12/03/2013

LES ANTOINISTES ET LA NOTION DE DIEU NON TRINITAIRE.

 

J'ai déjà eu l'occasion de dire dans des articles parus sur ce site que les Antoinistes ne partageaient pas l'opinion des églises chrétiennes en ce qui concerne le principe de la Trinité (« Un seul DIEU en trois personnes » ).

 

Les Antoinistes peuvent donc être classés parmi les non-trinitaires; Je préfère le terme « non-trinitaires » à celui, rencontré souvent, de « anti-trinitaires », ce dernier terme étant une position de combat impliquant donc une sorte d'acharnement, de fanatisme.

 

A de nombreuses reprises dans l'Enseignement, le Père ANTOINE délivre l'une ou l'autre facette de sa conception de DIEU. Jamais, à aucun endroit, il ne fait référence à la notion de « Trinité » soit explicitement soit implicitement.

 

C'est vrai dans le Premier Principe où apparaît la notion d'un DIEU qui « ne réside qu'au sein de l'homme ».

 

Dans le chapitre « LE RÔLE DE DIEU », il dit :

«  Pour vous faire une idée du rôle de DIEU, dans la vie universelle, voyons celui d'un bon père dans sa famille.

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Le rôle de DIEU est comparable à celui de l'homme ; il est d'autant plus important que DIEU a l'amour plus grand. »

Donc aucune référence à un DIEU surgissant dans l'histoire pour sauver l'humanité. Aucune référence non plus au Saint Esprit.

 

Dans le chapitre « LA NON-EXISTENCE DU MAL », le Père ANTOINE dit:

« ...il y a autant de fluides que de pensées et toute pensée est une loi ; en vertu de notre libre arbitre, nous manions ces fluides subtils de nos pensées et nous établissons ainsi des lois proportionnées à notre avancement; nos pensées du bien ayant l'amour pour base, s'assimilent à un fluide éthéré et celles du mal, à un fluide des ténèbres. »

Donc, pas d'intervention divine ni, à plus forte raison, d'une des trois personnes divines pour nous guider. Tout repose sur chaque homme : à lui de manier les fluides positifs.

 

Dans le chapitre « LA SANCTION MORALE » :

«  Nous pouvons ainsi comprendre que ce n'est pas DIEU qui nous punit pas plus qu'Il ne nous récompense. C'est nous qui nous punissons et qui nous récompensons par la conscience; elle nous donne toujours ce que nous avons mérité, elle est le témoin et le juge de nos actes et même de nos pensées. »

 

Dans le chapitre « LOIS DITES DE DIEU »:

«  Nous devons voir en DIEU plus de bonté et plus d'amour, il n'est pas possible qu'Il ait imposé des conditions pour aller à Lui, sachant que notre faiblesse est incapable de les respecter; imparfaits, matériels comme nous le sommes, nous ne serions pas coupables en les enfreignant. Disons plutôt que DIEU nous a donné la faculté de créer des lois nous-mêmes au fur et à mesure que notre intelligence se développe.

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Si DIEU avait établi des lois, combien nous y aurions dérogé souvent, puisque après tant de filières d'épuration, nous sommes encore si imparfaits ! En réalité, il n'existe qu'une loi, celle de la conscience et toute vérité y est contrôlée ; celui qui juge d'après les faits apparents court le risque de se tromper et de voir beaucoup d'injustices . »

 

Dans le chapitre « LA FOI SAUVEGARDE CONTRE LA MAUVAISE PENSEE. »:

« ...Quand nous luttons pour surmonter une faiblesse, ,obéissant à une pensée de progrès, nous puisons dans les fluides éthérés, dans l'amour divin. DIEU est invisible pour tout ce qui est matière; mais si les yeux du corps ne le perçoivent pas, l'âme le voit en sa pureté elle-même. DIEU c'est l'amour et c'est cette force que nous puisons en Lui, en raison de notre désir du progrès, de notre résistance à l'assouvissement de nos faiblesses, résistance parfois bien pénible et bien douloureuse. »

 

Dans le chapitre « LA SOLIDARITE »

«  La personne qui nous aide, si elle n'est pas DIEU, Le représente; elle a doit à notre amour et à notre respect. C'est un bonheur du reste pour quiconque travaille selon sa conscience et jouit de la gloire de ses oeuvres, de reconnaître à qui il doit le remède de son doute et de ses souffrances ; il communique à d'autres sa confiance et leur inspire le désir d'entreprendre la même voie. »

 

Dans le chapitre « LA LOI HUMAINE COMPAREE A LA LOI DE LA CONSCIENCE »:

« Nous avons raisonné la vertu et dit qu'il faut posséder la foi pour la comprendre, que celui qui la possède l'ignore, parce qu'elle est un instinct. Revenons à l'homme qui le premier a douté de lui-même en doutant de sa nature. S'il avait su qu'il était une parcelle de DIEU, il n'aurait pas douté. Progresser c'est surmonter cette matière, en effacer la vue, acquérir les vertus ; quand nous les posséderons, nous les ignorerons, nous serons réellement tout amour, face à face avec DIEU, DIEU Lui-même. Cet amour est tout différent de celui que nous nous imaginons; il nous réunit tandis que l'autre nous fait marcher dos à dos, haine contre haine. »

Yahve.jpg

Non trinitaire comme YAHVE chez les JUIFS.

Et comme ALLAH

Allah.jpg

Et aussi chez certains chrétiens. Notamment chez Michel SERVET. Nous en reparlerons.

18:47 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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