21/11/2015

ENVIE ET JALOUSIE.

 

L' envie et la jalousie.

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L'envie envers son prochain est un sentiment très humain. Comme nous l'avons déjà dit, en matière de sentiments, de vertu ou de défaut, tout est toujours relatif. Rien n'est jamais complètement blanc ou complètement noir. L'envie est un sentiment normal. On peut même aller jusqu'à dire que sans un minimum d'envie, il n'y a pas de progrès.

 

Nous n'irons pas jusqu' à partager la pensée de Jacques LANGUIRAND :

Le seul véritable service qu'on peut rendre à quelqu'un, c'est de l'envier : l'opportunité lui est ainsi offerte de ressembler, un jour ou l'autre, à l'image avantageuse qu'on se fait de lui.”

 

Mais pourtant, elle renferme quand même un fond de vérité. On peut dire que l'envie est à la base de l'émulation, de la recherche de l'amélioration. L'envie peut être à la base d'un désir de progrès. L'envie est avoir un désir qui peut être positif ou négatif. On peut avoir envie de s'améliorer dans tous les domaines, ou un seul c'est alors un fait positif. Le regard sur le prochain peut être à l'origine de cette envie. L'envie , c'est le désir , le besoin de disposer de quelque chose, ou d'être quelque chose...Au départ, cela n'a donc rien à avoir avec la jalousie.

 

Mais, si on n'y prend pas garde, on déborde vite de l'envie vers la jalousie. Jalousie, envie, colère, ambition, la compétition, concurrence sont, en fin de compte, divers aspects d'une même disposition d'esprit. Tout est question de nuances et de degré dans la nuance.

 

La jalousie est plus aiguë que l'envie. Elle réclame l'appropriation de ce que l'autre a ou la mise à mal de ce que l'autre est. L'envie c'est vouloir la même chose que ce que l'autre a ou être la même chose que ce que l'autre est. 

 

Jalousie et envie se trouvent donc sur la même palette. Ce sont deux aspects, contradictoires d'un même sentiment. Comme l'émulation, disposition saine, peut dériver sur la concurrence, puis sur la compétition. Comme l'ambition peut dériver sur l'esprit de supériorité, le mépris de l'autre. Ces sentiments, s'ils ne sont pas maîtrisés, engendrent tous tôt ou tard une situation de conflit. Les réactions de jalousie et d’envie se ressemblent souvent.

 

Il est donc important de faire régulièrement son propre examen de conscience. Et de se rappeler le cinquième principe :

« Efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être votre ennemi, ce n'est que pour vous apprendre à vous connaître que je le place sur votre chemin. Mais voyez plutôt le mal en vous qu'en lui, il en sera le remède souverain. »

 

Quand on aura bien assimilé la pensée profonde ce principe, on se rendra compte qu'il importe de faire quelque chose et d'adopter les bonnes attitudes.

 

Tout d'abord, la jalousie découle d'un manque de confiance en soi, d'un manque d'estime personnelle. La jalousie est un sentiment associé à un manque de confiance en soi chronique, à un manque de maturité affective.

 

Et surtout, il faut éviter de susciter, volontairement, la jalousie d'autrui. Car c'est aussi un moyen de se venger de l'autre. Alors, on se vautre, dans l'esprit de jalousie. Nous ne dirons pas que l'on se complaît alors dans cet esprit de jalousie. Car c'est un esprit dans lequel on ne trouve aucun plaisir. La jalousie est un sentiment agressif.

La jalousie et l'envie sont des problèmes du « paraître ». Je vous renvoie donc à l'Enseignement du Père ANTOINE, dans le chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE », plus spécialement à ce passage :

 

«  On m'a déjà dit que vous étiez de vrais fils de DIEU, revendiquant sans cesse l'amour qui doit nous unir. Tâchons de mériter de plus en plus ce titre; rappelons-nous toujours la pensée de pardon à côté de la pensée de haine et de vengeance; être froissé n'est pas un mal, nous pouvons tous l'être puisque nous sommes imparfaits; c'est un moyen pour nous faire apprécier ce qu'il y a de mauvais en nous et qu'il faut extirper. Le mal est dans la préméditation et dans l'arrière-pensée. Dès que nous avons été froissés, efforçons-nous de revenir à de meilleurs sentiments; si nous nous sommes montrés indifférents envers quelqu'un, tâchons de comprendre notre devoir et nous saurons ce que nous avons à faire.

Celui qui désire s'améliorer en recherche l'occasion. N'éprouve-t-on pas du bonheur d'aller au-devant de son adversaire et de lui dire: Je vous ai peut-être manqué, ne voulant pas que ma conscience me fasse de reproches, je viens m'excuser si je vous ai offensé. »

 

17:21 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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