANS LES ACQUERIR PAR LA PRATIQUE DE LA CHARITE". Voici un petit extrait de ce chapitre dans lequel on peut vraiment apprécier toute la sagesse du Père ANTOINE:

" Souvent nous voudrions démontrer la réalité à quelqu'un qui ne pourrait encore la comprendre; ne serait-ce pas entraver son libre arbitre, notre désir de l'éclairer n'est-il pas dicté plutôt par une faiblesse ? Nous sommes parfois heureux lorsque notre raisonnement reçoit bon accueil, il noussempble avoir été compris; avons-nous puisé dans l'amour pour convaincre, n'ac=vons-nous pas agi avec plus d'acharnement que de sincérité ? Il est vrai que les fluides atteints par nos opinions nous convainquent, mais pas en réalité, car on ne peut être convaincu que par son expérience. C'est pour cette raison que par cette foi qui est de parti pris, on ne veut discuter la vérité de celui qui l'a acquise. Nous manions ces fluides suivant notre opinion et ils nous acharnent à tel point que nous nous révoltons contre ceux qui veulent nous contredire ou proclamer d'autres choses contraires à notre manière de voir. Il est impossible d'en faire savourer de plus purs à la personne qui n'en a pas le mérite. Ils ne pourraient lui être agréables et elle les réfutera sans même en demander l'explication, trop persuadée par celui de son atmosphère qui lui donne des pensées conformes à sa nature. Nous y entreprendre comme nous l'avons dit tantôt, ce ne serait plus éclairer mais éblouir."

Voilà, faire du prosélytisme c'est chercher à "éblouir" et non à "éclairer".

Dans l'évangile, nous trouvons aussi cette condamnation du prosélytisme. En Matthieu 23/15, Jésus dit : “Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous courez la mer et la terre pour faire un prosélyte; et, quand il l’est devenu, vous en faites un fils de la géhenne deux fois plus que vous.”

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10/08/2012

CE QUE NE SIGNIFIE PAS " & NE VOIR LE MAL EN RIEN"

Les adversaires de l'Antoinisme utilisent souvent cette phrase pour dire que les Antoinistes n'ont pas de morale. Il se basent sur ces mots pour prétendre que, pour les Antoinistes, l'aspect moral d'un acte n'a aucune importance. Peu importe comment on agirait, bien ou mal, cela n'aurait aucune importance. 

Nous pouvons conseiller la lecture du chapitre " L'EPREUVE DE L'ACTE DU BIEN ET L'EPREUVE DE L'ACTE DU MAL". Nous en avons extrait quelques passages:

" Je vous ai enseigné qu'il y a deux genres d'épreuves: celle de l'acte du bien et celle de l'acte du mal. Chaque fois que nous sortons de notre nature, en bien ou en mal, nous transgressons nécessairement la loi de notre atmosphère; dans l'un ou l'autre cas, nous la démolissons et nous sommes à l'épreuve. Si nous avons accompli un acte du bien, notre infraction à la lpoi nous vaut une souffrance morale qui se prolonge jusqu'à ce que nous ayons reconstruit notre atmosphère par le fluide qui découle de notre acte et qui est d'autant plus éthéré que celui-ci a plus d'importance; il contient par conséquent plus d'amour et plus de savoir. Mais nous ne sommes pas toujours courageux pour mener notre épreuve à bonne fin, de sorte que souvent, elle nous fait perdre le fruit que nous aurions dû récolter de notre acte, parce que nous ne sommes pas toujours disposés à démolir cette matière qui tient la place de la morale"

Plus loin:

" Quant à l'épreuve de l'acte du mal, nous la subissons en remplaçant la loi de notre atmosphère par une autre qui contient moins d'amour"

Et aussi:

" Je vuiens de vous dire que nous pouvons nous trouver indisposés pour avoir fait le bien comme pour avoir fait le mal. Dans l'un et l'autre cas nous sortons de notre nature, dans le premier cas nous atteignons un fluide plus éthéré et dans le second un plus compact.


 

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18:16 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/08/2012

" NE VOIR LE MAL EN RIEN "

 

« ...& ne voir le mal en rien »

 

«  Vous ne pouvez faire la morale à personne, ce serait prouver que vous ne faites pas bien, parce qu'elle ne s'enseigne pas par la parole mais par l'exemple et ne voir le mal en rien. »

 

Nous revenons toujours à cette idée de regard, de « vue du mal ». Mais ne devrait-on pas aussi tout aussi bien dire « ...et ne voir le bien en rien »

 

En effet, ce qui est important, c'est de souligner cette puissance du regard porté par autrui sur nous et du regard porté par nous sur autrui. Il importe que celui-ci ne soit pas entaché de parti pris, qu'il soit dépourvu de jugement a priori, qu'il soit exempt de toute subjectivité mal fondée.

 

Si forts que nous croyons être, nous restons constamment soumis au regard, à l'appréciation et au jugement des autres, de nos semblables. Cela nous pousse à avoir un comportement qui n'est pas nécessairement celui que nous dicterait notre personnalité réelle. Ainsi nous pourrions nous écarter de notre naturel et avoir ainsi un comportement étrange, un véritable dédoublement de la personnalité. Cela peut aussi nous amener, au contraire, à adopter une attitude strictement défensive, à nous enfermer sur nous-mêmes, à construire des défenses de façon à empêcher ce que nous considérons comme des intrusions.

 

Il est évident que lorsque nous disons « nous », c'est exactement la même chose que si nous disions « les autres ». Toutes ces propositions peuvent toujours être inversées.

 

"Autrui" est ce qui nous différencie de nos semblables, ce que nous ne pouvons apprécier totalement à cause de notre subjectivité, de nos jugements portés a priori. Peut-on considérer « autrui » comme un juge dont le seul regard sur nous va délivrer une sentence ? Faut-il redouter de voir toutes les lignes de défenses dont on a parlé au paragraphe précédent céder sous cette subite intrusion de l'autre ?

 

Quand J.P.Sartre disait :" L'enfer, c'est les autres", il visait précisément ce regard, ce jugement que les autres ont sur nous. Mais cela pourrit aussi être la définition de l'indulgence dont nous faisons preuve à notre propre égard: notre « vue du mal » nous pousse naturellement à l'indulgence vis-à-vis de nous-mêmes, le mal vient des autres et non de nous-mêmes.

 

Cela est réfuté par le Père ANTOINE dans son Enseignement. Ainsi dans le chapitre «  NOUS NE POURRIONS POSSEDER NI LA FOI NI L'AMOUR SANS LES ACQUERIR PAR LA PRATIQUE DE LA CHARITE ”, le Père ANTOINE répond à un adepte qui lui pose la question suivante:

 

J'ai remarqué que votre enseignement préconise d'aimer. En effet, nous sommes loin de posséder cet amour vrai. Pour l'acquérir, ne devrions-nous pas nous défendre contre l'imagination du mal ? “

 

Le Père ANTOINE répond:

 

Vous avez raison; si nous travaillions avec zèle, avec cette pensée, nous serions d'autant plus heureux. Malheureusement nous nous appliquons parfois à constater le manque d'amour de nos semblables et nous en souffrons, sans songer davantage à aimer nous-mêmes. Ëtre affligé de ec qu'une personne n'éprouve pour nous que de la froideur, n'est-ce pas la preuve que l'amour nous fait également défaut ? Si nous aimions, nous n'aurions pas cette vue. Pour bien raisonner cette question, nous devrions nous analyser sincèrement, sans nulle prétention de paraître ce que nous ne sommes pas, nous étudier avant d'accuser autrui.”

 

On devrait toujours se poser ces questions:

 

  • qu'est-ce que chacun doit aux autres ?

  • Sommes-nous solidaires, reliés aux autres ou pratiquons-nous la loi du “chacun pour soi” ?

 

 

 

 

 

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