24/06/2007

LA VUE DU MAL: IL FAUT LUTTER!

LUTTER CONTRE LA VUE DU MAL.


     Le problème qui se pose à nous à tout instant réside dans la grande difficulté de distinguer la source véritable de nos pensées.


     Il est difficile de discerner si elles sont de bonne source ( c'est-à-dire émanant de notre conscience, sans avoir été manipulées de quelque façon ) ou si elles sont de mauvaise source ( celles qui émanent de notre imperfection ). Ou si elles émanent de notre intelligence ( c'est-à-dire non spontanées mais produites après étude ). Dans ce dernier cas, cela ne signifie pas nécessairement qu'elles sont mauvaises, mais elles peuvent souvent être intéressées.


     Tout ce ce que nous pouvons faire, chacun d'entre nous, en attendant que nous nous soyons améliorés par l'épreuve, c'est d'agir avec la bonne intention d'être utile à notre prochain.


     Pour cela, il y a deux règles à suivre:


1° lutter le plus possible contre la vue du mal. Cesser de rechercher dans le comportement du prochain tout ce qui nous montrerait le mal.C'est-à-dire avoir un regard désinteressé sur le prochain;


2° prêcher par l'exemple. Essayer d'avoir en permanence un comportement  qui fait rayonner notre foi. Avoir en mémoire les textes de base de l'ANTOINISME: les "DIX PRINCIPES", "L'AUREOLE DE LA CONSCIENCE", "LA REINCARNATION", "LA CHARITE MORALE", notamment.


     Il ne faut pas nous décourager si nous succombons de temps à autre. Nous ne pouvons, personne plus que les autres,faire plus que nos forces morales ne nous le permettent.


     Mais considérons que nous avons une mission: aimer toute personne qui se trouve sur notre chemin et nous tendre la main en toute circonstance. En ne le faisant pas, nous manquons à notre conscience. Il en résultera des fluides néfastes qui nous affligeront jusqu'à ce que nous ayons reconnu notre erreur et que nous soyons revenus à de meilleurs sentiments.


     N'oublions pas non plus que l'intelligence est égoïste et orgueilleuse quand elle n'est pas soutenue et animée par l'amour. C'est ce que nous rappelle, dans chaque Temple, le texte de l'Auréole de la Conscience reproduit en lettres blanches tranchant sur fond noir!

29.9.05 09:28

OERE ANTOINE: DISCOURS PRONONCE LE 02 MAI 1909 A SES ADEPTES.

 

 REMERCIEMENT AUX ADEPTES.

 

     Le 02 mai 1909, le Père ANTOINE donna ses derniers enseignements publics au Temple de JEMEPPE.

     A l’issue de cette séance, il s’adressa à ses adeptes en ces termes : 

« Mes frères, je suis arrivé à la fin de mon enseignement. Il n’y en guère parmi vous qui s’y attendissent. Cependant il était possible de le prévoir si l’on avait fait attention au but qu’il poursuit. Est-ce que les nobles révélations que nous avons reçues ne suffisent pas à nous convaincre de la foi, à nous la rendre d’autant plus palpable que nous la trouvions bien vague au début ?

   Je remercie ceux qui m’ont prêté leur concours et particulièrement les personnes qui semblaient nous porter obstacle, car ce sont elles qui nous ont aidé à nous procurer les armes nécessaires, je ne dirai pas pour les combattre mais plutôt pour les amener à se ranger avec nous pour goûter au sein de la foi le bonheur qu’elle donne à qui sait la comprendre. Si elles l’ont méconnue et travaillé ainsi à leur détriment, je crois qu’elles seront les premières à la revendiquer parce qu’elle apparaît maintenant pure de tout voile. Soyons bien assurés qu’elle est incontestable et que tous les arguments destinés à l’anéantir ne peuvent qu ‘en rehausser la valeur.

   On a pu se demander parfois pourquoi ANTOINE le GUERISSEUR ne restait pas sur son terrain et ne cherchait pas à démontrer directement la foi sans aborder des questions qui paraissaient en dehors de sa compétence. Il est vrai, j’ai touché bien des points qui étaient loin de réconforter tous les auditeurs : tandis que les adeptes avides d’aimer en avaient le cœur ému, d’autres personnes qui pour la plupart n’assistaient qu’accidentellement à nos séances étaient agacées et peut-être froissées quand elles m’entendaient raisonner l’intelligence et les connaissances scientifiques, matérielles ou bien encore des imperfections.

  Si j’ai agi de la sorte au risque de déplaire, j’y ai été contraint parce que nous devons nous trancher un chemin à travers les obstacles qui nous séparent de la foi. Quant à la démonstration que je fais de cette vertu, elle s’inspire de l’état des mœurs et de l’opinion publique. Je n’ai pas enseigné une foi plus efficace et plus grande que celle déjà révélée par certains hommes ; mais je me suis efforcé de la rendre plus compréhensible, en la débarrassant de toutes les erreurs sous erreurs,imagination, matière,souffrance,bonheur,croyanceconnai_ssancelesquelles on l’avait enfouie.

  J’ai dû démontrer bien des choses dont je devais raisonner les effets avant de me prononcer sur leur cause et ainsi toucher à certaines opinions de parti pris ce qui pouvait causer quelque découragement. Mais comme je savais que celui-ci ne serait que momentané et qu’il en résulterait un bien, je n’ai jamais cru devoir m’arrêter. Car n’y avait-il pas grande nécessité de donner une autre direction à l’intelligence humaine qui sans le savoir s’égarait de plus en plus, de la ramener à la réalité en lui faisant remarquer que le mal n’est que notre imagination de la matière qui suscite la souffrance.

   Maintenant, mes chers adeptes, c’est d’un cœur grandement ému que je vous remercie de la confiance que vous m’avez témoignée pendant toute la durée de mes enseignements et du dévouement avec lequel vous m’avez aidé à les propager. Peut-être aurais-je encore des choses à vous dire ? nous allons composer un livre de tous nos enseignements que je pourrai un peu restreindre, car j’ai beaucoup insisté sur les effets pour mieux vous préparer à en comprendre la cause. J’ai dû me servir de fluides qui autrefois faisaient le bonheur des assistants, - je dis le bonheur – mais qui n’a rien de comparable à celui qu’ils éprouvent actuellement, parce qu’ils ont compris ce qu’ils ignoraient au début. Vous devez savoir maintenant pourquoi j’ai dû en commençant, me rallier à d’autres croyances et même revendiquer des choses que j’ai démolies par la suite pour les remplacer par des connaissances plus rationnelles. Voyez seulement à quoi nous sommes arrivés. Merci. »

 

10:15 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

22/06/2007

LE DEMON, LE DIABLE. QUE FAUT-IL EN PENSER ?

 

LE DEMON

( EXISTE-T-IL ? )

     Dans ce site, il est, à de nombreuses reprises fait référence à DIEU. DIEU existe-t-il ? Comment faut-il concevoir DIEU ? Quel est le rôle de DIEU ? Comment DIEU se manifeste-t-il ?…Mais plus rarement, sinon jamais, de ce qui, dans le langage populaire, est l’opposé de DIEU : le démon !

     Dans la conception traditionnelle, fortement teintée de manichéisme, il existe deux principes primordiaux, celui du Bien ( DIEU ) et celui du mal ( le Diable ).

     Dans l’imaginaire chrétien, le  démon, le diable ( SATAN ) occupe une position équivoque. C’est presque comme s’il était, à la fois, un tentateur luxurieux et attirant chargé de mettre à l’épreuve les âmes terrestres et un père Fouettard chargé de punir les âmes qui n’auraaient pu résister à ses charmes.

     Pourtant, dans les religions « de salut », très curieusement le Diable a une fonction salutaire : c’est lui qui est chargé d’exécuter la punition suprême : l’enferment éternel dans les flammes de l’enfer ! L’ennemi éternel de DIEU serait donc aussi, en quelque sorte, son comparse éternel !

 

     C’est, en somme, ce que le Père ANTOINE exprime dans le chapitre « CAUSE, DEVELOPPEMENT ET PERFECTIONNEMENT DE L’ÊTRE » quand il s’exprime en ces termes : 

« DIEU laisse faire de LUI tout ce que nous voulons ; lorsque nous doutons, nous en faisons un démon, nous baignons alors dans le démon, le doute, comme le poisson dans l’eaufluides,Adam. Sachons que nous ne pourrions voir ni nous mouvoir que par DIEU de même que le poisson ne peut voir ni se mouvoir que dans l’eau et par l’eau. Hors de son élément, il serait absent de lui-même et cesserait d’exister. »

     Comment expliquer et résoudre cette terrible contradiction ? Pour nous, c’est très facile : parce que cette contradiction n’existe pas. Tout simplement parce que nous savons que l’homme a une vision incorrecte aussi bien de DIEU que du Diable. Pas plus que DIEU, le Diable n’est pas une entité extérieure à l’homme.

     Il faut réexaminer la notion du démon de la même façon que nous avons réexaminé la notion de DIEU. Le Démon, c’est celui ( ou, plutôt, la force ) qui contrarie, qui s’oppose mais qui, en s’opposant, permet l’évolution : l’origine de la vie est dans la rencontre de molécules qui se reconnaissent, se recherchent tout en s’affrontant. C’est ce que le Père ANTOINE explique dans le chapitre « L’ORIGINE DE LA VIE. » : 

« Nous baignons dans la vie et dans les fluides comme le poisson dans l’eau.

   Les fluides s’enchaînent et sont de plus en plus éthérés ; ils se distinguent par l’amour ; partout où celui-ci existe, il y a de la vie, car sans la vie, l’amour n’a plus de raison d’être. Il suffit que deux fluides soient en contact par un certain degré de chaleur solaire pour que les deux germes de vie se disposent à entrer en rapport. »

     Et aussi dans le chapitre « CAUSE, DEVELOPPEMENT & PERFECTIONNEMENT DE L’ÊTRE» :

« Les deux fluides par lesquels la vie se spiritualise lui permettent de s’assimiler tous les autres qui correspondent à tout l’univers. Tout ce que nous voyons autour de nous n’est que la conséquence de notre individualité ;  la vie peut, par l’intermédiaire de es deux fluides, se procurer tout ce qu’elle s’imagine ; elle peut se développer, à leur contact, aussi bien l’imperfection que se perfectionner. C’est de cette façon que ADAM entreprend la matière et arrive à faillir. … »

      Donc, la vie est issue de ce jeu, de cette opposition qui est en même temps recherche. Il n’y a pas non plus de vie sans destruction. Une destruction figurée par la mort matérielle compensée en permanence par une création nouvelle pour laquelle est, nécessairement, partie intervenante. C’est ainsi qu’un philosophe (Jean-Didier VINCENT) dans « LA CHAIR ET LE DIABLE » dit que le démon s’active en permanence au sein même de l’être, au cœur de la vie. Comme il dit : « La triade diabolique – la vie, le sexe et la mort – a permis l’épanouissement des formes animales à la surface de la Terre et leur évolution par l’entremise de la sélection naturelle » Donc, pour lui, le démon c’est la vie et la vie est complice de la mort. Il n’y a pas de vie sans mort matérielle. La mort n’est pas la fin de quelque chose mais une partie constituante de la vie …et, pour les Antoinistes, le début d’un renouveau.

L'IIRITATION, L'ENERVEMENT...DE LA VANITE !

"Ne t'irrites pas à cause de ceux qui font le mal"

 (Psaume 37:1)

L'irritation, l'énervement est un état d'esprit contraire à l'humilité. Cela relève en fait de la vanité.

 Vanité de se croire capable de s'ériger en juge.

Si vous ressentez le besoin irrépressible de vous irriter contre quelqu'un qui vous semble mal agir, repensez tout de suite au cinquième principe:

" Efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être votre ennemi..."

et au troisième principe:

" Vous ne pouvez faire la morale à personne..."

16/06/2007

Georges BERNANOS: une pensée qui nous ramène à la notion de "péchés capitaux"

 

PENSEE DE Georges BERNANOS

 

« Notre pauvre chair consomme la souffrance comme le plaisir avec la même avidité sans mesure. »

 

Cela signifie que tout est source d’exaltation, d’euphorie. Cela veut dire que tout peut apparaître comme délicieux, que le plaisir et la souffrance sont souvent les deux faces d’une même passion, que la limite à partir de laquelle une passion qui était un plaisir devient une souffrance est difficile à cerner.

Cela signifie que tout objet d’exaltation peut provoquer un manque qui nous pousse  à rechercher un nouvel objet d’exaltation qui, à son tour, aura vite atteint ses limites.

C’est là que les fameux « sept péchés capitaux » trouvent leur origine. Ce n’est pas pour rien que, par un jeu de mots, pour certains, les « péchés capitaux » sont devenus les « péchés capiteux ».

Il s’agit d’un jeu de mots…mais qui cache une profonde vérité !

 

06/06/2007

LA MISE EN PRATIQUE DU SAVOIR.

 

LA MISE EN PRATIQUE DU SAVOIR.

     Pour arriver au but final qui le sien, l’homme doit absolument arriver à mettre en pratique ce qu’il a compris de l’Enseignement divin. Cet enseignement est révélé à travers les âges par les différents prophètes ou révélateurs.

     Contrairement à la plupart des autres religions, l’Antoinisme n’est pas une religion « de salut ». Ce qui signifie que l’Antoinisme ne prétend pas que le but final soit exclusivement réservé à ses adeptes. Pour l’Antoinisme, le but final ne s’atteint pas après une unique vie (incarnation) après laquelle on est définitivement et irrémédiablement élu ou damné.

     Pour atteindre le but final, il faudra de nombreuses incarnations au cours desquelles il faut absolument assimiler l’enseignement divin et arriver à le mettre en pratique.

     C’est ce qui est le plus difficile à accomplir : comprendre est une chose ( déjà elle-même difficile ) mais appliquer ce qui découle de cette compréhension est de loin encore plus complexe.

     C’est ce qui explique les nombreuses chutes et rechutes, les périodes de découragement et de doute, voire des reniements.

     C’est ce qui explique aussi qu’une seule incarnation ne peut suffire pour atteindre au but. Il est donc impérieux de bien saisir ce que signifie exactement cette compréhension et cette mise en pratique du savoir.

     Les hommes sont destinés à les acquérir insensiblement. C’est en quelque sorte la mission a accomplir lors de chaque réincarnation.

     Nous pouvons les décomposer en cinq stades ou, mieux, en cinq attitudes :

     La PRISE DE CONSCIENCE :

         C’est ici que la connaissance de l’Enseignement joue un rôle indéniable. L’Enseignement nous apprend que autrui représente DIEU pour nous et que nous représentons DIEU pour autrui, que nous sommes les uns pour les autres des instruments de progrès. Le père nous dit que « nous ne pouvons progresser qu’au contact de notre semblable ». Il nous a dit aussi : « Nous ne dirons pas que ce qui arrive est pour un bien, mais que c’est un bien. »

       Le Père a révélé la nature de DIEU, la nature de l’homme, le principe de la réincarnation, le rôle réciproque et antagonique de l’intelligence et de la conscience, le principe de « la vue du mal », la charité morale, l’existence du monde matériel et du monde spirituel distincts mais liés quoique opposés dans leurs effets bien que s’influençant l’un l’autre, la force de l’exemple…

     LA VOLONTE :

         Ce que nous venons d’expliquer peut se définir comme le « savoir », la « sagesse ». Il s’agit maintenant de mette en pratique.

         Pour arriver à mettre ce savoir en pratique, il faut absolument que nous commencions par en avoir le désir. Le désir ne suffit pas, le désir sans la volonté est un sentiment stérile. Le désir sans la volonté ne peut entraîner que la rancœur, l’envie, la jalousie ou la culture de l’égo, le cynisme, le narcissisme dont nous avons étudié précédemment les dangers.

     L’EXPERIENCE.

          Notre nature est toute entière sous l’emprise de la matière. Vouloir la corriger, totalement, du blanc au noir, d’un seul coup est une utopie, une expérience vouée à l’échec. Cet échec ne peut amener que du découragement : il y a trop à faire et nous serions vite écrasés sous l’énorme masse de travail à accomplir.

          Il faut donc que cela se fasse progressivement, pas à pas. Ainsi, le fardeau sera moins lourd à porter, l’obstacle sera plus facile à aborder.

          C’est pourquoi, au lieu de nous acharner, nous devons porter notre effort à nous améliorer chaque jour davantage, sans dépasser les limites de nos possibilités.

     LA PERSEVERANCE.

          Plutôt que « Expérience », j’avais d’abord pensé au titre « Essai ». Le terme « Expérience » me semble mieux correspondre à l’esprit : « Expérience » suppose bien sûr une tentative, un essai, un test, mais aussi un savoir acquis, une expertise. Il signifie aussi une attitude, une répétition, un suivi dans l’effort : la persévérance.

          Malgré les échecs, les fausses manœuvres, les fréquentes rechutes dans la marche vers le progrès, il importe de ne pas céder au découragement, de persévérer dans le travail d’amélioration. La victoire finale sur nous-mêmes est à ce prix : nous devons garder la foi dans ce que nous sommes entrain de réaliser.

          Le suivi dans l'effort, dans la même voie, malgré les échecs, est important. L'homme qui change sans cesse de but, qui poursuit sans cesse des sensations nouvelles, recourt en permanence à la distraction. Il ne saurait ainsi trouver la sagesse de l'esprit.

     LE SUCCES.

         Celui-ci, le succès final, sera la juste récompense de tous les efforts accomplis et sera nôtre pour l’éternité.

          Mais il ne faut pas oublier que, contrairement à ce que disent les religions de salut, le succès final ne peut être acquis au terme d’une seule incarnation qui serait soldée par le triomphe ou par la condamnation éternelle.

          C’est ici que l’on comprendra mieux le passage de l’Enseignement où le Père ANTOINE dit : « Tout autre et bien plus consolante est la réalité:la mort n’existe pas ; nos êtres chéris soi-disant disparus ne le sont qu’en apparence : nous ne cessons pas un instant de les voir et de nous entretenir avec eux, la vie corporelle n’est qu’illusion. »

     

          

           

30/05/2007

VOUS ÊTES DES CELLULESZ VIVANTES DE DIEU.

 

EXTRAIT D’UN LIVRE SUR LE SPIRITUALISME : 

« VOUS ÊTES DES CELLULES VIVANTES DE DIEU »

 

     J’ai trouvé cet extrait d’un livre dont malheureusement on ne cite ni le titre ni l’auteur dans un exemplaire du « JOURNAL D’INFORMATIONS MORALES ». Il s’agissait d’un bulletin mensuel publié par le Culte ANTOINISTE en 1972, plus précisément du n° 4. 

« Vous êtes des cellules vivantes de DIEU. Vous êtes des dieux en petites particules et, à toutes les fois que vous faites du mal à une autre créature humaine, à toutes les fois que, par la guerre, par le commerce, par égoïsme, par haine ou par tout autre sentiment, vous détruisez vous-mêmes un de vos semblables ou vous nuisez à un habitant de la terre, vous détruisez une cellule de DIEU semblable à vous.

   Si vous pouviez comprendre qu’ainsi, c’est à DIEU même que vous vous adressez, que c’est  LUI que vous frappez, certes, es guerres deviendraient impossibles car vous n’oseriez plus…

   Vous n’aurez de paix sur terre que lorsque vous aurez compris, enfin, que la seule solution à vos maux réside dans cet axiome :vous êtes tous des morceaux de DIEU en marche, des cellules différentes d’un même être ; vous ne pouvez, sans dommage pour vous-mêmes, nuire à une partie d’un tout auquel vous appartenez intégralement.

   Jamais, vous ne penseriez à vous couper un morceau de doigt pour punir un être de vous avoir écorché un ongle, ou à vous arracher un œil parce qu’il n’aurait pas vu l’obstacle qui vous a fait trébucher ; et c’est pourtant ainsi que vous agissez avec votre doigt collectif ou votre œil collectif…Et après, vous en souffrez puisque tout votre corps est désormais saisi par la fièvre consécutive à l’opération que vous avez effectuée sans même prendre les précautions aseptiques nécessaires, celles de la PRIERE.

   Priez et aimez, voilà le remède à vos maux. »

     Une remarque : attention à la vraie prière. Evitez les prières stériles ou dirigées uniquement vers des satisfactions personnelles ou purement matérielles. Attention aux prières revendicatives !

 

18:06 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

24/05/2007

NARCISSISME, NOMBRILISME, CYNISME...

 

LE NARCISSISME.

 

     Selon le dictionnaire HACHETTE, le narcissisme est une « admiration plus ou moins exclusive de sa propre personne » ou « amour morbide de soi-même ».

     On surnomme « narcisse », un « homme exclusivement ou complaisamment attaché à sa propre personne ».

     Dans la mythologie grecque, NARCISSE était un jeune homme d’une grande beauté épris de ses propres traits. Il périt de langueur en contemplant son visage dans l’eau d’un fontaine et fut changé en fleur qui porte son nom.

     On pourrait essayer de donner une interprétation plus proche de notre philosophie. Chaque être humain a tendance à se prendre pour le point de départ, pour l’objet et pour la finalité de tout. Dès lors, on a tendance à émettre des revendications de plus en plus nombreuses et de plus en plus subjectives et personnelles et à s’écarter de tout intérêt pour autrui, pour la vie en société.

     On pourrait dire que c’est une manifestation tout à fait  excessive et dévoyée de la « vue du mal ».

     C’est comme si, pour cesser de voir le mal, on cessait absolument tout regard de quelque nature que ce soit sur autrui. Or, le Père ANTOINE nous enseigne que nous ne pouvons progresser que par l’intermédiaire de notre semblable, que « rien n’est bien s’il n’est solidaire ». Comme NARCISSE, celui qui est atteint de cette pensée perdra sa réincarnation présente : au cours de celle-ci, il n’aura fait qu’accumuler des épreuves supplémentaires. C’est l’équivalent de « périr de langueur en contemplant son propre visage ».

     On pourrait aussi dire que celui qui en est atteint cultive l’idée que le bien et le mal ont une existence bien réelle ( le dualisme, le manichéisme). Il incarne bien sûr le « bien absolu », les autres incarnant le « mal absolu ».

     Le narcissisme est donc une attitude, une conduite stérile pour soi et néfaste pour les autres. Mais il se cache parfois de façon inattendue dans certains comportements.

     Ainsi la vogue du développement personnel. Avoir le souci de soi, de sa personne est évidemment important. Attention cependant : au nom de l’épanouissement personnel on peut en réalité s’enfoncer dans un certain nombrilisme. Le nombrilisme pouvant être une sorte de synonyme du narcissisme. Selon le dictionnaire, le nombrilisme est « l’attitude d’une personne obnubilée par ses propres problèmes ». « Se prendre pour le nombril du monde » signifie « accorder à sa personne une importance excessive, être égocentrique ».

     On a l’art de faire miroiter la découverte de merveilles à l’intérieur de soi-même et exclusivement par soi-même alors que le développement des êtres se forge dans les expériences heureuses et malheureuses de la vie.

     D’accord, toute la sagesse doit aller dans le sens d’un attention à soi mais dans le but d’une meilleure ouverture aux autres, d’une compassion bien réelle avec les autres.

     Le premier combat à mener est celui contre le cynisme. Le cynisme est aussi, en quelque sorte, un sous-produit, une expression du narcissisme. L’homme atteint de narcissisme est tellement beau, bon, parfait, moral, intelligent que son attitude envers autrui, son regard sur autrui ne peut être que cynique. C’est DIOGENE se promenant en plein midi, dans un pays ensoleillé, avec une lanterne à la main et répétant que, désespérément, il cherche un « HOMME » véritable qu’il ne parvient pas à trouver car denrée rarissime !

 

21/05/2007

LES SOUFFRANCES. LEUR CAUSE SE SITUE-T-ELLE DANS L'IMPERFECTION.

 

L’IMPERFECTION EST-ELLE LA CAUSE DE NOS SOUFFRANCES ?

 

 

          Dans le chapitre « ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL,LE BIEN INTERPRETE L’OPPOSE DE LA REALITE », le Père ANTOINE est amené à préciser sa pensée à un adepte qui, manifestement, est quelque embrouillé par des aspects, pour lui contradictoires, de l’ENSEIGNEMENT. Cela comme, il faut bien le reconnaître, cela nous arrive quelquefois. Laissons parler le Père :

« Je répondrai que si l’imperfection n’était qu’illusion nous n’en souffririons nullement. C’est précisément parce que sa cause est réelle que nous souffrons et si la première est un mal, c’est que l’autre est un bien. La cause est toujours l’opposé de l’effet ; c’est pourquoi celle de l’imperfection n’est autre que la perfection, et celle-ci est bien réelle. Toute erreur n’est que l’effet de la réalité, l’ombre de la perfection ; j’ai révélé que nous ne sommes dans l’incarnation que l’ombre de nous-mêmes.

   La cause de la souffrance n’est pas dans l’imperfection, comme on le croit, au contraire, puisque nous nous y complaisons. Nous ne souffrons que lorsque nous touchons à la réalité, autrement dit la perfection.

   Nous ne pourrions apprécier les choses sans les avoir acquises, nous ne les comprenons que matériellement, l’opposé de la réalité. N’ai-je pas révélé que nous ne prions que pour devenir plus heureux dans notre imperfection ? Et si nous réussissons, nous en remercions DIEU, tandis que nous n’avons fait qu’agrandir cette imperfection ; mais n’oublions-nous pas la loi qui nous enseigne que sans épreuve, il n’est point d’avancement ? Nous ne dirons pas que la cause est de l’illusion, elle est purement réelle, puisqu’elle est DIEU même qui vient démolir peu à peu notre imperfection pour S’établir en nous ; j’ai révélé encore que notre imperfection s’y refuse parce qu’elle ne peut supporter la réalité, DIEU »

     Quelques remarques :

1° tout d’abord un rappel, pour ANTOINE, il y a le monde matériel qu’il appelle « apparent » et le monde spirituel qu’il appelle « réel » ou « la réalité ». Relire notamment le chapitre « REINCARNATION » ;

2° ce chapitre fait partie du « DEVELOPPEMENT DE L’ENSEIGNEMENT ». Le « DEVELOPPEMENT », de même que la brochure « L’UNITIF » avait pour but essentiel de donner des précisions, de revenir avec plus de commentaires ou d’illustrations, de « développer » - c’est le cas de le dire – ce qui figure parfois de façon plus confuse ou plus difficile à comprendre dans la « REVELATION ».

 

 

18/05/2007

LE MONDE: UNE ECOLE DE LA FOI.

 

LA POSITION DE L’ANTOINISME VIS-A-VIS DU « MONDE » : LE MONDE EST UNE ECOLE !

 

     Souvent, on assimile l’Antoinisme au dualisme, aux sectes gnostiques ( tels que par exemple les cathares ). Dès lors, on attribue à l’Antoinisme le détachement, le mépris du monde, de la vie terrestre. Nous trouvons dans l’extrait qui suit une belle comparaison, une belle expression de la position du Père ANTOINE au sujet des relations entre l’individu, et plus précisément l’adepte antoiniste, et le monde.

     Le Père ANTOINE compare le monde à une école. Qui dit »école » dit nécessairement confrontation avec des autres, enseignement donné par un maître, position par rapport à cet enseignement, travail personnel, études ,épreuves, récompenses, joies, peines…

     Ce texte est extrait du chapitre «  DIEU POURRAIT-IL AVOIR CREE LA SOUFFRANCE ? » :

« Nous devons considérer ce monde comme une école où nous apprenons à aimer. »

     Nous remarquons, une fois de plus, que le Père ANTOINE donne son Enseignement sur les défauts de l’être humain en utilisant le « nous », en refusant donc tout placement sur un piédestal, en s’incluant dans la masse. Quand il expose un problème, c’est presque comme s’il parlait après avoir fait un travail d’introspection intime sur sa propre personne. Il ne peut donc être question d’assimiler le Père ANTOINE à un quelconque gourou !

     Il continue en reliant cette maxime à sa théorie de la réincarnation :

« Celui qui possède l’amour complet n’en fait plus partie. Il a passé par bien des filières, il a bien longtemps haï, et il en a souffert, avant de comprendre que le bonheur ne réside que dans cet amour qui naît de la foi, ce qui veut dire que nous puisons en l’amour même par notre foi. »

     La foi, comme c’est dit dans l’AUREOLE DE LA CONSCIENCE, est donc le chemin qui puise directement à l’amour vrai. Il n’y a pas de foi sans amour vrai et il n’y a pas d’amour vrai sans la foi. Même ceux qui ne l’on pas compris n’en sont pas nécessairement exclus. Selon le Père ANTOINE, c’est seulement cette prise de conscience qui leur manque. Ainsi :

« Nombreuses sont les personnes qui ignorent cette question. Cependant elles ont aussi un but car nul ne fait le plus petit mouvement sans raison. Nous disons que nous croyons en un DIEU, mais nous ne LUI consacrons pas toujours volontiers notre temps de crainte de travailler inutilement. Nous ne pensons qu’à alimenter le corps afin qu’il soit en bon état pour recommencer notre labeur le lendemain. Nos pensées ont souvent une autre base que la foi ; par elles, nous cherchons le bonheur dans la matière ; nous n’aspirons qu’à la réussite de nos entreprises. »

     Donc le Père nous met aussi en garde : même ceux qui ont la foi, il leur arrive de faillir, de flancher, de se laisser tenter…

 

11:24 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/05/2007

SYMPATHIE OU EMPATHIE. CULTURE DE LA COMPETITION.

 

LA CULTURE DE COMPETITION.

Dans la civilisation actuelle, les hommes – et aussi, et peut-être de façon encore plus pernicieuse, les femmes – ne sont pas éduqués à avouer leurs faiblesses.

Ce qui leur est demandé, depuis le plus jeune âge, c’est d’être compétitifs, c’est l’esprit de hiérarchie dans laquelle il importe d’être le « dominant » ( il est mal vu d’être « l’éternel second » ).

Pour y arriver il faut à tout prix être fort, invulnérable, d’étouffer sa sensibilité. Le mot « sympathie », le mot « compassion » sont remplacés par le mot « empathie » qui n’a pas du tout la même signification, signification qui peut parfois être plus perverse : « empathie » signifie « identification affective à une personne… » tandis que « sympathie » signifie « part que l’on prend aux peines et aux plaisirs d’autrui ». L’empathie peut rapidement déboucher sur de la manipulation.

Cela conduit tout droit à la peur de perdre la face, l’angoisse d’être dévalorisé. Cela renforce les comportements addictifs ( alcoolisme,…) ou l’agressivité.

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11/05/2007

LA PAIX EN SOI. COMMENT LA TROUVER?

 

COMMENT TROUVER LA PAIX EN SOI ?

 

     Trop souvent, pour notre regard vers l’extérieur, nous fonctionnons avec notre intelligence et avec notre sensibilité purement matérielle. Alors l’intelligence et nos sens matériels tournent à plein régime, mais peu souvent à bon escient. Trop souvent même à notre détriment car en opposition avec ce que voudrait notre conscience.

     La façon d’interpréter le monde devient souvent négative ou nous fonctionnons selon un mode égocentrique.

     Pourtant rien ne nous semble plus naturel que d’écouter. Cependant cette écoute est rarement active. Cette écoute est rarement de bonne source. Pour être de qualité, inspirée par des fluides favorables, on doit arriver à une écoute de compassion, d’amour inconditionnel mais aussi à une meilleure connaissance de soi-même.

     La tolérance et l’absence de jugement, de « vue du mal » sont absolument nécessaires pour accepter les autres avec leurs différences sans jugement.

    Il faut fuir l’état d’esprit narcissique. Être narcissique c'est s'aimer, s'adorer un peu trop, parfois jusqu'à devenir paralysé, aveugle au reste du monde tant on s'aime ! C'est donc un grave défaut qui vous isole et vous empêche de vivre, d'entrer en relation vraie avec les autres. Ou alors, vous vous intéressez aux autres en tant que miroir, pour qu'ils confirment la belle image que vous avez de vous-même, sans jamais vous intéresser à eux.    

 

     La question est de savoir comment réussir à s'aimer soi-même de manière équilibrée ?

 

     Il importe en tout cas de mettre un terme à la guerre avec ses proches et à sa propre guerre intérieure. Il faut assumer les contradictions propres à la nature humaine.

     Nous répétons une fois de plus que « assumer », comme d’ailleurs « accepter », ne signifie pas pour nous « subir, consentir » mais « donner un sens », le sens de l’épreuve à affronter.

 

 

 

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09/05/2007

Gabriel VERALDI: REINCARNATION. AMOUR DE DIEU.

 REINCARNATION.PENSEE EXTRAITE D’UNE ŒUVRE DE GABRIEL VERALDI : «  A LA MEMOIRE D’UN ANGE »      Nous avons déjà signalé à plusieurs reprises que nous reprendrions, sur ce site, divers extraits d’auteurs résolument non antoinistes mais dont certaines pensées se rapprochent ou même concordent parfois avec l’Enseignement du Père ANTOINE. Il en est ainsi de Gabriel VERALDI. Lisons-le :       « Une des idées saugrenues qui traversent la conscience dans les plus grands moments le fit sourire. Il s’imaginait en Rastignac défiant Paris et lançant le célèbre :A nous deux. Non, ce qu’il disait, avec paix et amour, c’était :

La pensée est l’esclave de la vie et al vie est la dupe du temps,

Et le temps, qui contemple la totalité du monde,

Doit avoir une fin.

L’infernale comédie humaine, la cascade des incarnations, la nuit peuplée de larves, la douleur, le doute et les illusions, tout cela devait finir comme le grand manège galactique. Tout cela doit se fondre dans l’éternité comme le sel dans l’eau et l’âme en Dieu. »       Et, plus loin dans le texte : « Pourquoi comprendre Dieu, le salut et le destin ? Le seul secret est aussi simple et aussi nu que Dieu ; il se nomme : l’amour. »  

05/05/2007

LA VRAIE PERSONNALITE. NE JAMAIS LA LAISSER S'ETOUFFER.

 

EXTRAITS TROUBLANTS DE L’ENSEIGNEMENT :

PLUTÔT DES TEXTES A MEDITER!

NE JAMAIS LAISSER ETOUFFER SA VRAIE PERSONNALITE.

 

     Dans divers articles, je parles de passages parfois troublants figurant dans l’ENSEIGNEMENT.

     Le Père ANTOINE lui-même aborde, dans le chapitre  « LE DESINTERESSEMENT » deux passages troublants. Voici : 

    «  Nous pourrions….nous tromper, tâchons de comprendre l’Enseignement, quand je dis : « Ne cherchons pas à nous faire aimer » ou dans un autre passage : « Faisons le mal, c’est-à-dire efforçons-nous d’effectuer nos actes selon notre nature », voilà des questions dont nous devons bien pénétrer le sens »

        «  et la compréhension d’une chose  nous mettra sur le chemin pour apprécier en réalité une autre que nous n’aurions pu auparavant nous interpréter contrairement. N’ignorons pas que le désintéressement est dans tout mais que nous pouvons y être reliés par l’intérêt autant que par la vertu.

          Sachons que presque toutes nos pensées ne sont que la conséquence de l’intérêt ; la moindre importance que nous attachons aux actes de nos semblables, que nous voudrions voir agir dans un sens plutôt que dans un autre, c’est un manque de désintéressement, car si nous jouissons de celui-ci, nous ne verrons jamais s’ils font bien ou mal parce que cette vertu nous satisfait en tout, elle anéantit la vue du mal complètement. Je le répète, c’est l’importance, c’est l’importance que nous attachons aux choses, qui doit nous démontrer que nous n’en sommes pas désintéressés.

         Pour bien apprécier le désintéressement, nous devons nous acquérir la foi, qui nous éclairera pour tout ce que nous n’interprétons que trop souvent contrairement au début de nos entreprises. »

     Ce sont effectivement des passages troublants, provoquant surtout notre étonnement et, il faut bien le dire, de prime abord, de la réticence, voire du rejet.

     L’essentiel de ces messages est, précisément, cette provocation, ce sentiment de réticence qui nous pousse à nous interroger.

     L’important n’est pas de se débarrasser de tel ou tel aspect de sa personnalité dont on a honte ou horreur. Non, l’important est plutôt de considérer cet aspect avec lucidité, de l’accepter.

     Nous mettons souvent un soin extrême à enfouir sous des enjolivures notre vraie personnalité. C’est peine perdue car il surviendra toujours tôt ou tard un événement, une émotion violente qui balayera ces défenses et révèlera notre personnalité.

    Attention cependant au mot « accepter ». « Accepter » ne peut en aucun cas signifier « se résigner », se soumettre ». « Accepter » signifie que l’on admet cet aspect comme faisant partie intégrante de sa personnalité, qu’on l’admet comme « épreuve » à surmonter ! Sinon nous sommes parti pour subir sans broncher, ou même avec plaisir des assuétudes ou des obsessions.

     Il faut aussi se garder de prendre au tragique les moindres aspects et expressions de sa personnalité. Les redouter, les refuser a bien souvent pour résultat de les sacraliser.

     Leur cause profonde que l’on se cache à soi-même, que l’on cache aux autres, que l’on refoule,  que l’on enfouit ou que l’on fuit apparaît alors à la conscience et on est plus en mesure d’y faire face.

     Il y a deux catégories de gens : ceux qui se figent dans le statu-quo et ceux qui franchissent le pas d’emprunter le chemin douloureux et pénible de la libération intérieure.

     C’est  là que se manifeste le libre-arbitre : l’alternative lors d’une épreuve :choisir entre affronter ou subir.

     Il n’y a non plus rien de plus naturel de s’inquiéter de » l’opinion d’autrui. Mais cela peut détruire notre personnalité ou en tout cas l’étouffer. Cela peut nous amener à porter nos efforts à nous camoufler plutôt qu’à nous faire évoluer réellement.

    

 

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04/05/2007

LES BAVARDAGES. MEDITATIONS SUR LES 3° ET 10° PRINCIPES.

 

LES BAVARDAGES.

 

     Que de mal n’est pas commis journellement, inconsciemment par les bavardages faits les uns sur les autres !

     Que de mauvais fluides sont cultivés, ravivés, répandus et communiqués ainsi !

     Comme la vue du mal peut alors s’exprimer d’abord par des sous-entendus ; mais des sous-entendus qui deviennent des petits mots ; des petits mots qui se transforment en grandes conversations ; des conversations qui se terminent par des suppositions ; suppositions qui deviennent rapidement des affirmations clôturées par des jugements !

     Peut-être qualifierez-vous aussi cet article de « vain bavardage » ? Il n’en est rien : si on raisonne bien, si on accepte de faire un travail d’introspection, on se rendra bien compte qu’on retrouve en fait ici l’ensemble de la problématique de la rencontre de soi, des autres et de DIEU.

     Si seulement nous avions le courage de dire en face ce que nous disons derrière le dos ou ce que nous pensons intérieurement, notre progrès irait beaucoup plus vite avec l’épreuve qui en résulterait. Mais nous sommes faibles et nous préférons cacher notre vrai visage, dissimuler nos pensées.

     C’est pourquoi, lorsque nous sommes coupable d’une chose, nous préférons berner notre conscience. Nous ne manquons pas de nous trouver des excuses, des motivations, des circonstances atténuantes. Ou, même, nous franchissons le pas de trouver chez autrui la cause de notre défaillance ! Nous cherchons toujours, à tout prix, devant nous-mêmes et devant nos semblables à voiler la vérité, à fermer les yeux. Le jour où nous aurons l’épreuve pour nous rectifier, nous serons plus sincères pour nous-mêmes et devant les autres.

     C’est en fait une des interprétations du troisième et du dixième principes.

     Il convient aussi de méditer un extrait du chapitre « ÊTRE ET PARAÎTRE » :

     « Il arrive que des personnes nous sont sympathiques ou antipathiques sans raison déterminée. Avoir trop d’amour pour les uns et en manquer pour d’autres, ce n’est pas aimer en réalité, car celui qui possède l’amour vrai ne cesse jamais d’aimer ; il affectionne indistinctement les uns et les autres ; s’il ne peut dire du bien de ses semblables, il y a une raison, mais du moins il n’en dira pas du mal.

          Nous avons montré combien le travail moral est nécessaire à quiconque veut abréger sa route et s’épargner des tribulations de tous genres ; je n’en connais guère de plus utile que d’analyser ses pensées, d’en rechercher la source bonne ou mauvaise ; si elles sont dues à une imperfection et qu’elles séjournent en nous quelque temps, nous l’avons déjà dit, elles seront bientôt suivies d’autres qui pénétreront plus profondément dans les ténèbres et nous ne tarderons pas à en être tourmentés ; elles nous causeront autant de désagréments que nous avons eu de plaisir à les manier. C’est payer cher la satisfaction d’un moment et nous devons éviter ces sortes de repos entre deux épreuves ; dans ces intervalles, tâchons au contraire de nous défaire de nos faiblesses, de repousser les tentations ; n’oublions pas que l’esprit n’est jamais inactif, que les bonnes pensées dispersent les mauvaises qui ne pourraient que nous accabler davantage. »

 

 

27/04/2007

LES LOIS HUMAINES. LEUR UTILITE. CE QU'IL FAUT EN PENSER.

 

L’UTILITE DES LOIS.

 

     Dans le Culte Antoiniste, il est dit souvent qu’il faut se rapporter à sa conscience. Il est dit aussi que nous sommes tous des dieux, que DIEU réside en chaque homme. Il est dit aussi qu’il ne faut faire la morale à personne et «  ne voir le mal en rien ». L’Antoinisme relativise aussi la  notion, l’antagonisme entre le bien et le mal. Le mal n’existe pas ; ce qui existe c’est la vue du mal

     On pourrait en déduire, et cela a déjà été souvent reproché, qu’il n’y a rien de contraignant dans la morale Antoiniste. Un adepte, un jour, s’en est inquiété auprès du Père ANTOINE ( Voir le chapitre «  LA LOI HUMAINE COMPAREE A LA LOI DE LA CONSCIENCE ».

     Le Père  ANTOINE en profita pour remettre les choses au point. Voici quelques extraits : 

     «  Nous n’avons jamais que la responsabilité que de nous-mêmes. Si vous laissez agir chacun à sa guise, vous êtes dans la loi. Vous ne pourriez vous dispensez de vous conformer aux lois humaines ».

     Le Père répète ici son grand principe de la responsabilité individuelle : personne n’est responsable de son semblable. Mais la vie en communauté implique le respect de règles communes, uniformes. C’est l’évidence même. Il suffit simplement de se référer, pour bien comprendre  cette nécessité, au Code de la route

     Le Père ANTOINE se fait alors plus précis et il établit clairement le lien qui existe entre la conduite dans l’amour enseignée dans la Révélation Antoiniste et le respect des règles de bonne conduite en société :

     « Chaque fois que nous agissons avec amour, nous nous mettons à l’abri du code pénal L’amour c’est DIEU ; Il est la vérité et si l’on pouvait nous atteindre dans la vérité, on pourrait atteindre DIEU. »

     Le Père ANTOINE revient alors plus précisément sur l’utilité directe des lois humaines : 

     « Les lois nous servent à nous diriger ; le plus souvent nous y conformons nos actes sans nous rendre compte de leur efficacité. Toute loi doit avoir la morale pour base… »

     Voilà bien là un problème. Cela   n’a pas échappé au Père ANTOINE. C’est pourquoi, plus loin dans le texte, il dit :

     « Il ne faut pas croire cependant que ces lois soient matériellement une sauvegarde pour l’homme ; elles sont destinées seulement à son éducation. Si par le progrès elles cessent d’être en harmonie avec la conscience, elles ne servent plus qu’à l’égarer, car elles l’écartent de la loi morale au lieu de l’en rapprocher ; elles ne font plus que développer la malice en le tentant à les étudier et à s’en servir en vue de son avantage personnel. »

     Dans ces dernières paroles, on ne peut s’empêcher de penser aux grands problèmes actuels de l’appareil judiciaire : l’ingénierie fiscale, l’incapacité de se payer de bons avocats ou, pour les grands malfaiteurs, l’inverse…ou encore, les avocats de talent qui se précipitent vers certaines causes, même quasiment gratuitement, pour en retirer du prestige…ou pour permettre de bien vendre leur livre !

26/04/2007

CHEIK BENTOUNES: PAROLES A MEDITER.

CHEIK BENTOUNES: PAROLES A MEDITER.

 

     Comme vous vous en êtes aperçus, il est de coutume de placer sur ce site des paroles, des citatiuons de penseurs non antoinistes.

    Ceci dans le but de nous faire réfléchir, de nous poser des questions sur nous-mêmes, sur notre essence.

   Voici, une pensée de CHEIK BENTOUNES, penseur musulman:

 

   " Le rôle de la spiritualité est de donner du sens à la politique, de l'humaniser. Plus notre spiritualité s'élève, notre raison s'épanouit, notre champ de conscience s'élargit, et plus notre aptitude à prendre en compte les différents besoins humains et à combattre l'injustice s'affirme."

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25/04/2007

L'ANTOINISME. SON RÔLE. SA PLACE ENTRE LES RELIGIONS.

 

RÔLE DE L’ANTOINISME PARMI LES RELIGIONS.

 

     La cause de la diversité des croyances est que les fidèles se réfèrent davantage à la personne d’un prophète ou d’un révélateur qu’à leur enseignement ou à leur révélation. Une seconde cause est que  les fidèles, bien souvent, commencent par interpréter cet enseignement ou cette révélation par les aspects les plus élevés qui, fatalement, les dépassent et ou leur imagination engendrée par leur intelligence entre en jeu.

     L’Antoinisme enseigne qu’il faut d’abord s’attacher aux questions fondamentales pour acquérir la foi dont l’amour divin est la base ( voir « L’Auréole de la Conscience «  ).

     L’Antoinisme contient tout ce qu’il faut pour éliminer ces deux sources de division. Il expose que pour s ‘élever vers DIEU, il faut, à la place de se revendiquer des prophètes et des révélateurs, s’appliquer à pratiquer leurs révélations. En fait, en-dessous d’une couche superficielle due aux circonstances de temps, de lieux et de situations, le fondement de toutes les révélations se ramènent à l’unité. L’Enseignement du Père ANTOINE montre la liaison qui existe entre tous les prophètes.

     Ce que l’Enseignement Antoiniste nous démontre, c’est que, en effet, un enseignement moral est révélé à chaque étape de l’humanité, à chaque situation donnée, à chaque civilisation donnée, à des intervalles plus ou moins longs. En fin de compte, tous ces enseignements ont une seule mission : enseigner la parole de DIEU, faciliter le chemin d’accès à la foi.

    Toute révélation émane de DIEU. Elles ont toutes la même base, le même but. Les mots, les phrases, les paraboles, les textes ne sont rien. Seul le fondement qui est la morale est à trouver. Ce fondement est unique, c’est l’amour divin ! Nul ne possède l’essence de l’homme ni les clés de son avenir ( aussi bien de l’avenir terrestre de chacun que de l’avenir terrestre de l’humanité que de l’avenir des âmes ).

    Le premier combat consiste en un combat interne à chacun : la priorité ne doit pas aller à de grandes gesticulations mais à la lutte contre le cynisme, le fatalisme et le fanatisme.

     Ce n’est pas par des dissertations sur des sujets élevés que l’on parvient à éveiller ou à réveiller ou à élever la foi des hommes. Il ne suffit pas non plus de décréter la foi pour qu’elle arrive.

     La foi n’est pas le fruit d’un effort livresque de l’intelligence. La foi reste d’ailleurs quasiment étrangère au domaine de l’intelligence. Il ne faut pas comprendre pour avoir la foi, c’est la foi qui aide à comprendre.

     La foi est le produit d’un grand effort de l’âme au cours d’une longue pratique de la charité morale. Le père ANTOINE a dit : « Nous acquérons d’autant plus de foi que nous pratiquons la morale avec plus de sincérité » et aussi : « Voulons-nous mesurer notre foi, voyons la façon dont nous acceptons nos épreuves. »

     L’Enseignement Antoiniste démontre qu’il ne faut pas chercher la cause des épreuves chez notre prochain mais bien en nous-mêmes, dans notre passé. Il nous explique aussi que toute souffrance de quelque sorte qu’elle soit nous est profitable ( comme il est dit dans le sixième principe ) parce qu’elle nous pousse et nous aide à voir en nous-mêmes.

     L’ Antoinisme est souvent qualifié de religion « simpliste », « Simpliste » étant un euphémisme pour ne pas dire « pour des simplets » ! Il ne faut pas craindre de le revendiquer: le bon sens est la première porte vers la sagesse. En cette époque où se développent les fanatismes, les intolérances et les sectarismes, il importe justement de revenir à des principes simples et clairs et ainsi éviter de se perdre dans les labyrinthes des préjugés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

20/04/2007

L'AUREOLE DE LA CONSCIENCE. REFLEXIONS SUR LES DIFFERENTS TYPES D'AMOUR.

 

AMOUR REFLEXE, AMOUR HUMAIN ET AMOUR DIVIN

 

( REFLEXIONS AU DEPART DE « L’AUREOLE DE LA CONSCIENCE »

 

« Un seul remède peut guérir l’humanité : LA FOI ; c’est de la foi que naît l’amour : l’amour qui nous montre dans nos ennemis DIEU lui-même ; ne pas aimer ses ennemis, c’est ne pas aimer DIEU ; car c’est l’amour que nous avons pour nos ennemis qui nous rend dignes de Le servir ; c’est le seul amour qui nous fait vraiment aimer , parce qu’il est pur et de vérité. »

 

     Le grand problème quand on parle d’amour, c’est qu’il faut distinguer entre l’amour réflexe, purement matériel, l’amour humain, émotif et pas toujours dénué d’intérêts, et l’amour divin.

 

     L’amour purement matériel est une attitude purement réflexe, basée sur l’intérêt, l’assouvissement des appétits, des désirs. Il en est ainsi lorsque nous disons : « j’aime me promener », « J’aime le cinéma », « J’aime le bon vin ». Cette manière d’être est purement matérielle, instinctive. Elle suppose une notion préalable d’ordre de préférences, une notion préalable de jugement bien souvent établis a priori et de façon catégorique. Elle suppose aussi une opposition : s’il y a une préférence, il y a de l’indifférence, de l’opposition, de l’aversion parfois. Prenons l’exemple du vin : on aime le vin en général ou on préfère la bière ou encore, on ne supporte pas le vin ou on préfère le vin italien au vin français, le vin rouge au vin blanc. On peut aussi succomber à l’addiction et connaître la plaie de l’alcoolisme…Bref, ce type d’amour peut ouvrir la boîte de Pandore et nous offrir toute la palette des fameux « sept péchés capitaux ».

 

     Voyons à présent l’amour humain, l’amour envers nos semblables. Lorsque nous disons avoir cet amour, nous disons automatiquement avoir des préférences : notre conjoint, nos parents, nos enfants, les membres d’un certain cercle….Cela suppose aussi avoir de l’indifférence pour la plupart des autres êtres humains, au mieux. Au pire, avoir de l’aversion , de la haine. Cet amour peut aussi bien souvent être basé quasiment sur les mêmes principes que l’amour matériel dont on vient de parler. L’amour entre un homme et une femme, le fameux coup de foudre, résultera plus souvent d’un attrait physique plutôt que d’un attrait moral. L’intérêt, la recherche de la satisfaction de besoins n’est donc pas nécessairement étranger à l’amour humain. Lorsque nous disons à un être du sexe opposé « Je t’aime », cela sous-entend aussi « Je veux que tu m’aimes », « Je veux que tu sois à moi »…Notre amour pour nos proches peut aussi nous conduire aux pires dérapages on voit souvent des personnes aller jusqu’à nuire à d’autres voire à commettre des crimes ou faire des faux témoignages pour protéger ceux que l’on aime.

 

     L’ autre forme d’amour, l’amour divin s’adresse à tous les êtres sans aucune distinction, même vis-à-vis des plus grands étrangers, même vis-à-vis de ceux que nous considérons comme nos ennemis. L’amour divin est impartial, total et, surtout, désintéressé. Il est prodigué sans restriction à tout le monde, sans rien attendre en échange. Ne rien dire, ne rien manifester mais donner des preuves constantes d’amour c’est alors vraiment aimer. Il n’est plus alors question de la « vue du mal » car elle falsifierait cet amour divin.

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12/04/2007

L'HOMME EST A L'IMAGE ET A LA RESSEMBLANCE DE DIEU: QU'ESTCE QUE CELA IMPLIQUE ?

 

ABANDONNER LA CROYANCE EN UN DIEU EXTERIEUR.

  

     Les Antoinistes ont fait leur choix : abandonner la croyance en un DIEU extérieur créé de toute pièce par l’imagination humaine.

 

     Ils cherchent à acquérir la foi au vrai DIEU INTERIEUR existant en chaque homme depuis toujours et qu’il s’agit de découvrir bien réel, sous un fatras d’illusions et d’idées chimériques ou, carrément, mensongères.

 

     DIEU est en chaque être humain et nulle part ailleurs. Mais « dans chaque être humain » ne veut pas dire « dans le corps matériel » tel que nous le voyons et le connaissons.

 

     Non, IL est dans le côté spirituel de l’homme. Repensons au premières phrases du chapitre « REINCARNATION » : « Nous devons comprendre qu’il existe deux mondes : l’un corporel et l’autre spirituel, le monde des incarnés et je n’ajouterai pas celui des désincarnés, mais plutôt des non incarnés. Beaucoup pourraient s’imaginer qu’ils sont distincts, il n’en est rien. J’ai déjà révélé que tout être se compose de deux individualités dont l’une est le moi conscient et l’autre  le moi intelligent. »  

 

     Ce côté spirituel est ce qu’il y a de réel et d’éternel en l’homme. Le côté matériel n’existe que durant une seule incarnation.

 

     Ce côté spirituel est fait à l’image et à la ressemblance de DIEU. Il est fait non pas de chair et de matière mais du fluide divin. C’est ce qui nous est rappelé dans le premier principe.  

 

     L’homme est fait à l’image de DIEU, ce qui signifie qu’il est de la même essence que DIEU.  

 

     L’homme est fait à la ressemblance de DIEU, ce qui signifie qu’il aspire aux même possibilités que DIEU, aux mêmes pouvoirs. DIEU est en l’homme et l’homme est en DIEU.  

 

     Considérant que tous les hommes sont tous des enfants de DIEU, qu’ils font tous partie de DIEU par leur côté spirituel, ils ont tous les mêmes droits, le même mérite d’arriver à la réalisation ultime de leur composant spirituel : la fusion en DIEU.

 

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05/04/2007

LA CONDUITE ET L'INCONDUITE: SURTOUT NE PAS JUGER.

CONDUITE OU INCONDUITE ?

 

     La notion de conduite ou l'inconduite sexuelle n'est pas à rapprocher d’une notion de pureté ou d'impureté, de virginité avant le mariage , de pratiques personnelles, etc...

 

     En revanche, cela suppose bien un contrôle des sens qui évite les problèmes d'addictions ou d'obsessions ( problèmes déjà traités dans ce site de façon plus générale ).

 

     La sexualité doit être considérée comme une chose absolument normale.

 

     Comme tous les comportements quotidiens de la vie courante, tout est question de fluides, des fluides dans lesquels on baigne, des fluides que l’on nourrit. Ces fluides sont-ils matériels, obscurs ou sont-ils de bonne source ?

 

     L’essentiel est donc d’avoir des relations correctes, puisées à bonne source. Soit.

  • Eviter la recherche de la domination ;
  • Eviter l’esprit de possession, de main-mise ;
  • Eviter les attitudes d’envie, de jalousie ;
  • Eviter de chercher à nuire à autrui, de chercher à lui faire tort ;
  • Eviter toute situation d’abus de pouvoir ;
  • Eviter de sombrer dans toute attitude d’addiction ou d’obsessions ;
  • Eviter de faire sombrer autrui dans de telles attitudes ;
  • Eviter de profiter égoïstement d’autrui…

 

    Il n'y a aucune sexualité "naturelle" ou à l'inverse "contre-nature". Il y a simplement des gestes qui sont de bonne source le bien et d'autres pas. 

 

   A propos de l'homosexualité, il faut avoir la même position.

 

    Cela n'implique aucun regard particulier sur l'homosexualité. Les expressions de nos désirs sont simplement fonction de causes et de conditions.

 

    Il faut accepter de côtoyer toutes les personnes sans ironiser sur leurs faiblesses ou leurs situations.

 

    Il ne faut pas cautionner toute utilisation de l'esprit religieux qui consisterait à exclure les autres, à les stigmatiser à partir de leurs pratiques sexuelles.

 

    A tous ceux qui en seraient tentés, on ne peut que conseiller la lecture du chapitre " CHARITE MORALE" où l'on trouve ce petit passage :" Attendez-vous à ce qu'un de vos semblables surgisse tout-à-coup sur votre chemein, mais ayez bien soin de ne pas y voir le mal..."

 

    L’important est de savoir si la relation est basée d'un amour véritable et sincère et si elle s’inspire des quelques recommandations décrites plus haut.

 

    En aucun cas, il ne peut être question de catégoriser, de diaboliser, de décréter que des personnes sont « anormales ».

 

    Qui sommes-nous donc pour nous octroyer ce droit ?

 

    Ceux qui se sont arrogés ce droit ont oublié la parabole de la paille et de la poutre !

 

    Personne n'est qualifié pour sonder ni juger les coeurs!

 

 

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02/04/2007

LA PAILLE ET LA POUTRE.

 

LA PAILLE ET LA POUTRE.

 

     Rappelons-nous la maxime bien connue : « Tu vois la paille dans l’œil de ton voisin et tu ne vois pas la poutre qui est dans le tien. »

     Voilà une affirmation qui contient toute la réalité de la situation, de la notion de la « vue du mal », affirmation bien réelle aussi paradoxale qu’elle puisse paraître

     La « vue du mal » que nous avons en autrui, en notre semblable, en notre proche, n’est nullement en lui comme nous pourrions le penser, mais en nous.

     Notre prochain est un « miroir » dans lequel nous voyons se refléter tout le contenu, tout l’intérieur moral de notre personnalité : nos pensées les plus intimes, nos désirs les plus secrets, nos penchants qui existent même à notre insu, nos jugements, nos actes même ceux qui ont été seulement pensés.

     C’est tout cela que nous projetons sur autrui comme sur un miroir.

     Notre « vue du mal » sur  et en autrui n’est donc en fait que la découverte de nous-mêmes, de ce que nous sommes réellement en ce moment.

     Cette « vue du mal » que nous avons en dehors de nous n’est que la « vue du mal » que nous avons en nous : c’est l’histoire de la paille et de la poutre.

     C’est ce qui est vertigineux et effrayant à la fois.

    C’est pour cela que nous aurons en premier lieu la volonté de nous écarter de ceux que « nous croyons être nos ennemis »

    Déclarer quelqu’un ennemi, nous rendra plus facile de refuser la « vue du mal » en nous !

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01/04/2007

LA VUE DU MAL A AUSSI SA RAISON D'ËTRE.

 

 

LA VUE DU MAL A SA RAISON D’ÊTRE.

 

     Voici un extrait de l’ENSEIGNEMENT ( Chapitre « COMMENT NOUS POURRONS NOUS AMELIORER » )dans lequel le père ANTOINE aborde à nouveau le problème de la « vue du mal ».

     Dans ce passage, le Père fait montre d’une grande humanité en reconnaissant que cette « vue du mal » est quasi inéluctable.

     Mais ce massage est aussi d’une grande espérance. Il nous démontre que cette « vue du mal », si on la raisonne bien et si on en a bien conscience peut en quelque sorte « être retournée »et ainsi servir à notre avancement.

     Il replace aussi ce raisonnement à avoir à propos de la « vue du mal » dans la perspective de la réincarnation. 

« Nous ignorons que nous devons passer par de nombreuses existences pour avoir ce qui nous paraît être dans nos semblables de grands défauts tandis que c’est l’embryon des vertus. Tout travail nous amène à celles-ci, au premier abord il nous développe puis nous nous pénétrons insensiblement la sagesse. C’est ce qui nous prouve que tout a sa raison d’être ; la vue du mal, quoiqu’elle nous montre tout contrairement, nous est aussi nécessaire, elle fait germer en nous toutes les sensations matérielles et nous rapproche de la conscience, au fur et à mesure que nous nous éveillons dans celle-ci, la vue du mal qui a pu nous faire passer par toutes les tribulations devient une sensibilité morale qui nous permet d’arriver au vrai bonheur. »

 

 

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29/03/2007

LA VERITE EST RELATIVE.

 

LA VERITE EST RELATIVE.

 

     Dans le chapitre « LE MATERIALISTE, LE FANATIQUE ET LE VRAI CROYANT », le Père répond à un adepte qui lui pose la question suivante :

« Si j’ai bien compris votre enseignement, Père, l’homme s’égare dans le domaine moral tout aussi bien que dans le domaine matériel ? »

     Réponse du Père ANTOINE :

 « Nous avons dit maintes fois que la vérité est relative, que nous construisons aujourd’hui pour démolir demain. Chacun agit suivant son degré d’élévation, l’intention est tout ; si elle nous paraît louable, ce serait montrer de l’égoïsme que de ne pas l’exécuter ; notre expérience ne pourrait prévoir toujours si nous allons rendre un mauvais service ou avantager une personne au détriment d’une autre ; mais de plus avancés pourraient le voir. Pourrions-nous utiliser un fluide que nous n’avons pas acquis ? c’est notre sincérité qui doit nous permettre d’y atteindre ; possédant          alors plus de lumière, plus de savoir, nous pourrons mieux comprendre et mettre en pratique des inspirations qui auparavant seraient restées voilées. Tous les fluides s’enchaînent ; aller du plus épais au plus éthéré, par une succession de bonnes pensées suivies d’exécution, c’est gravir infailliblement l’échelle du progrès. »

     Dans le chapitre « L’IMPORTANCE DE LA PENSEE », concernant toujours le concept de « vérité », le Père ANTOINE dit :

« La vérité n’est pas toujours où nous la croyons ; elle peut être dans un raisonnement basé sur la logique, mais elle cesse d’être vérité quand nous voulons la discuter ; car la vérité est dans l’humilité, la modestie, la sagesse ;elle nous apparaît bien claire, mais nous ne la possédons que lorsque nous ne prétendons pas l’avoir. Disons que la vérité, c’est DIEU et que DIEU c’est la vérité. Toute justification qui ne s’inspire pas de l’humilité et de la modestie manque de base. »

28/03/2007

Citation de BALZAC commentée sur base de l'ENSEIGNEMENT Antoiniste.

 

EXTRAIT D’AUTEUR COMMENTE A L’AIDE DES TROISIEME ET CINQUIEME PRINCIPES.

 

BALZAC :

«  La morale a ses ressources d’où les gens déshonorés essayent de faire jaillir sur les plus nobles personnes la boue dans laquelle ils se noient »

 

Première remarque : on a, quasi spontanément, la tentation de rapprocher cette citation du troisième principe : « Vous ne pouvez faire la morale à personne, ce serait prouver que vous ne faites pas bien »,les personnes « voulant faire la morale » étant précisément ces »gens déshonorés »

Deuxième remarque : on pense aussi au cinquième principe « Efforcez-vous d’aimer celui que vous croyez être votre ennemi, mais voyez le mal plutôt en vous qu’en lui, il en sera le remède souverain ».

C’est plutôt la bonne pensée qu’il nous faut avoir. Jamais, dans l’ENSEIGNEMENT Antoiniste, dans aucun passage, le Père ne se permet un tel mépris de l’être humain.

Jamais  il n’est établi un classement de cette espèce entre les personnes : le Père se borne à répéter que, tous, nous nous trouvons sur l’échelle du progrès, à un degré différent, mais pas dans des catégories aussi distinctes et tranchées.

L’ENSEIGNEMENT Antoiniste nous recommande toujours, au contraire, le plus grand respect envers notre semblable.

Il y a malgré tout une vérité cachée dans cette citation : nous jugeons les autres en projetant sur eux les imperfections qui se trouvent cachées en nous.

 

 

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27/03/2007

POURQUOI NOUS SOMMES TOUS DIFFERENTS.

POURQUOI NOUS SOMMES TOUS DIFFERENTS:

 

"  Nous avons tous une intelligence, un esprit, et il n'y a pas deux êtres qui se ressemblent; nous différons tous les uns des autres tant par nos facultés, nos sentiments, nos caractères que par notre physionomie. La vérité n'étant qu'une, voyons combien nous sommes sujet à l'imagination."

 

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20/03/2007

POURQUOI ET COMMENT NOUS VOYONS LE MAL EN AUTRUI.COMMENT SORTIR DE CE PIEGE.

 

POURQUOI ET COMMENT NOUS VOYONS LE MAL EN AUTRUI.

COMMENT SORTIR DE CE PIEGE!

 

 

     Voici, pour nous éclairer, un passage du chapitre « ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL, LE BIEN, INTERPRETE L’OPPOSE DE LA REALITE » :

« Je ne cesse de le répéter et craindrais même de lasser ceux qui ont déjà compris : nous ne voyons le mal en autrui qu’avec celui qui est en nous, quand nous l’aurons surmonté nous ne le verrons plus en rien. »

     Vœu pieux, pourrait-on penser. Ou parole lénifiante semblable à celles souvent dénoncées pour certaines croyances. Non, écoutons le Père :

« Mais il n’est pas nécessaire d’être arrivé là pour être persuadé de cette vérité : chacun de nous peut s’en rendre compte, les fluides par lesquels elle se manifeste sont là pour l’un comme pour l’autre, toutefois, pour les acquérir, il faut prendre la tâche à cœur et non seulement travailler pour avoir le plaisir d’arriver à une certitude : notre intention doit être plutôt de nous améliorer, c’est la seule chose qui nous puisse convaincre de ce qui existe comme de ce qui peut exister. »

     Et laissons conclure le Père ANTOINE :

« Car par note amélioration nous acquerrons la foi et avec cette vertu plus rien ne nous sera ignoré. »

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16/03/2007

LA VUE DU MAL: MOYEN NECESSAIRE A NOTRE AVANCEMENT.

 

LA VUE DU MAL : UN MOYEN NECESSAIRE A NOTRE AVANCEMENT.

 

     Nous trouvons dans l’ENSEIGNEMENT ( DEVELOPPEMENT ), au chapitre « COMMENT NOUS POURRONS NOUS AMELIORER » un petit passage dans lequel le Père ANTOINE parle, une fois de plus, de la « vue du mal ».

    Nous le rencontrons, constamment, dans nos relations avec nos semblables

    Le Père ANTOINE replace nos difficultés dans ces rencontres et relations dans une double optique : celle de la réincarnation et celle de la « vue du mal ».

    Il termine en expliquant que la « vue du mal » peut être, en quelque sorte, « retournée » et devenir un moyen nécessaire à notre progrès.

« Ah ! si nous savions que nous devons passer par toutes les filières pour arriver au but, nous considérerions les uns et les autres bien autrement que nous ne le faisons. Quand nous comprendrons que nous nous réincarnons dans des milieux bien différents, que nous pouvons être dans une existence autant misérables que nous  jouissions de l’aisance dans la précédente et réciproquement, nous n’attacherons pas tant d’importance à notre personnalité, nous aurons d’autant plus d’égards pour notre semblable parce que nous l’apprécierons d’une tout autre façon ; mais nous sommes bien loin de cette modestie parce que notre vue du mal en est l’obstacle. Nous ignorons que nous devons passer par de nombreuses existences pour avoir ce qui nous paraît être dans nos semblables de grands défauts tandis que c’est l’embryon des vertus. Tout travail nous amène à celles-ci, au premier abord il nous développe puis nous nous pénétrons insensiblement la sagesse. C’est ce qui prouve que tout a sa raison d’être ; la vue du mal, quoiqu’elle nous montre tout contrairement, nous est aussi nécessaire, elle fait germer en nous toutes les sensations matérielles et nous rapproche de la conscience, au fur et à mesure que nous nous éveillons dans celle-ci, la vue du mal qui a pu nous faire passer par toutes les tribulations devient une sensibilité morale qui nous permet d’arriver au vrai bonheur. »

     On remarquera ici, une fois de plus si on a l’habitude de lire l’ENSEIGNEMENT, la modestie du Père ANTOINE : il utilise le « nous » quand il analyse l’être humain ou qu’il prodigue des conseils et jamais le « vous ». Il ne se place jamais au-dessus de ses semblables à qui il prodigue son enseignement.

15/03/2007

LA SPONTANEITE DES ACTES. PENSEE A MEDITER

 

«  Nos actes les plus sincères sont aussi les moins calculés ; l’explication qu’on en cherche après coup reste vaine. »

 

( André GIDE )

08:56 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/03/2007

LA VUE DU MAL. SON INFLUENCE SUR NOS SENTIMENTS ET NOS ATTITUDES.

 

COMMENT LA VUE DU MAL INFLUENCE NOS SENTIMENTS ET NOS ATTITUDES.

Où SE NICHE LA « VUE DU MAL » ?

 

     Je vous livre ici un passage de l’ENSEIGNEMENT (DEVELOPPEMENT). Il s’agit du chapitre « ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL, LE MAL, LE BIEN, INTERPRETE L’OPPOSE DE LA REALITE. ».

     Dans cet extrait, le Père ANTOINE démontre que la «  vue du mal » influe dans nos attitudes quotidiennes, même avec nos proches, et que nos comportements manquent parfois d’équilibre ou de bon sens, influencés que nous sommes.

     Voici l’extrait : 

« Si le mal existait, sa nature ne serait pas si variable ; sa vue marque notre degré d’évolution et plus en possédons-nous, plus le voyons-nous dans les autres. Supposez une personne que l’on aime et une autre que l’on hait, ou encore une personne que l’on a beaucoup aimée et que l’on est arrivé à haïr, cette différence de sentiments que l’on éprouve n’indique-t-elle pas déjà que le mal n’est qu’une fausse vue qui résulte seulement de notre manque d’amour ? Même le mal que nous voyons chez quelqu’un que nous aimons et qui n’agit pas selon nos goûts, dépend encore de celui qui est en nous. Mais nous avons peut-être moins de haine pour lui et nous pouvons même user à son égard de la plus grande indulgence tandis que son acte a pu plonger d’autres personnes dans de grandes peines, être pour elles un mal d’autant plus important qu’il l’est moins à nos yeux.