29/12/2009

SUR " LA PLENITUDE D'ÊTRE ": Rélexions n°2.

 

LE PROBLEME DU POLYTHEISME.

On ne peut pas, on ne sait pas attribuer de personnalité à DIEU. En effet, une « personnalité » ne saurait être définie que par rapport, par comparaison ou par opposition à une autre personnalité. Or, DIEU n'a pas de pareil sinon Il ne serait pas DIEU. DIEU ne peut donc être comparé aucune autre entité. DIEU est l'absolu ( la fameuse « unité de l'Ensemble » ). Il est, par définition, impossible à être décrit ou représenté. Il est l'absolu, l'unique qui dépasse toutes les catégories. DIEU est le centre suprême de l'amour: Il a accordé à l'homme le libre-arbitre et une conscience, ainsi que le Père ANTOINE dit dans le chapitre «  LA CROYANCE ET LA FOI »: 

« DIEU ne nous a pas donné la croyance pour nous guider, mais Il nous a mis une conscience, par laquelle nous devons nous diriger et qui devient sensible au fur et à mesure que nous nous améliorons. Il est vrai que l'on ne peut s'acquérir la foi en un jour, mais en s'efforçant d'agir dans l'ombre, avec désintéressement, on s'en pénètre insensiblement et la croyance en DIEU s'éteint de même parce qu'on s'acquiert l'amour vrai, l'amour divin. Nous sommes DIEU pour autant que nous le possédons. DIEU est en nous et nous en Lui; par son amour, nous pouvons tout, notre foi ira jusqu'à transporter les montagnes, plus rien ne nous sera impossible. »

Nous trouvons là la divergence avec le polythéisme. Le polythéisme se montre incapable de concevoir cette double essence de DIEU: son immanence par Sa présence, en devenir, chez l'homme et Sa transcendance par le fait qu'Il est l'essence de toutes les essences, le modèle et le but final de chaque aventure humaine et de l'aventure de toute l'humanité, malgré le fait qu'Il nous ait laissé le libre arbitre total. L'homme n'est pas une marionnette aux main de DIEU.

Le polythéisme est incapable de concevoir à la fois cette double essence et aussi le fait qu'il soit en même temps le but de l'humanité et l'origine du libre arbitre donné à l'humanité. Pour le polythéisme, l'homme est un jouet soumis aux caprices de nombreux dieux. Aucun dieu ne constitue la finalité de l'aventure humaine. L'homme pense néanmoins pouvoir agir sur les caprices des dieux, pariant, en quelque sorte, sur les rivalités entre les dieux. Le polythéisme professe aussi que l'homme peut séduire l'un ou l'autre dieu par des offrandes, des sacrifices pour en obtenir, en retour, des faveurs, des prérogatives.

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28/12/2009

SUR "LA PLENITUDE D'ÊTRE": Réflexions n° 1

 

SUR « LA PLENITUDE D'ÊTRE » :

REFEXIONS N° 1.

L'article précédent peut sembler trop philosophique et éloigné de la simplicité de l'Antoinisme. Il n'en est rien: le sujet n'est pas si complexe et il touche au coeur de l'Enseignement Antoiniste. Il nécessite cependant des compléments de recherches. Ainsi, cet extrait de l'article précédent:

«  Tout d'abord, chaque homme peut être considéré comme un "DIEU en devenir" et l'essence de DIEU est présente dans toutes les essences. Ce qui fait la supériorité de l'essence de l'homme, c'est qu'il en est conscient. C'est la notion de l'immanence de DIEU. D'autre part, DIEU est le modèle et la source de toutes les essences. C'est donc vers Lui que l'homme tend par son progrès moral. »

Nous touchons ici à la double nature de DIEU: son immanence ( c'est-à-dire sa présence au sein de chaque homme – chaque homme étant en quelque sorte « DIEU en devenir » ) et sa transcendance ( c'est-à-dire son existence en tant qu'essence de tout, modèle de tout et but de tout ). C'est une vue qui s'écarte de la notion traditionnelle de transcendance qui ne conçoit DIEU que comme une entité supérieure à tout, omnisciente, omnipotente par opposition aux hommes.

La notion traditionnelle de transcendance pousse trop facilement les adeptes à tenter de le rejoindre via le mysticisme, voire la complaisance au martyr. On voit les extrémités auxquelles cette complaisance pousse certains, la recherche de la mort par le terrorisme!

Notre conception de DIEU , son immanence couplée à son état d'essence absolue, nous fait croire que ce n'est pas par le mysticisme qu'on le rejoindra mais par notre façon de nous comporter vis-à-vis de nos semblables. J'ai trouvé un passage intéressant dans le chapitre « DIEU POURRAIT-IL AVOIR CREE LA SOUFFRANCE »: 

« Disons-nous bien, mes enfants que nous ne pouvons aller à DIEU que par l'intermédiaire de notre semblable, en nous efforçant d'aimer. DIEU n'est pas là où nous Le croyons, Il est en nous-mêmes. Il nous dispense l'amour, Il est l'amour Lui-même. Aimons alors notre prochain par Lui. Par notre foi nous comprendrons le but de la vie, nous saurons tout, nous pourrons résoudre le grand problème de l'existence. »

Voilà qui est clair. Clair...mais pas toujours facile à mettre en oeuvre. D'autant plus que l'Auréole de la Conscience nous propose encore bien davantage: 

«  ...c'est de la foi que naît l'amour: l'amour qui nous montre dans nos ennemis DIEU Lui-même; ne pas aimer ses ennemis, c'est ne pas aimer DIEU... ».

Il est parfois déjà si difficile de montrer de l'amour à un proche. Qu'arrive-t-il si on n'en est pas capable. Lisons la suite du chapitre: 

«  Il arrive que nous n'avons pour certaines personnes que de l'indifférence. Qui en souffre si ce n'est nous-mêmes, puisque l'amour est indispensable pour être heureux ? Méditons cette question et nous trouverons pourquoi nous sommes si souvent chagrins. Nous pouvons être parfois éprouvés par les efforts que nous faisons pour atteindre l'amour; mais si on l'obtenait plus facilement, aurait-il de la valeur ? J'ai dit souvent que si l'on pouvait se procurer de l'or aussi facilement que le sel, il n'aurait pas plus de valeur que celui-ci. »

Suivent alors une série de considérations et de recommandations:

«  Nous devrions toujours penser que nous devons aimer pour nous acheminer plus sûrement vers la vertu, vers le bonheur. Ne nous défions jamais que de nous-mêmes; ne nous laissons pas pénétrer par le doute, car il aurait bientôt fait des ravages chez nous et nous vaudrait de grandes souffrances. Tâchons de comprendre la nécessité des épreuves, que notre intelligence se garde de les détourner en nous faisant sortir de la réalité. »

Voilà, direz-vous une bien longue digression. Ce n'est pas une digression. Dans ce dernier paragraphe, le Père ANTOINE nous démontre à quel point l'amour qui nous est demandé est lié à la foi qui est nécessaire. En somme, la foi est nécessaire pour pouvoir manifester de l'amour et, en revanche, l'amour entretient la foi.

Et, à présent, nous arrivons à la conclusion du chapitre: notre conception de la transcendance. Toutes ces difficultés rencontrées dans l'exercice de l'amour sont les épreuves qui nous mènent au chemin vers le DIEU, modèle de tout, source de tout et essence de toutes les essences: 

« A mesure que nous traverserons les tissus de la matière, nous nous sentirons grandir dans la foi, jusqu'à ce qu'un jour nous nous trouvions réunis fraternellement, les uns dans les autres, au sein de DIEU »

Voilà, résumée en une phrase, notre notion de la transcendance de DIEU et notre conception de la vie.

Cela peut être complété par cet extrait du chapitre « COMMENT NOUS PROGRESSONS. »: 

« Quand nous comprendrons DIEU, nous comprendrons sa justice, nous serons certains qu'Il ne peut faire le moindre privilège, que celui qui est arrivé au dernier échelon a dû commencer par le premier et monter successivement, que le meilleur a dû être mauvais. De là, nous conclurons que tous les bons ont été méchants et que les méchants deviendront bons en vertu de la loi du progrès; l'humanité arrivera insensiblement à être un jour purifiée, tous les êtres s'amélioreront. »

Mais, nous ne pourrons sans doute vraiment « comprendre DIEU » que lorsque nous l'aurons rejoint.

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25/12/2009

LA PLENITUDE D'ÊTRE.

LA PLENITUDE D'ÊTRE.

La forme d'être la plus inférieure est celle des corps inanimés. Il leur manque une activité propre. Il est, par définition, l'être passif. Il ne peut entrer en activité que grâce à un autre être, soit par réaction soit parce qu'il est l'objet d'une manipulation. Il n'a bien entendu aucune conscience de son être.

Une activité activité plus grande se manifeste chez les organismes: ils sont pourvus d'une activité propre et leur activité tend vers une fin, bien que cette fin leur reste inconsciente. Ce sont, notamment, les plantes.

Chez les animaux, nous trouvons un degré encore supérieur. Ils ont une activité propre, plus grande car autonome, et leur activité est dirigée vers une finalité que, d'une certaine manière, ils connaissent. On trouve donc chez eux une plus grande plénitude d'être. Cependant, ils sont dépourvus de la conscience de leur place dans le monde et ils ignorent le sens de leur vie: ils ne savent pas que la mort clôture la vie. Pour nous , Antoinistes, nous sommes certains, à la différence d'autres cultes, qu'ils sont dépourvus d'âme.

L'homme, lui, est pourvu d'une âme spirituelle. 

" Nous devons comprendre qu'il existe deux mondes, l'un corporel et l'autre spirituel, le monde des incarnés et je n'ajouterai pas celui des désincarnés, mais plutôt celui des non incarnés. Beaucoup pourraient s'imaginer qu'ils sont distincts, il n'en est rien. J'ai déjà révélé que tout être se compose de deux individualités dont l'une est le moi conscient et l'autre le moi intelligent. Nous faisons donc partie du monde corporel par ce dernier, notre moi imparfait et du monde spirituel par notre moi réel." ( Chapitre "LA REINCARNATION" )

L'homme comprend donc en une seule personne la perfection de toutes les formes inférieures, y compris la matière inanimée. En plus, il les présente en une forme spirituelle supérieure. C'est en ce sens qu'il faut comprendre ce que le Père ANTOINE essaie de nous dire lorsqu'il dit que les animaux sont " l'excrément de la création ". C'est tout simplement cela qu'il exprime.

L'homme connaît la finalité de son activité mais il est aussi capable de la fixer librement. C'est ce que nous trouvons dans le chapitre " LE LIBRE ARBITRE ":

" Tel est le contrôle du libre arbitre, déduisant le mal du bien, l'erreur de la vérité. C'est ainsi que nous concevons les termes de comparaison et que nous entreprenons tous le chemin du progrès. Nous sommes tous des ADAM, nous avons tous subi cet examen. Je l'ai déjà révélé: si DIEU avait établi des lois pour aller à Lui, elles seraient obligatoires, nous ne pourrions nous en dispenser; nous serions redevables à DIEU de notre bonheur puisque à Lui seul en reviendrait le mérite."

L'homme possède donc la plus grande plénitude d'être qui soit sur terre.

Mais la plus grande plénitude qui soit, c'est DIEU. DIEU peut être caractérisé par ce que nous nommons "esprit", "volonté", "liberté","connaissance","amour".

La relation entre DIEU et les hommes est située sur deux plans. Tout d'abord, chaque homme peut être considéré comme un "DIEU en devenir" et l'essence de DIEU est présente dans toutes les essences. Ce qui fait la supériorité de l'essence de l'homme, c'est qu'il en est conscient. C'est la notion de l'immanence de DIEU. D'autre part, DIEU est le modèle et la source de toutes les essences. C'est donc vers Lui que l'homme tend par son progrès moral. C'est vers la fusion finale avec ce modèle de perfection et de plénitude. C'est, si l'on veut, une certaine conception de la transcendance. Bien que la plupart des religions donnent une autre définition de la transcendance, définition poussant au mysticisme.

16:48 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/12/2009

VALEURS: ENCORE UNE NOTION AMBIGÜE. ( Extrait de Amin MAALOUF )

"VALEURS":

ENCORE UNE NOTION AMBIGÜE.

( Extrait de Amin MAALOUF )

Le mot " valeurs " est fréquemment utilisé. Il est même souvent invoqué comme argument suprême dans une discussion. On entendra:  " Ce sont nos valeurs nationales ", " Ils doivent accepter nos valeurs ", " Ce sont nos valeurs historiques ", " Les valeurs qui sont la base de notre société "...

En fait, si on gratte un peu, on se rend souvent vite compte que l'invocation des "valeurs" n'est rien d'autre qu'un argument d'autorité qui clôt toute discussion possible.

C'est également ce qui ressort d'un texte de Amin MAALOUF, extrait du livre " Le Dérèglement du Monde ":

" ''Valeurs'' est un mot galvaudé, et versatile. Il navigue avec aisance entre le pécuniaire et le spirituel; et, dans le domaine des croyances, il peut être synonyme d'avancement ou de conformisme, de libération morale ou de soumission. Aussi me dois-je d'expliciter le sens dans lequel je l'emploie, et les convictions que j'y attache. Non pour rallier qui que ce soit à mon étendard - je n'en possède aucun, je demeure à bonnedistance des partis, des factions, des chapelles, rien n'est plus précieux à mes yeux que l'indépendance d'esprit; mais il me parapit honnête, dès lors que l'on expose sa vision des choses, de dire sans détour ce que l'on croit et où l'on aimerait aboutir.

  De mon point de vue, sortir "par le haut" du dérèglement qui affecte le monde exige d'adopter une échelle des valeurs basée sur la primauté de la culture; je dirais même basée sur le salut par la culture.

   On a souvent attribué à André MALRAUX une phrase qu'il n'a probablement jamais prononcée, et selon laquelle le XXI° siècle '' sera religieux ou ne sera pas ''. Je suppose que les derniers mots, '' ou ne sera pas '', signifient qu'on ne pourra s'orienter dans le labyrinthe de la vie moderne sans quelque boussole spirituelle.

   Ce siècle est encore jeune, mais l'on sait déjà que les hommes pourraient s'égarer avec la religion comme ils pourraient s'égarer sans elle."

On retrouve ici, en fait, les notions de croyance opposée à la foi, la notion de libre-arbitre, la notion de monde matériel rempli d'embûches ( de "tribulations et de vicissitudes" pour reprendre une expression favorite du Père ANTOINE.

Dans le chapitre " LA CROYANCE ET LA FOI ", le Père ANTOINE dit ceci:

" La variété des croyances n'étant que de l'opinion, aucun de nous ne peutv jeter la pierre à son semblable, nous avons pour devoir de la seconder autant que nous pouvons. Agir ainsi, c'est rendre témoignage à la vérité. Si nous ne le faisons pas, c'est que nous ne sommes pas encore arrivés où nous croyons. Nous ne devons pas l'ignorer, il n'y a que les actes qui démontrent le degré de notre élévation.

  L'homme devenu bon possède l'amour, il ne pourrait ni blâmer, ni critiquer le méchant, au contraire, il l'aime et fait preuve de ses bons sentiments en lui tendant la main; car il comprend la raison pour laquelle il peut lui être inférieur. Il sait que ce n'est pas la religion qui fait l'homme mais l'homme qui fait la religion.

  DIEU ne nous a pas donné la croyance pour nous guider, mais il nous a mis une conscience, par laquelle  nous devons nous diriger et qui devient plus sensible au fur et à mesure que nous nous améliorons."

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20/12/2009

LE SEUL PECEHE AU MONDE ( CITATION )

"En ce monde, le seul péché, c'est d'exploiter, de leurrer ou de berner les autres et soi-même."

Cela Plath Sylvia

16:19 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/12/2009

LE DON: UNE NOTION SOUVENT AMBIVALENTE.

 

LE DON:

UNE QUESTION DE SOCIETE AMBIVALENTE !

 

Nous nous trouvons dans la grande période de fin d'année, correspondant à la grande période des dons divers: Saint-Nicolas, Noël, étrennes, cadeaux, cartes de soutien...

 

Un grand nombre de circonstances sont l'occasion de dons plus ou moins traditionnels : les aumônes; les étrennes et autres cadeaux liés aux fêtes; les offrandes pour cérémonies religieuses ; les gratifications et pourboires ; les collectes en faveur de réalisations collectives ou effectuées à l'occasion de catastrophes, etc.

Ces cadeaux, ces dons devraient être « gratuits », « gratuits » dans le sens de « désintéressés ». Le mot « don » implique « donner ». « Donner », ce n'est pas « vendre » ! « Donner », ce n'est pas non plus « échanger » !

 

Nous voilà engagés dans une question bien plus ardue qu'elle ne paraissait au début. Quand on dit que « donner », ce n'est pas « vendre », cela semble n'être qu'une lapalissade. Pourtant, à bien y réfléchir: que signifie le verbe « vendre » ? « Vendre », c'est fournir un bien ou un service contre rémunération.

 

Il ne faut donc pas que le don soit une vente déguisée. Comment cela se pourrait-il ? Trop souvent «  Faire un don à quelqu'un » n'est rien d'autre qu'une action visant à prendre barre sur lui. C'est piéger l'autre, c'est en faire un obligé qui se sentira tenu de donner ( ou de faire ) quelque chose en échange.

 

Il ne faudrait donc pas que le don ne soit rien d'autre qu'une façon très adroite de mettre l'autre sous sa dépendance ou, en tout cas, de le placer sous la contrainte de réciproquer. « Donner » peut donc parfois se traduire par « contraindre à un retour ». Nous ne nous trouvons plus ici, si on ose une comparaison, dans la simple « vente » mais dans le contexte de « vente forcée ». Les faits de corruption commencent d'ailleurs bien souvent, subrepticement, par un simple « cadeau »: une croisière, le prêt d'un appartement pour les vacances, le « don » d'un accessoire, la réparation soit disant gratuite d'un appareil ou d'une voiture...

 

Comme toujours, on retrouve ces mises en garde dans les « Dix Principes »:

  • le quatrième: «  Ne dites jamais que vous faites la charité à quelqu'un qui vous semble dans la misère... »;

  • le dixième: «  ...sachez qu'une grande épreuve sera votre récompense si vous l'humiliez en lui imposant le respect... »

 

Pour être véritablement un « don », le don doit se faire sans esprit de retour. Sur le « don » pèse souvent l'ombre d'une contrainte psychologique, parfois seulement inconsciente mais bien réelle même si, la plupart du temps, elle n'est pas exprimée.

 

Comme souvent, nous trouvons dans l'ENSEIGNEMENT des passages qui peuvent être rattachés à ce problème. C'est le cas dans le chapitre «  LE DESINTERESSEMENT ET LA FOI »: 

 

«  Le désintéressement n'est pas toujours compris; il est pourtant la base des vertus que sans lui on ne pourrait pratiquer.

Quand nous avons la pensée de faire la charité, nous donnons; mais notre acte est-iltoujours charitable ? Nous ne devons pas voir celui qui reçoit, car c'est un malheureux qui ne comprend pas, qui n'a ni les vertus, ni la foi pour se maintenir dans le bon chemin et se procurer le nécessaire. La vraie charité a pour base l'amour, trouve en elle sa récompense; son bonheur est parfois si vif qu'aucune parole ne pourrait en rendre la profonde émotion. Mais tant que nous posséderons un atome de matière, nous ne pourrons jouir du désintéressement complet; cette vertu est inséparable de toutes les autres que nous devons acquérir par notre travail »

 

Bien sûr on pourra objecter qu'ici le Père ANTOINE fait surtout état du don fait par charité. Attendons la suite: 

 

«  Quand nous donnons, n'est-ce pas l'espoir d'une récompense ou la crainte du remords qui nous fait agir plutôt que le feu sacré ? Notre esprit se débat souvent au milieu de pensées contradictoires, dans l'inquiétude de ne pas secourir à bon escient; or il importe peu que celui qui demande notre assistance manque ou non du nécessaire; la valeur matérielle du don ne compte pas davantage. Notre émotion, voilà la chose essentielle et la sanction de notre acte. Nous touchons ainsi à un fluide éthéré qui fait notre bonheur tout en réconfortant la personne obligée. »

 

Les dons représentant l'abandon d'une part importante d'une fortune personnelle s'appellent «  philanthropie ». Cependant la philanthropie, sans qu'elle soit à condamner, bien au contraire, n'empêche pas la recherche de retombée directe ou symbolique. On peut citer le désir de perpétuer leur mémoire ( les fondations ). mais parfois aussi une intention de récupérer commercialement plus tard. Plus généralement,sur le plan religieux, la "générosité" pratiquée sur Terre est assez souvent un gage d'amélioration de sa condition dans l'au-delà. Nous retrouvons là le fameux « trafic des indulgences » dénoncé par LUTHER en son temps.

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17/12/2009

DIEU:C'EST L'ETRANGER PAR ESSENCE.

DIEU:C'EST L'ETRANGER PAR ESSENCE.

Voilà une affirmation qui devra surement choquer ou, en tout cas , intriguer.

Celui qui est habitué à la littérature antoiniste ne devrait pourtant pas être choqué. On trouve dans l'ENSEIGNEMENT d'autres affirmations interpellantes, comme celle-ci, puisée dans le chapitre "LA CROYANCE ET LA FOI":

" Ne croyons pas en DIEU, n'espérons jamais rien de Lui, mais croyons en nous et agissons naturellemnt. Sachons que nous sommes DIEU nous-mêmes, que si nous voulons, nous pouvons.

  La croyance a été imaginée par l'intelligence qui a toujours cru que DIEU existe en dehors de nous. Elle ne peut être naturelle car elle suscite la crainte et nous fait agir toujours contrairement, avec la pensée que DIEU nous voit, qu'Il nous observe, qu'Il nous punit et nous donne des récompenses; c'est ainsi que nous faisons le mal croyant faire le bien."

La, dans ces quelques phrases, se trouve en fait le fondement de ce qui est avancé dans le titre de l'article: " DIEU, C'EST L'ETRANGER PAR ESSENCE".

En effet, l'ENSEIGNEMENT ne cesse de le démontrer: DIEU " TOUT PUISSANT " est une fausse vue, une erreur. A l'opposé d'un DIEU "TOUT PUISSANT", extérieur à l'humanité, distribuant punitions et récompenses, nous croyons en un DIEU humain. Humain dans le sens qu'il réside en chacun de nous, au moins potentiellement.

Mais si nous croyons cela, nous risquons de trébucher contre un obstacle. Nous courons le risque de nous replier sur nous-mêmes, de cultiver le DIEU intérieur, de faire abstraction de ce qui se trouve en dehors de nous. Nous risquons de croire que nous devons et pouvons faire notre salut tout seuls, en nous cultivant, par l'ascétisme, par la prière...sans nous occuper d'autrui. C'est une erreur comme le Père ANTOINE l'enseigne plus loin dans le même chapitre:

" Je le répète, la croyance en DIEU telle qu'on l'envisage résulte de l'intelligence, elle nous fait prier en égoïstes, toujours par la crainte et non l'amour, nous montrant tout autour de nous le mal qui suscite notre haine. Elle est contraire à la foi qui est le fruit de l'expérience acquise par la pratique de la loi d'amour et de charité. La croyance n'est qu'une opinion qui a germé en nous au contact de ceux qui nous ont élevés, disons qu'elle est de parti pris, c'est pour cette raison qu'elle est impuissante à nous améliorer; elle donne à croire que les paroles suffisent pour nous rapprocher de DIEU."

Rechercher uniquement le progrès individuel. Tout concentrer sur soi risque de conduire à l'ascétisme, à l'égoïsme, au narcissisme, au mépris de l'autre nécessairement inférieur ou incapable, mais aussi au fanatisme, à la recherche du sacrifice par le martyre, si nécessaire. C'est-à-dire le culte, l'amour inconditionnel de DIEU qui entraîne à la mort la plus douloureuse.

Nous avons dit que DIEU, c'était "l'étranger par essence, par définition". En effet, nous venons de démontrer que c'est le seul moyen de montrer sa foi.

Dans " étranger ", il y a " étrange ". Quelle est la définition du dictionnaire à ce mot ?:

" étrange = qui étonne, intrigue comme différent de ce qui est habituel ou ordinaire, singulier, bizarre..."

Chaque fois que nous rencontrerons quelqu'un qui répondra à cette définition et que nous jugerons a priori, que nous aurons un sentiment de rejet, de peur irraisonnée, de phobie, de haine... et bien, chaque fois, c'est DIEU que nous aurons jugé, rejeté, craint, haï...Il n'est pas inutile de rappeler,une fois de plus la célèbre phrase de  "LA CHARITE MORALE":

" Attendons-nous à ce qu'un de nos semblables surgisse tout-à-coup sur notre chemin. Mais ayons bien soin de ne pas y voir le mal..."

Ce n'est pas inutilement non plus que l'AUREOLE DE LA CONSCIENCE est placée comme introduction à l'ENSEIGNEMENT et sur le mur du fond de chaque Temple Antoiniste:

" Un seul remède peut guérir l'humanité: LA FOI; c'est de la foi que naît l'amour: l'amour qui nous montre dans nos ennemis DIEU Lui-même; ne pas aimer ses ennemis, c'est ne pas aimer DIEU; cart c'est l'amour que nous avons pour nos ennemis qui nous rend dignes de Le servir; c'est le seul amour qui nous fait vraiment aimer, parce qu'il est pur et de vérité"

Parlant toujours de DIEU, le Père ANTOINE dit ceci dans le chapitre "LE MYSTERE: AMOUR, INTELLIGENCE & CONSCIENCE":

" En réalité, chacun de nous évolue et se dirige soi-même en s'établissant des lois en rapport avec son développement. DIEU, avons-nous dit, ne réside ni dans le ciel ni sur la terre, mais au sein des êtres; son amour se retrouve partout dans une puissance qui maintient l'équilibre et l'harmonie de l'ensemble ; tous vont vers Lui par le contact de la loi morale qu'ils pressentent à travers l'atmosphère qui les entoure; par elle ils ont le sentiment de la justice, discernent le bien du mal; elle est la loi universelle, le phare qui éclaire les êtres, quel que soit l'échelon auquel ils appartiennent."

 

19:00 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/12/2009

PREMIERE MARQUE DE L'IRRESPECT.

NE PAS ECOUTER LES AUTRES:

 LA PREMIERE MARQUE DE L'IRRESPECT !

On ne le répétera jamais assez: il faut une fois pour toutes faire le choix de ne pas mépriser ni écraser les autres.

Si on n'accepte pas que les autres s'expriment ou que les autres professent une opinion différente ou qu'il expriment une sensibilité étrangère à nous, une attitude est souvent choisie: on ne les écoute pas lorsqu'il parlent.

C'est la première marque de l'irrespect.

C'est en fait la première étape sur une voie négative. On commence par ne pas les écouter, puis on porte un jugement a priori, puis on les classe dans une catégorie.

De ce fait, on a rompu les ponts qui peuvent réunir les personnes. On a blessé l'humanité de l'autre. On a surtout blesser la part de DIEU qui réside chez l'autre.

20:13 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/12/2009

ELOGE DE LA SIMPLICITE.

ELOGE DE LA SIMPLICITE.

Tout se trouve dans le "Connais-toi". Dès qu'on se retire de l'agitation de la vie courante pour méditer ou réfléchir ou, plus simplement, se reposer, tous les côtés, parfois les moins clairs , de notre personnalité viennent au jour dans notre esprit.

C'est alors qu'on apprécie davantage la simplicité dans la vie, dans le comportement quotidien.

Alors, on peut travailler sur sa personnalité, chasser tous les chemins compliqués et essayer d'aborder tout avec simplicité.

Cela ne veut surtout pas dire que l'on devient, du jour au lendemain, une personne complètement désintéressée, dépourvue de vanité. Non, on ne devient pas un saint aussi facilement. Ce n'est d'ailleurs pas le but que l'on doit poursuivre.

On deviendra plus réceptifs aux fluides de bonne source. on pourra aussi abandonner toute précipitation, toute fébrilité dans la vie quotidienne et, partant, toute sensation d'angoisse, toute tentation vers la paranoïa.

En allant à la recherche de la simplicité, on se mettra à l'abri des passions, des explosions de colère ou de frustration ou, à l'inverse, de tout sentiment excessif de jouissance. Bref, de tout ce qui peut nous faire perdre le contrôle de nous-mêmes.

Pensons aussi à ce que dit le Père ANTOINE dans le chapitre "LE DESINTERESSEMENT":

"Sachons que presque toutes nos pensées ne sont que la conséquence de l'intérêt; la moindre importance que nous attachons aux actes de nos semblables, que nous voudrions voir agir dans un sens plutôt que dans un autre, c'est un manque de désintéressement, car si nous jouissons de celui-ci, nous ne verrons jamais s'ils font bien ou mal^parce que cette vertu nous satisfait en tout, elle anéanti la vue du mal complètement. Je le répète, c'est l'importance que nous attachons aux choses, qui doit nous démontere que nous n'en sommes pas désintéressés.

 Pour bien apprécier le désintéressement, nous devonsnous acquérir la foi, qui nous éclairera pour tout ce que nous n'interprétons que trop souvent contrairement au début de nos entreprises."

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13/12/2009

LE BESOIN D'APÔTRES.

LE BESOIN D'APÔTRES.

Question d'une utilité criante ! Elle se posait déjà à l'époque du Père ANTOINE.

 Manifestement, nous manquons d'apôtres.

Mais qu'est-ce qu'un apôtre ?Faut-il promouvoir le porte-à-porte? Faut-il s'installer sur les marchés ? Faut-il essayer de s'imposer dans les débats publics ? Faut-il diffuser des tracts dans les boîtes-aux-lettres ?

Mais cela ne serait-il pas plutôt de l'agitation ? Cela ne contreviendrait-il pas aux deuxième principe ( "Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi dans l'intention de vous convertir...") ?

Le Père ANTOINE se montre souvent réticent. Pourtant, à l'aube de l'ANTOINISME, des "démarcheurs" existaient. VIVIER et DEBOUXTHAY en témoignent. Mes parents qui ont connu l'implantation de l'Antoinisme dans le Condroz, à EVELETTE notamment, en ont témoigné.

Dans l'ENSEIGNEMENT, le Père ANTOINE en parle à diverses reprises. Voici un extrait du chapitre " L'EFFICACITE DES LOIS MORALES":

" Nous savons que ne pas aimer ses ennemis, c'est ne pas aimer DIEU, qu'ils sont nos bienfaiteurs puisque leurs persécutions nous obligent à nous réformer. Grâce à leur vigilance, nous ne pouvons guère sortir des lois: ils nous rappellent tout de suite à la raison. Ce n'est pas tant l'ENSEIGNEMENT qui nous fait progresser que l'opposition de ceux qui voudraient l'anéantir et qui ne parviennent qu'à lui donner plus de valeur. ce qu'on appelle le bien et le mal constitue une solidarité indispensable pour tout ce qu'on peut proclamer."

On peut considérer ce passage comme une mise en garde pour tous ceux qui désireraient se dévouer pour diffuser l'ENSEIGNEMENT Antoiniste: ils rencontreront l'opposition; ils seront peut-être traqués; s'ils ne seront pas "persécutés", ils risquent néanmoins de subir des injustices, d'être victimes de rancunes.

Mais c'est aussi un encouragement: ce sont toutes ces vicissitudes qui renforeront la foi et aideront au progrès! Voici la suite:

" N'est-ce pas un peu exagérer que de parler d'^pôtres, bien qu'il y ait toujours des personnes qui prennent à coeur l'ENSEIGNEMENT."

Ici, le Père ANTOINE met en garde les "candidats apôtres", contre le risque de la vanité. Pour lui, "apôtre" est un mot exagéré qui flatte l'égo.

" Seront apôtres celles qui se dévoueront pour le travail moral, qui prêcheront d'exemple l'amour et le désintéressement, qui feront comprendre, par leur manière d'agir, que l'ENSEIGNEMENT n'a d'autre base que la foi.

   Rien ne portera obstacle à leur mission; elles pourront donc continuer l'oeuvre, s'acquérant de plus en plus la foi qui donne le savoir de toute chose, qui convainc que la mort est la vie, car au point de vue de l'être, on devrait appeler celle d'ici-bas la mort et sa rentrée dans l'autre , la naissance."

Comme souvent, le Père ANTOINE profite de l'occasion pour introduire dans l'exposé un rappel de ses principes. Ici: l'existence de deux mondes, " l'un corporel et l'autre spirituel" ainsi que, en ébauche, le principe de la réincarnation.

 

15:37 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/12/2009

MERCI AU 200000 VISITES.

MERCI AU 200000 VISITES!

Hélas, ce ne sont qu'un nombre de "clics": il ne m'est donc pas possible de connaître le nombre réel de "visiteurs".

Quand j'ai été mis au défi, par des amis, de publier sur internet des informations pour faire connaître le Culte Antoiniste, j'étais bien loin de me douter où cela me conduirait!

 Merci aussi à tous ceux qui ont enrichi ce site de leurs commentaires.

Merci aussi au Culte Antoiniste qui ne s'est jamais opposé à l'existence de ce site ni à ce qui y était dit!

19:27 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

11/12/2009

RELIGION: RETROUVER LE SENS DU MOT.

 

LA RELIGION:

RETROUVER LE SENS DU MOT .

« Aimons-nous les uns les autres et faisons à autrui ce que nous voudrions qui nous fût fait. »

« Efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être ''votre ennemi''; ce n'est que pour vous apprendre à vous connaître que je le place sur votre chemin. Mais voyez plutôt le mal en vous qu'en lui: il en sera le remède souverain. »

La notion de « religion », la notion de « morale » sont comprises dans ces deux préceptes.

La notion de « religion » est en général pervertie. La « religion » devrait être ce qui réunit alors qu'elle est souvent devenue ce qui sépare!

Il n'est pas aisé de définir le mot "religion". Si on interrogeait chaque croyant, chacun donnerait une définition différente ou presque.

Certain pensent même qu'il ne faut pas la définir en vue de ne pas enfermer la religion dans une vision monolithique. Ils pensent qu'il faut percevoir les religions comme des pages différentes d'un même livre. Ils estiment qu'elles ont toutes la même base mais qu'elles diffèrent non pas par le but ni le fond mais par la forme et que cette forme varie selon les besoins des époques ou des sociétés.

La « religion » pourrait aussi être comparée à une chaîne. Cette comparaison trouve tout son sens. En effet, la chaîne en question peut être vue de diverses manières. Nous avons, bien sûr, la chaîne qui unit les gens les uns aux autres; c'est la chaîne qui permet aux plus faibles de ne pas s'égarer et de pouvoir suivre les plus forts. Mais nous avons aussi la chaîne qui entrave les mouvements; c'est la chaîne qui empêche les personnes de se mouvoir librement, celle qui retient prisonnier. Nous avons aussi la chaîne qui sert de barrière; c'est celle qui sépare au lieu de réunir, celle qui maintient à l'extérieur du groupe ceux avec qui on ne veut pas se mêler !

Une difficulté est de savoir si l'on doit intégrer le sens de "Dieu » et, surtout, quel sens donner au mot « DIEU »

Cela me fait penser à un extrait du chapitre «  QUELLE EST LA CONCEPTION QU'ON PEUT SE FAIRE DE DIEU »: 

«  Vous me demandez quelle conception je me fais de la Divinité, nous ne devons pas ignorer que toutes conceptions de DIEU sont des effets de l'intelligence qui L'imagine en dehors de nous et qu'elles diffèrent à l'infini, suivant notre compréhension. Je vais vous démontrer comment nous devrions raisonner DIEU. J'ai révélé que la foi est opposée à la croyance parce qu'elle se base sur la morale et l'autre sur la matière. Tout croyant se représente DIEU à travers celle-ci comme un Être isolé dans l'univers et c'est d'après cette conception qu'il Le prie et L'adore. Cependant nous ne devons pas ignorer qu'il nous a été dit que nous ne pourrions aller à DIEU que par l'intermédiaire de notre semblable, c'est ce qui démontre qu'on ne pourrait vraiment aimer DIEU que de l'amour dont on aime celui-ci. N'oublions pas que ce n'est pas par notre ami que nous pourrions nous pénétrer de l'amour divin mais bien par celui qui paraît plutôt nous être hostile. Faisons-nous cette conception qui est DIEU Lui-même, nous pourrons ainsi nous rendre compte de sa réalité; quand nous aimons réellement, c'est DIEU Lui-même qui est en nous, là nous sommes heureux parce qu'Il est l'amour vrai; en pourrait-il être de même en nous haïssant ? C'est le contraire, nous sommes alors d'autant plus malheureux que cet amour nous fait défaut. »

Si on comprend bien le sens du dernier passage, il est clair qu'il ne faut plus chercher à tout prix et à force de sacrifices et d'ascétisme à entrer en relation avec un « Dieu » placé au-dessus du monde mais qu'il faut souhaiter découvrir et entrer en relation avec ce qu'il y a de divin en chacun de nous.

Quand on conçoit « DIEU » de la première manière, on risque toujours d'opposer le « droit divin » aux règles de vie en société. Il faut bien prendre garde, quand les gens invoquent, pour justifier leur conduite, le « droit divin », il est impossible d'entrer en discussion: nous sommes dans les prémices de l'intolérance ou, en tout cas, de la condescendance, de la tolérance hypocrite ( on tolère simplement que les autres se trompent, on tolère simplement que les autres professent une religion de nature inférieure ).

Il faut rendre à la « religion » sa vraie dimension, celle de la « charité morale ». Une façon de pratiquer la « charité morale » est de renoncer à ses rancunes ( en matière de religion, elles peuvent être tenaces ), d'être capable de s'ouvrir à autrui malgré ( et peut-être à cause ) de ses différences, de respecter l'autre ( le respect interdit le jugement établi a priori ), de manifester la capacité d'accueil, de paix ( qui sommes-nous pour juger, discriminer et condamner? ). Il faut renoncer à l'aspect identitaire de la « religion ».

En somme, il faut abandonner la manie, l'obsession de la supériorité et du repli identitaire: la « religion » doit être ouverte sur l'extérieur. Je vous donne à nouveau à méditer un autre passage du même chapitre: 

« Si nous possédions une plus grande foi nous comprendrions d'autant mieux DIEU, nous saurions qu'Il est l'amour. Si j'en éprouve un grand bonheur quand il est en moi, pour quelle raison devrais-je Le repousser et être malheureux parce qu'un autre n'agirait pas comme il me semblerait qu'il doit le faire ? Pourquoi le priver de mon amour ? Si celui-ci me fait défaut, ne vais-je pas souffrir encore davantage, en n'éprouvant pour lui que de la haine ? »

C'est toute l'illustration de ce qui a été dit plus haut: la condamnation du repli identitaire, la recherche d'un « DIEU » intérieur, le refus de juger a priori, le devoir d'accueil...Mais voyons la suite: 

« Voilà la conception que tous les prophètes ont révélée et quoiqu'elle soit enseignée, la plupart pourraient encore l'ignorer. »

C'est ce qui a été dit aussi: toute les religions ont la même base. Le Père ANTOINE poursuit et définit davantage cette base unique: 

« Pourrait-on s'en imaginer une plus réconfortante et plus naturelle puisqu'elle est réellement l'amour, DIEU par lequel nous aimons notre semblable, nous donnant ainsi le vrai bonheur qui ne peut exister en dehors de cet amour ? Mais sachons qu'il est incompatible à celui que nous possédons, car lui seul permet d'aimer tout le monde indistinctement. »

 

18:54 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/12/2009

NOUS SOMMES ENTOURES DE FLUIDES.

EXTRAIT DU CHAPITRE:

 "LES LOIS SE REDUISENT TOUTES A L'UNITE".

Nous avons parlé à diverses reprises dans les articles précédents de la spontanéité, des fluides, de la vanité, de l'hypocrisie. Voici un petit extarit de l'ENSEIGNEMENT qui aidera un peu à y voir plus clair:

" Ah! si nous pouvions voir par les yeux du corps tous les fluides dont notre atmosphère se compose, que nous avons attirés autour de nous par des actes contraires à la vérité, nous serions souvent stupéfaits du manque de sincérité, de l'hypocrisie qui nous fait agir dans notre infériorité."

On pourrait voir dans ces lignes un rappel à l'équivoque qui flotte souvent autour de notre "pitié"! Le Père ANTOINE continue:

" C'est en analysant de semblables questions que nous pourrions encore mieux apprécier l'intelligence, comprendre qu'elle est notre imperfection: si elle était ce que nous la croyons, elle nous rendrait autant heureux qu'elle nous rend malheureux en proportion de son développement. Nous sommes loin de le croire, cependant, car nous jouissons parfois d'un grand bonheur par les fluides que notre intelligence accumule autour de nous et qui augmentent ainsi notre atmosphère. Si elle pouvait les savourer comme le fait la conscience, elle verrait clairement le rôle qu'elle joue; alors seulement elle pourrait se juger et constater qu'elle est autant bornée, ignorante qu'elle se croit savante."

Maintenant, une conclusion bien intéressante et à méditer:

" Elle aurait alors autant d'horreur de tous ces fluides qu'elle s'est accumulés qu'elle a pu ressentir de bonheur en les acquérant."

Rappel et condamnation de notre vanité !

14:50 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/12/2009

SUR LA " PITIE ".

 

LA PITIE.

Nous vivons décidément dans une société qui devient de plus en plus bizarre. Les médias ( radio, télévision, journaux ) n'arrêtent pas de chercher à provoquer notre pitié. Il en est de même des nombreuses correspondances que nous recevons d'associations diverses.

D'une semaine à l'autre, d'un jour à l'autre, notre pitié est sans relâche sollicitée et, d'abord, provoquée.

Tout cela émane de la « société ». Ce qui est contradictoire, c'est que cette « société » devient de plus en plus dépourvue de compassion. La société n'est plus une société de convivialité mais une société de concurrence, d'agressivité.

Regardons-nous aussi nous-mêmes: alors que nous sommes prêts à montrer notre pitié à propos de n'importe quel malheur qui vient de s'abattre aux antipodes, nous ne connaissons souvent plus le nom d'un voisin habitant à 50 mètres de chez nous. Nous apprenons parfois avec quinze jours de retard, souvent par hasard, qu'un voisin immédiat est décédé!

Cela dit pour montrer l'étrangeté de ces manifestations de pitié. Nous sommes prêts à manifester de la pitié envers n'importe qui alors que nous manquons souvent de la plus élémentaire convivialité.

Que dire d'autre au sujet de cette « pitié »? Qu'est-ce que la « pitié »? La « pitié » est-elle un sentiment toujours positifs? La « pitié », pour parler un langage antoiniste, est-elle vraiment « de bonne source », est-elle puisée dans «  un bon fluide » ?

La « pitié » n'est pas une authentique émotion. Elle sert souvent à masquer des émotions moins nobles, notamment le mépris ou, à tout le moins , la condescendance. Notre « pitié » s'adresse à des personnes que nous mésestimons. (Voir la citation d'André STIL).

Cachée sous une apparence socialement acceptable et synonyme de grandeur d'âme, la pitié est une manifestation plus facile à accepter que le mépris ou la condescendance, par celui qui la vit et par celui qu'elle vise ou en est témoin.

Par définition, la personne dont nous avons pitié n'est pas à la hauteur de notre conception de la vie. C'est avec une certaine arrogance que nous l'évaluons incapable d' améliorer sa condition

La « pitié » a donc, comme beaucoup d'autres manifestation humaine, une signification ambivalente, voire équivoque. Elle est le signe d'un jugement défavorable de la part de celui qui la professe envers celui qui en est l'objet. Elle est aussi le signe d'une incapacité à réellement intervenir efficacement ( il est plus facile de pleurer que d'agir ). Pourtant on la transforme en vertu fondamentale et on s'en fait gloire. Une manifestation de « pitié », on en tire gloriole. Elle devient une cause de vanité.
La « pitié » peut très bien ne servir qu'à flatter celui qui s'en prévaut. Elle ne serait alors qu'hypocrisie.

La pitié à l'égard du genre humain n'a rien à voir avec la compassion véritable. La « pitié » est abstraite et vague alors que la « compassion » est personnelle et engagée.

La pitié prend bien souvent des proportions qui n’ont rien avoir avec la compassion. La pitié implique trop souvent un sentiment de supériorité ou de condescendance de la part de celui qui la ressent, une certaine humiliation pour celui qui en est l'objet. On pourrait dire que la pitié est charnelle, matérielle et la compassion spirituelle.

Il faut aussi prendre garde, surtout lorsqu'elle est suscitée à ce qu'elle ne soit, en réalité, que de la « fausse pitié ». On suscite la pitié dans le public à propos d'un événement d'actualité, d'un fait-divers bouleversant, d'une situation scandaleuse dans le but d'exploiter la réaction du public. On provoque une émotion générale, une pitié générale et on en profite pour réclamer un durcissement de la situation.

C'est le moment de se rappeler un grand principe antoiniste: il faut se garder de tout jugement hâtif ou téméraire.

Nous développerons encore davantage tout ceci en nous appuyant sur des extraits de l'Enseignement du Père ANTOINE.

 

 

 

19:17 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/12/2009

LA PITIE ( CITATION d'ANDRE STIL )

" La pitié n'a qu'un tort, regarder de haut "

( André STIL )

Voilà bien une citation à méditer. Nous aurons l'occasion de revenir sur ce sujet à l'occasion d'un développement.

 

19:30 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/11/2009

LA TENTATION ( IMAGES ).

LA TENTATION ( IMAGES ).

Les Antoinistes n'aiment pas beaucoup les images. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les temples sont très dépouillés.

Mais voilà, à force de parler de la tentation je n'ai pas pu y résister et je publie ci-après deux illustrations allégoriques de la tentation.

Tout d'abord, " l'ennéagramme des tentations ":

ennea_tentations

Et, ensuite la représentation de la " Tentation de Saint ANTOINE " par Salvador DALI. Ce dernier tableau nous fait bien ressentir toute la souffrance qui peut découler des tentations:

691051

19:11 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/11/2009

LA TENTATION.

 

LA TENTATION.

Raisonnons un instant sur cette supplique comprise dans le « Notre Père »: « Ne nous soumets pas à la tentation ».

Avec tout le respect dû à toute religion, je dois bien reconnaître que cette phrase m'a toujours paru déplacée. Si l'on réfléchit bien, on y dit, tout simplement, que la tentation de commettre une action malvenue, de suivre une mauvaise inspiration, d'appliquer un fluide défavorable serait l'oeuvre d'une volonté divine! C'est attribuer à DIEU un véritable esprit machiavélique. C'est reconnaître que DIEU est présent dans notre histoire en pemanence et ce, non pas pour nous protéger ( ce qui n'est d'ailleurs pas exact ) mais surtout pour nous tendre des pièges.

Dans le chapitre « LA SANCTION MORALE », le Père ANTOINE fait un sort à cette croyance quand il dit: 

« DIEU est tout amour,Il ne peut avoir créé le mal. Si le mal existait, il serait l'oeuvre de DIEU, puisque tout est créé par Lui; or dès l'instant qu'Il crée le mal, Il cesse d'être bon; Lui seul est alors la cause de nos souffrances.

Mais la preuve de la bonté de DIEU c'est que nous sommes libres de créer les facultés qui peuvent assurer notre bonheur.

Puisque en vertu de notre libre-arbitre, nous pouvons établir des lois nécessaires à notre avancement, à qui nous en prendre, en cas d'échec, si ce n'est à nous-mêmes ?

Nous pouvons comprendre que ce n'est pas DIEU qui nous punit pas plus qu'Il ne nous récompense. C'est nous qui nous punissons et qui nous récompensons par la conscience; elle nous donne toujours ce que nous avons mérité, elle est le témoin et le juge de nos actes et même de nos pensées. »

En fait, les tentations existent bien mais elles ne relèvent pas du vice mais de la faiblesse humaine. Nous ne sommes pas maîtres de nos désirs, de nos envies ni même de nos pulsions. Elles sont inhérentes à la nature humaine. La seule erreur commise est d'en détourner les bénéfices.

Quand nous disons que les désirs, les envies, les pulsions ( et donc, les tentations qui en découlent ) sont inhérentes à la nature humaine, c'est parce que l'homme est la seule créature qui refuse d'être ce qu'elle est. Cette condition est d'ailleurs le moteur de tout progrès, pas seulement du progrès matériel, mais aussi du progrès spirituel ou moral.

Quand on examine le problème des tentations, le pire qui pourrait arriver est qu'elles déboucheraient sur l'incapacité d'aimer réellement ou sur la servitude vis-à-vis des fantasmes. Le pire que l'on découvre dans les tentations, ce sont toutes les lacunes du comportement humain: les relations individuelles ou sociales, le rapport à la vie et à la mort, le rapport à la société, à l'argent, au travail...

Il existe une autre version de la phrase citée en exergue: 

« Ne nous laisse pas succomber à la tentation ».

Ceux qui utilisent cette version se sont bien rendu compte de leur bourde. Mais ce n'est pas encore correct. En vertu du libre-arbitre, ce n'est que l'homme lui-même qui est en mesure de ne pas succomber à la tentation.

Ecoutons ce que le Père ANTOINE en dit dans le chapitre « L'IMPORTANCE DE LA PENSEE »: 

« Soyons toujours prêts à analyser nos pensées; toutes celles qui se reportent dans le passé nous causent toujours une peine, elles nous engourdissent, nous rendent incapables d'accomplir nos devoirs; si le lendemain nous prions pour avancer, serons-nous à même de repousser de plus mauvaises encore, que celles-ci feront naître contre ceux qui servent d'instrument à notre progrès ? Aurons-nous la force de résister aux tentations et de rendre le bien pour le mal ? Non, notre manque de foi nous aura mis hors du combat et notre être ayant puisé dans les ténèbres, en subira les conséquences.

Lorsqu'une pensée surgit en nous, voyons si elle ne se relie pas aux mondes inférieurs. Nous savons qu'il ne faut pas marcher à rebours, que le passé est souvent hérissé d'épines; mais l'avenir peut nous réserver bien des roses. Les souffrances sont souvent imprévues; cherchons à connaître nos erreurs et ne perdons pas de vue que tout effet a une cause. »

17:14 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/11/2009

LA MEDITATION EST OPPOSEE A L'AMBITION.

LA MEDITATION EST OPPOSEE A L'AMBITION.

Méditer, c'est s'assoire ( au sens propre ou figuré ). Méditer, c'est renoncer, pour un moment, à se cramponner à ce qui est matériel.

Méditer, c'est abandonner, au moins pour un instant, l'obsession dualiste, l'obsession de tout séparer entre le "bon" et le "mauvais".

Méditer, c'est renoncer à avoir envers la spiritualité une attitude arrogante. C'est renoncer à apparaître comme quelqu'un de sûr de soi. C'est adopter une attitude dépourvue d'ambition, de revendication.

Pour cela, le meilleur moyen est de refuser d'employer des techniques de méditation, des rituels. Si méditer implique un effort de pensée, alors ce n'est pas une méditation!

L'ambition conduit inévitablement à la recherche de procédés sophistiqués, à des efforts de réflexions, à des détours dans lesquels on risque de s'égarer.

L'ambition amène à se nourrir de toutes sortes d'espoirs séduisants qui nen sont que chimères.

L'ambition amène au jugement. Le jugement conduit au tri des pensées, des actions que l'on voit se dérouler. La pratique de la méditation demande que l'on abandonne cette obsession du tri, de la catégorisation entre "bon" et "mauvais".

Cette catégorisation des pensées et des actions conduit à l'irritation, à la colère, à la haine. La méditation doit être considérée comme un moyen de prendre ses distances avec cet état d'esprit.

La véritable méditation est impossible sans désintéressement.

Je vous invite à réfléchir sur un extrait de l'Enseignement. Voyons ce que le Père ANTOINE dit dans le chapitre " L'IMPORTANCE DE LA PENSEE":

" Si une pensée soudaine nous rappelle un acrte commis autrefois avec plaisir, cette pensée fait surgir de nouveau le mauvais fluide et sans nous en apercevoir, nous allons à la dérive vers les ténèbres; nous accumulons autour de nous un fluide matériel et nous devenons bien malheureux, sans toutefois en connaître la raison: paresseux, sans courage ni dévouement, nous ne nous sentons plus anilmés du bien. Soyons toujours prêts à analyser nos pensées; toutes celles qui se reportent dans le passé nous causent toujours une peine, elles nous engourdissent, nous rendant incapables d'accomplir nos devoirs; si le lendemainb nous prions pour avancer, serons-nous à même de repousser de plus mauvaises encore, que celles-ci feront naître contre ceux qui servent d'instrument à notre progrès ? Aurons-nous la force de résister aux tentations et de rendre le bien pour le mal ? non notre manque de foi nous aura mis hors du combat et notre être ayant puisé dans les ténèbres, en subira les conséquences."

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24/11/2009

VERVIERS: PHOTO PRISE LORS DE L'INAUGURATION DU TEMPLE ANTOINISTE.

VERVIERS:

PHOTO PRISE LORS DE L'INAUGURATION DU TEMPLE ANTOINISTE.

1191463

 PUISE DANS:

http://antoinisme.blogg.org/

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23/11/2009

DEVELOPPEMENT SUR LE CINQUIEME PRINCIPE.

DEVELOPPEMENT

SUR LE CINQUIEME PRINCIPE.

"  Efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être votre ennemi; ce n'est que pour vous apprendre à vous connaître que je le place sur votre chemin.

Mais voyez plutôt le mal en vous qu'en lui: il en sera le remède souverain"

Vous croyez peut-être que je vais vous faire une dissertation ou un réflexion de mon cru. Non, les réflexions ( ou les "développements" ) à ce propos, je les ai trouvées dans le chapitre " LA SOLIDARITE PEUT-ELLE ENTRAÎNER LA RESPONSABILITE ?":

" Celui que nous dison notre ennemi pourrait-il nous occasionner la moindre souffrance, si nous interprétions son acte réellement ? Ah ! si nous avions le courage de nous montrer autant satisfaits de lui que nous lui montrons le contraire. La reconnaissance dont nous lui sommes redevables ne nous obligerait-elle pas à lui témoigner de l'amour au lieu de haine et de vengeance , n'est-ce pas là que nous faisons erreur, n'est-ce pas par notre fausse vue que nous l'apprécions contrairement puisqu'il n'est que l'instrument de notre progrès ?

   Je l'ai révélé et je le répète, il n'y a prise sur nous que pour autant que nous avons la vue du mal, due à l'imagination qui nous montre dans les actes d'autrui le mal qui est en nous et qui nous tente à l'accomplir en proportion.

  La vue du mal qui est l'imperfection prend l'apparence pour la réalité, elle ne nous permet pas de supporter celle-ci. Ah ! pauvres êtres que nous sommes ! nous prions et invoquons DIEU pour qu'Il nous délivre de nos souffrances alors que c'est Lui qui est en nous qui nous les occasionne en démolissant notre imperfection qui s'y refuse. Nous ne souffrons donc qu'au contact de la réalité, DIEU, que nous ne pouvons supporter. C'est la raison pour laquelle il a été révélé que l'amour de DIEU est incompatible avec celui du monde, c'est-à-dire que nous aimons par notre amour tout opposé à la réalité"

19/11/2009

NOUVELLES REFLEXIONS SUR LE DEUXIEME PRINCIPE.

NOUVELLES REFLEXIONS SUR LE DEUXIEME PRINCIPE.

"Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi dont l'intention serait de vous convertir. Si vous respectez toute croyance et celui qui n'en a pas, vous savez, malgré votre ignorance plus qu'il ne pourrait vous dire"

Le sage n'affirme aucun dogme à propos de la façon dont il devrait se comporter avec autrui. Et, réciproquement, il ne doit attendre de la part d'autrui rien de préétabli, rien d'obligatoire.

Donc, en ce qui concerne la morale, l'attitude religieuse, il ne doit pas essayer de modifier les autres à son image sous le prétexte qu'ils ne correspondent pas à un moule, le moule en question n'étant rien d'autre que nos propres certitudes.

Ceux qui se comportent de ctte manière, c'est tout simplement parce qu'ils doutent au lieu d'avoir la foi véritable. Pour étouffer leurs doutes, pour se rassurer sur ce qu'il croit être leur foi mais qui n'est en réalité que de la croyance, ils essayent d'utiliser les autres.

Le sage ne doit pas se préoccuper de convertir à tout prix. Le sage doit respecter la façon de vivre et de croire d'autrui.

Au contraire, il devra toujours considérer les autres comme autant de miroirs de lui-même et se remettre en question au vu des pratiques d'autrui.

Chercher à tout prix à convertir, c'est chercher à se fabriquer un territoire dont on deviendrait le maître. Sur le plan de la morale, il ne peut exister aucun territoire dont on serait propriétaire.

C'est ainsi que, très naturellement, nous débouchons sur le troisième principe.

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18/11/2009

LA FRIVOLITE.

 

LA FRIVOLITE.

 

 

Selon les dictionnaires: « Tendance qui consiste à changer trop facilement d'opinion, de décision, de sentiment ou de comportement. » Donc, nous sommes dans le domaine de la versatilité, dans l'émotionnel pur, dans la superficialité, dans l'inconstance: inconstance de goût, d'humeur, de tempérament, de volonté ( on pourra souvent dire que les inconstants au lieu d'être pourvus de volonté sont des velléitaires ).


La frivolité, c'est également et avant tout, un état d'esprit qui fait que l'on accorde prioritairement l'attention à des actions mentales, matérielles ou physiques superflues, sans intérêt réel. La frivolité nous empêchera de voir ce qui se passe réellement autour de nous. On pourrait dire, plus méchamment, nous permettra de ne pas voir ce qui se passe.


Les gens frivoles, superficiels accordent une importance capitale au « paraître », à l'apparence pour soi et pour les autres.


Faire montre de frivolité, de superficialité, c'est ne rien prendre au sérieux. C'est en fin de compte faire preuve d'égoïsme, d'un manque de compassion.


Le Père ANTOINE s'est penché sur le sujet, notamment dans le chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE »: 


« Quand certaines pensées nous procurent de l'agrément dans ce qui flatte nos faiblesses et nous porte à les assouvir, nous pouvons trouver sublime, comme l'a dit D., ce que nous regardons avec les yeux de la matière. Mais il en est de cette satisfaction comme de tous les plaisirs passagers. Des enfants en bas âge sont satisfaits d'un rien, alors que d'autres plus âgés, plus sérieux et plus raisonnables demandent plus et mieux. »

Toutefois,il faut bien reconnaître que les personnes qui prétendent n'accorder aucune importance aux apparences font souvent preuve d'hypocrisie. Ces personnes chercheraient ainsi avant tout à tenter de prouver leur absence de frivolité, de superficialité. Attention: prétendre n'accorder aucune importance à l'apparence, voire même la mépriser pourrait bien être une façon d'apparaître , de se distinguer facilement de la masse! On doit, au contraire, craindre que les personnes qui présentent comme une vertu leur manque total de superficialité, de frivolité devraient en avoir honte. Pour eux, il n'y a aucun espoir d'évolution.


Le frivole veillera à apparaître, à faire belle figure, à créer de la sensation et, réciproquement, il sera sensible à cet aspect des choses chez les autres. Il sera attiré par « le beau plumage » et « le beau ramage ». Voici, toujours dans le même chapitre, ce que le Père ANTOINE dit de ces préférences pas toujours sensées: 


« Il arrive que des personnes nous sont sympathiques ou antipathiques sans raison déterminée. Avoir trop d'amour pour les uns et en manquer pour d'autres, ce n'est pas aimer en réalité, car celui qui possède l'amour vrai ne cesse jamais d'aimer; il affectionne indistinctement les uns et les autres; s'il ne peut dire du bien de ses semblables, il y a une raison, mais du moins il n'en dira pas du mal. »

 

Il ne faut pas confondre « frivolité » avec « spontanéité ». Le frivole ne sera pas nécessairement spontané, loin s'en faut. Au contraire, la frivolité impliquera souvent une certaine recherche. C'est logique puisque le frivole accorde une grande importance au « paraître ». La frivolité ne relève donc pas, comme on pourrait peut-être le penser, du naturel, de l'inné. La spontanéité relève du naturel. La frivolité, elle, pousse plutôt, à quitter le naturel. Je vous livre un petit passage de l'Enseignement que l'on peut méditer: 


« Nous devrions toujours agir naturellement, ce n'est qu'en sortant de notre naturel que nous nous égarons; nous nous éloignons de la vérité, croyant nous en rapprocher. La raison en est bien simple: n'est-ce pas se dénaturer que de ne pas agir naturellement , Ah! Pauvres êtres que nous sommes ! Etudions-nous, voyons si nous ne voulons pas nous persuader que ce qui existe en apparence est au dessus de la réalité, que le mensonge est plus grand que la vérité. C'est toujours la vue d'ADAM qui nous fait prendre le bien pour le mal et le mal pour le bien; elle contrarie la marche de l'épreuve qui doit nous élever, tout en nous détournant de la raison; nous ignorons que c'est en l'interprétant contrairement que nous souffrons parce que nous nous dénaturons. Si l'épreuve nous rend malheureux, c'est parce que nous y voyons le mal tandis qu'elle est un bien. Rendons-nous en compte, nous reconnaîtrons que c'est l'erreur seule qui nous accable; si nous étions instruits de l'efficacité de l'épreuve, nous comprendrions qu'elle fait notre bonheur. »


Pourquoi un tel détour ? Quel est le rapport de ce long texte avec le sujet traité ? Le rapport se trouve dans la dernière phrase: la frivolité n'est en fait qu'un moyen d'échapper à l'épreuve. Par la frivolité, on échappe à l'épreuve en refusant de la voir.

 

16/11/2009

EMOTIONS ET SENTIMENTS.

EMOTIONS ET SENTIMENTS.

Les émotions semblent souvent nous emporter, nous priver de toute volonté. On se laisse facilement submerger par les sentiments, par les émotions.

Les émotions, on peut difficilement les éviter. Un évènement, souvent imprévu, se présente à nous et il est normal qu'il provoque une réaction, une émotion.

Les émotions amènent des sentiments. Les sentiments, ce sont en fait des jugements, négatifs ou positifs. Et cela, il faut essayer de le gérer, sinon nous nous laissons emporter par la "vue du mal". Nous trisquons de "voir le mal" là où il n'est pas ou de "voir le bien" alors que c'est loin d'être le cas.

Peut-on guider ses sentiments ? Peut-on rester maître de ses sentiments ?

Pour la plupart des personnes, les sentiments positifs ne font pas problèmes.

Là où cela devient malsain, là où cela nous fait mal, c'est quand il s'agit de sentiments de peine, de colère ou de peur.

Faut-il absolument refouler les sentiments ? Non, plus haut on ne parlait d'ailleurs pas de refouler les sentiments mais de les gérer.

Cette gestion des sentiments implique qu'on doit les accepter mais qu'il faut réagir et, surtout s'abstenir de jugement.

Retenons bien le cinquième principe:

" Efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être votre ennemi; ce n'est que pour vous apprendre à vou connaître que je le place sur votre chemin. mais voyez plutôt le mal en vous qu'en lui, il en sera le remède souverain"

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02/11/2009

LA NEGATIVITE ET LES IDEES SUICIDAIRES.

 

NEGATIVITE ET IDEES SUICIDAIRES.


Inévitablement, nous connaissons tous, à un moment ou l'autre, pendant des périodes courtes ou plus longues, l'expérience de la négativité. Chacun de nous connaît des journées creuses où rien ne va.

La négativité est le résultat d'une sorte d'agression, parfois seulement imaginée, du monde extérieur qui nous amène à ne pas aimer la situation dans laquelle on se trouve, à désirer, souvent ardemment mais vainement, que la situation soit différente de ce qu'elle est.

La mélancolie est une manifestation de cette négativité. C'est un état dépressif qui se manifeste même lorsque les évènements vécus sont en principe heureux et agréables. La personne atteinte se sent enveloppée sous une chape de plomb que rien ne peut enlever. La personne mélancolique se sent vide et privée de toute volonté. Il ne prend même plus la peine d'avoir aucune initiative. C'est comme si celles-ci étaient freinées ou annihilées. On se sent comme coupé de la vie, retranché du monde.

Alors, nous percevons tout comme une attaque. Donc, nous nous réfugions dans une attitude de repli sur nous-mêmes, défensive ( au mieux ), ou ( au pire ) offensive. Nous nous renfermons sur nous, nous pensons à protéger tout ce qui est à nous et nous passons à l'attaque ( sournoisement, ou offensivement ).

Ce mode de comportement génère des tensions, des ragots, des médisances, de la calomnie, le mécontentement. Et nous chercherons presque toujours à créer et élargir un cercle de mécontents.

On peut dire que c'est la culture du ressentiment, de l'amertume. A l'origine du ressentiment, de l'amertume, on trouvera toujours cette négativité. On trouvera toujours une blessure ( peut-être seulement imaginaire, mais l'effet est le même ), une violence subie ( qui ne sera parfois qu'une impression de violence, une situation ressentie comme violence ), un affront ( mais la sensibilité est tellement exacerbée que n'importe quoi de bénin peut être ressenti comme affront ).

Celui qui se considère victime ne peut bien souvent réagir car il se sent impuissant. Ce sentiment d'impuissance aggrave la négativité car non seulement on s'estime victime de quelque chose par injustice mais en plus on a une image dévalorisée de soi-même. On ne peut réagir, on ne peut faire que ruminer son amertume et rechercher une vengeance.

Il nous arrivera fatalement de faire supporter aux autres notre négativité. Nous deviendrons ainsi responsables des relations parfois malsaines, souvent médiocres avec autrui.


Il ne sera donc nullement étonnant que nos manques, notre sentiment d'impuissance apparaissent dans notre vie quotidienne et l'empoisonnent, notamment au sein de la famille, sous forme de nervosité, de violence parfois, mais aussi de renoncement, d'inertie, ou d'acceptation de tout.


La négativité fera donc courir des risques divers. Le risque le plus sérieux sera l'isolement social,la dévalorisation de soi-même, dévalorisation accompagnée de tendances suicidaires.


Une personne suicidaire est une personne qui souffre, qui se sent dépassée par les événements.


La première manifestation d'une tendance suicidaire sera d'abord le désir de ne plus se réincarner. C'est certes assez contradictoire de dire cela vu qu'on pourrait penser que le but est, justement, d'arriver au bout du cycle des réincarnations. Mais, nous avons bien dit lorsque le cycle normal est terminé, lorsqu'on a atteint la perfection, qu'il n'y a plus aucune raison pour l'âme de se réincarner!


Ce n'est pas le cas ici! il n'existe pas de critères ou de ressentis particuliers, qui permettent de déterminer notre ancienneté sur Terre, notre nombre de vie ou l'absence de vies antérieures terrestres. Le fait qu'on ne souhaite plus revenir sur Terre la prochaine incarnation n'est que le sentiment d'être mal à l'aise sur un monde injuste et guerrier.


Dire que le monde, que la société actuelle est devenue « guerrière » peut paraître exagéré. Nous sommes en tout cas dans une société de concurrence généralisée, exacerbée. Il n'y a qu'à observer les expressions de la vie courante: ainsi on parlera d'attitude commerciale « agressive ».


Dans la société actuelle, les gens ont la hantise du « déclassement ». Le mot « déclassement » est dans toutes les pensées. Les gens vivent dans une angoisse sourde mais tenace: la peur du « déclassement ». La plupart ont la conviction que personne n'est à l'abri, que tout le monde ( et d'abord soi-même ) risque à tout moment de subir un déclassement: risque sur l'emploi, le salaire, la position sociale, la considération des proches...


Cette hantise du déclassement est devenue source de négativité. Paradoxalement, cette négativité est devenue la source d'énergie majeure de la vie sociale: on n'agit plus tant pour progresser que pour ne pas être déclassé: dès lors, parfois, tous les coups sont permis! Dans cette optique, l'anxiété est poussée à son paroxysme. Elle est devenue source de concurrence et de frustrations.




Les suicidaires ne décident jamais par avance d’abréger leur existence par le suicide. Si cet évènement intervient c’est que les choses ne se seront pas déroulées comme prévu. Ils recourent à cette solution parce que la vie incarnée est plus lourde à porter que prévu , et puis les malheurs de l’ existence ne sont pas programmés et nul ne peut prétendre être certain de pouvoir toujours affronter la réalité lorsque celle ci prend mauvaise tournure.


Une mauvaise lecture ou une lecture superficielle de l'Enseignement pousse parfois à penser qu'il y a de la négativité dans l'Antoinisme, que l'Antoinisme est pessimiste. On citera souvent, en exemple, ce passage du chapitre « REINCARNATION »:


« Ah! Quand pourrons-nous nous éveiller, quitter l'affreux cauchemar de l'incarnation ? »


Voilà la phrase qui m'est souvent citée pour me démontrer le fait que l'Antoinisme serait basé sur un pessimisme ambiant. Il faut bien relativiser et resituer ce passage qui vient après toute la révélation sur la réincarnation. Il s'agit de bien expliquer que le principe des réincarnations multiples et successives aura un jour une fin. Que ce cycles de réincarnations a un but: l'éveil final et la fusion dans la divinité. On n'est donc pas condamné à un cauchemar perpétuel. Dans le chapitre « DIEU POURRAIT-IL AVOIR CREE LA SOUFFRANCE? », nous trouvons, en écho de qui vient d'être dit, la conclusion suivante: 


« A mesure que nous traversons les tissus de matière, nous nous sentirons grandir dans la foi, jusqu'à ce qu'on jour nous nous trouvions réunis fraternellement, les uns dans les autres, au sein de DIEU. » Voilà une autre façon, certes moins brutale, de dire lamême chose.


Nous trouvons aussi le début du chapitre « LA CHARITE MORALE »: 


« ...Ici-bas dans ce monde de tribulations et de vicissitudes, nous parlons autant de la morale que nous la mettons peu en pratique... »


Certes, on parle de « tribulations et de vicissitudes » qui semblent être la définition de monde. Mais il ne s'agit rien d'autres que des épreuves rencontrées. Et c'est l'occasion d'une mise en garde: il faut se défaire de l'hypocrisie ( « parler de la morale » ) mais de mettre celle-ci comme fondement de notre vie. Nous sommes donc loin de prôner une fuite devant les ennuis!


Il y a aussi, à la fin de ce chapitre, un très beau passage qui nous montre un vissage résolument optimiste de l'Antoinisme: 


« ...nous savons que nous ne pouvons souffrir à cause d'autrui; acceptons l'épreuve avec patience et résignation, il en sortira un bonheur aussi grand que la souffrance aura été vive, nous obtiendrons un fluide éthéré qui nous rendra plus d'énergie, qui fera comprendre à l'un comme à l'autre que la vie spirituelle est la seule vie, que le monde corporel n'en est que le reflet, une illusion, une chimère bien misérable. Nos souffrances nous permettent, par contraste, de mieux savourer le bonheur; n'est-ce point dans les grands froids de l'hiver, au milieu de la neige et des glaces, que nous apprécions surtout les joies de l'été ? Nous disons souvent aux heures ensoleillées : Il fait doux aujourd'hui, le beau temps! C'est alors que nous nous souvenons du mauvais et nous établissons une comparaison. »


Une leçon à tirer: les chocs de la vie sont autant de points de rupture avec le passé, avec les illusions, avec les erreurs de compréhension. Ces chocs de la vie nous aident à nous éloigner de ce qui est accessoire pour accorder de l'importance uniquement à l'essentiel. C'est chaque fois l'occasion de s'interroger sur le sens de l'existence. Une fois cet état d'esprit adopté, on en sort avec davantage d'énergie, de force morale et de courage.


Que penser dès lors des frères qui n'ont pas eu cette force devant une masse d'épreuves qu'ils n'ont pu surmonter et qui les a amenés à quitter le monde volontairement et prématurément, par le suicide. Gardons-nous de juger. Faisons profit de ce passage du chapitre « TOUT SAVOIR C'EST TOUT AIMER »: 


« Juger les actes d'autrui avec malveillance, y voir l'injustice est une erreur; c'est plutôt nous qui nous trompons mais notre peu d'avancement nous empêche de reconnaître la réalité. »

 


 



 

 

 

19:17 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/10/2009

TOUJOURS SUR LE "CONNAIS-TOI".

TOUJOURS SUR LE "CONNAIS-TOI".

Je suis tombé sur un passage du Développement qui peut être rattaché à la question. Il s'agit du chapitre "COMMENT NOUS POURRONS NOUS AMELIORER":

" Ce que nous ne comprenons pas beaucoup c'est la façon dont nous devons agir pour nous améliorer. Nous oublions que c'est à la cause de tout ce qui tient dans l'imperfection qu'il faut porter le remède. cependant c'est sur ce point que je reviens le plus souvent, il est même démontré dans plusieurs passages de l'Enseignement et aussi du Développement. J'ai dit que nos défauts, tous nos vices et caprices dépendent des fluides qui forment l'atmosphère qui nous entoure. Certains fluides nous rendent doux tandis que d'autres nous énervent et nous exaltent, nous donnent même la plus grande méchanceté. Si c'est à la cause qu'il nous faut remédier pour nous améliorer, ne devrions-nous pas savoir que ce sont tous ces fluides qu'il faut anéantir et remplacer par de plus éthérés qui contiennent d'autant plus d'amour? J'ai enseigné que tout fluide est une pensée et toute pensée une loi, si nous ne puisons plus dans notre atmosphère, nous le ferons dans l'amour divin, cette réalité nous fait réfléchir bien souvent car quand nous avons puisé dans cet amour, nous sommes tout ranimés, nous disons:'' j'ai reçu une inspiration'', celle-ci nous étonne même parfois, elle change peut-être tout notre être et nous sommes heureux aussi longtemps que nous la respectons."

Ici, le Père nous met en garde contre notre possible fausse vue sur nous-mêmes, résultante de la vanité. D'où l'importance d'une bonne maîtrise dans la poursuite du "Connais-toi":

" Cependant nous pourrions encore nous tromper en croyant que nous avons été inspirés et tenter d'autres à suivre nos préceptes, tandis qu'ils ne seraient que de simples pensées résultant de notre atmosphère. Toutes les fois que nous recourons à celle-ci, nous effectuons nos actes matériellement."

A la fin de ce chapitre, le Père revient à nouveau sur le principe de la réincarnation. La bonne compréhension de ce principe de réincarnation est absolument utile si on veut bien comprendre notre ressort interne:

" Quand nous comprendrons que nous nous réincarnons dans des milieux bien différents, que nous pouvons être dans une existence autant misérables que nous jouissions de l'aisance dans la précédente et réciproquement, nous n'attacherons pas tant d'importance à notre personnalité, nous aurons d'autant plus d'égards pour notre semblable parce que nous l'apprécierons d'une tout autre façon; mais nous sommes bien loin de cette modestie parce que notre vue du mal en est l'obstacle. Nous ignorons que nous devons passer par de nombreuses existences pour avoir ce qui paraît être dans nos semblables de grands défauts tandis que c'est l'embryon des vertus."

Quand on vous disait dans le précédent article que cette recherche sur et de soi-même était aussi le chemin vers une grande leçon d'humilité!

17:46 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/10/2009

" CONNAIS-TOI", L'HUMILITE ET LA RECHERCHE DE DIEU.

LE "CONNAIS-TOI", LA RECHERCHE DE SOI-MÊME ET L'HUMILITE. 

La recherche sur soi-même ( et, au fond, de soi-même ) constitue en réalité le point de départ d'une grande leçon d'humilité. C'est une des orientations à donner à sa vie. Ce chemin ne sera pas aisé si on recherche l'humilité absolue, la mise à néant de tout EGO trop développé.

Non seulement, il ne sera pas aisé mais ce n'est pas non plus nécessairement ce qui est profitable. Ce serait rechercher la dévalorisation, le mépris de soi-même. Ce n'est pas la le but à atteindre. Il suffit simplement de combattre le « complexe de l'estrade ». Nous ne sommes pas sur une estrade. Personne ne vaut plus qu'un autre ni n 'a de leçons à donner à quiconque. Nous sommes tous identiques face à la vie, face à l'amour et face aux épreuves et aux vicissitudes. Celles-ci peuvent nous attendre au détour de chaque chemin!

Qu'est-ce qui nous guide dans nos idées et nos actes ? Est-il possible de faire le point sur nous-mêmes? L'opération mentale qui consiste à nous regarder de l'intérieur doit être davantage qu'une illusion. C'est le risque couru si on se laisse aveugler par sa vanité.

« Connais-toi », « Connais-toi toi-même » « Je suis dans le Connais-toi » ! Si le travail moral ne se dirige pas vers l'intérieur de soi, on ne peut s'ouvrir totalement au monde spirituel. On restera rivé au monde matériel.

Personne ne peut se mettre à la place d'un autre pour rechercher ce que celui-ci est réellement et, réciproquement, personne ne peut se mettre à notre place pour faire ce travail. Il revient à chacun d'explorer sa propre personnalité. On peut juste montrer un chemin, donner des moyens, expliquer mais sans rien imposer.

Cette recommandation a un sens très profond: se connaître soi-même n'est pas à la portée de tout le monde peu d'entre nous y parviennent réellement. C'est se poser les bonnes questions sur soi, ses désirs, ses ambitions, ses faiblesses, les vanités humaines qui sont les nôtres, les faux-semblants derrière les quels nous nous abritons, les hypocrisies qui nous aident à vivre, nos comportements dans le monde...


Cette démarche suppose un effort permanent de lucidité. Elle est très difficile, mais salutaire, car beaucoup de gens, même à leur insu, trichent avec eux-mêmes.


Bref, l'important, c'est de se reconnaître différent de ce que l'on croyait être et de l'accepter.


Ce dont il importe de bien déceler les véritables ressorts, c'est notre propre comportement. Se connaître, c’est anticiper sa propre nature en face des choses,des évènements, d' autrui et de la vie, c’est se garantir contre la réponse facile, l’acte facile et irraisonné. C'est s'entraîner à reconnaître d'instinct les bons fluides.

Mais cela nous écarte de la richesse de l'Enseignement antoiniste. Nous le trouvons dans le neuvième principe: « ...cultivez-vous, vous vous rappellerez le passé, vous aurez le souvenir qu'il a été dit: Frappez, Je vous ouvrirai; Je suis dans le Connais-toi ». On insiste sur le « Je » qui est en fait DIEU. DIEU qui, comme il est dit dans le premier principe « … ne réside qu'au sein de l'homme ». C'est donc se qui devrait être le moteur de la recherche sur soi-même.

Il y a des choses que beaucoup cherchent à l'extérieur et qui n'existent qu'à l'intérieur de soi. L'art de la recherche de soi-même sera d' éviter que cela devienne un mouvement égocentrique.


Finalement aussi, cette recherche sur soi-même doit aboutir à nous faire comprendre le mythe d'ADAM tel que le Père ANTOINE le décortique dans le « COURONNEMENT » Nous devons bien comprendre que, en fait, nous sommes tous des « ADAM ». Voici quelques extraits du chapitre « LE VRAI BONHEUR NE PEUT RESULTER QUE DU MALHEUR »:


« Notre imperfection nous porte à croire que la cause de nos souffrances résulte de ce que nos premiers parents auraient péché. Je dois vous dire que c'est là une fausse interprétation, je vais vous le démontrer: ADAM, c'est le moi conscient, EVE, le moi intelligent et il est indispensable que tout être passe par l'incarnation pour mériter de jouir du vrai bonheur. La vie sans la liberté ne pourrait être heureuse parce que chacun en possède le germe. Or comment jouir librement et pleinement d'un bien si on ne l'a pas acquis ? ADAM vivait en DIEU mais il était incapable de Le comprendre parce qu'il en était inconscient; impossible, je le répète,de bien apprécier quoi que ce soit, s'il n'est le résultat de notre travail, car le plus grand bonheur qu'on puisse imaginer devient à la longue un fardeau s'il n'est pas dû à notre mérite. Nous avons toujours attribué à DIEU les lois que nous nous imposons pour aller à Lui; mais notre enseignement nous a permis d' en connaître la réalité. »


Et, plus loin:


«  Nous devons remarquer que l'existence d'ADAM est le tableau de la réalité, le chemin à suivre pour aller vers DIEU. »




 

17/10/2009

ENTRETENIR UNE PENSE ( Envoyé par le Secrétariat du Culte Antoiniste )

ENTRETENIR UNE PENSEE. 

Ci-après la reproduction d'un message envoyé par la Secrétaire du Culte Antoiniste:

De temps à autre je consulte votre site et lis les commentaires.
Un commentaire a retenu mon attention : dans celui-ci, il est fait mention de "....le culte se meurt".
Ah si nous connaissions l'importance de la pensée! Le Père ne dit-il pas dans l'Enseignement que chaque lettre, chaque mot est un fluide ? "telle pensée, tel fluide". Si nous entretenons la pensée que "le culte se meurt" ne semons-nous donc pas le fluide ? Maudite intelligence, tu nous fais voir le mal dans le bien et le bien dans le mal.
Depuis la désincarnation du Père et ensuite de Mère, beaucoup d'anecdotes ont été racontées.
Le dernier travail réalisé par Le Représentant du Père Sr. Dumont avant sa désincarnation, s'intitule "MISE AU POINT PAR LE REPRESENTANT DU PERE". Il reprend entre autre le Cérémonial du Culte. On y parle de l'Opération, de la lecture du dimanche, etc.....
Il est disponible. Celui qui souhaite le recevoir, soit en téléphonant au Temple de Jemeppe (04/233.73.78), soit en écrivant au Secrétariat du Culte, rue Rousseau 2 - 4101 JEMEPPE S/MEUSE.
Bien à vous, fraternelles pensées.

17:08 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

14/10/2009

LA COMPASSION: ATTENTION AUX DERAPAGES.

 

LA COMPASSION:

ATTENTION AUX DERAPAGES !

La compassion est le sentiment par lequel on est, à la fois, porté, prédisposé, à percevoir ou ressentir et à reconnaître la douleur, la souffrance d'autrui; cette prédisposition nous poussant à y remédier. Etymologiquement, le mot « compassion » vient du latin cum patior, « je souffre avec ».

La compassion évoque un sentiment de fraternité humaine, qui nous incite à faire preuve de charité. Ce sentiment de fraternité nous empêche de monter de l'amertume, de la mauvaise foi, de l'envie. Ces sentiments néfastes ne peuvent qu'aboutir à la hargne. La hargne, c'est la manifestation d'un ,sentiment querelleur, de mauvaise humeur permanente. Elle se traduira par des propos acerbes, méchants et une attitude agressive, haineuse, pleine de méchanceté.

La bonne compréhension des dix principes ( à passer en revue ) et de l'Auréole de la Conscience amènent à dissuader de détester quiconque. Si on n'est pas pénétré de ces sentiments, il est impossible d'éprouver de la compassion pour autrui,celui-ci, même par surprise, se présentera à nous. d'aider ou de délivrer la personne, y compris si elle n'est pas du du simple fait de sa proximité.


Une fois de plus, la relecture des dix principes n'est pas inutile:

  • le premier qui nous rappelle que « ...vous ne pouvez témoigner qu'il existe une suprême bonté alors que du prochain vous m'isolez » ce qui signifie bien que DIEU se trouve potentiellement en chaque homme ;

  • le troisième: « vous ne pouvez faire la morale à personne... » qui nous interdit toute condescendance;

  • le quatrième qui nous met en garde (« ne dites jamais que vous faites la charité à quelqu'un qui vous semble dans la misère... » )et ( « ...si vous agissez envers votre semblable comme un véritable frère, vous ne faites la charité qu'à vous-mêmes... ») qui nous interdit de tirer gloire de notre charité;

  • le cinquième que l'on peut reprendre en entier: «  efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être votre ennemi; ce n'est que pour vous apprendre à vous connaître que je le place sur votre chemin. Mais voyez le mal plutôt en vous qu'en lui: il en sera le remède souverain. »;

  • le septième: « Elle (l'intelligence) se fait un piédestal de la clémence en voulant que tout lui soit subordonné »;

  • la première partie du dixième principe: « Ne pensez pas faire toujours un bien lorsqu'à un frère vous portez assistance... » qui nous recommande donc la modestie dans nos actes.


On peut encore citer ce passage du chapitre « LA CHARITE BIEN COMPRISE »: 

« Cependant le remords ne provient pas de l'égoïsme, une personne charitable peut seule l'éprouver; voulant rester fidèle à sa conscience, elle ne cesse de penser à l'infortune qu'elle a vue; mais si les fluides ne se rencontrent pas, elle est parfois incapable d'assimiler le sien à celui de l'autre personne et ne peut plus être touchée; il s'établit alors un intervalle qui entrave sa volonté. »


Attention, il faut bien prendre garde aux distorsions de la compassion, aux dérapages stériles. Quels sont ces dérapages possibles ?

Nous trouvons d'abord la pitié. La pitié est cependant une manifestation qui masque des émotions, notamment le mépris,. La pitié est composée de colère et de peur. Notre pitié s'adresse à des personnes pour lesquelles nous n'avons pas ou peu d'estime.

La pitié prend bien souvent des proportions qui n’ont rien avoir avec la compassion. La pitié implique trop souvent un sentiment de supériorité ou de condescendance de la part de celui qui la manifeste et, en revanche, une certaine humiliation pour celui qui en est l'objet. Par définition, la personne dont nous avons pitié n'est pas à la hauteur de nos standards. C'est avec une certaine arrogance que nous pensons qu'elle est incapable d' améliorer son état.

Au risque de se lancer dans un débat sémantique, on peut aussi faire la distinction entre l'apitoiement qui implique de la complaisance, de la tristesse mais qui ne donne aucun résultat concret. S'apitoyer des heures sur quelqu'un ne résout en rien ses problèmes.

L'apitoiement ne doit pas être confondu avec la pitié qui implique de la condescendance.

 

Dans les textes que nous venons de citer, le Père insiste sur la notion de proximité (d'où vient le terme «  prochain » utilisé notamment dans le premier principe et le terme « semblable » ). Quand on parle de « prochain » ou de « semblable » il est plus question de proximité du moment ou de proximité de l'endroit. Il n'est pas question de la proximité habituelle ( culturelle, familiale, de relations...). Dans cette proximité habituelle , on n'a guère de mérite à éprouver de la compassion. Celle-ci se manifeste plus facilement.

Je vous renvoie ici au chapitre « LA CHARITE MORALE »: 

« Une autre façon de pratiquer la charité morale, c'est de se maintenir dans un bon fluide pour être à même de supporter toute épreuve. Nous sommes souvent découragés, mais nous préparons-nous bien quand nous sommes dans un milieu favorable ? Sachons que nous n'y sommes que dans un repos momentané, attendons-nous à ce qu'un de nos semblables surgisse tout à coup sur notre chemin; mais ayons bien soin de ne pas y voir le mal... »

C'est bien ce que nous disions plus haut au sujet de la proximité. Le Père insiste ici sur la proximité occasionnelle et non sur la proximité habituelle. On n'a aucun mérite à ne pas voir le mal, à éprouver de vraie compassion envers quelqu'un qui fait partie de notre proximité habituelle.

 

 

 

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LA COMPASSION: ATTENTION AUX DERAPAGES.

 

LA COMPASSION:

ATTENTION AUX DERAPAGES !

La compassion est le sentiment par lequel on est, à la fois, porté, prédisposé, à percevoir ou ressentir et à reconnaître la douleur, la souffrance d'autrui; cette prédisposition nous poussant à y remédier. Etymologiquement, le mot « compassion » vient du latin cum patior, « je souffre avec ».

La compassion évoque un sentiment de fraternité humaine, qui nous incite à faire preuve de charité. Ce sentiment de fraternité nous empêche de monter de l'amertume, de la mauvaise foi, de l'envie. Ces sentiments néfastes ne peuvent qu'aboutir à la hargne. La hargne, c'est la manifestation d'un ,sentiment querelleur, de mauvaise humeur permanente. Elle se traduira par des propos acerbes, méchants et une attitude agressive, haineuse, pleine de méchanceté.

La bonne compréhension des dix principes ( à passer en revue ) et de l'Auréole de la Conscience amènent à dissuader de détester quiconque. Si on n'est pas pénétré de ces sentiments, il est impossible d'éprouver de la compassion pour autrui,celui-ci, même par surprise, se présentera à nous. d'aider ou de délivrer la personne, y compris si elle n'est pas du du simple fait de sa proximité.


Une fois de plus, la relecture des dix principes n'est pas inutile:

  • le premier qui nous rappelle que « ...vous ne pouvez témoigner qu'il existe une suprême bonté alors que du prochain vous m'isolez » ce qui signifie bien que DIEU se trouve potentiellement en chaque homme ;

  • le troisième: « vous ne pouvez faire la morale à personne... » qui nous interdit toute condescendance;

  • le quatrième qui nous met en garde (« ne dites jamais que vous faites la charité à quelqu'un qui vous semble dans la misère... » )et ( « ...si vous agissez envers votre semblable comme un véritable frère, vous ne faites la charité qu'à vous-mêmes... ») qui nous interdit de tirer gloire de notre charité;

  • le cinquième que l'on peut reprendre en entier: «  efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être votre ennemi; ce n'est que pour vous apprendre à vous connaître que je le place sur votre chemin. Mais voyez le mal plutôt en vous qu'en lui: il en sera le remède souverain. »;

  • le septième: « Elle (l'intelligence) se fait un piédestal de la clémence en voulant que tout lui soit subordonné »;

  • la première partie du dixième principe: « Ne pensez pas faire toujours un bien lorsqu'à un frère vous portez assistance... » qui nous recommande donc la modestie dans nos actes.


On peut encore citer ce passage du chapitre « LA CHARITE BIEN COMPRISE »: 

« Cependant le remords ne provient pas de l'égoïsme, une personne charitable peut seule l'éprouver; voulant rester fidèle à sa conscience, elle ne cesse de penser à l'infortune qu'elle a vue; mais si les fluides ne se rencontrent pas, elle est parfois incapable d'assimiler le sien à celui de l'autre personne et ne peut plus être touchée; il s'établit alors un intervalle qui entrave sa volonté. »


Attention, il faut bien prendre garde aux distorsions de la compassion, aux dérapages stériles. Quels sont ces dérapages possibles ?

Nous trouvons d'abord la pitié. La pitié est cependant une manifestation qui masque des émotions, notamment le mépris,. La pitié est composée de colère et de peur. Notre pitié s'adresse à des personnes pour lesquelles nous n'avons pas ou peu d'estime.

La pitié prend bien souvent des proportions qui n’ont rien avoir avec la compassion. La pitié implique trop souvent un sentiment de supériorité ou de condescendance de la part de celui qui la manifeste et, en revanche, une certaine humiliation pour celui qui en est l'objet. Par définition, la personne dont nous avons pitié n'est pas à la hauteur de nos standards. C'est avec une certaine arrogance que nous pensons qu'elle est incapable d' améliorer son état.

Au risque de se lancer dans un débat sémantique, on peut aussi faire la distinction entre l'apitoiement qui implique de la complaisance, de la tristesse mais qui ne donne aucun résultat concret. S'apitoyer des heures sur quelqu'un ne résout en rien ses problèmes.

L'apitoiement ne doit pas être confondu avec la pitié qui implique de la condescendance.

 

Dans les textes que nous venons de citer, le Père insiste sur la notion de proximité (d'où vient le terme «  prochain » utilisé notamment dans le premier principe et le terme « semblable » ). Quand on parle de « prochain » ou de « semblable » il est plus question de proximité du moment ou de proximité de l'endroit. Il n'est pas question de la proximité habituelle ( culturelle, familiale, de relations...). Dans cette proximité habituelle , on n'a guère de mérite à éprouver de la compassion. Celle-ci se manifeste plus facilement.

Je vous renvoie ici au chapitre « LA CHARITE MORALE »: 

« Une autre façon de pratiquer la charité morale, c'est de se maintenir dans un bon fluide pour être à même de supporter toute épreuve. Nous sommes souvent découragés, mais nous préparons-nous bien quand nous sommes dans un milieu favorable ? Sachons que nous n'y sommes que dans un repos momentané, attendons-nous à ce qu'un de nos semblables surgisse tout à coup sur notre chemin; mais ayons bien soin de ne pas y voir le mal... »

C'est bien ce que nous disions plus haut au sujet de la proximité. Le Père insiste ici sur la proximité occasionnelle et non sur la proximité habituelle. On n'a aucun mérite à ne pas voir le mal, à éprouver de vraie compassion envers quelqu'un qui fait partie de notre proximité habituelle.


 


15:59 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/10/2009

TOUTES LES QUESTIONS SE RAMENENT A LA QUESTION DE DIEU.

 

TOUTES LES QUESTIONS FONDAMENTALES SE RAMENENT A LA QUESTION DE DIEU.

La morale doit être notre premier souci. On ne peut concevoir une vie sans éthique. Certaines doctrines peuvent nous paraître étranges, difficilement acceptables. D'accord, mais la vie dans l'absence d'une doctrine ne peut produire rien d'autre que du tourment.

La distinction entre le bien et le mal, la notion même de bien et de mal, n'est que le résultat de siècles d'une prédominance d'un modèle social et religieux. C'est pourquoi, les usages moraux peuvent différer d'une civilisation à l'autre. Cela ne devient compliqué, voire explosif, que lorsque des civilisations sont confrontées brutalement sans préparation. En fait, il apparaît que les hommes sont, naturellement, soumis d'office, aux diktats des traditions.

Toutes les questions se ramènent à un problème unique, fondamental, le problème de DIEU.

DIEU est l'éternel objet de préoccupation des hommes. Certains s'acharnent à le représenter à leur image. Certains l'imaginent tout puissant, omniscient, justicier, vengeur. Pour d'autres, ce sera un DIEU pusillanime, velléitaire, sans grande consistance, bien de bonhommie et de gentillesse. Mais c'est toujours un DIEU qui arrange bien les hommes.

D'autres encore s'attachent à le nier, à en détruire toute idée.

Pour certains, DIEU se caractérise par une présence permanente. D'autres se reconnaissent impuissants à le représenter mais le recherchent avec acharnement. D'autres encore s'activent pour cacher l'idée qu'ils ont d'un DIEU qui existe mais les ignore.

Mais certains esprits prétendent avoir résolu la question de DIEU. Ils se targuent d' avoir éliminé de leur esprit l'idée même de DIEU. Dans leur esprit, la destruction de l'idée de DIEU a été accomplie. Ils se targuent de ne plus avoir aucune question ni inquiétude à propos de DIEU.

Mais un esprit où cette destruction a été accomplie, où la question de DIEU ne se pose plus, comment va-t-il combler le vide béant créé en lui. Pour combler ce vide, ils sont condamnés à de perpétuelles occupations. Je dis bien « occupations ». Il faut là aussi bien distinguer entre les « actions » et les « gesticulations ». Dans la quête perpétuelle aux « occupations », on en arrivera facilement à préférer les « gesticulations » aux « actions ».

Pour compenser le vide laissé par la perte de DIEU, pour se consoler de l'absence de l'idée de DIEU, on va se lancer, avec ardeur, vers toutes sortes de passions, parfois futiles.

On recherchera toutes sortes de mysticismes purement matériels: le culte de la beauté, de la force, de la société, de l'individu, de la collectivité, de la nouveauté...

16:10 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |