23/04/2015

Nouvelles réflexions sur le neuvième principe.

Nouvelles réflexions sur le neuvième principe ».

 

«  Tout ce qui vous est utile, pour le présent

comme pour l'avenir,

si vous ne doutez en rien,

vous sera donné par surcroît:

Cultivez-vous, vous vous rappellerez le passé;

vous aurez le souvenir

qu'il vous a été dit : '' Frappez, je vous ouvrirai;

Je suis dans le CONNAIS-TOI''. »

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D'aucuns ont déjà dit que l'Antoinisme est une religion sombre. Sombre pour diverses raisons.

 

La première parce qu'il n'est pas une religion de salut. Les religions de salut promettent que, après la mort, l'âme peut rejoindre le paradis pour, pour la plupart, revenir sur terre un jour par le biais de la résurrection. Somme toute, pour ces âmes, au paradis céleste succéderait un paradis terrestre, un éden. Au contraire, l'Antoinisme, promet une chaîne de réincarnations successives jusqu'au moment où, à la fin, l'âme ne se réincarnera plus mais sera, en quelque sorte, « fondue » dans/avec la divinité.

 

La seconde, parce qu l'Antoinisme met l'accent sur les souffrances et le malheur vécus lors de chaque incarnation. C'est ce que, dans de nombreux textes, le Père ANTOINE appelle les « tribulations et les vicissitudes ».

 

C'est inhérent à la doctrine de la réincarnation. Selon l'Antoinisme, nous devons faire d'abord l'expérience de la vie, du monde tel qu'il est. Nous devons pour cela bien comprendre, bien expérimenter la réalité de la souffrance, l'existence de l'insatisfaction. Nous ne devons pas tenter d'échapper à la réalité de l'existence. Nous ne pouvons pas fuir la situation. Nous ne pouvons pas chercher à y échapper.

 

Voilà déjà deux grands points du « Connais-toi ». Quand on est bien pénétré de ces deux concepts, on a déjà compris beaucoup sur notre condition humaine.

 

Nous devons reconnaître ce que nous sommes, individuellement, plutôt que de tenter d'échapper à tout ce qui nous irrite, nous contrarie. C'est ce que le Père ANTOINE rappelle dans le chapitre « COMMENT NOUS PROGRESSONS » :

« Ne perdons jamais de vue, mes enfants, que sortir de la sincérité, c'est sortir de la vérité et par conséquent faire un mal. »

 

Le premier acte de sincérité, nous devons le faire envers nous-mêmes. Avant d'être sincère lorsque nous nous exprimons avec autrui, nous devons nous examiner avec sincérité.

 

Un exemple de sincérité envers nous-mêmes: constater notre absence de désintéressement. Dans le monde, matérialiste, on est toujours préoccupé par les envies d'expansion, d'enrichissement, de gloriole, de statut...Tout ce dont on dispose, tant matériellement que physiquement ou intellectuellement sert à valider notre orgueil, à améliorer notre position. D'où ne résulte, finalement qu'un sentiment d'insatisfaction.

 

On n'apprécie plus le sentiment de simplicité. On ne sait pas apprécier la beauté de la simplicité. De ce sentiment d'insatisfaction découle l'esprit de négativité. La négativité a pour résultat de nous faire désirer que les choses soient différentes de la réalité. Comme cela ne peut pas être le cas, nous harcelons, nous attaquons tout ce qui ou tout qui nous semble responsable de cet état. La négativité est réellement une catastrophe, quelque chose de terriblement néfaste pour qui en souffre. Ecoutons le Père ANTOINE, dans le chapitre « LA FOI SAUVEGARDE CONTRE LA MAUVAISE PENSEE » :

 

«  J'ai dit que les pensées puisées dans les ténèbres nous plongent dans l'abîme, nous surchargent d'un fardeau qui nous paralyse. Entourés de ce fluide, nous n'avons plus cette ardeur de dévouement dont nous sommes animés au milieu du fluide éthéré et nous souffrons de ne plus être à la hauteur de ce que nous avons compris. »

 

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19:21 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |