26/11/2013

REFLEXIONS SUR LA VIOLENCE.

 

 

NON A LA VIOLENCE.

 

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Je vous livre ce passage de l'Enseignement, puisé dans le chapitre « COMMENT NOUS PROGRESSONS ».

Dans ce texte, le Père ANTOINE parle des personnes, apparemment très instruites qui agissent mal. Laissons-le parler :

 

 

«  Tous les êtres incarnés ignorent plus ou moins la gravité de leurs actes et loin de se trouver répréhensibles, croient toujours faire le bien. Certains commettent le mal inconsidérément, d'autres plus développés le font davantage, croyant agir avec justice te raison, obéir à la conscience plutôt qu'à une faiblesse.

Tel acte est le bien pour l'être inférieur et le mal pour l'autre plus élevé, car plus sommes-nous élevés, plus nous avons de responsabilité et par conséquent de culpabilité.

Tous les êtres évoluent ; ils se créent des lois appropriées à leur nature, qui déterminent le degré de leur développement ; la conscience est la boussole par laquelle ils se dirigent, suivant leur élévation.

Il importe de comprendre comment la personne développée peut commettre plus de mal que celle qui vit dans sa brutalité, qui ne peut guère atteindre que l'individu isolément, tort peu grave en comparaison de celui que peut causer l'autre plus intelligente. Si une personne arriérée nuit à un seul être, par ignorance de la gravité de son acte, sous l'impulsion de sa nature imparfaite, le monde la bafoue et lui retire toute sympathie. Bien autre est l'appréciation à l'égard de l'intelligent ; quoiqu'il puisse faire d'un seul coup un grand nombre de malheureux, il garde, malgré la grandeur de son méfait, je ne dirai pas l'estime mais le respect.

Avons-nous le droit de blâmer ces personnes ? Nullement ; elles commettent plus de mal que les précédentes, paraissent beaucoup plus coupables, mais quoique plus développées, elles ne suivent que l'instinct de leur nature.

Nous pourrions nous demander comment de telles intelligences peuvent ainsi se dévoyer ; c'est la vie de ce monde, c'est le degré de civilisation de l'humanité où l'on se croit honnête tout en ne faisant que le mal.

Pourquoi et comment fait-on le mal ? Parce que ,intelligents ou non, nous pouvons enfreindre la loi de la conscience sans penser au préjudice commis. Souvent l'homme se préoccupe des lois humaines et oublie la loi intérieure ; il s'imagine être un homme de bien parce que son intelligence lui permet d'éviter le code pénal. »

 

En fait, dans ce beau texte, le Père ANTOINE aborde le problème de la violence. La violence est bien autre chose que ce qui est entendu dans le langage courant, quotidien. Dans le langage quotidien, la violence est indissociable d'un acte physique. La violence s'exprime par des coups, des blessures physiques.

 

En réalité, nous pouvons commettre la violence par l'action physique, bien sûr. C'est à dire par le corps, par la force physique. C'est le sens commun.

 

La violence peut aussi se manifester par l'action verbale, par le discours, par les injures, par l'enseignement.

 

Mais ici, nous nous trouvons toujours dans le cas d'un abus de domination. Un plus fort, en muscles ou en paroles qui impose sa domination.

 

Le cas le plus fréquent de violence par paroles est le harcèlement.

 

Il y a aussi, la violence financière. Dans ce cas, nous trouvons l'abus d'une position dominante.

 

Mais la violence existe déjà dans l'esprit, avant qu'elle se soit manifestée extérieurement par des paroles ou des actes. Nous avons déjà dit qu'il existait des « actes-pensées », des actions mentales.

 

On peut donc être violent quelle que soit la modalité de l'action. On sera donc violent non seulement si l'on commet directement, personnellement, l'acte violent mais aussi si on incite les autres à commettre la violence. L'incitation ne doit pas nécessairement être explicite. Il s'agit de la violence provoquée par un discours. On aura bien compris qu'un discours appelant à la violence est déjà de la violence. Mais est également violence un discours plus insidieux. Discours n'appelant jamais à la violence mais créant, petit à petit, dans l'esprit de ceux qui écoutent un sentiment de haine.

 

Est égalent acte de violence, l'attitude d'un dirigeant qui, sans jamais donner d'ordre explicite, met ses subordonnés dans une situation telle qu'il doivent, un jour, abuser de leur position dominante.

 

La violence implique toujours, pour s'exercer l'usage, le recours à des émotions, des sentiments négatifs. Ou bien, la violence naît d'émotions négatives. On peut citer :

 

  • l'avidité ;

  • l'orgueil ;

  • le manque d'empathie, l'indifférence envers autrui ;

  • la colère ;

  • la manipulation mentale ;

  • la tromperie, la duperie...

 

18:45 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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