12/03/2007

LES DISPUTES: COMMENT LES EVITER.

 

COMMENT EVITER LES DISPUTES.

 

     Le Père ANTOINE, à diverses occasions dans l’ENSEIGNEMENT, se montre très préoccupé à ce que l’on évite les accrochages entre personnes.

     En effet, il importe d’éviter des discussions qui, pour des motifs parfois futiles, dérapent. Et il devient souvent très difficile de rectifier après coup.

    Voici ce que l’on trouve dans le chapitre « L’IMPORTANCE DE LA PENSEE » :

 « Qu’importe que l’on vienne à vous avec un peu trop de vivacité ; si l’on ne remplit pas ses devoirs, est-ce une raison pour agir de même ? En restant dans la loi de notre conscience, nous ferons réfléchir et nous désarmerons l’adversaire. Voilà une occasion de s’améliorer dont  saura profiter tout homme qui désire s’acquérir l’amour. Les jours se suivent et ne se ressemblent guère ; aujourd’hui nous sommes disposés à servir le prochain et à rendre le bien pour le mal, demain peut-être nous n’aurons plus les mêmes aptitudes. »

08/03/2007

L'INDIFFERENCE: COMPORTEMENT A EVITER!

 L'INDIFFERENCE: UN COMPORTEMENT A EVITER!

     Même l’indifférence, attitude voisine du mépris, doit être évitée. Reportons-nous à un petit extrait du chapitre « DIEU POURRAIT-IL AVOIR CREE LA SOUFFRANCE ? » : 

« Il arrive que nous n’avons pour certaines personnes que de l’indifférence. Qui en souffre si ce n’est nous-mêmes, puisque l’amour est indispensable pour être heureux ? Méditons cette question et nous trouverons pourquoi nous sommes si souvent chagrins. Nous pouvons être parfois  éprouvés par les efforts que nous faisons pour atteindre l’amour ; mais si on l’obtenait plus facilement, aurait-il de la valeur ? J’ai dit souvent que si l’on pouvait se procurer aussi facilement l’or que le sel, il n’aurait pas plus de valeur que celui-ci.

16:55 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

L'USAGE DEVOYE DE LA PRIERE.

 

L’USAGE DEVOYE DE LA PRIERE.

 

     Il serait trop  facile de prier pour obtenir un résultat sans faire aucun effort personnel.

    Nous ne pouvons recevoir que ce que nous avons mérité, ni plus ni moins.

    Ce mérite nous sommes dans l’obligation de le forger par nous-mêmes.

    Ainsi, nous recevrons le salaire qui nous est dû en tant que juste récompense du travail accompli, en récompense des efforts déployés pour évoluer sur l’échelle du progrès.

    Certains se comportent comme s’il suffisait de prier, comme si DIEU avait une OBLIGATION de donner une suite favorable.

    Un tel comportement est d’ailleurs la conséquence de la croyance erronée en un DIEU souverain, tout-puissant, situé en dehors de l’humanité et jouant constamment au gendarme !

     C’est une fuite devant ses propres responsabilités.

     C’est  une contribution à sa propre infantilisation !

    

  

09:10 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : priere, progres, dieu |  Facebook |

02/03/2007

LA PROBLEMATIQUE DE LA REINCARNATION ET L'ÂME.

 

LA PROBLEMATIQUE DE LA REINCARNATION ET L’ ÂME.

 

« Nous croyons qu’à la mort les âmes quittent le monde et vont dans l’au-delà et l’au-delà est ici. L’âme imparfaite reste incarnée jusqu’elle ait surmonté son imperfection. » ( Extrait du chapitre « REINCARNATION » )

La mort est le moment où l’âme abandonne le corps pour aller faire le bilan de la dernière incarnation, pour aller se situer sur l’échelle du progrès avant de se réincarner pour continuer ou reprendre son évolution, portée par un nouveau projet de vie.

L’âme ne meurt donc jamais.

Notre corps est le véhicule utilisé pour réaliser notre projet de vie. A chacune de nos réincarnations correspond un nouveau corps, une nouvelle famille, une nouvelle nationalité, un nouveau milieu social et un nouveau lieu de réincarnation.

«  Chaque existence est la conséquence de la précédente et elle détermine celle qui lui succède par l’épreuve subie et par d’autres contractées à son insu. Avant de quitter le corps qui se meurt, l’âme s’es est préparé un autre pour se réincarner. » ( chapitre « REINCARNATION »

Le but de l’âme est donc de progresser, de s'améliorer d'expériences en expériences et de vies en vies. Le corps physique n’est que son instrument.

« Ne nous imaginons pas qu’à la mort elle va dans l’espace, il n’en est pas ainsi. Qu’y ferait-elle, la vie de relation matérielle y serait-elle encore possible ? En quoi l’âme pourrait-elle y progresser ? Si elle le pouvait, il lui serait inutile de venir prendre un corps et de passer de l’espace à la terre et réciproquement. » ( Chapitre « REINCARNATION » )

Il convient donc ici de corriger quelque peu ce qui pourrait être compris de l’importance du corps. Celui-ci est plus qu’un simple instrument docile. C’est un véhicule indispensable. Pendant chaque incarnation, le corps ( mortel ) et l’âme (immortelle ) forme un couple.

Quand, à l’issue d’une réincarnation, l’âme  est suffisamment avancée sur l’échelle du progrès, elle n’éprouve plus la nécessité de se réincarner et va se réaliser sur un autre plan, elle retrouve la DIVINITE.

«  Je l’ai révélé, tous nous sommes des dieux, nous avons tous un côté divin, notre côté réel ; quand nous aurons surmonté la matière, l’imperfection, nous  serons tous réunis dans le même amour, amour pur, nous formerons l’unité absolue de l’ensemble, DIEU. » ( Extrait du chapitre « ARBRE DE LA SCIRENCE DE LA VUE DU MAL, LE BIEN INTERPRETE L’OPPOSE DE LA REALITE »

Nous voyons donc l'importance qu'il y a à créer un contact avec notre âme, à faire un travail d’introspection pour essayer de comprendre le sens de notre vie et d’éviter ainsi des impasses, des obsessions, des souffrances

Un bon conseil : relire le plus régulièrement possible les Dix Principes et voir dans quelle mesure ils n’indiquent pas que nous sommes en train de nous fourvoyer, d’agir ou de penser  contrairement à ce qui y est révélé.

En bref, nous devons partir à la recherche, à la découverte de notre âme en ayant toujours à l’esprit que la conscience est la faculté développée par l’âme pour appréhender le monde alors que l’intelligence est la faculté développée, dans le même but, par le corps, la matière.

Il faut rester conscient aussi que l’intelligence est mortelle comme le corps tandis que l’âme constitue la part immortelle de notre personnalité.

 

 

 

01/03/2007

L'OBSESSION. EXPLICATION PAR LA THEORIE DES FLUIDES.

 

L’OBSESSION :

EBAUCHE D’EXPLICATION PAR LA THEORIE DES FLUIDES.

Qu’entendons-nous par « obsession » ?

Dans l’ENSEIGNEMENT, on parle à diverses reprises de notre « atmosphère ». Celle-ci est la résultante de la multitude de pensées que nous avons émises non seulement dans le courant de notre vie mais aussi au fil du temps pendant des très nombreuses réincarnations nécessitées par la façon dont notre avancement moral s’est réalisé.

Ces pensées tant de fois réitérées sont devenues pour nous des lois. Elles ont fini par imprégner notre nature, la chargeant de plus en plus de matière si nous nous complaisons dans celle-ci et de moins en moins de matière si nous cherchons notre amélioration.

Notre nature est donc évolutive, soit dans l’incrustation da&ns la matière, soit dans l’élévation morale.

Cette nature est constituée de fluides dans lesquels nous puisons constamment. De là proviennent ce que l’on appelle les « vices », les « caprices », les « défauts », les « qualités », les « bonnes dispositions ».

Ceci nous amène à considérer l’incarnation avec plus d’humilité. Aussi longtemps que nous préférons nous attacher à l’aspect matériel des choses, de ne vivre que dans cette optique, nous nous provoquons immanquablement des quantités d’épreuves.

Parmi toutes ces épreuves, il en est une, lancinante, qui est, pour celui qui en est frappé, un fardeau pénible : l’obsession ! Ce malheureux est en permanence rongé par cette obsession. Il est véritablement asservi par elle. Elle se manifeste sous les formes les plus inattendues, nous posant des problèmes ardus à résoudre, sinon parfois quasi impossibles.

On a beau avoir conscience de l’imbroglio dans lequel on se trouve, la volonté se trouve annihilée !

Voici ce que dit le Père ANTOINE dans le chapitre « LA FOI SAUVEGARDE CONTRE LA MAUVAISE PENSEE »

Voyons d’abord la question posée par un adepte :

« Père, pourquoi sommes-nous si faibles devant la tentation ? Malgré notre vif désir de progresser, nous souffrons parfois tellement que nous ne résistons plus, puis bourrelés de regrets, nous nous disons : je ne suis pas fort D’autrefois cependant nous en sortons victorieux. D’où vient cette souffrance et d’où vient cette force qui tantôt nous manque ou tantôt nous arrive ? »

Cette question amena, de la part du Père ANTOINE, la réponse suivante : 

 « J’ai dit que les pensées puisées dans les ténèbres nous plongent dans l’abîme, nous surchargent d’un fardeau qui nous paralyse. Entourés de ce fluide, nous n’avons plus cette ardeur de dévouement dont nous sommes animés au milieu du fluide éthéré et nous souffrons de ne plus être à la hauteur de ce que nous avons compris. Quant à l’origine de la force dont  vous parlez, la voici : quand nous luttons pour surmonter une faiblesse, obéissant à une pensée de progrès, nous puisons dans les fluides, dans l’amour divin. DIEU est invisible pour tout ce qui est matière ; mais si les yeux du corps ne le perçoivent pas, l’âme le voit en sa pureté elle-même. DIEU c’est l’amour et c’est cette force que nous puisons en Lui, en raison de notre désir de progrès, de notre résistance à l’assouvissement de nos faiblesses, résistance parfois bien pénible et bien douloureuse. »

Voilà là le langage du Père ANTOINE, dans toute sa clarté.

Notre naturel reflète les conséquences de l’accumulation des pensées matérielles depuis le début de notre incarnation. Ces pensées, sauf progrès moral les faisant disparaître, petit à petit, se sont fortifiées au fil du temps et sont devenues une habitude, une drogue nous obsédant inlassablement, impossibles à assouvir, tout assouvissement n’étant que passager et appelant un assouvissement plus grand encore.

Voilà bien la description de l’obsession : l’ensemble  de nos vices et caprices bien difficiles à corriger, bien difficiles à abandonner car ancrés profondément en nous. Ces vices et caprices nous enracinent dans l’imperfection.

C’est nous qui sommes les seuls à pouvoir nous en délivrer. Pour cela, il faut modifier nos pensées et les puiser dans les bons fluides.

Pour terminer, voici un autre passage de l’ENSEIGNEMENT,tiré du chapitre « COMMENT NOUS POURRONS NOUS AMELIORER » :

« Ce que nous ne comprenons pas beaucoup c’est la façon dont nous devons agir pour nous améliorer. Nous oublions que c’est à la cause de tout ce qui nous tient dans l’imperfection qu’il faut porter le remède. Cependant c’est sur ce point que je reviens le plus souvent, il est même démontré dans plusieurs passages de l’ENSEIGNEMENT et aussi du DEVELOPPEMENT. J’ai dit que tous nos vices et caprices dépendent des fluides qui forment l’atmosphère qui nous entoure. Certains fluides nous rendent doux tandis que d’autres nous énervent et nous exaltent, nous donnent même la plus grande méchanceté. Si c’est à la cause qu’il nous faut remédier pour nous améliorer, ne devrions-nous pas savoir que ce sont ces fluides qu’il faut anéantir et remplacer par de plus éthérés qui contiennent d’autant plus d’amour. »

  

27/02/2007

L'OEUVRE COLONIALE VUE PAR LE PERE ANTOINE.

 

L’ŒUVRE COLONIALE ET L’ANTOINISME.

 

     Le texte dont nous allons parler maintenant est extrait du chapitre « L’EFFICACITE DES LOIS MORALES. »

     Ce qui est dit dans ce passage peut paraître banal à présent ( quoique certaines situations vécues actuellement pourraient s’y retrouver.)

     Ne perdons pas de vue l’époque à laquelle ce texte a été prononcé puis écrit. Nous sommes entre 1906 et 1909, à l’apogée du système colonial. En ce qui concerne plus précisément la Belgique, le CONGO n’est toujours pas une colonie belge : c’est le soit disant « Etat Indépendant du Congo », propriété personnelle de LEOPOLD II et les critiques vont bon train au sujet d’exactions et d’actes de mauvais traitement commis.

     Mais laissons parler le Père ANTOINE :

    « D’autre part j’ai entendu rapporter d’étranges traitements que je me plais à croire abandonnés aujourd’hui. Autrefois les peuples civilisés se créaient une place en détruisant ceux qui ne l’étaient pas et ils exploitaient la terre et ses occupants. Est-ce là un moyen de moraliser les races inférieures, de leur procurer le bonheur dont on les croient dépourvues ? Dans cette œuvre prétendument généreuse, n’oublions pas l’essentiel : la morale qui prescrit de se montrer faible avec les faibles, de s’intéresser à leurs croyances, toutes rudimentaires qu’elles puissent être et de respecter leurs coutumes jusqu’à ce qu’il soit possible d’assimiler les fluides pour se faire comprendre.

      Tels sont les principes d’une vraie civilisation : elle opère avec pitié, avec patience, avec amour, elle inspire des vertus et non des faiblesses ; de cette manière, nous pouvons aider les autres comme on peut nous aider nous-mêmes. »

     Certes, il serait facile de reprocher des expressions aujourd’hui considérées comme malheureuses (« races inférieures », « croyances…rudimentaires »…) Il faut contextualiser le texte en question et surtout retenir la condamnation des méthodes coloniales et d’évangélisation utilisées à ce moment.

    En tout cas, cette prise de position nous amène loin du reproche habituellement fait aux ANTOINISTES, celle de montrer un total désintérêt vis à vis des problèmes du monde.

23/02/2007

DIEU EST EN CHACUN DE NOUS!

 

DIEU EST EN CHACUN DE NOUS !

 

 

     DIEU est en chacun de nous et non en dehors de nous !

     Il est important de bien nous en pénétrer afin que nous cessions de suivre les traces d’ADAM, que nous cessions d’adorer le serpent, des animaux, des idoles ou tout autre représentation d’un DIEU extérieur dont nous nous forgeons une image alors qu’il n’est nulle part ailleurs qu’en nous !

     Une première conséquence apparaîtra sur le plan du vocabulaire : le terme « adorer » doit être abandonné car on n’adore qu’une entité que l’on place non seulement en dehors de nous mais surtout au-dessus de nous.

     Pour nous permettre de mieux raisonner ce problème et de mieux comprendre, prenons la peine d’écouter le PERE :

 

     «  Ils (les prophètes) ont eu tous la morale pour base. Si nous pouvions nous appuyer sur elle, sans voir les mots ni les phrases, nous serions toujours d’accord, nous serions convaincus que les prophètes viennent nous ouvrir un nouvel horizon. La cause de la diversité des croyances, c’est que nous nous attachons plutôt à leur personne qu’à leur enseignement qui n’a pour but que notre éducation. »

 

    Et aussi :

 

   «  Pour nous élever vers DIEU nous ne devrions revendiquer aucun des révélateurs, mais plutôt pratiquer leurs révélations qui ne sont qu’une. »

 

   Et encore :

 

   «  Aussi longtemps que nous nous attachons au prophète plutôt qu’à ce qu’il  nous a révélé, notre amour ne pourrait être réel, nous aimerons ceux qui partageront nos idées et nous n’aimerons pas les autres, nous sèmerons la division. »

 

   Dans un autre chapitre :

 

   «  Si je peux vous en témoigner la différence, vous en faire la comparaison, c’est en remontant à certaines époques où j’ai fait moi-m^me tout ce que je’ viens de dire. »

 

    Aussi :

 

    « La croyance a été imaginée par l’intelligence qui a toujours cru que DIEU existe en dehors de nous. Elle ne peut être naturelle car elle suscite la crainte et nous fait agir toujours contrairement, avec la pensée que DIEU nous voit, qu’Il nous observe, qu’Il nous punit et nous donne des récompenses ; c’est ainsi que nous faisons le mal croyant faire le bien. »

 

   Plus loin :

 

   «  c’est la croyance en DIEU qui nous divise parce que nous n’avons pas de LUI la même conception ; voilà pourquoi nous voyons le mal en autrui, ignorant que c’est en pensant qu’un autre peut nous contrarier que nous nous contrarions nous-mêmes. »

 

   Enfin, en guise de conclusion :

 

   «  Nous nous égarons en cherchant DIEU en dehors de nous, en nous appuyant sur des termes de comparaison qui nous montrent le bien dans le mal et le mal dans le bien puisque seule la réalité nous froisse. »

    

  « Si ADAM était en DIEU avant de venir sur ce globe, il n’y est  pas moins dans l’incarnation, puisque DIEU est en nous et nous en LUI ; il est palpable pour quiconque préfère la réalité à l ‘apparence, pour qui procède par une sensibilité, fût-elle inconsciente. Mais plus nous Le cherchons en dehors de nous, plus Il nous échappe. Ah ! si l’intelligence s’appliquait à Le percevoir en nous, au lieu de Le chercher ailleurs, elle aurait vite fait la plus sublime des découvertes et se sentirait bercée dans l’amour pur ! »

 

15:02 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

22/02/2007

LES EMOTIONS ET LA VUE DU MAL.

LES EMOTIONS.

 

     Qu'est réellement l'émotion ? Nous dirons tout simplement qu'elle est provoquée par tout ce qui a trait au monde matériel. elle est donc une manifestation purement matérielle.

     L'amour que nous éprouvons pour certains de nos proches: famille,couple,parents... ainsi que le désir de possession de toutes choses ou d'accession à toute situation engendre en nous des émotions.

     Ces émotions font partie de notre naturel, de notre façon de voir, de juger les choses, les évènements. Elles ne sont que les conséquences de nos intérêts personnels.

     Ces  émotions suscitent en nous la "vue du mal". Nous "voyons le mal" dans tout ce qui est contraire à notre intérêt matériel. Nous avons la "vue du mal" dans tout ce qui contrecarre d'une façon ou d'une autre nos pensées d'intérêt.

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19/02/2007

LES OBSESSIONS: CITATION D'ANDRE GIDE A MEDITER.

 

 

«  Une obsession n’est pas une passion, c’est une idée fixe qui remplit une vie et peut conduire à frôler la folie. C’est un feu intérieur qui dévore l’âme même. »

 

( André GIDE)

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18/02/2007

MONS-CROTTEUX ou MONS-LEZ-LIEGE: NAISSANCE ET ENFANCE DU PERE ANTOINE

 

 

MONS-CROTTEUX

 ( MONS-LEZ-LIEGE ) :

NAISSANCE ET ENFANCE DU PERE ANTOINE.

 
RUE DES PRIESSES

 

Tout au début du roman de Robert VIVIER (« DELIVREZ-NOUS DU MAL ») , nous trouvons :

     « Ce fut un dimanche, le 7 juin 1846 que le garçon vint au monde. Le lendemain, dès le matin, le grand martin porta le bébé à l’église de MONS, où le curé le baptisa sous le nom de LOUIS. La sœur aînée, Marie-Catherine, et son mari Louis THIRY, des AWIRS, étaient parrain et marraine.

          Ce que Martin dut courir, ce jour-là… A midi, avec son ami et voisin Otto DARGENT, le tailleur de pierres, il présentait son fils à M. JACQUEMIN, le bourgmestre de FLEMALLE, lequel alla quérir à la maison d’école son frère l’instituteur pour servir de second témoin. La présence de celui-ci fut bien utile : c’est lui qui signala la faute commise par Martin, qui avait déclaré comme nom de famille ELOI au lieu d’ANTOINE, vu que tout le monde  dans le pays les appelait, non pas  les ANTOINE, mais les ELOI. Le maître d       ‘école barra ELOI et écrivit : « ANTOINE est le vrai nom. »

         Il y a un bout de chemin, de FLEMALLE aux PRIESSES. »

 

Remarques :

1.     Il s’agit des anciennes appellations des communes. En 1846, le quartier de CROTTEUX faisait partie de la commune de HOLLOGNE-AUX-PIERRES et le quartier de MONS, de la commune de FLEMALLE-GRANDE.

2.     En 1896, il y a eu une réforme des communes. La commune de MONS-LEZ-LIEGE a été constituée par le détachement de ces deux quartiers de leurs communes d’origine.

3.     En 1976, lors de la fusion des communes, on a procédé à l’opération inverse : MONS-LEZ-LIEGE a été scindée en deux et les deux quartiers ont rejoint leur commune d’avant 1896.

4.     Dans la région, on parlait couramment de «  MONS-CROTTEUX ».

5.     Il ne faut pas commettre l’erreur de certains « chercheurs » qui confondent et font naître le Père ANTOINE à MONS dans le HAINAUT en précisant même « dans le borinage » !

6.     «  Rue des Priesses » ( en wallon ) se traduit en français par «  Rue des Prêtres ». Cela désignait souvent, dans l’Ancien Régime, un endroit qui avait appartenu ou avait été concédé, au clergé local.

 MAISON NATALE

 

 

 

Il s’agit de la maison natale du Père ANTOINE, située Rue des PRIESSES ( actuellement sur FLEMALLE).

Elle n’est plus guère reconnaissable :

 pour élargir la rue, on a raboté une partie du jardin,

le puits a disparu,

le propriétaire actuel a entièrement rénové l’habitation.

 

Pour gouverne, voici ce que l’on trouve dans le livre écrit par Pierre BEBOUXTHAY :

 

 « Louis-Joseph ANTOINE  vit le jour, en juin 1846,à deux lieues de LIEGE, au hameau de MONS, au lieu-dit « A  la Chapelle », rue des Priesses. A cette époque, cet endroit faisait partie de la commune de FLEMALLE GRANDE ; il a été annexé à la commune de MONS-CROTTEUX par une loi du 14 décembre 1896. De là vient que certains auteurs font naître le futur thaumaturge à MONS-CROTTEUX. Remarquons aussi que déjà en 1846, la maison natale dépendait de la paroisse de MONS ; c’est dans l’église de ce village que le fils du houilleur Martin ANTOINE reçut le baptême, le lundi 8 juin 1846.

 

 «  Pridie natus » ( né la veille ) dit le registre des baptêmes : Louis ANTOINE aurait donc vu le jour le dimanche 7 juin. Mais d’après l’état civil, il serait né le 8, à 4 heures du matin….A la maison communale, il n’y avait, semble-t-il, aucun témoin qui fût à même de rectifier lune erreur de la part du déclarant, lequel n’était même pas très sûr de son propre nom : il se fit d’abord nommer « ANTOINE » puis fit remplacer ce patronyme par « ELOI », prénom de son père, mais par lequel les habitants du village désignaient habituellement la famille ANTOINE ( amon ELÔY, chez ELOI ) ; finalement il revint( au vrai nom  ANTOINE ».

 

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16/02/2007

INSTRUCTION ET EDUCATION.

 

INSTRUCTION ET EDUCATION.

EXTRAIT D’UN TEXTE DU PERE ANTOINE PUBLIE DANS LE N° 3 DE LA REVUE « L’UNITIF ».

 

 

     « Tout ce que l’on peut imaginer d’utile, au point de vue de ce monde, l’instruction comme autre chose, résulte de l’intelligence puisque c’est en elle que nous sommes incarnés. Il doit en être tout autrement de l’éducation parce qu’elle a la morale pour base, mais si ne nous l’appuyons que sur l’intelligence, elle ne sera comme l’instruction qu’un résultat de la matière. Nous n’avons pas tous les mêmes principes pour élever nos enfants ; ils diffèrent suivant l’avancement de nos parents, plus ou moins intellectuel ou moral. Vous dites que l’éducation fortifie l’intelligence de l’enfant parce que vous vous basez sur le même principe que l’instruction. Vous ajoutez qu’elle forme le cœur. Je dois vous faire remarquer que c’est là que tous nous faisons erreur, car nous croyons appartenir à une classe d’autant plus élevée que nous possédons plus de connaissances. Il est vrai que la personne instruite peut paraître au point de vue du monde par sa façon d’agir plus honnête que celle qui ne l’est pas. Mais cette honnêteté est-elle réelle alors qu’on ne s’est basé que sur l’intelligence ? Impossible puisque celle-ci n’est que le siège de la matière, puisqu’elle est opposée à la morale ? Rendons-nous en compte par nous-mêmes, voyons si nous sommes par notre instruction plus avancés moralement que nous ne l’étions avant de l’avoir reçue. Si l’amélioration dépendait des connaissances, l’humanité aurait fait un immense progrès et posséderait d’autant plus d’amour qu’elle est plus développée puisqu’il n’y a que lui qui nous élève. L’intelligence pourrait-elle nous pénétrer de la morale alors qu’elle ne peut en faire que la théorie ? je ne dis pas que l’instruction soit inutile, mais avant de la revendiquer comme principe de la vraie éducation, cherchons à savoir où réside la source du bien et du mal, ce qu’est l’intelligence ; alors nous pourrons apprécier réellement de quelle façon elle nous est utile. Mais aussi longtemps que nous ne nous appuierons que sur elle pour raisonner les choses, nous ne ferons que nous abuser. »

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14/02/2007

LE LITTERALISME. LE FONDAMENTALISME. L'INTEGRISME. L'ANTOINISME PREND SES DISTANCES.

 LE LITTERALISME, LE FONDAMENTALISME, L'INTEGRISME:

L'ANTOINISME MARQUE SES DISTANCES !

 

     Quand on envisage les début de l’univers, aux doctrines scientifiques  purement matérialistes, les religieux ont de plus en plus tendance à opposer le littéralisme.

     Le littéralisme qualifie les éxégèses littérales, une exégèse sans nuance qui consiste à professer sans nuance ce qui se trouve dans la genèse ( pour les églises chrétiennes et juives ).

    Dans le  dictionnaire «  Robert » nous trouvons un commentaire intéressant qui établit un parallélisme : "Au littéralisme dogmatique Jésus oppose l'esprit religieux. Ce qu'il reproche aux Pharisiens, ce n'est pas seulement leur "pharisaïsme" au sens actuel du mot, leur hypocrysie, conséquence de toute leur attitude spirituelle, le plus grave c'est leur légalisme stérile."

   Au littéralisme appliqué à la Genèse correspond à la transformation en dogmes des autres aspects de la doctrine : c’est le fondamentalisme.

    Du fondamentalisme découle l’intégrisme qui est la traduction politique de ces positions. L’intégrisme est, en fin de compte, la concrétisation de l’intention de faire correspondre les règles de vie en société aux dogmes du fondamentalisme.

    Les adeptes antoinistes du début avait quelquefois peine à comprendre la position du Père ANTOINE. Voici, dans le chapitre : « ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL, LE BIEN, INTERPRETE L’OPPOSE DE LA REALITE » ce qu’il répond à un adepte qui lui objecte qu’il faut bien admettre que c’est DIEU qui a créé le monde :

    «  Ne disons pas que DIEU a créé le monde, qu’Il a tiré tout du néant, car ce serait faire croire que Lui-même n’a pas toujours existé et que tout a un commencement. Comment concilier cette manière de voir avec celle d’un DIEU éternel ? Si l’homme n’existe que depuis quelques milliers d’années, qu’est-ce DIEU a fait avant la création, pendant des centaines de milliards d’autres qui ne sont encore qu’une seconde, dirai-je, dans l’éternité ? DIEU possédant l’amour à un degré infini, en étant isolé, qui pouvait-Il aimer et en quoi consistait son bonheur ? Quelle était son utilité, son action dans l’immensité ? DIEU étant seul, comment raisonner ses vertus, sa toute-puissance ? Il a bien été enseigné que le bonheur de DIEU résulte d’autres êtres (appelés anges) qui partagent son grand amour ; mais si DIEU a tout créé, le ciel et la terre, les anges sont aussi des créatures, ce qui nous ramène toujours au même raisonnement : qu’est-ce que DIEU faisait avant de les créer, alors qu’Il était seul dans l’univers ? Il est dit aussi que les anges ont été créés parfaits. Si DIEU avait créé des êtres parfaits jouissant du bonheur suprême et d’autres imparfaits, plongés dans la souffrance, il serait partial et cette partialité démentirait sa bonté, ses grandes vertus. Rendons-nous compte de la vérité, si nous ne voulons pas avoir une croyance vague ou de parti pris. Ce DIEU que nous sommes encore bien loin de comprendre nous révèlera tout ce qui nous est nécessaire pour nous convaincre de sa réalité ainsi que des lois appropriées à la nature de toutes choses. Acquérons-nous la foi, elle est la clé de tous les mystères, elle seule peut nous donner le savoir pour raisonner tout problème. Notre manque de foi pourrait nous faire dire des choses déraisonnables, car attribuer des miracles à DIEU, c’est Lui attribuer des vices et des caprices, c’est anéantir toutes les lois et la négation de celles-ci serait la négation de DIEU. »

 

 

 

 

 

 

 

13/02/2007

SPIRITISME ET ANTOINISME. TEMOIGNAGE D'UN ADEPTE.

 

CONTRIBUTION DU FRERE DELCROIX (1) AU PREMIER NUMERO DE LA REVUE « L’UNITIF »

 

«  COMMENT JE SUIS ARRIVE A CONNAÎTRE LE PERE »

 

    «  Elevé par des parents trop indulgents, j’ai grandi librement et abusé de leur amour. J’ai fait des études de professeur sans avoir le sérieux qui convient à cette mission. Quand j’ai obtenu mon diplôme j’avais bien quelques connaissances mais je manquais de sagesse pour guider les jeunes gens. J’ai fondé une famille avant d’avoir compris mon devoir envers celle que je quittais et comme il fallait s’y attendre, je ne la rendis pas heureuse ; par mon insouciance je semais le chagrin chez les êtres qui m’étaient le plus chers. Je ne songeais qu’au plaisir et à l’étude ; je sacrifiais tout à mes caprices et préoccupé de mon seul bonheur, je n’étais que peu sensible à leurs souffrances. On aurait pu croire qu’en possédant une situation honorable et de l’aisance, je devais être heureux. C’était le contraire. Déréglé dans mes désirs, j’avais contracté une maladie d’estomac qui me fit languir pendant des années et comme je n’avais pas beaucoup de cœur, je supportais mal l’épreuve et torturais inconsciemment ma compagne dévouée qui me soignait avec la plus grande sollicitude. Je n’écoutais pas les bons conseils qu’elle me donnait et je retombais toujours dans les mêmes fautes, dans les mêmes maux. L’amour vrai ne me touchait pas encore. D’erreurs en erreurs je suis arrivé à une crise terrible qui m’ouvrit complètement les yeux. Je vis clair en moi-même, je compris toute ma faiblesse, combien j’étais vaniteux et cruel et le remords me pénétra profondément. C’est alors que je résolus de changer de vie, de devenir autant sérieux que j’étais léger et aussi bon que j’étais méchant, ma première pensée fut de chercher une croyance à même de m’alimenter l’âme. Mes parents pratiquant le spiritisme, je me mis à chercher dans cet enseignement, je dévorai Alla KARDEC, je suivis les conférences, j’assistai aux séances expérimentales de tous les médiums qu’on me signalait pour tâcher de me convaincre de l’au-delà ; j’allai aussi chez le Père, nous L’appelions encore Monsieur ANTOINE. Je fus frappé du recueillement et de la ferveur qui régnait dans son milieu (2). Je ne m’intéressais pas beaucoup aux communications, mais bien à la morale substantielle que le chef de groupe faisait aux assistants et non aux esprits, comme j’ai pu le comprendre dans la suite. Je fus accueilli comme un frère dans ce milieu, mais n’étant pas digne d’y rester, je me décidai à fonder un groupe visant ce que je croyais être moral. Je m’associai avec un ami mais comme ses préférences allaient aux communications, le groupe manquant d’unité de direction ne tarda pas à décliner et tomba au bout d’un an. Entre temps j’étais revenu auprès du Père et j’assistais de plus en plus fréquemment aux instructions qu’il donnait pendant la semaine. L’amour des adeptes m’y attirait et plus encore ma vanité : je me sentais écouté avec respect par un nombreux auditoire. Petit à petit j’empiétais sur la mission du Guide, c’est ainsi  que je me permettais de moraliser les assistants, et pourtant j’en étais bien indigne ! Certains, comme je l’appris plus tard, préférant à tous mes beaux discours ses phrases parfois incorrectes mais dictées par un fluide réconfortant, le priaient de me faire cesser mais il leur conseillait de prendre patience et il se contentait de me rappeler à la réalité en disant que les mots ni les phrases ne sont rien que le fluide seul est tout, mais j’étais trop peu sensible pour être touché de son doux langage et je comprends aujourd’hui pourquoi ma vanité si ombrageuse ne se froissait pas de ses conseils : c’était la bonté qui les dictait. Un jour cependant il apparut clairement que j’étais venu auprès de lui plutôt pour le combattre et l’assemblée fut appelée à se prononcer entre le Guide et moi. Tous restèrent avec lui : jamais je n’oublierai cette séance qui montra combien j’étais méchant et ingrat. Mes frères me priaient d’assister encore aux réunions et moi de répondre dans mon dépit de ne plus pouvoir enseigner : «  Qu’y viendrais-je faire ? » Cependant comme j’allais à la fin de la réunion serrer la main de « Monsieur ANTOINE » suivant l’habitude de tous, il me dit avec tant de douceur « Vous reviendrez, n’est-ce pas ? » que je répondis spontanément oui. Ce fut mon bonheur. Forcé de me taire, ,j’écoutais et observais mieux ce qui se disait ou se passait autour de moi ; je réfléchis et compris alors beaucoup plus que pendant les séances où je discourais. «  Monsieur ANTOINE » me retint un soir pour me dire entre autres ces paroles qui ne s’effaceront jamais de ma mémoire : « Plus tard vous verserez des larmes de joie d’être resté parmi nous. » Quelques jours après, le consultant au sujet de ma petite qui souffrait, il me fit une  révélation qui me convainquit de son savoir et je m’attachai à lui avec plus de sincérité. Je remarquai non sans surprise que venu pour instruire et protéger, j’étais plutôt instruit et protégé moi-même. Je le reconnus mieux encore dans le travail de la revue (2).

 

     Prétendument formé à l’école des classiques, je ne les compris vraiment qu’au contact du Père, car c’est par lui que j’ai appris à goûter leur simplicité et leur profondeur. Chaque fois que je voulais embellir le style, le Père me rappelait à la vérité et je puis dire que c’est sous sa direction que j’ai achevé mon éducation littéraire en passant de la théorie à la pratique. Mais ici encore je ne compris pas tout de suite, parce que l’intelligence est trop sensible aux apparences. Comme le Père n’est pas instruit, je croyais avoir un grand mérité et contribuer pour une bonne part dans l’œuvre dont je n’étais que le traducteur, le plus souvent infidèle(3). Combien de lois morales j’ai transcrites ou écrites sous le contrôle du Père que je me figurais posséder et que l’épreuve me rappelait à la modestie, à la réalité. Je raisonnais l’Enseignement plutôt par la mémoire que par le cœur et quand on m’interrogeait, je recourais à la lettre au lieu de puiser dans l’esprit. Quelle charité il a fallu au Père pour supporter le malheureux que j’étais ! Pour me faire comprendre que je n’étais pas indispensable, il dut me priver de tout travail. L’épreuve fut poignante mais salutaire. Je m’étais attaché à la revue qui contenait son Enseignement avec un acharnement incroyable, c’était ma vie et on me l’enlevait ! Alors me demandant ce que j’allais devenir, tout le reste de la journée et la nuit suivante, je passais en revue les milieux où j’avais vécu et d’autres que je connaissais plus ou moins, aucun ne m’attirait, je sentais que je ne pourrais trouver nulle part plus d’amour, car l’angoisse me serrait le cœur. Aussi quand le matin l’inspiration me vint d’aller à la visite, j’y courus et le Père me reçut avec )plus de bonté qu’auparavant. Montrant son front et son cœur, il me dit : « Mon fils, vous êtes là. » La revue parut sans que j’y misse le main : il n’y avait rien de changé, je retrouvais partout le style de la Révélation.

 

     Est-ce à dire que j’ai été corrigé de ma vanité ? Oh ! non puisque à cette heure encore je dois lutter constamment contre elle. Je le fais volontiers parce que je reconnais combien elle m’a souvent égaré, me faisant prendre le mal pour le bien et m’éloignant du vrai bonheur qui réside dans la sincérité. J’ai été lire dans les groupes l’Enseignement du Père et là j’ai ressenti ce que je n’avais encore perçu que bien faiblement : le bon fluide qui ranime et réjouit. Les mots profonds, les phrases maximes que le Père a trouvés de lui-même et qu’il a dû maintenir contre moi me sont apparus en pleine lumière et tout confus de mon ignorance, j’ai senti mon respect grandir pour celui qui m’avait formé, une reconnaissance infinie me pénétrer pour sa patience et son amour. Ainsi mon cœur s’ouvre à des sentiments qui me rendent aussi  heureux que j’étais malheureux, je recommence à comprendre ce qui m’était resté caché dans la Révélation et loin de maudire encore mes épreuves, je les bénis, puisqu’elles m’ont rapproché du Père et de tous mes frères. »

( F. DELCROIX )

(1) Le Frère DELCROIX était professeur de français à l’Athénée  Royal de LIEGE ( actuellement LIEGE 1 ). Dans le roman de Robert VIVIER, de nombreuses pages sont consacrées au frère DELCROIX.

(2)Le groupe concerné s’intitulait « LES VIGNERONS DU SEIGNEUR » et avait son siège à l’emplacement actuel du Temple de JEMEPPE. On a ici un aperçu de la richesse du mouvement spirite à l’époque.

(3) A rapprocher de ce que dit la sténographe de l’ENSEIGNEMENT, la sœur DESART.

10/02/2007

LA MORT. CITATION:MOURIR, C'EST DISPARAÎTRE POUR RENAÎTRE.

 

«  Les choses doivent disparaître pour renaître, la mort fait partie intégrante de l’expérience humaine, mais notre société fait tout pour qu’on l’oublie. »

 

( Darren ARONOFSKY, réalisateur )

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06/02/2007

LA VACUITE. LA VACUITE, NOTION MAL CONNUE.

 

LA NOTION DE « VACUITE »

 

     Par ces paroles, le Père entame le chapitre « REINCARNATION » :

     « Nous devons comprendre qu’il existe deux mondes, l’un corporel et l’autre spirituel, … »

      Plus avant, il précise :

      « J’ai déjà révélé que tout être se compose de deux individualités dont l’une est le moi conscient et l’autre le moi intelligent. C’est en celui-ci que nous sommes incarnés ; le moi conscient ne l’est pas parce qu’il est réel tandis que l’autre n’est que apparent. Nous faisons donc partie du monde corporel par ce dernier, notre moi imparfait et du monde spirituel par notre moi réel. … »

      Nous pourrions faire une comparaison entre le monde réel ( celui de l’esprit ) et le monde apparent ( celui de la matière ). C’est dans celui-ci que l’incarnation se déroule.

     Tout d’abord rappelons-nous bien que toute notre incarnation est hantée par la « vue du mal ».

     Pour bien comprendre, prenons une image.

     Lorsque nous habitons une contrée froide, humide, pluvieuse et que nous en souffrons, nous sommes complètement libres de nous en aller ailleurs, vers une autre contrée où la température est clémente et où le temps est au beau fixe. Rien ne nous en empêche ni ne nous l’interdit.

     De même, spirituellement parlant, en vertu de notre libre arbitre, nous avons la possibilité de quitter la matière ( le monde apparent, celui de l’incarnation ) et toutes les épreuves qu’elle nous fait subir et de progresser vers la délivrance, le bonheur éternel, vers l’étape non de la non-incarnation temporaire mais de la désincarnation irréversible. Ou, pour être plus précis, en tout cas, pour progresser vers cette désincarnation absolue. Croire que nous sommes parvenu, à la fin de cette incarnation, au stade final, c’est faire preuve de vanité !

      Ce choix, nous avons à le faire en toute liberté car rien ne nous est imposé, rien n’est inéluctable et rien n’est prédestiné, nous l’avons déjà dit.

      C’est nous seuls qui décidons. Donc nous sommes seuls responsables des conséquences de nos pensées, de nos actes et de nos choix.

La naissance ne peut exister sans la mort. La mort ne peut survenir que s'il y a eu naissance.

Il n'est pas possible de concevoir une vie sans la mort. L'être humain est destiné à la mort. C'est sa nature. Quand on dit qu'on vit, on pourrait aussi dire qu'on meurt. La vie, c'est un écoulement, qui se déverse dans la mort.

Tout ce que nous observons par nos yeux matériels est non éternel, de la nature de la vacuité, absence de substantialité des phénomènes, c’est ce que  l’antoinisme qualifie de « monde apparent ».

La vacuité est donc la nature réelle des choses, et non le vide ou le néant.

 Mais évidemment, on essaie de résister, de fuir ce destin, la mort. en se refermant, en s’accrochant à ce qui est matériel, apparent.  C'est là une attitude de tout à fait instinctive. Si l’on est tellement accroché à ce qui est matériel, corporel, terrestre, c’est parce que, en général, on croit que cette vie est unique, que la mort est la fin de tout. A cet instant du raisonnement, rappelons-nous les paroles du Père dans le chapitre « REINCARNATION » :

 «  Tout autre et bien plus consolante est la réalité : la mort n’existe pas ; nos êtres chéris soi-disant disparus ne le sont qu’en apparence…la vie corporelle n’est qu’illusion. ».

Au contraire, on s’accroche à l’aspect matériel. On saisit ce qui est matériel comme quelqu’un qui glisse d’un talus boueux saisirait désespérément toutes les plantes qu’il rencontre pour, désespérément, se retenir.

L’égo, c’est la manifestation de cette attitude, de cette façon de saisir, de cette crispation. Nous sommes tellement habitués à cette crispation que nous avons l'impression qu'il existe là quelque chose à quoi nous tenons très fortement, que nous saisissons mais ce n'est qu'une illusion.

Si l’on pouvait bien se pénétrer des paroles du Père et les prendre pour un enseignement réel et non comme quelque chose qui enjolive le texte quand il dit :

« Ah ! quand pourrons-nous nous éveiller, sortir de l’affreux cauchemar de l’incarnation ? car c’est bien ce qu’elle est, mais nous ne pouvons le croire parce que notre imperfection nous trompe ; par l’épreuve qu’ »elle suscite, elle nous convainc de sa réalité. »

Si l’on appréciait convenablement ces paroles, on pourrait aisément libérer son esprit, accéder à la « vacuité ».

Quelle est cette notion, généralement méconnue dans la pensée occidentale traditionnelle ?

C’est avant tout une libération de l'esprit.

La vacuité est quelque chose d'essentiel. Dans un sens, nous ne devenons pas ce que nous pouvons devenir parce que nous sommes bloqués par cet attachement à notre égo, en fin de compte à la matière.

La vacuité, ce n'est pas l'abnégation de soi, le mépris de l’humain mais l’acte de lâcher prise de cette façon de manifester l'ego, de se cramponner à l’aspect matériel. Ce qui ne signifie pas nécessairement un renoncement absolu, un retranchement du monde. La plupart des dix principes nous enseignent, au contraire, comment avoir de bonnes relations vis-à-vis du monde.

C’est ici qu’il convient de se rappeler des paroles du Père ANTOINE dans le chapitre « L’INCOMPATIBILITE  DE L’AMOUR DU MONDE ET DE L’AMOUR DE DIEU » : 

« Parlons maintenant de celui qui se retire du monde pour vivre dans la méditation. Je viens de dire que l’intelligence nous montre tout contrairement à la réalité, le bien dans le mal et le mal dans le bien, j’ai dit aussi que rien n’est bien s’il n’est solidaire ; aussi longtemps que nous aurons la vue du mal, nous éprouverons plus de satisfaction dans celui-ci que dans le bien réel puisque notre intelligence ne supporte pas la réalité. Le contact de notre semblable nous est indispensable pour surmonter cette vue : nous nous retirons du monde pour vivre dans la méditation au fur et à mesure que nous la surmontons ; nous rentrons en nous-mêmes, c’est-à-dire en la réalité qui est DIEU, en Celui que notre intelligence nous fait apprécier en notre semblable un démon »

 

La vacuité, c'est l'ouverture vers un chemin de libération, de développement, de croissance. C'est une façon de parler de ce qui nous bloque et de voir ce que nous pouvons devenir, une façon de nous rendre entièrement disponibles.

La vacuité n'est pas une chose, ce n'est pas un état, ce n'est pas une réalité ultime, absolue qui se cache derrière les apparences, ce n'est pas un vide mais plutôt un processus de se vider de ses pensées pour se rendre disponible.

La notion de « vacuité » apparaît, sous-jacente, si l’on y réfléchit bien dans les sixième, septième et huitième principes.

On se débarrasse de ses attaches, de ses préoccupations, de ses crispations et c'est ainsi que l’on peut aussi définir la vacuité. La vacuité, ce n’est donc pas le vide, le néant mais l’entière mise en disponibilité.

Lors des recueillements qui accompagnent opérations générales, on peut avoir, si on se prépare bien, un aperçu, une expérience de cette faculté.

Il faut peut-être voir la vacuité plutôt comme un outil que comme une vérité. C'est simplement une façon d'indiquer une autre stratégie de vivre qui consiste à renoncer aux préjugés, aux idées fixes, à la « vue du mal ».

Est-ce à dire que l’existence doive être pensée à partir du « rien » ? Est-ce une peur très occidentale qui nous maintient à distance de la plénitude de l’existence dans la « vacuité » ?

La « vacuité » ne doit pas  nous effrayer , elle ne nous effraie que si nous la concevons comme le néant qui minerait l’Être et le menacerait à chaque instant.

 Elle est, au contraire, la libération de toute peur et la fin de toute angoisse. L’ incompréhension occidentale de la « vacuité » tient  en fait à une surestimation de l’ego et à rien d’autre.

La « vacuité » fait peur, parce que nous nous accrochons désespérément à notre égo et que cet égo résiste de toutes ses forces  à la réalité.

 

 

 

 

 

 

02/02/2007

LA MEDITATION. SES EFFETS. L'OPERATION GENERALE

LA MEDITATION

Quand on médite, les moments les plus bénéfiques sont ceux où on sent une certaine ouverture mais il ne s'agit pas d'une ouverture passive.

Ce n'est pas un état où on est complètement à l'aise.

'Après une méditation qu'on considère comme une "bonne" méditation,on a l'impression que quelque chose se débloque.

Cette méditation nous a aidés à nous ouvrir.

La méditation qui a lieu à l'occasion d'une opération générale , pendant la période avant l'opération, pendant l'opération et éventuellement après, en attendant son tour pour une consultation est, en principe, si on ne se laisse pas distraire, une "bonne méditation".

En tout cas, elle en referme toutes les conditions.

C'est pourquoi on a placé dans les temples des écriteaux demandant de ne pas parler.

C'est aussi pourquoi les temples sont dépourvus d'ornements et que la" liturgie" est réduite à sa plus simple expression.

La controverse à propos des temples avec photos et sans photos y trouve également son origine. Les premiers pensent que les photos aident au recuillement. Les seconds estiment, au contraire, que rien ne peut distraire les fidèles.

TEMPLE ANTOINISTE DE CAUDRY

MapoServiceIsapi

 

  • TEMPLE DE CAUDRY
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  • Un temple antoiniste situé rue de Denain a été construit en 1922 à l'initiative de personnes ayant été sensibilisées par les enseignements du fondateur de la morale antoiniste, Louis Antoine dit "Le Père". Depuis sa fondation, 8 desservants se sont succédés dans le temple qui est ouvert jour et nuit :

Depuis 1996, Frère et Sœur Mousin.

 

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29/01/2007

L'AVENTURE HUMAINE. ( LE DRAME HUMAIN ). ( LA CONDITION HUMAINE )

 

L’AVENTURE HUMAINE – LE DRAME HUMAIN :

L’INCARNATION ET LES STADES DU PROGRES.

     Qui se ressemble s’assemble, dit-on. C’est tout à fait logique et en réalité, incarnés ou non, nous nous trouvons, par groupes, à des stades différents de progrès.

     Les membres d’un même groupe, unis par la pensée, oeuvrent de concert.

     Lorsque certains membres progressent plus rapidement que d’autres au sein d’un groupe, ils le quittent pour rejoindre un autre plus évolué ou plus améliorés ou correspondant mieux à sa pensée. Ce qui signifie, en fait, soit qu’ils s’incrustent plus fortement dans le matériel en attachant plus d’importance à cet aspect des choses, soit qu’ils s’en vont vers le progrès moral en se détachant progressivement du matériel.

     Nous dirons donc que l’incarnation est en relation directe de l’importance accordée à la matière. C’est le moment de nous souvenir d’une parole du Père ANTOINE puisée dans le chapitre « REINCARNATION » :

     « Ah ! quand pourrons-nous nous éveiller, sortir de l’affreux cauchemar de l’incarnation ? Car c’est bien ce qu’elle est, mais nous ne pouvons le croire parce que notre imperfection nous trompe ; par l’épreuve qu’elle suscite, elle nous convainc de sa réalité. »

     Comprendre le monde pour un homme, c’est le ramener à l’humain, le marquer de son sceau. Il importe donc de bien comprendre le sens de ce que certains nomment « l’aventure humaine »; d’autres, « le drame humain » ; d’autres encore, plus prosaïquement ou plus sentencieusement « la condition humaine ». Ce sont des étiquettes qui recouvrent la même problématique. Ce qui fait qu’on utilise l’une plutôt que l’autre, c’est la disposition d’esprit, l’état de l’humeur, la volonté de produire un effet ou d’être sentencieux.

      Pour les Antoinistes, le sens de la vie humaine se définit comme suit : l’âme humaine s’est retrouvée séparée de DIEU (de l’absolu, de « l’unité de l’ensemble » lors de son incarnation ).

    L’âme humaine conserve cette nostalgie de l’unité à l’absolu. Cette nostalgie d’unité, cet appétit d’absolu illustre le mouvement essentiel du drame humain.

     Lors de chaque incarnation, l’âme se retrouve devant une sorte d’obligation : tenter d’avancer sur l’échelle du progrès, sur le chemin du retour à l’absolu.

      Nous devons bien constater que chaque incarnation est fonction directe de l’importance accordée à la matière dans l’incarnation précédente.

      Lors de la désincarnation, l’âme abandonne son corps matériel. Celui-ci est, dans cette optique, définitivement perdu pour l’homme. Mais, et ceci est capital pour la bonne compréhension, même dépourvu de corps matériel, l’homme ne change pas pour autant : il garde intact son acquit moral, bilan légitime de ses efforts de progrès.

     Ceci signifie que, ayant progressé ou pas, l’homme reste au stade qui était le sien à l’instant précis de sa désincarnation.

     L’âme rejoint alors le groupe des non-incarnés situés au même stade de l’échelle du progrès et elle continue dans la même pensée, avec ses acquits et ses dettes jusqu’à ce qu’elle ait trouvé un nouveau dans lequel s’incarner.

      Nouveau corps signifie, bien sûr, aussi nouvelle position sociale, nouvelle histoire familiale sur aussi bien sur le plan physique que environnemental, éventuellement, nouveau sexe, dispositions intellectuelles différentes, nouvelle nationalité…

      C’est ce que le Père ANTOINE nous dit dans le chapitre « COMMENT NOUS POUVONS NOUS AMELIORER » :

      « Quand nous comprendrons que nous nous réincarnons dans des milieux bien différents, que nous pouvons être dans une existence autant misérables que nous jouissions de l’aisance dans la précédente et réciproquement, nous n’attacherons pas tant d’importance à notre personnalité, nous aurons d’autant plus d’égards pour notre semblable parce que nous l’apprécierons d’une tout autre façon ; mais nous sommes bien loin de cette modestie parce que notre vue du mal en est l’obstacle. Nous ignorons que nous devons passer par de nombreuses existences pour avoir ce qui nous paraît être dans nos semblables de grands défauts tandis que c’est l’embryon des vertus. »

     Petit à petit , nous préparons notre progrès par l’expérimentation de la matière, ou nous progressons réellement par la pratique de la compréhension de la réalité morale, ou bien, encore, nous stationnons parce que nous préférons nous incruster dans la jouissance de la matière.

     Dans le chapitre « NOUS DEVONS TOUJOURS RESPECTER NOTRE NATUREL », le Père ANTOINE nous explique :

     « Quiconque cherche à résoudre le problème de l’existence, s’il désire savoir d’où il vient, il doit connaître de quelle façon nous nous sommes incarnés : toute solution est là. Quand nous comprendrons que notre intelligence ne nous sert que pour nous diriger matériellement, autrement dit dans l’imperfection, nous saurons que ce n’est pas elle qui pourrait nous en extraire, que si elle nous y plonge, nous devons arriver à la surmonter pour atteindre au vrai bonheur. »

     Ce « vrai bonheur », c’est le retour à « l’unité de l’ensemble », à l’absolu, à DIEU. Cela correspond à la désincarnation totale et irréversible.

     La désincarnation n’est totale et irréversible que lorsque l’âme a accompli son cycle complets de réincarnations, lorsqu’elle a fait retour à l’absolu, à « l’unité de l’ensemble », à DIEU.

     C’est ainsi que l’on comprend mieux les paroles du Père ANTOINE lorsque, dans le chapitre « REINCARNATION », il introduit la différence entre « non-incarnés » et « désincarnés » :

     « Nous devons comprendre qu’il existe deux mondes, l’un corporel et l’autre spirituel, le monde des incarnés et je n’ajouterai pas celui des désincarnés, mais plutôt celui des non-incarnés. »

    Ainsi ce début du chapitre « REINCARNATION » nous apparaît maintenant être une véritable révélation et non l’utilisation d’un jeu de mot pour embellir le texte !

24/01/2007

LA FRANCHISE. LA SINCERITE.

 

LA FRANCHISE.

     A diverses reprises, le Père aborde le problème de la franchise, de la sincérité dans les relations humaines.

     On peut déjà en voir un aspect dans le deuxième principe : «  Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi dans l’intention de vous convertir… »

    Nous ne pouvons pas nous empêcher de rapporter une citation d’André GIDE :

 «  Quand tu cherches à faire monter dans ta barque, sournoisement, ce qui n’a que faire d’y monter, tu triches. »

        Il ne faut pas surtout y voir une recommandation de méfiance vis-à-vis de prosélytes mais d’abord une recommandation donnée aux antoinistes : ne jamais prendre les gens par surprise, ne jamais endoctriner quelqu’un par des voies sournoises, déguisées…

     Nous retrouvons aussi d’autres recommandations dans d’autres chapitres de l’Enseignement.

     Voyons d’abord un extrait du chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE » :

     «  Il faut agir sans crainte ; toute gêne est une faiblesse qui nous abîme et que nous devons surmonter. Si tout homme osait dire franchement et hautement ce qu’il pense, il serait toujours dans la réalité. Combien nous nous rendons malheureux en voulant cacher notre nature ! Ne craignons rien ni personne, si ce n’est nous-mêmes, notre faiblesse. Marchons avec franchise derrière l’étendard de l’amour et proclamons le grand principe de liberté et de fraternité qui est la base de notre doctrine. Sachons que la cause de tous nos obstacles, c’est nous-mêmes, notre intelligence. »

     Et, dans le chapitre « COMMENT NOUS PROGRESSONS » :

    « Ne perdons jamais de vue, mes enfants, que sortir de la sincérité, c’est sortir de la vérité et par conséquent faire un mal. L’exemple est tout ; on ne devrait s’appuyer que sur l’amour parce qu’il est seul la base de toute puissance et de toute régénération. Cet amour naît de la foi et celle-ci est le fruit de notre expérience acquise par le travail moral. Si nous nous exprimons en toute sincérité, avec la bonne intention d’être utiles à nos semblables, ce n’est plus nous qui enseignons, c’est DIEU-même, mais nous ne pouvons atteindre à Lui que par la foi qui est la clé de toutes les autres vertus. »

     Et, tout de suite après, comme en guise de conclusion, avec un lyrisme certain :

     «  Ainsi améliorés, nous serons toujours sincères ; car la sincérité est le contrôle de la raison, la photographie du cœur et l’image de l’amour. »

     Nous pouvons aussi nous référer à un passage du chapitre « COMMENT NOTRE FOI PEUT SE COMMUNIQUER A D’AUTRES ». La question abordée est celle-ci : par notre contact avec d’autres nous pouvons être atteints par le doute. Ce serait manifestement le cas lorsque nous aurions été abusés par des paroles sournoises, trompeuses ( « trop belles pour être vraies » ). En n’oubliant pas que ce que ces paroles peuvent automatiquement nous être renvoyées en écho :

     « Pour être dans la raison, disons que c’est nous qui nous contrarions au contact de nos semblables, car aucun ne peut rien dire ni faire qui puisse nous porter obstacle si nous ne l’avons nous-mêmes, le plus souvent à notre insu, provoqué par nos pensées ; notre doute peut se communiquer à l’une ou l’autre personne de notre entourage et nous avons tort de la rendre responsable de nos souffrances. C’est ainsi que l’on croit toujours en voir la cause en autrui, car personne dans sa manière de voir et d’agir ne se croit à côté de la vérité ; je l’ai révélé, ce sont toujours les fluides qui nous entourent qui nous convainquent de toute opinion et celle-ci varie suivant le degré d’évolution. Il n’y a que ces fluides qui nous suscitent la vue du mal, il nous font croire à la réalité de certaines choses et comme ils sont de nature différente, plus sommes-nous convaincus de cette réalité, plus voyons-nous l’erreur chez les autres. »

 

20/01/2007

" LES RELIGIONS DE GUERISON " Un livre de Régis DERICQUEBOURG.

 

«  LES RELIGIONS DE GUERISON. »

( LIVRE DE REGIS DERICQUEBOURG )

 

LA DEDICACE DE L'AUTEUR :

« J'ai rédigé "Croire et guérir" pour donner un éclairage sur un phénomène social dont on commence à parler : les groupes religieux qui veulent apporter la guérison des maladies physiques, psychiques, voire remédier aux vicissitudes de la vie.

 Dans les faits toutes les religions se préoccupent de la santé du corps (miracles de Lourdes, messes pour les malades, imposition des mains par les pasteurs, dévotion aux saints guérisseurs, prolongements thérapeutiques du Bouddhisme et de l'Hindouisme) mais chez elles, le traitement spirituel des maladies est périphérique car la vie religieuse est principalement centrée sur le salut de l'âme après la mort ou à la fin des incarnations.

Or, il existe des mouvements spirituels, en quelque sorte "spécialisés" dans les soins spirituels aux malades. La santé est le pilier central de leurs croyances et de leurs pratiques. Je les ai appelées "les religions de guérison". Ce sont : l'Antoinisme, la Science chrétienne, la Scientologie, Invitation à la vie.

 C'est à eux que je consacre ce livre en me situant hors du débat qu'ils suscitent. Dans sa préface, Jean Baubérot signale bien mon but : présenter ces mouvements sur la base d'enquêtes (par questionnaires, par observation, par entretiens et dans un cas par tests) pour être le plus objectif possible. Dans la postface, Guy-Olivier Séguy, en sa qualité d'avocat spécialisé dans la liberté de conviction, traite de la question de l'exercice illégal de la médecine et de la limite à la liberté de guérir qui s'arrête au point où l'on risque de nuire à autrui. On rejoint ici la question de la responsabilité vis-à-vis d'autrui. »

 (Régis Dericquebourg)

 

Réflexions sur le chapitre de son livre dans lequel il traite de l’antoinisme.


Par ailleurs, l’auteur traite aussi de l’Antoinisme, un culte fondé en Belgique au début du vingtième siècle par Louis Antoine.

Ce groupe prône la guérison par la foi, ce qui n’est pas sans rappeler les thèses avancées aujourd’hui par Lise Bourbeau dans le best-seller Écoute ton corps. En fait, l’Antoinisme fait partie de ces nombreuses « religions de guérison » qui ont vu le jour au tournant du siècle. Dans les quatre groupes étudiés par Dericquebourg, le miracle est devenu un événement ordinaire ; il est possible d’y assister ou même d’y participer tous les jours.

 La rencontre avec Dieu ne se réalise pas au ciel, mais bien sur terre. C’est donc à un enchantement presque immédiat que nous convient ces groupes.

La conception d’un salut individuel se réalisant par un travail personnel, que ce soit par la prière ou la thérapie, conduit inévitablement à la conclusion que la guérison des maladies est possible grâce à une régénération, morale ou psychologique, obtenue par l’autosuggestion. Dans les quatre groupes, l’accent est mis sur la formation des individus afin que ces derniers puissent la mettre en pratique très rapidement, de façon individuelle.

Les connaissances transmises sont souvent puisées dans la culture ambiante, ce qui les rend plus facilement assimilables pour la plupart des adeptes.

 Les quatre fondateurs de ces groupes ont tous souffert de troubles physiques qui ont été guéris par une révélation personnelle.

 Il est à souligner que la conversion passe presque irrémédiablement par une guérison obtenue grâce aux techniques employées par les membres. Selon Dericquebourg, ces « religions de guérison » sont optimistes parce qu’elles font la promotion du développement du potentiel humain.
Ce livre est important car il est l’un des premiers à ne pas qualifier ces groupes de « sectes », mais bien de « mouvements » ou de « religions de guérison ». Cette dernière désignation m’apparaît extrêmement féconde, à condition qu’on la situe dans un mouvement social plus vaste qui est celui du Nouvel Âge. Il reste que la conceptualisation est ici appuyée par quatre études de cas solides, basées sur des recherches de terrain exemplaires

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17/01/2007

LEON DENIS. POURQUOI UNE REFERENCE A SON OEUVRE.

 

POURQUOI UNE REFERENCE A LEON DENIS.

 

     Plusieurs d’entre vous se sont sans aucun doute demandé pour quelles raisons une référence aussi importante était faite à un texte de Léon DENIS.

     Léon DENIS est une référence de premier ordre, en France notamment, chez les spirites, disciples d’Allan KARDEC.

     Le Père ANTOINE fut un disciple fervent d’Allan KARDEC. Il connut, comme cela a déjà été dit dans ce blog, une période spirite, plus précisément kardéciste.

    Pour bien comprendre la formation de la pensée antoiniste, il est donc utile de se plonger dans un texte de référence clair, précis comme le texte en question de Léon DENIS.

    Dans la «  BIOGRAPHIE DU PERE » figurant en avant-propos de l’ENSEIGNEMENT, nous trouvons :

    « Le Père professa la religion catholique jusqu’à l’âge de 42 ans, puis il s’appliqua à la pratique du spiritisme, sans s’attarder toutefois dans le domaine expérimental pour lequel il n’avait aucune aptitude et qui ne le tentait nullement. Sachant à peine lire et écrire, il se trouvait incompétent pour résoudre le problème scientifique ; il lui préféra la morale et s’y adonna de tout cœur. Il continua jusqu’en 1906, date à laquelle il a créé le Nouveau Spiritualisme ; c’est là que commença sa mission de Révélateur. »

    A noter que ni Pierre DEBOUXTHAY , ni Robert VIVIER ne partage entièrement cet avis. Selon eux, le Père pratiqua avec ardeur les séances d’invocation des esprits. Selon eux, il est aussi erroné de le présenter comme quasi illettré : il avait terminé son école primaire où il fut un bon élève.

    Dans le chapitre « LA SCIENCE ET LA FOI. », le Père aborde aussi quelque peu cet épisode :

    «  Bien que toute connaissance soit illusoire pour qui cherche à progresser moralement, beaucoup de personnes sont attirées par des phénomènes psychiques et rien ne les réjouiraient plus que le mouvement d’une table ou de tout autre meuble ; elles croient qu’elles seraient vite converties, qu’elles auraient le courage de travailler à leur avancement et qu’elles seraient bientôt convaincues que la mort c’est la vie. Pourrions-nous avoir une ferme croyance et être plus heureux si nous obtenions ces preuves matérielles ? Je ne le crois pas car l’homme convaincu n’est heureux que par le fruit du travail qu’il effectue pour s’améliorer… »

     et, quelques lignes plus loin :

    « Loin de se convertir, ces personnes préfèrent donner de l’extension à la science… »

     Toutefois, même si le CULTE ANTOINISTE lui-même, ne pratique plus le spiritisme, il y a encore des Antoinistes qui s’y adonnent.

 

 

 

 

 

 

 

    

14/01/2007

LEON DENIS: TEXTE SUR LA CHARITE ( MORALE )

LEON DENIS:

TEXTE TRAITANT DE LA CHARITE.

 

     Léon DENIS est considéré comme un apôtre du spiritisme. Il s'est également penché, avec bienveillance malgré les discordances, sur le cas du Père ANTOINE et de l'Antoinisme naissant.

 

     Je vous livre, ci-après, un extrait d'un de ses livres où il traite de la charité, charité matérielle et charité morale.

 

     Bien que je ne partage pas tout ce qui est dit dans cet extrait, notamment certaines citations ou certains rapprochements avec d'autres doctrines religieuses, je pense qu'il nous apporte un éclairage important sur ce sujet.

 

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XLVII. - LA CHARITÉ.

 

A l'encontre des religions exclusives qui ont pris pour précepte : « Hors de l'Église point de salut », comme si leur point de vue purement humain pouvait décider du sort des êtres dans la vie future, Allan Kardec place ces paroles en tête de ses oeuvres : Hors la Charité, point de salut. Les Esprits nous enseignent, en effet, que la charité est la vertu par excellence ; elle seule donne la clef des cieux élevés.

« Il faut aimer les hommes », répètent-ils après le Christ, qui avait résumé en ces mots tous les commandements de la loi morale.

Mais les hommes ne sont point aimables, objecte-t-on. Trop de méchanceté couve en eux, et la charité est bien difficile à pratiquer à leur égard.

Si nous les jugeons ainsi, n'est-ce pas parce que nous nous plaisons à considérer uniquement les mauvais côtés de leur caractère, leurs défauts, leurs passions, leurs faiblesses, oubliant trop souvent que nous n'en sommes pas exempts nous-mêmes, et que, s'ils ont besoin de charité, nous n'avons pas moins besoin d'indulgence ?

Cependant, le mal ne règne pas seul en ce monde. Il y a aussi du bien en l'homme, des qualités, des vertus. Il y a surtout des souffrances. Si nous voulons être charitables, et nous le devons, dans notre propre intérêt comme dans celui de l'ordre social, ne nous attachons pas, dans nos jugements sur nos semblables, à ce qui peut nous porter à la médisance, au dénigrement, mais voyons surtout en l'homme un compagnon d'épreuves, un frère d'armes dans la lutte de la vie. Voyons les maux qu'il endure dans tous les rangs de la société. Quel est celui qui ne cache une plaie au fond de son âme ? qui ne supporte le poids de chagrins, d'amertumes ? Si nous nous placions à ce point de vue pour considérer le prochain, notre malveillance se changerait vite en sympathie.

On entend souvent récriminer contre la grossièreté et les passions brutales des classes ouvrières, contre les convoitises et les revendications de certains hommes du peuple. Réfléchit-on assez aux mauvais exemples qui les ont entourés dès l'enfance ? Les nécessités de la vie, les besoins impérieux de chaque jour leur imposent une tâche rude et absorbante. Aucun loisir, aucun répit pour éclairer leur intelligence. Les douceurs de l'étude, les jouissances de l'art leur sont inconnues. Que savent-ils des lois morales, de leur destinée, des ressorts de l'univers ? Peu de rayons consolateurs se glissent dans ces ténèbres. Pour eux, la lutte farouche contre la nécessité est de tous les instants. Le chômage, la maladie, la noire misère, les menacent, les harcèlent sans cesse. Quel est le caractère qui ne s'aigrirait au milieu de tant de maux ? Pour les supporter avec résignation, il faut un véritable stoïcisme, une force d'âme d'autant plus admirable qu'elle est plutôt instinctive que raisonnée.

Au lieu de jeter la pierre à ces infortunés, attachons-nous à soulager leurs maux, à essuyer leurs larmes, à travailler de toutes nos forces à amener sur terre une répartition plus équitable des biens matériels et des trésors de la pensée. On ne sait pas assez ce que peuvent sur ces âmes ulcérées une bonne parole, une marque d'intérêt, un cordial serrement de main. Les vices du pauvre nous rebutent, et, cependant, quelle excuse n'y a-t-il pas au fond de sa misère ! Mais nous voulons ignorer ses vertus, qui sont bien plus étonnantes, s'épanouissant dans le bourbier.

Que de dévouements obscurs parmi les humbles ! Que de luttes héroïques et tenaces contre l'adversité ! Songeons aux innombrables familles qui végètent sans appui, sans secours, à tant d'enfants privés du nécessaire, à tous ces êtres qui grelottent de froid, au fond de réduits humides et sombres, ou dans des mansardes désolées. Quel rôle est celui de la femme du peuple, de la mère de famille dans de tels milieux, lorsque l'hiver s'abat sur la terre, que le foyer est sans feu, la table sans aliments, que sur le lit glacé des haillons remplacent la couverture vendue ou engagée pour avoir du pain ! Son sacrifice n'est-il pas de tous les instants ? Comme son pauvre coeur se brise à la vue des douleurs des siens ! L'oisif opulent ne devrait-il pas rougir d'étaler sa richesse parmi tant de souffrance ? Quelle responsabilité écrasante pour lui, si, au sein de son abondance, il oublie ceux que le besoin accable !

Sans doute, beaucoup de fange et de choses répugnantes se mêlent aux scènes de la vie des petits. Plaintes et blasphèmes, ivrognerie et proxénétisme, enfants sans coeur et parents sans entrailles, toutes les laideurs s'y confondent ; mais, sous ces dehors repoussants, c'est toujours l'âme humaine qui souffre, l'âme notre soeur, encore digne d'intérêt et d'affection.

L'arracher à la boue du cloaque, l'éclairer, lui faire gravir degré à degré l'échelle de réhabilitation, quelle grande tâche ! Tout se purifie au feu de la charité. C'est ce feu qui embrasait les Christ, les Vincent de Paul, tous ceux qui, dans leur immense amour pour les faibles et les déchus, ont trouvé le principe de leur abnégation sublime.

Il en est de même de ceux qui ont la faculté de beaucoup aimer et de beaucoup souffrir. La douleur est pour eux comme une initiation à l'art de consoler et de soulager les autres. Ils savent s'élever au-dessus de leurs propres maux pour ne voir que les maux de leurs semblables et en rechercher le remède. De là, les grands exemples donnés par ces âmes d'élite qui, au fond de leur déchirement, de leur agonie douloureuse, trouvent encore le secret de guérir les blessures des vaincus de la vie.

La charité a d'autres formes que la sollicitude pour les malheureux. La charité matérielle, ou bienfaisance, peut s'appliquer à un certain nombre de nos semblables, sous forme de secours, de soutien, d'encouragements. La charité morale doit s'étendre à tous ceux qui partagent notre vie en ce monde. Elle ne consiste plus en aumônes, mais en une bienveillance qui doit envelopper tous les hommes, du plus vertueux au plus criminel, et régler nos relations avec eux. Celle-là, nous pouvons tous la pratiquer, si modeste que soit notre condition.

La vraie charité est patiente et indulgente. Elle ne froisse, ne dédaigne personne ; elle est tolérante, et si elle cherche à dissuader, c'est avec douceur, sans heurter ni brusquer les idées acquises.

Toutefois, cette vertu est rare. Un certain fond d'égoïsme nous porte plutôt à observer, à critiquer les défauts du prochain, tandis que nous nous aveuglons sur nous-mêmes. Alors qu'il est en nous tant de travers, nous exerçons volontiers notre sagacité à faire ressortir ceux de nos semblables. Aussi, la vraie supériorité morale ne va pas sans la charité et sans la modestie. Nous n'avons pas le droit de condamner chez autrui des fautes que nous sommes exposés à commettre ; et, quand même notre élévation morale nous en aurait affranchis pour jamais, nous ne devons pas oublier qu'il fut un temps où nous nous débattions contre la passion et le vice.

Il est peu d'hommes qui n'aient de mauvaises habitudes à corriger, de fâcheux penchants à réformer. Rappelons-nous que nous serons jugés avec la même mesure qui nous aura servi pour nos semblables. Les opinions que nous nous formons sur eux sont presque toujours un reflet de notre propre nature. Soyons plus prompts à excuser qu'à blâmer.

Rien n'est plus funeste pour l'avenir de l'âme que les mauvais propos, que cette médisance incessante qui alimente la plupart des conversations. L'écho de nos paroles retentit dans la vie future, la fumée de nos pensées malveillantes forme comme une épaisse nuée dont l'esprit est enveloppé et obscurci. Gardons-nous de ces critiques, de ces appréciations malignes, de ces paroles railleuses qui empoisonnent l'avenir. Fuyons la médisance comme une peste ; retenons sur nos lèvres tout propos amer prêt à s'en échapper. Notre bonheur est à ce prix.

*

*     *

L'homme charitable fait le bien dans l'ombre ; il dissimule ses bonnes actions, tandis que le vaniteux proclame le peu qu'il fait. « La main gauche doit ignorer ce que donne la main droite », a dit Jésus. « Celui qui fait le bien avec ostentation a déjà reçu sa récompense. »

Donner en cachette, être indifférent aux louanges des hommes, c'est montrer une véritable élévation de caractère, c'est se placer au-dessus des jugements d'un monde passager et chercher la justification de ses actes dans la vie qui ne finit pas.

Dans ces conditions, l'ingratitude, l'injustice ne peuvent atteindre l'homme charitable. Il fait le bien parce que c'est son devoir et sans en attendre aucun avantage. Il ne cherche pas de récompense ; il laisse à la loi éternelle le soin de faire découler les conséquences de ses actes, ou plutôt il n'y songe même pas. Il est généreux sans calcul. Pour obliger les autres, il sait se priver lui-même, pénétré de l'idée qu'il n'y a nul mérite à donner son superflu. C'est pourquoi l'obole du pauvre, le denier de la veuve, le morceau de pain partagé avec le compagnon d'infortune, ont plus de prix que les largesses du riche. Le pauvre, dans son dénuement, peut encore secourir plus pauvre que lui.

Il est mille manières de se rendre utile, de venir au secours de ses frères. L'or ne tarit pas toutes les larmes et ne panse pas toutes les plaies. Il est des maux pour lesquels une amitié sincère, une ardente sympathie, une effusion de l'âme feront plus que toutes les richesses.

Soyons généreux pour ceux qui ont succombé dans la lutte contre leurs passions et ont été entraînés dans le mal, généreux pour les pécheurs, les criminels, les endurcis. Savons-nous par quelles phases leurs âmes ont passé, quelles tentations elles ont endurées avant de faillir ? Avaient-elles cette connaissance des lois supérieures qui soutient à l'heure du péril ? Ignorantes, incertaines, agitées par tous les souffles du dehors, pouvaient-elles résister et vaincre ? La responsabilité est proportionnelle au savoir ; il est demandé davantage à celui qui possède la vérité.

Soyons pitoyables pour les petits, les débiles, les affligés, pour tous ceux qui saignent des blessures de l'âme ou du corps. Recherchons les milieux où les douleurs abondent, où les coeurs se brisent, où les existences se dessèchent dans le désespoir et l'oubli. Descendons dans ces abîmes de misère, afin d'y porter les consolations qui relèvent, les bonnes paroles qui réconfortent, les exhortations qui vivifient, afin d'y faire luire l'espérance, ce soleil des malheureux. Efforçons-nous d'en arracher quelque victime, de la purifier, de la sauver du mal, de lui ouvrir la voie honorable. C'est seulement par le dévouement et l'affection que nous rapprocherons les distances, que nous préviendrons les cataclysmes sociaux, en éteignant la haine qui couve au coeur des déshérités.

Tout ce que l'homme fait pour son frère se grave dans le grand livre fluidique dont les pages se déroulent à travers l'espace, pages lumineuses où s'inscrivent nos actes, nos sentiments, nos pensées. Et ces dettes nous seront payées amplement dans les existences futures.

Rien n'est perdu, rien n'est oublié. Les liens qui unissent les âmes à travers les temps sont tissés des bienfaits du passé. La sagesse éternelle a tout réglé pour le bien des êtres. Les bonnes oeuvres accomplies ici-bas deviennent, pour leur auteur, la source d'infinies jouissances dans l'avenir.

La perfection de l'homme se résume en deux mots : Charité, Vérité. La charité est la vertu par excellence ; elle est d'essence divine. Elle rayonne sur les mondes, elle réchauffe les âmes comme un regard, comme un sourire de l'Éternel. Elle surpasse en résultats le savoir, le génie. Ceux-ci ne vont pas sans quelque orgueil. Ils sont contestés, parfois méconnus, mais la charité, toujours douce et bienveillante, attendrit les coeurs les plus durs, désarme les esprits les plus pervers, en les inondant d'amour.

 

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PHOTO DE LEON DENIS

 

 

ldenis

 

 

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13/01/2007

VUE DU TEMPLE DE JEMEPPE-SUR-MEUSE A L'AURORE.

temple

 

L' AUTEUR DE CETTE PHOTO EST MONSIEUR MESSIAEN F.

16:36 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

12/01/2007

L'EGOCENTRISME ET LA "VUE DU MAL" (SUITE)

 

L’EGOCENTRISME

ET

LA « VUE DU MAL »

( SUITE )

     Qu’on y prenne bien garde et qu’on reste humble et modeste. Si nous regardons les autres et que nous y trouvons de l’égocentrisme, c’est que nous sommes nous-mêmes égocentriques.

     Si nous raisonnons sur le texte précédent et que nous sommes honnêtes avec nous-mêmes, la seule difficulté que nous rencontrerons ce sera de savoir dans quelle catégorie d’égocentrisme nous devons nous situer.

     Comme il est dit dans ce texte, nos besoins élémentaires sont similaires. C’est leur mode d’expression qui diffère.

     Nos besoins relationnels les plus vitaux sont liés aux réactions de l’autre. Mais nous ne pouvons oublier que chacun est aussi, pour l’autre …un autre.

    Si les différences de l’autre nous sautent si facilement aux yeux, c’est aussi parce que, pour cet autre, nous représentons aussi tout ce qu’il y a de différent.

     Les troisième et cinquième principes nous conseillent comme comportement un total désintérêt pour parler sur les autres, pour les juger et les amoindrir à nos yeux et aux yeux du monde. Ce comportement implique aussi un absence totale de dévalorisation de nous-mêmes.

     Ce qui est difficile à comprendre, c’est la raison pour laquelle l’autre ne nous comprend pas. Nous ne nous comprenons pas parce que nous craignons de reconnaître chez l’autre ce qui est détestable en nous, ce qui nous fait honte.

      Mais, l’autre, nous en avons besoin ! Dans la « CHARITE MORALE », le Père ANTOINE dit, à juste titre, et nous le comprenons mieux après ce raisonnement :

     «  Attendez-vous à ce qu’un de vos semblables surgisse tout à coup sur votre chemin, mais ayez bien soin de ne pas y voir le mal, voyez y plutôt l’instrument de votre progrès ».

     Et, dans le chapitre « LA SOLIDARITE PEUT-ELLE ENTRAÎNER LA RESPONSABILITE ? » :

     « Cherchons ce que peuvent signifier les mots « la solidarité est le principe fondamental indispensable à la création ». Si elle n’existe qu’en apparence, pour quelle raison a-t-elle pour base la solidarité, pourquoi celle-ci est-elle indispensable à tous les êtres incarnés ? je répondrai : »afin qu’ils puissent arriver à se réformer les uns par les autres. » En effet, nous ne pouvons nous améliorer que par l’épreuve sans laquelle, nous le savons, il n’est point d’avancement et pour y  arriver le contact de notre semblable nous est indispensable. Voilà la solidarité ! »  

     Et, dans un autre passage :  « Le contact de notre semblable nous est indispensable  pour surmonter ( la vue du mal) … »

 

 

 

 

 

11/01/2007

L'EGOCENTRISME: UNE MANIFESTATION DE LA " VUE DU MAL "

 

L’EGOCENTRISME :

SES DIVERSES FORMES,

MANIFESTATIONS DE LA « VUE DU MAL ».

     Que quelqu’un défende, même avec ardeur, ses propres droits, son propre bien-être, sa propre situation n’est nullement anormal ni choquant ni immoral.

     Cela le devient lorsque cette personne dérape, lorsqu’elle pense d’abord, et exclusivement, à elle-même, qu’elle place sa personne au centre de tout.

     C’est encore plus grave lorsque, parfois, cela frise à la cruauté quotidienne, habituelle ( dans la vie de famille, de quartier, de travail…). On arrive là au harcèlement moral. C’est alors la « vue du mal » qui s’exprime. C’est toujours là que finit par aboutir l’égocentrisme !

     La tolérance et le refus de jugement sont indispensables pour accepter l’autre dans sa différence, pour arriver à bout de l’égocentrisme.

     L’égocentrisme se manifeste sous diverses formes, parfois contradictoires par rapport à d’autres formes. Mais c’est toujours le même fluide néfaste.

     Observons quelques unes de ces formes. Si nous y réfléchissons, nous découvrirons la « vue du mal ». Elles en sont indissociables, soit qu’elles l’amènent, soit qu’elles en sont le produit.

     1° Être exclusivement demandeur par rapport aux autres : leur asséner sans cesse des remarques, des conseils, des leçons et, en retour, exiger de l’attention, des remerciements, de la gratitude, de l’affection, du respect…

     2° Être atteint du « complexe de l’estrade » : les personnes qui monopolisent l’attention, qui ne parlent que d’elles, de leurs succès et qui ont, perpétuellement besoin d’un public approbateur et admiratif qu’ils monopolisent…

     Verser dans le perfectionnisme exigeant : ce sont les gens imbus d’eux-mêmes, impatients et exigeants dans leurs relations avec les autres. Ils croient détenir le monopole de la connaissance de la matière qu’ils travaillent. Ils manquent de compréhension en ce qui concerne la valeur réelle des autres et leur manière de fonctionner…

   4° S’autoproclamer « victime » : ce sont les êtres, malheureux, prisonniers des interdits, des préjugés, des dogmes reçus et qui sont trop marqués par les objectifs ou les obligations qu’on leur a inculqués ou qu’ils se sont fixés. A cette catégorie, on peut ajouter les hypocondriaques. Ils se sentent constamment responsables de ce qui se passe, voire même coupables.

     Avoir la mentalité de « dominant » : les êtres qui veulent que leur personnalité sorte toujours au-dessus du lot. L’esprit de dominance devient vite esprit tyrannique et d’intolérance.

     Se retrancher des autres : les individus distants, enfermés dans leur tour d’ivoire. Ils manifestent une attitude condescendante, orgueilleuse, méprisante. Ils prennent  toujours leurs distances par rapport à leur entourage et abandonnent tout intérêt vis-à-vis d’autrui. Ne pas confondre avec la timidité.

     Cultiver la haine : les personnes haineuses s’estiment victimes du destin et rendent les autres coupables de leurs difficultés ou de leurs échecs. Le soutien des autres leur paraît aller de soi. Ils n’en sont donc jamais reconnaissants. Ils prennent tout comme un dû, comme un dédommagement. Non seulement, ils sont incapables de s’intéresser au bonheur d’autrui, mais celui-ci leur fait envie et leur paraît immérité.

 

     Avant d’aller plus avant dans le raisonnement, rappelons-nous quelques passages de l’ENSEIGNEMENT :

 

 

Extraits de l’ENSEIGNEMENT.

     «  Efforcez-vous d’aimer celui que vous croyez être votre ennemi, ce n’est que pour vous apprendre à vous connaître que le place sur votre chemin. Mais voyez le mal en vous plutôt qu’en lui , il en sera le remède souverain » ( Cinquième Principe )

 

     «  L’Enseignement est basé sur la foi et pour être d’accord avec lui, il faut démolir la vue du mal. Plus voudrions-nous l’étudier en dehors de la loi, plus renforcerions-nous cette vue, car ce serait rentrer dans l’égoïsme. » ( Chapitre «  L’ETUDE DE L’ENSEIGNEMENT MORAL » )

 

     «  Pour la pénétrer, nous devons démolir la vue du mal, c’est-à-dire » reprendre le chemin entrepris dès le principe pour débarrasser l’Arbre de science du dernier atome de cette matière par laquelle il nous a engendrés.

        Dès ce jour, on ne dira plus l’arbre de la science, du bien et du mal mais de la vue du mal ; tel est son véritable sens. » (Chapitre « APPARENCE DE LA REALITE »

 

     Face aux problèmes d’égocentrisme, il faut essayer d’avoir une attitude d’écoute, s’efforcer d’entendre le message caché de l’autre. Cela exige de l’humilité.

     On doit faire preuve d’empathie : il faut pouvoir comprendre le monde affectif de l’autre, ressentir ce qu’il ressent, savoir ce qui l’émeut et à quel point cela l’émeut mais en gardant une juste distance. Il faut savoir percevoir la souffrance réelle qui est cachée par une des attitudes décrites plus haut.

     Il faut s’efforcer de ressentir les émotions de l’autre mais sans les prendre pour nôtres. Ce qu’il ressent, nous n’avons pas à le juger, nous devons seulement y être sensibles, l’entendre dans sa souffrance…

     Face à des comportements égocentriques, plutôt qu’adopter une attitude de rejet, ce qui convient c’est de prendre conscience de la similitude fondamentale des besoins humains. Ce que les égocentriques expriment, ce sont ces besoins, similaires aux nôtres, mais ils les expriment mal.

     La conscience de cette similitude des besoins rend dérisoire l’usage des reproches, des leçons de morale, des condamnations abruptes…

     Même si c’est difficile, on doit trouver en soi de la bienveillance, de la clémence pour les autres et, ainsi, du moins peut-on l’espérer, susciter ce même sentiment chez eux.

10/01/2007

CONNAISSANCE ET SAVOIR.

 

CONNAISSANCE

ET

SAVOIR.

 

     Fréquemment, dans l’ENSEIGNEMENT et dans le langage antoiniste, les mots utilisés ont un sens différent de celui qui leur est communément attribué.

 

    Ainsi, les termes « connaissances » et «  savoir ».

 

   Allons dans l’ENSEIGNEMENT, au chapitre « LA SCIENCE ET LA FOI », nous trouverons :

 

    « Il faut distinguer les connaissances qui sont dues à l’étude et à l’analyse de la matière, du savoir qui provient du contact de la vie, d’une activité bienveillante au sein de l’humanité ; on peut même observer à ce propos que l’intelligence est d’un grand danger, car elle s’appuie uniquement sur la matière dont les fondements sont moins solides qu’on se l’imagine. »

06/01/2007

LA DEMARCHE VERS AUTRUI.

 

DEMARCHE VERS AUTRUI :

DEMARCHE INTERPERSONNELLE

DEMARCHE « TRANCULTURELLE ».

 

     On peut, une fois encore, se pencher sur le cinquième principe et le raisonner :

 

     «  Efforcez-vous d’aimer celui que vous croyez être votre ennemi. Ce n’est que pour vous apprendre à vous connaître que je le place sur votre chemin , mais voyez le mal plutôt en vous qu’en lui, il en sera le remède souverain. »

 

    Ce principe ( attention, l’ENSEIGNEMENT antoiniste ne parle jamais de commandements ), débute par la locution « efforcez-vous  ». Cela veut dire qu’il s’agit là d’une démarche active.

 

    Nous avons, ensuite, l’expression « celui que vous croyez être votre ennemi ». Nous entendons par là  la volonté active de dépasser les différences, les obstacles, de surpasser les préjugés. Bref : ne pas juger a priori mais toutefois cela implique de bien saisir les différences. Ne pas juger les différences ne peut pas signifier de les ignorer.

 

     Le mot « ennemi » est cité. Cela signifie qu’il existe, fatalement, quasiment entre chaque individu un obstacle culturel à dépasser. C’est vrai dans la vie quotidienne : nous fréquentons des gens de religion, d’ éducation, de niveau intellectuel, de niveau de compréhension morale, de niveau scolaire différents. Il faut aussi ajouter les histoires familiales ou de clan…Certains aiment le sport, d’autres le cinéma, d’autres la lecture…

 

    Bref, la démarche vers autrui est manifestement un besoin et une nécessité : c’est en partie par ses relations avec autrui que l’homme se construit. Mais, on se heurte toujours à obstacle culturel. Chaque dialogue entrepris nécessite le dépassement d’un choc culturel.

 

    Se rencontrer, c’est exister et faire exister l’autre. Mais au quotidien, nous sommes souvent parasités par des jeux de domination et des comportements d’évitement ou d’opposition. C’est ce que le Père ANTOINE veut dire lorsqu’il dit : « Rien n’est bien s’il n’est solidaire. »

 

    C’est encore plus compliqué lorsque « autrui » est quelqu’un d’une autre culture. On parlera alors d’une démarche « transculturelle ». Mais au fond, les ressources morales nécessaires pour entamer cette démarche sont les mêmes que celles qui sont utilisées au quotidien.

 

    Il s’agit là de ressources essentielles et bien ancrées dans l’histoire des relations humaines.

 

   Celles-ci nous poussent à nous intéresser à l’AUTRE, mais d’un intérêt purement moral, charitable, sans but matériel, sans intention de catégoriser et de juger, sans « vue du mal ». C’est la vraie solidarité.

 

    C’est grâce à cette solidarité, à cette intérêt dématérialisé que l’on perçoit avec le plus d’acuité sa propre identité, sa différence, sa propre étrangeté, ses propres imperfections.

 

    C’est comme cela qu’il faut, à mon sens , comprendre la dernière partie du cinquième principe : « Mais voyez le mal en vous plutôt qu’en lui, il en sera le remède souverain. »

 

    On pourrait aussi citer un auteur moderne qui est loin de partager nos opinions et méditer sur sa pensée, Régis DEBRAY :

 

    « A force de considérer que nous sommes la lumière et que tout ce qui n’éprouve pas nos a priori culturels relève de la barbarie, nous nourrissons un obscurantisme, un refus de reconnaître l’autre, une arrogance navrante, voire un racisme. »

 

    Il faut, en tout cas , proscrire toute pensée binaire, tout manichéisme : il n’y a pas un « bien absolu », dont nous serions les uniques représentants, campant en face d’un « mal absolu » dont l’autre serait le tenant.

 

     Il ne faut pas, non plus, « déposer son problème »chez les  autres. Si on a une difficulté de relation avec quelqu’un, si on se heurte à un obstacle entre soi et quelqu’un, c’est qu’il y a un problème. Il faut d’abord s’examiner et le résoudre chez soi avant de le situer a priori chez l’autre.

 

    C’est ce que nous trouvons dans le chapitre « LA CHARITE MORALE » : « Attendez-vous à ce qu’un de vous semblables surgisse tout-à-coup sur votre chemin, mais ayez bien soin de ne pas y voir le mal, voyez y plutôt l’instrument de votre progrès. »

 

    Lorsque nous sommes en face de quelqu’un d’une culture fondamentalement différente, nous devons nous rapporter aux paroles du Père ANTOINE dans le chapitre « LE MATERIALISTE, LE FANATIQUE & LE VRAI CROYANT » à propos de l’attitude à avoir vis-à-vis des athées :

 

    «  Cependant nul n’a le droit de critiquer les adeptes d’une telle doctrine. Ils agissent bien naturellement, ils possèdent la faculté commune à tous les hommes, appelée la conscience, faculté naturelle d’essence divine qui, en se développant rend l’esprit plus sensible au bien et au mal. C’est celle-ci qui les empêche d’abdiquer la morale pour revendiquer les idées purement matérielles… »

   

03/01/2007

 LE COMPORTEMENT QUOTIDIEN: SES DIFFICULTES, CONSEQUENCES DE LA VUE DU MAL.

 

LES DIFICULTES RENCONTREES DANS LE COMPORTEMENT QUOTIDIEN :

CONSEQUENCES INATTENDUES DE LA « VUE DU MAL »

     Je reviens à nouveau sur un texte dont j’ai déjà traité au début de ce blog. Le fameux passage toujours très mal compris et très controversé. Je le reprends, ainsi qu’une partie de mon commentaire de l’époque :                                             ………………   "Faites le mal et ne faites plus le bien. Si vous ne pouvez vous en passer, faites-le alors plutôt la nuit que personne ne puisse vous voir"        Il faut voir bien au delà  des mots. Il faut en chercher le sens profond. Examinons-nous nous-mêmes. faisons un effort et étudions bien notre propre comportement. Ainsi, quand nous cédons à nos faiblesses et que nous voulons les assouvir, ne cherchons-nous pas ainsi à faire le mal en nous dispensant de la honte de l'avoir commis? Ne cherchons-nous pas ainsi, tout simplement, à échapper au regard de notre prochain? C'est ainsi commettre une deuxième fois le mal car, en nous dispensant de la honte de l'avoir commis, nous nous dispensons du remords qui pourrait épurer notre âme. Ce remords, ce serait la véritable épreuve.      De même, serons-nous autant dévoués si on nous demandait de nous cacher pour faire le bien alors que le bien réel n'a jamais besoin du grand jour pour s'accomplir?                                                 ………………………….     La compréhension de l’ENSEIGNEMENT n’est pas toujours aisée.  

    Encore une fois, il faut considérer que ces phrases ont été prononcées volontairement pour provoquer un choc salutaire. Pour, une fois le choc passé, nous contraindre à considérer cette phrase comme un miroir et nous obliger à regarder en nous, à nous examiner dans notre vie quotidienne.

         S' interdire de manifester son agressivité entraîne refoulement, culpabilité, troubles psychosomatiques, tension nerveuse et vune façade de fausse gentillesse. C'est surtout ce dernier point qui est néfaste.

     Ceux qui choisissent de ne pas exprimer les conflits agissent comme des nettoyeurs pressés : ils cachent la poussière et les flocons de laine sous les tapis et sous les meubles.       La rancune et l’amertume sont des entraves à l’épanouissement. Donc, il vaut toujours mieux exprimer ses contradictions. A la  condition de ne pas se transformer en « donneurs de leçons » en « faiseur de morale », de ne pas, a priori, transformer son contradicteur en « ennemi ».       A ce propos, quand on est surpris par la tentation de se faire le « moralisateur », rapportons-nous aux paroles du Père ANTOINE dans le chapitre « ETRE OU PARAÎTRE » :      « Personne n’a le droit de faire des remontrances. Quand nous remarquons quelque chose d’injuste en apparence, ne nous hâtons pas de juger ; tâchons d’en pénétrer la cause et nous serons plus indulgents, plus raisonnables. «       Rappelons-nous d’ailleurs les paroles du Père ANTOINE, dans la dernière partie du chapitre « REINCARNATION » :      « Il est parfois bien pénible d’entendre avancer des opinions contraires aux siennes. C’est bien là, cependant, que l’on nous rend les plus grands services en nous corrigeant du parti pris. Nous ne pouvons souffrir que de l’erreur. Plus l’homme est méchant, plus il voit le droit de son côté et la méchanceté chez les autres. Si nous sommes donc contrariés, affligés de l’opinion d’autrui, c’est que nous nous basons sur l’erreur. »         Nous sommes quotidiennement amenés à une gymnastique morale et mentale bien difficile, à surmonter une contradiction, ,à vivre une épreuve toujours recommencée : -  ne pas tenir enfermés en soi les germes de contradictions avec autrui, car    c’est nourrir en soi un fluide néfaste qui finira par tout envahir ;- pour éliminer ce fluide néfaste, rien ne vaut une mise à plat ;- faire en sorte que cette mise à plat ne se transforme en une leçon de morale, une liste de récriminations, une mise en accusation ;- et ne jamais transformer l’autre en « ennemi », mais toujours, en fin de compte , comme le miroir de nous-mêmes ( se rappeler la parabole de la paille et de la poutre !)     
NE JAMAIS AVOIR LA VUE DU MAL !
       En fait, VIVRE, c’est éprouver des émotions. Il faut apprendre à exprimer ces émotions de façon salutaire en respectant l’autre ( celui que « nous croyons être notre ennemi »  ) et nous respectant nous-mêmes.      Ainsi, le colérique doit apprendre à exploser de manière contrôlée et le non-colérique doit, lui, apprendre à ne plus fuir les oppositions ouvertes.      Il ne faut nullement craindre, non plus, de manifester ses opinions. Le silence en face d’une agression verbale peut être considérée comme un acquiescement ou comme une défaite devant l’expression de ce qui est prétendument la vérité. Mais sans que cela se transforme en une agression en réponse. Une leçon ne doit pas répondre à une leçon…mais cela n’empêche pas les explications et les remises en ordre.      Ainsi, un jour, à l’occasion d’une promenade en groupe dans les bois de SERAING, notre groupe est passé près de la source du Père ANTOINE. L’accompagnateur s’est livré à des explications erronées qui ont provoqué des commentaires déplacés de la part de plusieurs participants. J’en ai profité poyr rétablir certaines vérités : notamment le sens de cette source dans la tradition antoiniste, le fait qu’elle n’était nullement considérée comme miraculeuse par les antoinistes et quelques grandes lignes du Culte.                              

SUR LA TOLERANCE

UN LECTEUR A FAIT UN COMMENTAIRE SUR LE TEXTE PRECEDENT TRAITANT DE LA TOLERANCE.

 

EN RESUME, IL ME RENVOIE AUX PRINCIPES ANTOINISTES POUR, EN QUELQUE SORTE M'INVITER A MODESTIE.

 

C'EST EN TOUT CAS AINSI QUE J'INTERPRETE SON MESSAGE !

 

ET...S'IL N'AVAIT PAS TORT !!!!!!!!!!

 

 


29-12-2006, 22:19:25

Contradictoire...


Principe 1 :"Si vous m'aimez, Vous ne l'enseignerez à personne, Puisque vous savez que je ne réside Qu'au sein de l'homme."
Principe 2 :"Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi,"
Principe 3 :"Vous ne pouvez faire la morale à personne"
Rien qu'à lire les 3 premiers principes, je me demande pourquoi vous nous parlez de l'antoinisme... Vous faites tout le contraire de ce que "votre Dieu" vous demande !

13:43 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/12/2006

LA TOLERANCE: QUELQUES REFLEXIONS.

 REFLEXIONS SUR LA NOTION DE TOLERANCE. 

      On peut définir la tolérance comme étant « un genre de sagesse qui surmonte le fanatisme, ce redoutable amour de la vérité ».( dixit ALAIN ).

      On  parle ici de «sagesse» et de «surmonter». Non pas de la tolérance qui résulterait de l'indifférence, du mépris, de la faiblesse des convictions ou du caractère, mais d'une sagesse qui surmonte.    Ce que la tolérance n'est pas.

 

     On a souvent tendance à assimiler la tolérance à des notions qui se révèlent fondamentalement différentes, bien que proches sur certains points.    

L'indifférence

     L'indifférence est de n'éprouver ni plaisir, ni douleur, face à ce que l'on perçoit. Il n'y a aucunement besoin de tolérance face aux choses pour lesquelles on n'éprouve pas d'émotion. Par exemple, une personne pour qui les questions de religion ne sont pas une préoccupation, ne peut être qualifiée de tolérante ou intolérante en matière religieuse.

La soumission

     La soumission est l'acceptation sous la contrainte physique ou morale. Pour qu'il y ait tolérance, il faut qu'il y ait choix délibéré. On ne peut être tolérant qu'avec ce qu'on a le pouvoir d'empêcher ou tout au moins de refuser.

L'indulgence.

     L'indulgence va plus loin que la tolérance, en cela qu'elle est une disposition à la bonté, à la clémence, une facilité à pardonner, alors que la tolérance peut être condescendante. 

La permissivité.

     La permissivité, tout comme l'indulgence, va plus loin que la tolérance. Elle se distingue de l'indulgence par l'absence de référence aux sentiments. Elle se définit comme une propension à permettre sans condition.

Le respect.

     Le respect suppose que l'on comprenne les valeurs d'une personne ou d'une idée. Par le respect, nous jugeons favorablement quelque chose ou quelqu'un ; en revanche, par la tolérance, nous essayons de supporter quelque chose ou quelqu'un indépendamment du jugement que nous lui portons. Dans la notion de « respect », il y a une idée de jugement, de « vue du bien », opposée à la vue de cde qui serait mal. On ne partage pas certaines idées, mais on les respecte parce que l’on y trouve une certaine valeur. Petits rappels.      Je vous renvoie aux divers principes qui traitent de la tolérance : -         le deuxième principe ;-         le cinquième principe ;-         le septième principe ;-         le dixième principe.