20/01/2012

Le pessimisme : Attitude de confort personnel ? Résultat du doute ?

Le pessimisme est une tournure de l'esprit selon laquelle la souffrance serait inhérente attachée à l'existence humaine.

 

La situation vis-à-vis de laquelle les hommes manifestent le plus de pessimisme ou, en tout cas, de crainte, est le problème de la mort. La mort à laquelle il n'est pas possible d'échapper et, surtout, la grande question de ce qui se trouve après la mort.

 

Dans l'ENSEIGNEMENT, le Père ANTOINE apporte déjà un certain réconfort, une certaine assurance. Il dit, dans le chapitre « REINCARNATION » :

 

« Tout autre et bien plus consolante est la réalité : la mort n'existe pas ; nos être chéris soi-disant disparus ne le sont qu'en apparence : nous ne cessons pas un instant de les voir et de nous entretenir avec eux, la vie corporelle n'est qu'illusion. Mais notre incarnation qui est le doute absorbe notre foi. Je ne sais comment m'exprimer pour vous pénétrer de la réalité de cette question ; oui, je voudrais pouvoir vous rendre sensible la révélation d'aujourd'hui, vous faire savourer à quel point elle est réconfortante. Notons bien qu'il n'y a que le doute qui nous incarne et qui empêche notre liberté. »

 

Voilà, le pessimisme n'est en fait que le sous-produit du doute. Celui qui possède véritablement la foi ne pourrait être pessimiste de nature ! A noter que je me suis bien garder de dire «  celui qui possède la foi véritable » mais j'ai utilisé « celui qui possède véritablement la foi. »

 

Il convient de bien apprécier la différence: ce n'est pas un simple jeu de mots.

 

Le pessimisme se base aussi sur la croyance que le mal régne dans le monde qui est impitoyable. Le Père ANTOINE insiste à diverses reprises sur cette « fausse vue ». Je prends trois passages du chapitre « L'ARBRE DE SCIENCE DE LA VUE DU MAL » :

 

«  Nous avons longuement parlé de l'imagination du mal et de la non-existence de la matière. Pour nous rendre compte de la réalité, nous devons nous reporter au temps où cette fausse vue a pris naissance. Nous connaissons l'histoire de l'arbre de science soi-disant du bien et du mal que nous ont laissée nos ancêtres, nous allons la reprendre afin d'en retrouver le véritable sens ; elle pourrait nous sembler obscure parce que on l'a toujours envisagée plutôt comme une fable que comme une réalité. »

 

«  ...Toutefois DIEU ne l' (ADAM, ndlr) abandonna pas. Mais l'inspiration ne produisait plus sur lui la même impression qu'auparavant parce qu'il la confondait avec ses pensées. Voilà où le doute fait son apparition, où commencent les tribulations et les vicissitudes. Car ADAM n'avait plus la foi au vrai DIEU ; au contraire, depuis qu'il s'en était écarté, il L'accusait de toutes les difficultés qu'il avait éprouvées, interrompant ainsi l'inspiration. ADAM abvait perdu tout bon sens, disait que le DIEU qu'il avait abandonné n'était qu'un démon ; ne voyant plus en, Lui que le mal, il était heureux d'en être délivré parce que la joussance de l'amour bestial lui procuarit un bonheur apparent. »

 

« En résumé, le péché d'ADAM c'est la vue du mal. »

 

Voilà donc une cause du pessimisme : le doute, la perte de la foi. Il y a d'autres causes qui toutes renvoient au doute

 

Une d'entre elles, mais ici nous somme toujours dans l'absence de foi, dans le doute: la prise de conscience que l’univers n’aurait aucun sens. Rien ne serait visé dans l'existence humaine, cette existence n'aurait aucun but sérieux. Rien ne pourrait être visé ni donc atteint. Tout acte ne serait qu'un long gaspillage d'énergie. Tout sentiment humain serait vain et leur vanité accentue la solitude de l'homme dans un monde absurde, sans Dieu. On se trouve dans un monde horrible à vivre avec un dilemme, ou plutôt même un triple choix.

 

Le premier choix: on adopte une attitude nihiliste, de rejet permanent, de haine. Puisqu'on est seul dans un mode hostile et absurde, alors on s'affranchit de toute morale, aucun acte n'est répréhensible.

 

Le second choix: on adopte une attitude opportuniste, de recherche de tout plaisir. Puisqu'on est seul dans un monde hostile et absurde, on s'affranchit aussi de toute morale, reine non plus n'est répréhensible mais, au lieu d'être un destructeur, on choisit d'être un profiteur. On n'a pas à se nourrir de scrupules.

 

Il est curieux de constater à quel point les deux positions, qui apparaissent d'abord, comme antagonistes, partent du même principe et...pourraient même finir par avoir des conséquences identiques. Les un s comme les autres font leur propre malheur. Mais ils cherchent ce qu'ils croient leur être profitable : les honneurs, les richesses, le pouvoir, le plaisir, l'affranchissement des contraintes. Les uns comme les autres ne cherchent pas le bonheur, mais la puissance. Cette recherche peut parfois être brutale et sanguinaire.

 

Il y a aussi un troisième choix: l'acceptation de tout comme une malédiction dont on ne peut se libérer. Puisqu'il n'y a aucun but à poursuivre, puisque le monde est hostile, inclinons-nous et renonçons à toute pensée, à tout acte, à tout effort finalement inutile. C'est ce que l'on peut appeler le « confort du pessimisme ». Un tel pessimiste n'est ainsi jamais déçu. Ce pessimisme devient aussi agréable que l'optimisme en ce sens qu'il nous dispense de tout effort, de toute recherche, de toute tentative de progrès, de toute remise en cause. S’il n’existe aucune espérance de progrès, ce pessimisme nous pousse à l’inaction.

 

Quant à nous ? Souvent, de l'extérieur, on dépeint le Culte Antoiniste comme une religion pessimiste. En fait, il n'en est rien : comme l'Antoinisme n'est pas une religion de salut, on ne doit rien craindre de l'au-delà. On ne doit pas avoir peur de l'enfer éternel. Tout au plus peut-on craindre une multiplication des réincarnations. Mais on dispose du libre arbitre, de la foi et de la volonté pour tenter d'abréger ces réincarnations.

 

Dans le chapitre « COMMENT NOUS PROGRESSONS. », le Père ANTOINE nous réconforte et nous donne du courage :

 

« Nous évoluons ; que l'on fasse le bien ou le mal, personne ne stationne ; mais l'un avance plus rapidement que l'autre. Celui qui est aujourd'hui très imparfait ne sera-t-il pas demain un homme d'exemple, par son désir de s'améliorer ? S'il paraît stationner, nous pourrons le voir plus tard marcher à pas de géant.

Nous n'ignorons pas que, croyant faire le bien, on peut commettre inconsciemment une erreur ; si l'on en avait conscience, on s'abstiendrait, mais nous savons que c'est néanmoins travailler à son avancement ; après, on peut reconnaître qu'on a marché à côté de la vérité. La conscience n'est pas suffisamment dégourdie pour montrer en temps opportun la valeur de l'acte, c'est pourquoi l'on s'égare ; mais le désir de progresser la fait apprécier pour mieux faire à l'avenir. »

Et, plus loin :

 

«  Tous les êtres évoluent ; ils se créent des lois appropriées à leur nature, qui déterminent le degré de leur développement ; la conscience est la boussole par laquelle ils se dirigent, suivant leur élévation. »

 

Pour finir, une petite citation de Walt DISNEY, pour nous donner du courage :

 

«  Pour réaliser une chose vraiment extraordinaire, commencez par la rêver. Ensuite réveillez-vous calmement et allez d'un trait jusqu'au bout de votre rêve sans jamais vous laisser décourager. »

 

 

19:30 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/01/2012

"CONNAIS-TOI TOI-MÊME": Citation de SOCRATE vue selon l'Enseignement Antoiniste.

«  CONNAIS-TOI TOI-MÊME »

 

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"Connais-toi toi-même, laisse le monde aux Dieux". C'est ce qui était inscrit sur le fronton du temple de Delphes consacré a APOLLON. Cette formule invitait les hommes à se reconnaître faibles face aux dieux. elle signifiait, bien sûr,qu'il fallait penser à se connaître tout en étant bien persuadés que tout était décidé par les dieux. Nous pourrions dire aussi que celui qui se connait bien, se porte bien...et se comporte bien.

 

Cette citation a toujours été attribuée à SOCRATE, à tort. Mais c'est quand même SOCRATE qui en a complètement bouleversé le sens. Pour lui, « Connais-toi toi-même » signifie qu'il faut savoir que l'on est un d'abord un homme avec ses opinions, son éducation, sa culture, ses désirs, ses envies et ses préjugés ( ses préférences, ses amitiés, ses inimitiés...). Pour lui, c'est la connaissance la plus essentielle, conditionnant toutes les autres formes de connaissance. SOCRATE ne retient que "Connais-toi toi-même" et fait figure de contestataire, voire même de révolutionnaire.

 

La question est: « Que pouvons-nous réellement faire si nous ne nous connaissons pas nous-mêmes ? » Et:« Qu’est-ce que l’humanité ?»  En effet, on ne peut jamais chercher à se connaître en faisant abstraction du reste de l'humanité, passée et présente, surtout pour ceux qui croient à la réincarnation. Nous sommes conditionnés par la culture, la société, les religions, les médias, le nationalisme, l’éducation, les croyances diverses, les tabous, justifiés ou non.

 

Nous sommes conditionnés par le présent dans lequel nous sommes plongés mais aussi, pour nous, à notre insu, par le passé de notre âme. Dans le chapitre « REINCARNATION », le Père ANTOINE a bien souligné : 

 

« L'âme imparfaite reste incarnée jusqu'à ce qu'elle ait surmonté son imperfection. Chaque existence est la conséquence de la précédente et elle détermine celle qui lui succède par l'épreuve subie et par d'autres contractées à son insu. Avant de quitter le corps qui se meurt, l'âme s'en est préparé un autre pour se réincarner. »

 

SOCRATE n'a jamais voulu dire qu'il fallait s'analyser avec complaisance. La connaissance de soi n'implique pas le repliement sur soi, ni, surtout, la contemplation de soi et, non plus, le mépris de soi.

 

Cette contemplation de soi-même n'est que l’ignorance de la réalité ou de l'aveuglement. Elle rend l’homme esclave de ses opinions ou de son environnement culturel.

 

En fait, il faut bien lire et essayer de comprendre la signification de cette citation. Il faut bien donner aux mots leur signification grammaticale. Dans « Connais-toi toi-même », quelle valeur grammaticale donner à « toi » et à « toi-même ».

 

« toi » est complément d'objet direct. Chaque homme est la personne interpellée, et on l'interpelle pour lui dire que son introspection, que son analyse personnelle doit être faite. Chacun est invité à se connaître.

 

« toi-même » doit être considéré comme le sujet de la phrase. Il faut donc bien comprendre la citation comme suit : « Toi-même, personnellement, tu dois t'analyser, te mettre à nu ».

 

C'est là que réside le tournant majeur dans l'esprit. Il ne faut plus s'en remettre aux dieux, à DIEU, au prêtres, aux mages aux gourous pour faire la démarche de se connaître. C'est une démarche à conduire soi-même. C'était révolutionnaire pour l'époque de SOCRATE...mais cela le reste tout autant !

 

La connaissance de soi ne relève plus de l'ordre du mystique, inatteignable par les profanes que nous sommes. Mais on doit considérer que au lieu d’être inapte, chaque homme a la capacité d' entreprendre la recherche puisque l’Esprit se trouve dans l'homme lui-même.

 

C'est tout aussi désarçonnant et interpellant que ce passage de l'Enseignement du Père ANTOINE, soit le début du chapitre « LA CROYANCE & LA FOI » : 

 

« Ne croyons pas en DIEU, n'espérons jamais rien de Lui, mais croyons en nous et agissons naturellement. Sachons que nous sommes DIEU nous-mêmes, que si nous voulons, nous pouvons. »

 

La clé de « la connaissance de soi » est de pénétrer en soi-même, et cela consiste à chercher DIEU en soi. Nous en revenons au Premier Principe : 

« Si vous m'aimez, vous ne l'enseignerez à personne puisque vous savez que je ne réside qu'au sein de l'homme. Vous ne pouvez témoigner qu'il existe une suprême bonté alors que du prochain vous m'isolez » »

 

C'est, pour beaucoup, dérangeant, car, manifestement, la majorité des gens désirent, ou en tout cas admettent aisément, que quelqu’un qu'ils reconnaissent comme supérieur spirituellement, leur dise ce qu'il faut faire et comment le faire, ce qu'il faut penser. Ainsi ils sont débarrassés de la corvée de penser par eux-mêmes. Et, partant, de faire eux-mêmes cette recherche vers la connaissance de soi.

 

SOCRATE n'a jamais voulu dire : "analyse-toi avec complaisance"., ni non plus : « analyse-toi superficiellement seulement ». Ce qui est demandé n'est pas une introspection narcissique et égocentrique, mais un programme de vie morale. La connaissance de soi n'est pas de l'égoïsme mais bien une ouverture vers les autres car c'est à cette condition que l'on peut aller vers les autres et bien se comporter envers eux. Nous en revenons toujours au chapitre « LA CHARITE MORALE » que le Père ANTOINE commence par ces mots : 

 

« Mes enfants, l'homme recherche toujours ce qui correspond le mieux à ses faiblesses ou à ses vertus. Ici-bas dans ce monde de tribulations et de vicissitudes, nous parlons autant de la morale que nous la mettons peu en pratique. C'est pourquoi elle demeure très vague pour l'esprit qui a le désir de posséder matériellement plutôt que moralement. »

 

Mais il ne faut pas se leurrer, cette connaissance de soi par soi-même n'est pas sans difficultés. C'est à juste titre que Martin HEIDEGGER a écrit:

 

"Aucune époque n'a accumulé sur l'homme des connaissances aussi nombreuses et aussi diverses que la nôtre. Aucune époque n'a réussi à présenter son savoir de l'Homme sous une forme qui nous touche davantage. Aucune époque n'a réussi à rendre ce savoir aussi promptement et aussi aisément accessible. Mais aussi, aucune époque n'a moins su ce qu'est l'Homme".

 

Dans le domaine de la pensée, le scientifique ne doit pas se laisser égarer par son enthousiasme ni par l'ivresse de ses raisonnements et agir sans conscience. On peut rappeler le proverbe « Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. »

 

Dans le domaine du sentiment, c'est pareil. Nous ne devons pas nous laisser mener aveuglément par nos envies, nos attirances, nos rancœurs ou nos rejets.

 

Dans le domaine de l’action ou de l'activité professionnelle, nous devons rester capables de nous juger froidement, sans complaisance et de ne pas nous laisser emporter.

 

Tout homme possède la capacité de faire la démarche vers la connaissance de soi, par lui-même mais il doit apprendre à la cultiver. Dans le Neuvième Principe, c'est bien exprimé : 

 

« ...Cultivez-vous, vous rappellerez le passé, vous aurez le souvenir qu'il a été dit:Frappez, je vous ouvrirai. Je suis dans 'Connais-toi'. »

 

Se connaître, c’est chercher à se fondre dans l’immensité de DIEU, c'est reconnaître la présence de DIEU en nous, c'est admettre que nous sommes une parcelle de DIEU. Bien sûr, cette identification avec DIEU, ne se produit pas rapidement, ni facilement. Parfois, pour la plupart des hommes, dans toute une existence, on n’y arrive pas. De temps en temps, les gens ont une lueur, une illumination, mais de nouveau le lendemain, on se sent à nouveau isolés, faibles et désemparés. 

 

C'est ce que nous trouvons dit de façon admirable dans le chapitre « LA FOI SAUVEGARDE CONTRE LA MAUVAISE PENSEE. » : 

 

« J'ai dit que les pensées puisées dans les ténèbres nous plongent dans l'abîme, nous surchargent d'un fardeau qui nous paralyse. Entourés de ce fluide, nous n'avons plus cette ardeur de dévouement dont nous sommes animés au milieu du fluide éthéré et nous souffrons de ne plus être à la hauteur de ce que nous avons compris. »

 

Je me voudrais de ne pas clôturer cette longue dissertation sans faire référence à un passage du chapitre « NOUS DEVONS TOUJOURS RESPECTER NOTRE NATUREL » : 

 

« Quiconque cherche à résoudre le problème de l'existence, s'il désire savoir où il va, doit chercher d'où il vient, il doit connaître de quelle façon nous nous sommes incarnés : toute solution est là. Quand nous comprendrons que notre intelligence ne nous sert que pour nous diriger matériellement, autrement dit dans l'imperfection, nous saurons aussi que ce n'est pas elle qui elle qui pourrait nous en extraire, que si elle nous y plonge, nous devons arriver à la surmonter pour atteindre au vrai bonheur. Mais aussi longtemps que nous nous ignorerons, nous ne ferons qu'obéir à cette faculté et à l'amour qui en résulte. Voilà où nous faisons erreur, nous confondons l'amour divin avec le nôtre, auquel il est incompatible, c'est pourquoi je répète souvent que nous devons apprendre à nous connaître, et nous ne pourrions le faire qu'en agissant naturellement. »

 

18:25 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

28/12/2011

LA CHARITE: QUE DIRE, QUE PENSER ?

QUE DIRE, QUE PENSER SUR LA « CHARITE » ?

 

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« La charité est souvent  un fruit de l’orgueil. »

de Alfonso Di Lernia

 

« Sans la charité, je ne suis rien… ». Et tout ce qui est privilège, service, vertu même, « sans la charité, cela ne me sert de rien. La charité prend patience, la charité rend service, elle ne jalouse pas, elle ne plastronne pas, elle ne s’enfle pas d’orgueil, elle ne fait rien de laid, elle ne cherche pas son intérêt, elle ne s’irrite pas, elle n’entretient pas de rancune, elle ne se réjouit pas de l’injustice, mais elle trouve sa joie dans la vérité. Elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle endure tout. »

de  Saint PAUL

 

« Quand vous ferez la moisson dans votre pays, tu laisseras un coin de ton champ sans le moissonner, et tu ne ramasseras pas ce qui reste à glaner. Tu ne cueilleras pas non plus les grappes restées dans ta vigne, et tu ne ramasseras pas les grains qui en seront tombés. Tu abandonneras cela au pauvre et à l'étranger. »

du « Lévitique »

 

reconnaîtra les bons à ce qu'ils ont été secourables à l'égard de leurs frères, semblant ainsi identifier la charité avec l'aumône. A cette conception s'oppose diamétralement ce propos d'un contemporain : La charité atteint son couronnement dans la suppression de l'aumône. »

 

( Dans le Lévitique, la nourriture est laissée à l'abandon, de sorte que le pauvre puisse conserver sa dignité en récoltant plutôt que d'être contraint à mendier auprès des riches ce qu'ils veulent bien lui laisser )

 

« Prélève une aumône sur leurs biens pour les purifier et les rendre sans taches. »

du Coran

 

(Chez les Musulmans, le Coran contient plus de 80 versets concernant la charité (« zakât ») et l'obligation de s'en acquitter. Cette aumône est considérée comme un droit des pauvres de prélever dans le surplus des plus riches.)

 

 

« Quant à la charité, nous n'avons même plus osé la prêcher. En effet, autrefois, le sacrifice qui fonde les êtres prenait le nom de charité quand il honorait Dieu à travers son image humaine. À travers l'individu nous donnions à Dieu, ou à l'homme. Mais, oubliant Dieu ou l'homme, nous ne donnions plus qu'à l'individu. Dès lors, la charité prenait souvent figure de démarche inacceptable. C'est la société, et non l'humeur individuelle, qui se doit d'assurer l'équité dans le partage des provisions. La dignité de l'individu exige qu'il ne soit point réduit en vassalité par les largesses d'un autre. »

 

de Saint-Exupéry

 

Pour Marx, qui dénonce la religion comme « bonheur illusoire du peuple », la charité n’est qu’un alibi, une évasion. Dans la mesure de ses moyens, elle s’efforce de rendre plus tolérable l’injustice, détournant ainsi les hommes de leur tâche véritable : la transformation violente de la société.

En fait, le mot « charité » a été dévalué. Il n'évoque souvent, au pire, que l'idée d'aumône ; au mieux, les œuvres de bienfaisance ou la philanthropie. Le plus grand scandale contemporain est celui de l'indifférence. 

 

Que doit être la « charité » ? C'est d'abord l'amour dont Dieu nous aime, amour qui est dans le fondement de « l'Auréole de la Conscience » :

 

« Un seul remède peut guérir l'humanité : LA FOI ; c'est de la foi que naît l'amour : l'amour qui nous montre dans nos ennemis DIEU Lui-même ; ne pas aimer ses ennemis, c'est ne pas aimer DIEU ; car c'est l'amour que nous avons pour nos ennemis qui nous rend dignes de Le servir ; c'est le seul amour qui nous fait vraiment aimer parce qu'il est pur et de vérité. »

 

L'Auréole de la Conscience, figurant en exergue à la toute première page de l'ENSEIGNEMENT du Père ANTOINE et peint sur le mur du fonds de chaque Temple Antoiniste est comme un écho des paroles de Jésus-Christ :

 

«Il a été dit aux Anciens: tu aimeras ton prochain et tu ne haïras que ton ennemi. Et moi je vous dis: aimez vos ennemis, priez pour ceux qui vous persécutent, afin d'être les fils de votre Père qui est dans les cieux » 

 

La charité ne peut donc pas être le fruit d'un amour mercenaire, axé sur la récompense, ou d'un amour issu de la crainte d'un châtiment. Ce doit être un amour attaché à Dieu lui-même. C'est aussi tout autre chose que de la « Bienveillance »

 

La « Bienveillance» désigne un sentiment somme toute assez superficiel, qui pourrait être assez bien traduit par le mot “sympathie”. Ne méprisons quand même pas trop vite ce concept de "bienveillance": la "bienveillance"  est une valeur de plus en plus décriée ou ridiculisée dans nos sociétés devenues de plus en plus dures. La dérision s'exerce d'ailleurs toujours très facilement au détriment des faibles et des vaincus.

 

La manière dont on s'occupe de soi se répercute immanquablement sur la manière dont on se préoccupera des autres. Effectivement, comment aimer les autres si on ne s’aime pas moi-même, si on ne s'estime pas.

 

Ce n'est pas l'égoïsme ni l'égocentrisme que l'on prône ici. S’aimer soi-même, s'estimer soi-même est une bonne chose. Cela ne signifie pas s’adorer ou s’idolâtrer. Si on s'aime vraiment, Si on s'apprécie vraiment, soi on a une bonne estime de soi, cet état d'esprit doit mener l'homme vers l'extérieur.

 

Une fois de plus, il faut bien s'imprégner de ce qui est dit dans le chapitre « LA CHARITE MORALE » :

 

« Nous avons dit que pour trouver le bonheur, il faut pratiquer la loi d'amour et de charité. Pauvres comme riches ont les moyens de faire le bien. A défaut d'argent, notre pitié porte aux malheureux des consolations et de bons conseils. L'homme qui travaille à remplir ses devoirs sait que la charité morale est autrement efficace que la charité matérielle et qu'elle donne aussi plus de satisfaction ; guidés par elle, nous pouvons marcher de l'avant ; notre conscience ne nous reprochera jamais d'avoir dépassé la mesure. Quand nous sentirons l'amour vibrer en nous, nous ferons couler les larmes, nous toucherons les coeurs, nous serons en harmonie avec notre enseignement et ainsi nous rendrons de très grands services ; car l'homme moral est consulté, écouté par tous ceux qui ont besoin de lumière. Quoique pauvres, nous pouvons être plus utiles à notre prochain que par les plus grandes richesses. »

 

Revenons un moment sur la citation qui ouvrait cet article ( de Alfonso di Lernia ). Nous ne pouvons pas nous empêcher de citer deux des Dix Principes révélés par le Père ANTOINE : le 4° et le 10° principes :

 

« Ne dites jamais que vous faites la charité à quelqu'un qui vous semble dans la misère, ce serait faire entendre que je suis pas bon ; que je suis un mauvais père, un avare qui laisse avoir faim son rejeton. Si vous agissez envers votre semblable comme un véritable frère, vous ne faire la charité qu'à vous-mêmes, vous devez le savoir, puisque rien n'est bien s'il n'est solidaire, vous ne faites envers lui que remplir votre devoir ».

 

« Ne pensez pas toujours faire un bien lorsqu'à un frère vous portez assistance ; vous pourriez faire le contraire, entraver son progrès. Sachez qu'une grande épreuve sera votre récompense si vous l'humiliez en lui imposant le respect. »

 

On trouve aussi, dans le chapitre «  LA CHARITE BIEN COMPRISE », trois passages intéressants et bien en rapport avec ce qui a été dit plus haut ;

 

« Cependant le remords ne provient pas de l'égoïsme, une personne charitable peut seule l'éprouver ; voulant rester fidèle à sa conscience, elle ne cesse de penser à l'infortune qu'elle a vue ; mais si les fluides ne se rencontrent pas, elle est parfois incapable d'assimiler le sien à celui de l'autre personne et ne peut plus être touchée ; il s'établit alors un intervalle qui entrave sa volonté. »

 

«  Il arrive que l'on fait la charité par acquit de conscience ; dans ce cas mieux vaudrait s'en abstenir. La vraie charité accomplie aussitôt que nous en voyons la nécessité, nous procure nuit et jour un vrai bonheur . »

 

«  Mais quoiqu'il arrive, il est grandement désirable d'avoir la pensée de charité ; cette vertu découle de l'amour, tâchons d'être toujours prêts à l'exercer, de comprendre que nous ne faisons jamais la charité qu'à nous-mêmes. Si nous trouvons un bien, un bonheur, remercions donc la personne qui nous en donne l'occasion. »

18:28 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/12/2011

L'ORGUEIL, produit de l'intelligence.


 

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L’orgueil, est l'attribution à ses propres mérites de qualités que l'on n'a pas. L'attitude de l'orgueilleux est parfois appelée de la "superbe".

L'orgueil est un des sept péchés capitaux qui sont symbolisés par les sept branches de l'emblème antoiniste ( " L'arbre de la Science de la Vue du Mal " ).

C'est une opinion souvent exagérée, en tout cas souvent excessive, qu'on a de sa valeur personnelle par opposition à la reconnaissance de la valeur d'autrui.

L'orgueil donne le sentiment d'être plus méritant que ses semblables, d'être un être à part, supérieur aux autres. Ce sentiment provoque du mépris pour les autres.

Nous avons toujours dit qu'il ne fallait pas être manichéen, qu'il n'existait pas une colonne " vertus " opposée à une colonne " défauts". Il n'y a pas du "noir" opposé à du "blanc". Mais on risque, insensiblement de glisser de l'un à l'autre si l'on n'y prend garde.

Sur la palette des dispositions de l'homme, l'orgueil est le revers, ou plutôt, le risque que fait courir ce qui est une qualité: la fierté. On peut légitimement être fier de ce que l'on est, de ce que l'on a fait mais cela peut déboucher facilement sur de l'orgueil.

L'orgueil peut se trouver au détour de n'importe quelle action, " au tournant de n'importe quel chemin". L'orgueil peut surgir même d'un acte généreux. L'orgueil peut se cacher dans une activité charitable ou dans un acte de bravoure, par exemple.

L'orgueil est le produit de l'intelligence. D'ailleurs, la possession d'un quotient intellectuel élevé sera souvent la cause d'un orgueil. On peut être légitimement fier de son quotient inetellectuel mais ce n'est pas une raison pour considérer les autres comme de gens à mépriser.

Dans le chapitre "L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU BIEN", le Père ANTOINE nous dit:

" Aussi longtemps que nous n'agirons que par l'intelligence, nous la trouverons incomparable et nous croirons ne rien pouvoir sans elle, mais quand par le travail moral, nous jouirons des sens véritables, nous comprendrons que nous sommes dans l'erreur en rapportant tout à l'intelligence, nous trouverons qu'elle n'est rien comparativement à ces sens que nous avons acquis en dehors d'elle; car nous aurons dévoilé la réalité et pénétré dans un domaine nouveau ou plus rien ne nous sera ignoré.

   Je l'ai déjà dit, aussi longtemps que nous resterons da,s la matière, l'intelligence nous paraîtra la faculté souveraine, divine, tandis qu'elle ne nous sert que pour notre imperfection, ne pouvant rien recevoir que par nos sens, ses attributs, nous éclairent seulement pour tout ce qui est indispensable matériellement. Ignorant ainsi notre propre essence, nous sommes incapables dre concevoir la vie spirituelle. C'est la raison pour laquelle il faut l'épreuve, car sans celle-ci, malgré la croyance en DIEU et la survivance de l'âme au corps, nous nous enfonçons de plus en plus dans la matière, agrandissant l'intelligence qui nous afflige, tout en nous figurant qu'elle nouys élève dans les hiérarchies des mondes bienheureux et d'autant plus qu'elle est développée."

L'épreuve, donc, comme résultat de l'orgueil et aussi moyen d'en guérir. c'est de l'orgueil et de cette épreuve dont il est question dans la première partie du dixième principe:

" Ne pensez pa stoujours faire un bien lorsqu'à un frère vous portez assistance; vous pourriez faire le contraire, entraver son progrès. Sachez qu'une grande épreuve sera votre récompense si vous l'humiliez en lui imposant le respect"




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12/12/2011

LA PEUR, LA VULNERABILITE, LE DOUTE.

PEUR ,VULNERABILITE ET DOUTE.

 

Le sentiment, l'impression de peur est-il à la base de la vulnérabilité des individus ou en est-il la conséquence ?

 

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La peur de la foudre. Fréquente et souvent irrationnelle.

Discussion en quelque sorte oiseuse qui rappelle celle de savoir qui, de l'oeuf ou de la poule , est le premier. C'en est en tout cas un élément constituant : l'un ne va pas sans l'autre.

 

Nous sommes fréquemment envahis par ce sentiment de peur. C'est avant tout un état émotif. La peur nous maîtrise et nous domine. Elle nous empêche souvent de faire ce que l'on aimerait. Elle nous paralyse. Elle nous empêche de faire bien des choses. A cause d'elle aussi, on rate souvent bien des choses ! C'est un sentiment de manque de confiance en soi qui prend le dessus et devient un véritable handicap : on doute de ses capacités, de son travail, de la capacité qu'on a à faire face et à régler tel ou tel problème. La peur est donc aussi une conséquence du doute: le doute sur soi-même, le doute sur sa foi...

 

En outre,elle produit des effets très néfastes sur la santé. On peut dire qu'elle est à la l'origine de nombreuses maladies. Elle s'accompagne d'angoisse. Elle est connectée à une émotion souvent négative, la sous-estimation de soi.

 

Cet amalgame de peur et d'angoisse peut faire faire croire à de la timidité dans le regard de d'autrui. Malheureusement, c'est souvent inné, cela fait souvent partie du caractère de l'individu. C'est, pour ceux qui y sont sujets, un véritable calvaire.

 

La peur est une émotion d'anticipation. Elle attire notre attention sur un danger potentiel qui pourrait survenir dans un avenir plus ou moins rapproché ( parfois quelques secoondes seulement...). Comme toutes les émotions, elle est subjective.

 

On sera toujours tenté d’éviter tout ce qui provoque cette peur. Cette attitude d'évitement aura immanquablement comme résultat une existence de plus en plus restreinte, finalement de moins en moins libre. Si on laisse la  peur diriger sa vie, on s'attirera souvent ce qui est redouté. La peur n'évite pas le danger. La peur ne change rien au problème redouté, elle augmente nos fluides négatifs, le stress et les angoisses...

 

Dans le chapitre « LA FOI ET LE DOUTE DANS L'EDUCATION », le Père ANTOINE évoque ce sentiment de peur. Voici ce qu'il en dit :

 

«  La personne qui a peur est exposée à être atteinte ; elle peut attirer ce qu'elle redoute. Nous avons dit que celui qui n'a pas peur marche sans danger sur le bord d'un toit. La foi le préserve de toute chute tandis que le moindre doute suscite une crainte qui le fait tomber. Si, ayant peur, vous vous adressez à une personne en qui vous avez foi, votre foi lui permet de toucher à un fluide qui vous rassure. Il n'en est pas autrement dans les maladies et dans tout ce qui nous afflige. La foi est l'unique et universel remède, elle pénètre celui que l'on veut protéger, fut-il éloigné de milliers de lieues. N'est-ce pas la foi en ce qu'on nous révèle qui nous rassure , L'homme le plus ignorant est rassuré par sa foi en un autre, et il se décharge ainsi de grandes souffrances. Et pour en revenir à notre sujet, nous pouvons affirmer que la peur est une maladie que la foi peut guérir. Il n'est pas difficile de comprendre combien cette imagination nous rend malheureux, car une chose n'est un mal que parce que nous le voulons. Combien de personnes doutent d'elles-mêmes et, par là, n'arrivent jamais à mener à bien une entreprise. La moindre souffrance est un effet du doute, c'est par lui que surgissent tous les malheurs. Si l'un de nos semblables a quelque défaut qui touche à l'une ou l'autre de nos faiblesses, pourquoi sommes-nous si peu croyants que d'en souffrir ? »

 

Et dans le chapitre « DIEU POURRAIT-IL AVOIR CREE LA SOUFFRANCE. » :

 

« Ne nous défions jamais que de nous-mêmes ; ne nous laissons pas pénétrer par le doute, car il aurait bientôt fait des ravages chez nous et nous vaudrait de grandes souffrances. Tâchons de comprendre la nécessité des épreuves, que notre intelligence se garde de les détourner en nous faisant sortir de la réalité. »

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07/12/2011

LA VULNERABILITE.

LA VULNERABILITE : QUEL COMPORTEMENT AVOIR ?

 

Quelle est et que devrait être notre attitude face à une personne vulnérable ?

Quelle est souvent notre attitude face à une personne vulnérable ? Quelle est souvent celle de la société ? Comment faut-il accueillir cette personne ? Quelle position trouvons-nous dans l'ENSEIGNEMENT du Père ANTOINE face à ce problème ?

 

Que devons-nous entendre par « vulnérabilité » ?

 

Nous sommes tous, en quelque sorte, souvent, vulnérables. Cela résulte de notre condition humaine : nous sommes vulnérables face à la souffrance, face à la maladie,face à la douleur, face à l'injustice, face à la malchance, face à la mort.

 

Toutefois, le Premier principe nous enseigne que nous disposons tous d'une immense dignité. Certes, nous n'avons été créés à l’image de DIEU comme le disent les religions chrétiennes mais notre personnalité renferme une parcelle de la divinité :

 

« Si vous m'aimez, vous ne l'enseignerez à personne, puisque vous savez que je ne réside qu'au sein de l'homme. Vous ne pouvez témoigner qu'il existe une suprême bonté alors que du prochain vous m'isolez. »

 

Cette position implique que nous devons non seulement admettre mais même valoriser la personnalité et la dignité de tous les êtres humains jusqu’à leur désincarnation et nous en montrer solidaires.

 

Les diverses religions ont une approche de charité vis-à-vis des plus vulnérables. Elles se réfèrent à leurs textes religieux fondateurs : la Bible ou le Coran, à la tradition : rites confucéens ou hindous, à leurs grands principes transmis depuis des générations : les bouddhistes ou, plus simplement, à la loi naturelle.

 

Pour une personne vulnérable, ses relations lui font vivre une souffrance et ressentir un manque d’amour. L’origine de tout se trouve dans sa perception de la vie, dans le jugement qu'il a sur lui et sur ce qui l’entoure. La notion de vulnérabilité renvoie à la fragilité de l'existence humaine.

 

Mais qui sont ces personnes vulnérables ? Ce sont celles qui sont, ou se sentent, menacées dans leur autonomie, leur façon de vivre, leur dignité ou leur intégrité physique ou psychique. Elle peut être le fait de l'âge ( les personnes âgées ou les mineurs ), de la maladie, d'un handicap physique ou psychique, ou d'un état simplement passager.

 

Mais, dans ces cas, on devrait plutôt parler de fragilité. Il y a plusieurs notions connexes à la la vulnérabilité : la précarité, la marginalité, l'exclusion...

 

Quelle distinction faut-il dès lors établir entre entre fragilité et vulnérabilité ? 
On désigne, pour la fragilité, un état d'instabilité, psychologique, ou sanitaire.

 

La vulnérabilité est de nature toute différente. Ce qui est alors visé, c'est le fait d'être confronté à quelque chose qui ne dépend pas de soi, qui est hors de notre contrôle et de notre maîtrise, donc, fatalement, ressenti comme menaçant.

 

Hélas, il s'agit là de la condition même de l'homme dès lors qu'il est amené à s'ouvrir au monde, à la nature et aux autres hommes !

 

Voici, en gros, ce que l'on peut ressentir :

 

- la crainte de se trouver sous le regard de la part d'autrui; ce regard sera ressenti comme inquisiteur ; on se sentira en permanence évalué, et, surtout, évalué négativement.

 

- le sentiment exagéré de sa vulnérabilité; on se sentira transparent aux yeux d'autrui, inapte dans son comportement, inapte à se protéger, inapte à se défendre, inapte à se contrôler et à contrôler la situation.

 

- le sentiment de dévalorisation de chacune de ses propres actions, même lorsque ces actions sont parfaitement adaptées : c'est de l'autodévalorisation.

 

  • le sentiment qu'on est l'objet d'une agressivité, au moins potentielle, de la part des autres, ceux-ci étant perçus comme plus puissants, plus compétents, plus aptes, mieux acceptés par l'entourage.

 

Une personne vulnérable,vivra, dans toutes ses relations, une souffrance. A tout moment il se croira victime d'un manque d’amour. On trouvera l’origine de cette attitude dans sa conception de la vie, dans le jugement qu'il a sur lui-même et ce qui l’entoure. La notion de vulnérabilité renvoie donc à la fragilité de l'existence humaine.

 

Personne n'est indemne. Nous vivons tous des moments où l'on est moins sûr de nous, moins gais, moins forts ; des moments où l'on contrôle moins notre situation.

Dans ces moments, on vit vraiment la vulnérabilité. On se sent moins à l'aise, plus seuls. C'est alors qu'on a besoin d'une présence humaine rassurante, besoin d'être compris ou au moins entendu, besoin d'être réconforté.

 

Vis-à-vis de la pauvreté, c'est encore une fois parmi les dix Principes révélés qu'il faut chercher l'attitude à avoir. Et plus précisément, le quatrième principe : 

 

« Ne dites jamais que vous faites la charité à quelqu'un qui vous semble dans la misère, ce serait faire entendre que je ne suis pas bon ; que je suis un mauvais père, un avare qui laisse avoir faim son rejeton. Si vous agissez envers votre semblable comme un véritable frère, vous ne faites la charité qu'à vous-mêmes, vous devez le savoir, puisque rien n'est bien s'il n'est solidaire vous ne faites envers lui que remplir votre devoir. »

 

Et aussi ce passage du chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE » : 

 

« Combien de fois n'avons-nous pas trouvé importune la compagnie de celui qui souffre ! Notre peu de compassion et d'amour nous empêche de goûter un plaisir à nous assimiler la pensée qui pourrait réconforter le malheureux ; la patience aussi nous manque souvent, et s'il arrive que la personne nous soit antipathique, nous éprouvons peut-être une secrète satisfaction de son malheur ; nous disons même parfois '' C'est bien fait ; elle ne récolte que ce qu'elle mérite''. Est-ce là de l'amour?Ah si un élan de pitié nous portait vers cette personne, si nous l'entourions de notre affection pour la consoler, l'encourager et la soutenir, quel doux remède pour ses maux, ou plutôt pour les nôtres, au lieu de les aggraver par notre haine et notre vengeance. »

 

Une dernière remarque. Relisons ce passage du chapitre « DIEU POURRAIT-IL AVOIR CREE LA SOUFFRANCE ? » :

 

« Disons-nous bien, mes enfants, que nous ne pouvons aller à DIEU que par l'intermédiaire de notre semblable, en nous efforçant d'aimer. DIEU n'est pas là où nous Le croyons, Il est en nous-mêmes. Il nous dispense l'amour. Il est l'amour Lui-même. Aimons alors notre prochain par Lui. Par notre foi nous comprendrons le but de la vie, nous saurons tout, nous pourrons résoudre le grand problème de l'existence.

Il arrive que nous n'avons pour certaines personnes que de l'indifférence. Qui en souffre si ce n'est nous-mêmes, puisque l'amour est indispensable pour êztre heureux ? Méditons cette question et nous trouverons pourquoi nous sommes si souvent chagrins. »

 

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18:46 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/11/2011

QUELQUES REFLEXIONS SUR LE JUGEMENT.

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«Juger, c’est de toute évidence ne pas comprendre puisque, si l’on comprenait, on ne pourrait juger

 

 André Malraux

Le jugement ne peut se borner à la désignation d'un coupable. Le jugement, c'est encore moins la désignation, a priori, de quelqu'un comme coupable puis de chercher à étayer cette position de principe.

Le jugement doit être un mouvement permanent de l'esprit, de la conscience. On doit avoir le désir de comprendre et de se poser des questions. On ne doir pas craindre de devoir se remettre en question soi-même.

Le jugement ne peur se baser sur une attitude de repli. Que ce soit un repli sur une communauté, sur une religion, sur une philosophie, sur un mode de vie...ou même sur la famille.

Les attitudes de repli sont, finalement, toujours agressifs. Ces attitudes sont le produit, et elles produisent à leur tour, des sentiments négatifs tels que l'indifférence, le mépris, l'égoïsme et finissent par aboutir à la haine.

C'est ainsi que le Père ANTOINE dit, dans le chapitre "LA LOI HUMAINE COMPAREE A LA LOI DE LA CONSCIENCE":

"  Quelle est la loi qui peut être encore appliquée à la personne arriérée, ignorante, qui ne connaît ni bien ni mal ? Et il y en a beaucoup dans ce cas, qu'un juge aurait de la peine à condamner s'il devait recourir à une loi qui serait appropriée à leur nature? S'il pouvait sonder celle-ci, afin de rendre un jugement correspondant à leur culpabilité, sa conviction serait bien souvent ébranlée."

Ne parlons plus d'un juge en toge dans un Tribunal comme le fait ici le Père ANTOINE. Mais parlons de nous-mêmes. Nous qui avaons si promptement l'habitude de nous poser en juge !



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09/11/2011

LE CONCEPT DE "REVELATION CONTINUE"

 

Le Culte Antoiniste et le concept de "REVELATION CONTINUE"

 

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Précisons tout d’abord la notion de "révélation". Toute révélation est destinée à être communiquée tôt ou tard. Aucune révélation n’est réellement privée. Garder privée une révélation serait contraire à la morale.

 

Il faut aussi démystifier le terme "révélation". Une "révélation" c'est justement, et uniquement, la publication de notions, d'idées qui sont arrivées, à titre privé, auprès de quelqu'un qu'on dénommera"révélateur".

 

Une révélation ne trouve son sens et son accomplissement que dans la foi qui l'accueille. Elle est un moment unique (dans le sens de particulier, entre Dieu et l'homme qui se poursuit dans leur expérience consciente. L'intérêt d'une révélation est d'aboutir à une meilleure connaissance de Dieu ainsi que de la destinée et de la façon de vivre des hommes.

 

Dans le chapitre "L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU BIEN", le Père ANTOINE lève pour nous un voile et explique ce que l'on peut ressentir lorsqu'on reçoit une révélation::

 

" Je vous ai déjà enseigné que DIEU me disait: '' Laissez-moi pénétrer chez vous, ne Me repoussez pas. '' Mais alors je ne savais pas comprendre ce langage; il n'était cependant que trop logique puisqu'il venait de DIEU; c'était moi qui l'interprétais contrairement, car si DIEU cherche accès en nous, ce ne peut être pour flatter nos faiblesses mais plutôt pour les déraciner. DIEU est entré en mois à chaque épreuve que j'ai endurée mais je ne Le comprenais pas et je souffrais de la résistance de mon imperfection qui ne pouvait pas Le supporter. Cela nous arrive souvent: nous adorons DIEU, nous Le prions et dès qu'Il répond à notre appel, nous ne savons pas Lui ouvrir. Lorsqu'Il a pénétré en nous, nous Le maudissons en la personne de celui que nous disons notre ennemi et qui n'est que l'instrument de notre progrès..."

 

Une révélation doit être méditée et, en permanence, redécouverte par soi-même., un des problèmes majeurs de l'humanité étant, justement, que les gens suivent aveuglément ce qu'on leur inculque. C'est ainsi que le Père ANTOINE a dit : " Je crois avoir dit à B. qu'une révélation n'est jamais une règle de conduite qui impose."

 

Il faut bien sûr faire sienne la révélation en laquelle on a la foi, mais pas en suivant, sans réfléchir, ce qui est dit, comme si c'était une injonction. "Faire sienne" ne peut en aucun cas signifier " accepter aveuglément".

 

Toutes les religions ont une base commune (unité de la religion), on pourrait rajouter au terme « religion » le terme « philosophie » et aussi style de vie, pour ce qui concerne les modes de pensée en provenance notamment d'Inde, de Chine et du Japon.

 

Dans le chapitre mentionné plus haut, le Père aNTOINE dit aussi:

" Rappelons-nous qu'il a été dit: '' Que celui qui voudra devenir le plus grand, soit votre serviteur et que celui qui voudra être le premier d'entre vous, soit votre esclave.''; Ce n'est qu'en agissant ainsi que nous serons avec DIEU et DIEU avec nous.

Ces paroles ont été sanctifiées dans le passé et elles le doivent être dans l'avenir, puisqu'elles sont l'image de DIEU; elles ont été puisées dans son sein. Elles sont la base des enseigenements moraux révélés à chaque période, à des intervalles plus ou moins longs, par les prophètes quin ont eu mission d'enseigner la parole de DIEU. Si ces enseignements diffèrent, c'est parce qu'ils doivent être d'autant plus rationnels que l'humanité s'est plus développée.

Toute révélation émane de DIEU, sa base est donc toujours la même; les mots ni les phrases n'y sont rien; seule la morale qui en découle, qui est l'amùour divin est tout."

 

Maintenant, il faut aussi faire la différence entre "Révélation figée" et "Révélation continue".

 

Selon les tenants du principe de la  "Révélation continue " DIEU se révèlerait de manière continue et révèlerait aussi de manière continue à l'humanité des principes de vie, des principes moraux, des principes de compréhension du monde. La "révélation continue" doit être comprise ( la foi ) la présence de Dieu qui guide les individus comme par une lumière intérieure ( la foi ). Cette illumination intérieure, lorsqu'elle est communiquée aux autres peut être appelée une "révélation".

 

Accepter le principe de "révélation continue" implique que l'on ne considère jamais la révélation "dernière en date" comme la "dernière une fois pour toute".

 

Ce concept est partagé par l'Eglise mormone ainsi que par les Quakers. On retrouve aussi ce concept dans le bahaïsme et dans le taoïsme.

 

On peut aussi dire que le Culte Antoiniste partage, dans une large mesure, ce concept. Ainsi, toujours dans le même chapitre, le Père ANTOINE dit aussi:

 

" C'est ainsi qu'il faut apprécier mon enseignement. Je ne dirai pas que je suis venu en mission, je dis plutôt à l'épreuve, car il est de mon devoir de respecter cette révélation autant que j'ai voulu l'enseigner. On ne pourrait comprendre la responsabilité qu'assume celui qui veut montrer à ses frères le chemin qui conduit au bonheur suprême. Je ne suis pas venu révéler une autre morale que celle révélée par mes devanciers, je ne suis rien venu détruire de ce qui a été dit jusqu'à ce jour, mais plutôt accomplir l'oeuvre commencée lorsque cette humanité s'est mise en marche vers le but qu'elle doit atteindre. Le temps est venu de lui donner une nourriture plus rationnelle d'autant mieux proportionnée qu'"elle est mieux comprise depuis la révélation précédente."

 

19:09 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/10/2011

VIVRE COMME SI DIEU N'EXISTAIT PAS.

Depuis la fin du XVII° siècle on asiste à une offensive pour démontrer l'inexistence de DIEU.

Pendant tout le XX° siècle,des écrivains, des romanciers, des philosophes on oeuvré sans discontinuer pour inventer, chacun son tour, une religion, ou plutôt, le substitut d'une religion, délivrée du dogme de l'existence de DIEU.

On a, ainsi, tour à tour, porté aux nues, quasi déifié, la raison, l'homme civil, le Beau , la science, le progrès, le sens de l'histoire...

Tout cela avec des effets pervers: le règne du non-sens et de l'absurdité, et même le retour des idoles. En effet, sous le prétexte que DIEU n'existe pas , chacun s'est cru encouragé à croire à ce qu'il voulait, à ce qui l'exonérait de toute examen de conscience, de toure recherche morale. 

On a même assisté au triomphe de l'idée "d'éclipse de l'humanité". A force de magnifier la raison, le progrès, la science, l'homme a fini par passer au second plan. 

Cela se manifeste de façon parfois insidieuse. On a vu fleurir des expressions, finalement idiotes et malsaines, telles que, dans les entreprises " la gestion des ressources humaines".

Ainsi, sans que nul ne trouve à s'insurger, le personnel, c'est-à-dire l'homme, n'est devenu rien d'autres qu'une ressource

C'est comme cela qu'on peut mieux  comprendre, par un exemple,  l'expression écrite plus haut: Tout cela avec des effets pervers: le règne du non-sens et de l'absurdité"

Dans le passé, on se bornait à "gérer administrativement le personnel". Maintenant, le personnel est considéré comme une ressource qui est géré comme le stock des matières premières, le parc de machines, le fichier de la clientèle...

Après on s'étonne des dépressions et des uicides en entreprises.

On peut méditer cette pensée extraite du chapitre " LA LOI HUMAINE COMPAREE A LA LOI DE LA CONSCIENCE":

" Tout ce qui provient de l'intelligence n'est que de la malice, s'il n'est basé sur la conscience. L'intelligence croit cependant qu'elle est le guide de l'humanité, que celle-ci ne peut s'améliorer que par elle. Quand elle n'est pas l'instrument de la conscience, l'intelligence se développe dans le vice; tandis qu'elle ne devrait être la loi vivante, le reflet de celles qui ont été révélées pour servir d'exemple aux moins avancés; voilà de quelle façon elle se pénètre plutôt du mal que du bien."

La suite frappe notre entendement. C'est ahurissant comme c'est prophétique par rapport à ce qui se passe aujourd'hui:

" Pour en avoir la certitude, abolissons pendant un court laps de temps les lois actuelles et rétablissons celles qui existaient il y a trois ou quatre mille ans. je crois que le spectacle serait terrifiant, que nous verrions se produire un véritable carnage, pas tant par la méchanceté brutale mais par la méchanceté malicieuse."

18:41 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

21/10/2011

LA SOUFFRANCE VOLONTAIRE.

EST-IL UTILE DE SOUFFRIR VOLONTAIREMENT ?

 

 

Souvent les personnes extérieures au Culte Antoiniste, par ignorance ou par raillerie, ou par mauvais esprit prétende que l'Antoinisme est une religion pessimiste qui prêche la souffrance.

 

On peut aussi constater que chez certains adeptes, c'est parfois aussi compris comme cela. Dans le chapitre "NOUS NE POURRIONS POSSEDER NI LA FOI NI L'AMOUR SANS LES ACQUERIR PAR LA PRATIQUE DE LA CHARITE", il est fait référence à une interpellation faite par un auditeur au Père ANTOINE.

 

L'adepte qui questionne pose aussi la question de l'amoralisme. Souvent, aussi, l'Antoinisme est accusé de se baser sur l'amoralisme. L'amoralisme est la négation de toute morale, rejet de la moralité, la base de la justification de l'inhumanité. Il amène au mépris de la conscience morale et du sentiment de l'honneur. Au fait, nous ne savons pas qui interpelle le Père. S'agissait-il réellement d'un adepte...ou de quelqu'un qui lui tendait un piège ?

 

La voici:

 

"Certains adeptes s'imaginent que l'on peut agir à sa guise, faire bien ou mal sans commettre d'erreur, puisque le mal n'existe pas; d'autres prétendent qu'étant souffrant, on doit supporter son mal sans demander assistance, sous prétexte que l'on a péché, qu'on doit souffrir aussi longtemps qu'on l'a mérité. N'est-ce pas s'égarer, Père, ne devons-nous pas chercher à remédier à une souffrance aussi longtemps que nous en avons été inspirés ?"

 

Le Père répond ce qui suit:

 

" Nous avons enseigné que la solidarité est la base de l'édifice social "

 

Voici, en quelques mots la réplique à la suspicion d'amoralisme. Comment, en effet, un être amoral pourrait-il faire preuve de solidarité ?

 

Il poursuit:

 

"N'est-ce pas agir contre la nature que de vouloir souffrir lorsqu'on peut l'éviter, espérant avoir un plus grand mérite, parce qu'il est dit que sans épreuve il n'est point d'avancement. ?

Croire qu'une personne peut nous soulager et refuser de lui demander assistance, c'est agir contre son progrès. Notre souffrance ne nous permet-elle pas de le réaliser ? Sans cela, nous pourrions dire aussi que la solidarité est un vain mot et nous retournerions à des principes surannés. Nul n'ignore qu'autrefois des personnes renonçaient à l'opulence et s'isolaient du monde dans des cloîtres, des châteaux, voire même dans des greniers, croyant faire pénitence; elles se condamnaient aux plus rudes labeurs, ne mangeaient que du pain sec et escomptaient de ce régime la délivrance de leur âme. Il s'en trouve encore de nos jours qui vivent en ermite. Souffrir volontairement c'est la même chose, car ce n'est plus l'épreuve, c'est en quelque sorte repousser DIEU, refuser son amour. N'est-ce pas dans l'épreuve que nous avons surtout besoin d'autrui ? Le malade qui n'a pas la foi ne se rend-il pas chez le docteur ?

 

Après ce qui pourrait paraître une longue dissertation et s'écarter un peu du sujet, le Père ANTOINE revient sur les deux questions principales posées; Ainsi, il condamne, argumentation à l'appui, l'idée de la souffrance volontaire et il relie cette position à la notion de solidarité:

 

"Le but de la souffrance est de nous acquérir cette vertu. La patience et la résignation nous donnent le mérite d'être secourus; notre foi nous inspire qui nous devons consulter afin de réaliser notre progrès. Souffrir volontairement, c'est mortifier son corps croyant se purifier l'âme, prolonger indéfiniment sa souffrance en vain; c'est nier la solidarité, renoncer à l'oeuvre que nous poursuivons; c'est dire que nous devons progresser isolément. Mais nous savons qu'il n'en est pas ainsi, qu'en prêtant notre concours à ceux qui nous sont inférieurs nous méritons d'être assistés par d'autres supérieurs à nous."

 

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12/09/2011

QUE SIGNIFIE: "ÊTRE SEMBLABLE" ?

 

QUE SIGNIFIE "ÊTRE SEMBLABLE " ?

 

 

"...attends-nous à ce qu'un de nos semblables surgisse tout-à-coup sur notre chemin; mais ayons bien soin de ne pas y voir le mal, d'y voir plutôt l'instrument de notre progrès."

 

Tel est le passage trouvé dans le bien connu chapitre "LA CHARITE MORALE".

 

Mais, au fond, qui est "notre semblable" ? Comment définir cette notion de "semblable" ?

 

Être semblable, c'est participer à une même humanité par opposition à la notion de caste ou de classe. C'est refuser d'établir des classements entre être humains sur la base de privilèges.

 

Cette notion de similarité va bien entendu plus loin que la simple problématique de l'égalité des richesses. Cela implique plutôt la nécessité d'établir des relations où l'on reconnaît à chacun les mêmes droits. Où l'on reconnaît à chacun le droit d'être considéré comme aussi important que tous les autres.

 

Reconnaître la similarité, c'est rejeter l'expression "diviser pour régner". Appliquée à la vie quotidienne, aux relations sociales ou familiales habituelles , cette notion signifie "créer des tensions entre les gens pour obtenir leur soumission ". Cela revient à affaiblir leurs capacités afin de faire valoir son avis personnel.

 

Ce serait une pratique égoïste pour obtenir facilement, par soumission, tout ce qu'en situation normale on aurait pas obtenu. Ou pas obtenu aussi facilement en tout cas.

 

En refusant la similarité, c'est comme si on les dressait contre eux-mêmes. On les affaiblit psychologiquement, et on établit ainsi sa supériorité mentale.

 

Pervers, religieux sectaires et dirigeants politiques fanatiques utilisent cette méthode à souhait.

 

Pour finir, je vous invite à relire et méditer cet extrait du chapitre "ÊTRE OU PARAÎTRE":

 

" Il arrive que des personnes nous soient sympathiques ou antipathiques sans raison déterminée. Avoir trop d'amour pour les uns et en manquer pour d'autres, ce n'est pas aimer en réalité, car celui qui possède l'amour vrai ne cesse jamais d'aimer; il affectionne indistinctement les uns et les autres; s'il ne peut dire du bien de ses semblables, il y a une raison, mais du moins il n'en dira pas du mal."

 

Ne retrouvons-nous pas, dans ces quelques mots cette notion de "similarité" avec ses conséquences dans les relations quotidiennes ?

 

Et, cette citation d'ARISTOTE:

 

 "Par conséquent, à la façon dont nous regardons dans un miroir quand nous voulons voir notre visage, quand nous voulons apprendre à nous connaître, c'est en tournant nos regards vers notre ami que nous pourrions nous découvrir, puisqu'un ami est un autre soi même." 

 

 

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22/08/2011

LE NIHILISME MORAL.

 

ANTOINISME ET NIHILISME MORAL.

 

Les adversaires de l'Antoinisme ont parfois accusé le Père Antoine de se faire l'apôtre d'une espèce de nihilisme moral.

 

Tout d'abord, que doit-on entrendre par "nihilisme moral" ?

 

C'est une opinion selon laquelle il n'y a aucun fait qui puisse être qualifié de moral. Les nihilistes moraux soutiennent qu'il n'y a aucun fait  moral objectif; que rien n'est moralement bon, mauvais, erroné ou exact parce qu'il n'y a aucune vérité morale. Par exemple, tuer des gens, même volontairement et avec préméditation n'est pas en soi erroné ni immoral. Même un acte aussi grave ne revêtirait, selon cette doctrine, aucun aspect moral: il serait neutre moralement.

 

Il n'existerait donc pas de principe moral dans l'absolu. S'attacher à des principes moraux reviendrait dès lors à s'attacher à des conceptions sans objet. Ce serait un frein à l'évolution de l'espèce humaine. Se débarrasser de ces srupules deviendrait donc une voie vers la "libération" absolue.

 

Exemple de cette notion de frein à éliminer: HITLER qui croyait que le bassin de gènes humains pouvait être amélioré par l’utilisation d’un élevage sélectif semblable à celui que les éleveurs pratiquent afin de produire des races de bétail supérieures. Nous avons eu les lebensborn.


Mais on doit aller au bout de ce raisonnement. Cette "libération absolue" implique qu'il n'y a plus de loi, plus d'interdits d'aucune sorte, plus de référence morale. Cela donne des apprentis sociopathes à la BREIVIK, à la DUTROUX qui s'illusionnent sur le degré de liberté qu'ils croient avoir atteint. Sur le plan politique, cela donne des HITLER et des STALINE.

Sur le plan économique, cela donne les traders qui jouent l'avenir des pays, des gens sans aucun état d'âme.  dans une société réellement morale, on ne devrait pas permettre à des gens de gagner autant d'argent de cette façon.

 

En fait, le nihiliste moral n'a pas envie d'être aimé. Il ne veut pas, non plus, aimer. Il ne veut pas mérité d'être aimé. Tout sentiment de ce genre lui est étranger. Tout sentiment de ce genre lui paraît d'ailleurs nocif. C'est là l'effacement du concept d'humanité.

 

Ces principes sont distillés à la jeunesse, dès l'enfance, insidieusement. La violence est transmise aux enfants. Les héros qu'on leur propose dans les feuilletons télévisés ne savent résoudre les problèmes que par la bagarre et les coups. Même si, en filigrane, la morale est présente et louable. Par cela, on leur inculque la désensibilisation. On diminue leur pouvoir de compassion envers une personne qui souffre, même si cette personne a commis un acte mauvais. On assiste à la souffrance. La capacité à ressentir de la compassion se réduit.

 

Les adversaires de l'Antoinisme se sont souvent basés sur des paroles tirées de l'Enseignement telles que "ne voir le mal en rien" ou "nous sommes tous des Dieux". Ils ont cru, ou feint de croire que l'antoinisme prônait le nihilisme moral.

 

Au contraire, voilà le fondement de la morale antoiniste: pourchasser la vue du mal est le travail principal que doit faire tout antoiniste. On peut y parvenir mais non sans peine comme pour toute lutte contre ses penchants naturels.

 

Nous ne trouvons, dans la littérature antoiniste maints exemples qui montrent que l'on est à l'opposé de ce "nihilisme moral". Je me bornerai à quelques uns.

 

Ainsi dans le chapitre "LA SANCTION MORALE":

 

"...C'est nous qui nous punissons et qui nous récompensons par la conscience; elle nous donne toujousr ce que nous avons mérité, elle est le témoin et le juge de nos actes et même de nos pensées."

 

Et, dans le chapitre "LA CHARITE BIEN COMPRISE":

 

"...Nous ne restons jamais un instant sans épreuves, le doute nous accable souvent parce que nous sommes trop sensibles aux imperfections des autres; alors que nous devrions plutôt les secourir, nos faiblesses cherchent à découvrir les leurs et nous perdons ainsi le feu sacré de l'amour. Efforçons-nous de ne pas voir en nos frères ce que nous voudrions cacher en nous."

 

Et aussi dans le chapitre "LE DEVOIR IMPOSE LA PRATIQUE DES LOIS MORALES.":

 

" Est-il rien de si grand que l'amour qui nous fait vivre dans une vraie fraternité, rien qui transforme comme lui, rien qui rende plus heureux ? Quel trésor de la terre est comparable à ce bien céleste ? Efforçons-nous donc de l'acquérir par notre travail, par notre dévouement, par notre désintéressement, faisant l'acte du bien pour le seul plaisir de ressentir l'amour qui en découle. Eclairer ceux qui viennent à nous, qui ont tant besoin de lumière pour apprécier le but de l'existence ici-bas, voilà notre mission !"

 

Aussi dans le chapitre "L'EPREUVE DE L'ACTE DU BIEN ET L'EPREUVE DE L'ACTE DU MAL.":

 

" Je vous ai enseigné qu'il y a deux genres d'épreuves: celle de l'acte du bien et celle de l'acte du mal. Chaque fois que nous sortons de notre nature, en bien ou en mal, nous transgressons nécessairement la loi de notre atmosphère; dans l'un et l'autre cas, nous la démolissons et nous sommes à l'épreuve. Si nous avons accompli un acte du bien, notre infraction à la loi nous vaut une souffrance morale qui se prolonge jusqu'à ce que nous ayons reconstruit notre atmosphère par le fluide qui découle de notre acte et qui est d'autant plus éthéré que celui-ci a plus d'importance; il contient par conséquent plus d'amour et plus de savoir. Mais nous ne sommes pas toujours courageux pour mener notre épreuve à bonne fin, de sorte que souvent, elle nous fait perdre le fruit que nous aurions dû récolter de notre acte, parce que nous ne sommes pas toujours disposés à démolir cette matière qui tient la place de la morale."

 

Encore une fois, je prendrai aussi comme référence un texte écrit par un auteur nullement antoiniste: André MAUROIS. Ce texte nous aidera à mieux comprendre notre pensée...car ce texte semble bien s'adapter à notre morale:

 

" Nous avons un esprit et non une doctrine. Cet esprit est un esprit de solidarité, de justice, de liberté, de respect pour la personne humaine. Si diverses que soient nos croyances, si dissemblables que soient nos milieux, nous avons tous cette conviction commune que c’est pour l’homme un devoir positif de se dévouer et d’agir; nous estimons donc que toutes les façons de vivre ne sont pas équivalentes; nous combattons le nihilisme moral, quelque nom qu’il porte; nous croyons à la nécessité, à l’efficacité de l’effort… Nous sommes persuadés que, dans notre société émiettée, les divisions sont plus factices et moins irréductibles qu’elles ne le paraissent et que, dans une commune recherche de la paix sociale et de l’union nationale, peuvent se rencontrer les hommes de bonne foi, dégagés de tout esprit de secte et de parti."

 

De nos jours, dans nos pays dits civilisés ou évolués, on est en période de "crise". L'être humain perd de plus en plus de l’importance. L’homme a fait des progrès et inventé des techniques pour son bien-être et l’argent pour faciliter les échanges. Les choses sont alors devenues très faciles pour lui et il a voulu utiliser le progrès pour lui seul. On se trouve face à une inégalité, fondée sur des valeurs intellectuelles et matérielles, qui a très peu à voir avec la valeur morale de chaque individu. L’homme est alors conscient de sa misère intérieure et utilise alors son temps et son énergie à acquérir des biens matériels pour combler ce vide. La recherche morale, spirituelle passe au second plan quand elle n'est pas purement et simplement sacrifiée.

 

Le fait de se sentir pauvre est subjectif. C’est souvent par rapport à quelqu’un ou par rapport à quelque chose qui nous servent de repères. Il importe donc de changer ces repères. Pour ce faire, approfondissons la connaissance de nous-mêmes. C'est ce que nous trouvons dans le neuvième principe:

 

"...Cultivez-vous, vous vous rappelllerez le passé; vous aurez le souvenir qu'il vous a été dit: Frappez, je vous ouvrirai; je suis dans le Connais-toi."

 

Cela pourrait se traduire par "connais-toi toi-même, tu seras heureux et tu rendras heureux ceux qui t’entourent". Quand on se connaît soi-même on n’a plus de comptes à régler avec personne, on a plus bespoin de prendre autrui comme repère. La connaissance de nous-mêmes apporte une richesse qu’il est impossible de perdre et qui ne peut nous être disparaître.

 

On peut alors appliquer sereinement le cinquième principe:

 

"Efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être votre ennemi; ce n'est que pour vous apprendre à vous connaître que je le place sur votre chemin. Mais voyez plutôt le mal en vous qu'en lui: il en sera le remède souverain."

 

La sœur Ghislaine DUMONT, Représentant du Père, « désincarnée » en 2009 a écrit :

 

"Si nous voulons progresser, nous verrons l'épreuve comme nécessaire. C'est pourquoi il faut éviter de prier pour des questions matérielles, pour les effets. (…) Demandons plutôt à être inspiré, guidé, pour pouvoir surmonter l'épreuve en portant remède à la cause qui est en nous et toujours morale."

 

 

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 Voilà où mène le nihilisme moral !

 

19:07 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/08/2011

LES HOMMES ET LES ANIMAUX.

Dans un passage, qui a déjà été développé sur ce site, le Père dit une chose de prime abord assez choquante:

" Les animaux sont les excréments de la création..."

 

Le Père semble prôner un détachement vis-à-vis des animaux. Je ne suis pas sûr que, comme bien souvent, il parle pas au second degré. dans le chapitre "LA LOI HUMAINE COMPAREE A LA LOI DE LA CONSCIENCE", Il est plus clair. Il confirme bien la séparation à faire entre le monde animal et le monde humain quand il dit:

 

" Dans l'instinct, c'est la nature elle-même qui procède. Les animaux sont dirigés par l'instinct; mais le leur n'est que matériel. L'être qui travaille à surmonter ses imperfections se trouvera un jour dans l'instinct moral, l'instinct du bien, autrement dit l'amour que suscite la foi."

 

Plus loin, dans le même chapitre, il dit aussi:

 

" revenons à l'homme qui le premier a douté de lui-même en doutant de sa nature. S'il avait su qu'il était une parcelle de DIEU, il n'aurait pas douté. "

 

Dans ces petites phrases, nous trouvons tout ce qui sépare les deux mondes. C'est ce que le Père veut dire quand il dit que les animaux n'ont pas à avoir leur place dans la maison des hommes.

 

Je ne crois pas que dans ce passage, le Père se limite uniquement à notre côté animal lié à notre intelligence, à notre côté matériel, corporel. 

Il ne faut donc pas pas se borner littéralement aux mots de l’Enseignement même si chaque mot est un fluide.

 

Ainsi, aujourd'hui, les hommes reportent toujours sur l’animal le poids de leur tendresse frustrée, de leur sadisme ou de leurs rêves. Il s'agit donc d'un amour ambigu qui jamais n’a eu autant d'influence aussi sur les esprits et les comportements. On peut facilement constater à quel point beaucoup les considèrent comme des jouets, des objets de décoration, des spectacles vivants, des remèdes contre la solitude, parfois des souffre-douleur. Ou bien aussi comme des signes extérieurs de richesse.

 

Dans la tradition hindoue, la prise en compte de la souffrance des animaux est bien présente. Pour le bouddhisme, c'est la notion de "compassion" qui doit être universelle. Cette notion doit donc s’appliquer aussi bien aux animaux qu’aux êtres humains. Dans beaucoup de civilisations, des divinités sont associées à des animaux, le panthéon égyptien antique étant le plus connu.

 

Les mythologies et religions animistes situent souvent l’origine des hommes dans le monde animal. Dans le totémisme, les civilisations établissent des relations d’analogie entre les groupes humains et des animaux.

 

Mais il n’existe rien de tel Dans les traditions occidentales. Voici donc un domaine dans lequel l'Antoinisme ne se distingue guère des traditions occidentales.

 

Pourtant, n’est-il pas temps de proclamer que les animaux sont des êtres vivants et non un simple "stock" qui est à notre entière disposition et que l'on peut donc " faire tourner ", " faire rentabiliser " le plus vite possible, comme une simple marchandise inanimée?

 

Tous ces animaux à qui l’on fait ingurgiter une nourriture factice et qui sont enfermés dans un espace restreint sans pouvoir prendre le moindre exercice ne peuvent pas être complètement normaux et en bonne santé. Les industriels de l’élevage ne l’ignorent pas, puisqu’ils donnent systématiquement des antibiotiques à leurs bêtes. Antibiotiques que nous retrouvons dans nos assiettes et qui nous empoisonnent sans, pour autant, détruire les nouveaux virus ou, pis encore, les protéines toxiques, ces fameux "prions" que l’on découvre maintenant.

 

On peut dénoncer les excès de la passion envers les animaux. Une confusion semble s'établir entre les droits de l'homme et les droits des animaux au détriment du lien social et des valeurs humanistes.

 

Il convient plutôt que les hommes et les animaux restent à leur place. Il faut aimer les hommes comme des hommes et parce qu'ils sont des hommes et aimer les animaux comme animaux et parce qu'ils sont des animaux ?

 

La situation est pourtant ambigüe: alors que l'on n'a jamais montré autant de passion envers les animaux jamais, non plus, les animaux n'ont été martyrisés de manière aussi massive, avec des moyens aussi énormes, aussi efficaces, des prétextes tels que le fameux principe de précaution.

 

Aucune espèce animale ne peut-être considérée comme définitivement domestiquée. Chaque année des centaines de chiens sont abandonnés à l'approche des vacances. Beaucoup d'entre eux se rassemblent en meutes et redeviennent sauvages.

 

Chez les chats, nous avons le même exemple avec les chats "harets".

 

Un autre exemple, en Autralie, est le cheval. Les brumbies, descendants des chevaux domestiques des colons anglais, se sont également multipliés à l’état sauvage et sont devenus un fléau pour la végétation.

 

La différence entre animaux et êtres humains peut se décrire ainsi:

  • Alors que les hommes sont des êtres de liberté bénéficiant du libre arbitre, les animaux sont des êtres purement naturels, instinctifs.

  • Ils opèrent seulement un changement de forme dans les matières naturelles; nous réalisons, par le travail, nos buts conscients.

  • Ils se meuvent de façon strictement instinctive, dictée par la nature. Chez l'homme, il y a une âme, une conscience, qui a des pensées et vqui peut choisir librement.

  • Nous parlons. Ils crient. Ils n'ont pas de langage articulé, preuve d'une pensée.

  • l'animal ne meurt pas, il finit sa vie.

 

La réincarnation antoiniste, contrairement à la même notion chez les bouddhistes ne passe pas par le règne animal. La progression morale ne s'effectue pas en une seule vie. Elle nécessite une succession de réincarnations : l'esprit qui est en nous doit transmigrer de corps en corps. Chaque vie est la conséquence des précédentes selon que notre esprit s'est purifié en se rapprochant de la conscience ou s'est attachée à la matière. Comme l'Antoiniste établit une distinction de niveau entre l'animal et l'homme, le passage par le monde animal est exclu.

 


 

20:13 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/07/2011

A NOUVEAU SUR LA MALEDICTION DE CHAM ET LES PREJUGES RACIAUX.

LA MALEDICTION DE CHAM ET PREJUGES RACIAUX.

 

Un article a déjà été publié à ce propos. Nous allona à nouveau y revenir.

 

La premier livre de la Bible ( la Genèse ), rapporte que NOE s'étant énivré, son fils CHAM se serait moqué de lui. NOE aurait alors maudit le plus jeune fils de CHAM, en le vouant à devenir pour ses frères l'esclave des esclaves.

Le texte ne fait aucune allusion à la couleur de peau. Il faut dire que la Bible se montre dans l'ensemble plutôt flatteuse pour les Noirs. Le préjugé de couleur vient tardivement. Il remonte à ORIGENE (182-254), qui écrit que CHAM, maudit par son père NOE, devait être de couleur noire.

 

Jusqu'aux environs de l'An Mil, ce commentaire ne suscite pas d'intérêt particulier. Ce sont les musulmans qui, les premiers, s'en sont servis afin de légitimer l'esclavage des Noirs. Il suffisait pour cela d'indiquer qu'ils descendaient directement de CHAM .

 

Ce furent aussi des créoles d'origine espagnole qui, afin de légitimer la traite, cherchèrent au XVIIe siècle à se servir de cette histoire, jusque-là assez peu utilisée dans le monde occidental, celle de la malédiction de CHAM .

 

C'est ainsi qu'une interprétation tardive et abusive de la Bible a donné fondement, sept ou huit siècles plus tard, les préjugés racistes des planteurs américains, du nord comme du sud.

 

Ce qui permettra par après de présenter l’esclavage comme la conséquence "naturelle" de cette malédiction, le sort des Noirs d’Afrique étant le fruit de la volonté divine. On aura aussi, de la même manière, une justification du sort fait aux Juifs, leurs malheurs n'étant que le résultat du refus de préférer la libération de JESUS plutôt que celle de BARRABAS.

 

En fait, de tout temps, la couleur de la peau a servi de prétexte à toutes sortes de discriminations. Et pas seulement la couleur de la peau, mais aussi celle des cheveux ( pour les nazis, la blondeur des aryens était signe de reconnaissance de leur supériorité ) ( on pourrait aussi parler du mépris pour les roux chez beaucoup de personnes ) !

 

Maintenant, depuis les années 1990, des chercheurs se sont penchés sérieusement sur le mystère des différences de couleur de peau.

 

En réalité, ces études ont prouvé que ces différences étaient superficielles: elles proviennent de la mélanine. La mélanine est le principal pigment de notre peau. La mélanine est de deux types: l'un est marron et noir, l'autre est rouge et jaune. C'est la proportion de ces deux types de mélanine dans l'épiderme qui détermine les nuances de la couleur. Une peau plus claire signifie simplement qu'elle est plus riche en mélanine de type rouge et jaune.

 

Mais ce n'est pas tout, on a découvert que les peaux claires étaient le résultat d'une mutation des peaux foncées. Celles-ci, en fonction des besoins et de l'environnement se sont progressivement nuancées. Si l'on remonte aux origines de l'homme moderne, on trouve un groupe de personnes à l'épiderme foncé vivant en AFRIQUE et qui se sont dispersés en ASIE et en EUROPE. Là, l'environnement, puis l'isolement et la sélection naturelle ont amené les différences de types de peaux.

 

De quoi mettre à mal la fameuse malédiction de CHAM ! De quoi ruiner les fondements des préjugés raciaux !

 

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Les préjugés raciaux ne sont pas sans effet pour notre vocabulaire: le mot « métis » désigne, de façon plus ou moins neutre, une personne ayant des origines nationales multiples. Au XVIe siècle, il s'appliquait à la descendance des unions entre femme amérindienne et conquistador espagnol ( homme ). Donc, des unions inégalitaires.

 

Dans ce même contexte est apparu le mot « mulâtre », littéralement « un semblant de mulet ». Donc, un « mulâtre » est l'équivalent humain du bâtard du cheval (sous-entendu l’ homme européen blanc) et de l’ânesse ( renvoyant à la femme esclave noire )

 

On découvre là tout le mépris que ces théories raciales allaient accorder aux couples mixtes et à leur descendance. Le métissage, loin de constituer une richesse, était avant tout une mise en danger de la soi-disant pureté de la « race blanche », ainsi placée au sommet de l’échelle de l’évolution des populations mondiales classifiées en races.

 

Nous savons maintenant qu'il n'en est rien.

 

Le racisme est lié au caractère humain. La peur et l’ignorance nous conduiraient à ne pas aimer "les Autres", ceux qu’on connaît peu ou mal. Nous revenons toujours à des théories fondamentales de l'ANTOINISME: la Vue de Mal, le penchant naturel à poser des jugements et tout le poids du regard des autres et du regard sur les autres.

 

L'autre, justement, nous le voyons comme nous voulons le voir, avec nos a priori mais faisons-nous tout ce qui est nécessaire pour faire tomber les barrières qui nous séparent de lui ?

19:06 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/06/2011

Texte publié par le Culte Antoiniste de France.

Fondé par Louis Antoine dit Le père, le culte Antoiniste est une religion basée sur la Foi et le désintéressement. Parti de Belgique au début du 20ème siècle - le 15 Août 1910 - le culte fut reconnu comme "établissement d'utilité publique à caractère religieux" par le gouvernement Belges en 1922.

En France, le culte de développe parallélement aux autres religions et acquitte les mêmes impôts. 
Il a été régulièrement constitué selon les modalités des lois du premier juillet 1901 et 9 décembre 1905, suivant déclaration initiale insérée au Journal Officiel du 9 février 1924. La dernière modification des statues de l'association cultuelle dite "Culte Antoiniste" a été publiée au JO du 3 Août 1988. 
En 2007, on compte 64 Temples Antoinistes dont 31 en France et 1 à Monaco, ainsi que de nombreuses salles de Lecture, embryons des futurs Temples.
Il y a partout des peines, des maladies, des contrariétés et chacun peut venir demander sa guérison ou une aide morale.
Tout se fait par la prière. Le Culte ne va pas sur le terrain de la science, notamment n'établit aucun dignostic, ni une opération chirurgicale, ne fait ni passe, ni imposition des mains, ni prédiction d'avenir.
Le Culte est ouvert à tous indistinctement.
Celui qui vient au Culte vient seulement pour trouver le chemin qui l'aidera à sortir de ses épreuves tout en gardant, s'il le souhaite, sa religion et ses habitudes selon sa conscience.
Le Culte laisse toute liberté à chacun : on y vient soit pour obtenir un soutien moral, soit pour s'instruire de l'enseignement révélé par Le Père.
Au contact de l'humanité souffrante, Le Père s'était acquis une longue experience relatée par ses soins dans l'enseignement, dont il est donné fidèle Lecture dans les Temples et dans les salles de Lecture. Chacun en comprend et en pratique ce qu'il veut. 
Le but du Culte n'est pas de convertir, il est de consoler, de guérir par la Foi. C'est l'oeuvre de liberté et de charité moral où tous indistinctement peuvent puiser la force moral nécessaire à leur âme. 
Le Père a reçu des adeptes pendant plus de 22 ans.
Quand il commença ce travail il avait des économies qui lui permettaient de vivre sans travailler. Quand il mourut, il ne possédait plus rien.
Le culte est une oeuvre de dévouement où personne n'est rétribué, ni par l'Etat, ni par le culte lui même.
Il n'y a pas de quêtes, ni d'offrande. Baptêmes, mariages et enterrements sont fait gratuitement. Les Temples sont construits avec les dons anonymes inspirés par la Foi et le désintéressement.
Où nous trouvons le repos de notre âme, là est notre chemin.

" Edité par le Culte Antoiniste de France, 49,rue du Pré-Saint-Gervais 75019 Paris."


19:24 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

18/06/2011

PENSER A LA MORT NE DOIT PAS ÊTRE MORBIDE.

PENSER A LA MORT NE DOIT PAS ÊTRE MORBIDE !

 

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Il n'y a rien d'injuste dans la mort. La mort fait partie du processus de la vie. On peut dire que la mort est le corollaire inéluctable de la vie.

 

Cette dernière phrase n'est pas une trouvaille extraordinaire: elle fait partie de tous les modes de pensées religieuses ou non, même athées. N'oublions pas, par exemple, la phrase souvent citée dans les annonces mortuaires de libres penseurs ou de francs-maçons: «  Il est mort comme il a vécu ».

 

Ainsi, EPICURE dit qu'il est important de philosopher sur la mort et, partant, sur la vie :

 

« Quand on est jeune, il ne faut pas remettre à philosopher, et quand on est vieux il ne faut pas se lasser de philosopher. Car jamais, il n'est trop tôt ou trop tard pour travailler à la santé de l'âme. »

 

Cette importance a pour cause le fait que nous sommes mortels et que la peur de la mort est la cause de tous nos maux, qu'elle est la cause de toutes les illusions qui font que nous sommes les artisans de  notre propre malheur.

 

Nous Antoinistes, nous sommes amenés à considérer la mort de façon beaucoup plus décontractée que les autres. Cela est dû à notre croyance en la réincarnation. Comme Nikos KAZANTZAKI, nous pourrions dire:

 

« Je n'espère rien, je ne crains rien, je suis libre »

 

Quand les gens pensent à leur mort de façon abstraite, ils sont naturellement enclins à en avoir peur, alors qu'y penser selon notre conception permet aux gens de mieux intégrer l’idée de la mort dans leur vie. Y penser d’une façon plus personnelle, plus authentique et moins dramatique incite à penser davantage à ce qui doit compter dans la vie.

 

Les fidèles des religions de salut redoutent la mort parce que c'est la fin de la seule chance qui leur est offerte. L'approche de la mort les plonge dans un grand doute et, souvent, dans une grande terreur. Ne risque-t-on pas , pour l'éternité, d'être plongé « dans les flammes de l'enfer ». Et, l'éternité est déjà, en soi, quelque chose d'effrayant. A plus forte raison lorsqu'elle n'annonce que des tourments.

 

C'est cette terreur qui a, dans le passé, amené diverses dérives telles que le commerce des indulgences, l'inquisition, l'auto-flagellation des pénitents, l'invention du « Purgatoire »...

 

Il est toujours bon de se rappeler l'un ou l'autre passage du chapitre « REINCARNATION », entre autres celui-ci:

 

« Nous croyons qu'à la mort les âmes quittent le monde et vont dans l'au-delà et l'au-delà est ici. L'âme imparfaite reste incarnée jusqu'à ce qu'elle ait surmonté son imperfection. Chaque existence est la précédente et elle détemine celle qui lui succède par l'épreuve subie et par d'autres contractées à son insu. Avant de quitter le corps qui se meurt , l'âme s'en est préparée un autre pour se réincarner. Ne nous imaginons pas qu'à la mort elle va dans l'espace, il n'en est pas ainsi. Qu'y ferait-elle, la vie de relation matérielle y serait-elle encore possible ? Si elle le pouvait, il lui serait inutile de venir prendre un corps et de passer de l'espace à la terre et réciproquement.

Tout autre et bien plus consolante est la réalité: la mort n'existe pas; nos êtres chéris soi-disant disparus ne le sont qu'en apparence: nous ne cessons pas un instant de les voir et de nous entretenir avec eux, la vie corporelle n'est qu'illusion. »

 

Quand les Antoinistes disent que « la mort n'existe pas », il faut bien entendu donner à cette phrase son véritable sens. Nous avons déjà dit que le langage Antoiniste était à comprendre à un autre degré que son sens courant. Quand nous disons que « la mort n'existe pas », nous voulons précisément dire que la mort n'est pas la fin de tout, qu'elle n'est pas à considérer comme un butoir mais qu'elle n'est que le passage vers un autre état, qui est la réapparition de l'âme dans une autre incarnation jusqu'à ce qu'elle ait accompli son parcours vers la perfection. A nous, si nous avons bien compris, de nous comporter dans la vie de telle sorte que le nombre de réincarnations soit le plus bref possible.

 

La réincarnation ne doit pas être considérée comme un mystère. La notion de mystère est une façon trop simple d'escamoter ce qui est difficile à comprendre. Certes, c'est une notion paradoxale. Le Père ANTOINE en parle d'ailleurs à diverses reprises car il a bien conscience de ce paradoxe. Ainsi dans le chapitre « INTELLIGENCE »: 

 

« Nous avons déjà révélé que tout être est entouré d'une atmosphère, composée de fluides de diverses catégories, qu'il a acquis par le travail intellectuel. Ce sont ces multiples connaissances qui constituent la richesse de son intelligence, laquelle forme sa mémoire, car l'intelligence n'est autre que le faisceau de molécules que nous appelons cerveau. Lorsque l'être se désincarne, ces molécules se désagrègent, se dispersent et retournent à leur source. Par conséquent tout ce qu'il s'était acquis matériellement n'existe plus pour lui, il ne lui reste que l'intrument, l'embryon de la matière, conséquence du doute, avec lequel il pourra, dans l'incarnation suivante, acquérir de nouvelles connaissances avec d'autant plus de facilité qu'il s'est dévoué davantage dans la précédente. »

 

Voilà bien décrit ce fameux paradoxe. Voyons maintenant la suite: 

 

« Tout ce que je viens de vous révéler au sujet de la réincarnation, pourrait paraître inacceptable à celui qui se refuserait à le comprendre. Rien cependant ne peut mieux que cette question démontrer la justice. Libre à nous de nous améliorer, de surmonter notre imperfection pour nous acquérir les vertus, si ne voulons plus nous réincarner. »

 

Voilà bien aussi décrite cette nécessité, à saisir ou non, d'avoir un comportement destiné à abréger le cycle des réincarnations. Là, il y a un avantage pour les adeptes de cette théorie. Le Père ANTOINE en parle aussi: 

 

« Celui qui croit à la réincarnation peut facilement se faire une idée de la nature de l'intelligence; mais les autres aussi, par leur sincérité, parviendront à se pénétrer de cet enseignement. »

 

Cette dernière précision a aussi son importance. Contrairement aux religions de salut qui ont l'habitude de refuser le salut à ceux qui ne partagent pas leur foi, les Antoinistes estiment que ce qui prime, c'est la sincérité du comportement.

C'est ce que le Père ANTOINE essaye de nous faire comprendre dans le chapitre « COMMENT NOUS PROGRESSONS »: 

 

« Nous évoluons; que l'on fasse le bien ou le mal, personne ne stationne; mais l'un avance plus rapidement que l'autre. Celui qui est aujourd'hui très imparfait ne sera-t-il pas demain un homme d'exemple, par son désir de s'améliorer ? S'il paraît stationner, nous pourrons le voir plus tard marcher à pas de géant. »

 

Et, plus loin: 

 

« Ne perdons jamais de vue, mes enfants, que sortir de la sincérité, c'est sortir de la vérité et par conséquent faire un mal. L'exemple est tout;... »

 

Pour un Antoiniste, la mort est considérée comme essentielle. C'est une chose si essentielle qu'il faut s'y préparer mais, pour nous sans se laisser obséder. Le fait d'y penser ne doit pas être une obsssion morbide ni nous plonger dans la terreur.

 

Penser à la mort de la façon que nous venons d'expliquer est une manière de donner de la valeur à chaque instant qui passe, à chaque geste que l'on pose. La mort doit l'aboutissement d'une belle vie.

 

Puisqu'on a parlé d'exemple: imaginons un monde où chaque individu serait bienveillant envers son prochain. Fuyons donc les réunions où l'on médit, ou l'on se moque d'autrui et abstenons-nous de colporter les rumeurs. Montrons de l'indulgence pour les autres. Examinons-nous plutôt nous-mêmes…Nous sommes incapables de nous juger les uns les autres…

 

Abstenons-nous aussi, car nous n'en avons pas le droit, d'imposer notre conception du monde à autrui, de l'amener, par surprise ou contre son gré à se plier à notre conception.

 

On pourrait continuer les exemples. Pour faire plus court et plus précis, voyons un texte du Père ANTOINE dans le chapitre « LE DESINTERESSEMENT »:

 

«  Sachons que presque toutes nos pensées ne sont que la conséquence de l'intérêt; la mondre importance que nous attachons aux actes de nos semblables, que nous voudrions voir agir dans un sens plutôt que dans un autre, c'est un manque de désintéressement, car si nous jouissons de celui-ci, nous ne verrons jamais s'ils font bien ou mal parce que cette vertu nous atisfait en tout, elle anéantit la vue de mal complètement. Je le répète, c'est l'importance que nous attachons aux choses, qui doit nous démontrer que nous n'en sommes pas désintéressés. »

 

On pourrait aussi conclure par un aphorisme:

 

« Quand on ne vit pas comme l'on pense, on se condamne à penser comme l'on vit. »

 

 

 

 

 

 

17:04 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

02/06/2011

TEMPLE ANTOINISTE DE SERAING: DEUX ANCIENNES PHOTOS.

Temple SERAING.JPG

Temple SERAING 2.JPG

La stèle située devant le Temple Antoiniste n'a aucun rapport avec le Temple. Elle célèbre les mineurs. Cette pierre, dénommée, "Belle Pierre" est fréquemment victime d'automobilistes distraits !

Il est difficile de situer l'époque sauf, approximativement, par les habits vus sur la première.

Nous étions toujours à l'époque où le tram circulait dans le quartier.

15:23 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

01/06/2011

LIEGE: TEMPLE ANTOINISTE DU QUAI DES ARDENNES. ( Ancienne photo )

J'ai déjà publié sur ce blog une photo actuelle du Temple Antoiniste du Quai des ARDENNES à LIEGE.

A cette occasion, j'avais dit que, auparavant, le coi du Temple était flanqué d'une tourelle en poivrière. Celle-ci a subsisté jusque dans les années 1980.

Voici une photo avec cette tourelle. Les vieux liégeois s'en rappelleront.

Quai des Ardennes.jpg

 

Le Temple Antoiniste du Quai des ARDENNES est, aprfois, à tort, appelé "Temple Antoiniste d'ANGLEUR". Avant la fusion des communes, cette partie du Quai des Ardennes faisait bien partie de la Ville de LIEGE. D'ailleurs, le n° postal est bien 4020 et non 4030 comme pour ANGLEUR.

En revanche, le Temple Antoiniste du Quai des Ardennes a été, vers 1950, le siège d'une dissidence. Le desservant de l'époque a été prié de quitter les lieux et s'est installé à ANGLEUR où il a ouvert un Temple.

Je ne dispose pas de plus de renseignements. Ainsi, j'ignore combien de temps le Temple dissident d'ANGLEUR a fonctionné ni où il était situé.

 

 

 

 

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22/05/2011

A NOUVEAU SUR L'ALLEGORIE DE LA CAVERNE. ( PLATON )

Allegorie-de-la-caverne.Platon.jpg

Cette oeuvre picturale illustre bien la fameuse notion d'illusion de la matière. dans la cavrene, les prisonniers ne voit que l'ombre déformée de la réalité.

Il convient de relire au moins un passage du chapitre "APPARENCE DE LA REALITE":

" Il nous est bien difficile de comprendre la matière qui, nous l'avons dit si souvent, n'existe pas, malgré l'empire qu'elle exerce sur nous. Je vais essayer de vous rendre cette question plus compréhensible et montrer que nous prenons tout contrairement à la réalité. Nous avons déjà répété maintes fois que la matière est le seul obstacle de l'esprit parce qu'elle est l'opposé de la morale. Quoique pure imagination, conséquence de notre doute, elle s'impose à nous et nous paraît inséparable de notre nature, elle nous donne l'idée que nous appartenons à une hiérarchie des plus élevées, où l'homme doit l'envisager comme sauvegarde de son avenir; elle nous porte à croire que nous en retirons autant de mérite que nous en possédons davantage. Rematquez que je ne me base nullement sur celui qui possède mais uniquement sur ceux qui ont le désir de posséder. Il conviendrait de nous rendre bien compte de cette révélation relative à la vue du mal qui préfère l'apparence à la réalité. dans ce but, nous devons chercher à comprendre pourquoi nous voyons le bien dans le mal et le mal dans le bien. J'ai déjà révélé que la défaillance d'ADAM ne lui permettait plus de supporter la réalité; il souffrait et cherchait partout le moyen de s'y dérober. Il la cachait et s'imaginait que chez ses semblables, il en était de même à son égard. En dissimulant la réalité, croyant se faire estimer avec l'apparence, ADAM agissait tout contrairement à son avenir. Et n'est-ce pas toujours dans sa manière d'agir que nous puisons pour nous diriger, ne suivons-nous pas encore ses préceptes, ne lui empruntons-nous pas sa fausse vue, ne nous appliquons-nous pas encore à masquer la réalité, à lui préférer l'apparence pour paraître ce que nous ne sommes pas ? Nous ne pouvons nous arr^ter dans cette voie; nous l'interprétons bien pour les autres, mais nous sommes loin de la comprendre lorsqu'il s'agit de nous. Soyons persuadés que nous souffrirons de cette vue jusqu'à ce que nous ayons surmonté l'apparence pour revenir à la réalité. Je le répète, il n'est rien de plus aisé que de savoir à quel degré l'imagination du mal est en nous: nous en sommes autant imprégnés que nous en constatons en autrui; nous sommes autant insupportables que cette vue nous empêche de supporter les autres."

 

 

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15/04/2011

MORALE ET COMPORTEMENT HONNÊTE: QUALITES BIEN PARTAGEES. ( Sur une citation de Pierre BAYLE )

« La problématique de la morale est indépendante de la religion, les athées pouvant être aussi

moraux que les chrétiens. »

 

( Pierre BAYLE )

 

Décidément, les citations de Pierre BAYLE sont d'une richesse extraordinaire. Encore une fois, il n'est pas question de nous approprier ce penseur. Ni non plus de dire qu'il fut notre précurseur !

 

Mais on ne peut s'empêcher de faire des rapprochements avec l'ENSEIGNEMENT du Père ANTOINE. Lequel ignorait vraisemblablement jusqu'à même l'existence de Pierre BAYLE.

 

Ainsi, nous trouvons dans le chapitre « LE MATERIALISTE, LE FANATIQUE ET LE VRAI CROYANT », ces phrases:

 

«  La preuve que nous nous dirigeons suivant notre nature, c'est qu'on ne voit souvent aucune distinction entre les actes du croyant et du non-croyant; celui-ci peut avoir mérité des fluides plus éthérés et agir plus honnêtement que le premier qui témoigne ainsi de son manque de foi. Nous savons en effet que la meilleure façon de propager une doctrine, c'est de la pratiquer; par elle-même elle n'est rien, sa force n'est que dans l'exemple. Le matérialiste n'étant pas convaincu de sa manière de voir, proclame la matière en la revêtant de la morale; on sait cependant que la première est tout l'opposé de l'autre; elle ne peut pas être confondue avec les notions de vraie fraternité et de justice qui ne lui sont pas assimilables: pratiquer la morale, c'est surmonter la matière. Mais nous ne sommes pas toujours logiques, nous désapprouvons à notre insu notre propre doctrine, en voulant la défendre par des arguments d'une autre qui lui est diémétralement contraire. Quoiqu'il en soit, je crois qu'il est peu de matérialistes qui au moment de mourir restent fidèles à leurs théories. »

 

..............................................................

 

«  Cependant nul n'a le droit de critiquer les adeptes d'une telle doctrine. Ils agissent bien naturellement, ils possèdent la faculté commune à tous les hommes, appelée la conscience, faculté naturelle d'essence divine qui, en se développant, rend l'esprit plus sensible au bien et au mal. C'est celle-ci qui les empêche d'abdiquer la morale pour revendiquer les idées purement matérielles et d'y conformer leurs actes, qui leur dit: '' C'est moi qui suis votre DIEU et votre maître. Rapprochez votre raisonnement de l'obéissance et du respect que vous désirez me témogner. Il me suffit de vous éclairer sans chercher à vous convaincre, car il est plus grand et plus méritoire de vouloir être honnête en refusant de croire en DIEU que de croire en Lui et de prétendre Le servir, tout en restant dans les ténèbres.'' Le vrai croyant se place à un autre point de vue; il sait qu'en s'améliorant il se prépare le bonheur et il éprouve plutôt du plaisir en luttant contre ses imperfections; ainsi il s'acquiert les vertus, non pas qu'il soit mû par l'intérêt, il obéit à sa conscience. »

 

Ainsi, nous retrouvons, ici, non seulement l'affirmation de base de Pierre BAYLE, à savoir que les incroyants peuvent être aussi honnêtes et moraux que les croyants, mais surtout nous y trouvons l'explication, le développement.

 

A noter que le Père ANTOINE explique aussi en quoi le comportement honnête et moral d'un croyant apporte davantge de satisfactions.

19:13 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/04/2011

Sur l'universalité de la tolérance: développement d'une citation de Pierre BAYLE.

« La tolérance doit inclure tout le monde, chrétiens, juifs, mahométans, idolâtres ou athées. »

 

 

( Pierre BAYLE )

 

Cette citation de Pierre BAYLE n'est pas sans me faire penser à ce passage du chapitre « NOTRE FOI PEUT-ELLE SE COMMUNIQUER A D'AUTRES ? »:

 

«  Je ne puis que vous louer de tout le dévouement que vous témoignez à vos semblables et surtout du respect que vous avez pour toute opinion. Sans avoir acquis ces sentiments, nous pouvons être de parti pris et souffrir quand l'un ou l'autre de nos proches n'a pas les mêmes opinions que nous; nous devons bien facilement le comprendre puisque, avant de nous pénétrer le véritable amour, nous nous dirigeons par des opinions qui varient avec notre degré d'évolution; elles ne nous convainquent au point de nous faire imaginer que nous sommes seuls dans la raison et que tous ceux qui ne croient pas comme nous sont dans l'erreur, nous dénions aux autres la vérité, nous nous en disputons le monopole. C'est là que nous devons reconnaître la sublime efficacité de la providence: nous trouvons les moyens de nous satisfaire en basant nos actes sur des opinions qui sont cependant bien indifférentes à ceux de nos semblables qui voient en d'autres la vérité. »

 

La tendance générale des tenants d'une rligion monothéiste, c’est de se croire singuliers par rapport aux autres: les athées ou les tenants d'une autre religion qui deviennent des mécréants.

Il vaudrait mieux faire de l'introspection et découvrir ce qu’il y a en soi de mécréant plutôt que d’affirmer la supériorité de sa croyance. La foi est plus importante que les formes habituelles, rituelles par lesquelles cette foi s’exprime.



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04/04/2011

LA REINCARNATION: SOYONS PRECIS DANS LE VOCABULAIRE.

La reincarnation

 

Aujourd'hui, la réincarnation est une croyance religieuse partagée par plus d'un milliard d'hommes (les hindous, les bouddhistes, les jaïns, les sikhs, les adeptes desreligions animistes en AFRIQUE auxquels s'ajoutent différents groupes spiritualistes, dont les ANTOINISTES.

 

Elle est très bien établie en Afrique sub-saharienne : « Toute naissance est la renaissance d'un ancêtre. », selon un dicton en cours là-bas. Dans le contexte des religions africaines, cette croyance est multiforme. Au niveau populaire, la réincarnation fait en général partie des évidences quotidiennes,

 

La signification de ce terme n'est pas toujours très claire. Elle varie en fonction du degré d'évolution morale et spirituelle de chacun et elle dépend aussi du milieu.
Quoi d'étonnant ? N'en est-il pas de même pour n'importe quel concept dont le sens fluctue au gré des capacités individuelles ?

 

Nous avons vu que, pour les ANTOINISTES, la croyance en la réincarnation est fondamentale. On ne peut pas se dire « ANTOINISTE » si on n'en est pas persuadé!

 

La réincarnation  est un principe de base selon lequel une entité immatérielle appelée « esprit », « âme » ou « conscience » se réalise complètement au travers de vies successives dans différents corps (humains pour les antoinistes , animaux ou végétaux pour d'autres croyances croyances).

 

C'est une vieille croyance selon laquelle l'âme humaine, séparée du corps au moment de la mort, revient sur terre sous une autre forme. Dans de nombreuses religions orientales, cette forme peut-être humaine, animale, ou même une plante.

 

Dans cette doctrine, à la mort du corps physique, l'« esprit » quitte ce dernier pour habiter, après une nouvelle naissance, un autre corps, ce qui permettrait à l'individualité de poursuivre ses expériences de vie et son évolution spirituelle ou morale.

 

Ici, il ne faut pas confondre. Il ne faut pas s'égarer dans le vocabulaire. Car chaque définition possible n'est pas le synonyme des autres. Chaque mot recouvre une notion complètement différente.

 

Peut-on parler d'une transmigration de l'âme? Oui, mais il faut faire attention. Pour nous, il s'agit d'un retour dans un autre corps dès la naissance de celui-ci. Il ne peut être question de concevoir, par exemple, un esprit qui viendait s'emparer d'un corps déjà bien évolué dans la vie ! A chaque réincarantion correspond une nouvelle personnalité.

 

J'ai déjà entendu dire que les ANTOINISTES croyaient en la métempsycose. Rien n'est plus faux. La métempsycose implique le passage d'une âme d'un corps humain, après le décès du corps physique dans un corps animal ou même végétal. Cette croyance n'est pour nous pas correcte. Elle implique, dans la vie quotidienne, des conséquences drastiques: le respect absolu de la vie de tous les êtres vivants ( par exemple, ne pas tuer une araignée ou une guêpe en train de vous piquer ! ). Chez les Égyptiens anciens, les cycles de métempsycose devaient durer 3000 ans. 

 

La réincarnation, c'est, répétons-le, le passage de l'âme dans un nouveau corps. Tout en étant bien persuadé que seule l'âme reste la même et continue son parcours. Il ne s'agit donc nullement d'une renaissance. Non, ne nous leurrons pas: notre personnalité est bien morte lors de la désinacrnation. C'est une nouvelle qui naît. Nous ne renaissons pas sous une autre apparence. La réicarnation n'est pas une renaissance: transformation des énergies physiques et psychiques chez d'autres êtres, par exemple en partie dans un descendant, un animal, un lama du Tibet, et même avant la mort. Cela c'est chez les Bouddhistes où l'on reconnaît qu'un enfant est la x° réincarnation de tel ou tel lama.

 

Notre doctrine n'a, non plus, rien à voir avec la palingénésie universelle, le retour à la vie, par ex. changement du cadavre en atomes allant dans les végétaux et animaux, qui, à leur tour, mourront. En fait, la notion de palingénésie ne recouvre pas seulement l'espérance d'une vie à venir individuelle, dans l'au-delà ou ici-bas, mais au sens propre une renaissance de l'univers entier à la fin des temps. Cela nous mène très près de la notion chrétienne ou biblique de "Jugement dernier" et de la "Résurrection de la chair". C'est, en gros, partagé par les trois religions monothéistes.

« 
Quand l'âme des bêtes et des oiseaux ailés a jailli hors du corps… elle voltige là-même, inutile, jusqu'à ce qu'un autre animal la ravisse, mêlée au souffle de l'air… Les mêmes, dans les demeures, deviennent les uns des pères et pères et fils et épouses aux beaux atours et mères et filles, par des générations qui se succèdent l'une l'autre… L'âme humaine, selon de certains cycles de temps, passe dans des animaux, de celui-ci en celui-là ; tantôt elle devient un cheval, tantôt un mouton, tantôt un oiseau terrible à voir… ou bien elle rampe sur la terre divine, rejeton des froids serpents »
— Orphée, fragments 223-224 . Telle était la vision antique de la palingénésie.

 

C'est aussi très loin de la doctrine, ésotérique, de l'éternel retour : répétitionéternelle des mêmes événements au bout d'une longue période ; par exemple, selon les stoïciens, on reverra un Socrate fait des mêmes éléments refaisant les mêmes choses que fit le Socrate historique ou on reverra le Christ de la même façon. Cela a d'ailleurs donné lieu à l'apparition, rcurrente, de prétendus Christ. Nous devons bien confesser que, à une certaine époque, certains ANTOINISTES ont été tentés par cette croyance. Elle est incompatible avec la doctrine de la réincarnation.

 

 

Le philosophe grec Platon soutenait que l'esprit humain doit connaître 9 cycles de réincarnation dans des formes vivantes supérieures ou inférieures. Si, au 9ème cycle, l'âme peut se réincarner dans le corps d'un artiste ou d'un philosophe, elle s'évade de l'esclavage de la matière et accède à la liberté. 

19:00 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

LA REINCARNATION: SOYONS PRECIS DANS LE VOCABULAIRE.

La reincarnation

 

Aujourd'hui, la réincarnation est une croyance religieuse partagée par plus d'un milliard d'hommes (les hindous, les bouddhistes, les jaïns, les sikhs, les adeptes desreligions animistes en AFRIQUE auxquels s'ajoutent différents groupes spiritualistes, dont les ANTOINISTES.

 

Elle est très bien établie en Afrique sub-saharienne : « Toute naissance est la renaissance d'un ancêtre. », selon un dicton en cours là-bas. Dans le contexte des religions africaines, cette croyance est multiforme. Au niveau populaire, la réincarnation fait en général partie des évidences quotidiennes,

 

La signification de ce terme n'est pas toujours très claire. Elle varie en fonction du degré d'évolution morale et spirituelle de chacun et elle dépend aussi du milieu.
Quoi d'étonnant ? N'en est-il pas de même pour n'importe quel concept dont le sens fluctue au gré des capacités individuelles ?

 

Nous avons vu que, pour les ANTOINISTES, la croyance en la réincarnation est fondamentale. On ne peut pas se dire « ANTOINISTE » si on n'en est pas persuadé!

 

La réincarnation  est un principe de base selon lequel une entité immatérielle appelée « esprit », « âme » ou « conscience » se réalise complètement au travers de vies successives dans différents corps (humains pour les antoinistes , animaux ou végétaux pour d'autres croyances croyances).

 

C'est une vieille croyance selon laquelle l'âme humaine, séparée du corps au moment de la mort, revient sur terre sous une autre forme. Dans de nombreuses religions orientales, cette forme peut-être humaine, animale, ou même une plante.

 

Dans cette doctrine, à la mort du corps physique, l'« esprit » quitte ce dernier pour habiter, après une nouvelle naissance, un autre corps, ce qui permettrait à l'individualité de poursuivre ses expériences de vie et son évolution spirituelle ou morale.

 

Ici, il ne faut pas confondre. Il ne faut pas s'égarer dans le vocabulaire. Car chaque définition possible n'est pas le synonyme des autres. Chaque mot recouvre une notion complètement différente.

 

Peut-on parler d'une transmigration de l'âme? Oui, mais il faut faire attention. Pour nous, il s'agit d'un retour dans un autre corps dès la naissance de celui-ci. Il ne peut être question de concevoir, par exemple, un esprit qui viendait s'emparer d'un corps déjà bien évolué dans la vie ! A chaque réincarantion correspond une nouvelle personnalité.

 

J'ai déjà entendu dire que les ANTOINISTES croyaient en la métempsycose. Rien n'est plus faux. La métempsycose implique le passage d'une âme d'un corps humain, après le décès du corps physique dans un corps animal ou même végétal. Cette croyance n'est pour nous pas correcte. Elle implique, dans la vie quotidienne, des conséquences drastiques: le respect absolu de la vie de tous les êtres vivants ( par exemple, ne pas tuer une araignée ou une guêpe en train de vous piquer ! ). Chez les Égyptiens anciens, les cycles de métempsycose devaient durer 3000 ans. 

 

La réincarnation, c'est, répétons-le, le passage de l'âme dans un nouveau corps. Tout en étant bien persuadé que seule l'âme reste la même et continue son parcours. Il ne s'agit donc nullement d'une renaissance. Non, ne nous leurrons pas: notre personnalité est bien morte lors de la désinacrnation. C'est une nouvelle qui naît. Nous ne renaissons pas sous une autre apparence. La réicarnation n'est pas une renaissance: transformation des énergies physiques et psychiques chez d'autres êtres, par exemple en partie dans un descendant, un animal, un lama du Tibet, et même avant la mort. Cela c'est chez les Bouddhistes où l'on reconnaît qu'un enfant est la x° réincarnation de tel ou tel lama.

 

Notre doctrine n'a, non plus, rien à voir avec la palingénésie universelle, le retour à la vie, par ex. changement du cadavre en atomes allant dans les végétaux et animaux, qui, à leur tour, mourront. En fait, la notion de palingénésie ne recouvre pas seulement l'espérance d'une vie à venir individuelle, dans l'au-delà ou ici-bas, mais au sens propre une renaissance de l'univers entier à la fin des temps. Cela nous mène très près de la notion chrétienne ou biblique de "Jugement dernier" et de la "Résurrection de la chair". C'est, en gros, partagé par les trois religions monothéistes.

« 
Quand l'âme des bêtes et des oiseaux ailés a jailli hors du corps… elle voltige là-même, inutile, jusqu'à ce qu'un autre animal la ravisse, mêlée au souffle de l'air… Les mêmes, dans les demeures, deviennent les uns des pères et pères et fils et épouses aux beaux atours et mères et filles, par des générations qui se succèdent l'une l'autre… L'âme humaine, selon de certains cycles de temps, passe dans des animaux, de celui-ci en celui-là ; tantôt elle devient un cheval, tantôt un mouton, tantôt un oiseau terrible à voir… ou bien elle rampe sur la terre divine, rejeton des froids serpents »
— Orphée, fragments 223-224 . Telle était la vision antique de la palingénésie.

 

C'est aussi très loin de la doctrine, ésotérique, de l'éternel retour : répétitionéternelle des mêmes événements au bout d'une longue période ; par exemple, selon les stoïciens, on reverra un Socrate fait des mêmes éléments refaisant les mêmes choses que fit le Socrate historique ou on reverra le Christ de la même façon. Cela a d'ailleurs donné lieu à l'apparition, rcurrente, de prétendus Christ. Nous devons bien confesser que, à une certaine époque, certains ANTOINISTES ont été tentés par cette croyance. Elle est incompatible avec la doctrine de la réincarnation.

 

 

Le philosophe grec Platon soutenait que l'esprit humain doit connaître 9 cycles de réincarnation dans des formes vivantes supérieures ou inférieures. Si, au 9ème cycle, l'âme peut se réincarner dans le corps d'un artiste ou d'un philosophe, elle s'évade de l'esclavage de la matière et accède à la liberté. 

18:59 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/02/2011

LA COMPREHENSION D'AUTRUI.



Comprendre un homme, comprendre autrui, ce n'est nullement épouser ses idées ni poser un jugement. Quand on voit quelqu'un empêtré dans ses problèmes, pleurer sur son sort ne sert à rien. Il ne sert à rien non plus de se moquer. Se mettre en colère contre la source de ces problèmes ne résoudra rien non plus. Moraliser, non plus comme nous l'enseigne le troisième principe.

 

L'inconvénient de la morale telle qu'on la définit traditionnellement c'est qu'elle est toujours celle des autres, celle qui est imposée par un entourage, par la société. Ainsi, on a souvent l'habitude, lorsqu'on se trouve face à un problème produit par la société de gommer ces problèmes, de les remplacer par des coupables.

 

Le Père ANTOINE aborde ce thème dans le chapitre « LA CHARITE BIEN COMPRISE »:

 

«  Nous répétons souvent qu'on ne peut lire en autrui qu'à travers soi-même ? Lorsque nous y lirons avec les yeux de la vertu, ses faiblesses nous sembleront des vétilles et nous exercerons non plus la charité matérielle, mais la charité morale. Si nous sommes dépourvus d'argent pour secourir les pauvres, nous aurons l'amour pour les aimer autant qu'ils nous aimeront eux-mêmes. Notre indulgence nous empêchera de remarquer leurs défauts, si ce n'est pour leur venir en aide.

C'est ainsi que nous aimerons réellement et qu'on nous aimera de même. »

 

Et aussi ce petit passage du chapitre « Être OU PARAÎTRE »:

 

«  Personne n'a le droit de faire des remontrances. Quand nous remarquons quelque chose d'injuste en apparence, ne nous hâtons pas de juger; tâchons d'en pénétrer la cause et nous serons plus indulgents, plus raisonnables. Cette étude est pour nous d'une extrême importance. Une action, quelle qu'elle soit, a un but et elle est tout à la fois utile à qui la commet et à qui la subit. »

 

18:35 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/02/2011

COMPREHENSION ET COMPASSION.

 

Ci-après un texte envoyé par un Frère à propos du dernier article relatif à la compassion. Je le pubkie bien volontiers, non pas en commentaire mais en article.

Encore de bonnes réflexions à lire ici. Je ne saurais dire combien votre site est utile. Merci.

Vous dites :

"Le fait d'avoir subi des souffrances équivalentes amène une compréhension mais n'amène pas nécessairement de la compassion."

C'est vrai, et je voudrais ajouter que cela peut amener une compréhension, mais parfois aussi une comparaison. Ce qui pourrait n'être pas un bien.

On peut avoir de la compréhension et de la compassion, mais il faut se garder de comparer. "Rien n'est bien s'il n'est solidaire".

Nous sommes tous unis spirituellement, mais restons matériellement différents et donc ne pourrions comparer sur des bases matérielles donc biaisées... Voilà ce que je voulais ajouter. Merci frère."

13/01/2011

SUPPORTER LA DIFFERENCE.

Les hommes sont naturellement craintifs ou opposés à tout ce qui est différent d'eux. Il s ont du mal à supporter la différence.

Faut-il être persuadé pour cela qu'ils sont de nature foncièrement mauvaise ? Non, ils font simplement preuve d'une certaine faiblesse. C'est d'abord parce qu'ils ne sont pas sûrs d'eux-mêmes. Alors, naturellement, on refuse d'être confronté à ce qui est opposé ou simplement différent.

Dans le chapitre "REINCARNATION", le Père ANTOINE nous donne quelques conseils:

 "  Il est parfois bien pénible d'entendre avancer des opinions contraires aux siennes. C'est bien là, cependant, que l'on nous rend les plus grands services en nous corrigeant du parti pris. Nous ne pouvons souffrir que de l'erreur. Plus l'homme est méchant, plus il voit le droit de son côté et la méchanceté chez les autres. si nous sommes donc contrariés, affligés de l'opinion d'autrui, c'est que nous  nous basons sur l'erreur. "

C'est aussi parce que les hommes se laissent emporter par une certaine ambiance qui baigne la société actuelle. Parfois pourtant sous des dehors attrayants: ainsi l'intérêt croissant pour la construction, ici et maintenant, du bonheur. C'est le culte de l'attitude positive. Ce culte de l'attitude positive a comme effet pervers de rendre les hommes moins attentifs à la souffrance des autres.

C'est ainsi qu'on en arrive à éviter tous ceux qui ont des pensées négatives ou tous ceux qui nous poussent vers des pensées négatives. Nous vivons de plus en plus dans une société qui veut rester étrangère à ceux qui ne vont pas bien !

Il y a aussi, à l'opposé, un cynisme ambiant. A cause de ce cynisme, la cohésion sociale est ébranlée, la confiance minimale que l'on doit avoir envers autrui disparaît.

Certes, dans les relations sociales, il faut rester lucide. Il est inutile de manifester de l'angélisme excessif. Mais entre la lucidité utile et la méfiance de principe, il existe un seuil que l'on ne passe pas sans basculer dans le refus de l'autre, dans le refus du différent. 

Nous retrouvons-là, la fameuse "vue du mal".

Il est bon, ici, de méditer sur un passage du chapitre " LA VUE DU MAL SENSIBILITE DE L'INTELLIGENCE ":

" La souffrance nous arrive de mille manières; un seul mot de l'un ou l'autre de nos semblables la provoque: sommes-nous en présence d'une personne qui ne nous est pas sympathique, elle ne fait pas un mouvement que nous ne voyions le mal et nous en souffrons. Si nous réfléchissons, nous admettrons que le mal n'existe pas, qu'il est la conséquence de la matière, de notre imperfection, l'erreur qui nous fait voir tout contrairement à la réalité."


17:55 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/12/2010

LA FOI IMPLIQUE LA TOLERANCE.

La foi véritable implique la tolérance. On pourrait même dire qu'elle est basée sur la tolérance. Ou que sans tolérance, il ne peut y avoir de foi véritable.

Dans le chapitre "NOTRE FOI PEUT-ELLE SE COMMUNIQUER A D'AUTRES ?", le Père ANTOINE répond à une adepte qui s'inquiète de savoir si son comportement envers des personnes souffrantes de son entourage est bien correct. J'ai puisé une partie de sa réponse, celle qui correspond au titre du présent article:

" Je ne puis que vous louer de tout le dévouement que vous témoignez à vos semblables et surtout du respect que vous avez pour toute opinion."

Avant toute réponse sur la doctrine, le Père signifie bien que ce qui compte avant tout, c'est le dévouement envers autrui et le respect absolu des opinions diverses et même contraires aux nôtres.

Il poursuit en insistant:

" Sans avoir acquis ces sentiments, nous pouvons être de parti pris  et souffrir quand l'un ou l'autre de nos proches n'a pas les mêmes opinions que nous; nous devons bien facilement le comprendre puisque avant de nous pénétrer le véritable amour, nous nous dirigeons par des opinions qui varient avec notre degré d'évolution; elles nous convainquent au point de nous faire imaginer que nous sommes seuls dans la raison et que tous ceux qui ne croient pas comme nous sont dans l'erreur, nous dénions aux autres la vérité, nous en disputons le monopole."

Il insiste donc bien sur le fait que les sentiments de dévouement et de tolérance sont indispensables à la construction de la foi. Sans eux, on ne pourrait être que de parti pris.

Il continue:

" C'est là que nous devons reconnaître la sublime efficacité de la providence: nous trouvons les moyens de nous satisfaire en basant nos actes sur des opinions qui sont cependant bien indifférentes à ceux de nos semblables qui voient en d'autres la vérité."

A noter que le Père ANTOINE laisse écrire "providence" avec une minuscule. Cela signifie que la "providence" est une sorte d'intuition qui guide les hommes "de bonne volonté", c'est-à-dire ceux qui font preuve de dévouement et de tolérance. Cela veut dire que la "providence"  n'agit pas sur les éléments ni sur les événements du monde, mais en nous qui voyons le monde, dans la façon de voir le monde. La "providence" touche ainsi à des degrés divers les êtres de bonne volonté, non seulement ceux qui ont la foi, mais aussi ceux, peu importent leurs croyances, dont la vie est orientée sincèrement vers les valeurs exprimées plus haut. La "providence" n'agit pas sur le déroulement de l'histoire ( cela se saurait ! ) mais sur la perception des êtres et leur comportement individuel.

C'est déjà, en quelque sorte ce qu'il disait dans le chapitre "LE MATERIALISTE, LE FANATIQUE ET LE VRAI CROYANT.":

"D'autres ont moins progressé, elles ne se font pas la même conception d'un Être suprême sinon elles travailleraient tout autrement. La preuve que nous nous dirigeons suivant notre nature, c'est qu'on ne voit souvent aucune distinction entre les actes du croyant et du non-croyant; celui-ci peut avoir mérité des fluides plus éthérés et agir plus honnêtement que le premier qui témoigne ainsi de son manque de foi." 

"...celui-ci peut avoir mérité des fluides plus éthérés":

Finalement, nous trouvons là deux idées:

1° ces "fluides mérités", c'est une manifestation de la "providence";

2° ici aussi, il rappelle bien haut le respect, la tolérance que l'on doit avoir envers quiconque: même les athées peuvent bien se comporter et bénéficier de la "providence", de "fluides éthérés".

Tolerance.jpeg


 



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21/10/2010

INTEGRISME: POUR UNE BONNE COMPREHENSION DU CONCEPT.

Je pensais que le mot "intégrisme" avait une signification essentiellement religieuse: la défense des dogmes, rites et de la morale traditionnelle d'une religion avec le refus de toute révision. L'intégriste était, pour moi, celui qui revendique une religion dans son intégralité, sans remise en cause possible.

C'est bien sûr vrai. Mais c'est incomplet. L'intégrisme est une doctrine qui vise à intégrer toutes les activités humaines, parfois même les plus éloignées,à une croyance, une vérité proclamée comme étant la seule détentrice de la vérité.

Pour l'intégriste, aussi, l'adhésion à sa religion lui impose comme mode de pensée non pas la supériorité de sa religion sur les autres, car cela impliquerait que les autres détiendraient une partie de la vérité. Ce mode de pensée implique que la religion suivie est la seule détentrice de la vérité et que cette vérité est entière, qu'elle ne peut se partager !

Cette attitude implique, logiquement, une application sur le plan social, politique. Ainsi, dans certains pays où une forme d'intégrisme est dominant, la valeur démocratique, "républicaine", doit nécessairement être inféodée à la loi de la religion, baptisée pour la circonstance " loi divine ". Celle-ci étant représentée sur terre par ladite religion et étant affirmée " indépassable ".

C'est, en quelque sorte, le rejet de l'idée que toutes les religions sont à la recherche de valeurs universelles. Il n'y aurait donc qu'une seule valeur universelle: puisqu'il n'y a qu'un DIEU, ce DIEU doit être le DIEU de tous. Ceux qui prétendent défendre une variété, les tenants d'une diversité deviennent donc des ennemis de DIEU. Comme la société civile doit être soumise au fait religieux, cela justifie tous les écarts et toutes les persécutions.

Voilà, en fait, l'origine de toutes les guerres de religion.

C'est également absolument contraire à la notion de libre-arbitre qui est un des principes de base de l'Antoinisme.

C'est ce que le Père ANTOINE explique dans le chapitre " LOIS DITES DE DIEU ":

 " Nous avons parlé à diverses reprises des lois dites de DIEU. Pouvons-nous encore employer cette expression ? Sans doute rien n'existe qui ne soit l'oeuvre de DIEu; mais de quelle manière concilier avec le libre-arbitre, des lois qu'Il aurait nettement formulées ?  dans ce cas, aucun homme ne pourrait s'y soustraire.

    Nous devons voir en DIEU plus de bonté et plus d'amour, il n'est pas possible qu'Il ait imposé des conditions pour aller à Lui, sachant que notre faiblesse est incapable de les respecter; imparfaits, matériels comme nous le sommes, nous ne serions pas coupables en les enfreignant. Disons plutôt que DIEU nous a donné la faculté de créer des lois nous-mêmes au fur et à mesure que notre intelligence se développe."

Voilà en quelques mots la condamnation de toute idée d'intégrisme.

Mais, imparfaits comme nous sommes, ne nous arrive-t-il pas, à tous, de céder parfois insidieusement à la tentation de l'intégrisme ?


19:20 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/10/2010

EST-CE DIEU QUI NOUS APPELLE OU L'INVERSE ?

Grande et éternelle question. Y-a-t-il des gens appelés par DIEU ? Y-a-t-il des gens recherchés par DIEU ? 

Je vous livre ici un passage du chapitre " L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU BIEN ". Dans ce passage, le Père ANTOINE fait part de son expérience personnelle:

"Je vous ai déjà enseigné que DIEU me disait: Laissez-moi pénétrer chez vous, ne Me repoussez pas. Mais alors je ne savais pas comprendre ce langage; il n'était  cependant que  trop logique puisqu'il venait de DIEU; c'était moi qui l'interprétais contrairement, car si DIEU cherche accès en nous, ce ne peut être pour flatter nos faiblesses mais plutôt pour les déraciner. DIEU est entré en moi à chaque épreuve que j'ai endurée mais je ne Le comprenais pas et je souffrais de la résistance de mon imperfection qui ne pouvait Le supporter. cela nous arrive bien souvent: nous adorons DIEU, nous Le prions et dès qu'Il répond à notre appel, nous ne savons que penser pour ne pas Lui ouvrir. Lorsqu'Il a pénétré  en nous, nous Le maudissons en la personne de celui que nous disons notre ennemi et qui n'est que l'instrument de notre progrès; car le mal comme le bien a sa cause solidaire, il n'existe que par l'intermédiaire de notre semblable."

14:50 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/09/2010

SUR LES RELIGIONS.

" On ne peut relier ni réunir si on ne s'ouvre pas sur les autres ou si on considère que l'on est seul à détenir la vérité alors que tous les autres seraient dans l'erreur.On ne peut relier ni réunir si on ne s'ouvre pas sur les autres ou si on considère que l'on est seul à détenir la vérité alors que tous les autres seraient dans l'erreur. "

Voici ce que nous disions en guise de conclusion dans l'article précédent.

Mais prenons bien garde. Sommes-nous absolument certains d'être nous-mêmes à l'abri de ce genre de réactions que nous venons de dénoncer ?

Et si le rôle des religion, le rôle de leurs adeptes devait être d'être les derniers résistants contre les dérives de la société moderne . Citons comme dérives: le matérialisme, l'appât du gain, le complexe de l'estrade, l'individualisme forcené, l'égocentrisme, le mépris d'autrui, la consommation à outrance.

Je ne puis résister, aussi, à faire part d'une citation du journaliste Jean DANIEL:

" Les hommes sont naturellement racistes et ils ont du mal à supporter ce qui est différent. A leur nature mauvaise, il faut opposer avec une infinie patience une culture de la coexistence. "

Nous y voilà revenu: la coexistence ( qui est impossible sans l'ouverture sur les autres ). Est-ce que le but de toute religion ne devrait pas être cela ?

20:20 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |