26/11/2013

REFLEXIONS SUR LA VIOLENCE.

 

 

NON A LA VIOLENCE.

 

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Je vous livre ce passage de l'Enseignement, puisé dans le chapitre « COMMENT NOUS PROGRESSONS ».

Dans ce texte, le Père ANTOINE parle des personnes, apparemment très instruites qui agissent mal. Laissons-le parler :

 

 

«  Tous les êtres incarnés ignorent plus ou moins la gravité de leurs actes et loin de se trouver répréhensibles, croient toujours faire le bien. Certains commettent le mal inconsidérément, d'autres plus développés le font davantage, croyant agir avec justice te raison, obéir à la conscience plutôt qu'à une faiblesse.

Tel acte est le bien pour l'être inférieur et le mal pour l'autre plus élevé, car plus sommes-nous élevés, plus nous avons de responsabilité et par conséquent de culpabilité.

Tous les êtres évoluent ; ils se créent des lois appropriées à leur nature, qui déterminent le degré de leur développement ; la conscience est la boussole par laquelle ils se dirigent, suivant leur élévation.

Il importe de comprendre comment la personne développée peut commettre plus de mal que celle qui vit dans sa brutalité, qui ne peut guère atteindre que l'individu isolément, tort peu grave en comparaison de celui que peut causer l'autre plus intelligente. Si une personne arriérée nuit à un seul être, par ignorance de la gravité de son acte, sous l'impulsion de sa nature imparfaite, le monde la bafoue et lui retire toute sympathie. Bien autre est l'appréciation à l'égard de l'intelligent ; quoiqu'il puisse faire d'un seul coup un grand nombre de malheureux, il garde, malgré la grandeur de son méfait, je ne dirai pas l'estime mais le respect.

Avons-nous le droit de blâmer ces personnes ? Nullement ; elles commettent plus de mal que les précédentes, paraissent beaucoup plus coupables, mais quoique plus développées, elles ne suivent que l'instinct de leur nature.

Nous pourrions nous demander comment de telles intelligences peuvent ainsi se dévoyer ; c'est la vie de ce monde, c'est le degré de civilisation de l'humanité où l'on se croit honnête tout en ne faisant que le mal.

Pourquoi et comment fait-on le mal ? Parce que ,intelligents ou non, nous pouvons enfreindre la loi de la conscience sans penser au préjudice commis. Souvent l'homme se préoccupe des lois humaines et oublie la loi intérieure ; il s'imagine être un homme de bien parce que son intelligence lui permet d'éviter le code pénal. »

 

En fait, dans ce beau texte, le Père ANTOINE aborde le problème de la violence. La violence est bien autre chose que ce qui est entendu dans le langage courant, quotidien. Dans le langage quotidien, la violence est indissociable d'un acte physique. La violence s'exprime par des coups, des blessures physiques.

 

En réalité, nous pouvons commettre la violence par l'action physique, bien sûr. C'est à dire par le corps, par la force physique. C'est le sens commun.

 

La violence peut aussi se manifester par l'action verbale, par le discours, par les injures, par l'enseignement.

 

Mais ici, nous nous trouvons toujours dans le cas d'un abus de domination. Un plus fort, en muscles ou en paroles qui impose sa domination.

 

Le cas le plus fréquent de violence par paroles est le harcèlement.

 

Il y a aussi, la violence financière. Dans ce cas, nous trouvons l'abus d'une position dominante.

 

Mais la violence existe déjà dans l'esprit, avant qu'elle se soit manifestée extérieurement par des paroles ou des actes. Nous avons déjà dit qu'il existait des « actes-pensées », des actions mentales.

 

On peut donc être violent quelle que soit la modalité de l'action. On sera donc violent non seulement si l'on commet directement, personnellement, l'acte violent mais aussi si on incite les autres à commettre la violence. L'incitation ne doit pas nécessairement être explicite. Il s'agit de la violence provoquée par un discours. On aura bien compris qu'un discours appelant à la violence est déjà de la violence. Mais est également violence un discours plus insidieux. Discours n'appelant jamais à la violence mais créant, petit à petit, dans l'esprit de ceux qui écoutent un sentiment de haine.

 

Est égalent acte de violence, l'attitude d'un dirigeant qui, sans jamais donner d'ordre explicite, met ses subordonnés dans une situation telle qu'il doivent, un jour, abuser de leur position dominante.

 

La violence implique toujours, pour s'exercer l'usage, le recours à des émotions, des sentiments négatifs. Ou bien, la violence naît d'émotions négatives. On peut citer :

 

  • l'avidité ;

  • l'orgueil ;

  • le manque d'empathie, l'indifférence envers autrui ;

  • la colère ;

  • la manipulation mentale ;

  • la tromperie, la duperie...

 

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20/11/2013

SUR LA TOLERANCE

QUELQUES REFLEXIONS SUR LA TOLERANCE.

Que signifie le mot "tolérance" ? Que veut-on dire quand on dit que l'on tolére une autre opinion que la sienne ?

Il faut prendre garde.

Tolérer peut signifier que l'on méprise une opinion mais que l'on supporte qu'elle soit professée parce que l'on ne peut pas vraiment faire autrement.

Tolérer peut aussi vouloir dire que l'on considère que n'importe quelle absurdité, n'importe quelle opinion méchante est acceptable.

Tolérer peut aussi vouloir dire que l'on est indifférent à tout.

En fait la tolérance devrait signifier le respect de l'autre. Mais elle suppose une démarche, une demande adressée à l'autre, une réponse franche de celui§ci et un effort de compréhension.

En fait, il faut aussi absolument comprendre le vocabulaire de l'autre. Et que chacun explique ce qu'il entend quand il utilise un mot, une image, une expression.

En fin de compte, cette notion de tolérance signifie le respect mutuel après démarche de recherche.

Je vous invite à lire cde petit texte, extrait du chapitre " NOUS NE POURRIONS POSSEDER NI LA FOI NI L'AMOUR SANS LES ACQUERIR PAR LA PRATIQUE DE LA CHARITE "

" Je ne dirai pas que notre enseignement nous oblige, mais il permet de nous humilier devant n'importe quelle croyance ou opinion."

Une remarque: il convient ici de bien comprendre le sens du mot "humilier". Quand le Père ANTOINE utilise ce mot, il ne veut pas dire que l'on doive acceter sans réflexion n'importe quoi. Il ne veut pas dire non plus  que l'on doive renoncer à ses opinions? que l'on doive admettre la supériorité d'une opinion apr rapport aux autres. Il continue:

" Le catholique est notre frère, mais le matérialiste ne l'est pas moins, nous lui devons de la déférence comme au plus grand croyant.3

Voici l'explication:

" Notre doctrine enseigne la foi d'où vient l'amour, un amour qui suscite le respect de tous indistinctement."

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En tout cas, voilà où l'ontolérance peut conduire: les "boîtes de dénonciations" !

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08/10/2013

DES IMPERFECTIONS ET DES QUALITES: A NUANCER!

 

 

LES DEFAUTS SONT QUELQUEFOIS UTILES ET LES QUALITES QUELQUEFOIS NUISIBLES.

 

Nous avons déjà eu l'occasion de dire que les explications de la « Révélation par le Père » étaient quelquefois surprenantes.

 

IL en est ainsi dans ce petit extrait du chapitre «  LE DEVOIR IMPOSE LA PRATIQUE DES LOIS MORALES ». Et pourtant, ces remarques sont pleines de logique. Tout est dans la mesure des choses :

 

«  Nos imperfections, avons-nous dit, nous sont utiles aussi longtemps que nous n'avons pas acquis cet amour. Sans l'orgueil, puisqu'il nous manque, aurions-nous le courage de marcher de l'avant ? Sans l'égoïsme, acquerrions-nous la sobriété ? Par le progrès, ces imperfections se dématérialisent et font place au désintéressement. »

 

Nous avons bien compris, toutes les imperfections existent à l'état latent en chacun de nous. Toute la question est de savoir comment les utiliser. Tout est dans la mesure et dans la conscience que nous en avons.

 

Il faut simplement considérer que ce sont des dispositions existant en chacun de nous. Ces dispositions se manifestent ou non. Quand elles se manifestent, elles peuvent être utiles au développement lorsqu'elles restent dans le champ de la conscience, aussi longtemps qu'il n'y a pas de dérapage. L'orgueil peut être utile s'il nous donne les forces nécessaires à nous perfectionner. Mais il devient nuisible lorsqu'il y a dérapage, lorsqu'il nous conduit à nous isoler des autres, à les sous-estimer, à les mépriser.

 

On pourrait aussi parler de l'envie. L'envie peut être un véritable poison lorsque cela nous pousse à jalouser le prochain, voire même, ce qui serait plus grave, à tenter de nous accaparer de ses biens, ou à les lui faire perdre, lorsque l'envie non satisfaite peut pousser à calomnier le prochain, à monter des pièges contre lui. En revanche, c'est aussi l'envie qui peut nous pousser à chercher à imiter le prochain, à tenter de lui ressembler.

 

Le problème, c'est que nous sommes dans une société qui valorise la perfection ou , plutôt, une certaine image de la perfection. On parle du corps parfait, de la famille parfaite, des enfants parfaits, le la réussite parfaite, de l'hygiène de vie parfaite. Et si cette conception était une illusion ? Si l’imperfection faisait partie de la de la vie ? Si elle était source de développement personnel.

 

Mais ce qui peut paraître aussi surprenant, c'est lorsque le Père ANTOINE parle de certaines qualités :

 

«  L'amour qui nous unit par le mariage et qui nous est indispensable cependant, doit aussi se surmonter ; il est plus matériel que moral trop enclin à favoriser les intérêts de sa propre famille, même au dépens du prochain. »

 

Cette remarque, une fois le choc passé, est aussi toute logique : l'amour excessif des siens ( famille, cercle d'amis...) peut déraper et amener à faire commettre des injustices ou des actes contraires à la morale.

 

Le Père ANTOINE s'explique et conclut :

 

«  Mais u fur et à mesure que nous travaillerons à notre avancement, nous le démolirons insensiblement, faisant ainsi place à l'amour divin qui est le seul réel. Le cercle de ceux que nous aimons s'élargira et parvenus à un certain degré d'élévation, nous abdiquerons toute préférence ; l'amour s'exerce alors envers tous indistinctement et rien ne peut l'interrompre. »

 

Le tout est toujours de savoir si le sentiment, la prédisposition, est de bonne source ou de mauvaise source. Si elle s'inscrit dans le champ de la conscience ou de l'intelligence. Et encore, en ce qui concerne l'intelligence, le Père ANTOINE se montre circonspect avant de la condamner. C'est ainsi que nous trouvons dans le chapitre « LAOI HUMAINE COMPAREE A LA LOI DE LA CONSCIENCE » :

 

«  Quand elle n'est pas l'instrument de la conscience, l'intelligence se développe dans le vice ; tandis qu'elle devrait être la loi vivante, le reflet de celles qui ont été révélées pour servir d'exemple aux moins avancés ; voilà de quelle façon elle se pénètre plutôt du mal que du bien. »

 

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20:10 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

07/09/2013

Temple antoiniste de MOMALLE.

MOMALLE

COMMUNE DE REMICOURT.

Ci-dessous le plan où figure l'emplacement du Temple antoiniste de MOMALLE

 

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16:48 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/08/2013

TEMPLES ANTOINISTES: D'OU VIENT L'INFLUENCE ?

Des chercheurs,notamment parmi les plus sérieux tels le Professeur DEBOUXHTAY, se sont déjà penché sur les influences , réelles ou supposées, connues par le Culte Antoiniste.

On a notamment beaucoup épilogué sur les rencontres diverses faites par le Père ANTOINE lors de ses séjours à l'étranger: y a-t-il eu influence de certaines tendances du protestantisme ou même de certaines sectes russes ?

En tout cas, influence ou pas, il y a des ressemblances certaines entre les temples protestants ( non luthérien , et les Temples Antoinistes.

Un exemple, le dénuement. Le retrait des photos du Père et de la Mère ANTOINE, toujours fortement controversé, n'a fait que renforcer cette ressemblance.

Un autre exemple, la tribune faisant face aux fidèles quassiment identiques à celle des temples réformés.

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( Tribune d'un temple réformé: la "chapelle" du Palais "Het LOO" aux PAYS-BAS.)

 

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( Tribune d'un Temple "avec photos" ( Passage ROUX à PARIS )

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( Tribune du Temple "avec photos" de SAINT-ETIENNE )

Tribune du Temple "sans photos" par excellence: le Temple Antoiniste de JEMEPPE-SUR-MEUSE )

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Et la tribune du Temple Antoiniste de STEMBERT.

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20:15 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/06/2013

Attention aux mots qui tuent. Citation de Victor KLEMPERS.

" Les mots peuvent être comme de minuscules doses d'arsenic: on les avale sans y prendre garde, ils semblent ne faire aucun effet et voilà qu'après quelque temps, l'effet toxique se fait sentir." 

( Victor KLEMPERS )

A méditer aussi ce passage de l'Enseignement du Père ANTOINE ( Chapitre "LOIS DITES DE DIEU." ):

" Le véritable croyant ne se permet aucun blâme, car il sait que chacun agit selon son entendement et selon la loi, que le bourreau ne peut atteindre que la culpabilioté de la victime; il aime l'un et l'autre avec un égal amour et il s'efforce d'apaiser leur haine."

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27/06/2013

Un ouvrage inconnu traitant du Père ANTOINE: "Le Prophète influencé" de Georges LINZE.

Tout le monde qui s'intéresse au Père ANTOINE et au Culte Antoiniste connaît au moins l'existence du célèbre roman de Robert VIVIER "Délivrez-nous du mal" ainsi que les études, plus philosophiques, de Pierre DEBOUXHTAY. On connaît aussi, mais un peu moins, le roman d'André THERIVE "Sans âme".

En revanche, personne ne cite jamais l'oeuvre du poète, essayiste et romancier liégeois Georges LINZE, par ailleurs franc-maçon. Il s'agit du livre intitulé "Le Prophète influencé".

 Voici ce que l'on peut lire, à la page 422, dans le Dictionnaire des oeuvres belges:

" Le Prophète influencé"

" Si le prophète prend ici ( Bruxelles 1928) la place généralement dévolue au poète dans les manifestes de Georges LINZE ( né en 1900 ), son rôle est le même. Révolutionnaire, tourné vers l'avenir, il sauve les gens malgré leur folklore et leur passé.

  C'est l'occasion d'un salut aux prophètes populaires et régionaux ( en particulier au Père ANTOINE ) et d'un voyage initiatique de la rivière à la ville, de la paix à la violence qui "aide le monde à renaître", de la solitude à la foule."

Malheureusement, ce livre n'a jamais été réédité. Il est introuvable. même la Bibliothèque des Chiroux à LIEGE ne le possède pas. Peut-être chez un bouquiniste ?

 

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Georges LINZE, né à LIEGE en 1900 et y décédé en 1993.

 

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06/06/2013

LA CHARITE NE DOIT PAS ÊTRE LE FRUIT DE L'ORGUEIL.

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Charité, fruit de l'orgueil ? C'est ce que nous fait penser cette gravure.

La maîtresse de maison se fait assister par deux comparses. Les pauvres doivent venir solliciter humblement...mais le chien a droit à prendre sans rien demander.

Le Père ANTOINE abordre la question de la charité à de nombrteuses reprises dans l'Enseignement Antoiniste. Notamment au chapitre "LA CHARITE BIEN COMPRISE":

" J'ai déjà dit que sans posséder un centime, on peut être ému à la vue d'un malheureux et ainsi faire la meilleure des charités; si l'on n'a rien donné, c'est qu'on est soi-même dépourvu. Le cas que vous me soumettez touche à la même question. Vous êtes empêché d'agir immédiatement; mais la pensée subsiste; si vous vous réjuoissez de la mettre en pratique, elle vous donnera la même satisfaction. Mais nous tardons parfois faute de zèle, notre esprit se débat, un doute surgit et nous perdons de vue celui qui devait nous donner l'occasion d'exercer la charité. Avec le souvenir vient le remord; en vain pour réparer l'oubli, nous grossissons la somme et accordons peut-être le double de ce que nous aurions donné en premier lieu; n'eusions-nous alors donné qu'un centime, nous faisions une plus grande charité, parce que la seconde pensée ne découle pas de l'amour mais du remords de ne pas avoir obéi à la première.

  Cependant le remords ne provient pas de l'égoïsme, une personne charitable peut seule l'éprouver; voulant rester fidèle à sa conscience, elle ne cesse de penser à l'infortune qu'elle a vue; mais si les fluides ne se rencontrent pas, elle est parfois incapable d'assimiler le sien à celui de l'autre personne et ne peut plus être touchée; il s'établit alors un intervalle qui entrave sa volonté.

   Il arrive aussi que l'on fait la charité par acquit de conscience; dans ce cas, mieux vaudrait s'en abstenir. La vraie charité accomplie aussitôt que nous en voyons la nécessité, nous procure nuit et jour un vrai bonheur.

   Quoique charitables, nous pouvons encore ressentir du remords lorsqu'il nous semble avoir rendu de mauvais services en agissant à l'égard d'une personne où nous aurions dû nous abstenir; car nous n'avons pas la sensibilité nécessaire pour juger en connaissance de cause et nous sommes éprouvés.

   Mais quoiqu'il arrive, il est grandement désirable d'avoir la pensée de la charité; cette vertu découle de l'amour, tâchons d'être toujours prêts à l'exercer, de comprendre que nous ne faisons jamais la charité qu'à nous-mêmes. Si nous y trouvons un bien, un bonheur, remercions donc la pesronne qui nous en donne l'occasion. Nous ne restons jamais un seul moment sans épreuves, le doute nous accable souvent parce que nous sommes trop sensibles aux imperfections des autres; alors que nous devrions plutôt loes secourir, nos faiblesses cherchent à découvrir les leurs et nous perdons ainsi le feu sacré de l'amour. Efforçons-nous de ne pas voir en nos frères ce que nous voudrions cacher en nous."

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16/05/2013

Réflexion sur un aphorisme anonyme( "Ce que l'on réprime s'imprime...")

 



Texte anonyme (Aphorisme )



Ce que l'on réprime, s'imprime.

Ce à quoi l'on résiste, persiste.

Ce qui nous affecte, nous infecte.

Ce que l'on fuit, nous poursuit.

En revanche, heureusement,

ce à quoi l'on fait face, s'efface.

Ce que l'on visualise, se matérialise

Et ce que l'on bénit, nous ravit...

( Anonyme )

 

Ce qu'il faut en retenir, c'est qu'il ne sert à rien de renoncer à l'épreuve, de se défiler, d'esquiver les problèmes. Il en résultera un mal plus grand que celui auquel on aura essayé d'échapper.

 

C'est ce que le Père ANTOINE aborde dans le chapitre «  L'IMPORTANCE DE LA PENSEE » :

 

«  La valeur d'un enseignement réside non dans les mots mais dans le fluide qui en découle. C'est un mérite de comprendre. Mais si nous ne tâchons pas de conformer nos actes à ce que nous avons compris, aurons-nous encore ce mérite, pourrons-nous nous assimiler le fluide le plus éthéré d'un second enseignement ? Pour raisonner ces fluides, il faut les manier, s'en servir, car plus sont-ils éthérés, plus renferment-ils de l'amour.

Quand nous avons parlé des richesses, nous avons dit que beaucoup les convoitent dans la pensée qu'elles renferment le bonheur. Cependant si l'on est riche en biens matériels et pauvre de morale, pauvre du bon fluide que nous recherchons, peut-on se dire heureux ? Tous les trésors de la terre n'ont aucune valeur, si notre atmosphère n'est pas épurée. Pour nous en convaincre efforçons-nous de nous connaître, de nous rendre compte de ce qui nous entoure, d'acquérir cette sensibilité qui permet de pénétrer dans l'avenir ; Inquiétons-nous de savoir comment arrive le fluide qui nous engourdit et nous rend malheureux. »

 

« Comment arrive ce fluide » ? En réprimant ce que l'on trouve gênant, en refusant de l'affronter, en résistant. En étant affecté trop souvent parce que l'on s'est laiisé dominé par la « vue du mal ». En fuyant les épreuves.

 

Comme dit dans le chapitre « LA CHARITE MORALE » :

 

«  ...attendons-nous à ce que l'un de nos semblables surgisse tout-à-coup sur notre chemin ; mais ayons bien soin de ne pas y voir le mal, d'y voir plutôt l'instrument de notre progrès ; nous savons que nous ne pouvons souffrir à cause d'autrui ; acceptons l'épreuve avec patience et résignation, il en sortira un bonheur aussi grand que la souffrance aura été vive, nous obtiendrons un fluide éthéré qui nous rendra plus d'énergie... »

 

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Fuir la réalité, refuser de voir, avoir peur de ce qui paraît étrange ou étranger, cela n'amène que de mauvais fluides qui finissent par nous empoisonner la vie !

 

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10/05/2013

VUE DU MAL, HAINE ET LEUR EXUTOIRE: LES BOUCS EMISSAIRES.

VUE DU MAL, HAINE ET LEUR EXUTOIRE: LES BOUCS EMISSAIRES.

Tout d'abord ce petit extrait du chapitre "L'EPREUVE DE L'ACTE DU BIEN ET L'EPREUVE DE L'ACTE DU MAL.". Il nous aidera à comprendre le raisonnement:

" Chaque fois que nous sommes à l'épreuve, nous ressentons par notre manque d'amour un fluide qui nous terrasse, devant ceux que nous disons nos ennemis. Nous nous révoltons et nous nous accablons davantage, nous récoltons de mauvais fluides et nous croyons agir encore avec raison. ce venin que nous dégageons nous revient parce qu'au lieu d'envisager notre épreuve comme une récompense, nous la prenons pour un mal. Nous nous attardons parfois dans ces fluides et notre santé s'altère à tel point que nous parvenons bien difficilement à la recouvrer. elle est au prix du travail que nous devions fournir dans l'épreuve pour obtenir la parcelle de foi que comportait notre acte de dévouement."

On revient toujours, comme source des malheurs, à cette maudite "vue du mal". Cette "vue du mal" entraîne la méfiance, l'observation d'autrui pour y déceler une différence, la stigmatisation de ces différences réelles ou imaginées et leur rejet. Avec deux conséquences: la haine d'autrui et la douleur pour soi-même causée par un déséquilibre psychologique: la paranoïa. Paranoïa qui décuple encore la haine d'autrui.

L'expression de la haine n'est rien d'autre que l'exutoire de tout ce bouillonnement intérieur. L'expression de la haine, l'exutoire de ce bouillonnement intérieur se manifeste par la recherche de boucs émissaires.

Comme s'il fallait absolument trouver un coupable pour se soulager de son mal-être. Faut-il vraiment trouver un coupable pour se sentir mieux ?

J'ai été frappé de lire un texte d'un psychiâtre français, Philippe JEANMET, qui parle du harcèlement chez les enfants et les adolescents. Ce phénomène est aussi bien typique de ce qui a été développé plus haut: "vue du mal", recherche des différences, stigmatisations de ces différences, haine, recherche de boucs émissaires...

Voici ce texte de Philippe JEANMET:

" Cette forme de méchanceté, qui a toujours existé, se répand partout, pas seulement à l'école. La dérision est devenue la norme. Il faut attaquer; mettre les gens dans l'embarras; ne pas être dans l'échange positif où l'on se nourrit de l'autre, mais dans la mise en échec où l'on se méfie de lui. On n'est pas dans le partage mais dans le rapport de pouvoir. En réalité, on devance la possibilité d'être l'objet de moquerie en désignant l'autre comme comme bouc émissaire. Il y a derrière ces faits de harcèlement à l'école un petit enfant qui fait subir aux autres  ce qu'il a peur de subir."

Mais, si l'on raisonne bien, on doit bien admettre que la dernière phrase ne s'applique pas uniquement au harcèlement dans les écoles mais bien, hélas, à la vie sociale en général: dans les relations familiales, de voisinage, dans les entreprises, dans la vie publique...

Pourquoi finalement reprocher aux jeunes le harcèlement alors qu'ils ne font que reproduire ce qu'ils observent quotidiennement dans la vie sociale ?

Pour être plus optimiste, cet autre extrait de l'Enseignement du Père ANTOINE, puisé dans le chapitre " LA FOI ET LE DOUTE DANS L'EDUCATION ":

" La personne qui a peur est exposée à être atteinte; elle peut attirer ce qu'elle redoute. Nous avons dit que celui qui n'a pas peur marche sans danger sur le bord d'un toit. La foi le préserve de toute chute tandis que le moindre doute suscite une crainte qui le fait tomber. Si, ayant peur, vous vous adressez à une personne en qui vous avez foi, votre foi lui permet de toucher à un fluide qui vous rassure. Il n'en est pas autrement dans les maladies et dans tout ce qui nous afflige. La foi est l'unique et universel remède, elle pénètre  celui que l'on veut protéger, fut-il éloigné de miliers de lieues. N'est-ce pas la foi en ce qu'on nous révèle qui nous rassure ? L'homme le plus ignorant est rassuré par sa foi en un autre, il se décharge ainsi de grandes souffrances."

Bien ! Mais ce qui est surtout à méditer, c'est la phrase suivante du texte qui se rapporte très bien au sujet de l'article:

" ...nous pouvons affirmer que la peur est une maladie que la foi peut guérir. Il n'est pas difficile de comprendre combien cette imagination nous rend malheureux, car une chose n'est un mal que parce que nous le voulons."

 

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LE BOUC EMISSAIRE

Dans le sens commun, un bouc émissaire est une personne, souvent porteur d'une différence, ou un groupe, souvent minoritaire, auquel on attribue injustement tous les malheurs, toutes les fautes. Il est désigné comme devant endosser un comportement social que le groupe souhaite évacuer. Ensuite, il est exclu, au sens propre ou figuré et parfois puni. Le bouc émissaire permet au groupe de se laver symboliquement de toutes ses fautes, de se purifier et de se sentir plus fort.

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03/05/2013

APHORISME: LA VIE EST UN CHOIX PERMANENT.

 

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Cela me fait penser à ce passage du chapitre " COMMENT NOUS PROGRESSONS":

" Nous évoluons; que l'on fasse le bien ou le mal, personne ne stationne; mais l'un avance plus rapidement que l'autre. Celui qui est aujourd'hui très imparfait ne sera-t-il pas demain un homme d'exemple, par son désir de s'améliorer ? S'il paraît stationner, nous pourrons le voir plus tard marcher à pas de géant.

  Nous n'ignorons pas que , croyant faire le bien, on peut commettre inconsciemment une erreur; si l'on en avait conscience, on s'abstiendrait, mais nous savons que c'est néanmoins travailler à son avancement; après, on peut reconnaître qu'on a marché à côté de la vérité. La conscience n'est pas suffisamment dégourdie pour montrer en temps opportun la valeur de l'acte, c'est pourquoi l'on s'égare; mais le désir de progresser la fait apprécier pour mieux faire à l'avenir."

Donc, l'essentiel c'est dévoluer, de progresser, moralement s'entend. Pour cela, à chaque étape correspond une épreuve: la nécessité de choisir.

Choisir suppose la possibilité de commettre une erreur, mais ce qui est important, c'est de progresser, de ne pas stationner.

Mais tout vaut mieux qu'une abstention. Il vaut mieux, comme dans l'aphorisme " assumer plutôt que s'enfuir".

Comme le Père ANTOINE le dit plus loin dans le même chapitre:

" Tous les êtres évoluent; ils se créent des lois appropriées à leur nature, qui déterminent le degré de leur développement; la conscience est la boussole par laquelle ils se dirigent, suivant leur élévation."

Le choix d'aimer ou de détester, d'assumer ou de s'enfuir, d'avouer ou de mentir, d'être soi-même ou de faire semblant se jauge selon la conscience, comme répété constamment dans la plupart des dix principes.

 

 

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26/04/2013

UN COURANT DE PENSEE MODERNE: L'ANIMALISME.

 

SUR L'ANIMALISME.

 

Dans l'enseignement du Père ANTOINE, il y a, nous l'avons déjà vu à maintes reprises, des passages difficiles à comprendre. Des passages parfois rébarbatifs ou qui nous font sursauter.

 

C'est notamment le cas de ce passage du chapitre « UNITE INDIVIDUELLE DE L'ENSEMBLE » :

 

« L'animal n'est que l'excrément de notre imperfection ; voyons où il prend naissance, nous en trouverons la raison ; il est facile de savoir d'où il provient.

Notons bien que les animaux n'ont pas une individualité comme on pourrait le supposer ; ils sortent en grand nombre de la même individualité dont ils se détachent partiellement pour faciliter le développement de l'ensemble. S'ils devaient s'élever jusqu'à l'être humain et continuer progressivement, il y a longtemps que le monde en regorgerait. Il en faut des milliards pour composer une individualité qui se déploie dans l'incarnation, mais au fur et à mesure que ces êtres se développent, ils se restreignent de plus en plus et à la suite de multiples existences, ils se réduisent, par sélection, à l'unité. Voilà comment se forment les différentes espèces d'animaux. Ils correspondent à notre imperfection qui est seule leur raison d'être, car nous devons savoir que l'animal n'existe qu'en apparence. Ne croyons pas que nous passons par le règne animal, il n'en est pas ainsi; il nous prépare seulement les éléments nécessaires à la formation de notre individualité apparente ou autrement dit matérielle. L'individualité individuelle ne commence qu'à l'état d'homme et au fur et à mesure qu'elle progresse, elle comprend mieux l'individualité supérieure par laquelle elle se dirige et avec laquelle elle aspire à se confondre pour n'en faire qu'une. »

 

Etonnant aussi ce passage du chapitre « L'INTELLIGENCE HUMAINE COMPAREE A L'INSTINCT ANIMAL » :

 

« N'est-il pas étrange que tout en admirant l'instinct animal, il fasse abstraction du sien qui en est l'opposé, car l'humain le relie à la Divinité tandis que l'autre le fait à la matière. L'homme a trouvé l'instinct de l'animal sublime, parce que, s'étant abîmé par son intelligence, il n'a pu remédier à ses maux que par cet intermédiaire. »

 

Que dire aussi de ce passage du chapitre « L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL. » :

 

«  .. .j'aime à faire comprendre combien nous sommes aussi dans l'erreur en nous attachant à l'animal, c'est un grand péché parce que l'animal n'est pas digne d'avoir sa demeure où réside les humains. »

 

On est parfois heurté par toutes ces paroles. J'avoue ne pas les avoir bien comprises jusqu'à présent. En fait,nous voyons dans ces extraits que le Père ANTOINE, une fois de plus, a fait office de précurseur: tout simplement, il a eu la prémonition d'une pensée, d'un courant d'esprit, qui se manifeste depuis un certain temps: l'animalisme. Et, en quelque sorte, il nous met en garde à ce sujet ; tout en respectant les animaux ( le Père ANTOINE était un végétarien strict ), il tient à établir une distinction entre le monde humain et le monde animal. Barrière que l'animalisme a tendance à faire disparaître.

 

Le mouvement animaliste applique un dogme selon lequel les animaux devraient avoir des droits, non seulement en tant qu’espèces, mais en tant qu’individus. En vertu de ces droits, les animaux seraient victimes de discrimination, notamment en regard de toute activité qui entre dans une optique d’exploitation, d'élevage, de commerce...comme la pêche, l'agriculture...

 

Cette philosophie s'oppose à des populations humaines: il y aurait d'une part les animaux qu’ils disent défendre; d'autre part les populations qui vivent du prélèvement de la nature. Ce courant de pensée place parfois l’animal avant l’humain. Le Père ANTOINE affirme bien l'inverse: « L'individualité individuelle ne commence qu'à l'état d'homme... »

 

Qu'a voulu dire le Père ANTOINE par ces paroles ? Que l'être humain se définit par la pensée, et surtout la pensée selon la conscience. Refuser de penser par soi-même, refuser de penser selon la conscience, c'est se placer hors de l'humanité.

 

Le courant animaliste invoque essentiellement la nature. La nature, donc le monde animal, devrait être pris comme modèle de comportement que ce soit pour le mode de vie, que ce soit pour la façon de se soigner, de se nourrir. Seul le monde animal serait proche du naturel.

 

On invoque la nature, mais celle-ci ne saurait pas être la base du droit ni de la morale. Si c'était le cas, nous vivrions selon ses lois. Or ces lois ne sont que lutte violente envers et contre tout et tous pour la survie. La civilisation consiste à s'élever au-dessus de la nature.

 

Mais s'élever au-dessus de la nature ne signifie nullement le droit d'en disposer à sa guise, ni le droit de la falsifier. Le monde humain s'est élevé au-dessus de la nature mais n'a pas le droit de transformer celle-ci en piédestal. La nature doit être respectée. L'antoinisme occupe donc une position inconfortable, pas toujours facile à comprendre, entre la vision anthropocentriste ou prométhéenne et la position animaliste. Dans le chapitre « L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU BIEN », nous pouvons lire ces quelques phrases :

 

« J'ai dit que cette faculté (l'intelligence) ne sait supporter ce qui est réel ; elle est toujours tentée à le falsifier ; elle est même son propre ennemi, son poison puisqu'elle s'ingénie à dénaturer jusqu'aux aliments eux-mêmes. C'est bien là qu'elle prépare la majeure partie de ses souffrances car les mets excitants provoquent des excès qui détraquent l'organisme. »

 

Selon les animalistes, il y aurait une forme de naturalisme qui réduirait et irait même jusqu'à éliminer toute différence entre le monde animal et le monde humain. Rappelons bien à propos que la doctrine antoiniste de la réincarnation n'admet pas la réincarnation animale ( « Ne croyons pas que nous passons par le règne animal, il n'en est pas ainsi... »). Certes certains animaux peuvent manifester certains comportements attestant qu'ils sont capables d'empathie. Cependant, de là à dire que ces gestes peuvent servir de base à la morale, à la vie sociale, il y a un gouffre à ne pas franchir !

 

Le rêve des animalistes serait-il la fin de la différence humaine ? Or, c'est à partir de ce concept de « différence humaine » qu'on peut concevoir les notions de solidarité, de charité morale, de morale, de foi, de libre arbitre, la recherche d'amour...

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Ce n'est pas seulement le rire qui est le propre de l'homme...mais c'est ce simple geste!

 

 

18:50 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/04/2013

LA CRAINTE DE DIEU: UNE OBSESSION DES RELIGIONS DE SALUT.

La crainte de DIEU, voilà une obsession des religions de salut. La première crainte enseignée résulte de la multiplicité des religions présentes et, donc, offertes aux hommes. C'est la grande crainte de se tromper de religion, d'avoir adopté la "mauvaise" religion. C'est pourquoi les religions de salut enseignent que, pour mériter son salut, la première recommandation, le premier commandement est de reconnaître comme seule vraie sa religion. Cette religion est d'ailleurs, sauf cas de conversion, celle que l'on n'a pas choisie, celle dans laquelle, par hasard, on est né.

Les Antoinistes, à la suite du Père ANTOINE, s'opposent à une telle vision. Voici un extrait de l'Enseignement, puisé dans le chapitre "LA CROYANCE ET LA FOI":

" Si des personnes ont une autre croyance que la nôtre et si d'autres n'en ont pas, c'est que DIEU le veut ainsi; car s'il n'y avait qu'une seule religion dans la vérité, toutes les autres seraient nécessairement dans l'erreur, leurs adeptes travailleraient contrairement à la vraie religion et DIEU en serait seul coupable, puisque c'est Lui qui nous fait naître dans telle ou telle religion. DIEU serait loin d'être juste, faisant des privilèges, il serait partial. Disons donc qu'il n'en est pas ainsi, si les familles accomplissent différemment leur devoir religieux, ce n'est pas qu'une religion soit meilleure que l'autre, puisque toutes n'ont qu'une seule et même base, la foi. Elles diffèrent uniquement par la forme, le côté extérieur. Mais l'intelligence y joue un grand rôle; comme elle n'entreprend rien qu'à travers la matière, elle exige que l'on respecte les lois qu'elle y a établies."

 

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C'est l'allégorie de la "Colère de DIEU".

Le Père ANTOINE nous enseigne qu'il ne faut pas craindre cette "colère"!

En ce qui concerne cette "colère de DIEU", dans le même chapitre, le Père ANTOINE nous révèle ce qui suit:

" ...c'est toujours avec l'espoir d'une double récompense que l'on agit par la croyance: pour que DIEU en tienne compte et pour que notre obligé nous témoigne sa reconnaissance. Nous perdons ainsi de vue que la main gauche ne doit pas savoir ce que fait la main droite, nos actes alors restent ignorés de DIEU parce qu'au lieu de les effectuer part l'amour, nous les puisons dans notre imperfection. Ainsi nous agissons toujours par crainte et pat opinion, avec partialité, oubliant que nous sommes tous frères, tous enfants d'un même père, quoique étant nés dans des familles différentes, dans des croyances diverses."

 

17:26 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/03/2013

LES NON-TRINITAIRES.

 

LES NON-TRINITAIRES

 

DE MICHEL SERVET AUX ANTOINISTES.

 

Michel SERVET, né le 29 septembre 1511 en ESPAGNE ( ARAGON ) à VILLANUEVA de SIGENA. Exécuté ( condamné au bûcher ) le 27 octobre 1553 à GENEVE. Ce théologien s'opposa au dogme de la Trinité, raison pour laquelle il fut brûlé vif pour  «  hérésie ». Il espérait que l'abolition du dogme trinitaire rendrait le christianisme plus attrayant aux juifs et aux musulmans, dont la religion était, et est toujours, strictement monothéiste.

Il soutenait que ce dogme n'était pas fondé sur l'enseignement biblique mais plutôt sur un enseignement venant des philosophes grecs. Pour cela, il se référait à la bible et aux évangiles. Dans ces livres, il dit ne trouver aucune trace de ce dogme et, a fortiori, des discours complexes mis au point par l'Eglise catholique pour justifier cette conception. Hélas pour Michel SERVET, les calvinistes de GENEVE ne se montrèrent pas plus tendres !

 

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Michel SERVET

 

SERVET, contrairement à l'Eglise et aussi à CALVIN, postule l'existence d'un DIEU « auquel l'homme peut s'unir ».

Il s'oppose ainsi, notamment, à CALVIN qui décrit « un souverain Seigneur (…) devant qui l'homme chétif et misérable ne peut que se prosterner dans la cendre, adorer et obéir »; CALVIN qui écrit: « Si Michel SERVET vient à Genève, je ne réponds pas qu'il puisse en sortir vivant ».

Les Antoinistes ne sont pas très éloignés de l'idée défendue par SERVET. Il suffit de lire dans le chapitre « LA CROYANCE & LA FOI » ce qui suit :

« Ne croyons pas en DIEU, n'espérons jamais rien de Lui, mais croyons en nous et agissons naturellement. Sachons que nous sommes DIEU nous-mêmes, que si nous voulons nous pouvons. La croyance a été imaginée par l'intelligence qui a toujours cru que DIEU existe en dehors de nous. Elle ne peut être naturelle car elle suscite la crainte et nous fait agir toujours contrairement, avec la pensée que DIEU nous voit, qu'Il nous observe, qu'Il nous punit et nous donne des récompenses; c'est ainsi que nous faisons le mal croyant faire le bien. »

Donc, pour les Antoinistes, pas non plus question de considérer l'homme comme un être chétif devant trembler devant un DIEU gendarme.

Michel SERVET soutenait que le « Logos divin » était une manifestation de Dieu et non une personne divine distincte. Ce « Logos » s'est manifesté par l'intermédiaire et par JESUS, un être purement humain. De là découlent diverses théories pour expliquer que JESUS n'est pas en réalité DIEU mais qu'il est l'expression de DIEU. Nous ne les passerons pas en revue.

Que doit-on comprendre par « Logos » ? Le mot « Logos » vient du verbe grec « lego », ( « = «dire»). Ce terme figure en bonne place dans un certain nombre doctrines philosophiques grecques puis chrétiennes. Au départ, la signification du mot était «discours connecté», puis il eut une grande variété d'autres significations: «argument», «principe rationnel», «raison»... Il est donc difficile d'interpréter les doctrines des philosophes utilisant le terme « logos ».

Au 3e siècle avant JC, les promoteurs du stoïcisme ont utilisé l'idée de « logos » pour signifier « l'immanent », le « principe commandant, structurant, l'univers ». Là, on se rapproche de la vision monothéiste, donc chrétienne. Dans l'évangile selon Saint Jean, ce dernier donne une place centrale au « logos » qu'il définit en tant que Dieu, le Verbe créateur, qui s'est incarné dans l'homme Jésus-Christ. («  In initio erat verbum et verbum caro factum est et habitavit in nobis »). Ces quelques mots sont finalement les seuls dans l'Evangile qui pourraient être invoqués.

Dans la philosophie médiévale, donc nécessairement chrétienne, le « Logos » c'est la raison divine qui agit comme un principe d'ordonnancement de l'univers: le « Logos », signifie la « volonté de Dieu », ou l'identification avec avec les idées qui sont dans l'esprit de DIEU. L'incarnation a donc été comprise comme l'incarnation de ces attributs divins dans JESUS.

Toute la discussion porte dès lors sur le fait de savoir si Jésus-Christ était DIEU à part entière et sur ce que signifiait sa filiation par rapport à DIEU. Dès le moment où on a prétendu qu'il était DIEU à part entière, il a bien fallu élaborer la doctrine de la Trinité. Le « Logos » est alors le terme par lequel la théologie chrétienne désigne la Parole de DIEU puis, pour les Trinitaires, la Seconde Personne de la Sainte Trinité. Le Saint-Esprit étant la troisième personne par laquelle les idées de DIEU se diffusent.

C'est seulement à partir du moment de la conception de JESUS que la seconde personne aurait été engendrée. Dès que l'on admet que, à un moment donné de l'histoire de l'humanité, DIEU est entré dans l'histoire par l'intermédiaire d'une personne humaine engendrée par Lui, on doit bien considérer que ce « Fils » n'est pas éternel puisqu'il a eu un commencement et une vie. Or l'éternité et l'immuabilité sont deux conceptions fondamentales de la DIVINITE.

Pour cette raison, SERVET rejeta toujours l'idée que le Christ était « le Fils éternel de Dieu », il soutenait qu'il était « le Fils de Dieu éternel ». Il ne s'agit pas d'un simple jeu de mots. Mais c'est la négation de la divinité pure et simple du Christ. Pour lui, le Christ est une manifestation de DIEU mais n'est pas DIEU. JESUS n'est donc pas DIEU mais un homme auquel l'essence divine s'est alliée temporairement. Cette position est évidemment jugée blasphématoire non seulement par l'Eglise catholique mais aussi par les Eglises protestantes.

Ce n'est que le retour d'une doctrine religieuse apparue au II°siècle: l'adoptianisme, doctrine selon laquelle JESUS serait devenu le fils de DIEU par adoption à la suite de son baptême dans le JOURDAIN. Ce n'est cependant qu'au XII°siècle que le pape vint à bout de l'adoptianisme qui est considéré définitivement comme hérésie.

Michel SERVET est honoré par les chrétien unitariens qui fleurissent chaque année sa statue à PARIS. Il est considéré par les chrétiens unitariens comme leur précurseur. Les chrétiens unitariens n'admettent pas le dogme de la Trinité tou en reconnaissant le rôle central du Christ et la valeur de son Enseignement.

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Quant aux antoinistes, on peut dire que leur position est encore plus radicale et qu'elle peut aussi être considérée comme blasphématoire. Ce n'est pas une unique fois dans l'histoire que DIEU s'est manifesté dans l'humanité, par l'intermédiaire d'un homme. Dans chaque homme, potentiellement, il se manifeste. C'est ce qui est développé dans le chapitre « NOUS SOMMES TOUS DES DIEUX ». Chapitre dont le titre est explicite :

«  Je l'ai révélé, la vie est la conséquence de l'amour, DIEU, comme Lui, elle est éternelle. C'est ce qui démontre que ce qui est de DIEU est DIEU, mais entendons-nous bien, cette conséquence n'est pas la cause, elle n'est que l'effet, l'opposé, c'est la raison pour laquelle la vie n'y est pas accessible et pour le devenir, elle a dû prendre la chemin opposé. Je le répète, rien n'est sorti de DIEU qui ne soit DIEU; s'il n'en était pas ainsi, DIEU ne serait pas pur. Il remplit tout l'univers et seul, il existe réellement. Tout ce que nous pouvons percevoir par les sens est imperfection, utile seulement à notre développement, illusion de l'esprit due à l'imagination mais n'oublions pas que j'ai dit que rien n'est aperçu matériellement s'il n'existe spirituellement. »

.................

« Tout ce qui existe est éternel, rien n'a commencé ni rien ne finira, la création l'est également. »

................

« Nous sommes DIEU pour autant que nous Le possédons. DIEU est en nous et nous, en LUI; par son amour, nous pouvons tout, notre foi ira jusqu'à transporter les montagnes, plus rien ne nous sera impossible. N'a-t-il été révélé que sans la foi on ne peut être sauvé ? Sans elle, on ne peut donc jouir du bonheur suprême ! »



Quant à, pour les trinitaires, la notion de la Troisième personne, le Saint-Esprit, il fut encore plus difficile de l'élaborer ! Ce n’est pas une force ésotérique, évanescente; c’est le don mystérieux de DIEU qui agit dans la vie de chacun. Le Saint-Esprit renforce dans l’épreuve, libère du doute, rend joie et confiance.

Le Saint-esprit serait une personne distincte du Père et du Fils, et formant avec eux un seul DIEU. C'est le crédo imposé finalement par CHARLEMAGNE, à qui on ne connaît pourtant aucune formation théologique:

« Je crois en l'Esprit saint, qui est Seigneur et qui donne la vie; il procède du Père et du Fils. Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire ; il a parlé par les prophètes. »

Les orthodoxes estiment cette innovation contraire à l'enseignement des Pères de l'Eglise.

Les Témoins de Jéhovah rejettent aussi la doctrine de la Trinité. Pour eux, l'Esprit saint désigne la force agissante ou force active de Dieu.

Donc, pour de nombreux chrétiens, l'Esprit Saint n'est pas une personne divine, mais c'est un attribut même de DIEU.

Les musulmans ont une jolie expression. Ils parlent du « Souffle de Dieu » que l'on trouve à partir de la prière. Lorsque l'on prie, on ressent DIEU. Cette présence de DIEU, c'est l'équivalent du Saint-Esprit. Pour eux, c'est une des définitions de DIEU, ou plutôt un de ses attributs.

 

Dans l'Enseignement Antoiniste, on reconnaît aussi cette présence, cette liaison que l'on ressent dans des moments favorables, comme lors des Opérations Générales. C'est ce que nous trouvons dans le chapitre « CAUSE, DEVELOPPEMENT & PERFECTIONNEMENT DE L'ÊTRE. » :

 

« ...Si nous voulons trouver DIEU, nous devons Le chercher avec DIEU Lui-même. DIEU nous donne tout et toujours; Il dit : '' Demandez et vous recevrez ; votre foi me permettra de vous le procurer. Si vous voulez faire le mal, je vous y aiderai, croyez-le; si vous doutez, vous refusez ce que je veux vous donner pour vous satisfaire. Cependant, ce doute, c'est encore moi qui vous l'ai donné parce que vous l'avez demandé. Où croiriez-vous puiser qu'en moi, puisque je suis en tout et partout ? Sans ma présence en vous, que seriez-vous ? Bien moins encore qu'une motte de terre !''

Nous nous égarons en cherchant DIEU en dehors de nous... »

On pourrait aussi établir un rapprochement entre la notion d'esprit saint et la notion de fluides puisés à bonne source. Ainsi, dans le chapitre « LA FOI SAUVEGARDE CONTRE LA MAUVAISE PENSEE. », nous pouvons lire :

 

"...Quand nous luttons pour surmonter une faiblesse, obéissant à une pensée de progrès, nous puisons dans les fluides éthérés, dans l'amour divin. DIEU est invisible pour tout ce qui est matière ; mais si les yeux du corps ne me perçoivent pas, l'âme le voit en sa pureté elle-même. DIEU c'est l'amour et c'est cette force que nous puisons en Lui, en raison de notre désir du progrès, de notre résistance à l'assouvissement de nos faiblesses, résistance parfois bien pénible et bien douloureuse. »

Quand on a écrit au mur du fonds des Temples Antoinistes "L'Enseignement du Père, c'est l'Enseignement du Christ révé à cette époque par la foi", beaucoup d'adversaires ont ri prétendant qu'on affirmait que le Père ANTOINE aurait été la réincarnation du CHRIST, donc du fils de DIEU...On voulait simplement insister sur les affinités existant entre les deux Enseignements ! Pour mettre fin à cette confusion, aussi partagée par certains Antoinistes, on a fait enlever cette inscription.

Donc, le Père ANTOINE ne s'est jamais prétendu être la réincarnation de JESUS; Et ce, contrairement à d'autres tels que le Père DOR et, plus près de nous, Georges ROUX, le "Christ de MONTFAVET"

18:59 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/03/2013

LES ANTOINISTES ET LA NOTION DE DIEU NON TRINITAIRE.

 

J'ai déjà eu l'occasion de dire dans des articles parus sur ce site que les Antoinistes ne partageaient pas l'opinion des églises chrétiennes en ce qui concerne le principe de la Trinité (« Un seul DIEU en trois personnes » ).

 

Les Antoinistes peuvent donc être classés parmi les non-trinitaires; Je préfère le terme « non-trinitaires » à celui, rencontré souvent, de « anti-trinitaires », ce dernier terme étant une position de combat impliquant donc une sorte d'acharnement, de fanatisme.

 

A de nombreuses reprises dans l'Enseignement, le Père ANTOINE délivre l'une ou l'autre facette de sa conception de DIEU. Jamais, à aucun endroit, il ne fait référence à la notion de « Trinité » soit explicitement soit implicitement.

 

C'est vrai dans le Premier Principe où apparaît la notion d'un DIEU qui « ne réside qu'au sein de l'homme ».

 

Dans le chapitre « LE RÔLE DE DIEU », il dit :

«  Pour vous faire une idée du rôle de DIEU, dans la vie universelle, voyons celui d'un bon père dans sa famille.

.........................

Le rôle de DIEU est comparable à celui de l'homme ; il est d'autant plus important que DIEU a l'amour plus grand. »

Donc aucune référence à un DIEU surgissant dans l'histoire pour sauver l'humanité. Aucune référence non plus au Saint Esprit.

 

Dans le chapitre « LA NON-EXISTENCE DU MAL », le Père ANTOINE dit:

« ...il y a autant de fluides que de pensées et toute pensée est une loi ; en vertu de notre libre arbitre, nous manions ces fluides subtils de nos pensées et nous établissons ainsi des lois proportionnées à notre avancement; nos pensées du bien ayant l'amour pour base, s'assimilent à un fluide éthéré et celles du mal, à un fluide des ténèbres. »

Donc, pas d'intervention divine ni, à plus forte raison, d'une des trois personnes divines pour nous guider. Tout repose sur chaque homme : à lui de manier les fluides positifs.

 

Dans le chapitre « LA SANCTION MORALE » :

«  Nous pouvons ainsi comprendre que ce n'est pas DIEU qui nous punit pas plus qu'Il ne nous récompense. C'est nous qui nous punissons et qui nous récompensons par la conscience; elle nous donne toujours ce que nous avons mérité, elle est le témoin et le juge de nos actes et même de nos pensées. »

 

Dans le chapitre « LOIS DITES DE DIEU »:

«  Nous devons voir en DIEU plus de bonté et plus d'amour, il n'est pas possible qu'Il ait imposé des conditions pour aller à Lui, sachant que notre faiblesse est incapable de les respecter; imparfaits, matériels comme nous le sommes, nous ne serions pas coupables en les enfreignant. Disons plutôt que DIEU nous a donné la faculté de créer des lois nous-mêmes au fur et à mesure que notre intelligence se développe.

..............

Si DIEU avait établi des lois, combien nous y aurions dérogé souvent, puisque après tant de filières d'épuration, nous sommes encore si imparfaits ! En réalité, il n'existe qu'une loi, celle de la conscience et toute vérité y est contrôlée ; celui qui juge d'après les faits apparents court le risque de se tromper et de voir beaucoup d'injustices . »

 

Dans le chapitre « LA FOI SAUVEGARDE CONTRE LA MAUVAISE PENSEE. »:

« ...Quand nous luttons pour surmonter une faiblesse, ,obéissant à une pensée de progrès, nous puisons dans les fluides éthérés, dans l'amour divin. DIEU est invisible pour tout ce qui est matière; mais si les yeux du corps ne le perçoivent pas, l'âme le voit en sa pureté elle-même. DIEU c'est l'amour et c'est cette force que nous puisons en Lui, en raison de notre désir du progrès, de notre résistance à l'assouvissement de nos faiblesses, résistance parfois bien pénible et bien douloureuse. »

 

Dans le chapitre « LA SOLIDARITE »

«  La personne qui nous aide, si elle n'est pas DIEU, Le représente; elle a doit à notre amour et à notre respect. C'est un bonheur du reste pour quiconque travaille selon sa conscience et jouit de la gloire de ses oeuvres, de reconnaître à qui il doit le remède de son doute et de ses souffrances ; il communique à d'autres sa confiance et leur inspire le désir d'entreprendre la même voie. »

 

Dans le chapitre « LA LOI HUMAINE COMPAREE A LA LOI DE LA CONSCIENCE »:

« Nous avons raisonné la vertu et dit qu'il faut posséder la foi pour la comprendre, que celui qui la possède l'ignore, parce qu'elle est un instinct. Revenons à l'homme qui le premier a douté de lui-même en doutant de sa nature. S'il avait su qu'il était une parcelle de DIEU, il n'aurait pas douté. Progresser c'est surmonter cette matière, en effacer la vue, acquérir les vertus ; quand nous les posséderons, nous les ignorerons, nous serons réellement tout amour, face à face avec DIEU, DIEU Lui-même. Cet amour est tout différent de celui que nous nous imaginons; il nous réunit tandis que l'autre nous fait marcher dos à dos, haine contre haine. »

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Non trinitaire comme YAHVE chez les JUIFS.

Et comme ALLAH

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Et aussi chez certains chrétiens. Notamment chez Michel SERVET. Nous en reparlerons.

18:47 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/03/2013

NOUS SOMMES L'ESCLAVE DE NOTRE IMPERFECTION.

 

NOUS SOMMES L'ESCLAVE DE NOTRE IMPERFECTION.

 

L'être humain qui se complaît dans la paresse et qui se livre aux plaisirs grossiers attire des fluides négatifs. Non seulement il se laisse entraîner par ces fluides négatifs mais il les cultive. Ils prennent possession de son corps, de sa volonté, de son âme.

 

Réaliser que nous ne sommes pas parfait, c'est admettre que nous ne sommes pas si vertueux qu'on aimerait se l'imaginer et surtout qu'on aimerait que les autres nous voient.

 

Quand nous sommes pénétrés de cette réalité, nous devons bien admettre que nous mentons en permanence pour pouvoir vivre en société. Nous nous imaginons être très honnêtes alors que c'est loin d'être le cas.

 

Réaliser que nous ne sommes pas parfaits revient en quelque sorte à démasquer une imposture. Nous sommes l'esclave de notre imperfection. Une fois cela admis, que faire, comment agir ? Comment se libérer de cet esclavage ?

 

Voici un extrait de l'Enseignement, chapitre « L'EXISTENCE DE DIEU EST LA NEGATION DE LA MATIERE & L'EXISTENCE DE CELLE-CI LA NEGATTION DE CELLE DE DIEU » :

 

Lisons ce passage du Père ANTOINE:

 

«  Nous sommes l'esclave de notre imperfection qui n'est que l'imagination de la matière et nous ne pourrons être libres que lorsque nous l'aurons surmontée. Ce sont les personnes de parti pris qui voudraient y contredire; le sceptique, par exemple, prétend que l'âme est le néant parce qu'il ignore que le travail moral peut le persuader du contraire. Je viens de vous révéler que la matière exclut l'existence de DIEU comme celle-ci exclut la matière ; l'une est la négation de l'autre.

Bien des personnes qui croient en DIEU et qui proclament en même temps la matière, ne comprennent pas qu'elles ont la croyance d'un parti pris aussi longtemps qu'elles ne cherchent pas à se rendre compte de la réalité. »

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18:33 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/02/2013

Si nous aimions réellement, nous n'aurions pas la « Vue du mal »

 

Si nous aimions réellement, nous n'aurions pas la « Vue du mal »

Il importe de toujours se ma$îtriser!

Extrait du chapitre : « NOUS NE POURRIONS POSSEDER NI LA FOI NI L'AMOUR SANS LES ACQUERIR PAR LA PRATIQUE DE LA CHARITE »



« Malheureusement nous nous appliquons parfois à constater le manque d'amour de nos semblables et nous en souffrons, sans songer davantage à aimer nous-mêmes. Être affligé de ce qu'une personne n'éprouve pour nous que de la froideur, n'est-ce pas la preuve que l'amour nous fait également défaut ? Si nous aimions, nous n'aurions pas cette vue. Pour bien raisonner cette question, nous devrions nous analyser sincèrement, sans nulle prétention de paraître ce que nous ne sommes pas, nous étudier avant d'accuser autrui. Ne peut-il avoir des soucis que nous ignorons et en être absorbé ? C'est manque d'amour que de croire le sien absent. Quand il nous arrive d'être dans cette situation, nous nous trouvons tout naturels ; pourquoi penser autrement lorsqu'il s'agit de nos semblables ? Ne nous abusons pas. Si nous cherchons notre avancement moral, c'est à nous de nous efforcer d'aimer, sans critiquer les personnes qui ne sont pour nous que des instruments de progrès. Si nous désirons en être aimés, cherchons en nous la cause de leur indifférence, nous l'y découvrirons et ce sera nous élever, nous acquerrons la certitude qui abrégera beaucoup notre travail, qui nous fera mieux comprendre la grande nécessité d'aimer. Enseigner que le mal n'existe pas et encore se l'imaginer, c'est se déclarer coupable, montrer une imperfection qu'il serait urgent de démolir pour ne plus être contrarié ni chercher un refuge dans une justification en dehors de la raison. Si l'un ou l'autre personne suit l'impulsion de sa nature brutale, nous y voyons le mal. Nous frémissons d'horreur au récit de certains crimes que nous trouvons odieux, mais songeons-nous que nous sommes peut-être bien plus coupables dans ce que nous accomplissons journellement ? Au lieu d'assaillir un criminel de notre haine, nous ferions mieux de l'attirer à nous par notre amour, par notre exemple. »

 

Notre irritation est stérile. Elle détruit la paix de ceux qui nous sont proches. Un homme irrité n'apporte que de mauvais fluides à tous ceux qui sont près de lui. L’irritation semble être contagieuse.

 

Il est donc important de cultiver la maîtrise de soi et l’habitude de garder son calme quelles que soient les épreuves que l'on peut rencontrer. Il est plus utile, avant de dire quoi que ce soit, de prendre le temps de la réflexion.

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Tel DIOGENE, ne jamais juger et toujours se maîtriser.

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31/01/2013

"L'ENFER EST PAVE DE BONNES INTENTIONS": PENSEE.

Très souvent, c'est sous le prétexte de la recherche du bien le plus exigeant, le plus pur que l'homme s'arroge le droit de commettre ce qu'il y a de pire. Les génocides, dans l'histoire, peuvent tous s'expliquer par ce principe !

 

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En effet, pour avoir le courage de dépasser toutes les bornes fixées par la morale courante, il faut être mû par cette justification frénétique de l'obéissance à une morale supérieure à la morale courante.

Autrement dit, la morale courante, c'est valable pour les gens qui ne sortent pas du lot. Les individus supérieurs peuvent s'en affranchir.

Bien souvent, le pire est la conséquence d'une recherche fiévreuse et obsédante d'un bien supérieur !

Un bel exemple: la croisade contre les Albigeois, chantée par Soeur SOURIRE, sûrement bien inconsciente de ce qu'elle disait. ( " Dominique, nique..." )

 

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23/01/2013

L'ENFER EST PAVE DE BONNES INTENTIONS"

 

L'ENFER EST PAVE DE BONNES INTENTIONS.

 

Nous avons déjà eu l'occasion de dire qu'il faut renoncer à tout manichéisme. Autrement dit rien n'est entièrement blanc ni entièrement noir. Nous l'avons déjà expliquer lorsque nous avons parlé de la problématique des péchés capitaux.

 

Les sentiments, les idées, les opinions, les comportements ne sont jamais à classer dans la catégorie « bons » ou « mauvais ». Il faut considérer que chaque opinion, chaque prédisposition s trouve sur une palette et que l'on glisse facilement du «positif vers le négatif, parfois sans s'en rendre compte ou tout simplement poussé par un souci excessif de bien faire.

 

Ce souci excessif de bien faire, devient vite de l'intransigeance, puis de l'intégrisme, puis du fanatisme.

 

Prenons un exemple. On a une certaine idée de ce que doit être un bon comportement dans un domaine ou l'autre. Par souci de vouloir atteindre la perfection dans ce domaine, on peut devenir intransigeant. On adoptera un comportement sans aucune concession pour soi-même. Cela ne peut devenir grave que pour soi-même. On peut refuser toute nourriture carnée par exemple et être très exigeant. On refusera toute nourriture qui peut avoir un composant venant de l'animal. On ne court de risque que pour soi-même.

 

Mais de l'intransigeance pour soi, on voit qu'on peut déjà atteindre à l'intégrisme. Passe encore aussi longtemps que cela ne concerne que l'individu lui-même.

 

Où cela devient plus grave, c'est quand on glisse de l'intégrisme individuel à l'intégrisme pour la collectivité. Puis, étape suivante, au fanatisme : on se mettra à empêcher les autres, même avec qui on a aucune relation personnelle, à pratiquer différemment.

 

De l'intégrisme, on est vite parti vers le fanatisme. On se mettra à pourchasser tous ceux qui agissent différemment.

 

Ici, nous avons pris un exemple un peu simpliste, volontairement. Quand cela devient réellement grave, c'est quand on aborde le domaine spirituel, moral ou religieux. Au départ d'une idée intransigeante sur une question morale ou de société, si on applique le même principe que celui de l'exemple cela débouche sur le fanatisme.

 

En bref, est de mauvaise source toute idée selon laquelle son mode de pensée individuel est le seul mode correct, que sa croyance est la seule croyance valable, que la façon dont la croyance s'extériorise est la seule correcte, que sa conception de la divinité est la seule à être intégralement correcte.

 

A force de vouloir atteindre à ce que l'on croit être la perfection, on peut finir par commettre des actes néfastes. Tout cela en restant sur la même « palette ». Au début, on recherche le bien puis on s'aveugle et, tout en poursuivant toujours le même but, on peut déboucher sur des atrocités. Les livres d'histoire en sont pleins. Les pages des faits-divers des journaux également.

 

Comme la sagesse populaire le dit : « L'enfer est pavé de bonnes intentions ».

 

Ce proverbe fait allusions aux personnes qui ont commis des crimes sous couvert de défendre un idéal, à l'image notamment des régimes totalitaires du Xxe siècle et de toutes les guerres de religion. Ce n'est pas parce qu'on croit faire le bien qu'on le fait réellement. Malgré les bonnes intentions du départ , les moyens utilisés pour les réaliser doivent rester bons , sinon le résultat est épouvantable. Parfois on commet de mauvaises choses, sous couvert de bonnes intentions.

Quand quelqu'un est animé de bonnes intentions, il peut arriver à faire des catastrophes et avoir de mauvais résultats, même si elle est pleine de bonne volonté.

On peut citer un passage du chapitre « LOI DE LA CONSCIENCE » :

«  Si DIEU avait établi des lois pour aller à LUI, elles seraient une entrave à notre libre-arbitre ; fussent-elles relatives ou absolues, elles seraient obligatoires puisque nous ne pourrions nous en dispenser pour atteindre au but. Mais DIEU laisse à chacun, suivant sa nécessité, la faculté d'établir ses lois, c'est encore une preuve de son amour. »

Et aussi dans le chapitre « LOIS DITES DE DIEU » :

«  Nous devons voir en DIEU plus de bonté et plus d'amour, il n'est pas possible qu'Il ait imposé des conditions pour aller à Lui, sachant que notre faiblesse est incapable de les respecter ; imparfaits, matériels comme nous le sommes, nous ne serions pas coupables en les enfreignant. Disons plutôt que DIEU nous a donné la faculté de créer des lois nous-mêmes au fur et à masure que notre intelligence se développe. »

Et aussi dans le chapitre « LE DESINTERESSEMENT ET LA FOI » :

« Si nous avons le droit de prêcher quelque chose, c'est la liberté: c'est elle qui préparera l'avènement de la fraternité. Si je disais qu'il faut posséder, j'imposerais encore des lois.Croisades.jpg

Que d'horreurs commises au nom de DIEU!

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19/01/2013

NE PAS FAIRE LE BIEN C'EST ENCORE FAIRE LE MAL!

"Pécher n'est pas faire le mal. Le vrai péché, c'est de ne pas faire le bien."

de Pier Paolo Pasolini

Cela nous amène à une quetion piège posée au Père ANTOINE. Elle, et sa réponse, fait partie du chapitre " LE MATERIALISTE, LE FANATIQUE ET LE VRAI CROYANT ". La voici:

" Le matérialiste est-il coupable en se mêlant à la lutte sociale, puisqu'il agit selon sa nature ? Celui qui pratique la morale pourrait-il faire de même ? Ne serait-ce pas s'exposer aux reproches de sa conscience ?"

Autrement dit, ou sous-entendu, les Antoinistes qui, en général, sont issus des classes populaires doivent-ils se tenir à l'écart des revendications sociales ? Ces préoccupations ne sont-elles pas naturellement le fait des incroyants ? Les Antoinistes qui le feraient ne s'exposent-ils pas aux reproches de leur conscience ? Ne doivent-ils pas se cantonner aux activités purement spirituelles ? On perçoit bien ici le piège tendu, peut-être inconsciemment au Père ANTOINE. Voici sa réponse:

" Plus l'homme est élevé, plus il a de la responsabilité; pour peu qu'il déroge au devoir, il souffrira beaucoup là où d'autres, plus arriérés, ne le feront que légèrement. Tant que nous respectons le fluide qui nous entoure et que nous avons acquis, nous sommes dans la loi et nous avons le droit de le propager. Mais si inférieurs que nous soyons, si nous nous servons d'un fluide plus grossier, nous sommes coupables et la conscience nous le rappelle. ce n'est pas la gravité de l'acte considéré en lui-même qui fait notre souffrance mais notre degré d'élévation morale, parce que plus nous sommes élévés, plus nous sommes sensibles à la conscience, plus nous ressentons le remords.

  L'intelligence reste pour ainsi dire étrangère dans ce domaine. trop satisfaite de son développement, de ses raisonnements logiques, elle ne se préoccupe pas d'agir par elle-même dans le sens voulu. Quoique réjouie du dévouement des autres, elle trouve l'effort moral d'autant plus difficile qu'elle est plus développée et elle s'abstient, dans la certitude de n'encourir aucune peine."

On a peut-être peine à suivre le raisonnement du Père ANTOINE. Ce qui est clair, c'est qu'il n'embraie nullement sur le raisonnement de son interrogateur ? Il commencfe par bien situer la position de l'homme moral, de la conscience. Et, c'est clair pour lui: plus l'homme est élevé dans l'échelle du progrès, plus il a de responsabilité et, aussi, plus sa conscience le fera souffrir s'il déroge à ses devoirs. Autrement dit aussi, tout est d'abord une question de fluide. Le tout est de savoir dans quel fluide on puise. S'agit-il d'un fluide positif ou d'un fluide néfaste. ce que l'on fait, le fait-on dans un bon esprit ou le fait-on dans un but purement intéressé ou même dans l'intention de nuire ?

L'abstention semble plutôt être le fruit de l'intelligence qui, par excès de prudence, préfère s'abstenir et se réjouir  du dévouement et des risques pris par les autres.

Voici la conclusion du Père ANTOINE:

" Mais faut-il viser le bien matériel ou son progrès ? Nous le savons, ne pas faire le bien, c'est encore faire le mal, c'est méconnaître la loi de la conscience, c'est se condamner à vivre dans un état inférieur."

L'interlocuteur revient à charge:

" Si j'ai bien compris votre enseignement, Père, l'homme s'égare dans le domaine moral tout aussi bien que dans le domaine matériel ?"

Voici la réponse du Père ANTOINE qui clôture sans appel:

" Nous avons dit maintes fois que la vérité est relative, que nous construisons aujourd'hui pour démolir demain. Chacun agit suivant son degré d'élévation, l'intention est tout; si elle nous paraît louable, ce serait montrer de l'égoïsme que de ne pas l'exécuter..."

On apprécie le développement du Père ANTOINE et le cheminement de sa pensée. Il pèse bien tous ses mots. Il y a des mots qui, par eux-mêmes , sont néfastes, causent beaucoup de tort, voire même être mortels qui peuvent transformer quelqu'un ou un groupe en malfaisants. En revanche, il y a aussi des mots qui peusvent sauver, qui peuvent réconforter. Il se garde toujours bien d'avoir des mots qui condamnent, qui font mal. C'est le motif de ses très longues explications.

 

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IL FAUT EVITER LES MOTS QUI FONT MAL.

 

 

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29/12/2012

REFLEXION SUR LE MONOTHEISME ( Bruno LATOUR )

Voici un texte extrait d'une interview du philosophe français Bruno LATOUR. On n'est évidemment pas obligé d'adhérer à son point de vue. Ces remarques sont néanmoins pertinentes. Nous essaierons de voir plus tard ce qu'il en est dans l'Enseignement Antoiniste.

" Le monothéisme organise le monde autour d'un seul type de distinction, entre le vrai et le faux. Les polythéistes ne se demandaient pas si telle idole était un vrai ou un faux dieu. Ils comparaient les dieux entre les différentes cités et établissaiern,t des tables d'équivalence des divinités pour faciliter les échanges. MOÏSE est le premier à faire le tri. Pourchassant les faux dieux, il détruit les idoles et invente un dieu qui n'est pas fait de main d'homme: un dieu révélé. Or séparer le vrai du faux de cette seule façon, c'est très exactement le modèle de ce qu'on appelle aujourd'hui la pensée critique, et donc en partioe des sciences sociales. Héritière du monothéisme, la pensée critique divise le monde entre ceux qui sont victimes des superstitions ( le primitif, le superstitieux, le croyant  et ceux qui en ont été libérés ( le scientifique, le rationnel, l'Occidental )."

 

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Tableau de DALI

 

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22/12/2012

" Un frère qui est aidé par un frère...": Développement.

Revenons à cette citation. Cela renverse le propos habituellement rencontré qui veut que celui qui aide ou a aidé quelqu'un sort renforcé moralement et, pour les antoinistes, a gravi un échelon sur l'échelle du progrès.

 

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Cette citation nous fait voir la situation d'un autre regard: celui qui a reçu une aide, mais une aide sans condition ni contrepartie ni esprit de soumission, sort aussi renforcé moralement, autant que celui qui a prodigué l'aide.

 

Rien d'étonnant, nous avons simplement là la notion de "solidarité".

 

Dans le chapitre " LA SOLIDARITE ", nous pouvons tirer ce passage du Père ANTOINE:

 

" Dire à quelqu'un que c'est grâce à lui que l'on est heureux, ce n'est pas déraisonner. Ce langage est celui de la reconnaissance et si nous ne la témoignons pas toujours, notre coeur la ressent intérieurement, nous aimons trop celui qui nous est venu en aide. Est-ce abdiquer son indépendance ? Pas plus que nous ne le faisons quand nous adorons DIEU qui nous permet d'atteindre à son amour. La personne qui nous aide, si elle n'est pas DIEU, Le représente; elle a droit à notre amour et à notre respect."

 

Fort bien dit, mais nous n'avons ici que la description des relations de reconnaissance entre l'aidant et l'aidé. Allons un phrase plus loin et nous verrons comment cette aide sert à renforcer moralement celui qui l'a reçue:

 

 " C'est un bonheur du reste pour quiconque travaille selon sa conscience et jouit de la gloire de ses oeuvres, de reconnaître à qui il doit le remède de son doute et de ses souffrances; il communique à d'autres sa confiance et leur inspirte le désir d'entreprendre la même voie. c'est ainsi que t

ous sont appelés à coopérer à la grande oeuvre du progrès."

 

Donc, il est dit ici très clairement que la personne qui a reçu une aideen sort renforcé.

 

Nous avons parlé de la "solidarité". Dans le chapitre "LE DEVOIR IMPOSE LA PRATIQUE DES LOIS MORALES", le Père ANTOINE nous met en garde contre de fausses interprétations de cette notion:

 

" La solidarité ne consiste pas à approuver les actes de quelqu'un puis à lui en signaler d'autres, contraires à sa nature; autant vouloir se servir d'un outil en bois pour travailler le fer. La personne élevée éclaire son semblable en l'approcant avec amour, en assimilant insensiblement ses fluides aux siens; par le dévouement qu'elle témoigne à ses inférieurs, elle s'élève tout en les réconfortant d'autant plus qu'elle éprouvfe la plaisir de leur venir en aidee. Telle est la solidarité."

Nous trouvons dans ce passage, un rappel à l'ordre vis-à-vis de tous ceux qui se trouveraient dans la position de pouvoir aider un frère. Il nous indique les pièges qui peuvent être rencontrés et comment les éviter.

Il n'est pas inutile de rappeler ce qui a été écrit plus haut, car c'est bien éclairé ici:

 

' Cette citation nous fait voir la situation d'un autre regard: celui qui a reçu une aide, mais une aide sans condition ni contrepartie ni esprit de soumission, sort aussi renforcé moralement, autant que celui qui a prodigué l'aide."

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19/12/2012

LA BONTE DU PERE ANTOINE ( EXTRAIT DE ROBERT VIVIER °

Extrait du roman de Robert VIVIER

" DELIVREZ-NOUS DU MAL "

« Nous, pauvres gens, nous ne demanderions pas mieux que de nourrir notre pensée, de cultiver notre âme, mais le corps est là qui attend sa pitance, et ui, dès qu’il est en danger, appelle à longs cris, s’accroche à l’âme avec la frénésie aveugle d’un homme qui se noie. Et alors l’âme s’alarme à son tour, à la fois effrayée et pitoyable. Elle est habituée au corps. Elle sent ses douleurs comme siennes, il faut qu’elle l’aide, qu’ils se sauvent ensemble pour que cette vie continue. Elle le rassure, cherche pour lui une espérance, un moyen de salut. C’est elle qui le conduit chez Antoine.
Et Antoine ne s’y trompait pas. Dans ces malades qui se présentaient toujours plus nombreux aux séances, il ne voyait pas les corps, mais les âmes en alarmes qui lui amenaient ces corps souffrants. Et à travers son corps à lui passait l’alerte, l’appel adressé par ces âmes à son âme. Voilà où le médecin est impuissant. Il a sa science et ses recettes, ses livres, ses médicaments matériels, et voit les blessures des corps avec ses yeux de matière. Tandis que chez Antoine, grâce à la force du fluide et à l’assistance des guides, il se produisait un mystérieux colloque d’esprits, celui du guérisseur et celui du patient lui-même, penchés tous deux comme des médecins consultants au chevet du corps qui souffre.
L’expérience avait plus d’une fois montré à Antoine que ni lui ni les esprits-guides ne pouvaient rien s’ils étaient seulement en présence du corps, et si l’âme du patient ne participait pas à ces colloques, si elle ne les rejoignait pas pour collaborer avec eux. L’esprit du guérisseur ne peut atteindre le corps souffrant par une voie directe, car il ne lui est pas uni par le mystère de la naissance. Combien de fois Antoine n’avait-il pas échoué parce que l’esprit du malade, distrait ou durci par le doute, ne lui permettrait pas de lire dans le corps qu’il avait devant lui…
― Vous devez avoir la foi, répétait-il. Venez me voir dès que vous en avez la pensée. Et, pendant que vous êtes ici, travaillez avec moi.
Sans la foi du malade, le corps reste entouré d’un mur opaque. Avec sa foi tout devient transparent aux yeux du guérisseur.
»

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Localisation des temples antoistes en Belgique.

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Localisation des temples antoinistes en France.


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SUR LA SOLIDARITE.

" Un frère qui est aidé par un frère est comme une cité fortifiée"

Citation puisée chez Jean TOUSSEUL.

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11/12/2012

COMMENT RECONNAÎTRE UNE PENSEE HONTEUSE ?

 

 

statue-honte.jpgComment reconnaître si une pensée traverse notre esprit est une pensée dont nous devons avoir honte ?

Ce n'est pas difficile !

Il suffit de se poser la question suivante:

" Serions-nous honteux d'exprimer à voix haute, en public, la pensée qui nous vient à l'esprit ? "

Si oui, c'est que notre pensée est une pensée dont nous devons être honteux !

Un petit rappel d'un passage de l'Enseignement, puisé dans le chapitre " ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL, LE BIEN, INTERPRETE L'OPPOSE DE LA REALITE ":

" Je ne cesse de le répéter et craindrais même de lasser ceux qui ont déjàcompris: nous ne voyons le mal en autrui qu'avec celui qui est en nous, quand nous l'aurons surmonté nous ne le verrons plus en rien. Mais il n'est pas nécessaire d'être arrivé là pour être persuadé de cette vérité: chacun de nous peut s'en rendre compte, les fluides par lesquels elle se manifeste sont là pour l'un comme pour l'autre, toutefois pour les acquérir, ,il faut prendre la tâche à coeur et non seulement travailler pour avoir le plaisir d'arriver à une certitude: notre intention doit être plutôt de nous améliorer, c'est la seule chose qui nous puisse convaincre de ce qui existe comme de ce qui ne peut exister. Car par notre amélioration nous acquerrons la foi et avec cette vertu plus rien ne nous sera ignoré."

 

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10/12/2012

SUR L'INDIFFERENCE: APHORISME.

 

 

 

L'indifférence, le manque d'empathie est déjà une forme de mépris.

Il y a des gens qui baissent la tête face au mépris.

Ce phénomène révèle une inquiétante acceptation de la soumission.

Voici aussi une pensée d'Elie WIESEL:

 

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02/12/2012

LE DOUTE: UN MAUVAIS CHOIX.


LE DOUTE: L'HESITATION DEVANT UN EMBRANCHEMENT.

 

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Voici un texte du Père ANTOINE, tiré du chapitre «  L'INTELLIGENCE HUMAINE COMPAREE A L'INSTINCT ANIMAL » :

 

« ...si nous n'avions qu'un chemin à suivre, celui de la vérité, nous serions toujours certains d'y arriver puisqu'il serait impossible de nous en dispenser. Le deuxième nous donne la faculté de choisir. Disons que l'erreur est aussi utile. Simples et ignorants, dans la réalité nous n'étions pas heureux parce que nous n'aurions su l'apprécier. Mais le doute, l'intelligence qui est le deuxième chemin, nous rend libres » en nous dirigeant à travers la matière qui n'est que tribulations, l'erreur d'où nous vient la souffrance ; nous devons passer par le mal pour comprendre le bien. C'est ainsi que la personne qui naît et vit dans l'opulence, ignore le bonheur que peut lui donner la fortune parce qu'elle le profane en plaisirs non réels., peut-être même au détriment de celui de son semblable. Il en serait tout autrement si elle avait d'abord éprouvé la misère qu'aurait pu lui donner la pauvreté, alors elle aurait su en jouir.

Donc avant de nous développer l'intelligence, nous nous servions de l'instinct, et nous agissions avec certitude parce que nous ne reconnaissions que la vérité, impossible de nous égarer puisque tout autre chemin nous était ignoré. Si nous voulons nous comparer à celui que la fortune a, dès sa naissance, favorisé, nous comprendrons que comme lui nous n'étions pas heureux. Nés dans l'aisance, nous ne nous en réjouissons pas, c'est le malheur qui fait apprécier le bonheur, comme la maladie fait apprécier la santé. Le bien que nous n'avons pas mérité devient à la longue un fardeau. »

 

Le Père ANTOINE en arrive maintenant à cette fameuse théorie des deux chemins :

 

« Voilà pourquoi nous avons deux chemins, libre à nous de prendre celui de la vérité ou celui de l'erreur. Ainsi s'expliquent nos deux individualités, l'une est le moi conscient et l'autre le moi intelligent. 

C'est à l'embranchement que celle-ci contrarie l'instinct pour le faire servir à ses vues, il n'est plus que son instrument. Nous recourons instinctivement à la matière par l'intelligence d'où résultent toutes nos pensées et nous recourons de la même façon à la morale par notre amour. Mais il est d'autant plus difficile de nous maintenir dans le bon chemin, celui de la vérité, que l'autre nous en a éloignés pour en avoir douté. »

 

Nous devons aborder ici la nécessité de devoir s'assumer, ce qui est la clé du progrès personnel. Plus nous nous assumerons et plus nous deviendrons les vrais maîtres de notre vie. Fini, nous ne nous laisserons plus ébranler par le doute. Derrière nos faiblesses se terrent des frayeurs, des craintes, des contradictions, des blessures conservées souvent à notre insu .

À l'inverse, moins une personne s'assume, plus elle devient dépendante. Plus elle tente de répondre aux demandes ou aux attentes, souvent simplement supposées, d'autrui en se reniant. Elle devient à la merci de son entourage.

 

Il faudra donc faire son introspection et reconnaître toutes ces peurs, ces craintes, ces manquements, ces blessures et les comprendre afin de les intégrer et de les dépasser.

Sinon, nous partons vers un cheminement néfaste. Placé devant l'embranchement, nous doutons et nous choisissons la mauvaise voie.


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29/11/2012

GRIVEGNEE: Monument funéraire spirite ou antoiniste ?

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Nous trouvons ici un monument vraisemblablement spirite, mais peut-être aussi d'un antoiniste.

Nous trouvons sur la stèle les deux mains jointes, détail souvent présent sur les monuments funéraires des antoinistes dans la région de LIEGE.

Mais nous avons, bien lisible, une devise d'Allan KARDEC:

" Naître, mourir, renaître et progresser sans cesse, telle est la loi"

Certes devise spirite mais que ne pourrait aucunement désavouer un antoiniste.

Ci-après un extrait d'Allan KARDEC:

"Vous croyez donc réellement qu'il vous sera tenu compte des soins et des efforts dont l'égoïsme, la cupidité ou l'orgueil sont le mobile, tandis que vous négligez le soin de votre avenir, ainsi que les devoirs que la solidarité fraternelle impose à tous ceux qui jouissent des avantages de la vie sociale ! Vous n'avez songé qu'à votre corps ; son bien-être, ses jouissances étaient l'unique objet de votre sollicitude égoïste ; pour lui qui meurt, vous avez négligé votre Esprit qui vivra toujours. Aussi ce maître tant choyé et caressé est devenu votre tyran ; il commande à votre Esprit qui s'est fait son esclave. Etait-ce là le but de l'existence que Dieu vous avait donnée ?"

 
Voici aussi un texte du Père ANTOINE, puisé dans le chapitre "L'EFFICACITE DES LOIS MORALES":

" les êtres du premier échelon travaillent selon leur nature et ils sont dans la vérité, suivant leur degré d'évolution. Ceux qui occupent l'échelon suivant font deéjà plus ou mieux; mais s'ils croyaient pouvoir redire aux agissements des premiers, ils seraient dans l'erreur et permettraient à de plus élevés de leur faire également des observations."


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25/10/2012

APPARENCE ET REALITE.

Voici un texte émanant d'un journaliste italien ( Eugenio SCALFARI ). Il pose réflexion:

" Les faits existent, mais ce que nous en apprenons est le fruit de nos propres interprétations. Et donc le monde n'est que l'ensemble de nos interprétations. Et donc le monde n'est que l'ensemble des interprétaions subjectives que chacun d'entre nous donne d'un fait, d'une chose, d'une situation, d'un personnage."

Cela implique, notamment, que pour connaître le fondement d'un fait, la personnalité réelle de quelqu'un, pour bien comprendre une chose, pour éprouver de l'empathie ou de la compassion envers quelqu'un, il faut absolument cesser d'être prisonnier de son "moi". Il faut faire l'effort de faire le vide en soi et d'abandonner toute fausse vue, tout jugement a priori. C'est, encore une fois, toute la fameuse problématique de la "vue du mal".

Prenons un exemple simpliste. Imaginons que nous observons une table et que nous devons en donner la couleur. Nous dirons, par exemple, qu'elle est verte. Mais un brocanteur lui trouvera vite l'un ou l'autre défaut. Un peintre qui devrait la représenter sur un tableau trouverait que la teinte n'est pas uniforme, qu'il y a des gradations, des reflets. Si nous l'examinons à la lumière du jour ou à la lumière artificielle, nous pourrions la voir autrement que verte. Quequ'un de précis ne dira jamais "verte", il donnera le nom d'une nuance de vert...et alors s'en suivra toute une discussion sur le nom donné.

Le meilleur exemple de tromperie de la réalité, dans ce cas sera la position d'un daltonien...

 

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Voyons un extrait du chapitre "NOUS N'ACQUERRONS LA VERITE QUE PAR NOTRE ERREUR":

" N'est-il pas dit que le monde coroprel n'est que le reflet de l'individualité consciente. Notre avancement ne nous permet pas de reconnaître la réalité. Voyons encore lorsque quelqu'un nous approche: s'il n'a aucune politesse, il nous froisse, dans son naturel, nous voyons le mal; s'il venait à nous avec l'apparence de la bonté, il nous satisferait. On dira que celui qui s'adresse à nous sincèrement est aussi dans son naturel et ne froisse pas, mais dans ce cas ce n'est plus la nature qui nous touche, c'est l'amour. Quand nous aurons acquis cet amour, nous serons toujours sincères parce que le mal ne sera plus en nous et alors nous ne le verrons plus dans les autres; l'amour apparent du monde corporel, sera remplacé par l'amour réel, l'amour divin auquel il est incompatible; il n'y a que celui-ci qui aime réellement.

   Par l'intelligence, nous orenons l'erreur pour la réalité et réciproquement. Mais par notre progrès, nous retrouverons dans le démon le vrai DIEU et dans l'intelligence, la lucidité de la conscience; car si le mal nous fait souffrir et languir, c'est qu'il est le bien, la réalité qui est le contraire de notre nature imparfaite. Alors nous comprendrons que la souffrance nous est utile pour nous faire reconnaître que la réalité; sans le malheur, il ne peut exister de vrai bonheur.

   Pour mieux comprendre notre intelligence, savoir comment elle peut nous tromper, examinons la façon dont nous effectuons nos opérations pour réaliser toutes choses, nous reconnaîtrons bien facilement qu'elle s'oppose à ntre moi conscient. Elle ne pourrait toucher à la réalité; pour l'analyser, elle la dénature, car elle ne peut s'en persuader que par son opposé; c'est le seul procédé dont elle dispose pour justifier sa raison d'être."




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21/10/2012

LA PENSEE DU JUSTE MILIEU.

En quelque sorte, l'Antoinisme peut être considéré comme étant une pensée du juste milieu. Le juste milieu n'est pas un mode de pensée qui ménage la chèvre et le chou, un mode de pensée qui est le propre des gens qui essaient de parer les coups, de "passer entre les gouttes". Allors la "pensée du juste milieu" ne serait qu'un camouflage de l'opportunisme.

 

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Le juste milieu refuse à la fois les excès de l'ascétisme comme les excès de l'hédonisme. Pas question donc de vivre en ermite. On ne demande pas d'échapper à la vie. Ce que l'on demande, c'est d'avoir une vue sereine sur le monde, sans se nourrir d'illusions mais aussi sans se réfugier dans l'abstention sans but. 

La pensée du juste milieu est, pour les Antoinistes, presqu'un synonyme du désintéressement. 

Voici, à méditer, ce que dit le Père ANTOINE dans le chapitre " LE MATERIALISTE, LE FANATIQUE ET LE VRAI CROYANT":

" Nous avons dit maintes fois que la vérité est relative, que nous construisons aujourd'hui pour démolir demain. Chacun agit suivant son degré d'élévation, l'intention est tout; si elle nous paraît louable, ce serait montrer de l'égoïsme que de ne pas l'exécuter; notre expérience ne pourrait prévoir toujours si nous allons rendre un mauvais service ou avantager une personne au détriment d'une autre; mais de plus avancés pourraient le voir. Pourrions-nous utiliser un fluide que nous n'avons pas acquis ? c'est notre sincérité qui doit nous permettre d'y atteindre; possédant alors plus de lumière, plus de savoir, nous pourrons mieux comprendre et mettre en pratique des inspirations qui auparavant seraient restées voilées. Tous les fluides s'enchaînent; aller du plus épais au plus éthéré, par une succession de bonnes pensées suivies d'exécutions, c'est gravire infailliblement l'échelle du progrès."

Quand le Père ANTOINE rappelle que "la vérité est relative", ce n'est finalement rien d'autre que d'admettre le principe du "juste milieu". Si une vérité était intangible, immuable, elle exclurait toute notion de "juste milieu". On basculerait dans un mode de pensée fondamentaliste et nous en voyons tous les dégâts aujourd'hui.

Quand le Père ANTOINE dit que "ce serait de l'égoïsme (que) de ne pas l' (une bonne pensée) exécuter", il s'inscrit absolument en faux contre toute tentation de se réfugier dans l'abstention. 

Enfin, sa dernière phrase est très claire, la mission de chaque homme est de "gravir l'échelle du progrès". Cela, dit-il, ne peut se faire que par l'action qu'il exprime par une périphrase: "une succession de bonnes pensées suivie d'exécutions". Autrement dit et pour reprendre une expression du passé: "la foi sans les oeuvres est une foi morte". Mais le tout, est d'éviter soigneusement tout fanatisme, toute extrêmisme, tout parti pris. Le tout est de rester dans le "juste milieu".

14:38 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |