19/10/2012

SI LA LIBERATION DE L'HOMME NE DEPENDAIT QUE DE LUI-MÊME.

ET SI LA LIBERATION DE L'HOMME NE DEPENDAIT QUE DE LUI-MÊME ?

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C'est en renonçant à toute passion que l'homme peut se libérer de sa souffrance. C'est seulement alors qu'il peut remplacer le mot « souffrance » par le mot « épreuve ». L'important, pour l'homme est l'intention. On peut même dire que l'homme se réalise dans l'intention. Il existe une intention coupable, celle que l'magination engendre dans l'esprit pour l'égarer.

 

L'homme se crée par ses actes et par ses pensées, les pensées pouvant être appelées « actes-pensées ». L'homme n'a jamais que la responsabilité que de lui-même. Dans le chapitre « LA LOI HUMAINE COMPAREE A LA LOI DE LA CONSCIENCE », le Père ANTOINE nous dit :

 

 « Nous n'avons jamais que la responsabilité que de nous-mêmes. Si vous laissez agir chacun à sa guise, vous êtes dans la loi. Vous ne pourriez vous dispenser de vous conformer aux lois humaines. 

Chaque fois que nous agissons avec amour, nous nous mettons à l'abri du code pénal. L'amour c'est DIEU... »

 

L'homme est responsable de lui-même. La notion d'un DIEU ( ou de dieux ) omniscients, omnipotents et omnicompétents doit être abandonnée. Dans le chapitre « LA CROYANCE ET LA FOI », le Père ANTOINE dit bien ceci: 

 

« Ne croyons pas en DIEU, n'espérons jamais rien de Lui , mais croyons en nous et agissons naturellement. Sachons que nous sommes DIEU nous-mêmes, que si nous voulons, nous pouvons.

La croyance a été imaginée par l'intelligence qui a toujours cru que DIEU existe en dehors de nous. Elle ne peut être naturelle car elle suscite la crainte et nous fait agir toujours contrairement, avec la pensée que DIEU nous punit et nous donne des récompenses ; c'est ainsi que nous faisons le mal croyant faire le bien.

C'est la croyance en DIEU qui nous divise parce que nous n'avons pas tous de Lui la même conception ; voilà pourquoi nous voyons le mal en autrui, ignorant que c'est en pensant qu'un autre peut nous contrarier que nous nous contrarions nous-mêmes. La croyance est encore là la cause de nombreuses souffrances, car elle nous fait haïr plutôt qu'aimer. »

 

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29/09/2012

TRAVAIL MORAL, MEDITATION ET INTROSPECTION, SELON LE PERE ANTOINE.

TRAVAIL MORAL

 

Pour contrarier ceux qui affirment que l'ANTOINISME professe une notion ambigüe de la morale, nous vous livrons un texte du Père ANTOINE, puisé dans le chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE » :

«  Nous avons montré combien le travail moral est nécessaire à quiconque veut abréger sa route et s'épargner des tribulations de tous genres ; je n'en connais guère de plus utile que d'analyser ses pensées, d'en rechercher la source bonne ou mauvaise ; si elles sont dues à une imperfection et qu'elles séjournent en nous quelque temps, nous l'avons déjà dit, elles seront bientôt suivies d'autres qui pénétreront plus profondément dans les ténèbres et nous ne tarderons pas à en être tourmentés ; elles nous causeront autant de désagrément que nous avons eu du plaisir à les manier. C'est payer bien cher la satisfaction d'un moment et nous devons éviter ces sortes de repos entre d'eux épreuves ; dans ces intervalles,tâchons au contraire de nous défaire de nos faiblesses, de repousser les tentations ; n'oublions pas que l'esprit n'est jamais inactif, que les bonnes pensées dispersent les mauvaises qui ne pourraient que nous accabler davantage. On reconnaît le maçon à sa muraille. A l'oeuvre donc dans ces moments de répit ! Nous y ferons un progrès, nous y trouverons à la fois le remède et le bonheur. »

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Le Père ANTOINE nous appelle donc à méditer sur nous-mêmes, sur nos pensées, sur nos actes. Point n'est besoin de se livrer à des exercices compliqués. C'est lors de la participation aux Opérations Générales que l'on trouvera les conditions les plus propices.

 

L'Opération Générale est le moment de l' examen de conscience. Cet examen on peut bien sûr le faire à tout moment. Mais il est facilité au moment de l'Opération par la quiétude du temple et les bons fluides d'amour et de foi qui y règnent. Nous recevons, dans cet instant, le secours spirituel qui permet de surmonter et d'assumer les épreuves. Quand on assiste – on pourrait dire, participe - à l'Opération, nous sommes en communion avec tous les êtres qui nous sont proches - les vivants et veux à nos yeux disparus - de même qu'avec tous nos frères humains existants de par le monde, quelles que soient leur race et leur religion particulière."

(Brochure "Que savez-vous du Culte Antoiniste ?", à disposition dans les Temples)

 

A défaut, lorsque l'on passe près d'un Temple ouvert, il est bon d'y entrer et de se pénétrer des fluides qui y règnent.

A ce propos, on ne peut que regretter l'absence d'Opération Générale le dimanche dans les Temples belges "sans photos".

 

 

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17/09/2012

SUR LE DOUTE: MISE AU POINT.

Afin qu'il n'y ait pas d'équivoque, contrairement à Emil CIORAN, le Père ANTOINE et les Antoinistes placent le doute en tête des ennuis qui guettent les hommes.

C'est ce que l'on appelle la "fausse vue". Pour paraphraser Robert VIVIER, ce n'est ni la maladie, ni même la mort qui nous perturbent mais cette la fausse vue.

Une "fausse vue" est d'abord une vue qui peut être insuffisante car elle ne dispose pas de la force produite  par l'habitude de  la méditation. Une "fausse vue" peut aussi être une vue qui est restreinte parce qu'elle ne dispose pas assez d'expérience ou parce que l'on ne fait pas assez appel à l'expérience. C'est souvent aussi une vue  déformée par les émotions  et par des jugements a priori, les préjugés. C'est aussi parfois une vue complètement prisonnière du fanatisme, donc complètement fourvoyée car elle cumule toutes les notions négatives décrites plus haut !

 

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09/09/2012

TOUJOURS LE DOUTE. SUR UNE CITATION D'EMIL CIORAN.

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« Si j’étais chargé de classer les misères humaines, je le ferais dans cet ordre : la maladie, la mort, le doute. »

 

 

Emil Cioran (1911-1995)

 

Le doute, toujours le doute, cet affreux doute qui hante l'esprit du Père ANTOINE. Voici un petit texte, le chapitre « LE MOI CONSCIENT ET LE MOI INTELLIGENT » dans lequel il revient, une fois de plus, sur le sujet :

 

«  L'avenir est une énigme inquiétante pour celui qui ne possède pas la foi qui rassure. »

 

Ici, le Père ANTOINE ne revient pas avec le cliché de « la foi qui soulève les montagnes ». Il se contente de dire que la foi véritable, à distinguer de la croyance ou de l'obéissance fataliste ou fanatique, rassure celui qui la détient. Il poursuit :

 

« La crainte de manquer un jour du nécessaire nous préoccupe à tel point que nous en oublions les devoirs moraux qui affluent sur le chemin que nous nous efforçons de suivre. »

 

Ici, nous pouvons remarquer le rappel qui est fait de l'obligation morale qui s'impose naturellement aux adeptes qui veulent appliquer l'Enseignement Antoiniste. Il y a donc pour les Antoinistes un devoir moral à accomplir, une voie morale à suivre. Celle-ci n'est pas aisée. Il s'explique :

 

« Il est vrai que nous devons entretenir le corps afin de trouver en lui un instrument propice à la prompte exécution de nos devoirs, mais la foi nous procurerait journellement ce dont nous avons besoin. C'est le doute seul qui nous fait prendre une route contraire ; nous en avons déjà tant raisonné que chacun de nous peut s'en faire une idée. Nous savons qu'il provoque la vue du mal puisqu'il exclut l'amour et que nous ne disposons alors que de fluides épais pesant sur notre organisme, nous attristant parfois jusqu'aux larmes. »

 

Nous avons déjà beaucoup écrit sur la question des fluides découlant d'une pensée ou d'une action ou les accompagnant ou, par ricochet ou voie de conséquence en provoquant d'autres. Poursuivons la lecture, nous abordons la puissance de l'esprit :

 

«  Cependant puisque l'esprit joue sur les fluides aussi aisément qu'un pianiste sur un clavier, n'est-il pas libre de toucher ceux qui lui agréent au lieu d'autres qui pourraient l'accabler ? Il le peut, mais nous ne fuyons pas volontiers celui qui nous ranime momentanément par notre faiblesse. »

 

Maintenant un autre sujet qui rappelle la première ligne du chapitre ( «  L'avenir est une énigme inquiétante pour celui qui ne possède pas la foi qui rassure. » )

 

Une des grandes craintes vis-à-vis de l'avenir est la crainte du manque de moyens financiers. C'est l'objet du passage suivant :

 

«  Naguère nous avons raisonné de l'amour de l'or ; nous avons dit qu'il tient en nous la place de l'amour vrai, qu'il nous cajole à tel point que nous empêchons ce dernier de nous pénétrer, quoique nous sachions combien il peut nous rendre courageux, tout en nous faisant surmonter les mauvaises pensées qui résultent de la matière. Refuser un tel réconfort peut paraître étrange, mais notre doute nous le voile. Aussi longtemps que nous manierons des fluides sans amour, notre imperfection nous donnera telles pensées. »

 

Maintenant, nous en revenons à d'autres grands principes de l'Antoinisme : Dieu, avancement, intelligence et conscience :

 

«  Si nous avons en DIEU la croyance qui nous permet qui nous permet de comprendre le travail que nécessite notre avancement, des combats terribles doivent s'engager en nous entre l'intelligence et la conscience ; si nous laissons dominer la première, nous puisons dans des fluides grossiers qui nous constituent une atmosphère plus ou moins compacte ; impossible de la franchir pour atteindre à de meilleures contenant un plus grand amour. Nous nous abstenons de faire le bien, malgré les inspirations que nous recevons, nous voulons remplir un devoir et nous n'en avons plus le courage. »

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22/08/2012

IL FAUT EVITER LE PROSELYTISME.

Il faut éviter le prosélytisme. Inutile de rappeler, une fois de plus, ce qui est dit dans le deuxième Principe;

" Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi dont l'intention serait de vous convertir. Si vous respectez tout crpyance et celui qui n'en a pas, vous savez, malgré votre ignorance, plus qu'il ne pourrait vous dire"

Je suis tombé par hasard sur le chapitre "NOUS NE POURRIONS POSSEDER NI LA FOI NI L'AMOUR SANS LES ACQUERIR PAR LA PRATIQUE DE LA CHARITE". Voici un petit extrait de ce chapitre dans lequel on peut vraiment apprécier toute la sagesse du Père ANTOINE:

" Souvent nous voudrions démontrer la réalité à quelqu'un qui ne pourrait encore la comprendre; ne serait-ce pas entraver son libre arbitre, notre désir de l'éclairer n'est-il pas dicté plutôt par une faiblesse ? Nous sommes parfois heureux lorsque notre raisonnement reçoit bon accueil, il noussempble avoir été compris; avons-nous puisé dans l'amour pour convaincre, n'ac=vons-nous pas agi avec plus d'acharnement que de sincérité ? Il est vrai que les fluides atteints par nos opinions nous convainquent, mais pas en réalité, car on ne peut être convaincu que par son expérience. C'est pour cette raison que par cette foi qui est de parti pris, on ne veut discuter la vérité de celui qui l'a acquise. Nous manions ces fluides suivant notre opinion et ils nous acharnent à tel point que nous nous révoltons contre ceux qui veulent nous contredire ou proclamer d'autres choses contraires à notre manière de voir. Il est impossible d'en faire savourer de plus purs à la personne qui n'en a pas le mérite. Ils ne pourraient lui être agréables et elle les réfutera sans même en demander l'explication, trop persuadée par celui de son atmosphère qui lui donne des pensées conformes à sa nature. Nous y entreprendre comme nous l'avons dit tantôt, ce ne serait plus éclairer mais éblouir."

Voilà, faire du prosélytisme c'est chercher à "éblouir" et non à "éclairer".

Dans l'évangile, nous trouvons aussi cette condamnation du prosélytisme. En Matthieu 23/15, Jésus dit : “Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous courez la mer et la terre pour faire un prosélyte; et, quand il l’est devenu, vous en faites un fils de la géhenne deux fois plus que vous.”

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10/08/2012

CE QUE NE SIGNIFIE PAS " & NE VOIR LE MAL EN RIEN"

Les adversaires de l'Antoinisme utilisent souvent cette phrase pour dire que les Antoinistes n'ont pas de morale. Il se basent sur ces mots pour prétendre que, pour les Antoinistes, l'aspect moral d'un acte n'a aucune importance. Peu importe comment on agirait, bien ou mal, cela n'aurait aucune importance. 

Nous pouvons conseiller la lecture du chapitre " L'EPREUVE DE L'ACTE DU BIEN ET L'EPREUVE DE L'ACTE DU MAL". Nous en avons extrait quelques passages:

" Je vous ai enseigné qu'il y a deux genres d'épreuves: celle de l'acte du bien et celle de l'acte du mal. Chaque fois que nous sortons de notre nature, en bien ou en mal, nous transgressons nécessairement la loi de notre atmosphère; dans l'un ou l'autre cas, nous la démolissons et nous sommes à l'épreuve. Si nous avons accompli un acte du bien, notre infraction à la lpoi nous vaut une souffrance morale qui se prolonge jusqu'à ce que nous ayons reconstruit notre atmosphère par le fluide qui découle de notre acte et qui est d'autant plus éthéré que celui-ci a plus d'importance; il contient par conséquent plus d'amour et plus de savoir. Mais nous ne sommes pas toujours courageux pour mener notre épreuve à bonne fin, de sorte que souvent, elle nous fait perdre le fruit que nous aurions dû récolter de notre acte, parce que nous ne sommes pas toujours disposés à démolir cette matière qui tient la place de la morale"

Plus loin:

" Quant à l'épreuve de l'acte du mal, nous la subissons en remplaçant la loi de notre atmosphère par une autre qui contient moins d'amour"

Et aussi:

" Je vuiens de vous dire que nous pouvons nous trouver indisposés pour avoir fait le bien comme pour avoir fait le mal. Dans l'un et l'autre cas nous sortons de notre nature, dans le premier cas nous atteignons un fluide plus éthéré et dans le second un plus compact.


 

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07/08/2012

" NE VOIR LE MAL EN RIEN "

 

« ...& ne voir le mal en rien »

 

«  Vous ne pouvez faire la morale à personne, ce serait prouver que vous ne faites pas bien, parce qu'elle ne s'enseigne pas par la parole mais par l'exemple et ne voir le mal en rien. »

 

Nous revenons toujours à cette idée de regard, de « vue du mal ». Mais ne devrait-on pas aussi tout aussi bien dire « ...et ne voir le bien en rien »

 

En effet, ce qui est important, c'est de souligner cette puissance du regard porté par autrui sur nous et du regard porté par nous sur autrui. Il importe que celui-ci ne soit pas entaché de parti pris, qu'il soit dépourvu de jugement a priori, qu'il soit exempt de toute subjectivité mal fondée.

 

Si forts que nous croyons être, nous restons constamment soumis au regard, à l'appréciation et au jugement des autres, de nos semblables. Cela nous pousse à avoir un comportement qui n'est pas nécessairement celui que nous dicterait notre personnalité réelle. Ainsi nous pourrions nous écarter de notre naturel et avoir ainsi un comportement étrange, un véritable dédoublement de la personnalité. Cela peut aussi nous amener, au contraire, à adopter une attitude strictement défensive, à nous enfermer sur nous-mêmes, à construire des défenses de façon à empêcher ce que nous considérons comme des intrusions.

 

Il est évident que lorsque nous disons « nous », c'est exactement la même chose que si nous disions « les autres ». Toutes ces propositions peuvent toujours être inversées.

 

"Autrui" est ce qui nous différencie de nos semblables, ce que nous ne pouvons apprécier totalement à cause de notre subjectivité, de nos jugements portés a priori. Peut-on considérer « autrui » comme un juge dont le seul regard sur nous va délivrer une sentence ? Faut-il redouter de voir toutes les lignes de défenses dont on a parlé au paragraphe précédent céder sous cette subite intrusion de l'autre ?

 

Quand J.P.Sartre disait :" L'enfer, c'est les autres", il visait précisément ce regard, ce jugement que les autres ont sur nous. Mais cela pourrit aussi être la définition de l'indulgence dont nous faisons preuve à notre propre égard: notre « vue du mal » nous pousse naturellement à l'indulgence vis-à-vis de nous-mêmes, le mal vient des autres et non de nous-mêmes.

 

Cela est réfuté par le Père ANTOINE dans son Enseignement. Ainsi dans le chapitre «  NOUS NE POURRIONS POSSEDER NI LA FOI NI L'AMOUR SANS LES ACQUERIR PAR LA PRATIQUE DE LA CHARITE ”, le Père ANTOINE répond à un adepte qui lui pose la question suivante:

 

J'ai remarqué que votre enseignement préconise d'aimer. En effet, nous sommes loin de posséder cet amour vrai. Pour l'acquérir, ne devrions-nous pas nous défendre contre l'imagination du mal ? “

 

Le Père ANTOINE répond:

 

Vous avez raison; si nous travaillions avec zèle, avec cette pensée, nous serions d'autant plus heureux. Malheureusement nous nous appliquons parfois à constater le manque d'amour de nos semblables et nous en souffrons, sans songer davantage à aimer nous-mêmes. Ëtre affligé de ec qu'une personne n'éprouve pour nous que de la froideur, n'est-ce pas la preuve que l'amour nous fait également défaut ? Si nous aimions, nous n'aurions pas cette vue. Pour bien raisonner cette question, nous devrions nous analyser sincèrement, sans nulle prétention de paraître ce que nous ne sommes pas, nous étudier avant d'accuser autrui.”

 

On devrait toujours se poser ces questions:

 

  • qu'est-ce que chacun doit aux autres ?

  • Sommes-nous solidaires, reliés aux autres ou pratiquons-nous la loi du “chacun pour soi” ?

 

 

 

 

 

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21:03 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/07/2012

ÊTRE DANS LE REGARD D'AUTRUI.

ÊTRE DANS LE REGARD DES AUTRES.

 

Tout le monde, chez les Antoinistes du moins, connaît le cinquième principe :

 

«  Efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être votre ennemi, ce n'est que pour apprendre à vous connaître que le place sur votre chemin. Mais voyez le mal plutôt en vous qu'en lui, il en sera le remède souverain »

 

De même tout le monde a sûrement déjà été interpellé par ce passage du chapitre « LA CHARITE MORALE » :

 

« ...attendons-nous à ce qu'un de nos semblables surgisse tout-à-coup sur notre chemin ; mais ayons bien soin de ne pas y voir le mal voyons-y plutôt l'instrument de notre progrès ;... »

 

Mais nous sommes-nous déjà posé une bonne question ? Avons-nous déjà renversé ces deux propositions ?

 

Oui ! Il faut bien admettre que nous sommes souvent aussi cet « ennemi » qu'un autre croit voir en nous.

 

Oui ! Il faut aussi bien admettre que nous sommes souvent aussi ce « semblable » qui surgit inopinément sur le chemin des autres.

 

Dans le regard des autres, nous avons une image. Les autres peuvent avoir une opinion de nous. Il peuvent nous classer dans une catégorie. Nous sommes victimes de la « vue du mal » ou, tout au moins des jugements portés a priori.

 

C'est une image qui peut parfois nous coller au corps. C'est une image qui peut parfois nous faire souffrir. C'est une image qui peut parfois nous amener à agir autrement que nous le voudrions. Cette image peut aussi faire peur, ou faire envie, ou nous transformer en objet d'admiration. Nous pouvons aussi bien être un idéal pour autrui qu'un repoussoir.

 

Savoir que l'on est observé, voire épié, peut nous gêner. Au contraire, ne pas l'être peut signifier que l'on reste inaperçu aux yeux d'autrui, que l'on n'est pas intéressant.

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Faut-il redouter le regard des autres ? Cela signifie-t-il que nous dépendons toujours d'autrui ? Cela signifie-t-il que nous sonnes condamnés à nous comporter selon le regard d'autrui ? Ou alors, devons-nous à tout prix nous transformer pour contrecarrer le regard d'autrui ?

 

Cela doit amener une réflexion. Cette réflexion, nous la trouvons dans le chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE » :

 

«  Il arrive que des personnes nous sont sympathiques ou antipathiques sans raison déterminée. Avoir trop d'amour pour les uns et en manquer pour d'autres, ce n'est pas aimer en réalité, car celui qui possède l'amour vrai ne cesse jamais d'aimer ; il affectionne indistinctement les uns et les autres ; s'il ne peut dire du bien de ses semblables, il y a une raison, mais, du moins il n'en dira pas du mal. »

 

Nous trouvons aussi dans le chapitre « TOUT SAVOIR C'EST TOUT AIMER », cette petitre phrase que l'on doit bien méditer :

 

«  L'ignorance de nous-mêmes est la seule cause de nos contrariétés, c'est d'elle que surgissent les haine, les discordes aussi bien entre les membres de la famille qu'entre les adeptes d'une doctrine »

 

Par ce qui semble être un long détour nous revenons en quelque sorte à notre point de départ. Ce qui importe finalement, ce n'est pas l'image, fausse ou simplement déformée, que les autres peuvent avoir de nous, mais c'est l'image que nous avons nous-mêmes de notre propre personne.

 

Nous n'avons pas à nous à déterminer notre comportement pour répondre, affirmativement ou négativement, à l'image qu'on a de nous. Mais nous devons chercher à savoir qu'elle est notre véritable personnalité et agir en fonction. 

19:30 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/06/2012

"Ne croyez pas..." ( Kâlâma sutta Siddhârtha )

« Ne croyez pas sur la foi des traditions alors même qu'elles sont en honneur depuis de longues générations et en beaucoup d'endroits.

Ne croyez pas une chose parce que beaucoup en parlent.

Ne croyez pas sur la foi des sages des temps passés.

Ne croyez pas ce que vous vous êtes imaginé, pensant qu'un Dieu vous l'a inspiré.

Ne croyez rien sur la seule autorité de vos maîtres ou des prêtres. Après examen, croyez ce que vous aurez expérimenté vous-même et reconnu raisonnable, ce qui est conforme à votre bien et à celui des autres. »

 

Kâlâma sutta Siddhârtha

ou... fuyez les croyances de parti pris !

Delisons cet extrait du chapitre " LA CROYANCE ET LA FOI":


" Ne croyons pas en DIEU, n'espérons jamais rien de Lui, mais croyons en nous et agissons naturellement. Sachons que nous sommes DIEU nous-mêmes, que si nous voulons, nous pouvons"

18:05 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/06/2012

L'IDEE ANTOINISTE DE DIEU ET DE "L'UNITE DE L'ENSEMBLE"

Nous avons répété à de nombreuses reprises que DIEU était impersonnel. Mais qu'est-ce que cela veut dire ?

J'ai trouvé ce petit texte au gré de mes recherches sur Internet, tiré du site http://www.lesvoiesdelame.com/archives/2012/03/26/2374271...

Je ne veux nullement annexer ce texte ni son auteur à l'Antoinisme, mais il suscite réflexion, et il est beau:

"Tant qu'on pense à soi comme une personne bien distincte, on se sent outragé, on veut se protéger et on veut posséder de peur de perdre ou en pensant que c'est un dû. Tout doit être à notre service, même Dieu. 
Mais la vie n'est jamais comme on voudrait qu'elle soit, alors on est malheureux. 
Avec le temps et les épreuves, on apprend à être moins exigeant, on apprend à regarder les autres, non plus par rapport à soi, mais avec leur point de vue à eux. Enfin, on essaie ... 
Peu à peu, on s'aperçoit que ce qu'on appelle "les autres" ne sont pas très différents de nous. En fait, nous sommes les mêmes dans l'essentiel, dans ce qui fait notre unité, et nous sommes différents dans les caractéristiques de la multiplicité. 
Je crois qu'on peut dire qu'on est dans l'ego (l'esprit de séparation) chaque fois qu'on regarde les petites différences de la multiplicité comme l’essentiel. Le détail plutôt que la vue d’ensemble. Le superficiel plutôt que la profondeur. 
Il faudrait être capable de voir les deux en même temps : la multiplicité dans l’unité. 
Chacun est différent mais chacun est le même. 
Dieu est en nous et en tous. 
Dieu est Un et Multiple. 
Dieu ne rejette personne puisque tout est Lui. 
Nous ne pouvons donc rejeter personne. Ce serait rejeter Dieu ou une part de Lui. 
Dieu a un rapport privilégié avec chaque être humain sans préférences, un rapport particulier, avec des nuances, une infinie palette de couleurs, mais toujours avec le même Amour. 
C'est pourquoi il est vain de chercher à lui plaire d'une manière ou d'une autre ... Dieu est incorruptible. Il n'est ni un justicier ni un punisseur ni un donneur de récompenses. Ca, c'est un vieux préjugé, une vision erronée qui nous colle à la peau depuis la nuit des temps. 
Il vaut mieux chercher à Le connaître, à se rapprocher de Lui pour mieux le sentir en soi, pour mieux voir avec Ses yeux, pour mieux ETRE Lui."

Et c'est agrémenté de cette belle photo:

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Maintenant, revenons-en à l'Enseignement et notamment au chapitre " ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL, LE BIEN , INTERPRETE l'OPPOSE DE LA REALITE".  Ecoutons le Père ANTOINE:

" Dans le cours de son développement, à travers les âges de l'humanité, l'intelligence a toujours imaginé DIEU isolé, dans des êtres de plus en plus perfectionnés. Après le serpent dont ADAM fit son DIEU, elle L'a conçu dans d'autres animaux encore, ensuite vint le règne des fétiches; aujourd'hui, elle Le personnifie et fait un être suprême. Depuis ADAM jusqu'à nos jours, sa vue n'a pas changé, elle L'imagine toujours en dehors de nous comme l'a fait ADAM, l'opposé de la réalité, elle prend comme lui le démon pour DIEU et DIEU pour le démon, le mal pour le bien et le bien pour le mal, elle laisse ignorer que DIEU ne réside qu'ay sein de l'homme, que chacun de nous En est une partie. Je l'ai révélé, tous nous sommes des dieux, nous avons tous un côté divin, notre côté réel, quand nous aurons surmonté la matière, l'imperfection, nous serons tous réunis dans le même amour, amour pur, nous formerons l'unité absolue de l'ensemble, DIEU."

Cette théorie de l'Unité Absolue de l'Ensemble", nous la trouvons aussi dans d'autres doctrines, notamment l'hindouisme. C'est une doctrine qui affirme l'unicité de l'être suprême, quelle que soit la forme conçue pour le rapport de l'homme et du monde matériel avec Lui.

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06/06/2012

L'ALIENATION D'AUTRUI.

Il y a diverses façons, divers comportements, qui ont pour but, caché ou non, conscients ou non, l'aliénation d'autrui.

L'aliénation, c'est tout ce qui a pour résultat de retirer à quelqu'un ce qui fait toute son humanité. 

Ce peut être par le refus de reconnaître l'autre, d'admettre que sa personnalité égale la nôtre: on réduit l'autre à une statistique ou on réduit l'autre à une catégorie sociale. L'autre n'est plus considéré comme une véritable personne autonome mais il est réduit à une simple définition ( il fait partie des x% qui...)

On peut l'ignorer purement et simplement, faire comme s'il n'existait pas. C'est souvent ce qui se passe avec les personnes âgées ou malades. On s'adresse, en leur présence, à un accompagnant et on parle d'eux à la troisième personne, comme s'ils n'étaient pas là.

On peut aussi, c'est plus violent, le stigmatiser. Il représente "l'ennemi" sans avoir la considération prescrite par vle cinquième principe.

Il y a, bien sûr, l'aliénation dans  et par l'organisation du travail. Là, on sépare les individus, on les classe dans des catégories. ce n'est pas pour rien que l'on parle de la "division du travail".

Les Antoinistes sont fermement convaincus de ce qui leur est enseigné dans le premier principe. Dès lors toute aliénation d'autrui leur fait mal.

Voici ce que l'on trouve dans " WIKIPEDIA". Ilk n'y a rien à rajouter:

"La notion d'aliénation (du latin : alienus, qui signifie « autre », « étranger ») est généralement comprise comme la dépossession de l'individu et la perte de maîtrise de ses forces propres au profit d'un autre (individu, groupe ou société en général). Il renvoie ainsi fréquemment à l'idée d'une inauthenticité de l'existence vécue par l'individu aliéné."

 

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Galériens réduits en esclavage. On retrouve dans cette condition bien des aspects de définitions de l'aliénation !


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05/06/2012

Erreurs dans le Site http://lunoveleup.e-monsite.com/pages/stembert-un-patrimoine/le-temple-antoiniste.html

Trouvé, dans ce site, un article avec photos, très intéressant sur le Temple Antoiniste de STEMBERT. On doit quand même relever quelques erreurs assez grossières. Il y est notamment dit que les Antoinistes croient en la réincarnation animale; Ce qui est complètement incorrect. Nous l'avons déjà démontré à diverses reprises.

Il y a aussi un commentaire sur la façon de se soigner qui serait préconisée par les Antoinistes.

Enfin, en ce qui concerne les enterrements Antoinites, je n'ai jamais vu un tel rite ( cercueil qui serait placé sur deux chaises à même le trottoir ! ).

 

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Photo du Temple Antoiniste de STEMBERT

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04/06/2012

TEMPLE ANTOINISTE DE LIEGE 1 ( Hors-Château ): Panneau d'affichage.

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03/06/2012

SUR LE MEURTRE INTRAGENERIQUE.

Dans une émission passée à la radio, j'ai entendu que l'être humain serait, avec le rat, le seul être vivant à pratiquer le meurtre intragénérique.

En général, les animaux se toisent, combattent, se battent entre eux, souvent très violemment mais sans aller, du moins volontairement, jusqu'à la mort du vaincu. Ce dernier reconnait sa défaite, son infériorité et la manifeste.

Il est bien exact que c'est une perversion que nous avons en commun avec le rat. Mais de là à dire que  nos deux espèces seraient les seules à le pratiquer ? !

Ce qui est certain, c'est que l'espèce humaine est aussi passée maître dans l'art non seulement de pratiquer le meurtre intragénérique, mais aussi dans le meurtre intragénérique de masse.

Cette question a troublé les Antoinistes et aussi le Père ANTOINE.

De là le chapitre " LE MYSTERE DE LA REINCARNATION " dans lequel un adepte pose cette question:

" Père ANTOINE enseigne que notre esprit avant de se désincarner a préparé un autre corps qu'il prend aussitôt pour naître de nouveau. Dans une guerre où deux ou trois mille hommes trouvent la mort, tous ces esprits ont-ils un corps pour se réincarner de suite ?"

Manifestement, cette question a quelque désarçonné le Père ANTOINE. Il commence d'abord par rappeler, longuement, le principe même de la réincranation. En voici le début:

" Dans tout ce que j'ai révélé j'ai dit que la mort n'existe pas, que nous ne sommes jamais, pendant le cours de notre évolution, dépourvus de corps. Si nous croyons qu'après une existence l'esprit quitte ce monde pour errerdans l'espace, c'est que le doute empêche de nous voir en réalité. Impossible de nous rendre compte de ce qu'est le doute, si nous n'avons pas acquis la foi."

Et il continue son raisonnement pour arriver à ceci:

" Maiontenant j'aborde votre question. Vous demandez si les milliers de personnes qui trouvent la mort inopinément  dans la guerre ou tout autre catastrophe ont un corps tout pr^t pour se réincarner. je viens de dire que la question précédente est délicate, mais celle-ci l'est encore davantage, car il vous sera bien difficile de l'apprécier sans vous en rendre compte vous-même en pratiquant ce que j'ai enseigné. Cependant je dois vous mettre sur la voie et en la suivant vous comprendrez que lorsque nous nous désincarnons avant de nous êtyre acquis la foi, il nous reste à en surmonter l'obstacle, l'imagination de la matière, pour savoir que nous ne possédons plus aucun corps. Rappelons-nous nos rêves, là l'esprit quitte son corps, voyons à ce moment si nous ne l'avons plus, si nous avons surmonté l'imagination. Disons plutôt que, au  point de vue de la matière, notre esprit incarné ou non est toujours le même, que la mort n'existe pas, qu'elle est plutôt la naissance d'une nouvelle existence et qu'il en sera toujours ainsi aussi longtemps que nous ne posséderons pas la foi."

 

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Mémorial du meurtre de masse de COLOMBINE


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12/05/2012

Il faut croire en l'homme.

Nous sommes tous des hommes, des êtres humains partageant le même sort, étant sur la même voie, même si c'est à des étapes différentes.

C'est pourquoi nous devons croire en l'homme. Si nous cessons de croire en l'homme, cela signifie que nous avons cessé de croire en nous-mêmes. Cela veut dire que nous avons cessé de faire nôtre le Premier Principe:

" Si vous m'aimez, vous ne l'enseignerez à personne, puisque vous savez que je ne réside q'au sein de l'homme. Vous ne pouvez témoigner qu'il existe une suprême bonté alors que du prochain vous m'isolez."

Sans oublier, non plus, ce que le Père ANTOINE dit dans cet extrait du chapitre "LA SOLIDARITE ":

" Etant isolés, nous pouvons avoir la pensée du bien, mais comment la réaliser puisque tout est solidaire ? Nous ne pouvons aller à DIEU que par l'intermédiaire de notre semblable."

Il faut savoir qu'être heureux, c'est se tourner vers l'autre. Se tourner vers l'autre, cd'est ce qui donne un sens à la vie !

 

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De par le monde, l'humanité est une !


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03/05/2012

LA SOUFFRANCE ET LES ANTOINISTES.

Les Antoinistes considèrent que les personnes qui consultent dans les Temples sont souvent angoissés, troublés par l'inquiétude de ce qui les attend, comme menacés par une force qu'ils ne parviennent pas à définir, « habités par une souffrance qui les empêche de voir clair en eux et de considérer les choses à leur juste valeur".

 

Ils sont donc en quelque sorte aveuglés par une « fausse vue », désorientés, incapables d'expliquer et de donner un sens à leur souffrance.

 

C'est au fond ce qu'exprime bien Robert VIVIER dans son roman « Délivrez-nous du mal », plus précisément dans le passage où il imagine une conversation entre ATOINE et son épouse au moment où ce dernier sent sa conception de la vie changer :

 

« - Ah ! Catherine...Je ne me sentais plus à mon aise, je souffrais. Mais j'ai compris maintenant pourquoi le bon DIEU m'avait envoyé la maladie. Il faut qu'on souffre, Catherine, il faut se donner de la peine. Sinon il n'y aurait pas de mérite à progresser, ce ne serait pas juste... »

 

Parmi les personnes qui consultent, les desservants distinguent vite, ou posent la question, entre les habitués des Temples et des consultations les familiers et les novices qui consultent pour la première fois.

 

Ces derniers viennent parfois simplement par curiosité, pour tenter quelque chose de nouveau ou pour être agréable à un proche qui leur a conseillé de s'adresser aux Antoinistes.

 

Il faut parfois les déstabiliser car il arrive parfois que le desservant se trouve en face d'une demande que le Culte Antoiniste ne peut satisfaire. Ainsi, aucun Antoiniste ne pratique la magie. Aucun Antoiniste ne prédit l'avenir. Aucun Antoiniste ne pratique la divination.

 

Les nouveaux venus doivent d'abord être mis à l'aise. Le desservant doit essayer, audelà de ce qui est dit, bien se douter qu'il y a des questions cachées, cachées par pudeur ou par crainte. Les desservants doivent les laisser se libérer petit à petit.

Si on suppose que malgré tout, il y a une demande cachée, on doit dire qu'il faut prier et s'adresser au Père pour tout ce qui les préoccupe.

 

Pour les Antoinistes, la souffrance n'est pas seulement corporelle, elle est aussi spirituelle. Encore une fois, Robert VIVIER parvient à bien exprimer ce problème :

 

«  Cette chair mue par l'esprit est sujette à des blessures, et l'esprit en souffre. La chair est attirée par cet état de froid et d'inertie qui est son destin et sa vérité finale, par la mort. Mais l'esprit la retient sur le chemin qu'ils doivent faire ensemble et qui est la vie. Et ainsi, dans les vivants, faits de chair et d'esprit, il y a tout le temps une lutte contre les puissances de la mort. C'est à propos de cette lutte qu'on venait chez ANTOINE.

Il y a bien de la souffrance dans le monde, et à toute heure. Mais elle est mêmlée à autre chose. Aussi la plupart du temps, on ne fait que la croiser en passant, souvent même on ne la reconnaît pas, ou on l'oublie. Mais la maison d'ANTOINE était devenue l'un de ces lieux où la souffrance éparse et obscure se rassemble et se connaît, peut-être s'éclaire. De là cette circulation qui commençait à se faire vers JEMEPPE. Le mal lutte contre lui-même et cherche à devenir autre chose que du mal, à se guérir. Cette sourde volonté l'avertit, et, là où il a le pressentiment de trouver un appui il se dirige. ANTOINE était assailli de ce courant continu, pressé, mystérieux. »

 

Vous remplacez « maison d'ANTOINE » par « Temple Antoiniste »...

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30/04/2012

JEMEPPE-SUR-MEUSE: LE TEMPLE ANTOINISTE SOUS UN ARC-EN-CIEL.


Photo unique :

Le Temple Antoiniste de Jemeppe-Sur-Meuse sous un arc-en-ciel

( Photo aimablement offerte par BEAUMISTRAL )

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26/04/2012

COMMENT ACQUERIR LA FACULTE D'ECOUTE: CONSEILS DE MERE ANTOINE.

A une personne qui demandait à la compagne de Louis Antoine comment elle pourrait acquérir plus vite la foi, « Mère » répondit :

" Vous avez bonne mémoire, eh bien allez recevoir quelques malades et vous observerez le secret complet sur ce qu'ils vous diront; quand ils s'en rendront compte, ils vous diront tout si vous les recevez avec amour. Ce que le mari ne dit pas à sa femme, vous le saurez, ce que l'enfant n'ose pas avouer à sa mère, vous le saurez. Vous saurez tout et vous vous souviendrez de tout. Quand un des consultants revient vous voir, vous lui demandez : " Qu'avez-vous fait ?" (la cause) et "qu'est-ce qu'il est arrivé?" (l'effet). A force d'observation, vous verrez que lorsque ce consultant touche tel fluide, il arrive ceci, et lorsqu'il touche tel autre fluide, il arrive cela; c'est ainsi que vous découvrirez les lois morales dont la certitude mène à la foi."

Paroles admirables de la part d'une personne quasiment illetrée. Comment, dès lors, nier la force de son inspiration ?

 

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15/04/2012

LIEGE:PANNEAU DU TEMPLE ANTOINISTE DE LA RUE HORS-CHATEAU

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La plaque a été modifiée. On insiste  bien sur le fait qu'une lecture a lieu "aussi"

les qutre premiers jours de la semaine à 19heures.

Je ne sais pas pourquoi on se borne à signaler que " Tout le monde est reçu" sans plus ajouter "gratuitement".

Sans doute, la gratuité ne fait plus aucun doute. Se limiter à dire "Tout le monde", c'est évidemment, et à juste titre, insister sur le fait qu'il n'est nullement nécessaire d'être Antoiniste pour franchir la porte du Temple et s'adresser au desservant pour solliciter une aide !



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14/04/2012

TEMPLE ANTOINISTE DU QUAI DES ARDENNES A LIEGE.

Voici une photo du mur du fond du Temple Antoiniste du Quai des Ardennes à LIEGE.

 

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Il s'agit d'un Temple très dépouillé, mais sa simplicité est très prenante.

Il s'agit, actuellement, d'un Temple "sans photos".

Ce ne fut pas toujours le cas. 

Le desservant précédent avait rétabli les photos que son prédécesseur avait enlevées.

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08/04/2012

LA RANCUNE

LA RANCUNE.

 

La rancune est inutile, mais la mémoire nous y renvoie régulièrement malheureusement. La rancune est un produit de l'intelligence. Avoir de la rancune n'est d'aucune utilité. Elle ne sert qu'à se causer du mal a soi même.

 

La rancune n'est que l'impuissance à aimer, à s'aimer soi-même et à aimer autrui.

Alors vous en voulez à la terre entière de cet amour qui vous fait tant défaut et auquel tout votre être aspire.

 

La rancune révèle l'impuissance à s'aimer soi-même. Elle est le reflet d'une dévalorisation de soi-même. Dévalorisation que l'on impute à quelqu'un d'autre.

 

La rancune est un sentiment qui exprime la « vue du mal ». On se sent victime de la « vue du mal » que les autres ont sur nous. Et on scrute les autres avec cette « vue du mal » que l'on veut à tout pris découvrir chez autrui. La rancune débouche nécessairement sur la haine, sur l'intolérance, sur la volonté de détruire.

 

Comme le dit Jeannette MASSIE dans cette citation :

 

« La haine n'est-elle pas aussi douloureuse que l'amour ? Celui qui détesteson semblable s'enchaîne à sa rancune, se fait prisonnier de son ressentiment. Il n'est plus un être libre. »

 

Il y a dans l'ENSEIGNEMENT, un chapitre intitulé «  LA FOI SAUVEGARDE CONTRE LA MAUVAISE PENSEE. ». Voici, puisés dans ce chapitre quelques propos du Père ANTOINE :

 

« J'ai dit que les pensées puisées dans les ténèbres nous plongent dans l'abîme, nous surchargent d'un fardeau qui nous paralyse. Entourés de ce fluide, nous n'avons plus cette ardeur de dévouement dont nous sommes animés au milieu du fluide éthéré et nous souffrons de ne plus être à la hauteur de ce que nous avons compris. »

 

Si l'on raisonne bien, nous pouvons remplacer le mot « fardeau » par le mot « rancune ». 

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05/03/2012

LA GENEROSITE. Sur un texte de VOLTAIRE.

LA GENEROSITE, selon VOLTAIRE.

« La générosité est un dévouement aux intérêts des autres, qui porte à leur sacrifier ses avantages personnels. En général, au moment où l’on relâche ses droits en faveur de quelqu’un, et qu’on lui donne plus qu’il ne peut exiger, on devient généreux. La nature, en produisant l’homme au milieu de ses semblables, lui a prescrit des devoirs à remplir envers eux. C’est dans l’obéissance à ces devoirs que consiste l’honnêteté, et c’est au delà de ces devoirs que commence la générosité. L’âme généreuse s’élève donc au-dessus de l’intention que la nature semblait avoir en le formant. Quel bonheur pour l’homme de pouvoir ainsi devenir supérieur à son être! et quel prix ne doit point avoir à ses yeux la vertu qui lui procure cet avantage! On peut donc regarder la générosité comme le plus sublime de tous les sentiments, comme le mobile de toutes les belles actions, et peut-être comme le germe de toutes les vertus; car il y en a peu qui ne soient essentiellement le sacrifice d’un intérêt personnel à un intérêt étranger. Il ne faut pas confondre la grandeur d’âme, la générosité, la bienfaisance et l’humanité on peut n’avoir de la grandeur d’âme que pour soi, et l’on n’est jamais généreux qu’envers les autres; on peut être bienfaisant sans faire de sacrifices, et la générosité en suppose toujours; on n’exerce guère l’humanité qu’envers les malheureux et les inférieurs, et la générosité a lieu envers tout le monde. D’où il suit que la générosité est un sentiment aussi noble que la grandeur d’âme, aussi utile que la bienfaisance, et aussi tendre que l’humanité: elle est le résultat de la combinaison de ces trois vertus; et plus parfaite qu’aucune d’elles, elle y peut suppléer. Le beau plan que celui d’un monde où tout le genre humain serait généreux! Dans le monde tel qu’il est, la générosité est la vertu des héros; le reste des hommes se borne à l’admirer. La générosité est de tous les états; c’est la vertu dont la pratique satisfait le plus l’amour-propre. Il est un art d’être généreux cet art n’est pas commun; il consiste à dérober le sacrifice que l’on fait... »

 

VOLTAIRE : du Dictionnaire philosophique.

La générosité implique donc une disposition naturelle que tout homme "honnête" devrait avoir envers son prochain. Elle implique la grandeur d'âme, la bienfaisance et l'humanité. Plutôt que "humanité", on pourrait mieux dire "compassion". nous touchons ici quasiment à la notion de solidarité telle que nous l'entendons. 

Nous devons aussi faire remarquer que, au début de son enseignement, le Père ANTOINE était surnommé, non pas "le Père", mais "ANTOINE le Généreux ".

La vraie générosité implique d'être cachée. C'est toujours ce qui est dit dans l'Enseignement Antoiniste:

Dans la quatrième principe: " Ne dites jamais que vous faites la charité à quelqu'un qui vous semble dans la misère..."

Et dans le dixième principe: " ... Sachez qu'une grande épreuve sera votre récompense si vous l'humiliez en lui imposant le respect..."

Et dans le chapitre "LA SOLIDARITE":

" Etant isolés, nous ne pouvons avoir la pensée du bien, mais comment la réaliser puisque tout est solidaire ? Nous ne pouvons aller à DIEU que par l'intermédiaire de notre semblable. En prenant la maxime à la lettre, je devrais dire à celui qui me consulte et qui souffre soi-disant par le contact de son semblable: Pourquoi n'agissez-vous pas seul ? Il n'en est pas ainsi, nous le savons, la solidarité préside à la création tout entière. notre foi en une personne nous inspire de lui demander son assistance et à son contact nous touchons à un fluide éthéré qui nous réconforte. Ce bien est à partager non seulement entre nous, mais entre tous les frères moins avancés à qui nous donnons l'exemple de la patience, de la résignation et de l'amour."

Cette générosité, cette solidarité est bien autre chose que de la simple assistance. Elle implique une notion fondamentale:la reconnaissance de l'égale dignité de tous les êtres. 

Ne méprisons cependant pas l'assistance aux autres. Les vitupérations actuelles contre l'assistance, affublée pour la circonstance d'un vilain mot " assistanat" n'est rien d'autre qu'un autre nom pour l'égoïsme.

 

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01/03/2012

ABSENCE DE L'AMOUR, INDIFFERENCE ET VUE DU MAL.

Dans le chapitre "QUELLE EST LA CONCEPTION QU'ON PEUT SE FAIRE DE DIEU ?", le Père ANTOINE est amené à répondre à un adepte qui pose une question indirecte, peut-être insidieuse:

" Père, une personnem'a demandé quelle conception Vous Vous faites de la DIVINITE."

Comme à son habitude, le Père ANTOINE ne se borne pas à répondre mais se lance dans une longue explication qui lui permet d'aborder divers problèmes connexes, parfois lointains. Ainsi, il aborde, une fois de plus le problème de la vue du mal, cause de l'absence d'amour.

Nous pouvons bien apprécier les termes choisis. Ils ne le sont jamais au hasard. Le Père ANTOINE ne parle pas de l'inimitié, de la haine ni de pesonnes considérées comme ennemies. Il parle simplement de l'absence d'amour, c'est-à-dire de l'indifférence, du manque de compassion ou d'intérêt.

Voici ce qu'il dit:

" Nous ne souffrons que dans l'absence de l'amour. par exemple si l'un ou l'autre de nos semblables nous paraît ne pas remplir son devoir, nous imaginons en lui le mal et cette vue anéantit l'amour que nous devrions avoir pour lui. En réfléchissant il est bien plus facile de trouver la cause de notre souffrance en nous que dans notre semblable, car si quelqu'un agit contrairement à la conscience, c'est à lui à le reconnaître puisqu'il n'y a que lui qui en souffre; remontons à la source de la vue qui nous fait voir le mal en lui, je l'ai révélé et je crois qu'on ne pourrait trop le répéter, nos souffrances n'ont btoutes qu'une seule et même cause, le doute qui nous montre par la vue du mal tout opposé à la réalité."

Et, après ce qui peut paraître comme une digression, le Père ANTOINE en revient à la question initiale:

" Si nous possédions une plus grande foi nous comprendrions d'autant mieux DIEU, nous saurions qu'Il est l'amour. Si j'en éprouve un grand bonheur quand Il est en moi, pour quelle raison devrais-je Le repousser et être malheureux parce qu'un autre n'agirait pas comme il me semblerait qu'il doit le faire ? Pourquoi le priver de mon amour ? si celui-ci me fait défaut, ne vais-je pas souffrir encore davantage en n'éprouvant pour lui que de la haine ?

   Voilà la conception que tous les prophètes ont révélée et quoiqu'elle soit enseignée, la plupart pourraient encore l'ignorer. Pourrait-on s'en imaginer une plus réconfortante et plus naturelle puisqu'elle est réellement l'amour , DIEU par lequel nous aimons notre semblable, nous donnant ainsi le vrai bonheur qui ne peut exister en dehors de cet amour?"

 Cette absence d'amour et de compassion pour autrui n'est finalement qu'un manque de respect pour  cette pesrsonne. Et ce comportement envers une personne n'est bien souvent que le reflet du comportement adopté enn général.

Mais le monde est un miroir. Cette sécheresse vis-à-vis des autres ramène souvent au manque de respect et de considération que l'on pour soi-même.

Il faut donc accepter de faire une introspection et de rechercher quelle personnalité on est vraiment.


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22/02/2012

LES ENNEMIS DE LA SOLIDARITE: APHORISME.

La psychologie humaine est ainsi faite. La jalousie, l'ambition, la peur et la rancune sont les ennemies de la solidarité.

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17/02/2012

SUR L'AMITIE ( une citation de Joseph KESSEL )

" Un ami, c'est à la fois nous-mêmes et l'autre, l'autre en qui nous cherchons le meilleur de nous-mêmes, mais également ce qui est meilleur que nous "

( Joseph KESSEL )

 

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Toujours l'effet du miroir. L'autre, notre ami, est en fait un miroir pour nous. C'est en le regardant que nous nous regardons. Les qualités ...et les défauts...que nous voyons chez lui, nous ne les voyons que par projection de nous-mêmes.

Mais, attention aux dérives qui peuvent facilement se produire: la tentation toujours vivace du jugement, de la jalousie, de l'envie...et de la "vue du mal".

" Autrui " est à la fois soi-même et l'autre. Qui est cet autre ? Est-il pour un ami ou un ennemi ? Comment comprendre que l'autre puisse être une menace, un danger  ? 

L'ami risque d'être considéré comme un rival potentiel, comme "un ennemi". Mais, même dans ce cas-là, l'effet-miroir continuera de jouer.

C'est une mise  en garde contre ce risque que nous trouvons dans le Cinquième Principe:

" Efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être "votre ennemi". Ce n'est que pour vous apprendre à vous connaître que je le place sur votre chemin. Mais voyez le mal plutôt en vous qu'en lui: il en sera le remède souverain."

On apprécie toute la subtilité de ce Cinquième Principe:

- on ne parle pas d'un ennemi véritable mais de quelqu'un qu'on croit être un ennemi;

- cette personne, ami ou ennemi supposé, sera l'instrument par lequel on porra facilement se juger soi-même;

- la personne que l'on est amené à rencontrer ami ou ennemi supposé, sera notre miroir.

En philosophie, "autrui" est ce qui est différent et que l' on appréhende par la subjectivité. " Autrui " est ce qui nous  différencie des autres, ce que l'on ne peut connaître totalement ni convenablement, à cause de la subjectivité.

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14/02/2012

L'HISTOIRE D'ADAM: UNE CURIEUSE PARABOLE.


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L'histoire d'ADAM et EVE ? Il est bien admis, à présent, sauf pour ce qui concernent les créationnistes purs et durs que l'Histoire d'ADAM est, non pas une invention ni une légende, mais une sorte de parabole parlaquelle on nous fait découvrir quelques notions essentielles relatives aux problèmes éternels du genre humain. 

ADAM, finalement, c'est un peu chacun d'entre nous !

Voici un texte du Père ANROINE dans le chapitre "APPARENCE DE LA REALITE". Il y parle de l'intelligence humaine:

" Nous avons toujours ignoré que la première pensée que ADAM a eue pour se couvrir a été le point de départ de l'intelligence, sensibilité matérielle qui s'est développée depuis lors dans d'effrayantes proportions, donnant ainsi à croire à sa parfaite réalité. Cependant, comme nous l'avons souvent démontré, elle n'est que le siège de notre imperfection, le doute, la cause de nos souffrances. Le naturel la froisse, sauf l'amour pur qui est assimilable à tous les êtres, on ne peut lui plaire que par l'apparence. C'est trompé par elle que nous considérons toute personne loyale comme un adversaire, que nous voyons dans son acte l'intention de nous rabaisser tandis qu'il nous élève.

  Si elle agissait par ses faiblesses, elle respecterait mieux les nôtres au lieu de les blesser."

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13/02/2012

TEMPLE ANTOINISTE DE PARIS ( RUE VERGNIAUD )

Voici une photo de l'intérieur du Temple Antoiniste de PARIS ( Rue VERGNIAUD ).

On est frappé par la ressemblance très grande avec le Temple Antoiniste de JEMEPPE-SUR-MEUSE.

.....

A l'exception, bien entendu, de la présence à la tribune, des photos de Père et de Mère ANTOINE !

 

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05/02/2012

SUR LA NEUTRALITE DES EVENEMENTS ( Citation de Thierry JANSSEN )

" En soi, les évènements sont neutres. C'est nous qui leur attribuons un sens et, quoiqu'on en pense, nous avons toujours le choix entre l'idée d'un verre à moitiè plein et d'un verre à moitié vide. Notre interprétation de la réalité influence ce que nous ressentons. Et ce que nous ressentons conditionne notre réalité"


( Thierry JANSSEN, psycho-thérapeute )

Qu'est-ce d'autre dans ce texte que la vision, un peu fugitive, de la notion de "vue du mal" ?

Voici un passage de l'Enseignement du Père ANTOINE. Voyons le chapitre " LA SOLIDARITE PEUT-ELLE ENTRAÎNER LA RESPONSABILITE ? ":

" La base de notre enseignement n'est-elle pas la non-existence du mal ? et quelle responsabilité pourrions-nous avoir encore à l'égard de notre semblable si nous ne lui faisons qu'un bien ? N'est-ce pas la responsabilité qui fait la culpabilité, l'une n'est-elle pas l'autre ? La non-existence du mal n'annule-t-elle pas cette dernière ? mais alors l'autre perd également sa raison d'être. Tâchons de bien commrendre que l'épreuve est la base de la solidarité, qu'elle est un bien et non un mal puisqu'il n'existe pas, car c'est la vue de celui-ci qui nous fait interpréter toute chose contrairement et voir dans ce qui est plutôt une récompense  un châtiment."

Quelques pages plus loin, dans le même chapitre:

" Je l'ai révélé et je lerépète, il n'y a prise sur nous que pour autant que nous avons la vue du mal, due à l'imagination qui nous montre dans les actes d'autrui le mal qui est en nous et qui nous tente à l'accomplir en proportion.

   La vue du mal qui est l'imperfection prend l'apparence pour la réalité, elle ne nous permet pas de supporter celle-ci."

 

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" La Fuite en EGYPTE" : C'est nous qui attribuons un sens aux évènements !

C'est nous qui faisons de ce sens purement personnel, qui faisons des évènements  la manifestation d'une Providence, d'un dessein divin.

Dans ce cas-ci aussi, pour autant qu'il ne s'agisse pas d'une légende, se pose l'éternelle question de la responsabilité divine dans les évènements qui se produisent ?



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30/01/2012

L'ATTACHEMENT A L'ANIMAL: NOUVELLE TENTATIVE DE COMPREHENSION.

Il y a bien un passage de l'ENSEIGNEMENT qui interpelle. Ce n'est pourtant qu'un petit paragraphe du chapitre " L'ARBRE DE LA SCIENCEDE LA VUE DU MAL."

" ...Cependant, j'aime à faire comprendre combien nous sommes aussi dans l'erreur en nous attachant à l'animal, c'est un grand péché parce que l'animal n'est pas digne d'avoir sa demeure où réside les humains."

Il y a diverses interprétations. On en a déjà fait état dans ce site. En voici une autre: ici, en fait, le Père ANTOINE s'inscrit en faux contre l'injonction à la fois biblique et païenne ( le mythe de PROMETHEE notamment ) de prise de possession de la terre et de ses animaux par l'homme.

Nous retrouvons, en quelque sorte, cette idée dans le chapitre "COMMENT NOUS FALSIFIONS LA NATURE". Le Père ANTOINE dit ceci:

" Nous avons par l'intelligence, abusé de toutes choses et falsifié à tel point la nature que nous préférons maintenant la falsification à la réalité, nous y sommes si bien habitués que tout ce qui est réel nous est insupportable. C'est la raison pour laquelle j'ai révélé que l'intelligence ne peut supporter la réalité."



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22/01/2012

LA PRIERE: Faut-il prier ? Comment prier ? Qu'est vraiment la prière ?

Comment prier ?

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" L'Angélus"  de MILLET

Voilà une question qui tourmente tous ceux pour qui prier est une activité essentielle dans la manifestation de la foi.

 

« N'entretenez aucun souci. En toute choses, exposez vos besoins à Dieu. Faites-les lui connaître dans la prière.  Priez avec confiance et sérieux, sans oublier d'exprimer votre reconnaissance. Alors, la paix divine qui surpasse toute intelligence, tout ce qu'on peut en dire, gardera vos coeurs et vos pensées dans la communion du Christ vivant. »

 

Ainsi parlait Saint Paul aux chrétiens de Philippes. 

 

Nous trouvons la position de Saint François de Sales en 1620 :


« Plusieurs se trompent grandement, croyant qu'il faille tant de choses, tant de méthodes pour la bien faire. L'on en voit certains qui sont en un grand empressement afin de rechercher tous les moyens possibles pour trouver un certain art qu'il leur semble nécessaire de savoir pour bien la faire, et ne cessent jamais de subtiliser et pointiller autour de leur oraison pour voir comme ils pourront faire ainsi qu'ils désirent... Je ne dis pas qu'il ne faille se servir des méthodes qui sont marquées ; mais l'on ne doit pas s' attacher et les affecter tellement que nous mettions toute notre confiance en elle (...). Il n'y a qu'une seule chose nécessaire pour bien faire l'oraison, qui est d'avoir notre Seigneur entre nos bras : cela étant, elle est toujours bien faite, de quelque façon que nous nous y prenions. » 

 

En somme, Saint François de Sales affirment que ce n'est pas la forme, et surtout pas les démonstrations publiques entourées de cérémonial qui comptent mais que c'est la foi, et une foi pure , sans recherches.

 

Si nous lisons le texte ci-après du Père ANTOINE, puisé dans le chapitre « LA PRIERE », nous trouvons, en somme, le même principe :

 

« La prière est dans l'action dictée par la conscience, d'où peut résulter le bien.

A certains moments, dans une grande douleur, par exemple,il arrive qu'une seule prière récitée sincèrement nous soulage ; toute souffrance a cependant une cause et si nous comprenions l'avenir, nous reconnaîtrions qu'elle est le résultat d'un acte contraire à la loi de la conscience. . Je le dis souvent : Quand cette cause n'existera plus, le mal sera guéri. Dans les instants pénibles, hâtons-nous de puiser au sein de DIEU la force et le courage pour bien remplir nos devoirs. Lorsque l'intention se fait sentir, nous ne devrions jamais attendre.

Ne serait-il pas plus conforme à la raison de prier dès que nous en recevons l'inspiration ? Puisque la prière est plus dans le fond que dans la forme, n'hésitons-pas un instant à observer la maxime qui dit de ne pas remettre au lendemain ce qu'on peut faire le jour-même, c'est-à-dire de ne pas différer la bonne action ; car la vraie charité est celle qu'on accomplit dès qu'en surgit la pensée ; exécutée après, elle n'est plus que l'effet du remords, tandis qu'elle eût été celui de l'amour.

Je le répète souvent, travailler c'est prier ; en effet, le travail qui rentre dans le devoir est de la prière et le meilleur est celui qui est basé sur la charité. »

 

Je passe environ deux pages et j'arrive, dans le même chapitre, au passage suivant :

 

« Si nous prévenions une personne adulte que l'heure de la prière a sonné, pourrait-elle bien prier et cet acte lui serait-il agréable ? Je ne le crois pas, car ce serait entraver sa liberté et l'empêcher ainsi de prier avec recueillement. »

 

Le Père ANTOINE donne ensuite un conseil concernant la prière des enfants :

 

« Laissons les enfants libres dès leur plus jeune âge, ne leur ordonnons jamais de prier mais prêchons d'exemple. Aussitôt qu'il remarquera le silence de ses parents, l'enfant se retirera sans bruit dans quelque coin, comprenant déjà qu'il doit les satisfaire en ne troublant pas leur recueillement. De leur côté, les parents attentifs en DIEU, sentiront leur atmosphère s'alléger insensiblement et ils seront toujours mieux inspirés par le fluide d'amour qu'ils puiseront en son sein. Leur pensée, embrassant toute leur famille, sera portée tantôt sur l'un tantôt sur l'autre, l'amour qui découlera de leur prière entourera l'enfant de la même atmosphère ; il sera bercé par cette douce influence et ne tardera pas à prendre part à leur recueillement ; imitant leur exemple, il ne dira plus un mot pendant leur prière mentale et celle-ci terminée, vous l'entendrez s'écrier : Maman, j'ai prié aussi!Voilà un moyen d'inspirer aux enfants qu'ils doivent prier. »

 

La prière est la clé que Dieu à mise entre nos mains pour nous permettre d'entrer en relation avec Lui. Rappelons-nous ces mots puisés dans le neuvième Principe :


"...Cultivez-vous, vous vous rappellerez le passé ; vous aurez le souvenir qu'il a été dit:Frappez, je vous ouvrirais ; Je suis dans le connais-toi. »

 

On ne peut non plus s'empêcher de revenir au roman écrit par Robert VIVIER ( « DELIVREZ-NOUS DU MAL » ), le passage où il parle du jour de la communion solennelle de Louis ANTOINE :

 

«  A l'église, il y eut un moment où Louis oublia tout ce monde qui l'entourait, pour ne plus sentir en lui qu'un vide immense et délicieux. Il n'était plus Louis Antoine ? Le fils de Martin, le petit garçon de Tatène, né au hameau de MONS. Un rayon s'était posé sur le mur blanc de l'église, et ce rayon venait du temps du Christ.

Tout le restant de la journée, malgré le tohu-bohu, les arrivées des amis, les petits verres et les chansons, il garda en lui cette impression qui le forçait à se tenir silencieux et tranquille, sous le poids d'une responsabilité. Quelque chose de nouveau s'était passé. Il n'était plus seulement regardé par DIEU, mais DIEU était en lui , et ce n'était plus un vieillard vénérable,- il n'aurait pas su dire ce que c'était, un feu, peut-être, un feu très doux, un peu oppressant. Et à cause de cette présence en lui, de ce poids qu'il sentait, il n'était plus possible de courir, de sauter, de faire des choses frivoles... »

17:16 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |