29/03/2010

Citation de PLUTARQUE sur le bonheur.

" Ce n'est pas de vivre selon la science qui procure le bonheur ;

ni même de réunir toutes les sciences à la fois, mais de posséder la seule science du bien et du mal "


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28/03/2010

L'OBSESSION DU TEMPS.

 

REJETER L'OBSESSION DU TEMPS.

Notre époque semble obsédée par la notion du temps, de sa mesure et de son expression. Ainsi, les horloges atomiques les plus récentes ont une précision allant jusqu'à un millionième de seconde. La plus récente n'affichera aucun retard pendant des millénaires. On semble être engagé dans une course éperdue contre le temps.

On a l'obsession du temps qui passe et une envie de vouloir le maîtriser. Cette obsession se traduit par l'abondance des chiffres et des compteurs. On a perdu toute patience et, partant, bien souvent aussi toute prudence.

On oublie notamment le désintéressement. Il faudrait en fait considérer qu'aucun domaine ne nous appartient réellement: l'obsession du temps qui passe, la course contre le temps dénote bien souvent cette absence de désintéressement. Celui qui serait totalement désintéressé n'éprouverait aucun besoin de courir ainsi contre le temps. Le désintéressement, l'abandon de toute obligation nous délivre de cette obsession du temps.

En fait, nous devrions plutôt comprendre, et savourer, ce que le Père ANTOINE nous a révélé: pour accomplir notre parcours total jusqu'à notre épuration complète et au retour, à la fusion, avec DIEU, notre âme a besoin d'un nombre incalculable de passages sur la terre. Notre vie actuelle n'est qu'un de ces passages. Nous devons bien comprendre aussi que nous avons besoin de toute cette vie pour que notre âme se transforme, évolue. Tout le reste est du superflu. Il n'y a donc aucune raison d'être obsédé par le temps qui passe. Le temps qui passe est plutôt notre allié. Il faut apprendre la patience.

On oublie notamment le désintéressement. Il faudrait en fait considérer qu'aucun domaine ne nous appartient réellement: l'obsession du temps qui passe, la course contre le temps dénote bien souvent cette absence de désintéressement. Celui qui serait totalement désintéressé n'éprouverait aucun besoin de courir ainsi contre le temps. Le désintéressement, l'abandon de toute obligation nous délivre de cette obsession du temps.

Patience et désintéressement vont naturellement de pair. Voici, pour bien comprendre, un extrait d'un texte de Chögyam TRUNGPA: 

« La patience au sens habituel consiste à être gentil, à attendre, à réprimer sa mauvaise humeur et son agitation. Si nous attendons quelqu'un, nous fumons, nous lisons, nous faisons les cent pas pour rester calmes. Lorsqu'on nous dit '' Excusez-moi, je suis en retard'', nous répondons: '' Ce n'est rien. Je ne me suis pas ennuyé, j'ai regardé le paysage et j'ai parlé avec des inconnus. Allons à nos affaires, je suis content que vous soyez ici.''. Nous prétendons que le temps ne nous préoccupe pas, alors qu'en réalité nous sommes prisonniers compulsifs des horloges; nos dénégations et notre bonne mine sont pure hypocrisie. »

Ce manque de patience, cette obsession du temps nous amène plutôt à nous lancer dans des entreprises inutiles dans lesquelles nous nous engageons « pour ne pas perdre notre temps ». Voici un passage du chapitre « TOUT SAVOIR C'EST TOUT AIMER »: 

«  Tous les chemins que l'homme se crée pour son avenir convergent vers un même but; mais quoiqu'il sache ce qu'il doit faire pour mener à bien son travail, il s'engage encore dans une foule d'entreprises inutiles, sans valeur. »

Et, méditons aussi cet extrait du chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE »: 

«  Nous avons montré combien le travail moral est nécessaire à quiconque veut abréger sa route et s'épargner des tribulations de tous genres; je n'en connais guère de plus utile que d'analyser ses pensées, d'en rechercher la source, bonne ou mauvaise; si elles sont dues à une imperfection et qu'elles séjournent en nous quelque temps, elles seront bientôt suivies par d'autres qui pénétreront plus profondément dans les ténèbres et nous ne tarderons pas à en être tourmentés ».

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25/03/2010

NANTES: PHOTO d'ARCHIVES ( PROCESSION ANTOINISTE )

NANTES: PHOTO d'ARCHIVES

( PROCESSION ANTOINISTE )

Il s'agit d'une procession organisée en 1930 à l'occasion de la Fête du Père ANTOINE.

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19/03/2010

Citation d'Edgar POE sur DIEU

" Le mot infini, comme les mots Dieu, esprit et quelques autres expressions, dont les équivalents existent dans toutes les langues, est, non pas l'expression d'une idée, mais l'expression d'un effort vers cette idée. "
Edgar Poe

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18/03/2010

UNE PHOTO DE MERE ANTOINE

Mère

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17/03/2010

POURQUOI S'OBSTINER A DEFINIR DIEU ? ( Sur une citation de Miguel de UNAMUNO )

 POURQUOI S'OBSTINER A DEFINIR DIEU ?

" Vouloir définir Dieu, c’est prétendre à le limiter en notre esprit, c’est-à-dire le tuer. Dès que nous essayons de le définir, c’est le néant qui surgit. "

Du sentiment tragique de la vie (1913)
Citation de Miguel de Unamuno

Définir signifie une recherche de l'intelligence alors que nous avons répété à de nombreuses reprises qu'on ne pouvait pas atteindre DIEU par l'intelligence. Nous le trouvons notamment dans le chapitre " INTELLIGENCE ":

" Je le répète, quelque grande que soit l'intelligence, elle ne peut jamais atteindre à la cause, l'essence des choses lui échappe forcément et quand elle analyse une révélation, elle ne fait que la dénaturer. L'intelligence n'a aucune base; elle ne peut que traduire à sa façon, développer matériellement ce qui est naturel; l'apparence seule la convainc."

Définir signifie aussi que l'on place DIEU à l'extérieur de soi, à l'extérieur du monde alors que nous connaissons maintenant la nture immanente et non transcendante de DIEU.

Définir signifie aussi l'établissement de catégories avec une dans laquelle on place DIEU. Définir signifie qu'on établit des limites à DIEU, qu'on lui réserve un champ et un mode d'action. Dans le chapitre " LA CROYANCE ET LA FOI ", le Père ANTOINE revient aussi sur cette vanité qui consiste à vouloir à tout prix définir DIEU:

" Bien des personnes qui ont la croyance en DIEU pourraient  s'imaginer qu'elles ont la foi. Mais dire qu'on a la foi, c'est démontere qu'on ne l'a pas puisque, je le répète, elle est une faculté naturelle chez celui qui l'a acquise; il ignore qu'il la possède car, je l'ai enseigné, il faut avoir la foi pour comprendre DIEU. mais aussi nous connaîtrons DIEU et Le comprendrons à mesure que nous nous améliorerons, parce que notre foi grandira en proportion. Par elle, nous puisons en DIEU à notre insu et Lui commandons naturellement, c'est-à-dire instinctivement."

 Et, pour clore cet article, je vous livre aussi ce passage du chapitre " CAUSE, DEVELOPPEMENT & PERFECTIONNEMENT DE L'ÊTRE. ":

" DIEU laisse faire de Lui tout ce que nous voulons; lorsque nous doutons, nous en faisons un démon, nous baignons alors dans le démon, le doute, comme le poisson dans l'eau. Sachons que nous ne pourrions voir ni nous mouvoir que par DIEU, de même que le poisson ne peut voir et se mouvoir que dans l'eau et par l'eau. Hors de son élément, il serait absent de lui-même et cesserait d'exister.

   Ainsi nous sommes. Si nous voulons trouver DIEU, nous devons Le chercher avec DIEU Lui-même. DIEU nous donne tout et toujours..."

.......

" Nous nous égarons en cherchant DIEU en dehors de nous, en nous appuyant sur des termes de comparaison qui nous montrent le bien dans le mal et le mal dans le bien, puisque seule la réalité nous froisse."

Voilà bien démontrée cette vanité, cet orgueil qui consiste à vouloir trouver une définition de DIEU.

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13/03/2010

COULEUR "VERT PRE" POUR LES TEMPLES ANTOINISTES.

 Vert pré

    Pour Régis Dericquebourg, cette couleur a été choisie par Mère, pour l'intérieur des temples. Elle symbolisait pour elle la réincarnation. Il n'y aurait que l'intérieur du Temple de Spa que serait peint en jaune clair.

    Sur le site antoinisme.com, on lit : Couleur verte
La couleur verte est celle du règne végétal, de l'éveil de la vie, de l'ouverture à la réflexion, à l'infinitude des sentiments et des pensées. Couleur d'espérance, elle symbolise la connaissance occulte des choses et de la destinée.
Le vert foncé, couleur du drap mortuaire du Culte, symbolise la réincarnation.
La couleur vert-pré des murs des temples a été choisie comme symbole d'une pousse nouvelle.

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12/03/2010

LE PECHE D'ORGUEIL.

 

OU L'ORGUEIL PEUT SE CACHER ?

Personne ne peut se targuer d'être sincère dans l'exécution d'une action, où dans la pratique d'un culte s'il ne croit pas en sa motivation.

En revanche, les personnes qui, dans les faits, pratiquent effectivement la foi ou les prescriptions morales ( ce que nous appelons «  la loi d'amour et de charité » ) sans le savoir, ou même parfois en prétendant en être affranchis, mais en étant généreux, sincères et honnêtes, évolueront de façon plus favora ble sur l'échelle du progrès que ceux qui les ont reçues, qui les connaissent mais qui ne les pratiquent pas !

La connaissance de l'Enseignement, la connaissance du texte, de la parole révélée sans les actes est mort-née. Celui qui connaît par coeur le texte fondateur de sa religion mais qui ne profite pas des moindres occasions pour le mettre en pratique n'a qu'une connaissance stérile.

Nous arrivons à un point plus délicat: peut-on se targuer, peut-on tirer gloire d'être dans la bonne route ? Répondre « oui », c'est succomber au péché d'orgueil, c'est contraire au désintéressement. C'est contraire au principe de solidarité: il n'y a pas de solidarité possible quand on se place au-dessus des autres. L'orgueil, c'est aussi un manque d'amour. Le Père ANTOINE nous le rappelle à la fin du chapitre « LE DEVOIR IMPOSE LA PRATIQUE DES LOIS MORALES »:

« La solidarité ne consiste pas à approuver les actes de quelqu'un puis à lui en signaler d'autres, contraires à sa nature; autant vouloir se servir d'un outil en bois pour travailler le fer »

C'est ainsi que se comporterait un orgueilleux. Car, fatalement, un orgueilleux aura toujours tendance à la vue du mal, considérant qu'il personnifie le bien et que l'autre personnifie le mal!

Le Père ANTOINE continue et donne la bonne façon de se conduire: 

« La personne élevée éclaire son semblable en l'approchant avec amour, en assimilant insensiblement ses fluides aux siens; par le dévouement qu'elle témoigne à ses inférieurs, elle s'élève tout en les réconfortant d'autant plus qu'elle éprouve le plaisir de leur venir en aide. Telle est la solidarité. »

Et cela, un orgueilleux est incapable de le faire.

Quand on croise une personne qui est dans le besoin ( besoin d'aide matérielle, besoin de conseils moraux, besoin de compassion ou de reconnaissance...) et que nous répondons favorablement, pouvons-nous en tirer gloire ? Non. En fait, nous devons plutôt être reconnaissants vis-vis de cette personne. C'est elle qui nous a permis de faire une bonne action.

C'est ce qui figure dans le quatrième principe:

« … … Si vous agissez envers votre semblable comme un véritable frère, vous ne faites la charité qu'à vous-mêmes, vous devez le savoir, puisque rien n'est bien s'il n'est solidaire, vous ne faites envers lui que remplir votre devoir. »

Donc pas de gloriole qui serait non seulement inutile mais puisée dans un mauvais fluide, celui de l'orgueil.

A ce propos, je vous soumets également l'extrait suivant, tiré du chapitre « L'EFFICACITE DES LOIS MORALES »: 

«  Nous savons que ne pas aimer ses ennemis, c'est ne pas aimer DIEU, qu'ils sont nos bienfaiteurs puisque leurs persécutions nous obligent à nous réformer. Grâce à leur vigilance, nous ne pouvons guère sortir des lois: ils nous rappellent tout de suite à la raison. Ce n'est pas tant l'enseignement qui nous fait progresser que l'opposition de ceux qui voudrait l'anéantir et qui ne parviennent qu'à lui donner plus de valeur. Ce qu'on appelle le mal constitue une solidarité indispensable pour tout ce que l'on peut proclamer. »

Voilà encore une définition de la solidarité et une de ses exigences. L'orgueilleux ne pourrait jamais se comporter comme le Père ANTOINE l'expose dans ce passage. Au mieux, l'orgueilleux se drapera dans sa froideur méprisante. Au pire, il sombrera dans le fanatisme, dans l'intolérance. Si cela reste purement mental, ce n'est encore qu'un demi mal... mais si, dans la société, il détient quelque pouvoir, il court le risque de commettre des actes de vengeance...

 

06/03/2010

LES MIRACLES N'EXISTENT PAS.

 

LES MIRACLES

Les miracles n'existent pas. S'ils existaient, ils nous feraient plutôt douter de l'existence de DIEU. Dès qu'on ne comprend pas quelque chose ou dès qu'on est incapable d'en expliquer l'origine, il est absurde d'invoquer la volonté de DIEU. Invoquer la volonté de DIEU, ce serait plutôt invoquer les caprices de DIEU. Si DIEU agissait par caprices, il ne serait plus DIEU. Il n'y a pas de miracles, il n'y a que des lois. Il n'y a que des voies à suivre. Il n'y a que des fluides bienfaisants à capter. « Miracle » est un terme passe-partout que l'homme utilise lorsqu'il ne connaît pas, ou connaît mal les lois universelles.

Si nous obéissons à ces lois, si nous suivons ces voies, si nous sommes aptes à capter tous les fluides bienfaisants, alors la volonté de DIEU peut se réaliser par l'intermédiaire de n'importe qui d'entre nous. N'importe qui d'entre nous serait alors capable de servir de canal aux forces divines.

Les forces divines sont en chacun de nous, potentiellement du moins. Les forces divines sont présentes en nous comme elles le sont dans tout l'univers. Malheureusement, nous ne pouvons pas en faire usage à notre guise. Elles ne sont à notre portée que dans des moments exceptionnels, dans des moments privilégiés où notre âme s'est dépourvue de toute vue du mal, dans des moments privilégiés où notre âme est dépourvue de toute esprit d'intéressement matériel, dans des moments privilégiés où elle se rapproche de l'état de pureté.

C'est très malaisé, c'est un état difficile à atteindre car ce n'est pas facile de se soustraire aux impératifs matériels, de ne pas céder aux désirs et envies égoïstes, de se débarrasser de toute vue du mal.

Les miracles n'existent pas, DIEU ne se manifeste pas par des caprices: l'homme est face à lui-même. Sa tâche est de travailler avec opiniâtreté à son avancement, à évoluer sur l'échelle du progrès. Il n'est pas inutile de rappeler un passage connu de l'Enseignement, passage qui suscite toujours la stupeur chez ceux qui lisent l'Enseignement en simples curieux. C'est le début du chapitre « LA CROYANCE ET LA FOI »: 

« Ne croyons pas en DIEU, n'espérons jamais rien de Lui, mais croyons en nous et agissons naturellement. Sachons que nous sommes DIEU nous-mêmes, que si nous voulons, nous pouvons.

La croyance a été imaginée par l'intelligence qui a toujours cru que DIEU existe en dehors de nous. Elle ne peut être naturelle car elle suscite la crainte et nous fait agir toujours contrairement, avec la pensée que DIEU nous voit, qu'Il nous observe, qu'Il nous punit et nous donne des récompenses... »

Méditons un instant sur un passage de l'Enseignement dans lequel le Père ANTOINE parle justement de cette question des interventions divines. Il s'agit du chapitre « LE MYSTERE: AMOUR, INTELLIGENCE & CONSCIENCE »: 

« Beaucoup se figurent qu'il faut avoir la crainte de DIEU; mais alors comment croire à sa bonté, à sa miséricorde infinie ? Peut-on avoir la crainte d'une personne que l'on sait bonne et aimante ? Est-il donc raisonnable de trembler devant DIEU, d'imaginer qu'il peut nous faire le moindre mal, être assez méchant par exemple que pour dévaster telle ou telle partie du monde, anéantir des milliers de personnes ? Est-ce ainsi que nous devons Le concevoir ? DIEU, possédant à l'infini toutes les vertus, ne veut être pour rien dans ce qui nous arrive et que nous Lui attribuons, bien que ce soit Lui qui nous dispense le bonheur; Il n'en veut pas de remerciements puisque ce bonheur n'est que le fruit de nos efforts, de notre mérite. Nous somme aussi indépendants de DIEU qu'il ne l'est de nous; s'il n'en était pas ainsi, où serait le libre arbitre ? Si nous dépendions de DIEU, Il pourrait nous extraire de l'abîme où nous sommes plongés; s'Il ne le faisait pas , Il ne serait plus DIEU mais plutôt un bourreau. En réalité, chacun de nous évolue et se dirige soi-même en s'établissant des lois en rapport avec son développement. DIEU, avons-nous dit, ne réside ni dans le ciel ni sur la terre, mais au sein des êtres; son amour se retrouve partout dans une puissance qui maintient l'équilibre et l'harmonie de l'ensemble; tous vont vers Lui par le contact de la loi morale qu'ils pressentent à travers l'atmosphère qui les entoure... »

 

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05/03/2010

LA PITIE PEUT IRRITER ( PROPOS DU PHILOSOPHE ALAIN )

LA PITIE PEUT IRRITER

( PROPOS DU PHILOSOPHE ALAIN )

Le philosophe ALAIN a écrit, il y a cent ans:

" Il y a une bonté qui assombrit la vie, une bonté qui est tristesse, que l'on appelle communément pitié, et qui est un des fléaux humains. Il faut voir comment une femme sensible parle à un homme amaigri et qui passe pour tuberculeux. le regard mouillé, le son de la voix, les choses qu'on lui dit, tout condamne clairement ce pauvre homme.

Mais il ne s'irrite point; il supporte la pitié d'autrui comme il supporte sa maladie. Ce fut toujours ainsi...

Je hais cette éloquence de croque-mort. Il faut prêcher sur la vie, non sur la mort; répandre l'espoir, non la crainte; et cultiver en commun la joie, vrai trésor humain. C'est le secret des grands sages, et ce sera la lumière de demain. Les passions sont tristes. La haine est triste. La joie tuera les passions et la haine. Mais commençons par nous dire que la tristesse n'est jamais ni noble, ni belle, ni utile"

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22/02/2010

LIBERTE INDIVIDUELLE ( Citation de Karl JASPERS )

LIBERTE INDIVIDUELLE.

" Lorsqu'on mutile la liberté de l'homme,

cette liberté que DIEU a créée et qui se rapporte à lui,

on mutile précisément ce par quoi DIEU,

indirectement, s'annonce"

( Karl JASPERS: dans "Introduction à la Philosophie" )

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19/02/2010

QU'EST-CE QU'UN FLUIDE ?

QU'EST-CE QU'UN FLUIDE ?

Dans l'Enseignement du Père ANTOINE, il est souvent fait mention des fluides. Quand nous parlons, nous faisons aussi souvent état des fluides. Dans nos textes, également.

La notion de "fluide" nous semble donc évidente. Mais est-ce bien certain ? Tout le monde, à commencer par nous-mêmes, comprend-il bien ?

Pour le savoir, c'est très simple. Imaginons que quelqu'un nous pose la question. Imaginons...et nous verrons que cela n'est pas aussi simple que cela.

Je reprendrai ici un extrait du livre "DE L'AUTRE CÔTE DU MUR", disponible au Temple Antoiniste de JEMEPPE-SUR-MEUSE:

" Ce n'est pas facile à expliquer, parce que les fluides sont invisibles. Ton oncle JEAN a dit que nous sommes tous entourés d'une atmosphère et que plus l'être est élevé moralement, plus celle-ci est belle et claire. Notre atmosphère est composée de fluides et ces fluides sont le résultat de nos pensées et de nos actes. Si ceux-ci sont bons et bienveillants envers nos semblables, les fluides qui nous entourent sont beaux et légers. A midi, par exemple, les caprices de JEAN ont troublé tout le monde et chacun a eu une pensée soit de crainte, d'agacement ou de doute. Toutes ces pensées se sont heurtées et ont bouleversé l'atmosphère qui nous entourait.

...

La colère, la jalousie, la peur, etc... créent de très mauvais fluides, très nuisibles et nous amènent toutes sortes d'ennuis et de souffrances. Par contre, les bons sentiments, surtout la foi et l'amour nous rendent heureux, ainsi que ceux qui nous entourent."

Cela pose la question de savoir ce qu'il convient de faire lorsqu'on se trouve mêlé, même comme simple spectateur, à une situation délicate.

Ce qui est primordial, c'est de se retenir, de s'efforcer de ne pas prendre part à ces incidents.

Ne pas y prendre part, cela ne signifie pas seulement qu'il faut s'abstenir d'intervenir. Mais il faut essayer de ne même pas y prendre part en pensées. Il faut s'isoler mentalement; s'abstenir de tout parti pris, de tout jugement. Il faut fixer ses pensées et ses sentiments sur le calme et l'harmonie.

Encore une fois, il ne faut pas s'égarer et se laisser abuser par les mots utilisés. Certains mots sont utilisés dans un sens un peu plus particulier que le sens du langage quotidien. On est un peu dans la position d'un élève qui commence à étudier les mathématiques.

La terminologie mathématique emprunte beaucoup de mots au vocabulaire quotidien. Pour l'enfant qui s'initie aux « ensembles, images, relations et racines carrées », ces mots ont déjà un sens, celui de la « langue naturelle ». Il les redécouvre chargés d'un nouveau contenu. On ne prend jamais la peine de lui expliquer qu'en mathématiques, il doit oublier le sens initial, le replacer par un autre plus spécifique.

Dans les textes philosophiques, c'est un peu la même chose!

16/02/2010

TROUVER DIEU DANS LE "CONNAIS-TOI"

TROUVER DIEU DANS LE "CONNAIS-TOI"

Dans le chapitre "ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL, LE BIEN INTERPRETE l'OPPOSE DE LA REALITE", le Père ANTOINE revient, une fois de plus, sur la notion de "DIEU", sur ce qu'est "croire en DIEU" et sur la meilleure façon de trouver DIEU. Il nous dit que ce n'est pas par des grandes cérémonies, ni de grands rituels qu'on peut y arriver, mais en appliquant une maxime simple:

" Croire que DIEU est un être isolé c'est toujours croire comme ADAM, aller à DIEU à travers la matière, le serpent, prendre le chemin de la science qui cherche et doit aboutir à démentir toujours la croyance. Impossible de trouver DIEU si ce n'est dans le CONNAIS-TOI."

C'est rappeler, une fois de plus, ce qui est délà énoncé dans le premier principe: l'immanence de DIEU.

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11/02/2010

RELIGIONS DIVERSES MAIS BUTS IDENTIQUES.

 

 

RELIGIONS DIVERSES MAIS BUTS IDENTIQUES.

 

« Tout comme dans le Monde une même maladie peut être traitée par diverses thérapeutiques,


de même il existe diverses religions qui peuvent procurer le bonheur aux hommes et aux


autres êtres. Diverses doctrines ont été présentées par diverses personnes à diverses époques


et de façons diverses. Je crois cependant que fondamentalement toutes ces doctrines visent le


même noble but, c'est à dire enseignent des principes de morale qui serviront de moule aux


fonctions de l'esprit, du corps et de la parole… Il vaudrait donc mieux que prenne fin le


désaccord entre ceux qui pratiquent des religions différentes. (…). Un respect mutuel serait


d'un grand secours pour tous les croyants. »


( Le quatorzième Dalaï – Lama )


Ceci peut être rapproché de divers passages de l'Enseignement du Père ANTOINE, à commencer par le deuxième principe:


« Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi dont l'intention serait de vous convertir. Si vous respectez toutes croyances et celui qui n'en a pas, vous savez, malgré votre ignorance, plus qu'il ne pourrait vous dire. »


Et ce passage dans le chapitre « LE MATERIALISTE, LE FANATIQUE ET LE VRAI CROYANT », parlant, il est vrai, des matérialistes:


« Cependant nul n'a le droit de critiquer les adeptes d'une telle doctrine. Ils agissent bien naturellement, ils possèdent la faculté commune à tous les hommes, appelée la conscience, faculté naturelle d'essence divine qui, en se développant, rend l'esprit plus sensible au bien et au mal. C'est celle-ci qui les empêche d'abdiquer la morale pour revendiquer les idées purement matérielles et y conformer leurs actes, qui leur dit: ''C'est moi qui suis votre DIEU et votre maître. Rapprochez votre raisonnement de l'obéissance et du respect que vous désirez me témoigner. Il me suffit de vous éclairer sans chercher à vous convaincre, car il est plus grand et plus méritoire de vouloir être honnête en refusant de croire en DIEU que de croire en Lui et de prétendre Le servir, tout en restant dans les ténèbres.'' . Le vrai croyant se place à un autre point de vue; il sait qu'en s'améliorant il se prépare le bonheur et il éprouve plutôt du plaisir en luttant contre ses imperfections; ainsi il s'acquiert des vertus, non pas qu'il soit mû par l'intérêt, il obéit à sa conscience. »


L'important dans ce dernier passage, c'est le fait que le Père ANTOINE refuse de condamner même les incroyants. Ce ne serait sans doute pas trahir sa pensée que de dire que les incroyants « se croient incroyants » mais ne le sont pas réellement car ils sont dotés d'une conscience, définie comme «  faculté naturelle d'essence divine ».


Nous pouvons aussi faire intervenir ce passage du chapitre « LE DEVOIR IMPOSE LA PRATIQUE DES LOIS MORALES ». Dans ce chapitre, il nous suffit de considérer au sens large le mot «  société »: 


« Une société qui blâme ou critique une autre, qui cherche à s'élever à son détriment, lui est plutôt inférieure. On est supérieur par amour, d'aimer ceux qui nous témoignent de l'indifférence, voire même de l'hostilité. Elle n'est pas coupable cependant puisqu'elle croit agir conformément à la vérité  et à la justice. Seuls de plus avancés pourraient reconnaître qu'elle est dans l'erreur et ceux-là seraient blâmables de le divulguer. C'est l'ignorance qui cause le parti pris. Tout adepte sincère est heureux de quitter sa doctrine pour en adopter une autre, quand elle est régie par un plus grand amour, par des statuts plus rationnels. Mais souvent c'est notre acharnement qui domine. ».


Pour être correct, il faut signaler que le texte précédent est un extrait d'une réponse faite à une question portant sur les différences entre partis politiques ou entre tendances d'un même parti. Mais, comme d'habitude, le Père part d'un problème particulier pour définir une ligne de conduite ou donner un avis de portée générale.


Pour mieux éclairer, ce passage du chapitre « NOUS NE POURRIONS POSSEDER NI LA FOI NI L'AMOUR SANS LES ACQUERIR PAR LA PRATIQUE DE LA CHARITE »: 


«  Je ne dirai pas que notre enseignement nous oblige, mais il permet de nous humilier devant n'importe quelle croyance ou opinion. Le catholique est notre frère, mais le matérialiste ne l'est pas moins, nous lui devons de la déférence comme au plus grand croyant. Notre doctrine enseigne la foi d'où vient l'amour, un amour qui suscite le respect de tous indistinctement. Nous devons faire comme le catholique, nous incliner devant le prêtre qui porte le saint-sacrement. Je n'ajouterai pas qu'il faut s'agenouiller comme beaucoup le font, mais nous devons nous montrer honnêtes et dans toute cérémonie funèbre avoir égard aux convictions du défunt: c'est l'aimer que d'agir ainsi. L'honnêteté et l'égalité sont inséparables de la foi. Quand nous possèderons cette vertu, nous jouirons de la fraternité. »


En fin de compte, nous trouvons le même message que celui du DALAÏ LAMA reproduit au début de cet article, dans le chapitre « L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU BIEN »: 


«  Rappelons -nous qu'il a été dit: ''Que celui qui voudra devenir le plus grand,, soit votre serviteur et que celui qui voudra être le premier d'entre vous soit votre esclave.'' Ce n'est qu'en agissant ainsi que nous serons avec DIEU et DIEU avec nous.

Ces paroles ont été sanctifiées dans le passé et elles doivent l'être dans l'avenir, puisqu'elles sont l'image de DIEU; elles ont été puisées dans son sein. Elles sont la base des enseignements moraux révélés à chaque période, à des intervalles plus ou moins longs, par les prophètes qui ont eu mission d'enseigner la parole de DIEU. Si ces enseignements diffèrent, c'est parce qu'ils doivent être d'autant plus rationnels que l'humanité s'est plus développée.

Toute révélation émane de DIEU, sa base est donc toujours la même; ni les mots ni les phrases n'y sont rien; seule la morale qui en découle, qui est l'amour divin, est tout.

C'est ainsi qu'il faut apprécier mon enseignement. Je ne durai pas que je suis venu en mission, je dis plutôt à l'épreuve, car il est de mon devoir de respecter cette révélation autant que j'ai voulu l'enseigner. On ne pourrait comprendre la responsabilité qu'assume celui qui veut montrer à ses frères le chemin qui conduit au bonheur suprême. Je ne suis pas venu révéler une autre morale que celle révélée par mes devanciers, je ne suis rien venu détruire de ce qui a été dit jusqu'à ce jour, mais plutôt accomplir l'oeuvre commencée lorsque cette humanité s'est mise en marche vers le but qu'elle doit atteindre. »


Le malheur ou, pourrait-on sans doute dire, la punition qui frappe l'humanité résulte de l'ignorance de ces préceptes. Plutôt que de voir dans le fondement de chaque croyance, et même dans l'incroyance, la racine commune qui unit les hommes, ceux-ci recherchent surtout ce qui distingue. Par définition, ce qui distingue une religion d'une autre c'est la matière, l'argument qui cause le divorce. C'est ce que le Père ANTOINE explique dans ce passage du chapitre « LA CROYANCE ET LA FOI »: 


« C'est la croyance en DIEU qui nous divise parce que nous n'avons pas tous de LUI la même conception; voilà pourquoi nous voyons le mal en autrui, ignorant que c'est en pensant qu'un autre peut nous contrarier que nous nous contrarions nous-mêmes. La croyance est encore là la cause de nombreuses souffrances, car elle fait haïr plutôt qu'aimer. »

 

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10/02/2010

LA TOLERANCE NE DOIT PAS ÊTRE DE L'INDIFFERENCE.

LA TOLERANCE NE DOIT PAS ÊTRE DE L'INDIFFERENCE.

" Il y a des gens qui, à propos de certains problèmes, font preuve d'une grande tolérance. C'est souvent parce qu'ils s'en foutent."

[Mark Twain]

Voilà, ici, dit sur le ton de la plaisanterie, une extraordinaire vérité.

Mais il y a peut-être pire que l'indifférence: le mépris. On tolère quelqu'un, on tolère une opinion, on tolère un comportement parce qu'on estime qu'il n'a aucune valeur, aucune importance.

Cette autre pensée nous explique bien pourquoi la tolérance ne doit découler de l'indifférence:

"La règle d’or de la conduite est la tolérance mutuelle, car nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu’une partie de la vérité et sous des angles différents: Tous les hommes sont frères."
( Mohandas Karamchand Gandhi)

 

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09/02/2010

LES ANTOINISTES ET L'ETHIQUE.

TEXTE AIMABLEMENT COMMUNIQUE PAR UN FRERE.

 

 L’ETHIQUE ANTOINISTE.

Du chapitre "LA NON EXISTENCE DU MAL" on pourrait déduire que la morale antoiniste est laxiste : quoi que nous fassions nous progressons en subissant des épreuves; vivons donc comme nous l'entendons, en ascète ou en cochon du jardin d'EPICURE, qu'importe!



L'exemple que nous a laissé le Père ANTOINE, et celui de ses adeptes aujourd'hui, démontrent le contraire. Une chose est sûre : on peut dire des antoinistes ce qui se dit des mormons, des quakers ou des unitariens aux Etats-Unis : que jamais on se sera victime de leur part d'un acte malhonnête.

Le plus souvent les desservants des temples vivent d'une manière quasi monacale, toujours présents de jour comme de nuit pour recevoir les personnes malades ou en difficulté. Ils ne quittent l'annexe du temple où ils demeurent que le samedi, sauf cas urgents bien entendu. Dans le chapitre « L'AMOUR ET LA SOLIDARITE », le Père ANTOINE nous enseigne:

« Je rappelle (…) combien l'œuvre que nous poursuivons est diversement jugée, digne d'éloge selon les uns, très répréhensible selon les autres, c'est ce qui démontre encore la non-existence du mal. »

« Tâchons de nous tenir à la hauteur de nos devoirs. »

« Quelque soit l'œuvre que nous ayons en vue, matérielle ou morale, chaque jour inconsciemment nous posons une pierre à l'édifice et selon notre dévouement, notre désintéressement, nous manions des fluides de plus en plus vivifiants pour la mener à bonne fin. (…).

Occupons-nous de quoi que se soit, l'épreuve doit nous assaillir, car toute pensée la provoque. Il importe – et pas n'est besoin pour la cause d'une si grande sensibilité – de discerner si elle est de bonne ou de mauvaise source, si elle vient de notre épreuve, imperfection ou de nos vertus. (…)

La tâche la plus excellente, c'est l'amélioration. En luttant contre une faiblesse, nous acquérons des forces et du courage pour surmonter les autres (…) »

Alors affirmer, comme Mgr LEROUX, dans la "Revue ecclésiastique de Liège" "qu'une des raisons du succès de l'Antoinisme est le laxisme moral" relève de l'intolérance aveugle. On peut comprendre qu'un ecclésiastique catholique attaque une doctrine autre que la sienne, ce qui fut fréquent tout au long de l'histoire, mais il faut d'abord se pencher sérieusement sur la dite doctrine avant d'affirmer quoi que se soit.

Les antoinistes, pour leur part, ne condamnent aucune autre religion, pas plus que l'absence de croyance. Ce prélat eut pu s'inspirer de leur tolérance ou, à tout le moins, tenter de savoir de quoi il parlait. Il affirma avec force que "les antoinistes doivent être traités canoniquement comme sont traités les membres de toute secte hérétique ou schismatique." On frémit en pensant à ce qu'aurait été le sort des disciples du révélateur de Jemeppe, lorsque l'Inquisition sévissait encore…

07/02/2010

PRATIQUER L'ECONOMIE DES FLUIDES. ( QUID DU MINDFULNESS ? )

 

L'ECONOMIE DES FLUIDES.


Le Père ANTOINE, dans le chapitre « COMMENT NOUS POURRONS NOUS AMELIORER », est amené à aborder la question de l'économie. Il veut bien sûr parler de l'économie sur le plan spirituel, moral.

«  Plus de fluides attirons-nous, plus de matière requérons-nous et réciproquement moins de fluide utilisons-nous, d'autant plus d'amour nous pénétrons-nous. »

Sans vouloir faire du Père ANTOINE le précurseur de tout ce qui rôde comme idées modernes, je ne puis quand même pas m'empêcher d'être surpris par certains rapprochements à opérer avec le « mindfulness ».

Attention, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit:

  • je n'établis aucun parallèle entre l'antoinisme et cette pratique;

  • j'ai aussi vu que certains considéraient le « mindfulness » comme méthode de psychothérapie: l'antoinisme ne conseille, ne recommande ni ne condamne aucune pratique médicale, ce domaine lui est étranger!

Parlant du « mindfulness », voici un extrait d'un article de Jos BUIJS, tenant de cette méthode: 

« La vie sans prise de conscience, la vie selon des modèles usés et sur pilote automatique, nous conduit toujours vers cette rive gauche, nous refoulons nos sentiments. Pour la plupart des gens, les sentiments positifs ne sont pas un problème. Il s'agit principalement de peine, de colère ou de peur refoulée. Ou de honte, de regret ou de culpabilité. Nous procédons à ce refoulement en cherchant immédiatement la joie lorsqu'un sentiment indésirable se présente. Nous voulons éviter le sentiment négatif alors que nous savons qu'il reviendra. Parfois, la répression prolongée des sentiments entraîne même des troubles physiques. Toutefois, si le petit bateau dérive vers la rive droite, on ressent la gêne des massifs. »

Ce que l'auteur préconise ici, c'est finalement d'éviter l'agitation. Il faut éviter de puiser et même de susciter une multitude de sentiments, de pensées diverses qui peuvent même parfois être contradictoires. C'est ce que le Père ANTOINE appelle « l'économie des fluides », attitude qu'il appelle de ses voeux dans le chapitre précité. Laissons le parler:

« Ah! Quand nous comprendrons que l'économie est la mère de toutes les vertus, nous nous efforcerons de surmonter nos pensées, nous nous réduirons à l'unité en réduisant les fluides qui nous entourent, notre travail sera d'autant plus prompt et plus efficace que nous l'effectuerons avec moins de matière. Plus nous pénétrerons-nous de cette vertu, plus rentrerons-nous dans l'unité puisque les lois qui sont tous ces fluides ne sont que l'ombre de nous-mêmes. »

«  Quand nous en possédons déjà une parcelle, nous sommes bien plus heureux parce que nous puisons moins dans les fluides que nous le faisions auparavant, nous surchargeant ainsi d'autant moins de matière. Mais au premier abord nous pratiquons l'économie comme une épargne, parce que nous ne pourrions nous l'acquérir moralement sans nous l'être acquise matériellement. »

«  Ce qui nous fait l'ignorer, c'est la vanité parce que nous nous sentons par elle plus heureux au contact de nos semblables et plus elle est grande, plus nous croyons que ceux-ci ont du respect, plus nous les prenons pour nos inférieurs. L'économie anéantit toute vanité au fur et à mesure que nous nous en pénétrons. Mais quand nos intentions sont de nous améliorer et que notre vue se porte vers l'avenir, nous convertissons l'économie matérielle insensiblement parce qu'en travaillant moralement, nous anéantissons des milliers de fluides qui nous empêchaient de l'apprécier autrement. Nous arrivons ainsi à nous pénétrer moralement de tout ce que nous nous étions acquis matériellement. Alors nous pouvons faire la comparaison du vrai bonheur avec celui qui n'est qu'apparent; nous reconnaissons le but de la vie et à quel point nous sommes notre ennemi en interprétant tout contrairement par notre vue du mal, nous voyons combien elle nous égare. »

Il est également bon de faire un rappel d'un extrait du chapitre «  LE MOI CONSCIENT ET LE MOI INTELLIGENT » concernant la nécessité, aussi recommandée dans le « mindfulness », d'éviter de puiser dans une multitude de fluides: 

« Quand nos pensées se contrarient, nous abandonnons souvent l'utile pour les frivoles. Notre esprit est toujours en éveil, mais la plupart du temps, c'est pour ne rien acquérir; il vaudrait plutôt rebrousser chemin. Voilà pourquoi des personnes souffrent de ne pouvoir réaliser un progrès. Toute pensée vaine nous est nuisible; elle nous occasionne parfois une épreuve interminable tandis qu'un petit effort pour résister à une faiblesse nous procure toujours une satisfaction. »

Parlant de ces épreuves à surmonter, le Père ANTOINE nous livre un message, une sorte de ligne de conduite, dans le chapitre « LE DEVOIR IMPOSE LA PRATIQUE DES LOIS MORALES »: 

« Quelle que soit l'oeuvre que nous ayons en vue, matérielle ou morale, chaque jour inconsciemment nous posons une pierre à l'édifice et selon notre dévouement, notre désintéressement, nous manions des fluides de plus en plus vivifiants pour la mener à bonne fin. Mais dans l'intervalle de nos bonnes pensées, il surgit des obstacles; ils sont bien souvent nécessaires au progrès qui dépend de la solidarité. L'un s'acquitte avec zèle de son devoir, un autre y déploie moins d'énergie.

Nous ne sommes pas tous arrivés au même degré d'élévation intellectuelle et morale et nous avons par conséquent des pensées plus ou moins épurées, qui nous raniment différemment.

Quand nous aurons compris que l'édifice à construire repose tout entier sur l'amour, nous serons convaincus que, quel que soit le travail, il intéresse l'âme et jamais le corps. La matière n'est que l'effet; mais nous devrions toujours reporter tout à la cause. Nous ne pourrions résoudre aucune question, rien faire de bon ni de durable sans puiser dans l'amour. Si nous avions acquis plus de savoir, nous commencerions par soigner plutôt l'âme afin qu'ellepuisse d'autant mieux entretenir le corps.

Occupons-nous de quoi que ce soit, l'épreuve doit nous assaillir, car toute pensée la provoque. Il importe - et pas n'est besoin pour la cause d'une si grande sensibilité – de discerner si elle est de bonne ou de mauvaise source, si elle vient de notre imperfection ou de nos vertus. »

Ce dernier paragraphe résume finalement toute la question.

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03/02/2010

L'AVIDITE ( OU CUPIDITE )

 

SUR L'AVIDITE.

Désir ardent et immodéré de posséder ou d'user ( de dévorer ) quelque chose. Ex: « L'avidité du pouvoir » .

Finalement, si l'on y réfléchit bien, l'avidité serait en fait à l'origine des «  péchés capitaux ». L'avidité amène à la convoitise, à l'appétit immodéré. Elle provoque, si elle n'est pas jugulée: l'envie, la haine, l'indifférence, le manque absolu de compassion, le mépris d'autrui, le jugement mauvais, la calomnie..

D'ailleurs, la plupart des dictionnaires lui donnent, soit comme synonymes, soit comme mots apparentés les termes suivants: convoitise, gloutonnerie, impatience, passion, soif, voracité, cupidité, insatiabilité, rapacité...

Les trois derniers sont, assurément, des synonymes.

L'avidité ( ou cupidité lorsqu'il est question d'argent ) est la recherche et l'amour immodérés du gain, de l'argent, de la jouissance. Ce mot sous-entend une appréciation négative qui souligne le caractère excessif et insatiable du désir de s'enrichir ou de posséder quelque chose à tout prix

On peut rappeler avec pertinence une citation de BOSSUET:

« Elle [l'âme] se jette avec avidité sur l'objet des choses créées qui se présentent à elle, espérant se rassasier ; mais ce sont viandes creuses, qui ne sont pas assez fortes »

BOSSUET définit bien ici le drame vécu par ceux qui sont rongés par l'avidité: tout est potentiellement objet de l'avidité. Mais rien n'est susceptible de l'apaiser. C'est la porte ouverte à tous les débordements.

L 'avidité (ou cupidité) ne doit pas être confondue avec l'avarice. L'avarice est le comportement de ceux qui ne veulent pas se séparer de leurs biens quitte à se priver ou à thésauriser, c'est-à-dire amasser des richesses sans les faire circuler ni les faire fructifier. Quelqu'un qui manifeste de l'avidité ou de la cupidité peut, très bien, ne jamais rien conserver.

Toutefois, l'un comme l'autre se montrent incapables de la moindre compassion, de la moindre charité. Ils sont soumis à une faiblesse de vue qui les en rend incapables tout absorbés qu'ils sont par des agréments matériels.

Je citerai un extrait du chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE ». Voici les paroles du Père ANTOINE: 

«  Quand certaines pensées nous procurent de l'agrément dans ce qui flatte nos faiblesses et nous porte à les assouvir, nous pouvons trouver sublime ce que nous regardons avec les yeux de la matière. Mais il en est de cette satisfaction comme de tous les plaisirs passagers. Des enfants en bas âge sont satisfaits d'un rien, alors que d'autres plus âgés, plus sérieux et plus raisonnables demandent plus et mieux. »

Et, plus loin dans le même texte: 

« Le bonheur que l'homme cherche au milieu des fêtes et des réjouissances est bien fugitif; il s'y plaît aujourd'hui tout en pensant que demain il n'en sera plus de même, qu'il devra reprendre le dur travail, y déployer toute son énergie et souffrir pour regagner le temps perdu et l'argent dépensé. Il en est tout autrement lorsque l'homme aborde la question morale; il découvre que le bonheur ne réside pas dans la satisfaction d'une faiblesse, mais au sein du travail qu'il effectue pour la surmonter parce qu'il sait combien elle est nuisible. Arrivé à un certain degré d'avancement et bien convaincu d'être dans le chemin de la vérité, il ne tient plus compte des obstacles et des peines. »

02/02/2010

PECHES CAPITAUX, PUNITIONS DE L'HOMME , POISONS ET VOILES DE L'ESPRIT ?

 

« PECHES CAPITAUX », « PUNITIONS », « POISONS ET VOILES DE L'ESPRIT »

Nous connaissions déjà, repris également par l'ANTOINISME, bien que selon une conception différente, les sept péchés capitaux qui sont:

Colère
Violent mécontentement accompagné d´agressivité.


Gourmandise
Défaut de celui qui a un appétit démesuré pour les nourritures terrestres.


Avarice
Attachement excessif à l´argent, passion d´accumuler, de retenir les richesses.

Paresse
Goût pour l´oisiveté; comportement de celui qui évite l´effort.


Orgueil
Opinion exagérée de sa valeur personnelle.


Luxure
Péché de la chair, recherche, pratique des plaisirs sexuels.


Envie
Sentiment de tristesse, d´irritation et de haine qui nous anime contre qui possède un bien que l´on ne possède pas.

Nous apprenons qu'il existe d'autres définitions ou plutôt d'autres sources de souffrances. Ainsi, PIC de la MIRANDOLE parle, lui, de dix « punitions » frappant l'être humain:

« Chacun a en lui-même dix punitions : ignorance, tristesse, inconstance, cupidité, injustice, luxure, envie, perfidie, colère, méchanceté. »

Les bouddhistes, eux, parlent de « poisons de l'esprit » et de « voiles de l'esprit »

Les trois poisons de l'esprit peuvent être dénommés ainsi :

  • Avidité,

  • Colère,

  • Ignorance ou Indifférence.

Les voiles de l'esprit comportent par exemple :

  • Ignorance, illusion au sujet des trois caractéristiques de l'existence ;

  • Désir, avidité, convoitise, attachement  ;

  • Haine, aversion

  • Le Bouddha estimait que les causes de la souffrance humaine proviennent de l'incapacité à percevoir correctement la réalité. Cette ignorance et les illusions qu'elle provoque conduisent à l'avidité des hommes, à leur désir de posséder davantage que les autres, à l'attachement et à la haine éprouvés pour des personnes ou pour des choses.

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28/01/2010

CAEN:LE TEMPLE ANTOINISTE.

CAEN:LE TEMPLE ANTOINISTE.

CAEN 3

 

CAEN 2

 

CAEN

 

Photos tirées du site http://antoinisme.blogg.org

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24/01/2010

EXISTE-T-IL UNE DICTATURE DE L'EMOTION ?

 

EXISTE-T-IL UN DICTATURE DE L'EMOTION ?


Nous avons tendance à être submergés par nos émotions. Nous sommes en permanence soumis à des émotions. On s'acharne d'ailleurs en permanence à solliciter nos émotions, à les provoquer.

Certains appellent même cela la dictature des émotions. Le mot « dictature » est peut-être exagéré. En tout cas nous sommes sollicités en permanence: la radio, les journaux, les journaux télévisés, les émissions spéciales les « téléthons » et autres émissions de « charité ». Dans beaucoup de cas, il n'est pas exagéré de parler du business de la charité.

Doit-on cependant rester sourds et aveugles ? Non, il y a des situations où en regard de l'excès de souffrances, de malheurs subis par certains, la compassion s'impose naturellement. On ne peur pas rester sans compassion devant l'accumulation de malheurs subis par certains.

On trouve bien des gens qui estiment qu'on en fait parfois trop, qu'il ne faut pas se laisser submerger par ses sentiments. En fait, ces personnes refusent d'apparaître trop humains, redoutent même d'apparaître trop humains. Dans leur esprit, l'humanité ne serait en fin de compte qu'une preuve de faiblesse!

Ils oublient trop facilement qu'il faut laisser la compassion parler, se manifester spontanément. En effet, la souffrance finit bien par traverser toute vie humaine. La souffrance, c'est ce qui fait apparaître justement notre fragilité. Notre fragilité est blessée. Nous sommes d'ailleurs blessés par le simple fait que, un jour ou l'autre, nous ne pouvons plus cacher cette fragilité. Aussi forts nous croyons être, aussi faibles, du jour au lendemain, nous apparaissons. Et, nous restons sur le bord du chemin, vulnérables et impuissants.

Je ne puis m'empêcher de vous livrer un petit texte du Père ANTOINE, puisé dans le chapitre « LE MALHEUR DE L'UN FAIT SOUVENT LE BONHEUR DE L'AUTRE »: 

« Que de faux pas ne faisons-nous pas à cause de notre ignorance qui nous fait tout interpréter contrairement ! Ne serions-nous pas trompés d'une autre façon chez les gens les plus honnêtes, si nous nous laissions surprendre par le doute ? N'est-ce pas nous-m^mes qui nous trompons ? Je le répète, n'oublions pas que tout effet a une cause, chaque fois que nous nous rendrons la peine de la chercher, nous la découvrirons en nous. »

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19/01/2010

LA PITIE, UN TERME EQUIVOQUE.

LA PITIE, UN TERME EQUIVOQUE.

Avons-nous réellement pitié d'autrui lorsque nous disons "Il ou elle me fait pitié", ou « J'en ai pitié ».On dit avoir pitié, prendre en pitié mais, le plus souvent, on se limite à cette phrase, on ne fait rien pour venir en aide. Ce n'est pas donc réellement de la pitié. La plupart des gens disent avoir pitié du malheureux mais,en fait, inconsciemment, ce qu'ils redoutent surtout c'est d'être touchés un jour par le même malheur. La vue du malheur chez quelqu'un d'autre fait peur. Par exemple, quand on voit une vieille personne atteinte de sénilité, on se voit soi-même vingt ans plus tard et on a peur de l'avenir. Ce que l'on éprouve, c'est, anticipativement, de la peur.

 

En réalité, il est beaucoup plus facile, après avoir déclaré que l'on a pitié, de considérer que cette seule manifestation exonère sa conscience. On préfère alors les ignorer plutôt que de s'arrêter un instant et de se pencher sur eux pour leur venir en aide ou, simplement, les réconforter.


C'est aussi parce que ce serait faire examen de conscience et admettre publiquement que nous voyons ces malheureux souffrir sous nos yeux depuis des années sans avoir jamais rien fait pour eux. Ce serait reconnaître qu'on fait semblant de ne pas les voir par égoïsme. Alors reconnaitre que l'on ne prend pas ces gens en considération, surtout pas, cela remettrait en cause toute l'image que l'on a de soi-même.


En fait, prendre quelqu'un en pitié peut parfois rendre la situation pire en l' encourageant à se lamenter sur lui-même ou en l' encourageant à être en colère. On peut se rappeler ce qui est dit dans la première partie du dixième principe « Ne pensez pas faire toujours un bien lorsqu'à un frère vous portez assistance, vous pourriez faire le contraire entraver son progrès... »


Mais est-ce pour cela une raison de ne pas venir en aide ? Non, le quatrième principe nous dit le contraire, il nous demande seulement la discrétion. Mais on y considère qu'aider son prochain est une chose naturelle qui ne demande aucune louange en retour.


Cependant, on préfère s'arrêter à la première remarque ( … la pitié peut rendre la situation encore pire...). Mais comme on se rend compte que c'est insuffisant comme justification, on en cherche d'autres: si je commence à l'aider, ce malheureux, si je lui ouvre mon coeur, jusqu'où cela va-t-il me conduire ? Se satisfera-t-il de ce que je lui donne? Se contentera-t-il d'une petite aide financière ? Ne va-t-il pas s'incruster ? ne devrai je pas l'inviter à partager mon repas ? Et après le repas, ne va-t-il pas vouloir rester ?


Est ce que cela sera suffisant pour me donner bonne conscience? En fait il peut nous arriver de partir plus honteux que l'on est venu pour donner une pièce. Effectivement, on craint que ce malheur nous touche. Et dans la mesure ou nous ne sommes qu'un, évidemment que ce malheur nous touche, mais nous préférons croire que non et nous confondre en excuses.


Il y a aussi la pitié qui est de la compassion et la pitié qui est de la condescendance, voire du mépris. Il sera sans doute souvent préférable parce que plus réel d'utiliser soit le mot « mépris » ou le mot « compassion », plutôt que le mot « pitié » lorsque l'on veut décrire les sentiments éprouvés parce que ce sont des mots sans équivoque.

15/01/2010

CONSEQUENCES DE LA FALSIFICATION DE LA NATURE.

 

EXTRAIT DU CHAPITRE

«  COMMENT NOUS NOUS FALSIFIONS LA NATURE ».

 

Deux petites remarques: la première pour rappeler que ce chapitre est en réalité la reponse à une question fréquemment posée au Père ANTOINE («  y a-t-il un régime diététique à suivre, recommandé par le Père ?»); la seconde, comme bien souvent le Père, dans son développement semble parfois s'écarter du sujet, mais c'est souvent pour mieux y revenir par la suite et puis, un sujet abordé permet souvent de faire le point sur d'autres questions. En fin de compte, beaucoup de choses, parfois apparemment lointaines, sont liées.

 

Autre remarque sur le libellé du titre. Ce n'est pas « Comment nous falsifions la nature » ( encore que le Père développe le sujet ), mais « Comment nous nous falsifions la nature »: en falsifiant la nature, l'homme falsifie aussi la sienne propre.

 

«  Nous avons, par l'intelligence, abusé de toutes choses et falsifié à tel point la nature que nous préférons maintenant la falsification à la réalité, nous y sommes si bien habitués que tout ce qui est réel nous est insupportable. C'est la raison pour laquelle j'ai révélé que l'intelligence ne peut supporter la réalité. Je suppose que nous ayons du vin à volonté et que nous en prenions pour nous désaltérer, nous aurons toujours soif de vin et jamais d'eau, celle-ci ne pourrait nous être agréable; pourquoi ? Parce qu'elle est pure. Il en est de même pour tous les aliments, nous préférons même pour leur préparation les personnes qui savent le mieux nous les falsifier. Aucun aliment ne paraît à notre table sans avoir subi quelque falsification, le goût du naturel nous est insupportable. »


Cela correspond bien à mon préambule. Maintenant, première apparente digression: le Père se rapporte au principe de la réincarnation. Ce principe éclaire, ici aussi, sa position:


« Ne nous sommes-nous pas déjà demandé pourquoi et comment ces pensées nous arrivent ? Il n'est pas difficile de nous en rendre compte: si notre évolution s'accomplit par une succession d'existences, nous en traversons certainement où nous avons d'autant plus de facilité de nous procurer le nécessaire que nous en avions moins dans l'existence précédente. N'en avons-nous pas abusé ? Il est vrai que le milieu où nous renaissons n'est pas souvent plus élevé et qu'il nous donne l'éducation en rapport avec son degré d'évolution, l'intelligence seule s'y manifeste pour tout et c'est même une bien grande réjouissance pour des parents que leurs enfants en soient largement doués. »


Autre digression apparente: le Père profite de sa réponse pour aborder la question de l'éducation des enfants:


« Il arrive souvent que lorsque ceux-ci sont devenus adultes les parents se reposent entièrement sur eux, ils leur accordent toute leur confiance et renoncent à leur autorité parce que le développement intellectuel de leurs enfants dépasse le leur ! Cela se conçoit aisément chez les personnes qui n'ont pas encore compris le but de la vie et ignorent ce qui peut vraiment nous ranimer. »


Mais ce n'était qu'une digression apparente. Il revient au rôle de l'intelligence pour l'homme, à son utilité certes indéniable mais aux risques qu'elle fait courir. C'est ainsi que nous en revenons aussi à la falsification de la nature ( grande découverte de l'intelligence ):


« En effet, l'intelligence des enfants permet de mieux trouver les moyens de jouir de l'aisance , qui est toujours un bonheur matériel; ils facilitent celle de leurs parents en faisant connaître des choses qu'ils ignorent pour dénaturer d'autant plus tout ce qu'ils croient rendre plus agréable. Mais c'est en dépassant la mesure du nécessaire que nous nous dénaturons, or, nous le savons, si nous falsifions les aliments, c'est toujours de manière à les rendre plus excitants, ce qui fait que nous en abusons, car nous en prenons plus que la faim et la soif ne l'exigent, nous nous développons ainsi des besoins factices par l'imagination due à notre intelligence qui nous tente à l'excès. »


Maintenant, nous comprenons aussi le libellé du titre ( «  Comment nous nous falsifions la nature » ):


«  Nous lui obéissons avec plaisir pour la satisfaction qu'elle nous procure, tout en ignorant que les pensées qu'elle nous suggère sont à notre détriment, que c'est en l'écoutant que nous nous détraquons tous les organes et que nous abrégeons insensiblement notre existence. »


Enfin, en conclusion, en falsifiant la nature, nous falsifions non seulement notre nature physique mais aussi notre nature morale:


« Je vais peut-être vous étonner si je vous dis que tous nos défauts, voire la plus grande méchanceté, ne sont que la conséquence de ce que nous absorbons. N'avons-nous pas révélé que toute chose a son fluide ? Mais dans les fluides il y en a de bons et de mauvais. N'entendons-nous pas dire souvent par des hommes qui se sont acquis de nombreuses connaissances que certaines plantes possèdent des propriétés qui remédient à ce que d'autres peuvent avoir abîmé ? La science ne nous a-t-elle pas fait reconnaître que toute plante a sa vertu ? Tous nos défauts ne sont dus qu'à des substances que nous avons falsifiées, croyant alimenter mieux notre corps. C'est ainsi que nous nous sommes dénaturés. »


 

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12/01/2010

L'ORGUEIL ( ILLUSTRATION DE P. BREUGHEL L'ANCIEN )

orgueil

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11/01/2010

MODESTIE, HUMILITE, FAUSSE MODESTIE ET ORGUEIL.

 

FAUSSE MODESTIE: DEBUT OU PARAVENT DE L'ORGUEIL.

La modestie et la discrétion sont deux qualités enseignées depuis la plus tendre enfance. Elles sont considérées comme des qualités nécessaires à la vie en communauté, à la bonne entente. Tout le monde aura déjà pu être irrité par l'éducation donnée par certains parents: les louanges systématiques envers de petits enfants chez qui on découvre les qualités de futurs EINSTEIN!

On recommande donc toujours la modestie. Mais que signifie « être modeste ». Le véritable modeste ne pratique pas le « complexe de l'estrade ». Le véritable modeste ne cherche pas à se couvrir lui-même de lauriers. Le délinquant, voire même le criminel, s'il parvient à échapper à la Justice, écrira ses mémoires, sera l'hôte des journaux écrits ou télévisés, alors que le véritable homme de bien sera plus modeste. Il ne se précipitera jamais vers les micros et les recherchera encore moins !

Lorsqu’on lui fait l’honneur de remarquer ses talents, un élan d’humilité le pousse souvent à minimiser ses mérites. Tous, nous avons au moins une fois prononcé ces paroles “Oh ! Tu sais, ce n’était pas grand chose”.

Le sentiment que l'on peut avoir de l'importance de soi-même est pourtant un sentiment ambigu: ce sentiment est parfois considéré comme un leurre provoquant beaucoup de souffrance à soi-même et à autrui. En revanche, on peut aussi dire que l'être humain ne chercherait jamais à s'améliorer moralement s'il n'avait le sentiment de cette importance de soi-même. Comme toujours, sur une même palette, en parlant d'une attitude, on peut glisser facilement d'un extrême à l'autre.

Et bien même si cette attitude paraît, au premier abord, saine et naturelle, si l'on examine un peu plus loin, on pourra s'apercevoir qu'elle n'est pas toujours aussi vertueuse que cela. Cette modestie pourrait n'être que de la fausse modestie et la fausse modestie est le début de l'orgueil.

Un excès de modestie n’est rien d'autre que de l’orgueil déguisé. En minimisant ses mérites, on ne fait que grandir ses talents et on y ajoute même une qualité: cette fameuse modestie. Une telle retenue peut même se révéler indécente. A force de refuser les éloges, on finit par devenir un monstre d’orgueil.

Il faut apprendre à accepter les compliments. Il faut donc accepter ceux-ci avec une véritable honnêteté et faire preuve d'une authentique modestie. Il faut apprendre à recevoir les éloges quand ils sont mérités. Lorsqu'on a accompli un beau travail ou une bonne action et que l'on en est louangé, il faut savoir accepter ceux-ci mais sans tomber dans le travers de l'auto-satisfaction. Il faut remettre « les pendules à l'heure ». Il est rare qu'une bonne action ait pu être accomplie, qu'un beau travail ait pu être réussi sans que l'on ait bénéficié, même de façon très minime, de l'aide ou de l'exemple de quelqu'un.

Il faut bien distinguer l'humilité réelle de la « fausse modestie ». Celle-ci simule, « singe » l'humilité souvent pour susciter les éloges. Au contraire, l'humilité consiste à être bien certain de tout en admettant que l'on n'y est en fin de compte pas forcément soi-même l'unique responsable.


C'est donc un comportement, une tournure d'esprit qui fait qu'on ne se place pas au-dessus des autres, tout en étant bien certain de ses propres capacités et mérites.

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09/01/2010

LE COMPORTEMENT ENVERS AUTRUI.

LE COMPORTEMENT ENVERS AUTRUI.

Il faut bien comprendre que chaque individu est "l'autrui" des autres, de n'importe qui d'autre. Cela doit se manifester dans l'hospitalité, c'est-à-dire dans l'acceptation, des autres. Ce comportement est une expérience morale, c'est la fameuse " charité morale ".

Cette expérience morale n'est jamais facile, elle exige un effort, l'effort de reconnaître celui qui est en face de nous comme un autre soi-même.

Attention, là réside quand même un danger certain: le risque de projeter sur l'autre sa propre image alors que c'est l'inverse qui devrait se passer: en regardant l'autre, on découvre sa propre personnalité.

Projeter sur autrui sa popre image, c'est finalement s'emparer de sa personnalité, c'est en fait le réduire à rien, c'est le dominer. On veut que l'autre soit un autre soi-même. Il faudrait être bien plus modeste et admettre que ce que nous voyons chez l'autre se trouve aussi chez nous !

En matière religieuse, notamment, il conviendrait de reconnaître que l'autre possède aussi une forme, une parcelle de la vérité. Cela signifie que nous devons reconnaître que notre vue de l'univers, que notre sens de la vie et de la mort ne sont pas les seules et que toutes méritent le respect.

Il faut donc promouvoir un idéal de fraternité et de tolérance, de commune humanité.

17:50 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/01/2010

ATTENTION: UN FARFELU S'ESTV EMPARE DU MOT "ANTOINISME" ( site:http://antoinisme.xooit.com/index.php )

Voici un site inernet découvert par hazard:

http://antoinisme.xooit.com/index.php

relatif, soit-disant au Culte antoiniste. Voici comment cet imposteur farfelu définit sa "religion":

"Antoinisme
"La nouvelle religion qui démontre que les Antoine sont les roi de l'univers assisté par les Antoine au nom composé (ex:Marc-Antoine) et qui est contre tous Antoine raté (Antonio, Anthony, Antonin, ect....) "

C'est complètement débile.

20:01 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

04/01/2010

Pensée de Giordano BRUNO sur le système planétaire.

" D'innombrables Soleils existent; d'innombrables
terres sont en orbite
autour de ces soleils de la même façon
que les sept planètes tournent
autour de notre soleil.
Des êtres vivants peuplent ces mondes
. "
( Giordano Bruno )

Voici un texte du Père ANTOINE relative au système planétaire:

" Nous disons que l'individualité intelligente est seulement apparente et par elle cependant l'homme fait de si grandes découvertes, par exemple celle du système planétaire. Nous faut-il croire que le soleil, les astres et tant d'autres merveilles ne soient qu'illusion ? Nullement, ce n'est pas ainsi que nous devons les envisager. Les soit-disant découvertes sont révélations que l'intelligence traduit en les analysant matériellement. Remarquez que le plus souvent une révélation touche une personne insuffisamment instruite et peu développée en intelligence, qu'elle fait ensuite l'objet d'investigations d'autres plus instruites et d'autant plus sensibles à la matière, qui savent mieux se rendre compte de l'effet. Je le répète, quelque grande que soit l'intelligence, elle ne peut jamais attiendre à la cause, l'essence des choses lui échappe forcément et quand elle analyse une révélation, elle ne fait que la dénaturer. L'intelligence n'a aucune base; elle ne peut que traduire à sa façon, développer matériellement ce qui est naturel; l'apparence seule la convainc."

Dans le chapitre "L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL.", le Père ANTOINE dit également:

" Je ne puis dire, comme les écritures, que ADAM a été le premier homme, il en existait d'autres à cette époque qui occupaient diverses contrées, formant différents milieux de la même élévation."

17:02 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/01/2010

SUR "LA PLENITUDE D'ÊTRE": Giordano BRUNO, un précurseur ?

 

GIORDANO BRUNO:

TROIS SIECLES AVANT L'ANTOINISME, DES CONCORDANCES.

Giordano Bruno soutenait que Dieu est la substance et la vie de toutes choses et que l'univers est un « animal » immense dont Dieu est l'âme.

On le signale aussi très souvent pour son adhésion aux théories coperniciennes et pour sa doctrine de la pluralité des mondes habités. Cette doctrine reposait sur des réflexions profondes:l'univers est infini et il contient une infinité de mondes invisibles mais habités qui sont dotés, comme la Terre d'êtres pourvus d'une âme.

Mais, pour comprendre toute l'audace de Giordano BRUNO, il faut se rappeler que la conception du monde dans lequel il était né était celle d'un monde créé par un Dieu de bonté, que ce monde comprenait une seule planète habitée, maintenue immobile au centre d'un ciel fini et étroit: la TERRE Et que tout y était dirigé par la divine providence. C'était le géocentrisme.

Il a complètement renversé cette théorie. Pour lui l'univers remplit dans le silence éternel un espace infini et il vogue dans le silence éternel de DIEU. L'univers est abandonné à un destin non orchestré par DIEU et il contient une infinité de mondes. La plupart d'entre eux sont encore incréés. Ils sont sans cesse en évolution et on y trouve, fatalement, une infinités de civilisations extraterrestres et, par conséquent,une infinité d'âmes.

Si l'on admet le principe que DIEU s'est préoccupé uniquement de la TERRE, ces infinités d'âmes seraient sans espoir de salut. Ce qui contredirait le principe de l'infinie bonté de DIEU.

Il se singularise aussi, pour l'époque par les théories de la réincarnation, de la non-création du monde et la non virginité de Marie.

Contrairement à ce qui est soutenu, Giordano BRUNO n'est pas un précurseur du matérialisme ni de l'athéisme. Giordano BRUNO accolait d'ailleurs au mot « athéisme », le qualificatif de « fol ».

Giordano BRUNO n'ignorait pas que sa doctrine de la pluralité des mondes amenait inexorablement des controverses. Il soutenait pourtant que celle-ci était la seule à être compatible avec l'infinité de DIEU et l'image de l'inépuisable perfection divine.

Giordano BRUNO poussa l'audace à aborder la question de l'immortalité de l'âme. Pour lui, il voyait l'âme, après cette vie, passer de corps en corps et de monde en monde, et la notion traditionnelle d'une personnalité humaine unique paraissait un peu compromise au milieu des transformations successives d'un principe immortel.

Sa conception du mal est aussi étrange pour son époque. Se plaçant du point de vue de l'optimisme, il démontra que le mal, et partant le diable, qui en est le symbole, ne saurait avoir d'existence absolue, et que tout est bien dans le monde, parce que tout y est nécessaire et divin.

Giordano BRUNO contesta également la théorie de la Trinité. C'est donc un précurseur des doctrines unitaristes. Par conséquent, la nature divine du Christ est niée. Le Christ serait donc un prophète.

 

17:26 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/01/2010

SUR "LA PLENITUDE d'ÊTRE": 3° Réflexion.

 

3° REFLEXION SUR « LA PLENITUDE D'ÊTRE ».

C'est peut-être difficile de comprendre tout ce qui est dit aux articles précédents. Cela peut parfois aussi paraître contradictoire ou choquant.

Par exemple, la notion d'immanence. Immanence, pour nous ne signifie nullement que DIEU se trouve quasiment tapi partout pour nous suivre, nous surveiller, nous corriger. Dans la plupart des religions chrétiennes, on a, sur le tard, en quelque sorte délégué cette mission à « l'ange gardien ».

Non, pour nous, l'immanence signifie la présence en chaque homme de l'ébauche de DIEU. Nous sommes tous DIEU en formation, DIEU en devenir. DIEU se trouve chez autrui et nous sommes tous l'autrui de quelqu'un.

Pour nous, l'immanence de DIEU n'implique n'est nullement contradictoire avec une certaine « absence ». DIEU est présent, en devenir, en chaque être humain. Chaque être humain manifeste la présence de DIEU chaque fois qu'il agit avec autrui « comme un frère », chaque fois qu'il fait preuve de compassion, de charité morale, de bienveillance. Mais DIEU s'abstient de toute intrusion dans notre vie, ce serait contraire au libre arbitre. Les lois de la nature existent: la TERRE n'a pas besoin de la main de DIEU pour tenir en équilibre dans la galaxie comme on le professait encore il y a peu de temps !

Croire que DIEU est partout et en tout temps aux aguets de nos actes est un résidu du polythéisme. C'est ce que le Père ANTOINE explique dans le chapitre « LE VRAI BONHEUR NE RESULTE QUE DU MALHEUR »: 

« J'ai déjà dit que, aussi longtemps que nous n'aurons pas acquis la vraie foi, nous n'aurons toujours qu'une croyance de parti pris; qu'elle ait pour objet le serpent ou tout autre animal, quelque fétiche ou bien un pur esprit, ce ne sont là que des figures. Je viens de dire que c'est nous qui faisons DIEU à notre gré, tel que nous prétendons Le servir. »

Il convient également de méditer ce qu'il dit dans le chapitre « LA CROYANCE ET LA FOI »: 

«  Combien n'est pas plus élevé et plus heureux celui-là même qui dit ne croire à rien mais respecte sa conscience ! Tout le bien qu'il fait est pour lui, à son insu, un bonheur, car il le fait pour le seul plaisir de le faire, sans espoir de récompense ni même de reconnaissance. Faisons de même, surmontons la croyance mais respectons la conscience, acquérons-nous cet amour qui est DIEU; Lui seul nous donnera le bonheur suprême et nous y vivrons éternellement. »




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