29/06/2013

Attention aux mots qui tuent. Citation de Victor KLEMPERS.

" Les mots peuvent être comme de minuscules doses d'arsenic: on les avale sans y prendre garde, ils semblent ne faire aucun effet et voilà qu'après quelque temps, l'effet toxique se fait sentir." 

( Victor KLEMPERS )

A méditer aussi ce passage de l'Enseignement du Père ANTOINE ( Chapitre "LOIS DITES DE DIEU." ):

" Le véritable croyant ne se permet aucun blâme, car il sait que chacun agit selon son entendement et selon la loi, que le bourreau ne peut atteindre que la culpabilioté de la victime; il aime l'un et l'autre avec un égal amour et il s'efforce d'apaiser leur haine."

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27/06/2013

Un ouvrage inconnu traitant du Père ANTOINE: "Le Prophète influencé" de Georges LINZE.

Tout le monde qui s'intéresse au Père ANTOINE et au Culte Antoiniste connaît au moins l'existence du célèbre roman de Robert VIVIER "Délivrez-nous du mal" ainsi que les études, plus philosophiques, de Pierre DEBOUXHTAY. On connaît aussi, mais un peu moins, le roman d'André THERIVE "Sans âme".

En revanche, personne ne cite jamais l'oeuvre du poète, essayiste et romancier liégeois Georges LINZE, par ailleurs franc-maçon. Il s'agit du livre intitulé "Le Prophète influencé".

 Voici ce que l'on peut lire, à la page 422, dans le Dictionnaire des oeuvres belges:

" Le Prophète influencé"

" Si le prophète prend ici ( Bruxelles 1928) la place généralement dévolue au poète dans les manifestes de Georges LINZE ( né en 1900 ), son rôle est le même. Révolutionnaire, tourné vers l'avenir, il sauve les gens malgré leur folklore et leur passé.

  C'est l'occasion d'un salut aux prophètes populaires et régionaux ( en particulier au Père ANTOINE ) et d'un voyage initiatique de la rivière à la ville, de la paix à la violence qui "aide le monde à renaître", de la solitude à la foule."

Malheureusement, ce livre n'a jamais été réédité. Il est introuvable. même la Bibliothèque des Chiroux à LIEGE ne le possède pas. Peut-être chez un bouquiniste ?

 

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Georges LINZE, né à LIEGE en 1900 et y décédé en 1993.

 

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06/06/2013

LA CHARITE NE DOIT PAS ÊTRE LE FRUIT DE L'ORGUEIL.

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Charité, fruit de l'orgueil ? C'est ce que nous fait penser cette gravure.

La maîtresse de maison se fait assister par deux comparses. Les pauvres doivent venir solliciter humblement...mais le chien a droit à prendre sans rien demander.

Le Père ANTOINE abordre la question de la charité à de nombrteuses reprises dans l'Enseignement Antoiniste. Notamment au chapitre "LA CHARITE BIEN COMPRISE":

" J'ai déjà dit que sans posséder un centime, on peut être ému à la vue d'un malheureux et ainsi faire la meilleure des charités; si l'on n'a rien donné, c'est qu'on est soi-même dépourvu. Le cas que vous me soumettez touche à la même question. Vous êtes empêché d'agir immédiatement; mais la pensée subsiste; si vous vous réjuoissez de la mettre en pratique, elle vous donnera la même satisfaction. Mais nous tardons parfois faute de zèle, notre esprit se débat, un doute surgit et nous perdons de vue celui qui devait nous donner l'occasion d'exercer la charité. Avec le souvenir vient le remord; en vain pour réparer l'oubli, nous grossissons la somme et accordons peut-être le double de ce que nous aurions donné en premier lieu; n'eusions-nous alors donné qu'un centime, nous faisions une plus grande charité, parce que la seconde pensée ne découle pas de l'amour mais du remords de ne pas avoir obéi à la première.

  Cependant le remords ne provient pas de l'égoïsme, une personne charitable peut seule l'éprouver; voulant rester fidèle à sa conscience, elle ne cesse de penser à l'infortune qu'elle a vue; mais si les fluides ne se rencontrent pas, elle est parfois incapable d'assimiler le sien à celui de l'autre personne et ne peut plus être touchée; il s'établit alors un intervalle qui entrave sa volonté.

   Il arrive aussi que l'on fait la charité par acquit de conscience; dans ce cas, mieux vaudrait s'en abstenir. La vraie charité accomplie aussitôt que nous en voyons la nécessité, nous procure nuit et jour un vrai bonheur.

   Quoique charitables, nous pouvons encore ressentir du remords lorsqu'il nous semble avoir rendu de mauvais services en agissant à l'égard d'une personne où nous aurions dû nous abstenir; car nous n'avons pas la sensibilité nécessaire pour juger en connaissance de cause et nous sommes éprouvés.

   Mais quoiqu'il arrive, il est grandement désirable d'avoir la pensée de la charité; cette vertu découle de l'amour, tâchons d'être toujours prêts à l'exercer, de comprendre que nous ne faisons jamais la charité qu'à nous-mêmes. Si nous y trouvons un bien, un bonheur, remercions donc la pesronne qui nous en donne l'occasion. Nous ne restons jamais un seul moment sans épreuves, le doute nous accable souvent parce que nous sommes trop sensibles aux imperfections des autres; alors que nous devrions plutôt loes secourir, nos faiblesses cherchent à découvrir les leurs et nous perdons ainsi le feu sacré de l'amour. Efforçons-nous de ne pas voir en nos frères ce que nous voudrions cacher en nous."

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