22/12/2012

" Un frère qui est aidé par un frère...": Développement.

Revenons à cette citation. Cela renverse le propos habituellement rencontré qui veut que celui qui aide ou a aidé quelqu'un sort renforcé moralement et, pour les antoinistes, a gravi un échelon sur l'échelle du progrès.

 

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Cette citation nous fait voir la situation d'un autre regard: celui qui a reçu une aide, mais une aide sans condition ni contrepartie ni esprit de soumission, sort aussi renforcé moralement, autant que celui qui a prodigué l'aide.

 

Rien d'étonnant, nous avons simplement là la notion de "solidarité".

 

Dans le chapitre " LA SOLIDARITE ", nous pouvons tirer ce passage du Père ANTOINE:

 

" Dire à quelqu'un que c'est grâce à lui que l'on est heureux, ce n'est pas déraisonner. Ce langage est celui de la reconnaissance et si nous ne la témoignons pas toujours, notre coeur la ressent intérieurement, nous aimons trop celui qui nous est venu en aide. Est-ce abdiquer son indépendance ? Pas plus que nous ne le faisons quand nous adorons DIEU qui nous permet d'atteindre à son amour. La personne qui nous aide, si elle n'est pas DIEU, Le représente; elle a droit à notre amour et à notre respect."

 

Fort bien dit, mais nous n'avons ici que la description des relations de reconnaissance entre l'aidant et l'aidé. Allons un phrase plus loin et nous verrons comment cette aide sert à renforcer moralement celui qui l'a reçue:

 

 " C'est un bonheur du reste pour quiconque travaille selon sa conscience et jouit de la gloire de ses oeuvres, de reconnaître à qui il doit le remède de son doute et de ses souffrances; il communique à d'autres sa confiance et leur inspirte le désir d'entreprendre la même voie. c'est ainsi que t

ous sont appelés à coopérer à la grande oeuvre du progrès."

 

Donc, il est dit ici très clairement que la personne qui a reçu une aideen sort renforcé.

 

Nous avons parlé de la "solidarité". Dans le chapitre "LE DEVOIR IMPOSE LA PRATIQUE DES LOIS MORALES", le Père ANTOINE nous met en garde contre de fausses interprétations de cette notion:

 

" La solidarité ne consiste pas à approuver les actes de quelqu'un puis à lui en signaler d'autres, contraires à sa nature; autant vouloir se servir d'un outil en bois pour travailler le fer. La personne élevée éclaire son semblable en l'approcant avec amour, en assimilant insensiblement ses fluides aux siens; par le dévouement qu'elle témoigne à ses inférieurs, elle s'élève tout en les réconfortant d'autant plus qu'elle éprouvfe la plaisir de leur venir en aidee. Telle est la solidarité."

Nous trouvons dans ce passage, un rappel à l'ordre vis-à-vis de tous ceux qui se trouveraient dans la position de pouvoir aider un frère. Il nous indique les pièges qui peuvent être rencontrés et comment les éviter.

Il n'est pas inutile de rappeler ce qui a été écrit plus haut, car c'est bien éclairé ici:

 

' Cette citation nous fait voir la situation d'un autre regard: celui qui a reçu une aide, mais une aide sans condition ni contrepartie ni esprit de soumission, sort aussi renforcé moralement, autant que celui qui a prodigué l'aide."

16:24 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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