09/09/2012

TOUJOURS LE DOUTE. SUR UNE CITATION D'EMIL CIORAN.

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« Si j’étais chargé de classer les misères humaines, je le ferais dans cet ordre : la maladie, la mort, le doute. »

 

 

Emil Cioran (1911-1995)

 

Le doute, toujours le doute, cet affreux doute qui hante l'esprit du Père ANTOINE. Voici un petit texte, le chapitre « LE MOI CONSCIENT ET LE MOI INTELLIGENT » dans lequel il revient, une fois de plus, sur le sujet :

 

«  L'avenir est une énigme inquiétante pour celui qui ne possède pas la foi qui rassure. »

 

Ici, le Père ANTOINE ne revient pas avec le cliché de « la foi qui soulève les montagnes ». Il se contente de dire que la foi véritable, à distinguer de la croyance ou de l'obéissance fataliste ou fanatique, rassure celui qui la détient. Il poursuit :

 

« La crainte de manquer un jour du nécessaire nous préoccupe à tel point que nous en oublions les devoirs moraux qui affluent sur le chemin que nous nous efforçons de suivre. »

 

Ici, nous pouvons remarquer le rappel qui est fait de l'obligation morale qui s'impose naturellement aux adeptes qui veulent appliquer l'Enseignement Antoiniste. Il y a donc pour les Antoinistes un devoir moral à accomplir, une voie morale à suivre. Celle-ci n'est pas aisée. Il s'explique :

 

« Il est vrai que nous devons entretenir le corps afin de trouver en lui un instrument propice à la prompte exécution de nos devoirs, mais la foi nous procurerait journellement ce dont nous avons besoin. C'est le doute seul qui nous fait prendre une route contraire ; nous en avons déjà tant raisonné que chacun de nous peut s'en faire une idée. Nous savons qu'il provoque la vue du mal puisqu'il exclut l'amour et que nous ne disposons alors que de fluides épais pesant sur notre organisme, nous attristant parfois jusqu'aux larmes. »

 

Nous avons déjà beaucoup écrit sur la question des fluides découlant d'une pensée ou d'une action ou les accompagnant ou, par ricochet ou voie de conséquence en provoquant d'autres. Poursuivons la lecture, nous abordons la puissance de l'esprit :

 

«  Cependant puisque l'esprit joue sur les fluides aussi aisément qu'un pianiste sur un clavier, n'est-il pas libre de toucher ceux qui lui agréent au lieu d'autres qui pourraient l'accabler ? Il le peut, mais nous ne fuyons pas volontiers celui qui nous ranime momentanément par notre faiblesse. »

 

Maintenant un autre sujet qui rappelle la première ligne du chapitre ( «  L'avenir est une énigme inquiétante pour celui qui ne possède pas la foi qui rassure. » )

 

Une des grandes craintes vis-à-vis de l'avenir est la crainte du manque de moyens financiers. C'est l'objet du passage suivant :

 

«  Naguère nous avons raisonné de l'amour de l'or ; nous avons dit qu'il tient en nous la place de l'amour vrai, qu'il nous cajole à tel point que nous empêchons ce dernier de nous pénétrer, quoique nous sachions combien il peut nous rendre courageux, tout en nous faisant surmonter les mauvaises pensées qui résultent de la matière. Refuser un tel réconfort peut paraître étrange, mais notre doute nous le voile. Aussi longtemps que nous manierons des fluides sans amour, notre imperfection nous donnera telles pensées. »

 

Maintenant, nous en revenons à d'autres grands principes de l'Antoinisme : Dieu, avancement, intelligence et conscience :

 

«  Si nous avons en DIEU la croyance qui nous permet qui nous permet de comprendre le travail que nécessite notre avancement, des combats terribles doivent s'engager en nous entre l'intelligence et la conscience ; si nous laissons dominer la première, nous puisons dans des fluides grossiers qui nous constituent une atmosphère plus ou moins compacte ; impossible de la franchir pour atteindre à de meilleures contenant un plus grand amour. Nous nous abstenons de faire le bien, malgré les inspirations que nous recevons, nous voulons remplir un devoir et nous n'en avons plus le courage. »

17:54 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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