19/01/2013

NE PAS FAIRE LE BIEN C'EST ENCORE FAIRE LE MAL!

"Pécher n'est pas faire le mal. Le vrai péché, c'est de ne pas faire le bien."

de Pier Paolo Pasolini

Cela nous amène à une quetion piège posée au Père ANTOINE. Elle, et sa réponse, fait partie du chapitre " LE MATERIALISTE, LE FANATIQUE ET LE VRAI CROYANT ". La voici:

" Le matérialiste est-il coupable en se mêlant à la lutte sociale, puisqu'il agit selon sa nature ? Celui qui pratique la morale pourrait-il faire de même ? Ne serait-ce pas s'exposer aux reproches de sa conscience ?"

Autrement dit, ou sous-entendu, les Antoinistes qui, en général, sont issus des classes populaires doivent-ils se tenir à l'écart des revendications sociales ? Ces préoccupations ne sont-elles pas naturellement le fait des incroyants ? Les Antoinistes qui le feraient ne s'exposent-ils pas aux reproches de leur conscience ? Ne doivent-ils pas se cantonner aux activités purement spirituelles ? On perçoit bien ici le piège tendu, peut-être inconsciemment au Père ANTOINE. Voici sa réponse:

" Plus l'homme est élevé, plus il a de la responsabilité; pour peu qu'il déroge au devoir, il souffrira beaucoup là où d'autres, plus arriérés, ne le feront que légèrement. Tant que nous respectons le fluide qui nous entoure et que nous avons acquis, nous sommes dans la loi et nous avons le droit de le propager. Mais si inférieurs que nous soyons, si nous nous servons d'un fluide plus grossier, nous sommes coupables et la conscience nous le rappelle. ce n'est pas la gravité de l'acte considéré en lui-même qui fait notre souffrance mais notre degré d'élévation morale, parce que plus nous sommes élévés, plus nous sommes sensibles à la conscience, plus nous ressentons le remords.

  L'intelligence reste pour ainsi dire étrangère dans ce domaine. trop satisfaite de son développement, de ses raisonnements logiques, elle ne se préoccupe pas d'agir par elle-même dans le sens voulu. Quoique réjouie du dévouement des autres, elle trouve l'effort moral d'autant plus difficile qu'elle est plus développée et elle s'abstient, dans la certitude de n'encourir aucune peine."

On a peut-être peine à suivre le raisonnement du Père ANTOINE. Ce qui est clair, c'est qu'il n'embraie nullement sur le raisonnement de son interrogateur ? Il commencfe par bien situer la position de l'homme moral, de la conscience. Et, c'est clair pour lui: plus l'homme est élevé dans l'échelle du progrès, plus il a de responsabilité et, aussi, plus sa conscience le fera souffrir s'il déroge à ses devoirs. Autrement dit aussi, tout est d'abord une question de fluide. Le tout est de savoir dans quel fluide on puise. S'agit-il d'un fluide positif ou d'un fluide néfaste. ce que l'on fait, le fait-on dans un bon esprit ou le fait-on dans un but purement intéressé ou même dans l'intention de nuire ?

L'abstention semble plutôt être le fruit de l'intelligence qui, par excès de prudence, préfère s'abstenir et se réjouir  du dévouement et des risques pris par les autres.

Voici la conclusion du Père ANTOINE:

" Mais faut-il viser le bien matériel ou son progrès ? Nous le savons, ne pas faire le bien, c'est encore faire le mal, c'est méconnaître la loi de la conscience, c'est se condamner à vivre dans un état inférieur."

L'interlocuteur revient à charge:

" Si j'ai bien compris votre enseignement, Père, l'homme s'égare dans le domaine moral tout aussi bien que dans le domaine matériel ?"

Voici la réponse du Père ANTOINE qui clôture sans appel:

" Nous avons dit maintes fois que la vérité est relative, que nous construisons aujourd'hui pour démolir demain. Chacun agit suivant son degré d'élévation, l'intention est tout; si elle nous paraît louable, ce serait montrer de l'égoïsme que de ne pas l'exécuter..."

On apprécie le développement du Père ANTOINE et le cheminement de sa pensée. Il pèse bien tous ses mots. Il y a des mots qui, par eux-mêmes , sont néfastes, causent beaucoup de tort, voire même être mortels qui peuvent transformer quelqu'un ou un groupe en malfaisants. En revanche, il y a aussi des mots qui peusvent sauver, qui peuvent réconforter. Il se garde toujours bien d'avoir des mots qui condamnent, qui font mal. C'est le motif de ses très longues explications.

 

Atrides.jpg

IL FAUT EVITER LES MOTS QUI FONT MAL.

 

 

18:51 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.