02/12/2015

"FOI, ESPERANCE, CHARITE": réflexions d'un Antoiniste.

« FOI, ESPERANCE, CHARITE et CONTRITION »

vues par un Antoiniste.

 

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Pour les catholiques, les 3 vertus théologales, « Foi, l’Espérance et Charité » sont une grâce divine. Les 3 actes de Foi, d’Espérance et de Charité ont un triple aspect:

  • d'abord, une louange vers DIEU pour avoir reçu ces trois vertus;

  • ensuite, une prière, ou plutôt une résolution, pour aller vers DIEU;

  • enfin, une mise à profit de ces prières pour rappeler certains dogmes et affirmer que l'on y croit.

 

Par l’Acte de Foi, on affirme croire en DIEU, croire tout ce qu’Il a révélé et que l'on connaît grâce à l'Eglise.

 

Il en existe deux versions. Une ancienne remplacée par une nouvelle. Pourquoi ce remplacement ?

 

Voici l'ancienne version :

« Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités
que tu as révélées et que tu nous enseignes
par ton Église,
parce que tu ne peux ni te tromper, ni nous tromper. »

 

Et la nouvelle :

Je crois en toi, Seigneur.
Tu es un seul Dieu,
mais tu t'es révélé Père, Fils et Saint-Esprit.
Par le baptême,
tu m'as fait participer à ta vie.
Fortifie ma foi
et donne-moi d'agir en toute chose
comme ton Fils Jésus Christ.

La seconde version explicite davantage les « vérités » à croire qui ne sont pas détaillées dans la première et elle prend davantage la forme d'une prière, d'un souhait.

 

Par l’Acte de Charité, on déclare aimer DIEU plus que tout et son prochain comme nous-mêmes pour l’amour de Dieu.

 

Voici l'ancienne version:

Mon Dieu, je t'aime de tout mon coeur
et par-dessus toute chose,
parce que tu es infiniment bon
et infiniment aimable,
et j'aime mon prochain comme moi-même
pour l'amour de toi.

 

Et la plus récente:

Je t'aime Seigneur,
parce que tu m'as aimé le premier.
Que ton Esprit augmente en moi la charité
me fasse aimer tous les hommes
comme celui qui les aima jusqu'au bout,
ton Fils Jésus Christ.

 

Par l’Acte d’Espérance, on affirme désirer et attendre de DIEU, avec une ferme confiance, la vie éternelle et son aide pour y parvenir.

 

Voici la formule traditionnelle:

Mon Dieu, j'espère avec une ferme confiance
que tu me donneras,
par les mérites de Jésus Christ,
ta grâce en ce monde et,
si j'observe tes commandements,
le bonheur éternel dans l'autre,
parce que tu l'as promis
et que tu tiens toujours tes promesses.

 

Et la nouvelle:

J'espère en toi, Seigneur.
À ceux qui t'aiment tu as promis la vraie vie.
Dans les difficultés de l'existence
et à l'heure de la mort,
affermis ma confiance
en celui qui nous donne une vie nouvelle
par sa victoire sur la mort,
ton Fils Jésus Christ.

 

Quant à l'acte de contrition qui les complète, il ne doit pas être mis sur le même pied. Ce n'est pas une déclaration comme les trois autres mais une prière, une supplique. C'est une prière exprimant le regret d’avoir offensé DIEU et un engagement à réparer la faute. Il peut néanmoins être rapproché des trois autres puisqu'il se base sur la foi en DIEU, la reconnaissance que l'on a failli au devoir de charité et l'espérance en sa miséricorde.

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De notre côté, rappelons d'abord qu'il ne peut être nullement question de tourner en dérision ce qui vient d'être dit. Le père ANTOINE, dans le chapitre « LE DEVOIR IMPOSE LA PRATIQUE DES LOIS MORALES ":

"Une société qui blâme ou critique une autre, qui cherche à s'élever à son détriment, lui est plutôt inférieure. On est supérieur par amour, d'aimer ceux qui nous témoignent de l'indifférence, voire même de l'hostilité. Elle n'est pas coupable cependant puisqu'elle croit agir conformément à la vérité et à la justice.".

 

En ce qui concerne le problème même de la foi, rappelons qu'il ne suffit pas d'afirmer qu'on a la foi pour l'avoir réellement et qu'il faut se garder de confondre la foi avec la croyance.

 

Nous pouvons faire nôtre cette pensée de KRISHNAMURTI:

« La croyance n'est qu'un mot, une pensée, c'est une chose absolument destructrice. Celle-ci divise les gens, les endurcit, les pousse à se haïr réciproquement, à cultiver la guerre d'une façon détournée. »

 

C'est un peu ce que le Père ANTOINE dit dans le chapitre "LA CROYANCE ET LA FOI":

" C'est la croyance en DIEU qui nous divise parce que nous n'avons pas tous de Lui la même conception; voilà pourquoi nous voyons le mal en autrui, ignorant que c'est en pensant qu'un autre peut nous contrarier que nous nous contrarions nous-mêmes. La croyance est encore là la cause de nombreuses souffrances, car elle nous fait haïr plutôt qu'aimer."

 

Pour ce qui est de la Foi, le Père ANTOINE insiste fortement, à diverses reprises, pour qu'elle ne soit pas confondue avec la croyance. Dansle m^me chapitre, voici ce que l'on peut lire:

" La croyance a été imaginée par l'intelligence qui a toujours cru que DIEU existe en dehors de nous. Elle ne peut être naturelle car elle suscite la crainte et nous fait agir toujours contrairement, avec la pensée que DIEU nous voit, qu'Il nous observe, qu4il nous punit et nous donne des récompenses; c'est ainsi que nous croyons faire le mal croyant faire le bien."

 

Sans vouloir offenser quiconque, quand on relit bien ce qui est repris plus haut, on doit bien constater que c'est cette vision d'un DIEU extérieur au hommes qui en constitue la trame.

 

C'est opposé à l'Enseignement Antoiniste. Relisons ce passage, interpellant, du chapitre " LA CROYANCE ET LA FOI:

" Ne croyons pas en DIEU, n'espérons jamais rien de Lui, mais croyons en nous et agissons naturellement. sachons que nous sommes DIEU nou-mêmes, que si nous voulons, nous pouvons.

La croyance a été imaginée par l'intelligence qui a toujours cru que DIEU existe en dehors de nous. Elle ne peut être naturelle car elle suscite la crainte et nous fait toujours agir contrairement, avec la pensée que DIEU nous voit, qu'IL nous observe,, qu'Il nous punit et nous donne des récompenses; c'est ainsi que nous faisons le mal croyant faire le bien."

 

Et, si le Père ANTOINE ne s'oppose pas à la prière, voici ce qu'il en dit de son utilité , dans le même chapitre. C'est une précision importante quand on sait que les quatre actes cités au début sont des prières demandant une faveur personnelle:

" ...lorsque nous désirons demander une chose à DIEU, nous avons toujours plus de foi en notre semblable qu'en nou-mêmes; c'est la preuve que nous nous appuyons sur la croyance plutôt que par un doute. Elle nous tente à prier DIEU pour être heureux dans l'assouvissement de notre imperfection, tandis que le bonheur ne résulte que de notre amélioration. Mais celle-ci ne peut s'effectuer que par la vraie prière qui consiste dans les actes et non dans les paroles, qui s'appuie sur la loi qui nous dit: Fais bien et bien tu trouveras.

Je le répète, la croyance en DIEU telle qu'on l'envisage résulte de l'intelligence, elle nous fait prier en égoïstes, toujours par la crainte et non par l'amour, nous montrant tout autour de nous le mal qui suscite notre haine."

 

Il n'est pas inutile non plus que le lecteur se repenche sur les Dix Principes et l'Auréole de la Conscience et les médite.

 

 

15:57 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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