21/03/2014

DE l'AMOUR AU PARDON.

L'Enseignement du Père ANTOINE nous parle, à diverses reprises de l'amour. A commencer par ce passage de " L'Aureole de la Conscience ":

" ...C'est de la Foi que naît l'amour, l'amour qui nous montre dans nos ennemis Dieu lui-même..."

Ainsi que dans le cinquième Principe:

" Efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être votre ennemi..."

A noter, ici, que, comme d'habitude, l'Enseignement est d'une grande sagesse. Il ne dit pas qu'il y a une obligation d'aimer de façon absolue. Il ne dit pas non plus que l'amour est quelque chose qui va de soi. l'enseignement nous demande seulement " de s'efforcer d'aimer ".

" S'efforcer d'aimer " implique déjà une démarche singulière. Démarche qui demande déjà, à elle seule, un grand effort. L'effort de maîtriser son jugement. c'est ce qui est sous-entendu dans la seconde partie du Cinquième Principe:

" ... cer n'est que pour vous apprendre à vous connaître que le place sur votre chemin. Mais voyez le mal plutôt en vous qu'en lui, il en sera le remède souverain".

Y fait écho, en quelque sorte, ce passage du chapitre "LA CROYANCE ET LA FOI.":

"L'homme devenu bon possède l'amour, il ne pourrait ni blâmer ni critiquer le méchant, au contraire, il l'aime et fait preuve de ses bons sentiments en lui tendant la main; catr il comprend la raison pour laquelle il peut lui être inférieur. Il sait que ce n'est pas la religion qui fait l'homme mais l'homme qui fait la religion."

Cela amène à se poser deux questions: la question de l'égo et la question du pardon.

Ceci est extraordinaire car cette position, au début du 20° siècle, rejoint des positions et des préoccupations bien actuelles. A notre époque, tout ce qui touche l'égo est surdimensionné. C'est le culte de l'égo, du moi. On ne pense qu'à exalter l'égo. Tout doit concourir à ramener tout à l'égo. On ne juge de tout et de tout le monde qu'en fonction de son égo. Alors que celui-ci ne repose que sur une construction bien illusoire. C'est ce qui apparaît dans ce texte puisé dans le chapitre: " NOUS NE POURRIONS POSSEDER NI LA FOI NI L'AMOUR SANS LES ACQUERIR PAR LA PRATIQUE DE LA CHARITE ":

" Malheureusement nous nous appliquons parfois à constater le manque d'amour de nos semblables et nous en souffrons, sans songer davantage à aimer nous+mêmes. Être affligé de ce qu'une personne n'éprouve pour nous que de la froideur, n'est-ce pas la preuve que l'amour nous fait également défaut ? Si nous aimions, nous n'aurions pas cette vue. pour bien raisonner cette qusestion, nous devrions nous analyser sincérement, sans nulle prétention  de paraître ce que nous ne sommes pas, nous étudier avant d'accuser autrui. Ne peut-il avoir des soucis que nous ignorons et en être absorbé , C'est manquer d'amour que de croire le sien absent. quand il nous arrive d'être dans cette situation, nous nous trouvons tout naturels; pourquoi penser autrement lorsqu'il s'agit de nos semblables ? Ne nous abusons pas. Si nous cherchons notre avancement moral, c'est à nous de nous efforcer d'aimer, sans critiquer les personnes qui ne sont pour nous que des instruments de progrès. si nous désirons en être aimés, cherchons en nous la cause de leur indifférence, nous l'y découvrirons et ce sera nous élever, nous acquerrons la certitude qui abrégera beaucoup notre travail, qui nous fera meix comprendre la grzande nécessité d'aimer. Ensigner que  lemal n'existe pas et encore se l'imaginer, c'est se déclarer coupable, montrer une imperfection qu'il serait urgent de démolir pour ne plus être contrarié ni chercher un refuge dans une justification en dehors de la raison. Si l'une ou l'autre personne suit l'impulsion de sa nature brutale, nous y voyons le mal. Nous frémissons d'horreur au récit dee certains crimes que nous trouvons odieux, mais songeons-nous que nous sommes peut-être  bien plus coupables dans ce que nous accomplissons journellement ? Au lieu d'assaillir un criminel de notre haine, nous ferions mieux de l'attirer à nous par notre amour, par notre exemple."

Voici donc, après ce long détour, la question du pardon. je vous livre un texte écrit par un journaliste du Nouvel Observateur, Richard CANNAVO. Rien n'en a été retranché:

" ...pardonner, c'est se faire du bien, c' est savoir tourner une page, retrouver la lumière et accéder à une forme de libération. Il faut le faire pour soi, plus que pour DIEU ou les hommes. pour se délivrer de la colère et du poids de la haine, ce poison qui obscurcit le monde. Pardonneer n'est pas une faiblesse, c'est au contraire un acte de courage: c'est abandonner la position de victime, souvent confortable, pour assumer son rôle d'humain responsable. maisardonner ne signifie pas oublier. Oublier ne peut être qu'une défense, ce n'est pas une solution: dans les cas de souffrances aussi aigües, il faut avant tout chercher à guérir. et d'abord du poids de sa propre culpabilité, ce sentiment confus, inconscient, qui submerge tout comme une lave. En cela, pardonner à autrui, c'est aussi se pardonner...Enfin, pardonner, c'est accepter les limites de l'autre - et les siennes propres. Trouver en soi le pardon, c'est plus qu'une force; c'est une délivrance. Parce que pardonner, c'est aimer. C'est un acte d'amour. Et l'amour nous grandit.Pardonner, enfin, c'est parfois la seule façon d'arriver à survivre. Et d'être heureux malgré tout."

 

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Pardonner, essayer de pardonner, savoir pardonner: vertu essentielle.

Mais les images véhiculées sont bien souvent contradictoires.

Ici, sur la photo, LUCIFER, celui à qui rien n'a jamis été, n'est jamais et ne sera jamais pardonné !

 

18:56 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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