29/12/2012

REFLEXION SUR LE MONOTHEISME ( Bruno LATOUR )

Voici un texte extrait d'une interview du philosophe français Bruno LATOUR. On n'est évidemment pas obligé d'adhérer à son point de vue. Ces remarques sont néanmoins pertinentes. Nous essaierons de voir plus tard ce qu'il en est dans l'Enseignement Antoiniste.

" Le monothéisme organise le monde autour d'un seul type de distinction, entre le vrai et le faux. Les polythéistes ne se demandaient pas si telle idole était un vrai ou un faux dieu. Ils comparaient les dieux entre les différentes cités et établissaiern,t des tables d'équivalence des divinités pour faciliter les échanges. MOÏSE est le premier à faire le tri. Pourchassant les faux dieux, il détruit les idoles et invente un dieu qui n'est pas fait de main d'homme: un dieu révélé. Or séparer le vrai du faux de cette seule façon, c'est très exactement le modèle de ce qu'on appelle aujourd'hui la pensée critique, et donc en partioe des sciences sociales. Héritière du monothéisme, la pensée critique divise le monde entre ceux qui sont victimes des superstitions ( le primitif, le superstitieux, le croyant  et ceux qui en ont été libérés ( le scientifique, le rationnel, l'Occidental )."

 

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Tableau de DALI

 

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22/12/2012

" Un frère qui est aidé par un frère...": Développement.

Revenons à cette citation. Cela renverse le propos habituellement rencontré qui veut que celui qui aide ou a aidé quelqu'un sort renforcé moralement et, pour les antoinistes, a gravi un échelon sur l'échelle du progrès.

 

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Cette citation nous fait voir la situation d'un autre regard: celui qui a reçu une aide, mais une aide sans condition ni contrepartie ni esprit de soumission, sort aussi renforcé moralement, autant que celui qui a prodigué l'aide.

 

Rien d'étonnant, nous avons simplement là la notion de "solidarité".

 

Dans le chapitre " LA SOLIDARITE ", nous pouvons tirer ce passage du Père ANTOINE:

 

" Dire à quelqu'un que c'est grâce à lui que l'on est heureux, ce n'est pas déraisonner. Ce langage est celui de la reconnaissance et si nous ne la témoignons pas toujours, notre coeur la ressent intérieurement, nous aimons trop celui qui nous est venu en aide. Est-ce abdiquer son indépendance ? Pas plus que nous ne le faisons quand nous adorons DIEU qui nous permet d'atteindre à son amour. La personne qui nous aide, si elle n'est pas DIEU, Le représente; elle a droit à notre amour et à notre respect."

 

Fort bien dit, mais nous n'avons ici que la description des relations de reconnaissance entre l'aidant et l'aidé. Allons un phrase plus loin et nous verrons comment cette aide sert à renforcer moralement celui qui l'a reçue:

 

 " C'est un bonheur du reste pour quiconque travaille selon sa conscience et jouit de la gloire de ses oeuvres, de reconnaître à qui il doit le remède de son doute et de ses souffrances; il communique à d'autres sa confiance et leur inspirte le désir d'entreprendre la même voie. c'est ainsi que t

ous sont appelés à coopérer à la grande oeuvre du progrès."

 

Donc, il est dit ici très clairement que la personne qui a reçu une aideen sort renforcé.

 

Nous avons parlé de la "solidarité". Dans le chapitre "LE DEVOIR IMPOSE LA PRATIQUE DES LOIS MORALES", le Père ANTOINE nous met en garde contre de fausses interprétations de cette notion:

 

" La solidarité ne consiste pas à approuver les actes de quelqu'un puis à lui en signaler d'autres, contraires à sa nature; autant vouloir se servir d'un outil en bois pour travailler le fer. La personne élevée éclaire son semblable en l'approcant avec amour, en assimilant insensiblement ses fluides aux siens; par le dévouement qu'elle témoigne à ses inférieurs, elle s'élève tout en les réconfortant d'autant plus qu'elle éprouvfe la plaisir de leur venir en aidee. Telle est la solidarité."

Nous trouvons dans ce passage, un rappel à l'ordre vis-à-vis de tous ceux qui se trouveraient dans la position de pouvoir aider un frère. Il nous indique les pièges qui peuvent être rencontrés et comment les éviter.

Il n'est pas inutile de rappeler ce qui a été écrit plus haut, car c'est bien éclairé ici:

 

' Cette citation nous fait voir la situation d'un autre regard: celui qui a reçu une aide, mais une aide sans condition ni contrepartie ni esprit de soumission, sort aussi renforcé moralement, autant que celui qui a prodigué l'aide."

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19/12/2012

LA BONTE DU PERE ANTOINE ( EXTRAIT DE ROBERT VIVIER °

Extrait du roman de Robert VIVIER

" DELIVREZ-NOUS DU MAL "

« Nous, pauvres gens, nous ne demanderions pas mieux que de nourrir notre pensée, de cultiver notre âme, mais le corps est là qui attend sa pitance, et ui, dès qu’il est en danger, appelle à longs cris, s’accroche à l’âme avec la frénésie aveugle d’un homme qui se noie. Et alors l’âme s’alarme à son tour, à la fois effrayée et pitoyable. Elle est habituée au corps. Elle sent ses douleurs comme siennes, il faut qu’elle l’aide, qu’ils se sauvent ensemble pour que cette vie continue. Elle le rassure, cherche pour lui une espérance, un moyen de salut. C’est elle qui le conduit chez Antoine.
Et Antoine ne s’y trompait pas. Dans ces malades qui se présentaient toujours plus nombreux aux séances, il ne voyait pas les corps, mais les âmes en alarmes qui lui amenaient ces corps souffrants. Et à travers son corps à lui passait l’alerte, l’appel adressé par ces âmes à son âme. Voilà où le médecin est impuissant. Il a sa science et ses recettes, ses livres, ses médicaments matériels, et voit les blessures des corps avec ses yeux de matière. Tandis que chez Antoine, grâce à la force du fluide et à l’assistance des guides, il se produisait un mystérieux colloque d’esprits, celui du guérisseur et celui du patient lui-même, penchés tous deux comme des médecins consultants au chevet du corps qui souffre.
L’expérience avait plus d’une fois montré à Antoine que ni lui ni les esprits-guides ne pouvaient rien s’ils étaient seulement en présence du corps, et si l’âme du patient ne participait pas à ces colloques, si elle ne les rejoignait pas pour collaborer avec eux. L’esprit du guérisseur ne peut atteindre le corps souffrant par une voie directe, car il ne lui est pas uni par le mystère de la naissance. Combien de fois Antoine n’avait-il pas échoué parce que l’esprit du malade, distrait ou durci par le doute, ne lui permettrait pas de lire dans le corps qu’il avait devant lui…
― Vous devez avoir la foi, répétait-il. Venez me voir dès que vous en avez la pensée. Et, pendant que vous êtes ici, travaillez avec moi.
Sans la foi du malade, le corps reste entouré d’un mur opaque. Avec sa foi tout devient transparent aux yeux du guérisseur.
»

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Localisation des temples antoistes en Belgique.

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Localisation des temples antoinistes en France.


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SUR LA SOLIDARITE.

" Un frère qui est aidé par un frère est comme une cité fortifiée"

Citation puisée chez Jean TOUSSEUL.

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11/12/2012

COMMENT RECONNAÎTRE UNE PENSEE HONTEUSE ?

 

 

statue-honte.jpgComment reconnaître si une pensée traverse notre esprit est une pensée dont nous devons avoir honte ?

Ce n'est pas difficile !

Il suffit de se poser la question suivante:

" Serions-nous honteux d'exprimer à voix haute, en public, la pensée qui nous vient à l'esprit ? "

Si oui, c'est que notre pensée est une pensée dont nous devons être honteux !

Un petit rappel d'un passage de l'Enseignement, puisé dans le chapitre " ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL, LE BIEN, INTERPRETE L'OPPOSE DE LA REALITE ":

" Je ne cesse de le répéter et craindrais même de lasser ceux qui ont déjàcompris: nous ne voyons le mal en autrui qu'avec celui qui est en nous, quand nous l'aurons surmonté nous ne le verrons plus en rien. Mais il n'est pas nécessaire d'être arrivé là pour être persuadé de cette vérité: chacun de nous peut s'en rendre compte, les fluides par lesquels elle se manifeste sont là pour l'un comme pour l'autre, toutefois pour les acquérir, ,il faut prendre la tâche à coeur et non seulement travailler pour avoir le plaisir d'arriver à une certitude: notre intention doit être plutôt de nous améliorer, c'est la seule chose qui nous puisse convaincre de ce qui existe comme de ce qui ne peut exister. Car par notre amélioration nous acquerrons la foi et avec cette vertu plus rien ne nous sera ignoré."

 

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10/12/2012

SUR L'INDIFFERENCE: APHORISME.

 

 

 

L'indifférence, le manque d'empathie est déjà une forme de mépris.

Il y a des gens qui baissent la tête face au mépris.

Ce phénomène révèle une inquiétante acceptation de la soumission.

Voici aussi une pensée d'Elie WIESEL:

 

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02/12/2012

LE DOUTE: UN MAUVAIS CHOIX.


LE DOUTE: L'HESITATION DEVANT UN EMBRANCHEMENT.

 

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Voici un texte du Père ANTOINE, tiré du chapitre «  L'INTELLIGENCE HUMAINE COMPAREE A L'INSTINCT ANIMAL » :

 

« ...si nous n'avions qu'un chemin à suivre, celui de la vérité, nous serions toujours certains d'y arriver puisqu'il serait impossible de nous en dispenser. Le deuxième nous donne la faculté de choisir. Disons que l'erreur est aussi utile. Simples et ignorants, dans la réalité nous n'étions pas heureux parce que nous n'aurions su l'apprécier. Mais le doute, l'intelligence qui est le deuxième chemin, nous rend libres » en nous dirigeant à travers la matière qui n'est que tribulations, l'erreur d'où nous vient la souffrance ; nous devons passer par le mal pour comprendre le bien. C'est ainsi que la personne qui naît et vit dans l'opulence, ignore le bonheur que peut lui donner la fortune parce qu'elle le profane en plaisirs non réels., peut-être même au détriment de celui de son semblable. Il en serait tout autrement si elle avait d'abord éprouvé la misère qu'aurait pu lui donner la pauvreté, alors elle aurait su en jouir.

Donc avant de nous développer l'intelligence, nous nous servions de l'instinct, et nous agissions avec certitude parce que nous ne reconnaissions que la vérité, impossible de nous égarer puisque tout autre chemin nous était ignoré. Si nous voulons nous comparer à celui que la fortune a, dès sa naissance, favorisé, nous comprendrons que comme lui nous n'étions pas heureux. Nés dans l'aisance, nous ne nous en réjouissons pas, c'est le malheur qui fait apprécier le bonheur, comme la maladie fait apprécier la santé. Le bien que nous n'avons pas mérité devient à la longue un fardeau. »

 

Le Père ANTOINE en arrive maintenant à cette fameuse théorie des deux chemins :

 

« Voilà pourquoi nous avons deux chemins, libre à nous de prendre celui de la vérité ou celui de l'erreur. Ainsi s'expliquent nos deux individualités, l'une est le moi conscient et l'autre le moi intelligent. 

C'est à l'embranchement que celle-ci contrarie l'instinct pour le faire servir à ses vues, il n'est plus que son instrument. Nous recourons instinctivement à la matière par l'intelligence d'où résultent toutes nos pensées et nous recourons de la même façon à la morale par notre amour. Mais il est d'autant plus difficile de nous maintenir dans le bon chemin, celui de la vérité, que l'autre nous en a éloignés pour en avoir douté. »

 

Nous devons aborder ici la nécessité de devoir s'assumer, ce qui est la clé du progrès personnel. Plus nous nous assumerons et plus nous deviendrons les vrais maîtres de notre vie. Fini, nous ne nous laisserons plus ébranler par le doute. Derrière nos faiblesses se terrent des frayeurs, des craintes, des contradictions, des blessures conservées souvent à notre insu .

À l'inverse, moins une personne s'assume, plus elle devient dépendante. Plus elle tente de répondre aux demandes ou aux attentes, souvent simplement supposées, d'autrui en se reniant. Elle devient à la merci de son entourage.

 

Il faudra donc faire son introspection et reconnaître toutes ces peurs, ces craintes, ces manquements, ces blessures et les comprendre afin de les intégrer et de les dépasser.

Sinon, nous partons vers un cheminement néfaste. Placé devant l'embranchement, nous doutons et nous choisissons la mauvaise voie.


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