18/01/2008

LA SOUFFRANCE: GRANDEUR ET SERVITUDE DE L'ETAT HUMAIN.

 

GRANDEUR ET SERVITUDE DE L’ETAT HUMAIN.

CE QUI DISTINGUE L’HOMME DE L’ANIMAL.

     Je reviens sur mon article intitulé «  LA VUE DU MAL. LA PARANOïA, ON EN EST RESPONSABLE », notamment sur le passage repris ci-après :

«  Nous nous comportons souvent tels des personnes complexées. Celles-ci passent leur temps à s’observer. Par projection, par égocentrisme aussi, elles pensent  que le monde entier passe également son temps à les observer, le moindre petit défaut devient alors monstrueux. Alors, on se met aussi à observer, à épier les autres. C’est ainsi que se met en action le mécanisme de la paranoïa. »

     « Paranoïa » apparaîtra peut-être un peu exagéré. Mais, pour prendre un exemple dans une tranche de vie vécue par chaque individu, la fin de l’adolescence est souvent la période des déboires. On n’ose pas affirmer sa personnalité, s’exprimer en public ni aborder franchement les adolescents du sexe opposé. On a conscience que le monde tend les bras mais il apparaît effrayant. De cette souffrance dépendront souvent des comportements qui auront une influence pernicieuse pendant toute l’existence.

      C’est pourtant bien cette souffrance qui fait toute la définition de la nature humaine : sa grandeur et sa servitude. Comme un philosophe l’explique dans l’extrait suivant, la souffrance est un des attributs qui fait la différence entre l’homme et l’animal :

« Dans la nature, la souffrance n’existe pas. Certes, les animaux peuvent ressentir la douleur mais il ne s’agit pas d’une souffrance vécue consciemment. L’homme , en revanche, est conscient de sa douleur. Il y réagit, s’y oppose et crée ainsi un vrai sentiment de souffrance. Outre la douleur physique, il connaît également la souffrance psychique comme le chagrin, le deuil, les peines existentielles : l’angoisse de la maladie, de la vieillesse et de la mort…

   Le stress survient quand on s’oppose de toutes ses forces à ce qui arrive. On n’accepte pas la douleur et les coups durs de la vie. On se laisse envahir par des pensées primaires, émotionnelles. L’angoisse du lendemain, l’insécurité face à l’avenir, tout cela engendre du stress. Alors qu’accepter les évènements tels que la mort, la séparation, rend la vie plus douce, plus sereine mais, pour y arriver, il faut faire preuve d’une grande capacité de réflexion et de sagesse. »

( Gerbert BACKX, psychothérapeute et philosophe )

     Si « paranoïa » peut paraître abusif ( encore qu’il y ait des degrés dans la paranoïa), au moins l’égocentrisme est un terme qui peut être accepté. Comme je l’explique, l’égocentrisme est la résultante de cette souffrance. Cette souffrance, mal acceptée, non comprise et donc insurmontée provoque un perturbation du référentiel.

 

      Je définirais l'égocentrisme comme étant une déformation de l'ego, qui se traduit par la projection, faite par l'égocentrique, de son référentiel sur les êtres et le monde qui l'entourent. Inconsciemment et selon le degré de déformation, l'égocentrique va avoir tendance à ériger son référentiel personnel, par nature subjectif, en référentiel absolu, et de ce fait ramener tout à lui. Dans sa quête de bonheur une personne égocentrique considère que son bonheur personnel prime sur le bonheur d'autrui, et voit dans le monde extérieur (incluant les êtres vivants) des objets mis à sa disposition pour atteindre cet objectif de bonheur – objectif somme toute illusoire, car basé dans la grande majorité des cas sur un bonheur exclusivement matériel.

    

     Dans le chapitre «  LE MYSTERE : AMOUR INTELLIGENCE ET CONSCIENCE », le Père ANTOINE revient justement sur cette question de souffrance et aborde le problème subi par ceux qui sont incapables de l’interpréter et de la surmonter. Il nous dit bien le danger qu’il y a alors à « ériger son référentiel personnel en référentiel absolu » :

« Puisque c’est à chacun selon ses œuvres, nous ne pouvons rendre personne responsable de nos souffrances, nous ne les endurons que pour avoir enfreint la loi dont nous savons la sanction inévitable ; le démon qui paraît si méchant n’est donc autre que notre doute. Si d’un autre côté, nous désirons aller vers DIEU, la loi est toujours la même, si nous faisons bien, nous trouvons bien, comme lorsque nous faisons mal, nous trouvons mal.

  C’est ainsi que nous devons comprendre que nous sommes notre DIEU, notre démon, le bourreau et le martyr, l’unique auteur de notre châtiment et de notre récompense. Puisque en vertu de notre libre arbitre, nous faisons le bien et le mal quand nous voulons, disons donc que nous sommes la loi, l’accusateur, le témoin et le juge de notre être. »

17/01/2008

BIERSET: LE TEMPLE ANTOINISTE. ANNONCE FAITE LORS DE SA CONSECRATION.

 

BIERSET : TEMPLE ANTOINISTE

ANNONCE SPECIALE FAITE LORS DE LA CONSECRATION.

 

     Le Temple antoiniste de BIERSET fut consacré par Mère ANTOINE en octobre 1912.

     Ce fut le premier Temple consacré par Mère ANTOINE après la désincarnation du Père ANTOINE.

     A cette occasion, une annonce spéciale fut prononcée avant l’Opération Générale de 10H00. 

« Frères,

Pour que vous puissiez vous rendre bien compte de la réalité, nous croyons utile d’attirer votre attention sur ce point important : c’est toujours le Père qui préside aux Opérations Générales, c’est lui qui travaille, Mère et lui ne font qu’un. Devant les adeptes réunis au moment de sa désincarnation, le Père l’a désignée pour le remplacer en tout, ajoutant que Mère suivra toujours son exemple. Ainsi donc Mère opère en son nom. Par sa grande sensibilité, elle puise en lui, dans le fluide éthéré de l’         amour divin pour nous restaurer tous. Il n’y a rien de changé, et tous ceux qui auront la foi dans le Père obtiendront satisfaction dans ce qu’ils demandent comme auparavant. »

15/01/2008

LA VUE DU MAL. LA PARANOÎA. ON EN EST RESPONSABLE.

 

LA VUE DU MAL :

NOUS EN SOMMES RESPONSABLES !

     Je vous livre, ci-après, un extrait du chapitre « LA VUE DU MAL SENSIBILITE DE L’INTELLIGENCE ». et cet extrait sera suivi, comme d’habitude, d’une réflexion : 

« La souffrance nous arrive de mille manières ; un seul mot de l’un ou de l’autre de nos semblables la provoque : sommes-nous en présence d’une personne qui ne nous est pas sympathique, elle ne fait pas un mouvement que nous n’y voyions pas le mal et nous en souffrons. Si nous réfléchissons, nous admettrons que le mal n’existe pas, qu’il est la conséquence de la matière, de notre imperfection, l’erreur qui nous fait voir tout contrairement à la réalité. »

     Nous nous comportons souvent tels des personnes complexées. Celles-ci passent leur temps à s’observer. Par projection, par égocentrisme aussi, elles pensent  que le monde entier passe également son temps à les observer, le moindre petit défaut devient alors monstrueux. Alors, on se met aussi à observer, à épier les autres. C’est ainsi que se met en action le mécanisme de la paranoïa.

     De pensées  nous heurtent, des choses ou des actions que nous voyons  nous choquent, des attitudes ou des paroles qui se déroulent ou se disent autour de nous nous font du tort. Tous ces évènements sont en réalité la preuve que nous avons la vue du mal, la preuve qu’il subsiste dans notre atmosphère des traces négatives.

     En fait, cela doit nous aider à prendre conscience que nous sommes responsables de la vue du mal. Celle-ci n’existe pas, de façon abstraite, dans l’absolu, mais elle existe en chacun de nous. Nous la portons en nous et nous la porterons aussi longtemps que nous n’aurons pas acquis la foi.

     Nous la porterons aussi longtemps que nous n’aurons pas abandonné les vieilles croyances que l’humanité traîne depuis la nuit des temps. Aussi longtemps que nous n’aurons pas compris la vraie nature de DIEU et la vraie nature de l’HOMME.

     En fait, celles-ci sont identiques : DIEU est en nous et est dans chacun de nos semblables, même en celui qui se conduit comme notre pire ennemi.

     Et pour terminer, un extrait du chapitre « LA SOLIDARITE PEUT-ELLE ENTRAÎNER LA RESPONSABILITE ? » : 

«  La vue du mal qui est l’imperfection prend l’apparence pour la réalité, elle ne nous permet  pas de supporter celle-ci. Ah !  pauvres êtres que nous sommes ! nous prions et invoquons DIEU pour qu’Il nous délivre de nos souffrances alors que c’est Lui qui nous les occasionne en démolissant notre imperfection qui s’y refuse. Nous ne souffrons donc qu’au contact de la réalité, DIEU, que nous ne pouvons supporter. C’est la raison pour laquelle il a été révélé que l’amour de DIEU est incompatible avec celui du monde… »

 

 

14/01/2008

LE TRAVAI ET l'AMOUR. LE TRAVAIL ET LA PRIERE...

 

LE TRAVAIL

 

     Je vous livre un extrait, court, du chapitre «  LA PRIERE  » : 

« Je le répète souvent, travailler c’est prier ; en effet, le travail qui rentre dans le devoir est de la prière et le meilleur est celui qui est basé sur la charité. Ne perdons pas de vue la loi qui dit : « Fais bien et bien tu trouveras » et tâchons de nous convaincre de sa réalité. »

     Dans ce passage, le Père ANTOINE fait un rapprochement entre le travail et la prière, entre le travail et la charité. Cela peut être comparé à une citation de Khalil GIBRAN, aussi sur le travail : 

« Le travail est l’amour rendu visible. »

19:23 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : travail, priere, devoir, charite, loi, bien, realite |  Facebook |

12/01/2008

TEXTE DE RICHARD BACH ENVISAGEANT LA REINCARNATION.

johnnattan

16:13 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : existence, vie, pouvoir, perfection |  Facebook |

09/01/2008

ÊTRE ATTENTIFS MAIS NON INTRUSIFS. REFLEXIONS SUR BASE DES DEUXIEME ET TROISIEME PRINCIPES.

 

ATTENTIFS MAIS NON INTRUSIFS.

«  Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi dont l’intention serait de vous convertire, si vous respectez toute croyance et celui qui n’en a pas, vous savez, malgré votre ignorance plus qu’il ne pourrait vous dire » 

« Vous ne pouvez faire la morale à personne, ce serait prouver que vous ne faites pas bien parce qu’elle ne s’enseigne pas par la parole mais par l’exemple et ne voir le mal en rien. »

Voici rappelés les deuxième et troisième principes. En fait, ceux-ci règlent la conduite que les hommes élevés, ou reconnus par leurs semblables, doivent avoir vis-à-vis d’autrui lorsqu’ils sont consultés pour des conseils ou pour une simple écoute.

     Le Père ANTOINE en parle à nouveau dans le chapitre « LA CHARITE MORALE » quand il dit : 

« Quand nous sentirons l’amour vibrer en nous, nous ferons couler les larmes, nous toucherons les cœurs, nous serons en harmonie avec notre enseignement et ainsi nous rendrons de très grands services ; car l’homme moral est consulté, écouté par tous ceux qui ont besoin de lumière. »

     Nous y  voilà. Nous sommes susceptibles d’être consultés, interrogés par nos semblables surtout si l’on connaît notre appartenance au Culte antoiniste. C’est évidemment vrai pour les desservants et tous les adeptes prêtant leur concours à l’exercice du Culte. Mais aussi à tous ceux qui sont connus pour leur appartenance et leur assiduité. Comment se comporter et éviter des dérives.

     Pour mieux comprendre, je vous livre un passage du chapitre « LA CHARITE BIEN COMPRISE » : 

« Nous répétons souvent qu’on ne peut lire en autrui qu’à travers soi-même ? Lorsque nous y lirons avec les yeux de la vertu, ses faiblesses nous sembleront des vétilles et nous exercerons non plus la charité matérielle, mais la charité morale. … Notre indulgence nous empêchera de remarquer leurs défauts, si ce n’est pour leur venir en aide. »

     Autre mise en garde dans le chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE » : 

« Nous pouvons voir quelqu’un agir comme nous ne voudrions pas le faire nous-mêmes, si nous sommes plus élevés. En l’observant avec notre amour, nous trouverons ses actes en harmonie avec son avancement ; mais si nous voulons le reprendre et le contraindre à partager notre manière de voir, nous faisons preuve alors de parti pris. Quelque affable que puisse paraître notre raisonnement, il ne pourrait que le froisser. Nous obéissons à un caprice, notre douceur n’est que dans les mots ; … »

     Encore une autre mise en garde dans le chapitre « COMMENT NOUS PROGRESSONS » : 

« Respectons tous les êtres dans leur nature brute ou éthérée, ce sont des frères ; ne jugeons pas leurs actes dans leurs effets, mais remontons à leur cause et nous en découvrirons la réalité. »

     Dans le domaine qui nous concerne, les demandes d’écoute des gens qui souffrent ou s’interrogent, le désir de porter assistance, de réconforter, de trouver des solutions est porteur de fluides contradictoires : d’une part, la reconnaissance du problème et, d’autre part, l’aspiration vers ce que l’on pense qui devrait être.

     La personne consultée peut facilement arriver à penser que son interlocuteur devrait être autrement qu’il n’est. Si c’est le cas, on arrivera à un résultat opposé : l’interlocuteur aura tendance à rejeter. C’est ce qui est exposé dans le chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE » : 

« …si notre interlocuteur pouvait analyser le fluide de notre pensée, il nous dirait : « vous n’êtes qu’un hypocrite, votre langage doucereux vient d’une source bien mauvaise, ce qui vous fait agir peut vous porter à commettre des fautes autrement graves que la mienne. Si vous voulez faire la leçon, donnez plutôt l’exemple et fournissez le fluide nécessaire ». c’est ainsi qu’on pourrait nous répondre quand, au lieu d’amour nous envoyons de la haine. »

     Un mot prononcé avec humilité a plus de sens que mille autres.

     Une personne humble s'efforcera d'écouter et d'accepter les autres.
Plus elle acceptera les autres, plus elle sera tenue en grande estime et plus sa parole sera écoutée et plus  son exemple sera apprécié.

     La personne consultée aura une attitude attentive, bienveillante, sans autre intention qu’aider son interlocuteur à vider son âme, en renonçant à le faire changer à tout prix. L’attitude de l’homme consulté consistera à accueillir son interlocuteur avec bienveillance, de manière inconditionnelle, positive, sans jugement, sans a priori. Il devra se dépouiller de tout désir de faire changer l’autre à tout prix.

     Cela implique pour celui qui est consulté une simple présence   affective. Son attitude devra signifier qu’il écoute réellement, uniquement, qu’il accepte l’autre tel qu’il est, sans aucun jugement. 

     C’est  cette attitude que, dans le titre de l’article, nous appelons « attentive ». Mais, on la bien compris, elle doit être aussi non « intrusive ».

     Attention, ces recommandations peuvent aussi s’appliquer à quiconque, dans la vie quotidienne et pas seulement dans les relations de consultant à consulté ou d’écouté à écoutant.

     On pourra ainsi manifester une certaine humilité, ou tout au moins une certaine réserve, dans nos conversations courantes. C’est facile, il suffit de s’efforcer d’écouter véritablement les autres en conservant un ton calme. On montrera que l’on veut d ‘abord écouter sereinement les autres en n’accaparant jamais la parole pour discourir vainement et surtout pas pour nous mettre en évidence.

 

    

 

04/01/2008

LE CHEMIN LE PLUS COURT.

 

REFLEXIONS D’UN ADEPTE SUR « LE CHEMIN LE PLUS COURT ».

 

     Nous reproduisons ici un article écrit par un adepte et inséré dans une brochure vendue par le Temple de JEMEPPE-SUR-MEUSE. Le titre est ( « DEMONSTRATIONS N° 3 » ). 

« Il est certain que le chemin le plus court pour arriver au but suprême c’est de n’aimer que DIEU, mais quelle conception nous faisons-nous de la DIVINITE ?

    Commençons d’abord par aimer avec désintéressement notre entourage, ensuite étendons cet amour en élargissant le cercle de notre entourage, agissons envers eux comme nous agirions envers les nôtres puis, en un mot, aimons-les tous indistinctement, c’est ainsi que notre amour matériel se transformera en amour spirituel puisqu’il sera désintéressé.

    Si nous sommes attirés par la beauté ou le parfum d’une fleur, n’aimons pas que celle-ci, aimons de même la terre, le soleil, l’air, tout ce qui a contribué à la naissance de celle-ci. Difficile, direz-vous, non car si nous prenons la peine de remonter à la source, l’incarnation, nous verrons que celui qui pour nous n’était qu’un étranger hier était peut-être de notre famille. Pourquoi alors lui retirer l’amour que, hier, nous avions pour lui ? En agissant ainsi, c’est DIEU seul que nous aimons puisqu’il y a une parcelle de LUI dans chaque être. Ces parcelles réunies ne forment-elles pas DIEU  Lui-même ? Mais si nous faisons de DIEU une créature, notre amour ne se portera que sur une créature et nous resserrerons au lieu d’élargire. Si l’un est le chemin le plus court, l’autre sera le chemin le plus long, d’autant plus que nous marcherons à tâtons, en aveugle, il nous faudra recouvrer petit peu à petit peu la lumière alors que l’autre marchera avec sûreté en éclairé »

03/01/2008

" QU'EST-CE QUE LA MEDITATION ? "

Il s'agit, ici, d'un texte trouvé dans un forum. je le livre à votre réflexion.

 

 

 
Qu'est-ce que la méditation?

La méditation n'est pas une méthode indienne; ce n'est pas simplement une technique. Vous ne pouvez pas l'apprendre. C'est une croissance: croissance de votre vie dans son entier. La méditation n'est pas quelque chose qui peut vous être ajouté tel que vous êtes. Cela ne peut pas vous être ajouté, cela peut seulement venir à vous à travers une transformation radicale, une mutation. C'est un bourgeonnement, une croissance. La croissance concerne toujours l'ensemble; ce ne peut pas être une addition. Exactement comme l'amour, on ne peut pas vous l'ajouter. Il croît en raison de votre entièreté. Vous devez donc croître envers la méditation.

D'habitude, on comprend le silence comme étant quelque chose de négatif, une espèce de vide, d'absence de son, de bruits. Ce malentendu est hélas assez répandu parce que très peu de gens ont jamais fait l'expérience du silence. Tout ce qu'ils ont expérimenté au nom du silence n'est que l'absence de bruit. Mais le silence est un phénomène totalement différent. Il est absolument positif. Il est existentiel, non pas néant vide. Il déborde d'une musique que vous n'avez jamais entendue auparavant, d'un parfum qui vous n'est pas familier, d'une lumière qui ne peut être vue que des yeux intérieurs.

Ce n'est pas quelque chose de fictif; c'est une réalité, et une réalité qui est déjà présente en chacun - seulement nous ne prenons pas la peine d'y regarder de près.

Votre monde intérieur a sa propre saveur, son propre parfum, sa propre lumière. Et c'est absolument silencieux, immensément silencieux, éternellement silencieux. Il n'y a jamais eu aucun bruit dedans, et il n'y en aura jamais. Aucun mot ne peut l'atteindre, mais VOUS pouvez l'atteindre.

Le véritable centre de votre être est le centre d'un cyclone. Quoi qu'il arrive autour, rien ne l'affecte. C'est un silence éternel: les jours vont et viennent, les années passent et repassent, les âges se suivent, les vies se succèdent, mais l'éternel silence de votre être demeure exactement le même. La même musique insonore, le même parfum divin, la même transcendance de tout ce qui est mortel, de tout ce qui est provisoire.

Ce n'est pas VOTRE silence.

Vous ETES ce silence.

Ce n'est pas quelque chose qui est en votre possession: c'est vous qui êtes possédé par lui, et c'est ce qui fait sa grandeur. Même vous n'êtes pas là, car même votre présence dérangerait.

Ce silence est tellement profond qu'il n'y a personne alentour, même pas vous. Et ce silence vous apporte la vérité, et puis l'amour, et des milliers d'autres bienfaits.

*****

La méditation vous apporte une certaine sensibilité, un formidable sens d'appartenir au monde. C'est notre monde -- les étoiles sont nôtres, et nous ne sommes pas étrangers ici. Nous appartenons intrinsèquement à l'existence. Nous en faisons partie, nous en sommes le COEUR.

Vous devenez tellement sensible que même le plus petit brin d'herbe prend une immense importance pour vous. Votre sensibilité vous signifie clairement que ce petit brin d'herbe est aussi important à l'existence que peut l'être la plus grande des étoiles: sans ce brin d'herbe, l'existence serait amoindrie. Ce petit brin d'herbe est unique, il est irremplaçable, il a sa propre individualité.

Et cette sensibilité vous créera de nouvelles amitiés - amitié avec les arbres, avec les oiseaux, avec les animaux, avec les montagnes, avec les rivières, avec les océans, avec les étoiles. Et la vie s'enrichit au fur et à mesure que l'amour croît, que l'amitié croît.

Si vous vous adonnez à la méditation, tôt ou tard vous allez rencontrer l'amour. Si vous méditez profondément, tôt ou tard vous allez sentir s'éveiller en vous un énorme amour comme vous n'en avez jamais connu avant -- une nouvelle qualité à votre être, une nouvelle porte qui s'ouvre. Vous êtes devenu une nouvelle flamme, et maintenant vous avez envie de partager.

Si vous aimez profondément, petit à petit vous vous rendrez compte que votre amour est en train de devenir de plus en plus méditatif. Une subtile qualité de silence vous envahit. Les pensées disparaissent, laissant la place à des intervalles... des silences! Vous touchez votre propre profondeur.

L'amour vous plonge dans la méditation s'il est authentique; et la méditation vous rend aimant si elle est authentique.

Vous avez besoin d'un amour qui prend naissance dans la méditation, non dans le mental. Tel est l'amour dont je parle continuellement.

Des millions de couples de par le monde vivent comme si l'amour est là. Ils vivent dans un monde de "comme si". Evidemment, comment peuvent-ils être heureux? Ils sont asséchés de toute énergie. Ils essaient d'obtenir quelque chose à partir d'un faux amour, mais ce dernier ne peut pas remplir ses engagements. D'où la frustration, d'où l'ennui continu, d'où le harcèlement ininterrompu, les querelles d'amoureux. Chacun des deux partenaires tente en fait de réaliser l'impossible: rendre leur histoire d'amour éternelle, ce qui ne peut se faire bien sûr. Elle est née du mental et le mental ne peut pas vous donner le moindre aperçu de l'éternité.

D'abord, allez méditer, parce que l'amour provient de la méditation -- c'est l'arôme de la méditation. La méditation est la fleur, le lotus aux mille pétales. Laissez-la s'épanouir. Laissez-la vous aider à glisser dans la dimension verticale, là où il n'y a ni pensée ni temps, et alors subitement vous verrez que le parfum est là. Et alors c'est l'éternel, et alors c'est l'inconditionnel. Et puis ça ne s'adresse même pas à quelqu'un en particulier, ça ne peut pas être dirigé envers quelqu'un en particulier. Ce n'est même pas une relation, c'est davantage une qualité qui vous entoure. Cela n'a rien à voir avec autrui. Vous aimez, vous êtes amour: c'est alors éternel. C'est votre arôme. On l'a vu autour du Bouddha, autour de Zarathoustra, autour de Jesus. C'est un type d'amour totalement différent, qualitativement différent.

*****

Bouddha définissait la compassion comme étant "amour plus méditation". Quand votre amour n'est pas qu'un simple désir de l'autre, quand votre amour n'est pas seulement un besoin, quand votre amour est partage; quand votre amour n'est pas celui d'un mendiant mais celui d'un empereur, quand votre amour n'attend rien en retour et qu'il est disposé seulement à donner -- donner pour la pure joie de donner -- alors ajoutez-y la méditation et le pur arôme sera dégagé, la splendeur emprisonnée sera libérée. Telle est la compassion; c'est le plus sublime des phénomènes. Le sexe est animal, l'amour est humain, la compassion est divine. Le sexe est physique, l'amour est psychologique, la compassion est spirituelle.

Sans aucune raison du tout, vous vous sentez soudainement joyeux. Dans la vie de tous les jours, vous éprouvez de la joie pour une raison donnée. Vous avez rencontré une belle femme et vous êtes joyeux, ou bien vous venez d'engranger l'argent dont vous avez toujours rêvé et vous êtes joyeux, ou alors vous avez acheté une belle maison avec un superbe jardin et vous êtes joyeux, mais toutes ces joies ne peuvent pas durer. Elles sont provisoires, elles ne peuvent pas demeurer continues et ininterrompues.

Si votre joie est provoquée par quelque chose elle finira par disparaître, elle ne sera que passagère. Elle vous laissera bientôt dans une profonde tristesse: toutes les joies vous laissent dans une profonde tristesse. Mais il y a un type différent de joie qui est un signe de confirmation: vous êtes soudain joyeux sans raison aucune du tout. Vous ne pouvez pas dire exactement pourquoi . Si quelqu'un vous demande "Pourquoi êtes-vous si joyeux?" vous ne pouvez pas répondre.

Je ne peux pas expliquer pourquoi je suis joyeux. Il n'y a aucune raison à cela. C'est ainsi, tout simplement. Maintenant cette joie ne peut pas être dérangée. Quoi qu'il arrive maintenant, cette joie se poursuit. Elle est là comme tous les jours. Vous pouvez être jeune, vous pouvez être vieux, vous pouvez être vivant, vous pouvez être mort -- elle est toujours là. Quand vous avez trouvé quelque joie qui demeure -- les circonstances changent mais elle reste -- alors très certainement vous n'êtes pas loin de l'état de bouddhéité.

*****

L'intelligence signifie simplement l'aptitude à répondre, car la vie est un flux. Vous devez être vigilant et voir ce qui est exigé de vous, quel défi apporte la situation. La personne intelligente réagit en accord avec la situation, et la personne stupide réagit en fonction de réponses déjà prêtes. Que ces réponses viennent de Bouddha, du Christ ou de Krishna ne change rien à l'affaire. Ce genre de personnes est toujours armé de saintes écritures ou de citations, elle a peur de dépendre de soi. La personne intelligente dépend de son propre discernement; elle fait confiance en son propre être. C'est une personne qui s'aime et se respecte. La personne inintelligente se contente de respecter les autres.


L'intelligence peut être redécouverte. La seule façon de le faire c'est la méditation. La méditation accomplit une seule chose: elle détruit toutes les barrières que la société a créées afin de vous empêcher d'être intelligent. Elle enlève simplement les blocages. Sa fonction est négative: elle retire les roches qui empêchent vos eaux de s'écouler et votre source d'être active.

Chacun porte en lui le formidable potentiel, mais la société a mis de gros pavés pour l'empêcher de jaillir. Elle a créé une véritable muraille de Chine autour de vous; elle vous a emprisonné.

Sortir de toutes les prisons est l'intelligence même -- et ne plus jamais retomber dans une autre. L'intelligence peut être découverte à travers la méditation parce que toutes ces prisons existent dans votre mental; elles ne peuvent pas atteindre votre être, fort heureusement. Elles ne peuvent pas polluer votre être, elles peuvent seulement polluer votre mental -- elles peuvent seulement voiler votre esprit. Si vous pouvez vous dégager du mental vous vous dégagerez du christianisme, de l'hindouisme, du jaïnisme, du bouddhisme, et il en sera fini de toutes sortes de sornettes.

Et une fois que vous êtes dégagé du mental, l'observant, en en étant conscient, en simple témoin, vous êtes intelligent. Votre intelligence est découverte. Vous venez d'annuler ce que la société vous a fait. Vous venez de détruire la tromperie, vous venez de détruire la conspiration des prêtres et des politiciens. Vous venez d'en sortir, vous êtes un homme libre. En fait, vous êtes pour la première fois un vrai homme, un homme authentique. Maintenant le ciel entier vous appartient.

L'intelligence apporte la liberté, la liberté apporte la spontanéité.

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La solitude est une fleur, un lotus fleurissant dans votre coeur. La solitude est positive, la solitude est santé. Elle est la joie d'être vous-même. Elle est la joie d'avoir votre propre espace.

La méditation veut dire: béatitude dans la solitude. Ce n'est qu'à ce moment là qu'on peut prétendre être vivant et éveillé, lorsqu'on ne dépend plus de personne, ni d'aucune situation, ni d'aucune condition. Et parce qu'on s'appartient en vrai, cela reste matin et soir, jour et nuit, durant la jeunesse ou la vieillesse, la maladie ou la santé. Pendant la vie, pendant la mort aussi, cela demeure parce que ce n'est pas quelque chose qui vous arrive de l'extérieur. C'est quelque chose qui coule en vous. C'est votre vraie nature, c'est votre nature-même.

Un voyage intérieur est un voyage vers la solitude absolue; vous ne pouvez y emmener personne avec vous. Vous ne pouvez partager votre centre avec quiconque, même pas avec votre bien-aimé. Cela n'est pas dans la nature des choses; on n'y peut rien. A l'instant où vous y êtes, toutes les connections avec le monde extérieur sont rompues, tous les ponts coupés. En fait, le monde entier disparaît.

C'est pourquoi les mystiques avaient surnommé le monde: illusion, maya; non pas qu'il n'existe pas, mais pour le méditant, celui qui entre en soi, c'est presque comme si le monde n'existe pas. Le silence est si profond; aucun bruit n'y pénètre. La solitude est si profonde qu'on a vraiment besoin de tripes solides. Et jaillissant de cette solitude -- l'expérience de Dieu. Il n'y a pas d'autre voie; il n'y en a jamais eu et il n'y en aura jamais.

Célébrez la solitude, célébrez votre pur espace, et un chant grandiose se lèvera dans votre coeur. Et ce sera un chant de conscience, un chant de méditation. Ce sera le chant d'un oiseau unique lançant un appel dans l'immensité -- non pas appelant quelqu'un en particulier, mais simplement l'envie de crier parce que le coeur est rempli, parce que le nuage est gorgé et a envie de pleuvoir, parce que la fleur est pleine, les pétales ouverts et le parfum libéré... sans destination aucune.

Que votre solitude soit une danse.

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La méditation n'est rien d'autre qu'un truc pour vous rendre conscient de votre Moi réel -- qui n'est pas créé par vous, qui n'a pas besoin d'être créé par vous, que vous êtes déjà. Vous êtes né avec. Vous l'ETES! Il a seulement besoin d'être découvert. A condition que la société le permette; et aucune société ne le permet parce que le Moi réel est dangereux: dangereux pour l'Eglises établie, dangereux pour l'Etat, dangereux pour la foule, dangereux pour la tradition, car un homme qui connaît son Moi réel devient un idividu.

Il n'appartient plus à la psychologie des foules, il ne sera plus superstitieux, il ne sera plus exploité, il ne sera plus mené comme on mène le bétail, il ne sera plus ordonné ni commandé. Il vivra selon sa lumière; il vivra de sa propre intériorité. Sa vie aura une énorme beauté, une grande intégrité. Mais c'est cela justement qui fait peur à la société.

Les personnes intégrées ou réalisées deviennent des individus, et la société veut que vous soyez des non-individus. Au lieu de l'individualité, la société vous apprend à être une personnalité. Le mot "personnalité" mérite d'être compris. Il provient de la racine "persona", qui veut dire "masque". La société vous donne une fausse idée de qui vous êtes: elle vous donne juste un jouet, et vous passez toute votre vie accroché à ce jouet.

Comme je peux le constater, pratiquement personne n'est à la bonne place. La personne qui aurait dû être un médecin comblé est peintre et celle qui aurait dû être un peintre comblé se retrouve médecin. Personne ne semble être là où il devrait être; c'est pourquoi toute la société est dans une telle pagaille. La personne est dirigée par les autres: elle n'est pas dirigée par sa propre intuition.

La méditation vous aide à faire croître votre faculté intuitive. Elle vous permet de voir plus clair en vous, ce qui vous convient le mieux, ce qui vous aide à fleurir. Et peu importe ce que ça sera, cela sera différent pour chaque individu -- tel est le sens du mot "individuel": chacun est unique. Et rechercher et aspirer à votre unicité n'est pas une mince affaire. C'est même une grande aventure.

*****

[The Psychology of the Esoteric, Ch. 2, 4 February 1971, also in: Meditation - The First and Last Freedom.
 

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31/12/2007

TOUJOURS SUR " DE L'AUTRE CÔTE DU CHEMIN". RFELEXIONS ET VERITABLE TESTAMENT DU PERE ANTOINE.

 

TOUJOURS DES REFLEXIONS SUR LE TEXTE « DE L’AUTRE CÔTE DU CHEMIN »

REMARQUES IMPORTANTES FAITES PAR LE PERE ANTOINE.

     Souvent, on considère que le testament moral et spirituel du Père ANTOINE se trouve dans le texte « LES DERNIERES PAROLES DU PERES A SES ADEPTES ». Certes, ce texte est important. Mais, à part les prescriptions sur la gestion future du Culte Antoiniste, il ne contient rien de fondamentalement important.

     Si on veut parler d’un « testament moral » du Père ANTOINE, on devrait plutôt prendre un extrait du chapitre « LE DEVOIR IMPOSE LA PRATIQUE DES LOIS MORALES. » que voici : 

« Nous avons déjà dit que parmi ceux qui assistent aux réunions, il y a des forts et des faibles, que chacun comprend selon son avancement intellectuel et moral et que nous devons former la chaîne pour nous aider les uns et les autres. Nous acquérons d’autant plus de foi que nous pratiquons la morale avec plus de sincérité. »

     Dans ce passage, le Père nous rappelle le principe de solidarité. Personne n’est responsable de l’avancement ni de la compréhension d’autrui. Mais chacun est responsable de son action dans la chaîne qui doit aider les autres à progresser.

     Plus loin, le Père ANTOINE revient à nouveau sur la théorie de la réincarnation. Nous avons déjà dit combien cette théorie était importante chez les Antoinistes. Elle constitue en fait le seul dogme, indiscutable, du Culte Antoiniste : 

« La mort n’est qu’une fausse vue. Quand nous serons plus dématérialisés, nous le comprendrons mieux ; nous verrons que ceux que nous croyons morts vivent au milieu des personnes qu’ils aiment et dont ils sont aimés ; ce serait nier le libre arbitre que de les faire exister ailleurs que là où leur amour les attire. »

     Puisqu’il est question de la mort, le Père ANTOINE envisage la sienne propre et tient à rassurer ses adeptes : 

« Il viendra cependant un jour où je ne pourrai plus continuer la tâche ici-bas ; Qu’y aurait-il de changé ? Je pourrai réconforter de l’au-delà tous ceux qui ont foi en moi, comme je le fais maintenant. Nous savons que la mort, c’est la vie, elle ne peut m’éloigner de vous, elle ne m’empêchera pas d’approcher tous ceux qui ont confiance en moi, au contraire; je pourrai encore mieux les aider, à moins qu’une épreuve ne leur voile l’avenir et n’interrompe momentanément le fluide qui nous relie. »

     Il est donc bien clair, ici, que la mort ( la désincarnation, selon le langage Antoiniste ) ne signifie pas la fin de l’individualité spirituelle. Même la désincarnation finale ( à la fin des cycles de réincarnations ) ne signifie pas cela non plus : les individualités spirituelles qui sont arrivées à ce degré d’épuration morale sont certes fondues dans la Divinité mais elles subsistent et peuvent continuer à agir avec dans la solidarité.

      Lors de ce retour à la Divinité, la fusion des âmes dans la Divinité ne signifie pas que celles-ci sont « dissoutes ». Elles constituent ce que l’ENSEIGNEMENT Antoiniste appelle « l’Unité de l’Ensemble ». Nous aurons ainsi mieux compris ce que cette expression signifie.

     C’est ce que le Père ANTOINE résume, toujours en envisageant son propre cas, par ces mots : 

« Ne vous préoccupez donc pas de ma mort, celui en qui vous avez foi existera toujours. »

     Pour paraphraser Walter SCOTT et Charles PEGUY, après la mort, on se trouve simplement « de l’autre côté du chemin ».

  

 

 

28/12/2007

" DE L'AUTRE CÔTE DU CHEMIN " Réflexions au départ d'un texte de Walter SCOTT et Charles PEGUY

 

« DE L’AUTRE CÔTE DU CHEMIN »

     Il n’est nullement question ici de s’approprier un texte. Ce serait malhonnête. Le texte original est un texte magnifique dont l’original a été écrit en langue anglaise par Cannon SCOTT HOLLAND. La version française est attribuée à Charles PEGUY.

     Indéniablement, ces deux écrivains font ici référence à la foi chrétienne. «  L’autre côté du chemin », pour eux, signifie ce qui arrive à l’âme après la mort. L’âme survit au corps mortel mais est définitivement dans « l’au delà ».

     Il ne s’agit donc nullement d’un texte faisant référence à la  théorie de la réincarnation. Soyons bien clairs à ce propos.

     Cependant, on ne peut pas s’empêcher de le lire et de le comprendre dans l’esprit de l’ENSEIGNEMENT Antoiniste


 « 
La mort n’est rien Je suis simplement passé dans la pièce à côté. Je suis moi. Tu es toi. Ce que nous étions l’un pour l’autre, nous le sommes toujours. Donne-moi le nom que tu m’as toujours donné. Parle-moi comme tu l’as toujours fait. N’emploie pas de ton différent.
Ne prends pas un air solennel ou triste. Continue à rire de ce qui nous faisait vivre ensemble. Prie. Souris. Pense à moi. Prie pour moi. Que mon nom soit toujours prononcé à la maison comme il l’a toujours été. Sans emphase d’aucune sorte et sans trace d’ombre.
La vie signifie ce qu’elle a toujours signifié. Elle reste ce qu’elle a toujours été. Le fil n’est pas coupé. Pourquoi serais-je hors de ta pensée, simplement parce que je suis hors de ta vue ? Je t’attends. Je ne suis pas loin. Juste de l’autre côté du chemin. Tout est bien. »

     Le rapprochement se fait avec ce passage du chapitre « REINCARNATION » : 

«  Ne nous imaginons pas qu’à la mort elle (l’âme) va dans l’espace, il n’en est pas ainsi. Qu’y ferait-elle, la vie de relation matérielle y serait-elle encore possible, En quoi l’âme pourrait-elle y progresser ? Si elle le pouvait, il lui serait inutile de venir prendre un corps et de passer de l’espace à la terre et réciproquement.

      Tout autre et bien plus consolante est la réalité : la mort n’existe pas ; nos êtres chéris soi-disant disparus ne le sont qu’en apparence : nous ne cessons pas un instant de les voir et de nous entretenir avec eux,… »

     Et, plus loin, dans le même texte : 

« Si nous pouvions pendant le jour, nous rappeler les jouissances que nous éprouvons la nuit au contact de nos chers disparus ! »

26/12/2007

POEME DE KHALIL GIBRAN SUR LA CONNAISSANCE DE SOI.

 

"Un homme dit, Parle-nous de la Connaissance de soi.
Il répondit :

Vos coeurs connaissent en silence les secrets des jours et des nuits.

Mais vos oreilles se languissent d'entendre la voix de la connaissance en vos coeurs.

Vous voudriez savoir avec des mots ce que vous avez toujours su en pensée.

Vous voudriez toucher du doigt le corps nu de vos rêves.

Et il est bon qu'il en soit ainsi.

La source secrète de votre âme doit jaillir et couler en chuchotant vers la mer,

Et le trésor de vos abysses infinis se révéler à vos yeux.

Mais qu'il n'y ait point de balance pour peser votre trésor inconnu,

Et ne sondez pas les profondeurs de votre connaissance avec tige ou jauge,

Car le soi est une mer sans limites ni mesures.

Ne dites pas : "J'ai trouvé la vérité", mais plutôt : "J'ai trouvé une vérité".

Ne dites pas : "J'ai trouvé le chemin de l'âme". Dites plutôt : "J'ai rencontre l'âme marchant sur mon chemin".

Car l'âme marche sur tous les chemins.

L'âme ne marche pas sur une ligne de crête, pas plus qu'elle ne croit tel un roseau.

L'âme se déploie, comme un lotus aux pétales innombrables."

Source : Le prophète de Khalil Gibran

20:47 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

21/12/2007

LA FOI: ELLE DOIT ÊTRE VECUE. Réflexion au départ d'une pensée de GANDHI.

 

« CROIRE EN QUELQUE CHOSE ET NE PAS LE VIVRE, C’EST MALHONNÊTE. » ( GANDHI )

     Voilà bien un sujet de réflexion qui mérite attention et qui, dans le passé, a donné lieu à bien des dérives et des discordes.

     La réflexion pourrait avoir pour titre « La Foi et les Œuvres » ou « La Foi et la Vie » ou « Vivre la Foi ». Finalement, c’est plutôt dans cette dernière optique qu’il faudrait s’orienter : la Foi sans une relation avec le mode de vie ne serait que de la duplicité !

     Pour les Antoinistes, il y a une interaction entre la vie ( l’expérience) et la foi. On devrait parler d’une relation réciproque, l’une nourrissant l’autre. C’est ce qui est exposé dans le chapitre « LA FOI NE PEUT SE TROMPER » : 

« On dit parfois qu’on a obtenu sa guérison ou quelque autre avantage sans avoir rien fait à cet effet. Nous oublions que le travail que nous avons effectué pour d’autres questions nous en a donné à notre insu le mérite. C’est ainsi que nous pouvons expliquer que rien ne se perd, que tout labeur porte son fruit. Nous nous donnons parfois beaucoup de mal pour réussir et nous échouons, nous croyons notre effort perdu et nous nous nous décourageons. Ah ! si nous pouvions nous en pénétere la raison qui souvent est voilée par l’épreuve, nous serions plutôt réconfortés, car cet échec  sert à nous détourner d’un chemin contraire à notre avenir, pour nous faire suivre celui qui nous dirigera vers le but pour lequel nous sommes prédisposés et qui doit nous rendre autant heureux que l’autre pouvait nous rendre malheureux. »

     Cette nécessaire interaction entre le comportement dans la vie courante et la foi, le Père ANTOINE l’avait déjà soulignée dans le chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE » lorsqu’il fait  des recommandations à ses adeptes : 

« …mais ils ( les adeptes , NDLR ) auront soin de préférer l’exemple à la parole car la forme n’est rien, ne l’oublions pas ; que ce soit la conscience qui démontre le devoir et agissons  toujours suivant les principes que nous nous efforçons de propager. Si nos actes ne sont pas la consécration de notre langage, nous aurons vite démoli notre œuvre et nous encourrons de justes reproches.

    Voilà ce que nous enseigne notre philosophie. L’étudier ne sert de rien ; il faut la pratiquer pour en savourer les fruits et atteindre finalement au but que nous désirons. »

 

 

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19/12/2007

CE QUI FAIT LA QUALITE D'UN DON, D'UN ACTE: LE DESINTERESSEMENT.

 

TOUJOURS SUR LE DESINTERSSEMENT.

 

     Récemment, sur ce blog, vous avez pu prendre connaissance d’articles relatifs au don, à la qualité du don, au désintéressement, à la générosité.

     En feuilletant l’ENSEIGNEMENT, je suis tombé sur un passage dans le chapitre « LA VUE DU MAL SENSIBILITE DE L’INTELLIGENCE » dans lequel le Père ANTOINE fait à nouveau référence au désintéressement : 

« Prenons maintenant la personne qui se dévoue pour son semblable, qui lui témoigne toute sa<sympathie, qui croit lui rendre de grands services. N’interprétons-nous pas aussi ses actes contrairement, ne faisons-nous pas erreur en y voyant le bien ? Supposons que ce soit nous qui agissions, oserions-nous dire que nous faisons le bien ? notre acte est-il basé sur le désintéressement ? Hors de cette vertu, il est un mal ; le désintéressement seul le rend efficace car il fait agir toujours dans l’ombre instinctivement, il respecte l’anonymat, il ne pourrait humilier celui à qui il porte assistance. Cependant, nous pouvons encore effectuer un acte qui n’est qu’anonyme qu’en apparence, note intention le falsifie si nous agissons de façon que note obligé puisse présumer qui en est l’auteur ; nous faisons un mal parce que notre pensée résulte d’un fluide contraire à celui d’un bien véritable, puisque donner comme recevoir gratuitement, c’est enfreindre la loi.

   Aussi longtemps que nous préméditerons l’acte du bien, que nous ferons pour l’un ce que nous n’aimerions pas faire pour l’autre, nous n’obéirons qu’à l’intérêt, mettant celui envers qui nous agirons dans l’obligation de nous en être reconnaissant. »

     Ceci doit nous permettre de mieux comprendre ce que le Père ANTOINE entendait par « désintéressement ». Nous comprendrons aussi mieux que « désintéressement » ne signifie nullement « désintérêt », que du contraire!

    Cet extrait est aussi à rapprocher du quatrième principe et de la première partie du dixième principe.

 

 

18/12/2007

LES CEREMONIES RELIGIEUSES DES>AUTRES CULTES.

 

LES CEREMONIES RELIGIEUSES DES AUTRES CULTES :

LE COMPORTEMENT DES ANTOINISTES.

     Cette question a été posée au Père ANTOINE. Elle peut nous paraître étrange de nos jours. Il faut bien se rendre compte qu’elle a été posée au début du siècle dernier, à une époque où la tolérance religieuse n’était pas ce qu’elle est de nos jours.

     Un adepte pose la question en ces termes : 

« Devons-nous encore assister aux cérémonies d’autres cultes ? Comment faut-il nous conduire à l’égard des parents et anciens amis, s’ils manifestent leur opinion par des formes que nous ne partageons plus ? Aux funérailles de l’un d’eux, devons-nous suivre le drapeau qui est l’emblème de la révolte ou bien nous abstenir ? »

     Voici la réponse du Père ANTOINE : 

« Je ne dirai pas que notre enseignement nous oblige, mais il permet de nous humilier devant n ‘importe quelle croyance ou opinion. Le catholique est notre frère, mais le matérialiste ne l’est pas moins, nous lui devons de la déférence comme au plus grand croyant. Notre doctrine enseigne la foi d’où vient l’amour, un amour qui suscite le respect de tous indistinctement. Nous devons faire comme le catholique, nous incliner devant le prêtre qui porte le saint-sacrement. Je n’ajouterai pas qu’il faut s’agenouiller comme beaucoup le font, mais nous devons nous montrer honnêtes et dans toute cérémonie funèbre avoir égard aux convictions du défunt : c’est l’aimer que d’agir  ainsi. L’honnêteté et l’égalité sont inséparables de la foi. Quand nous posséderons cette vertu, nous jouirons de la fraternité. »

     Ce passage est puisé dans le chapitre « NOUS NE POURRIONS POSSEDER NI LA FOI NI L’AMOUR SANS LES ACQUERIR PAR LA PRATIQUE DE LA CHARITE »

     Il n’est pas étonnant que le Père ANTOINE prenne surtout comme exemple et insiste spécialement sur les cérémonies funèbres. En effet, pour les ANTOINISTES, nous avons vu l’importance qu’ils y accordaient puisque l’enterrement « selon le rite antoiniste » est pour eux, en fin de compte, la seule cérémonie religieuse faite, malgré sa simplicité, avec beaucoup de solennité.

     On peut rapprocher cet extrait d’un passage puisé dans le chapitre « LE MYSTERE : AMOUR, INTELLIGENCE & CONSCIENCE » : 

« Si des personnes ont une autre croyance que la nôtre et si d’autres n’en ont pas, c’est que DIEU le veut ainsi ; car s’il n’y avait qu’une seule religion dans la vérité, toutes les autres seraient nécessairement dans l’erreur, leurs adeptes travailleraient contrairement à la vraie religion et DIEU en serait seul coupable, puisque c’est Lui qui nous fait naître dans telle ou telle religion. DIEU serait loin d’être juste, faisant des privilèges, il serait partial. Disons donc qu’il n’en est pas ainsi, si les familles accomplissent différemment leurs devoirs religieux ce n’est pas qu’une religion soit meilleure que l’autre, puisque toutes n’ont qu’une seule et même base, la foi. Elles diffèrent uniquement par la forme, le côté extérieur ».

     C’est quasi un écho de ce que nous trouvons dans le chapitre « REINCARNATION » : 

« Il est parfois bien pénible d’entendre avancer des<opinions contraires aux siennes. C’est bien là, cependant, que l’on nous rend les plus grands services en nous corrigeant du parti pris. »

 

17/12/2007

SUR LA SIMPLICITE.

 

LA SIMPLICITE.

 

« La seule façon de ne pas être possédé est de ne pas posséder et, surtout, de désirer peu. »

…………..

« L’art de la simplicité est une philosophie : c’est préférer l’essentiel à l’opulence, le silence à la cacophonie, l’objet classique à l’objet mode. »

( Françoise DONEUX – Journaliste )

16/12/2007

DE DON. LA GENEROSITE, C4EST LE DON FAIT DANS LE DESINTERESSEMENT.MEDITATION DUR LA CITATION D'ALBERT CAMUS.

 

LE DON.

 LA GENEROSITE.

LE DON FAIT DANS LE DESINTERESSEMENT.

 

     Je vous ai suggéré de méditer sur une pensée d’Albert CAMUS ayant pour objet « le DON ». Ce que l’auteur a voulu dire ici, c’est que le don, pour être réellement un don, c’est-à-dire une offrande sans espoir ni attente de retour, devait être fait spontanément, sans calcul. C’est à cela que le Père ANTOINE pensait dans le chapitre « LE DESINTERSSEMENT » quand il dit : 

« Sachons que presque toutes nos pensées ne sont que la conséquence de l’intérêt ; la moindre importance que nous attachons aux actes de nos semblables, que nous voudrions voir agir dans un sens plutôt que dans un autre, c’est un manque de désintéressement, car si nous jouissons de celui-ci, nous ne verrons jamais s’ils font bien ou mal parce que cette vertu nous satisfait en tout, elle anéantit la vue du mal complètement. Je le répète, c’est l’importance que nous attachons aux choses, qui doit nous démontrer que nous n’en sommes pas désintéressés. »

     Nous y voilà, nous voilà au cœur de la pensée qui sous-tend la question du don : le désintéressement. Nous disons bien « désintéressement » et nos « désintérêt ». Le désintérêt, c’est la première étape de l’indifférence, de l’ignorance d’autrui. Il n’est pas pire chose que cette indifférence.

     Si le « désintéressement » est une pierre de base de l’édifice Antoiniste, il n’en est nullement de même de l’indifférence, du « désintérêt ».

     J’en tiens pour preuve ce qui se trouve dans plusieurs des dix principes, si on les médite bien.

     C’est ce qui ressort aussi de quelques passages de l’ENSEIGNEMENT.

     Ainsi, dans le chapitre « LA FOI ET LA CHARITE » : 

« Nous pouvons analyser nos actes après leur accomplissement, mais avant ce serait encore de l’égoïsme, il s’introduirait un doute dans la pensée que nous devons toujours exécuter immédiatement après l’avoir reçue, puisqu’elle est inspirée par l’amour ; en ne le faisant pas, nous éteignons en nous le feu sacré, nous obéissons à la prudence et non à la foi. Celui qui possède la vraie charité ne se rend pas compte, sa sensibilité l’éclaire et lui dit quand il doit s’abstenir. J’ajouterai cependant que celui qui possède la foi est toujours heureux de donner et souffre de ne pouvoir le faire. »

     Plus caustique et cinglant cet extrait du chapitre « NOUS NE POUVONS POSSEDER NI LA FOI NI L’AMOUR SANS LES ACQUERIR PAR LA PRATIQUE DE LA CHARITE » : 

« Si de chaque acte de bien on recevait directement le salaire, on ne travaillerait plus qu’en vue de celui-ci. Voilà pourquoi il est dit que sans épreuve il n’est point d’avancement.

    Quiconque croit à la survivance de l’âme au corps a le devoir d’approfondire cette question, de rechercher les moyens de devenir heureux. S’agit-il de réfléchir sur chaque pensée qui surgit pour savoir s’il convient de la mettre  en pratique, si elle est de nature à contribuer à notre avancement ? Loin de là ; la réflexion n’est utile que dans l’ébauche d’une entreprise nouvelle, mais pour la tâche de chaque jour, elle découle d’une faiblesse et falsifie l’inspiration »

                                               

 

14/12/2007

CITATION D'ALBERT CAMUS A MEDITER

01-08-2004

Albert Camus

La vrai générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent.

10:04 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/12/2007

LIVRES, DOCUMENTS, BROCHURES...ANTOINISTES. COMMENT LES TROUVER ET LES OBTENIR.

 

LIVRES, BROCHURES, DOCUMENTS RELATIFS AU CULTE ANTOINISTE.

 Où LES TROUVER, LES ACQUERIR :

 LES TEMPLES, LES LIBRAIRIES, E BAY…

 

     Attention, vous ne trouverez jamais sur ce site aucune proposition de vente de livres, documents ou objets divers.

     Cependant, comme souvent on me demande où trouver ces choses et comment les obtenir ou les acquérir, je vais donner quelques indications.

1. « DELIVREZ-NOUS DU MAL » ( Roman de Robert VIVIER )

-         Peut être trouvé dans n’importe quelle librairie. S’il ne s’y trouve pas en stock, il peut être commandé car il est toujours imprimé et bien vendu ( aux éditions LABOR )

-         Attention, il est parfois vendu par des bouquinistes ou sur des brocantes. Il s’agit d’anciennes éditions souvent défraîchies…et souvent vendues plus cher que chez le libraire.

2. « SANS ÂME » ( Roman d’André THERIVE )

-         Contrairement au précédent, ce roman n’est plus réédité.

-         J’ai trouvé, assez facilement, un exemplaire chez un bouquiniste.

 

3. «  LA REVELATION PAR LE PERE » et le « DEVELOPPEMENT DE L’ENSEIGNEMENT »

-         Il s’agit de l’ENSEIGNEMENT Antoiniste proprement dite.

-         Il suffit de s’adresser dans un Temple antoiniste.

-         Dans les régions où l’Antoinisme a été bien introduit, on peut en trouver chez des bouquinistes ou sur des brocantes. Mais il s’agit de livres usagés… et parfois plus cher que dans les Temples !

4. « L’UNITIF ».

-         Nous avons déjà parlé sur ce site. Il s’agit de la revue publiée officiellement par le Culte Antoiniste vers 1909/1910.

-         Peut être obtenue dans la plupart des Temples Antoinistes.

-         Même remarque qu’au point précédent.

5. Au Temple Antoiniste de JEMEPPE-SUR-MEUSE :

-         Bien sûr, tout ce qui est dit aux points 3 et 4.

-         Mais aussi les brochures dénommées « DEMONSTRATIONS »

6. Quelques remarques :

-         Divers desservants ont publié des brochures vendues dans leurs Temples.

-         Ce fut le cas au Temple de LIEGE 2 ( Quai des Ardennes ) ainsi qu’au Temple de RETINNE et au Temple de LIEGE 1 ( Hors - Château )

-         On peut aussi trouver, dans divers Temples, des prospectus.

-         Des photos de Père et de Mère ANTOINE sont aussi disponibles dans certains Temples.

-         Il m’est arrivé de voir, chez des Antoinistes âgés, des médailles du Père Antoine et de la Mère Antoine. A ma connaissance, cela ne se fait plus, du moins en Belgique.

 

7. SUR E BAY:

-         J’ai déjà consulté E-bay, on y trouve toutes les brochures dites plus haut. Mais, je ferai la même remarque que pour les bouquinistes.

-         On peut aussi trouver sur e-bay, des photos ( cartes postales ) de Temples Antoinistes.

  

 

 

 

10/12/2007

LES EPREUVES: IL FAUT LES SURMONTER MAIS COMMENT?

 

LES EPREUVES : IL FAUT LES DEPASSER !

     Tout se trouve dans le « CONNAIS-TOI ». Afin de dépasser les épreuves, il convient de prendre des engagements envers nous-mêmes, avec nous-mêmes.

     Il ne faudra jamais perdre de vue, afin d’éviter tout découragement que la route entre la prise de conscience de sa propre personnalité et la prise d’engagements n’est pas une route simple.

     Et que, en outre, la route à suivre, une fois ces engagements pris, entre ces engagements et leur réalisation est une route semée d’embûches. Voici, pour illustrer, un petit passage du chapitre « LE DEVOIR IMPOSE LA PRATIQUE DES LOIS MORALES » : 

« La tâche la plus excellente, c’est l’amélioration. En luttant contre une faiblesse, nous acquérons des forces et du courage pour surmonter les autres ; celles-ci sont plus nombreuses qu’on ne le croit ; heureusement que nous ne les découvrons qu’au fur et à mesure que notre atmosphère s’épure et se fortifie.

  Nous nous exerçons contre l’épreuve qui de plus en plus réjouit plutôt que d’affliger, quand on est certain qu’elle donne toute la valeur à l’œuvre et que sans elle il est impossible de s’acquérir l’amour. Nous raisonnons si souvent cette vertu. Tâchons de la démontrer bien naturellement, sans abuser de la forme qui satisfait les yeux plutôt que le cœur. Lorsque nous posséderons l’amour, par son parfum nous réconforterons tous ceux qui nous approcheront ; il leur fera verser des larmes de bonheur et ceux qui nous haïssent se sentiront désarmés, car nous éprouverons du plaisir à nous humilier devant eux au lieu de nous venger. »

     Voilà qui est bien dit…mais difficile à admettre …et à appliquer !

    Je conclurai cet article en reproduisant un petit texte de Don Miguel RUIZ : 

« Que ta parole soit impeccable :

   Parle avec intégrité, ne dis que ce que tu penses. N’utilise pas la parole    contre toi=même, ni pour médire sur autrui.

  Ne réagis à rien de façon personnelle :

  Ce que les autres disent et font, n’est qu’une projection de leur propre réalité, de leur rêve. Lorsque tu es immunisé contre cela, tu n’es plus victime de souffrances inutiles.

  Ne fais aucune supposition :

  Aie le courage de poser des questions et d’exprimer tes vrais désirs. Communiques clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames. A lui seul, cet accord peut transformer ta vie.

  Fais toujours de ton mieux :

  Ton «  mieux » change d’instant en instant, quelles que soient les circonstances, fais simplement de ton mieux et tu éviteras de te juger, de te culpabiliser et d’avoir des regrets. »

 

09/12/2007

" JE SUIS DANS LE CONNAIS-TOI " COMMENTAIRES ET RAISONNEMENTS

 

« FRAPPEZ, JE VOUS OUVRIRAI, JE SUIS DANS LE CONNAIS-TOI »

 

          Il n’est sans doute plus utile de rappeler cet extrait du neuvième principe. Comment faut-il interpréter ces paroles ? Que veut-on dire par le « Connais-toi » ?

        Certes la connaissance de soi-même, de ses points forts et de ses faiblesses est utile pour savoir comment nous comporter dans la vie, pour savoir comment se diriger, pour savoir ce qu’il faut rechercher et ce qu’il faut éviter.

      En fait,  cela implique beaucoup plus. Cela implique que l’on doit savoir réellement qui l’on est, ce que l’on est., que l’on est tous « des Dieux » comme dit l’ENSEIGNEMENT.

     Nous nous apercevrons que nos moi profond est recouvert de cuirasses qu’il faut faire sauter. Nous nous apercevrons que notre moi profond est parasité notamment dans ses relations avec autrui et, cela se comprend souvent moins, aussi lors de nos dialogues intérieurs.

      Chacun est animé par diverses aspirations vers un progrès.

      Lorsque nous sommes désarçonnés par les aspects absurdes du monde, ce que nous rechercherons, c’est de donner un sens à la vie ou de rechercher quel est le sens des « tribulations et des vicissitudes ».

      Lorsque nous sommes en présence de conflits – que ce soient des conflits familiaux, de quartier, professionnels, ou politiques – nous serons pris par un désir de pacification, par un besoin de surmonter les conflits.

     Lorsque nous sommes apeurés, terrorisés, soumis à des phobies, nous rechercherons ce qui nous met en sécurité.

    Lorsque nous nous sentons rejetés, mal aimés, mal perçus, nous serons poussés par le besoin de nous faire reconnaître, par le besoin de prouver notre capacité d’aimer.

     Dans toutes ces situations de détresse, nous nous tournons vers DIEU et nous éprouvons le besoin de prier.

     Qu’est-ce que « prier » pour les Antoinistes ? Et c’est par ce détour que je reviens au titre de cet article. Pour les Antoinistes, « prier », c’est aller à la rencontre de DIEU.

     Or le Père ANTOINE nous a révélé que DIEU se trouve en nous et en chacun de nos semblables.

     En fait, tout ce  qui a été cité plus haut, ce sont des insatisfactions qui nous parasitent et nous amènent à nous doter nous-mêmes de cuirasses. Il ne faut pas tomber dans le piège qui consiste à placer DIEU au-dessus de nous, à lui conférer un masque de gendarme, ou un masque de consolateur, ou un masque de « bon à tout faire », « d’arrangeur suprême ». Si l’on tombe dans ce piège, une fois la supplique terminée, on retombe dans les désirs matériels et on s’enlise à nouveau dans la matière, dans l’insatisfaction qui n’amène que l’amertume, la jalousie…les fameux « sept péchés capitaux ».

     Comme le dit le Père ANTOINE dans le chapitre « COMMENT NOUS PROGRESSONS » : 

« Quand nous comprendrons  DIEU , nous comprendrons sa justice, nous serons certains qu’Il ne peut faire le moindre privilège, que celui qui est arrivé au dernier échelon a dû commencer par le premier et monter successivement, que le meilleur a dû être mauvais. De là, nous conclurons que tous les bons ont été méchants et que les méchants deviendront bons en vertu de la loi du progrès ; l’humanité arrivera insensiblement à être un jour purifiée, tous les êtres s’amélioreront »

     Cette dernière recommandation, si elle est bien comprise est déjà une étape dans la recherche du fameux « CONNAIS-TOI ».

  

 

   

 

07/12/2007

" LES METAMORPHOSES DU DIVIN". ( TEXTE DE XAVIER DE SCHUTTER ). LIBRES REFLEXIONS.

 

« LES METAMORPHOSES DU DIVIN »

 ( Texte de Xavier DE SCHUTTER )

REFLEXIONS ET RAPPROCHEMENTS

   Je vous ai déjà dit qu’il m’arriverait – et cela a déjà été le cas – de publier sur ce site des textes ou des citations d’auteurs qu’il n’est nullement question d’annexer. Ce serait malhonnête. Tout simplement, il s’agit de publier des textes qui sont soit proches de nos idées, ou qui en confirment certains points ou qui nous permettent de tirer une réflexion et d’établir des rapprochements avec l’ENSEIGNEMENR Antoiniste. C’est notamment le cas du texte qui a suivre :

« L’histoire de l’idée que l’homme s’est faite du divin résume des millénaires d’efforts louables au cours desquels l’imagination s’est montrée particulièrement prolixe pour forger une représentation adéquate de l’indicible. Combien de fois DIEU n’a-t-il pas changé de nom, de visage, d’attributs pour s’adapter aux exigences toujours nouvelles de ses adorateurs versatiles ? Avec quelle astuce n’a-t-il pas usé de son étonnante faculté de métamorphose pour sauver sa crédibilité menacée !

  A l’aube de sa vieil fut ma Mère tellurique, incarnation de la puissance génitrice grâce à laquelle se perpétue la vie. Abandonnant la terre pour le ciel, il devint le Père, la puissance ouranienne, l’Eternel, celui qui était, est et sera, le verbe conjugué à tous les temps. Il se fit Souffle créateur, Esprit, Amour, Rédempteur, Juge. Il accepta de se personnifier en revêtant tous les masques dont les hommes l’affublèrent. Il se diversifia en une multitude de dieux présidant chacun au bon fonctionnement d’un aspect particulier du monde. Et lorsque le ciel des polythéistes devint surpeuplé, le Divin se réduisit à l’Un, l’Unique, voire le Triple.

 Il ne répugna pas à se faire minéral, végétal, animal, il se fit homme, éternel enfant, adulte au faîte de sa puissance immortelle ou vieillard à la barbe chenue.

 DIEU est un être protéiforme dont la faculté de métamorphose n’est restreinte que par les limites de l’imagination humaine Comme le serpent faisant peau neuve, il ne cessa de muer et chaque nouvelle mue engendra une nouvelle figure archétypale parfaitement adaptée à l’époque qui la vit et la fit naître. Il est l’immuable en perpétuelle mutation.

  Et lorsqu’il voulut rappeler qu’aucune définition ni représentation ne convient à son essence transcendante, il devint le DIEU caché ( le DEUS absconditus plutôt que revelatus), l’inconnu inconnaissable, la Déité non manifestée, le Tout Autre qui n’est ni ceci ni cela…Pour d’aucuns, il n’est pas au-delà mais en dedans, un trésor caché au plus profond de l’âme humaine, non pas un Être métaphysique extérieur à l’homme et qu’il s’agit d’adorer, mais un état intrapsychique qu’il convient de réaliser… »

  Dans ce dernier paragraphe, l’auteur donne une idée de la DIVINITE qui est, en gros, assez proche de la notion Antoiniste ( voir notamment le premier principe ).

  Chaque fois que l’homme ressent un besoin, un manque, une injustice, une souffrance, il se tourne vers la DIVINITE. Celle-ci est nécessairement immuable sinon elle ne serait pas la DIVINITE. Mais dans la pratique, il en va tout autrement. Et ce DIEU pourtant unique et immuable est perçu de multiples façons.

  En fait, nous trouvons, dans l’humanité, deux notions contradictoires dans la démarche de l’homme vers DIEU.

  La première : l’homme est inquiet. Il est frappé par l’injustice qu’il voit autour de lui et dont il est, ou s’estime, victime. Il en est ainsi depuis la nuit des temps. C’est ce qui a incité l’homme a se faire une idée de DIEU qui correspondait à ses désirs, dont la représentation pouvait le rassurer, dont les pouvoirs qu’il lui attribuait lui semblait capables de satisfaire ses faiblesses ou ses manques matériels ou physiques ou psychologiques. C’est ainsi que l’homme a transformé DIEU en une multitude de «  faux dieux », de dieux de convenances. L’homme est parti à la rencontre de DIEU, mais d’un DIEU extérieur à lui. De là dérivent deux comportements humains vis-à-vis de la Divinité : la prière et l’adoration.

  La seconde, toujours pour se tirer de ses inquiétudes, l’homme est parti aussi à la rencontre de DIEU. Mais d’un DIEU qui se réside en chacun de nous. Tous les hommes sont nos semblables et DIEU est en chacun d’entre eux !

  Je tirerai de l’ENSEIGNEMENT du Père ANTOINe quelques extraits concernant ce sujet .

  Tout d’abord, un passage du chapitre «  COMMENT NOUS DEVONS PRIER ET POUVONS PROGRESSER » :

 « J’ai déjà révélé que la croyance est l’opposé de la foi, que celui qui possède celle-ci trouve en lui tout ce qui lui est nécessaire. Nous avons dit que toutes les croyances s’interprètent  la Divinité différemment, en effet on s’y initie  suivant sa compréhension et l’importance qu’on y attache, elles ne sont souvent que le résultat de l’éducation. L’enfant peut en professer une dont il ne se rend pas compte, parce qu’il en a une autre qui est en lui une prédisposition naturelle, qu’il se développera au contact de la vie et par laquelle il se fera de la Divinité une autre conception que celle de ses parents, car son esprit peut être plus développé que le leur. La croyance est appropriée à notre élévation. Mais les parents ignorent souvent ces choses et croyant bien faire, ils les contrarient, car ils sont peut-être loin de comprendre qu’il doit en être ainsi ».

   Et, dans le chapitre « LA CROYANCE ET LA FOI. » : 

« La croyance a été imaginée par l’intelligence qui a toujours cru que DIEU existe en dehors de nous. Elle ne peut être naturelle car elle suscite la crainte et nous fait agir toujours contrairement, avec la pensée que DIEU nous voit, qu’Il nous observe, qu’Il nous punit et nous donne des récompenses ; c’est ainsi que nous faisons le mal croyant faire le bien.

  C’est la croyance en DIEU qui nous divise parce que nous n’avons pas tous de Lui la même conception ; voilà pourquoi nous voyons le mal en autrui, ignorant que c’est en pensant qu’un autre peut nous contrarier que nous nous contrarions nous-mêmes. »

   Et, un peu plus loin, dans le même chapitre :

« Je le répète, la croyance en DIEU telle qu’on l’envisage résulte de l’intelligence, elle nous fait prier en égoïstes, toujours par la crainte et non  par l’amour, nous montrant tout autour de nous le mal que suscite notre haine. »Et, en guise de conclusion, au sujet de cette diversité des croyances ou de l’histoire de leurs métamorphoses : 

« La variété des croyances n’étant que de l’opinion, aucun de nous ne peut jeter la pierre à son semblable, nous avons pour devoir de le seconder autant que nous le pouvons. Agir ainsi, c’est rendre témoignage à la vérité. »

 

 

26/11/2007

L'ANTOINISME ET LA QUESTION DE LA SOUFFRANCE. L'ANTOINISME ET LE DOLORISME.

 

 

 

L’ANTOINISME ET LE DOLORISME.

« L’AFFREUX CAUCHEMAR DE L’INCARNATION. »

 

     Dans le chapitre « REINCARNATION », un passage frappe toujours les esprits :

« Ah ! quand pourrons-nous nous éveiller, sortir de l’affreux cauchemar de l’incarnation ? Car c’est bien ce qu’elle est, mais nous ne pouvons le croire parce que notre imperfection nous trompe ; par l’épreuve qu’elle suscite, elle nous convainc de sa réalité. »

     C’est presque un écho, amplifié, de ce que nous trouvons, plus tôt, dans le chapitre « LA CHARITE MORALE » :

« Mes enfants, l’homme recherche toujours ce qui correspond le mieux à ses faiblesses ou à ses vertus. Ici bas dans ce monde de tribulations et de vicissitudes, nous parlons autant de la morale que nous la mettons peu en pratique. »

     Et aussi, dans le chapitre « COMMENT NOUS PROGRESSONS. » :

«  Un atome de matière en nous est une souffrance. Nous sommes déjà assez avancés pour ne plus avoir l’intention de commettre un acte contraire, car lorsque nous reconnaissons l’avoir fait, nous en avons horreur ;sans le commettre cependant, pourrions-nous arriver à l’épreuve ? 

     Depuis le microbe jusqu’au plus élevé des êtres, tous se dirigent suivant leur nature, au contact de la même loi : seul l’être raisonnable se développe graduellement par l’épreuve et tout ce qui suscite son progrès. »

     De tous ces passages, on pourrait – et certains adeptes ont parfois tendance à le faire – ramener l’Antoinisme à un certain dolorisme. C’est d’ailleurs souvent un des reproches faits par les personnes extérieures à l’Antoinisme ou ce qui rebute certains à adhérer à l’Antoinisme !

     Ils s’estiment d’ailleurs confortés dans cette opinion par le début du sixième principe :

«  Quand vous voudrez connaître la cause de vos souffrances que vous endurez toujours avec raison… »

     Ramener l’Antoinisme à un dolorisme serait pourtant une erreur. Le dolorisme est une doctrine religieuse, longtemps pratiquée dans l’Eglise catholique, qui considère que la souffrance est rédemptrice : celui qui souffre est ainsi à l’image du Christ qui a tant souffert…Selon les doloristes, la douleur est inhérente à la vie et elle doit être bénie : le moment où la douleur survient est vraiment l’heure où l’on est visité par DIEU. La douleur serait rédemptrice et ne devrait donc pas être refusée. En fait, c’est attribuer à la souffrance, au malheur un pouvoir divin. C’est là un des masques dont on affuble DIEU ! Et un des masques les plus terribles qui soient. En son nom, on peut justifier n’importe quel comportement tyrannique !

     Le dolorisme est donc une dérive, logique, des « religions de salut  ». Dans un texte précédent, nous avons vu ce qu’il fallait penser des idéologies  « de salut  » et nous avons expliqué pour quelles raisons l’Antoinisme n’en faisait point partie.

     Nous rappelons aussi que pour l’Antoinisme, il faut plutôt parler « d’épreuves  ». Les maladies, donc les douleurs, sont bien sûr des épreuves. Mais pas seulement, on peut aussi dire que la réussite, le succès, le bien-être dont semblent gratifiés certains individus constituent en fait, pour eux, une épreuve. Nous touchons ici à un point difficile à comprendre et, a fortiori, à faire admettre. Il se peut que cette suite de faveurs amène notre homme à mépriser ses semblables, à se croire supérieur, à cultiver son égo…C’est là son épreuve !

     Comment dès lors comprendre tous ces extraits repris au début de ce texte ? C’est ce que je vais tenter de faire.

     Revenons à l’exemple de notre nanti. L’orgueil nous guette à chaque tournant de chaque vie terrestre. Et pour cela, il n’est pas nécessaire d’être réellement « nanti » : nous nous contentons trop facilement de petits bonheurs strictement matériels ; nous avons trop tendance à nous accrocher à un petit territoire terrestre, à un sentiment de « propriété ». Ce sentiment de «propriété », de « domaine », d’exclusivité sur une chose ou l’autre, est si souvent menacé que cela provoque des vexations, des amertumes, des jalousies, des colères…et de véritables maladies.

     Je vous livre ici un texte puisé dans la revue « RELIURES » ( N° 8 de 2002 ) :

« Nous vivons dans une époque profondément marquée par la tristesse qui n’est pas seulement la tristesse des larmes mais, et surtout, la tristesse de l’impuissance. Les hommes et les femmes de notre époque vivent dans la certitude que la complexité de la vie est telle que la seule chose que nous puissions faire, si ne voulons pas l’augmenter, c’est de nous soumettre à la discipline de l’économisme, de l’intérêt et de l’égoïsme. La tristesse sociale et individuelle nous convainc que nous n’avons plus les moyens de vivre une véritable vie et dès lors, nous nous soumettons à l’ordre et à la discipline de la survie. »

     C’est un des exemples de souffrance, morale, que l’homme moderne subit. C’est ce qui amène au déni de réalité. Dénier la réalité, c’est vouloir à tout prix que notre environnement soit autre que ce qu’il est. On veut dissocier la réalité de sa perception. On est ainsi amené à subir, en plus de la réalité, l’insatisfaction de nos propres désirs, de nos fantasmes.

     Pour contrer la réalité, on est amené à se créer des fantasmes et à les nourrir. Il en résulte une insatisfaction, une souffrance qui se rajoute à l’insatisfaction vis-à-vis de la réalité.

     Ceci nous ramène à ce «  cauchemar de l’incarnation » : nous sommes trop sensibles à ce qui est matériel. Nous sommes pas assez désintéressés. Nous ne prenons pas assez de distance pour considérer les choses.

     Je conclurai par un passage extrait d’une brochure qui peut être acquise au Temple de JEMEPPE-SUR-MEUSE « DEMONSTRATION N° 3 » :

«  L’affreux cauchemar de l’incarnation » peut aussi vouloir dire toutes les souffrances qui se rencontrent dans la vie sur terre. Comme, par exemple , les guerres, les catastrophes, la violence, la cruauté des hommes envers les hommes.

   Mais tout ceci a été créé par l’homme, c’est ce que certains appellent le Karma. Pour les chrétiens, cela est le résultat de «  de ce qu’un homme sème, il le récoltera.

    Qu’est donc en effet la souffrance ? Le déchirement intérieur de l’humiliation, des blessures affectives, les orages de dénégation de soi, l’humeur sombre qui vous ronge et vous tue à petit feu, le passé infernal qui vous poursuit, les regrets inextinguibles, l’amertume qui vous ronge, les remords, le mal d'être tenace et inexprimable. On peut tenter de noyer cela dans les addictions : l’alcool, la drogue, le cinéma, l’orgie de télévision, le jeux, les heures passées sur internet. Après un instant fugace de répit, la souffrance revient toujours plus rongeante.

20/11/2007

ALLEGORIE DE LA CHARITE

charunqtz

15:43 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/11/2007

LA RECHERCHE DE DIEU

 

La recherche de DIEU.

 

Dans le chapitre « TOUTES LES LOIS SE REDUISENT A L’UNITE », une fois de plus, le Père ANTOINE revient sur sa conception de la DIVINITE.

Nous trouvons ici, une fois de plus, la conception unitariste ( ou unitarienne ? ) antoiniste. Nous verrons bien qu’elle va plus loin que la simple négation du trinitarisme :

« J’ai révélé que nous ne devons chercher DIEU qu’avec DIEU LUI-MÊME, puisqu’Il n’existe qu’en nous ;mais si nous le cherchons avec de la matière, nous ne trouverons que de la matière ; c’est ce qui fait dire à celui qui ne vise que celle-ci que rien n’existe, que tout est néant ; en effet, rien n’existe alors que nous ne croyons qu’à l’ombre de ce qui existe réellement.

Par exemple, supposons que nous soyons deux cherchant une chose, en obéissant à l’intelligence nous nous divisons parce que nous ne visons que notre avantage personnel, mais si, respectant la conscience, nous agissons tout différemment, je cherche pour lui et lui pour moi, de deux nous ne faisons qu’un, nous sommes l’un dans l’autre, dans la réalité. Il en résulte que si toute l’humanité procédait de la même façon, c’est-à-dire réellement, elle n’agirait que par la seule et même pensée qui nous réunirait tous dans le même amour, formant l’unité absolue de l’ensemble. »

Pour la bonne compréhension de l’adverbe « réellement », je rappelle ce qui a déjà été dit et qui se trouve explicité dans le chapitre « REINCARNATION », pour les antoinistes, on peut opposé ce qui le côté apparent et le côté  réel. L’apparent est ce qui es matériel et peut être cherché par l’intelligence. Le réel est ce qui est spirituel et qui relève du domaine de la conscience.

 

 

04/11/2007

L'ANTOINISME EST UN UNITARISME. L'UNITARISME ANTOINISTE.

 

L’ANTOINISME EST UN UNITARISME.

     Je comprenais difficilement certaines phrases de l’ENSEIGNEMENT, telles que, par exemple, celle-ci puisée à la fin du chapitre « DIEU POURRAIT-IL AVOIR CREE LA SOUFFRANCE ? » :

     «  A mesure que nous traverserons les tissus de la matière, nous nous sentirons grandir dans la foi, jusqu’à ce qu’un jour nous nous trouvions réunis fraternellement, les uns dans les autres, au sein de DIEU. »

    Et celui-ci, puisé au sein du chapitre « UNITE INDIVIDUELLE DE L’ENSEMBLE » :

    « Cette évolution se continue jusqu’à la pureté absolue de l’être ; nous sommes arrivés là à la divinité, nous ne formons plus qu’une unité de l’ensemble, nous jouissons de la toute puissance divine :restreints les uns dans les autres, nous sommes tous réunis dans un même amour, nous sommes DIEU ! »

    Cela signifie-t-il que nous disparaissions ? Non ! Le Père ANTOINE nous explique ce que nous devenons une fois notre retour à la divinité est accompli :

    «  Lorsque je dis que les êtres perdent leur individualité en se restreignant les uns dans les autres, on pourrait croire que nous rentrons dans DIEU comme un goutte d’eau dans l’océan, que nous ne sommes plus rien par rapport à Lui ; rassurons-nous, il n’en est pas ainsi ; il est vrai que nous ne faisons plus qu’un seul, mais chacun de nous existe comme il existait individuellement. Notre nombre se réduit insensiblement, au fur et à mesure que disparaît notre imperfection ; confondus les uns dans les autres, nous constituons tous ensemble l’unité. »

    De cette vision, nous trouvons encore un autre exemple dans un paragraphe puisé au sein du chapitre « CAUSE, DEVELOPPEMENT & PERFACTIONNEMENT DE L’ÊTRE. » :

    «  Nous faisons donc partie de quatre éléments : la vie, l’amour, la spiritualité et la matière. La vie est la conséquence de l’amour, elle en est inséparable, elle se spiritualise, ensuite s’incarne dans la matière. Arrivée à ce point, elle reprend le chemin qui la reconduit à l’amour ; elle surmonte d’abord le côté terrestre puis reste un grand laps de temps dans la spiritualité, plus longtemps encore que dans la matière ; elle surmonte également l’état spirituel, s’établissant graduellement en l’amour pur, comme nous l’avons vu dans l’Unité de l’ensemble, révélé dans le couronnement. »

     Nous nous trouvons ici devant la véritable et profonde doctrine de l’Antoinisme au sujet de la DIVINITE, ce que l’on pourrait appeler «  l’unitarisme antoiniste ». L’unitarisme est un doctrine de certains groupes chrétiens qui nient le dogme de la Trinité, ce que l’on appelle aussi les « non-trinitaires » qui sont persuadés de l’unité divine et privilégient ainsi la nature purement humaine de Jésus-Christ, qui serait en fait l’un des plus grands éclaireurs de l’humanité. Selon les unitariens, DIEU est l’ être , la personne, l’entité à qui seul appartient la perfection initiale, l’omniscience et la toute-puissance. C’est aussi le rejet de tout anthropomorphisme : DIEU est irreprésentable.

     En gros, les Antoinistes, comme on l’a déjà expliqué auparavant sur ce blog partagent cette opinion.

    Mais ils vont beaucoup plus loin. C’est ce qui est expliqué dans le chapitre  « CAUSE, DEVELOPPEMENT & PERFECTIONNEMENT DE L’ÊTRE. » :

     «  Si Adam était en DIEU avant de venir sur ce globe, il n’y est pas moins dans l’incarnation, puisque DIEU est en nous et nous en Lui ; Il est palpable pour quiconque préfère la réalité à l’apparence, pour qui procède par une sensibilité, fût-elle même inconsciente. Mais  plus nous le recherchons en dehors de nous, plus Il nous échappe. Ah ! si l’intelligence s’appliquait à Le percevoir en nous, au lieu de Le chercher ailleurs, elle aurait vite fait la plus sublime des découvertes et se sentirait bercée dans l’amour pur ! »

     Ainsi, aussi, dans le chapitre « QUELLE EST LA CONCEPTION QUE L’ON PEUT SE FAIRE DE DIEU ? » :

     «  La puissance de la foi prouve que DIEU est en nous par l’amour qui en découle. N’est-ce pas dire que nous sommes DIEU nous-mêmes puisqu’il n’y a rien, quand nous la possédons qui nous soit impossible ?Je l’ai déjà révélé : Ne croyons pas en DIEU, croyons plutôt en nous et agissons naturellement, nous pourrons ainsi nous acquérir la foi. »

     Et, dans le chapitre « NOUS SOMMES TOUS DES DIEUX »,le Père ATOINE  revient à nouveau sur ce point quand il dit :

     «  Je le répète, rien n’est sorti de DIEU qui ne soit pas DIEU ; s’il n’en était pas ainsi, DIEU ne serait pas pur Il remplit tout l’univers et seul, Il existe réellement. »

     Nous trouvons dans ces dernières citations les plus belles définitions de la notion antoiniste de DIEU. C’est pourquoi je disais plus haut que l’antoinisme ne pouvait pas se résumer à une simple pensée unitarienne comme la plupart des chrétiens non-trinitaires ou, d’une autre façon, les musulmans et les israélites.

    

 

15:15 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

03/11/2007

L'UNITIF. LA VIE UNITIVE.

 


L’UNITIF

 Pour les  principales traditions religieuses, la vie terrestre est un voyage spirituel, une quête spirituelle de la DIVINITE. Le but ultime est de retrouver DIEU.Dans les textes fondateurs des religions, y compris donc dans l’ENSEIGNEMENT Antoiniste, expriment en définitive  une conscience permanente de l'unité avec Dieu. C’est au fond l’enseignement de tous les prophètes exprimés de façon différentes.C’est ce qui explique le titre du bulletin d’information et d’éducation publié par le Culte Antoiniste à ses débuts : « L’UNITIf »La définition du mot « UNITIF » est «  qui unit en DIEU ». La vie unitive est la vie «  en union avec DIEU »

 

17:34 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/10/2007

SUR L'ETERNITE ET AUTRES ATTRIBUTS DE LA DIVINITE.

 

LA QUESTION DE L’ETERNITE.

 

  Nous trouvons quelques réflexions émises par le Père ANTOINE dans le chapitre « NOUS SOMMES TOUS DES DIEUX. » Dans celui-ci, le Père ANTOINE expose quelques unes de ses théories sur les attributs de la Divinité, dont, évidemment, la question de l’éternité :

 

« Je l’ai révélé, la vie est la conséquence de l’amour, DIEU, comme Lui, elle est éternelle. C’est ce qui démontre que ce qui est de DIEU est DIEU, mais entendons-nous bien, cette conséquence n’est pas la cause, elle n’est que l’effet, l’opposé, c’est la raison pour laquelle la vie n’y est pas accessible et pour le devenir, elle a du prendre le chemin opposé. Je le répète, rien n’est sorti de DIEU qui ne soit DIEU ; s’il n’en était pas ainsi, DIEU ne serait pas pur. Il remplit tout l’univers et seul, Il existe réellement. »

 

Et, plus loin :

 

« tout ce qui existe est éternel, rien n’a commencé ni rien ne finira, la création l’est également. On pourrait se demander où est la justice, puisque d’autres êtres ont pu jouir du véritable bonheur des milliards d’années avant nous. Mais nous ne devons pas ignorer que le temps et la distance n’existent que matériellement, tout ce qui est réel, est éternel, c’est-à-dire que le passé et l’avenirsont le présent. Rien ne tient de place dans l’univers ; l’amour n’y diminue pas, la vie qui en est la conséquence, pas davantage, rien ne s’agrandit ni ne s’amoindrit. »

23:53 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/10/2007

EVELETTE: LE TEMPLE ANTOINISTE.

Pour connaître l'historique de l'Antoinisme et du Temple Antoiniste d'EVELETTE ( Province de NAMUR ), je vous invite à consulter le site: http:// 20six.fr/antoinisme à la rubrique " TEMPLES"

20:44 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

30/09/2007

TEMPLE ANTOINISTE DE LIEGE (HORS CHATEAU )

Il s'agit du plus ancien des temples antoinistes de la ville de LIEGE.

Ce temple est toujours pourvu d'un desservant et est très bien fréquenté.

Actuellement, ce temple a rejoint, depuis peu, le groupe des temples dits "sans photos".

A l'origine, à cet emplacement, fut installée l'imprimerie du Culte Antoiniste.

Cet immeuble, acquis par le Frère DEREGNAUCOURT, fut détruit  et remplacé par le Temple actuel.

HIORS CHATEAU

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24/09/2007

ÊTRE A L'ECOUTE D'AUTRUI.

ÊTRE A L'ECOUTE D'AUTRUI.

     Être à l'écoute des autres, spécialement de ceux qui sont dans l'épreuve, avoir de la compassion, ce n'est pas assumer leurs peines.
    C'est faire en sorte de transformer leur peine en joie.
    Devenir désespéré avec ceux qui connaissent le désespoir ne change rien à leur perception d'eux-mêmes, du monde.
     Ceux qui sont désespérés, il faut faire en sorte de les faire renaître à l'espérance.