06/10/2009

ROBERT VIVIER: ANTOINE ET LA PRIERE.

"DELIVREZ-NOUS DU MAL"

( Robert VIVIER ):

Claudine GOTHOT-MERSCH, Professeur aux Facultés Universitaires SAINT-LOUIS ( BRUXELLES ) se livre, en postface de l'édition  publiée en  1989 chez LABOR à une étude détaillée de ce roman. Elle l'étudie sur le plan littéraire et aussi, surtout, psychologique. Voici un extrait de cette étude. Elle ne manque pas d'intérêt.

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"L'expérience de la guerre, faite dans les tranchées, n'a pu que développer son attention ( son =  deRobert VIVIER )envers la classe sociale où l'Antoinisme trouvait - et trouve encore - l'essentiel de ses adeptes. Et qui sait si l'horreur de tuer, dont témoigne si bien "LA PLAINE ETRANGE",n'a pas eu son influence sur le choix du sujet ? ( Suit un extrait )

" Ce qu'il faut que je dise aussi, parce que cela a crié et saigné en moi, c'est que sur le fantassin a pesé le plus lourdement le dilemme proposé par la guerre à la conscience de l'homme! tuer, ou faillir à son devoir...Il fut le seul qui dut regarder ses mains rouges"

Car Louis ANTOINE, pendant son service militaire, a tué accidentellement un autre soldat - évènement qui pésera sur son évolution, comme bien l'on pense. Ce n'est peut-être pas un hasard non plus si la période du service militaire prend, dans le roman de VIVIER, une place relativement importante.

Et puis, choisir pour héros ANTOINE le Guérisseur, c'était se donner l'occasion d'écrire "l'histoire d'une âme": on reconnaît ici le titre de l'étude que VIVIER a consacrée à MAETERLINCK lors du centenaire du poète. il s'y proposait pour but "non d'expliquer l'oeuvre par l'âme, mais plutôt de suivre l'aventure d'une âme à travers les textes d'une oeuvre". Ôtons le mot "textes", et cela pourrait s'appliquer parfaitement à "DELIVREZ-NOUS DU MAL": à travers la constitution progressive de l'antoinisme, ce qui intéresse VIVIER, c'est de suivre le parcours spirituel d'ANTOINE."

Plus loin, après des considérations purement techniques et littéraires qui, si elles sont intéressantes ne trouvent pas leur place sur ce blog, elle revient sur la façon dont VIVIER a abordé la personne du Père ANTOINE:

" Il pouvait sembler difficile, de prime abord, de donner une varaisemblance psychologique à cet étrange personnage d'ouvrier sans instruction devenu guérisseur, prophète,et fondateur d'une secte spiritualiste. VIVIER réussit à faire admettre qu'il n'y a pas là d'incohérence, de hiatus inexplicable, en avançant que lorsqu'ANTOINE prie, lorsqu'il guérit, il le fait en ouvrier.

" La prière est une chose qui ressemble au travail. une espèce de travail lent, prolongé, difficile parfois, mais qui ne peut ne pas être efficace. Tout travail est une affaire de bon vouloir, de courage, de patience. ...Quelque chose s'ouvre, comme une galerie qu'on suit dans l'obscurité, longuement, à la façon des mineurs dans la taille. ANTOINE oriait, pater après pater, coup de pic après coup de pic."

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30/09/2009

CONDAMNES A LA SOLIDARITE.

NOUS SOMMES CONDAMNES A LA SOLIDARITE.

Nous sommes condamnés à la solidarité. Le règne du "chacun pour soi" devrait prendre fin !

Comment est-il possible de ne pas baser nos pensées et notre mode de vie sur cet adage ?

Comment peut-on continuer de vivre sans tourment, sans gêne quand on a, parfois directement sous les yeux, des personnes, parfois aussi méritantes que nous, qui sont dans la gêne ?

Comment peut-on continuer, imperturbablement, à vivre selon la règle " avoir davantage, posséder davantage" et non selon la règle "être plus, être mieux" ?

Comment peut-on continuer à se comporter comme si la terre nous appartenait, comme s'il était normal de mettre mettre celle-ci sans vergogne à notre disposition, comme si dénaturer la nature était dans l'ordre des choses ? Nous continuons à polluer, à exploiter inconsidérément les richesses naturelles, à nous approprier des biens dont on manque cruellement dans d'autres endroits, parfois même près de chez nous. Dans ce dernier cas, on n'a même pas l'excuse de l'ignorance.

Consommer toujours plus, possèder toujours davantage, dominer les autres, exploiter la nature, préférer l'avoir à l'être et le paraître à l'être sont les mots-clés de notre société.

Dans le chapitre "LE FOND ET LA FORME", ce n'est pas, cette fois le Père ANTOINE qui aborde le sujet, mais un adepte qui l'interpelle en demandant son avis et en livrant son sentiment profond:

" Cher Père, je voudrais dire à mes frères quelques mots de la sincérité. Une erreur de la société contemporaine est de viser trop aux apparences. Les uns gonflent leur chiffre d'affaires, d'autres font miroiter les avantages d'une entreprise hasardeuse. Dans le monde, chacun s'efforce de plaire par des manières aimables et cache sous des sourires la sécheresse de son coeur; il semble que paraître soit tout. Je me hâtes de dire qu'il se trouve aussi des gens honnêtes et sincères, dont la figure est ouverte et le regard très franc; mais c'est l'exception. C'est une joie de constater dans ce milieu que le culte des apparences n'existe pas, qu'on cherche loyalement à mettre d'accord les actes avec les paroles. DIEU soit béni de m'avoir amené à cette doctrine qui me donne des forces pour lutter contre moi-même, car j'étais de ceux qui font belle figure et dissimulent la pauvreté du fond. J'aimais sans doute à rendre service, mais sans qu'il m'en coutât trop. Ici, je vois que tous travaillent à devenir bons, d'une bonté toute naturelle. Mais je découvre aussi que tous les coeurs ont déjà beaucoup de certitude."

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29/09/2009

REFLEXIONS SUR L'HYPOCRISIE.

 

Hypocrisie.

Nous avons récemment parlé d'imposture. Imposture est un terme fort. L'imposture en matière religieuse est le fait, actif, déterminé, préparé, organisé, de donner le change. Il s'agit de présenter l'apparence de sainteté de façon à pouvoir s'imposer à ses semblables. L'imposture est le propre du phénomène sectaire.

Certes, l'imposture implique toujours l'hypocrisie. Mais l'hypocrisie est plus diffuse, plus difficile à cerner et, pourtant répandue.

L'hypocrisie consiste à affecter une piété, une vertu, un noble sentiment qu'on n'a pas. On pourrait dire comme Madame de MAINTENON que « le péché vaut encore mieux que l'hypocrisie ». C'est bien exact car le "pécheur" ( nous préférons dire " celui qui se trompe", "celui qui prend l'erreur pour la vérité" ne se targue jamais de se poser en exemple, ce qui sera toujours le cas de l'hypocrite.  

L'hypocrisie est le caractère d'une personne qui dissimule sa véritable personnalité et affecte, le plus souvent par intérêt, des opinions, des sentiments ou des qualités qu'elle ne possède pas. C'est l'affectation de piété, de vertu, de pureté, etc. C'est le contraire de la sincérité

L'hypocrisie prend parfois  un sens moins révoltant, surtout dans le style léger, pour désigner en un moment donné l'affectation de sentiments qu'on n'éprouve pas!

L'hypocrisie est le fait de mentir sur un sujet pour que cela nous apporte un bénéfice, peut-être seulement illusoire.

L'hypocrisie implique de mentir, ne serait-ce que le mensonge par omission. Ne serait-ce même que ne rien faire ou ne rien dire pour rétablir une vérité. Ainsi, j'ai connu le cas d'une jeune collègue qui portait le même nom de famille qu'un homme bien connu. Tout le monde croyait qu'elle en était la fille alors qu'il n'y avait aucun lien de parenté. Le sachant, elle ne faisait certes rien pour appuyer cette erreur dont elle n'était pas à l'origine. Mais elle ne faisait rien non plus pour le démentir. C'était quand même un mensonge et de l'hypocrisie.

Le menteur ne poursuit-il pas le même but que l'hypocrité ? Le menteur cherche à jouir d'une faveur qui ne lui est pas justement due. Ou, dans le cas précité, le mensonge par omission n'est pas prémédité ni organisé mais on profite de la confusion sans rétablir la vérité.

Voici encore bien une démonstration d'une affirmation de l'Antoinisme quand on parle des « sept péchés capitaux »: il n'y a pas de zone noire opposée à une zone blanche, il n'y a pas de mal absolu opposé à un bien absolu, mais les choses sont beaucoup plus nuancées.

Et, pour terminer, une citation de GANDHI. Citation qui nous met en garde vis-à-vis de ceux qui pratique une trop grande humilité. Une humilité trop visible n'est fatalement pas de l'humilité, mais cache autre chose: l'imposture: «  Cultiver l'humilité revient à cultiver l'hypocrisie. L'humble n'a pas conscience de son humilité. »

 

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27/09/2009

ATTENTION AUX IMPOSTURES.

ATTENTION AUX IMPOSTURES!

A côté de l'apparence de sainteté, se cache souvent l'imposture. Les actions les plus vertueuses, les gestes les plus saints, les pénitences les plus sévères que les gens "saints" s'imposent à eux-mêmes, les marques d'humilité les plus touchantes, les méditations les plus spectaculaires ne sont que vanité, ne sont que des pièges de l'orgueil.

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23/09/2009

EVITER D'ÊTRE INTRUSIF.

 

EVITER D'ÊTRE INTRUSIF !

Il convient bien de se baser, une fois de plus, sur les dix principes. Notamment le troisième (« Vous ne pouvez faire la morale à personne... »),le quatrième (« Ne dites jamais que vous faites la charité à quelqu'un qui vous semble dans la misère... ») et le dixième (« Ne pensez pas faire toujours un bien lorsqu'à un frère vous portez assistance; vous pourriez faire le contraire, entraver son progrès. Sachez qu'une grande épreuve sera votre récompense si vous l'humiliez en lui imposant le respect... »).

Ceci nous amène à la compréhension de la solidarité, de la charité. Quand on pense « solidarité », on pense automatiquement à « entraide ». Quand on pense à « charité », on pense automatiquement à « secours ».

Mais comment agir correctement ? Ces idées sont plus subtiles à comprendre qu'on ne le croit généralement.

Souvent, quand on veut aider les autres, on ne peut s'empêcher de juger. On n'apporte pas son aide sans réserve. On ne se met pas au service d'autrui sans arrière-pensée.

Non, on arrive avec nos exigences. On entre dans le domaine d'autrui pour faire à sa place ce qu'il a à faire. Nous ne nous mettons pas à son service, mais nous entrons chez lui en maître, en donneurs de leçons.

C'est de la vanité et non de la charité: nous avons jugé l'autre comme non éduqué, comme inférieur et nous imposons notre façon de voir ou de faire. Cela parce que nous nous sommes jugés comme plus éduqués, comme supérieur. Nous voulons montrer notre importance. Nous devons apprendre à ne pas gêner les autres, à ne pas être importuns, à ne pas être intrusifs.

En fait, nous ressentons un manque personnel que nous voulons combler en le projetant sur autrui. La faiblesse dont nous souffrons, nous pensons la nier en la voyant en autrui plutôt qu'en nous.

Cela aussi parce que nous ne sommes pas prêts à l'aide désintéressée. Généralement, lorsque nous venons en aide à quelqu'un, ce n'est pas gratuit: nous attendons quelque chose en retour. Le pire, c'est encore lorsque ce quelque chose est de la gratitude.

Dans le chapitre « LA CHARITE BIEN COMPRISE »,le Père ANTOINE fait quelques remarques: 

« Il arrive que l'on fait la charité par acquit de conscience; dans ce cas, mieux vaudrait s'en abstenir. La vraie charité accomplie aussitôt que nous en voyons la nécessité, nous procure nuit et jour un vrai bonheur.

Quoique charitables, nous pouvons encore ressentir du remords lorsqu'il nous semble avoir rendu de mauvais services en agissant à l'égard d'une personne où nous aurions dû nous abstenir; car nous n'avons pas la sensibilité nécessaire pour juger en connaissance de cause et nous sommes éprouvés.

Mais quoiqu'il arrive, il est grandement désirable d'avoir la pensée de la charité; cette vertu découle de l'amour, tâchons d'être toujours prêts à l'exercer, de comprendre que nous ne faisons jamais la charité qu'à nous-mêmes. Si nous y trouvons un bien, un bonheur, remercions donc la personne qui nous en donne l'occasion. Ne restons jamais un seul instant sans épreuves, le doute nous accable souvent parce que nous sommes trop sensibles aux imperfections des autres; alors que nous devrions plutôt les secourir, nos faiblesses cherchent à découvrir les leurs et nous perdons ainsi le feu sacré de l'amour. Efforçons-nous de ne pas voir en nos frères ce que nous voudrions cacher en nous.

Nous répétons souvent qu'on ne peut lire en autrui qu'à travers soi-même ? Lorsque nous y lirons avec les yeux de la vertu, ses faiblesses nous sembleront des vétilles et nous exercerons non plus la charité matérielle, mais la charité morale. »

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22/09/2009

PENSEES SUR LA MEDITATION.

 

PENSEES SUR LA MEDITATION.


Avant de méditer, il faut s'assurer le calme: le calme dans son environnement mais surtout dans son âme. La première chose à faire, c'est de tenter d'éliminer les apriori, les jugements préétablis. La méditation consiste à vider l'esprit de tout ce qui l'encombre, de couper les fluides négatifs.

Il faut créer un état d'ouverture et de simplicité. Il est inutile de chercher un sujet ardu à haute portée philosophique sur lequel s'acharner mentalement. Une telle recherche n'est certes pas inutile... mais nous sommes loin de la méditation qui suppose beaucoup plus de simplicité.
Aussi longtemps qu'on n'a pas atteint ce degré de simplicité, on n'a pas accès à son âme parce que la pensée reste agitée et confuse. Aussi longtemps qu'on n'a pas éliminé les apriori, on reste l'esclave des émotions négatives comme la jalousie, l'orgueil, l'envie, la haine, le désir de vengeance...

Cet exercice ne peut qu'apporter une sensation de calme, de paix et d’équilibre, et de nouvelles perspectives se feront jour. Nous verrons tout sous un éclairage nouveau.

Quand on a atteint ce degré de simplicité, de dénuement de l'esprit, de désintéressement, on se rend compte qu' on a surtout tendance à chercher les défauts chez autrui. C'est la fameuse parabole de la paille et de la poutre: on voit les défauts chez autrui et on juge. Alors que, au contraire, ces défauts sont en nous. On est seulement incapable de les voir. Ou, plutôt,on ne veut pas les voir en nous, peut-être seulement inconsciemment et on les projette sur les autres. On ne voit chez les autres que ce qui existe en nous, peut-être refoulé.

La méditation est avant toute chose ce qui nous permet de trouver cette simplicité d'âme. C'est un travail sur soi-même, une démarche strictement personnelle sans aucune visée mystique. Celui qui espère que la méditation lui permettra de converser avec DIEU et d'irradier, de redescendre comme MOÏSE du Mont Sinaï, le front pourvu d'éclairs lumineux, se trompe!

Le retour sur soi-même, la création de cet état de simplicité nous amènera à inverser le regard pour le tourner vers l'intérieur. C'est ce que nous enseigne le cinquième principe.

C'est donc une remise en question. Parmi les dix principes, plusieurs nous demandent cettre remise en question et ce retour indispensable à la plus grande simplicité possible.

Cette remise en question, n'implique pas non plus négation de soi, rejet de ce que l'on est, mortification, ascétisme, autopunition ! La spiritualité ne s'obtient pas par la force, ni par l'orgueil. Ce ne serait qu'une forme de vanité !

Au contraire, la méditation c'est la remise en cohérence de soi-même, la cohérence entre l'être et le paraître. Ce n'est surtout pas l'éparpillement de la pensée, l'étalage de la piété, la recherche d'une fusion hypothétique, la poursuite d'une transfiguration. Ce sont là des égarements qui sont le signe avant-coureur d'un problème psychique sérieux. Quand on en est là,au lieu de trouver la paix on peut s'attendre à une très grande souffrance.

La méditation ne cherche pas à transformer les individus en êtres idéaux, parfait. Non, elle vise à ce que chacun s’accepte tel qu’il est et puisse vive en harmonie avec lui-même et ses semblables.

La méditation, bien comprise et bien pratiquée, doit donc avoir pour résultat non pas d'avoir une plus belle vie , non pas de vivre autrement mais d'avoir une vue plus sereine de la vie, donc de la ressentir plus profondément et plus justement. Elle doit donc permettre, et c'est cela le plus important d'avoir un jugement plus charitable.

Par là, elle permettra une ouverture aux autres de meilleure qualité.

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19/09/2009

EPREUVE, SOUFFRANCE ET VUE DU MAL.

EPREUVE, SOUFFRANCE ET VUE DU MAL.

Je vous ai entretenus à plusieurs reprises de ce problème de souffrance, de mal de vivre. Je vous ai dit qu'il y avait des pages admirables dans l'ENSEIGNEMENT du Père ANTOINE pour qui prend la peine de les chercher. Voici encore un extrait du chapitre " ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL, LE BIEN INTERPRETE L'OPPOSE DE LA REALITE ":

"En résumé, la vue du mal c'est l'épreuve et l'épreuve c'est la vue du mal; plus l'une est grande, plus l'autre l'est également. La souffrance ne survient-elle pas toujours de vouloir que notre erreur soit une vérité ? Au lieu de dire: ''Je souffre à cause d'une personne qui me contrarie'' il serait plus raisonnable de dire que nous souffrons de l'erreur que nous commettons en voulant contrarier la réalité.

  Chaque jour nous apporte sa lumière qui nous  ôte parfois de bien grandes peines en nous faisant reconnaître la vérité. Dès que celle-ci nous apparaît, notre doute s'évanouit, la souffrance, perdant alors sa raison d'être, s'éteint d'elle-même. Nous nous trouvons souvent dans telle situation, un seul mot de l'un ou l'autre de nos semblables nous délivre de bien grandes souffrances en nous éclairant sur leur cause; si nous souffrons, c'est toujours à croire le contraire de ce qui est; disons alors que l'erreur seule produit la souffrance, tandis que la vérité nous en délivre.

  Nous qui voulons travailler à édifier notre avenir, cherchons à nous connaître, nous serons convaincus que la souffrance résulte uniquementde la vue du mal qui nous montre l'erreur dans la vérité. Suivons toujours l'impulsion de notre nature, ne redoutons ni la critique, ni le blâme; ne cherchons pas à nous justifier, ce serait commettre nous-mêmes l'erreur, celle de notre semblable nous est utile car tout a sa raison d'être."

Et, un peu plus loin, dans le même texte:

"La vérité seule nous rend heureux, c'est en elle que réside le véritable amour. Seule l'erreur nous fait souffrir, elle nous donne une fausse vue qui nous montre le mal dans le bien et le bien dans le mal, elle dssimule ainsi notre nature, dans la pensée que nous serions plus heureux en paraissant ce que nous ne sommes pas.

  Appliquons-nous à comprendre le sens véritable de toutes choses, l'apparence s'effacera insensiblement et nous agirons de plus en plus naturellement."

Voilà bien là un principe récurrent dans la pensée antoiniste: bien se connaître et tâcher à tout prix de rester dans son naturel. Toute tentative de sortir de son naturel équivaut à se trahir  soi-même et n'amène que souffrance.

 

 

 

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16/09/2009

LA VRAIE HUMILITE.

LA VRAIE HUMILITE.

La vraie humilité n'est pas toujours évidente à déceler.

Les hommes sont aveuglés par leurs propres difficultés, par leur mal de vivre. La première conséquence de cet état est d'avoir une faible estime de soi-même. Avoir une faible estime de soi-même n'est pas de l'humilité. Se juger moins important que les autres n'est pas de l'humilité. C'est une souffrance découlant de l'obsession de leur jugement. On se figure sous le regard des autres, on se figure être l'objet de leur jugement et on en est terrorisé. Ce n'est pas là de l'humilité. La dévalorisation volontaire de soi-même n'est pas de l'humilité !

Le manque de confiance en sa propre sagesse, en sa valeur intrinsèque n'est pas non plus de l'humilité. Le manque de confiance en soi-même amène à rechercher sans cesse la sagesse, la connaissance à l'extérieur de soi-même. C'est se forcer à aller à l'encontre de ses propres capacités: on ressent une grande connaissance intérieure mais on n'ose pas se faire confiance.

A ce propos, il y a un beau texte du Père ANTOINE dans le chapitre "LA FOI ET LE DOUTE DANS L'EDUCATION":

" La personne qui a peur est exposée à être atteinte; elle peut attirer ce qu'elle redoute. Nous avons dit que celui qui n'a pas peur marche sans danger sur le bord d'un toit. La foi le préserve de toute chute tandis que le moindre doute suscite une crainte qui le fait tomber."

Et, plus loin:

" Et pour en revenir à notre sujet, nous pouvons affirmer que la peur est une maladie que la foi peut guérir. Il n'est pas difficile de comprendre combien cette imagination nous rend malheureux, car une chose n'est un mal que parce que nous le voulons. combien de personnes doutent d'elles-mêmes et, par là, n'arrivent jamais à mener à bien une entreprise. La moindre souffrance est un effet du doute, c'est par lui que surgissent tous les malheurs. Si l'un de nos semblables a quelque défaut qui touche à l'une ou l'autre de nos faiblesses, pourquoi sommes-nous si peu croyants que d'en souffrir ? Ah! si nous pouvions espérer par notre intelligence ce que nous pouvons par la foi, nous serions autant heureux que nous sommes malheureux. Par la foi nous ne voyons plus de la même façon, elle surmonte tout ce qui nous afflige, toute faiblesse qui correspond à celles d'autrui."

Nous pouvons en retirer que l'humilité ne consiste pas à se plaindre de ses imperfections et de ses faiblesses mais à accepter de se transformer, jour après jour. En nous résident des qualités extraordinaires: il nous reste à les réaliser. Nous ne pourrons le faire qu'en faisant ressortir notre bonté fondamentale. réaliser cette bonté et rester dans cet état d'esprit est la recette de l'humilité.

 

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12/09/2009

FOREST ( BRUXELLES ): LE TEMPLE ANTOINISTE.

TEMPLE ANTOINISTE

 DE FOREST ( BRUXELLES )

Forest

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11/09/2009

COMMENT ARRIVE LA SOUFFRANCE ?

 

COMMENT ARRIVE LA SOUFFRANCE ?

 

Je vous ai entrenu sur la souffrance, sur diverses formes de souffrances. Comment arrive la souffrance ? Comment expliquer cette souffrance ? Quand il s'agit d'une souffrance morale, elle est toujours liée à la « vue du mal », à l'obsession du jugement ( juger, être jugé, être l'objet du regard...)

Le Père ANTOINE en parle dans ce passage du chapitre « LA VUE DU MAL SENSIBILITE DE L'INTELLIGENCE »: 

« Nous ne devons pas ignorer que les plus souffrants sont ceux qui veulent vivre avec le plus d'honnêteté; ils voient à tout instant le mal dans leurs semblables et chaque fois que cette vue apparaît, on éprouve une souffrance.

Comment pourrions-nous devenir heureux si le mal existait ? Car plus nous sommes développés, plussommes-nous sensibles à sa vue qui ne fait que nous affliger.

La souffrance nous arrive de mille manières; un seul mot de l'un ou de l'autre de nos semblables la provoque: sommes-nous en présence d'une personne qui ne nous est pas sympathique, elle ne fait pas un mouvement que nous n'y voyions le mal et nous en souffrons. Si nous réfléchissons, nous admettrons que le mal n'existe pas, qu'il n'est que la conséquence de la matière, de notre imperfection, l'erreur qui nous fait voir tout coàntrairement à la réalité. Tout ce qui existe n'a-t-il pas sa raison d'être, son utilité qui émane de la vérité ? Dire qu'il faut surmonter la matière, si elle existait réellement, ce serait dire qu'il faut réprouver la raison, l'utilité, la vérité. Si nous devons surmonter la matière pour jouir du vrai bonheur, n'est-ce pas parce qu'elle est la cause de nos souffrances ? Et je viens de faire remarquer que la souffrance n'est due qu'à notre imagination; c'est donc d'imaginer la matière que nous souffrons, parce que là nous ne sommes plus dans la réalité. L'injustice nous afflige quand nous la voyons en autrui, car lorsque nous la commettons, nous n'en souffrons nullement, au contraire, elle nous réjouit puisque nous quittons la vérité avec plaisir pour y pénétrer. J'ai révélé qu'accuser autrui d'une injustice dont on souffre, c'est accuser DIEU, c'est dire qu'il est injuste; n'est-ce pas celui qui l'a commise qui doit en subir les conséquences et non point nous si nous sommes dans la vérité ? Voulons-nous abréger considérablement nos souffrances, même arriver à les anéantir ? Remontons à la cause, à l'imagination, qui nous fait souffrir de la vérité, en voulant qu'elle soit l'opposé. »

Une fois de plus, on peut apprécier le fait que le Père s'inclut toujours dans la leçon. Il ne dit jamais « Vous », mais « Nous ».

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10/09/2009

LA PASSION ( Texte de Chögyam Trungpa )

LA PASSION

 ( Texte de Chögyam Trungpa )

Sans partager toutes les idées ( loin s'en faut ), de l'auteur, voici un petit extrait du livre "LE MYTHE DE LA LIBERTE". Il s'agit d'un texte plein de lucidité:

" La passion est l'occupation majeure dans le monde humain. En ce sens, elle est une forme intelligente de cupidité où l'esprit logique, la raison, est toujours orienté vers la création de bonheur. On ressent de façon aigüe la séparation d'avec les objets de plaisir, il en découle un sentiment de perte, de pauvreté, souvent accompagné de nostalgie. Vous sentez que seuls les objets de plaisir pourraient vous procurer le confort et le bonheur, mais vous vous sentez gauche, ni assez fort ni assez magnétique pour que ces objets soient attirés naturellement dans votre territoire. Toutefois, vous vous évertuez à les y attirer. Cela engendre souvent une attitude critique envers autrui. On veut magnétiser les meilleures qualités, les situations les plus agréables, les plus sophistiquées, les plus civilisées. "

Nous retrouvons les thèmes du regard sur autrui, du regard d'autrui sur soi, de l'attitude de jugement, du manque, de la recherche du bonheur ( mais souvent portée sur des objets illusoires )

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09/09/2009

LES SOUFFRANCES DE L'ESPRIT, CONSEQUENCE DE LA VUE DU MAL.

 

LES SOUFFRANCES DE L'ESPRIT.

 

Pour débuter un petit texte extrait du chapitre « L'EXISTENCE DE DIEU EST LA NEGATION DE LA MATIERE & L'EXISTENCE DE CELLE-CI LA NEGATION DE CELLE DE DIEU »: 

« Les pensées qui surgissent en dehors de la foi ne peuvent être que la conséquence d'une faiblesse et quand nous parvenons à les surmonter, c'est par cette vertu car tout ce que nous croyons venir du corps est plutôt l'obstacle qui empêche de se rendre compte de la réalité. Sans posséder la foi nous ne pourrions raisonner la question physique que par elle-même, par ses propres lois, opposées à la morale. »

Un peu plus loin dans le même texte: 

« Nous sommes l'esclave de notre imperfection qui n'est que l'imagination de la matière et nous ne pourrons être libres que lorsque nous l'aurons surmontée. Ce sont les personnes de parti pris qui voudraient y contredire; le sceptique, par exemple,prétend que l'âme est le néant parce qu'il ignore que le travail moral peut le persuader du contraire. »

Et dans « L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU BIEN »: 

« Je vous ai déjà enseigné que DIEU me disait :''laissez-moi pénétrer chez vous, ne me repoussez pas'' mais alors je ne savais comment comprendre ce langage; il n'était pas très logique puisqu'il venait de DIEU; c'était moi qui l'interprétais contrairement, car si DIEU cherche accès en nous, ce ne peut être que pour flatter nos faiblesses mais plutôt poiur les déraciner. DIEU est entré en moi à chaque épreuve que j'ai endurée mais je ne Le comprenais pas et je souffrais de la résistance de mon imperfection qui ne pouvait Le supporter. Cela nous arrive bien souvent: nous adorons DIEU, nous Le prions et dès qu'Il répond à notre appel, nous ne savons que penser pour ne pas Lui ouvrir. Lorsqu'il a pénétré en nous, nous Le maudissons en la personne de celui que nous disons notre ennemi et qui n'est que l'instrument de notre progrès; car le mal comme le bien a sa cause solidaire, il n'existe que par l'intermédiaire de notre semblable. »

Là, dans ces passages, nous avons quelques exemples de souffrances morale, d'épreuves spirituelles.C'est un problème qui tracassait beaucoup le Père ANTOINE. Il décrit encore le drame vécu par chacun dans le chapitre « L'EPREUVE DE L'ACTE DU BIEN ET L'EPREUVE DE L'ACTE DU MAL »: 

« Chaque fois que nous sommes à l'épreuve, nous ressentons par notre manque d'amour un fluide qui nous terrasse, devant ceux que nous disons nos ennemis. Nous nous révoltons et nous nous accablons davantage, nous récoltons de mauvais fluides et nous croyons agir encore avec raison. Ce venin que nous dégageons nous revient parce qu'au lieu d'envisager notre épreuve comme une récompense, nous la prenons pour un mal. Nous nous attardons parfois dans ces fluides et notre santé s'altère à tel point que nous parvenons bien difficilement à la recouvrer. »

Fort bien dit. Mais on n'envisage ici que des souffrances spirituelles compréhensibles mais pourtant déjà difficiles à corriger. Que dire des souffrances spirituelles éprouvantesdont on ne peut discerner les causes.Ces souffrances prennent des formes innombrables, omniprésentes, renforcées par la conscience que l'on a de porter un fardeau. De temps à autre, celui qui en souffre a l'impression que ce fardeau a disparu. Dès lor, il se croit libéré. Ce n'est hélas souvent qu'un répit, voire même une illusion.

Prenons le cas des psychotiques.Je viens de lire l'article d'une journaliste, Dominique FERNANDEZ. Je vous en livre quelques extraits: 

« Qu'est-ce qu'un psychotique ? Quelqu'un qui n'arrive pas à coïncider avec lui-même, qui ne sait plus qui il est, car il se sent multiple, débordé par une multitude de doubles qui ont chacun autant de légitimité à se prétendre le modèle original.

Occuper une place, éviter le vide, la marge définitive, le néant, et en même temps se demandxer si cela vaut la peine d'être quelqu'un, d'avoir une identité définie, d'être confiné dans un rôle pour lequel on n'est pas fait, telle semble la grande douleur du psychotique.

L'épouvante de n'être personne, de n'être rien, n'est-elle pas commune à toutes les femmes et à tous les hommes, ceux-là même qu'on dit sains, dissimulée sous les masques dont ils s'affublent pour garder contenance. »

Voilà, nous y sommes. Vousvous demandiez sans doute où je voulais arriver par ce grand détour. Tout est dit dans ce dernier paragraphe.Toujours cette obsession du regard d'autrui, du jugement dont on se croit l'objet. C'est fatal, à force de regarder les autres de façon critique, à force de porter des jugements sur eux, on intégre cette mentalité et on sent peser sur soi cette malédiction. '' Maudite vue du mal'' comme disait le Père ANTOINE.

Comme Le père dit dans ler chapitre « LA SOUFFRANCE PHYSIQUE ET LA SOUFFRANCE MORALE »: 

« Vous dites qu'une personne a jeté le trouble dans votre esprit en voulant vous persuader que toutes les maladies du corps ne sont que l'effet des imperfections de l'âme, c'est la preuve qu'elle vous a dit la vérité car si vous en souffrez, c'est parce que vous voulez faire de la vérité l' erreur, il n'y a que celle-ci qui suscite la souffrance. »

Vous avez bien lu:on veut toujours faire de la vérité l'erreur.

 

19:42 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/09/2009

RÔLE EXACT DE L'INTELLIGENCE.

RÔLE EXACT DE L'INTELLIGENCE.

A force de lire l'ENSEIGNEMENT, on pourrait penser que le Père aNTOINE méprise absolument l'intelligence. Dans le chapitre "NOUS N'ACUERRONS LA VERITE QUE PAR NOTRE ERREUR", il met les choses au point.

" J'ai révélé qu'on fait erreur en accusant ADAM d'être la cause de nos souffrances, qu'il nous a montré plutôt le véritable chemin du bonheur, que nous devrions au contraire lui rendre hommage et bénir sa défaillance.

   Nous devons considérer l'intelligence de la même façon et autant la revendiquer que j'ai paru l'incriminer dans mes révélations. Je crois que nous n'avons pas encore bien saisi son rôle. Il est vrai qu'elle est le siège de notre imperfection et incompatible avec la foi; cependant elle a aussi son utilité, sa raison d'être. Représentons-nous une personne pauvre en intelligence, combien ne la voyons-nous pas malheureuse ! si nous étions privés de cette faculté, quelle serait notre compréhension ? Pourrions-nous prévoir les choses et les concevoir ? C'est d'en être dépourvu qu'ADAM n'a pu apprécier qu'il étéit en DIEU; n'était-il pas alors plus malheureux que dans l'incarnation ? Combien de temps ne nous a-t-il pas fallu pour développer l'intelligence au degré où elle est arrivée actuellement: impossible de nous en rendre compte."

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05/09/2009

PEUT-ON PARLER D'UN MATERIALISME DE L'ESPRIT ?

EXISTE-T-IL UN MATERIALISME DE L'ESPRIT ?

Peut-on parler d'un matérialisme lorsqu'on parle de choses de l'esprit ? Le matérialisme se limite-t-il purement et simplement à la recherche de l'intérêt matériel ?, à l'accumulation de richesses, d'avantages, de prérogatives d'où découlent des faveurs, des priorités, des passe-droits ?

Pour certains, la matérialisme se cantonne à la recherches de biens terrestres? Est-ce si sûr ?

Pour commencer, au lieu d'utiliser le mot "matérialisme", qui caractérise une philosophie, parfois même austère, il conviendrait mieux de parler de l'intéressement, de la poursuite d'un intérêt.

Si on a bien posé cela, on comprendra plus facilement qu'il peut exister ce que certains appellent un matérialisme spirituel.

On peut répondre affirmativement. Aussi longtemps que l'on poursuit une approche spirituelle qui promet le salut, les miracles, le paradis, on reste enchaîné. On reste emprisonné dans les illusions, dans la recherche de l'intérêt personnel. Cet intérêt-là n'étant pas de nature strictement matériel... mais peut-être encore plus néfaste car c'est une recherche basée sur l'enrichissement de l'égo. nous retombons dans le fameux narcissisme dont on a déjà abodamment parlé.

Si l'on vit dans cet esprit, on vit dans un monde de séduction, d'illusion: on attend béatement la solution, par récompense soit-disant méritée, de tous les problèmes.

On s'imagine que l'on va bénéficier de moyens magiques, miraculeux pour résoudre tout. Hélas, rien de cela ne se prépare. Ce n'est qu'une façon de nier l'existence des épreuves. Ce n'est qu'une façon de ne pas les affronter avec ses moyens propres.

En fin de compte, c'est ainsi que l'on comprend mieux la différence qui exisrte entre la foi et la croyance.

Le Père ANTOINE dénonce, de manière très crue, cet état d'esprit. Pour ce faire, il utilise des mots, des phrases, qui, on en est conscient, peuvent choquer certains.

Voyons le chapitre "LA CROYANCE ET LA FOI":

"Ne croyons pas ne DIEU, n'espérons jamais rien de Lui, mais croyons en nous et agissons naturellement. Sachons que nous sommes DIEU nous-mêmes, que si nous voulons, nous pouvons.

  La croyance a été imaginée par l'intelligence qui a toujours cru que DIEU existe en dehors de nous. Elle ne peut être naturelle car elle suscite la crainte et nous fait agir toujours contrairement, avec la pensée que DIEU nous voit, qu'Il nous observe, qu'Il nous punit et nous donne des récompenses; c'est ainsi que nous faisons le mal croyant faire le bien."

Et plus loin, dans le même texte, un passage qui peut faire référence à la déception qui frappe celui qui a cru trouver les solutions à ses problèmes dans une approche spirituelle promettant le salut et qui tombe de haut:

" La croyance est encore là la cause de nombreuses souffrances, car elle nous fait haïr plutôt qu'aimer. d'un autre côté cependant, lorsque nous désirons demander une chose à DIEU, nous avons toujours plus de foi en notre semblable qu'en npus-mêmes; c'est la preuve que nous nous appuyons sur la croyance plutôt par un doute. Elle nous tente à prier DIEU pour être heureux dans l'assouvissement de notre imperfection, tandis que le bonheur ne résulte que de notre amélioration. Mais celle-ci ne peut s'effectuer que par la vraie prière qui consiste dans les actes et non dans les paroles, qui s'appuie sur la loi qui dit: Fais bien et bien tu trouveras.

  Je le répète, la croyance en DIEU telle qu'on l'envisage résulte de l'intelligence, elle nous fait prier en égoïstes, toujours par la crainte et non par l'amour, nous montrant tout autour de nous le mal qui suscite notre haine."

19:26 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/09/2009

SAINT-ETIENNE: TEMPLE ANTOINISTE.

1142908

Extrait de http://antoinisme.bloggg.org

18:33 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/09/2009

SUR LA DIFFICULTE DE SE RECUEILLIR.

RECUEILLEMENT ?

Il est d'abord difficile de définir ce qu'est ( ou ce que devrait être ) le recueillement.

Pour d'aucuns, se recueillir, c'est s'isoler pour réciter mentalement des prières. Ce serait donc se couper, pendant un temps plus ou moins long, du monde.

Pour d'autres, le recueillement est indépendant de la prière, mais c'est toujours s'isoler du monde pour émettre des pensée, pour rechercher des inspirations, pour éliminer les mauvaises pensées, pour approfondir l'un ou l'autre passage de l'Enseignement...

Le véritable recueillement, le plus profitable aussi, doit avoir lieu dans le monde: c'est d'abord avoir toujours le souci de mieux appréhender ce qu'est réellement autrui, qui il est réellement pour nous.

Le recueillement, c'est mettre de la constance à comprendre l'autre, à l'aider, à le réconforter, à lui montrer l'exemple.

Attention ici, le recueillement ne doit pas se confondre avec la fausse humilité. Cela ne doit pas devenir de la vanité.

C'est ici que nous touchons au coeur du problème: tous ces sentiments doivent se vivre dans le secret du coeur. C'est cela le véritable recueillement. Exhiber sa charité, ce n'est pas pratiquer la charité, ce n'est rien d'autre qu'exhiber sa vanité.

Le recueillement doit permettre de mieux comprendre le monde danautre, matières lequel on vit.

Le recueillement doit permettre de mieux comprendre les autres.

Le recueillement doit permettre de s'oublier et surtout pas de se couper des autres.

Si au cours d'un recueillement, on en arrive à s'oublier, à oublier ce qui est matière en nous, alors il nous aidera à nous rapprocher des autres.

 

01/09/2009

LA MODESTIE ( Pensée de SULLY=PRUDHOMME)

 

"La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse."

Sully Prud'homme, Pensées.

On ne peut s'empêcher d'y penser en relisant un passge du chapitre "LE DESINTERSSEMENT", que voici:

" Sachons que presque toutes nos pensées ne sont que la conséquence de l'intérêt; la moindre importance que nous attachons aux actes de nos semblables, que nous voudrions voir agir dans un sens plutôt que dans un autre, c'est un manque de désintéressement, car si nous jouissons de celui-ci, nous ne verrons jamais s'ils font bien ou mal parce que cette vertu nous satisfait en tout, elle anéantit la vue du mal complètement. Je le répète, c'est l'importance que nous attachons aux choses, qui doit nous démontrer que nous ne sommes pas désintéressés."

La pensée citée au début doit se comprendre dans ce sens: il est bien malaisé de se défaire de tout désintéressement. Même dans des comportements quotidiens, l'intérêt montre le bout de son nez.

Il faut toujours rester dans le naturel. La falsification du naturel ne peut que provoquer, dans le futur, bien des désagréments: mensonge, envie, mépris, haine, acrimonie...

18:32 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/08/2009

PRENDRE AUTRUI EN CONIDERATION ( Pensée de Joseph O'NEILL)

TOUJOURS PRENDRE AUTRUI EN CONSIDERATION.

Le hasard fait apparemment bien les choses. Alors que  je suis  occupé, depuis un certain temps à faire des recherches sur la "vue du mal", sur les relations avec autrui, je suis tombé sur une interview d'un romancier américain (Joseph O'NEILL).

Interrogé sur un sujet tout à fait étranger à la philosophie, celui-ci ne peut apparemment pas s'empêcher de philosopher. Voici, parmi deux pages , le texte que j'ai trouvé:

"C'est l'un des plus grands défis de la vie moderne: ce devoir que nous avons désormais de prendre l'autre en considération, de réfléchir au type de relations  que nous aurons avec  cet autre auquel nous sommes sans cesse confontés. On peut le faire dans la peur ou a colère, ou 'une façon plus raisonnable et positive."

C'est un véritable éblouissement: voici, synthétisé par un esprit brillant, bien loin de notre ENSEIGNEMENT ( dont il ignore d'ailleurs même l'existence )  la pensée profonde de la  révélation du Père ANTOINE.

Il serait fastidieux de  faire ici le répertoire de tous les passages de l'ENSEIGNEMENT antoiniste  où l'on retrouve cette pensée.

Je pense  quand même  aux  1°,3°,4°,5°,7°,et 10° principes et à quelques chapitres  "LA CHARITE BIEN COMPRISE", "LA SOLIDARITE", "LA FOI ET LA CHARITE", "LA CHARITE MORALE", "TOUT SAVOIR C'EST TOUT AIMER", "L'EFFICACITE DES LOIS MORALES", "LA LOI HUMAINE COMPAREE AVEC LA LOI DE LA CONSCIENCE", et bien d'autres encore...

Mais, au  moment de terminer cet article, je découvre  dans ma documentation, presque par hasard toujours, une pensée dont j'avais un  jour pris  note. Elle est de quelqu'un  qui est pour moi un inconnu ( Geert VERHELST) . Elle fait curieusement écho à tout ce qui précède:

"Le monde serait plus beau si chacun se consacrait de façon désintéressée à l'autre. Si chacun dispersait autour de lui chaleur, gentillesse et amour, sans rien attendre en retour".

Ce n'est rien d'autre, au fond, que notre quatrième principe. Qui doute encore de l'actualité  et de l'universalité de l'Antoinisme ?

 

 

23/08/2009

AUTRUI EST NOTRE MIROIR.

POURQUOI AUTRUI NOUS FAIT-IL IMPRESSION ?

Quand on dit que "autrui nous fait une impression", on pourrait mieux dire: "Pourquoi autrui nous fait -il peur ?" ou "Pourquoi autrui nous fait-il horreur ?" ou "Pourquoi autrui nous fait-il envie ?".

La réponse est très simple: parce que nous nous voyons réellement lorsque nous le regardons. S'il nous fait peur, ce n'est que parce que nous avons peur de ce que nous voyons.

Le père ANTOINE l'a très bien compris. Il en parle dans le chapitre "ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL, LE BIEN INTERPRETE L'OPPOSE DE LA REALITE":

"Je ne cesse de le répéter et craindrais même de lasser ceux qui ont déjà compris: nous ne voyons le mal en autrui qu'avec celui qui est en nous, quand nous l'aurons surmonté nous ne le verrons plus en rien. Mais il n'est pas nécessaire d'être arrivé là pour être persuadé de cette vérité: chacun de nous peut s'en rendre compte, les fluides par lesquels elle se manifeste sont là pour l'un comme pour l'autre, toutefois pour les acquérir, il faut prendre la tâche à coeur et non seulement travaillr pour avoir le plaisir d'arrver à une certitude: notre intention doit plutôt être denous améliorer, c'est la seule chose qui nous puisse convaincre de ce qui existe comme de ce qui ne peut exister. Car par notre amélioration nous acquérrons la foi et avec cette vertu plus rien ne nous sera ignoré.

 Si le mal existait, sa nature ne serait pas si variable; sa vue marque notre degré d'évolution et plus en possédons-nous, plus le voyons-nous dans les autre.  Supposez une personne que l'on aime et une autre que l'on hait, ou encore une personne que l'o a beaucoup aimée et que l'on est arrvé à haïr, cette différence de sentiments que l'on éprouve n'inique-t-elle pas déjà que le mal n'est qu'une fausse vue qui résulte seulement de notre manque d'amour ? Même le mal que nous voyons chez quelqu'un que nous aimons et qui n'agit pas selon nos goûts, dépend encore de celui qui est en nous."

 

 

 

 

 

 

 

 

15/08/2009

COLERE, JUGEMENT ET VUE DU MAL ( Sur une pensée d'EPICTETE )

"Lorsque quelqu'un te met en colère,

sache que c'est ton jugement qui te met

en colère."

Epictète

Toujours ce maudit jugement, toujours cette maudite "vue du mal" ! Voyons quelques paroles du Père ANTOINE, dans le chapitre "COMMENT NOUS POURRONS NOUS AMELIORER":

"Ce que nous ne comprenons pas beaucoup c'est la façon dont nous devons agir pour nous améliorer. Nous oublions que c'est à la cause de tout ce qui nous tient dans l'imperfection qu'il nous faut porter le remède. Cependant c'est sur ce point que je reviens le plus souvent, il est même démontré dans plusieurs passages de l'ENSEIGNEMENT et aussi du DEVELOPPEMENT. J'ai dit que nos défauts,tous nos vices et caprices dépendent des fluides qui forment l'atmosphère qui nous entoure. Certains fluides nous rendent doux tandis que d'autres nous énervent et nous exaltent, nous donnent même la plus grande méchanceté. Si c'est à la cause qu'il nous faut remédier pour nous améliorer, ne devrions-nous pas savoir que ce sont tous ces fluides qu'il faut anéantir et remplacer par d'autres plus éthérés qui contiennent d'autant plus d'amour ?"

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14/08/2009

DIEU ET LE LIBRE ARBITRE. ( Au départ d'une pensée de Karl JASPERS )

"Lorsque l'on mutile la liberté de l'homme,

cette liberté que Dieu a créée et qui se rapporte à lui,

on mutile précisément ce par quoi Dieu,

indirectement, s'annonce."

(Karl Jaspers - ext. de Introduction à la philosophie)

Peut être rapproché de l'extrait suivant du chapitre " LOIS DITES DE DIEU":

"Nous avons parlé à diverses reprises des lois de DIEU. Pouvons-nous encore employer cette expression ? Sans doute rien n'existe qui ne soit l'oeuvre de DIEU; mais de quelle manière concilier avec le libre arbitre, des lois qu'Il aurait nettement formulées ? Dans ce cas, aucun homme ne pourrait s'y soustraire.

  Nous devons voir en DIEU plus de bonté et plus d'amour, il n'est pas possible qu'Il ait imposé des conditions pour aller à Lui, sachant que notre faiblesse est incapable de les respecter; imparfaits, matériels comme nous le sommes, nous ne serions pas coupables en les enfreignant. Disons plutôt que DIEU nous a donné la faculté de créer des lois nous-mêmes au fur et à mesure que notre intelligence se développe. Autrefois, la sensibilité nous manquait pour bien analyser ces ne peut enseigner l'algèbre à un enfant qui n'a pas encore étudié les premières notions de l'arithmétique; si l'on nous avait expliqué plus tôt cette question desois divines, on nous aurait éblouis au lieu de nous éclairer..."

 

11:04 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/08/2009

TOUJOURS SUR LE LIBRE ARBITRE.

La notion de "libre arbitre" est fondamentale pour le Père ANTOINE. Il aborde cette question, nous l'avons déjà vu, à dee nombreuses reprises, de façon précise.

Mais il l'aborde aussi, parfois, de façon sous-jacente. On sent que cette notion le préoccupe. Ce qui le préoccupe surtout, c'est d'en faire ressentir l'existence à ses adeptes. Ainsi, au début de la "REVELATION", dans le chapitre "LA SANCTION MORALE":

" DIEU est tout amour, Il ne peut avoir créé le mal. Si le mal existait, il serait l'oeuvre de DIEU, puisque tout est créé par Lui; or dès l'instant qu'Il crée le mal, Il cesse d'être DIEU parce qu'il cesse d'être bon; Lui seul est alors la cause de nos souffrances.

   Mais la preuve de la bonté de DIEU c'est que nous sommes libres de créer les facultés qui peuvent assurer notre bonheur.

   Puisque en vertu de notre libre arbitre, nous pouvons établir des lois nécessaires à notre avancement, à qui nous en prendre, en cas d'échec, si ce n'est à nous-mêmes ?"

18:35 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/08/2009

TEMPLE DE JEMEPPE, LE 15 AOÛT.

LE 15 AOÛT 1910 LE PERE SANCTIFIAIT LE CULTE ANTOINISTE ET CONSACRAIT LE TEMPLE DE JEMEPPE.
CHAQUE ANNEE LE 15 AOÛT A CETTE OCCASION,NOUS NOUS REUNISSONS AU TEMPLE DE JEMEPPE POUR L'OPERATION DE 10 HEURES.

CULTE ANTOINISTE
RUE ROUSSEAU 2
4101 JEMEPPE S/MEUSE.
BELGIQUE

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08/08/2009

LE LIBRE ARBITRE: UN CADEAU, UN DEFI OU UNE CHARGE ?

QUELQUES REFLEXIONS SUR LE LIBRE ARBITRE:

CADEAU, DEFI OU CHARGE ?

Chaque fois que nous demandons de progresser parce que c'est notre désir, pourquoi cela rat-t-il ? Pourquoi un grain de sable vient-il se mêler à notre mécanisme mental ? Pourquoi se présente-t-il sur notre route quelque chose ou quelqu'un qui nous fait dévier, qui fait passer au second plan notre désir moral ?

Que faut-il en penser ? Faut-il maudire ce fameux « libre arbitre » puisque c'est à cause de celui-ci que nous sommes capables de faire des choix ? Et souvent pas toujours le choix le plus judicieux ?

Le « libre arbitre » que l'on nous présente comme un cadeau ne serait-il qu'un faux cadeau ?

Je reprends quelques passages de l'ENSEIGNEMENT dans lesquels le Père ANTOINE traite du « LIBRE ARBITRE ».

Ainsi, ce passage du chapitre « UN DERNIER MOT DE CETTE REVELATION »: 

« Je ne sais comment m'exprimer pour vous persuader de la nécessité du libre arbitre. Nous disons qu'il est une imperfection, en effet, n'est-ce pas parce que nous le désirions que nous sommes ici dans la matière ? Et dire cependant qu'il n'est pas un seul d'entre nous qui ne le recherche comme la plus grande des vertus ! Sans lui, il est vrai, où serions-nous ? Au même point qu'avant de nous créer le séjour matériel; car si nous avons voulu le posséder, c'est afin de pouvoir jouir un jour du vrai bonheur, quand nous serons assis sur la gloire de nos oeuvres. Si nous reconnaissons par notre libre arbitre, avoir commis le mal, n'est-ce pas lui qui aurait fait comprendre le bien ? Si nous eussions été privés du libre arbitre, nous n'aurions pu faire le mal, il est vrai, mais il nous eût été également impossible de connaître le bien; étant simples et ignorants, comment aurions-nous pu progresser ?Avant de venir habiter la terre, nous étions des malheureux comparativement au vrai bonheur. Cependant pour jouir de celui-ci, nous devons surmonter le libre arbitre. Le mal nous faisant connaître le bien, celui-ci à son tour anéantit le mal; mais alors nous ne sommes plus libres, nous ne pouvons plus le faire, notre conscience ne le permet plus. Il faut conclure de tout ceci que dans la spiritualité il y a aussi de l'imperfection, puisque c'est en elle que l'individualité prend naissance; nous devons la surmonter à son tour pour pouvoir goûter le vrai bonheur qui ne réside que dans l'unité absolue de l'ensemble. »

Dans le chapitre « LE VRAI BONHEUR NE RESULTE QUE DU MALHEUR », le Père ANTOINE dit, dans ce petit passage: 

« Nous devons remarquer que l'existence d'ADAM est le tableau de la réalité, le chemin à suivre pour aller vers DIEU. EVE et le serpent représentent l'erreur, l'intelligence qui nous divise; mais si nous nous efforçons d'aimer, nous rentrerons dans l'unité de l'ensemble, au sein de DIEU, où nous jouirons du véritable bonheur que nous ne pouvons apprécier sans les vicissitudes que suscite notre libre arbitre ».

Voilà l'explication. Raisonnons sur la cause de nos ratés, de nos difficultés, de nos épreuves ( des « vicissitudes » )et nous comprendrons. Dans le cinquième principe, il est révélé que la Providence place toujours sur notre chemin des êtres susceptibles de vous venir en aide par le seul fait qu'ils constituent un obstacle, justement.

On pourrait croire que le « libre arbitre » n'est là que pour nous retarder dans le progrès. Il n'en est pas ainsi. On ne nous empêche pas de progresser. Nous ne devons pas considérer les épreuves comme des injustices. La preuve que ces épreuves nous sont salutaires, c'est qu'elles nous font souffrir. Cette souffrance est la preuve de notre désir de progrès. Ce désir de progrès sera, finalement, le plus fort.

Relisons ensemble la conclusion du chapitre « LE LIBRE ARBITRE »: 

« Tel est le contrôle du libre arbitre, déduisant le mal du bien, l'erreur de la vérité. C'est ainsi que nous concevons les termes de comparaison et que nous entreprenons tous le chemin du progrès. Nous sommes tous des ADAM, nous avons tous subi cet examen. Je l'ai déjà révélé: si DIEU avait établi des lois pour aller à Lui, elles seraient obligatoires, nous ne pourrions nous en dispenser; nous serions redevables à DIEU de notre bonheur puisque à Lui seul en reviendrait le mérite. »

Le libre arbitre nous octroie une force et un potentiel énormes. Cependant, si on ne réalise pas qu'on dispose de cette force, on ne peut l'exploiter.

Mais, dans les épreuves, il faut toujours garder la foi. A ce propos, dans le chapitre « LA LOI HUMAINE COMPAREE A LA LOI DE LA CONSCIENCE », le Père ANTOINE ne nous dit-il pas:

« La foi annule toute loi que nous impose la matière, notre imperfection de laquelle nous sommes l'esclave. »

 

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05/08/2009

CULTE ANTOINISTE EN FRANCE: SITUATION ADMINISTRATIVE.

Le Culte Antoiniste est dirigé par le Collège des Desservants responsable de la question spirituelle, tandis que le Conseil d'Administration gère l'aspect matériel du Culte.
Une attestation de la Préfecture de Paris, Direction de l'Administration, Bueau des élections et des groupements associatifs, Section des groupements associatifs, 50 avenue Daumesnil 75915 PARIS Cédex04,en date du 19 juin 2009 stipule :
Je soussigné, Godefroy LISSANDRE, chef du bureau des élections et des groupements associatifs de la Préfecture de Paris, certifie que l'association dite "Culte Antoiniste", dont le siège social est à Paris (19è) 49 rue du Pré Saint-Gervais, est une association déclarée conformément à la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d'association et à la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Eglises et de l'Etat, et a pour objet exclusif l'exercice d'un culte."

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03/08/2009

LE MONDE EST UN MIROIR.

 

 

LE MONDE EST UN MIROIR.

 

L'absence d'amour, de respect et de compassion pour les autres ramène au manque d'amour, de respect et de compassion pour soi-même: le monde est un miroir. Mais attention, ce n'est pas un miroir pour s'admirer, mais un miroir pour se découvrir tel qu'on est.

Aussi « efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être votre ennemi » exige d'abord d' accepter de se découvrir . En effet, « ce que n'est que pour vous apprendre à vous connaître que le place sur votre chemin » est-il révélé. Que l'autre, que le monde nous servent de miroir. Cela apportera la révélation de ce que nous sommes..


La société actuelle peut, de façon un peu réductrice, se résumer à quelques traits  :

  • un pessimisme radical, c'est-à-dire, un manque absolu de confiance en autrui;

  • un individualisme exacerbé, c'est-à-dire la prédominance de l'intérêt personnel;

  • le culte du développement personnel, c'est-à-dire le choix de vivre pleinement ses émotions au détriment des relations collectives ou relationnelles.

Cela s'appelle le narcissisme. Le monde, la société est devenu un miroir dans lequel on s'admire. L'autre n'est plus le reflet de nous-mêmes, mais le reflet de ce que nous estimons ne pas être ou ne pas devoir être. L'autre est devenu un repoussoir. On a besoin des autres non pas pour s'améliorer, non pas pour découvrir, par effet de miroir, ses imperfections, non pas pour prêcher par l'exemple mais pour rehausser l'estime qu'on a de soi-même.

Le narcissisme est en fait à l'opposé de l'amour de soi. Le narcissisme rend de plus en plus difficiles des relations sans arrière-pensées avec autrui.

Le narcissisme ne rend pas heureux: saluer ceux dont on croise la route, engager la conversation, apporter une aide, un conseil cela rend heureux. Le narcissique n'en est pas capable puisqu'il se comporte comme s'il était devenu un objet unique au monde.

Autrui, le monde, n'est plus un miroir qui lui renvoie sa véritable image. Il ne se voit plus en autrui. Quand il regarde autrui, il voit quelqu'un qui est l'opposé de lui-même. Il se glorifie de ne pas lui ressembler. Et il va se mettre à chercher dans le comportement, même supposé, d'autrui tous les motifs possibles et imaginables pour renforcer, à ses yeux, sa propre image. Il va chercher dans le comportement d'autrui tous les motifs qui justifieront sa supériorité.

Nous sommes en plein dans la « vue du mal »!

Le narcissique, tout assuré qu'il est de sa supériorité, deviendra aisément un critiqueur impénitent. Ce n'est pas difficile: la critique est aisée. La critique est plus aisée que le prêche par l'exemple. Attention, « Vous ne pouvez faire la morale à personne, ce serait prouver que vous ne faites pas bien parce qu'elle ne s'enseigne pas par la parole mais par l'exemple et ne voir le mal en rien »! On ne se rend pas compte non plus du mal commis, car la critique impénitente est toxique pour celui qui en est l'objet.

Le narcissisme est à l'opposé de la spiritualité. La spiritualité est la vie de l'esprit, la force de l'esprit. La spiritualité, c'est la capacité de transformer notre vision du monde et nos actions. La spiritualité, c'est ce qui nous permet d'établir des liens avec les autres, dépourvus d'intérêts. C'est important dans notre société de plus en plus matérialiste.

Pour terminer, un petit extrait du chapitre: « LA CHARITE BIEN COMPRISE », dans lequel le Père ANTOINE aborde cette question du « miroir » qu'autrui constitue pour chaque être humain: 

« Nous répétons souvent qu'on ne peut lire en autrui qu'à travers soi-même ? Lorsque nous y lirons avec les yeux de la vertu, ses faiblesses nous sembleront des vétilles et nous exercerons non plus la charité matérielle, mais la charité morale. Si nous sommes dépourvus d'argent pour secourir les pauvres, nous aurons l 'amour pour les aimer autant qu'ils nous aimeront eux-mêmes. Notre indulgence nous empêchera de remarquer leurs défauts, si ce n'est pour leur venir en aide. C'est ainsi que nous aimerons réellement et qu'on nous aimera de même. »

 

 

 


 

 

 

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02/08/2009

GRÄCE-HOLLOGNE:SOUVENIRS ANTOINISTES (Commission historique de Grâce-Hollogne)

SOUVENIRS ANTOINISTES.

Le Musée de Grâce-Hollogne expose, dans une vitrine, quelques souvenirs du Culte Antoiniste.

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© CHGH

On observera le livre "Révélation par le Père". A droite, mais incomplet sur la photo: un chapeau. Il s'agit manisfestement d'un chapeau des débuts, à l'époque où ce n'étaient pas des hauts de forme. Enfin, une plaque que je voyais pour la première fois sur laquelle figurent les photos de Père et de Mère ANTOINE et le texte " Père et Mère ANTOINE nous protègent".

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TEMPLE DE SCHAERBEEK.

Le temple de Schaerbeek :

 

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Date de consécration (par le Second Représentant du Père) :

2 août 1925

C'est le Second Représentant du Père, le frère MUSIN qui eut la charge de sa consécration.
C'est le deuxième en date de la région bruxelloise, après celui de FOREST, au sud.

Le Temple se trouve, Rue Jacques RAYE, 29 à 1030 BRUXELLES.

Lecture tous les dimanches à 10 HEURES

Opérations les lundi mercredi et jeudi à 10 HEURES.

bonnes pensées.

Sr. SYLVIA

 

 

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29/07/2009

NE PLUS CRAINDRE L'INSTANT DE LA MORT MATERIELLE.

IL NE FAUT PLUS CRAINDRE L'INSTANT DE LA MORT MATERIELLE.

Vous lisez bien. Ce n'est pas "Il ne faut plus craindre la mort matérielle" mais "l'instant de la mort matérielle". En effet, c'est souvent ce passage qui est redouté. Ce passage, c'est le moment où l'on va abandonner tout ce qu'on a accumulé pendant cette incarnation, la famille, les proches, les souvenirs, la mémoire...Bref, c'est l'intéressement aux choses matérielles qui nous fait redouter cet instant. Nous nous accrochons au corps matériel et à tous ses attributs.

Mais puisque ce corps venu du néant y retourne sans espoir de retour devons-nous le regretter. Devons-nous vouer un culte à nos disparus ?

Pourquoi se lamenter sur notre sort qui est inscrit dès la naissance et qui celui de tous les incarnés ?

Ne craignons plus l'instant de la mort matérielle et ne nous culpabilisons pas davantage au sujet de nos expériences passées. Celles-ci n'étaient rien d'autre que des épreuves nécessaires comme tout le monde en passe.

Si nous ne sommes encore que sur un échelon intermédiaire de l'échelle du progrès, n'ayons aucune crainte, notre esprit se réincarnera dans un nouveau corps et aura la possibilité de poursuivre sa progression.

Cette progression se poursuivra  jusqu'à ce que, lors d'une mort matérielle, lorsqu'une incarnation future prendra fin, notre âme arrivera à rejoindre DIEU, dans son Amour infini, en nous fondant en Lui.

Cela marquera la fin des réincarantions de notre âme.Relisons quelques passages de l'ENSEIGNEMENT du Père ANTOINE. Tout d'abord le chapitre "REINCARNATION":

" Nous croyons qu'à la mort les âmes quittent le monde et vont dans l'au-delà et l'au-delà est ici. L'âme imparfaite reste incarnée jusqu'à ce qu'elle ait surmonté son imperfection. chaque existence est la conséquence de la précédente et elle détermine celle qui lui succède par l'épreuve subie et par d'autres contractées à son insu. avant de quitter le corps qui se meurt, l'âme s'en est préparé un autre pour se réincarner. Ne nous imaginons pas quà la mort, elle va dans l'espace, il n'en est pas ainsi."

Et, dans le chapitre "INTELLIGENCE":

" Nous avons révélé que tout être est entouré d'une atmosphère, composée de fluides de diverses catégories, qu'il a acquis par le travail intellectuel. Ce sont ces multiples connaissances qui constituent la richesse de son intelligence, laquelle forme sa mémoire, car l'intelligence n'est autre que le faisceau de molécules que nous appelons cerveau. Lorsque l'être se désincarne, ces molécules se désagrègent, se dispersent et retourenent à leur source. Par conséquent tout ce qu'il s'était acquis matériellement n'existe plus pour lui, il ne lui reste plus que l'instrument, l'embryon de la matière, conséquence du doute, avec laquel il pourra, dans l'incarnation suivante, acquérir de nouvelles connaissances avec d'autant plus de facilité qu'il s'est dévoué davantage dans la précédente."

Encore une fois, on en revient donc toujours à cette notion de choix à effectuer. Choix qui se résume toujours à " veut-on progresser ?" ou " par paresse, préfère-t-on stagner ?" Le Père aborde cette question plus loin, dans le même chapitre:

" Libre à nous de nous améliorer, de surmonter notre imperfection pour nous acquérir les vertus, si ne nous ne voulons plus nous réincarner. Celui qui croit à la réincarnation peut facilement se faire une idée de l'intelligence; mais les autres aussi, par leur sincérité, parviendront à se pénétrer de cet enseignement."



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27/07/2009

NI LIEU, NI MOMENT, NI OBJET PRECIS POUR L'AMOUR.

L'EXEMPLE D'AMOUR N'A NI LIEU NI OBJET NI MOMENT PRECIS.

 

Nous venons dans plusieurs articles de voir que nous devons en permanence être capables de faire des choix. Et, surtout, que ces choix doivent être inspirés par la recherche des bons fluides.

C'est ainsi que nous devrons, en fait, choisir entre l'amour matériel, intellectuel et l'amour moral, divin.

C'est cet amour que nous devrons donner en exemple.

Mais à qui devons-nous le donner ? Y a-t-il un lieu, un moment privilégiés ?

Nous devons le donner à tous, indistinctement, et principalement à « ceux que nous croyons être nos ennemis », comme le dit le cinquième principe. Mais commençons d'abord par nos proches.

Nous devons le donner partout où nous nous trouvons. Il n'y a pas de lieu précis. Il doit être donné partout sans aucune idée de frontière. Pour cela, commençons par le respect des lieux, des endroits et des pays où nous nous trouvons. Le respect sera la première marque d'amour.

Nous devons le donner à tout moment, à chaque occasion. Celui qui souffre ne choisit ni son heure ni son endroit pour souffrir. Il a besoin d'aide, d'intérêt et de compréhension à tout moment. Ayons en mémoire ce que le Père ANTOINE a dit dans le chapitre « LA CHARITE MORALE »: 

« Nous avons dit que pour trouver le bonheur, il faut pratiquer la loi d'amour et de charité. Pauvres comme riches ont les moyens de faire le bien. A défaut d'argent, notre pitié porte aux malheureux des consolations et de bons conseils. L'homme qui travaille à remplir ses devoirs sait que la charité morale est autrement efficace que la charité matérielle et qu'elle donne aussi plus de satisfaction; guidés par elle, nous pouvons marcher de l'avant; notre conscience ne nous reprochera jamais d'avoir dépassé la mesure. Quand nous sentirons l'amour vibrer en nous, nous ferons couler les larmes, nous toucherons les coeurs, nous serons en harmonie avec notre enseignement et ainsi nous rendrons de très grands services; car l'homme moral est consulté, écouté par tous ceux qui ont besoin de lumière. Quoique pauvres nous pouvons être plus utiles à notre prochain que par les plus grandes richesses. »

Je vous livre aussi ce court passage du chapitre « TOUT SAVOIR C'EST TOUT AIMER »: 

« Si nous voulons nous pénétrer de l'enseignement, nous saurons que le bonheur auquel l'homme aspire découle de celui qu'il procure à ses frères, que son progrès a une cause solidaire. En travaillant isolément nous ne pouvons nous améliorer parce que nous sommes basés sur l'égoïsme. Ce n'est qu'en s'oubliant pour les autres, même en se privant parfois du nécessaire en faveur de plus malheureux qu'on peut se dire adeptes d'une doctrine qui doit être universelle, sans limites ni remparts. Plus d'adversaires dans ce cas si ce n'est momentanément et faute de se connaître. Pourrait-on renverser celui qui ouvre son coeur au prochain en le traitant en frère ? Non, l'arme levée tombe d'elle-même. Voilà le vrai moyen d'étendre notre enseignement et de jouir du grand bonheur d'aimer réellement. Avoir cette force, ce courage de tendre la main à celui qui se dresse contre nous et pour ainsi dire contre tout le monde, c'est lui offrir le salut, c'est dire: Frère, tu vas être plus heureux, tu ne penseras plus comme tu l'as fait jusqu'à présent, tu viendras savourer avec nous le doux fruit de l'amour fraternel »

 

10:22 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |