23/01/2013

L'ENFER EST PAVE DE BONNES INTENTIONS"

 

L'ENFER EST PAVE DE BONNES INTENTIONS.

 

Nous avons déjà eu l'occasion de dire qu'il faut renoncer à tout manichéisme. Autrement dit rien n'est entièrement blanc ni entièrement noir. Nous l'avons déjà expliquer lorsque nous avons parlé de la problématique des péchés capitaux.

 

Les sentiments, les idées, les opinions, les comportements ne sont jamais à classer dans la catégorie « bons » ou « mauvais ». Il faut considérer que chaque opinion, chaque prédisposition s trouve sur une palette et que l'on glisse facilement du «positif vers le négatif, parfois sans s'en rendre compte ou tout simplement poussé par un souci excessif de bien faire.

 

Ce souci excessif de bien faire, devient vite de l'intransigeance, puis de l'intégrisme, puis du fanatisme.

 

Prenons un exemple. On a une certaine idée de ce que doit être un bon comportement dans un domaine ou l'autre. Par souci de vouloir atteindre la perfection dans ce domaine, on peut devenir intransigeant. On adoptera un comportement sans aucune concession pour soi-même. Cela ne peut devenir grave que pour soi-même. On peut refuser toute nourriture carnée par exemple et être très exigeant. On refusera toute nourriture qui peut avoir un composant venant de l'animal. On ne court de risque que pour soi-même.

 

Mais de l'intransigeance pour soi, on voit qu'on peut déjà atteindre à l'intégrisme. Passe encore aussi longtemps que cela ne concerne que l'individu lui-même.

 

Où cela devient plus grave, c'est quand on glisse de l'intégrisme individuel à l'intégrisme pour la collectivité. Puis, étape suivante, au fanatisme : on se mettra à empêcher les autres, même avec qui on a aucune relation personnelle, à pratiquer différemment.

 

De l'intégrisme, on est vite parti vers le fanatisme. On se mettra à pourchasser tous ceux qui agissent différemment.

 

Ici, nous avons pris un exemple un peu simpliste, volontairement. Quand cela devient réellement grave, c'est quand on aborde le domaine spirituel, moral ou religieux. Au départ d'une idée intransigeante sur une question morale ou de société, si on applique le même principe que celui de l'exemple cela débouche sur le fanatisme.

 

En bref, est de mauvaise source toute idée selon laquelle son mode de pensée individuel est le seul mode correct, que sa croyance est la seule croyance valable, que la façon dont la croyance s'extériorise est la seule correcte, que sa conception de la divinité est la seule à être intégralement correcte.

 

A force de vouloir atteindre à ce que l'on croit être la perfection, on peut finir par commettre des actes néfastes. Tout cela en restant sur la même « palette ». Au début, on recherche le bien puis on s'aveugle et, tout en poursuivant toujours le même but, on peut déboucher sur des atrocités. Les livres d'histoire en sont pleins. Les pages des faits-divers des journaux également.

 

Comme la sagesse populaire le dit : « L'enfer est pavé de bonnes intentions ».

 

Ce proverbe fait allusions aux personnes qui ont commis des crimes sous couvert de défendre un idéal, à l'image notamment des régimes totalitaires du Xxe siècle et de toutes les guerres de religion. Ce n'est pas parce qu'on croit faire le bien qu'on le fait réellement. Malgré les bonnes intentions du départ , les moyens utilisés pour les réaliser doivent rester bons , sinon le résultat est épouvantable. Parfois on commet de mauvaises choses, sous couvert de bonnes intentions.

Quand quelqu'un est animé de bonnes intentions, il peut arriver à faire des catastrophes et avoir de mauvais résultats, même si elle est pleine de bonne volonté.

On peut citer un passage du chapitre « LOI DE LA CONSCIENCE » :

«  Si DIEU avait établi des lois pour aller à LUI, elles seraient une entrave à notre libre-arbitre ; fussent-elles relatives ou absolues, elles seraient obligatoires puisque nous ne pourrions nous en dispenser pour atteindre au but. Mais DIEU laisse à chacun, suivant sa nécessité, la faculté d'établir ses lois, c'est encore une preuve de son amour. »

Et aussi dans le chapitre « LOIS DITES DE DIEU » :

«  Nous devons voir en DIEU plus de bonté et plus d'amour, il n'est pas possible qu'Il ait imposé des conditions pour aller à Lui, sachant que notre faiblesse est incapable de les respecter ; imparfaits, matériels comme nous le sommes, nous ne serions pas coupables en les enfreignant. Disons plutôt que DIEU nous a donné la faculté de créer des lois nous-mêmes au fur et à masure que notre intelligence se développe. »

Et aussi dans le chapitre « LE DESINTERESSEMENT ET LA FOI » :

« Si nous avons le droit de prêcher quelque chose, c'est la liberté: c'est elle qui préparera l'avènement de la fraternité. Si je disais qu'il faut posséder, j'imposerais encore des lois.Croisades.jpg

Que d'horreurs commises au nom de DIEU!

19:20 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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