02/12/2012

LE DOUTE: UN MAUVAIS CHOIX.


LE DOUTE: L'HESITATION DEVANT UN EMBRANCHEMENT.

 

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Voici un texte du Père ANTOINE, tiré du chapitre «  L'INTELLIGENCE HUMAINE COMPAREE A L'INSTINCT ANIMAL » :

 

« ...si nous n'avions qu'un chemin à suivre, celui de la vérité, nous serions toujours certains d'y arriver puisqu'il serait impossible de nous en dispenser. Le deuxième nous donne la faculté de choisir. Disons que l'erreur est aussi utile. Simples et ignorants, dans la réalité nous n'étions pas heureux parce que nous n'aurions su l'apprécier. Mais le doute, l'intelligence qui est le deuxième chemin, nous rend libres » en nous dirigeant à travers la matière qui n'est que tribulations, l'erreur d'où nous vient la souffrance ; nous devons passer par le mal pour comprendre le bien. C'est ainsi que la personne qui naît et vit dans l'opulence, ignore le bonheur que peut lui donner la fortune parce qu'elle le profane en plaisirs non réels., peut-être même au détriment de celui de son semblable. Il en serait tout autrement si elle avait d'abord éprouvé la misère qu'aurait pu lui donner la pauvreté, alors elle aurait su en jouir.

Donc avant de nous développer l'intelligence, nous nous servions de l'instinct, et nous agissions avec certitude parce que nous ne reconnaissions que la vérité, impossible de nous égarer puisque tout autre chemin nous était ignoré. Si nous voulons nous comparer à celui que la fortune a, dès sa naissance, favorisé, nous comprendrons que comme lui nous n'étions pas heureux. Nés dans l'aisance, nous ne nous en réjouissons pas, c'est le malheur qui fait apprécier le bonheur, comme la maladie fait apprécier la santé. Le bien que nous n'avons pas mérité devient à la longue un fardeau. »

 

Le Père ANTOINE en arrive maintenant à cette fameuse théorie des deux chemins :

 

« Voilà pourquoi nous avons deux chemins, libre à nous de prendre celui de la vérité ou celui de l'erreur. Ainsi s'expliquent nos deux individualités, l'une est le moi conscient et l'autre le moi intelligent. 

C'est à l'embranchement que celle-ci contrarie l'instinct pour le faire servir à ses vues, il n'est plus que son instrument. Nous recourons instinctivement à la matière par l'intelligence d'où résultent toutes nos pensées et nous recourons de la même façon à la morale par notre amour. Mais il est d'autant plus difficile de nous maintenir dans le bon chemin, celui de la vérité, que l'autre nous en a éloignés pour en avoir douté. »

 

Nous devons aborder ici la nécessité de devoir s'assumer, ce qui est la clé du progrès personnel. Plus nous nous assumerons et plus nous deviendrons les vrais maîtres de notre vie. Fini, nous ne nous laisserons plus ébranler par le doute. Derrière nos faiblesses se terrent des frayeurs, des craintes, des contradictions, des blessures conservées souvent à notre insu .

À l'inverse, moins une personne s'assume, plus elle devient dépendante. Plus elle tente de répondre aux demandes ou aux attentes, souvent simplement supposées, d'autrui en se reniant. Elle devient à la merci de son entourage.

 

Il faudra donc faire son introspection et reconnaître toutes ces peurs, ces craintes, ces manquements, ces blessures et les comprendre afin de les intégrer et de les dépasser.

Sinon, nous partons vers un cheminement néfaste. Placé devant l'embranchement, nous doutons et nous choisissons la mauvaise voie.


16:25 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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