31/01/2013

"L'ENFER EST PAVE DE BONNES INTENTIONS": PENSEE.

Très souvent, c'est sous le prétexte de la recherche du bien le plus exigeant, le plus pur que l'homme s'arroge le droit de commettre ce qu'il y a de pire. Les génocides, dans l'histoire, peuvent tous s'expliquer par ce principe !

 

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En effet, pour avoir le courage de dépasser toutes les bornes fixées par la morale courante, il faut être mû par cette justification frénétique de l'obéissance à une morale supérieure à la morale courante.

Autrement dit, la morale courante, c'est valable pour les gens qui ne sortent pas du lot. Les individus supérieurs peuvent s'en affranchir.

Bien souvent, le pire est la conséquence d'une recherche fiévreuse et obsédante d'un bien supérieur !

Un bel exemple: la croisade contre les Albigeois, chantée par Soeur SOURIRE, sûrement bien inconsciente de ce qu'elle disait. ( " Dominique, nique..." )

 

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23/01/2013

L'ENFER EST PAVE DE BONNES INTENTIONS"

 

L'ENFER EST PAVE DE BONNES INTENTIONS.

 

Nous avons déjà eu l'occasion de dire qu'il faut renoncer à tout manichéisme. Autrement dit rien n'est entièrement blanc ni entièrement noir. Nous l'avons déjà expliquer lorsque nous avons parlé de la problématique des péchés capitaux.

 

Les sentiments, les idées, les opinions, les comportements ne sont jamais à classer dans la catégorie « bons » ou « mauvais ». Il faut considérer que chaque opinion, chaque prédisposition s trouve sur une palette et que l'on glisse facilement du «positif vers le négatif, parfois sans s'en rendre compte ou tout simplement poussé par un souci excessif de bien faire.

 

Ce souci excessif de bien faire, devient vite de l'intransigeance, puis de l'intégrisme, puis du fanatisme.

 

Prenons un exemple. On a une certaine idée de ce que doit être un bon comportement dans un domaine ou l'autre. Par souci de vouloir atteindre la perfection dans ce domaine, on peut devenir intransigeant. On adoptera un comportement sans aucune concession pour soi-même. Cela ne peut devenir grave que pour soi-même. On peut refuser toute nourriture carnée par exemple et être très exigeant. On refusera toute nourriture qui peut avoir un composant venant de l'animal. On ne court de risque que pour soi-même.

 

Mais de l'intransigeance pour soi, on voit qu'on peut déjà atteindre à l'intégrisme. Passe encore aussi longtemps que cela ne concerne que l'individu lui-même.

 

Où cela devient plus grave, c'est quand on glisse de l'intégrisme individuel à l'intégrisme pour la collectivité. Puis, étape suivante, au fanatisme : on se mettra à empêcher les autres, même avec qui on a aucune relation personnelle, à pratiquer différemment.

 

De l'intégrisme, on est vite parti vers le fanatisme. On se mettra à pourchasser tous ceux qui agissent différemment.

 

Ici, nous avons pris un exemple un peu simpliste, volontairement. Quand cela devient réellement grave, c'est quand on aborde le domaine spirituel, moral ou religieux. Au départ d'une idée intransigeante sur une question morale ou de société, si on applique le même principe que celui de l'exemple cela débouche sur le fanatisme.

 

En bref, est de mauvaise source toute idée selon laquelle son mode de pensée individuel est le seul mode correct, que sa croyance est la seule croyance valable, que la façon dont la croyance s'extériorise est la seule correcte, que sa conception de la divinité est la seule à être intégralement correcte.

 

A force de vouloir atteindre à ce que l'on croit être la perfection, on peut finir par commettre des actes néfastes. Tout cela en restant sur la même « palette ». Au début, on recherche le bien puis on s'aveugle et, tout en poursuivant toujours le même but, on peut déboucher sur des atrocités. Les livres d'histoire en sont pleins. Les pages des faits-divers des journaux également.

 

Comme la sagesse populaire le dit : « L'enfer est pavé de bonnes intentions ».

 

Ce proverbe fait allusions aux personnes qui ont commis des crimes sous couvert de défendre un idéal, à l'image notamment des régimes totalitaires du Xxe siècle et de toutes les guerres de religion. Ce n'est pas parce qu'on croit faire le bien qu'on le fait réellement. Malgré les bonnes intentions du départ , les moyens utilisés pour les réaliser doivent rester bons , sinon le résultat est épouvantable. Parfois on commet de mauvaises choses, sous couvert de bonnes intentions.

Quand quelqu'un est animé de bonnes intentions, il peut arriver à faire des catastrophes et avoir de mauvais résultats, même si elle est pleine de bonne volonté.

On peut citer un passage du chapitre « LOI DE LA CONSCIENCE » :

«  Si DIEU avait établi des lois pour aller à LUI, elles seraient une entrave à notre libre-arbitre ; fussent-elles relatives ou absolues, elles seraient obligatoires puisque nous ne pourrions nous en dispenser pour atteindre au but. Mais DIEU laisse à chacun, suivant sa nécessité, la faculté d'établir ses lois, c'est encore une preuve de son amour. »

Et aussi dans le chapitre « LOIS DITES DE DIEU » :

«  Nous devons voir en DIEU plus de bonté et plus d'amour, il n'est pas possible qu'Il ait imposé des conditions pour aller à Lui, sachant que notre faiblesse est incapable de les respecter ; imparfaits, matériels comme nous le sommes, nous ne serions pas coupables en les enfreignant. Disons plutôt que DIEU nous a donné la faculté de créer des lois nous-mêmes au fur et à masure que notre intelligence se développe. »

Et aussi dans le chapitre « LE DESINTERESSEMENT ET LA FOI » :

« Si nous avons le droit de prêcher quelque chose, c'est la liberté: c'est elle qui préparera l'avènement de la fraternité. Si je disais qu'il faut posséder, j'imposerais encore des lois.Croisades.jpg

Que d'horreurs commises au nom de DIEU!

19:20 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/01/2013

POUVOIR DES MOTS.

 

«  Les mots ne sont pas innocents et leur usage est pernicieux "

19:05 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/01/2013

NE PAS FAIRE LE BIEN C'EST ENCORE FAIRE LE MAL!

"Pécher n'est pas faire le mal. Le vrai péché, c'est de ne pas faire le bien."

de Pier Paolo Pasolini

Cela nous amène à une quetion piège posée au Père ANTOINE. Elle, et sa réponse, fait partie du chapitre " LE MATERIALISTE, LE FANATIQUE ET LE VRAI CROYANT ". La voici:

" Le matérialiste est-il coupable en se mêlant à la lutte sociale, puisqu'il agit selon sa nature ? Celui qui pratique la morale pourrait-il faire de même ? Ne serait-ce pas s'exposer aux reproches de sa conscience ?"

Autrement dit, ou sous-entendu, les Antoinistes qui, en général, sont issus des classes populaires doivent-ils se tenir à l'écart des revendications sociales ? Ces préoccupations ne sont-elles pas naturellement le fait des incroyants ? Les Antoinistes qui le feraient ne s'exposent-ils pas aux reproches de leur conscience ? Ne doivent-ils pas se cantonner aux activités purement spirituelles ? On perçoit bien ici le piège tendu, peut-être inconsciemment au Père ANTOINE. Voici sa réponse:

" Plus l'homme est élevé, plus il a de la responsabilité; pour peu qu'il déroge au devoir, il souffrira beaucoup là où d'autres, plus arriérés, ne le feront que légèrement. Tant que nous respectons le fluide qui nous entoure et que nous avons acquis, nous sommes dans la loi et nous avons le droit de le propager. Mais si inférieurs que nous soyons, si nous nous servons d'un fluide plus grossier, nous sommes coupables et la conscience nous le rappelle. ce n'est pas la gravité de l'acte considéré en lui-même qui fait notre souffrance mais notre degré d'élévation morale, parce que plus nous sommes élévés, plus nous sommes sensibles à la conscience, plus nous ressentons le remords.

  L'intelligence reste pour ainsi dire étrangère dans ce domaine. trop satisfaite de son développement, de ses raisonnements logiques, elle ne se préoccupe pas d'agir par elle-même dans le sens voulu. Quoique réjouie du dévouement des autres, elle trouve l'effort moral d'autant plus difficile qu'elle est plus développée et elle s'abstient, dans la certitude de n'encourir aucune peine."

On a peut-être peine à suivre le raisonnement du Père ANTOINE. Ce qui est clair, c'est qu'il n'embraie nullement sur le raisonnement de son interrogateur ? Il commencfe par bien situer la position de l'homme moral, de la conscience. Et, c'est clair pour lui: plus l'homme est élevé dans l'échelle du progrès, plus il a de responsabilité et, aussi, plus sa conscience le fera souffrir s'il déroge à ses devoirs. Autrement dit aussi, tout est d'abord une question de fluide. Le tout est de savoir dans quel fluide on puise. S'agit-il d'un fluide positif ou d'un fluide néfaste. ce que l'on fait, le fait-on dans un bon esprit ou le fait-on dans un but purement intéressé ou même dans l'intention de nuire ?

L'abstention semble plutôt être le fruit de l'intelligence qui, par excès de prudence, préfère s'abstenir et se réjouir  du dévouement et des risques pris par les autres.

Voici la conclusion du Père ANTOINE:

" Mais faut-il viser le bien matériel ou son progrès ? Nous le savons, ne pas faire le bien, c'est encore faire le mal, c'est méconnaître la loi de la conscience, c'est se condamner à vivre dans un état inférieur."

L'interlocuteur revient à charge:

" Si j'ai bien compris votre enseignement, Père, l'homme s'égare dans le domaine moral tout aussi bien que dans le domaine matériel ?"

Voici la réponse du Père ANTOINE qui clôture sans appel:

" Nous avons dit maintes fois que la vérité est relative, que nous construisons aujourd'hui pour démolir demain. Chacun agit suivant son degré d'élévation, l'intention est tout; si elle nous paraît louable, ce serait montrer de l'égoïsme que de ne pas l'exécuter..."

On apprécie le développement du Père ANTOINE et le cheminement de sa pensée. Il pèse bien tous ses mots. Il y a des mots qui, par eux-mêmes , sont néfastes, causent beaucoup de tort, voire même être mortels qui peuvent transformer quelqu'un ou un groupe en malfaisants. En revanche, il y a aussi des mots qui peusvent sauver, qui peuvent réconforter. Il se garde toujours bien d'avoir des mots qui condamnent, qui font mal. C'est le motif de ses très longues explications.

 

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IL FAUT EVITER LES MOTS QUI FONT MAL.

 

 

18:51 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |