10/12/2012

SUR L'INDIFFERENCE: APHORISME.

 

 

 

L'indifférence, le manque d'empathie est déjà une forme de mépris.

Il y a des gens qui baissent la tête face au mépris.

Ce phénomène révèle une inquiétante acceptation de la soumission.

Voici aussi une pensée d'Elie WIESEL:

 

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02/12/2012

LE DOUTE: UN MAUVAIS CHOIX.


LE DOUTE: L'HESITATION DEVANT UN EMBRANCHEMENT.

 

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Voici un texte du Père ANTOINE, tiré du chapitre «  L'INTELLIGENCE HUMAINE COMPAREE A L'INSTINCT ANIMAL » :

 

« ...si nous n'avions qu'un chemin à suivre, celui de la vérité, nous serions toujours certains d'y arriver puisqu'il serait impossible de nous en dispenser. Le deuxième nous donne la faculté de choisir. Disons que l'erreur est aussi utile. Simples et ignorants, dans la réalité nous n'étions pas heureux parce que nous n'aurions su l'apprécier. Mais le doute, l'intelligence qui est le deuxième chemin, nous rend libres » en nous dirigeant à travers la matière qui n'est que tribulations, l'erreur d'où nous vient la souffrance ; nous devons passer par le mal pour comprendre le bien. C'est ainsi que la personne qui naît et vit dans l'opulence, ignore le bonheur que peut lui donner la fortune parce qu'elle le profane en plaisirs non réels., peut-être même au détriment de celui de son semblable. Il en serait tout autrement si elle avait d'abord éprouvé la misère qu'aurait pu lui donner la pauvreté, alors elle aurait su en jouir.

Donc avant de nous développer l'intelligence, nous nous servions de l'instinct, et nous agissions avec certitude parce que nous ne reconnaissions que la vérité, impossible de nous égarer puisque tout autre chemin nous était ignoré. Si nous voulons nous comparer à celui que la fortune a, dès sa naissance, favorisé, nous comprendrons que comme lui nous n'étions pas heureux. Nés dans l'aisance, nous ne nous en réjouissons pas, c'est le malheur qui fait apprécier le bonheur, comme la maladie fait apprécier la santé. Le bien que nous n'avons pas mérité devient à la longue un fardeau. »

 

Le Père ANTOINE en arrive maintenant à cette fameuse théorie des deux chemins :

 

« Voilà pourquoi nous avons deux chemins, libre à nous de prendre celui de la vérité ou celui de l'erreur. Ainsi s'expliquent nos deux individualités, l'une est le moi conscient et l'autre le moi intelligent. 

C'est à l'embranchement que celle-ci contrarie l'instinct pour le faire servir à ses vues, il n'est plus que son instrument. Nous recourons instinctivement à la matière par l'intelligence d'où résultent toutes nos pensées et nous recourons de la même façon à la morale par notre amour. Mais il est d'autant plus difficile de nous maintenir dans le bon chemin, celui de la vérité, que l'autre nous en a éloignés pour en avoir douté. »

 

Nous devons aborder ici la nécessité de devoir s'assumer, ce qui est la clé du progrès personnel. Plus nous nous assumerons et plus nous deviendrons les vrais maîtres de notre vie. Fini, nous ne nous laisserons plus ébranler par le doute. Derrière nos faiblesses se terrent des frayeurs, des craintes, des contradictions, des blessures conservées souvent à notre insu .

À l'inverse, moins une personne s'assume, plus elle devient dépendante. Plus elle tente de répondre aux demandes ou aux attentes, souvent simplement supposées, d'autrui en se reniant. Elle devient à la merci de son entourage.

 

Il faudra donc faire son introspection et reconnaître toutes ces peurs, ces craintes, ces manquements, ces blessures et les comprendre afin de les intégrer et de les dépasser.

Sinon, nous partons vers un cheminement néfaste. Placé devant l'embranchement, nous doutons et nous choisissons la mauvaise voie.


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29/11/2012

GRIVEGNEE: Monument funéraire spirite ou antoiniste ?

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Nous trouvons ici un monument vraisemblablement spirite, mais peut-être aussi d'un antoiniste.

Nous trouvons sur la stèle les deux mains jointes, détail souvent présent sur les monuments funéraires des antoinistes dans la région de LIEGE.

Mais nous avons, bien lisible, une devise d'Allan KARDEC:

" Naître, mourir, renaître et progresser sans cesse, telle est la loi"

Certes devise spirite mais que ne pourrait aucunement désavouer un antoiniste.

Ci-après un extrait d'Allan KARDEC:

"Vous croyez donc réellement qu'il vous sera tenu compte des soins et des efforts dont l'égoïsme, la cupidité ou l'orgueil sont le mobile, tandis que vous négligez le soin de votre avenir, ainsi que les devoirs que la solidarité fraternelle impose à tous ceux qui jouissent des avantages de la vie sociale ! Vous n'avez songé qu'à votre corps ; son bien-être, ses jouissances étaient l'unique objet de votre sollicitude égoïste ; pour lui qui meurt, vous avez négligé votre Esprit qui vivra toujours. Aussi ce maître tant choyé et caressé est devenu votre tyran ; il commande à votre Esprit qui s'est fait son esclave. Etait-ce là le but de l'existence que Dieu vous avait donnée ?"

 
Voici aussi un texte du Père ANTOINE, puisé dans le chapitre "L'EFFICACITE DES LOIS MORALES":

" les êtres du premier échelon travaillent selon leur nature et ils sont dans la vérité, suivant leur degré d'évolution. Ceux qui occupent l'échelon suivant font deéjà plus ou mieux; mais s'ils croyaient pouvoir redire aux agissements des premiers, ils seraient dans l'erreur et permettraient à de plus élevés de leur faire également des observations."


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25/10/2012

APPARENCE ET REALITE.

Voici un texte émanant d'un journaliste italien ( Eugenio SCALFARI ). Il pose réflexion:

" Les faits existent, mais ce que nous en apprenons est le fruit de nos propres interprétations. Et donc le monde n'est que l'ensemble de nos interprétations. Et donc le monde n'est que l'ensemble des interprétaions subjectives que chacun d'entre nous donne d'un fait, d'une chose, d'une situation, d'un personnage."

Cela implique, notamment, que pour connaître le fondement d'un fait, la personnalité réelle de quelqu'un, pour bien comprendre une chose, pour éprouver de l'empathie ou de la compassion envers quelqu'un, il faut absolument cesser d'être prisonnier de son "moi". Il faut faire l'effort de faire le vide en soi et d'abandonner toute fausse vue, tout jugement a priori. C'est, encore une fois, toute la fameuse problématique de la "vue du mal".

Prenons un exemple simpliste. Imaginons que nous observons une table et que nous devons en donner la couleur. Nous dirons, par exemple, qu'elle est verte. Mais un brocanteur lui trouvera vite l'un ou l'autre défaut. Un peintre qui devrait la représenter sur un tableau trouverait que la teinte n'est pas uniforme, qu'il y a des gradations, des reflets. Si nous l'examinons à la lumière du jour ou à la lumière artificielle, nous pourrions la voir autrement que verte. Quequ'un de précis ne dira jamais "verte", il donnera le nom d'une nuance de vert...et alors s'en suivra toute une discussion sur le nom donné.

Le meilleur exemple de tromperie de la réalité, dans ce cas sera la position d'un daltonien...

 

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Voyons un extrait du chapitre "NOUS N'ACQUERRONS LA VERITE QUE PAR NOTRE ERREUR":

" N'est-il pas dit que le monde coroprel n'est que le reflet de l'individualité consciente. Notre avancement ne nous permet pas de reconnaître la réalité. Voyons encore lorsque quelqu'un nous approche: s'il n'a aucune politesse, il nous froisse, dans son naturel, nous voyons le mal; s'il venait à nous avec l'apparence de la bonté, il nous satisferait. On dira que celui qui s'adresse à nous sincèrement est aussi dans son naturel et ne froisse pas, mais dans ce cas ce n'est plus la nature qui nous touche, c'est l'amour. Quand nous aurons acquis cet amour, nous serons toujours sincères parce que le mal ne sera plus en nous et alors nous ne le verrons plus dans les autres; l'amour apparent du monde corporel, sera remplacé par l'amour réel, l'amour divin auquel il est incompatible; il n'y a que celui-ci qui aime réellement.

   Par l'intelligence, nous orenons l'erreur pour la réalité et réciproquement. Mais par notre progrès, nous retrouverons dans le démon le vrai DIEU et dans l'intelligence, la lucidité de la conscience; car si le mal nous fait souffrir et languir, c'est qu'il est le bien, la réalité qui est le contraire de notre nature imparfaite. Alors nous comprendrons que la souffrance nous est utile pour nous faire reconnaître que la réalité; sans le malheur, il ne peut exister de vrai bonheur.

   Pour mieux comprendre notre intelligence, savoir comment elle peut nous tromper, examinons la façon dont nous effectuons nos opérations pour réaliser toutes choses, nous reconnaîtrons bien facilement qu'elle s'oppose à ntre moi conscient. Elle ne pourrait toucher à la réalité; pour l'analyser, elle la dénature, car elle ne peut s'en persuader que par son opposé; c'est le seul procédé dont elle dispose pour justifier sa raison d'être."




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21/10/2012

LA PENSEE DU JUSTE MILIEU.

En quelque sorte, l'Antoinisme peut être considéré comme étant une pensée du juste milieu. Le juste milieu n'est pas un mode de pensée qui ménage la chèvre et le chou, un mode de pensée qui est le propre des gens qui essaient de parer les coups, de "passer entre les gouttes". Allors la "pensée du juste milieu" ne serait qu'un camouflage de l'opportunisme.

 

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Le juste milieu refuse à la fois les excès de l'ascétisme comme les excès de l'hédonisme. Pas question donc de vivre en ermite. On ne demande pas d'échapper à la vie. Ce que l'on demande, c'est d'avoir une vue sereine sur le monde, sans se nourrir d'illusions mais aussi sans se réfugier dans l'abstention sans but. 

La pensée du juste milieu est, pour les Antoinistes, presqu'un synonyme du désintéressement. 

Voici, à méditer, ce que dit le Père ANTOINE dans le chapitre " LE MATERIALISTE, LE FANATIQUE ET LE VRAI CROYANT":

" Nous avons dit maintes fois que la vérité est relative, que nous construisons aujourd'hui pour démolir demain. Chacun agit suivant son degré d'élévation, l'intention est tout; si elle nous paraît louable, ce serait montrer de l'égoïsme que de ne pas l'exécuter; notre expérience ne pourrait prévoir toujours si nous allons rendre un mauvais service ou avantager une personne au détriment d'une autre; mais de plus avancés pourraient le voir. Pourrions-nous utiliser un fluide que nous n'avons pas acquis ? c'est notre sincérité qui doit nous permettre d'y atteindre; possédant alors plus de lumière, plus de savoir, nous pourrons mieux comprendre et mettre en pratique des inspirations qui auparavant seraient restées voilées. Tous les fluides s'enchaînent; aller du plus épais au plus éthéré, par une succession de bonnes pensées suivies d'exécutions, c'est gravire infailliblement l'échelle du progrès."

Quand le Père ANTOINE rappelle que "la vérité est relative", ce n'est finalement rien d'autre que d'admettre le principe du "juste milieu". Si une vérité était intangible, immuable, elle exclurait toute notion de "juste milieu". On basculerait dans un mode de pensée fondamentaliste et nous en voyons tous les dégâts aujourd'hui.

Quand le Père ANTOINE dit que "ce serait de l'égoïsme (que) de ne pas l' (une bonne pensée) exécuter", il s'inscrit absolument en faux contre toute tentation de se réfugier dans l'abstention. 

Enfin, sa dernière phrase est très claire, la mission de chaque homme est de "gravir l'échelle du progrès". Cela, dit-il, ne peut se faire que par l'action qu'il exprime par une périphrase: "une succession de bonnes pensées suivie d'exécutions". Autrement dit et pour reprendre une expression du passé: "la foi sans les oeuvres est une foi morte". Mais le tout, est d'éviter soigneusement tout fanatisme, toute extrêmisme, tout parti pris. Le tout est de rester dans le "juste milieu".

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19/10/2012

SI LA LIBERATION DE L'HOMME NE DEPENDAIT QUE DE LUI-MÊME.

ET SI LA LIBERATION DE L'HOMME NE DEPENDAIT QUE DE LUI-MÊME ?

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C'est en renonçant à toute passion que l'homme peut se libérer de sa souffrance. C'est seulement alors qu'il peut remplacer le mot « souffrance » par le mot « épreuve ». L'important, pour l'homme est l'intention. On peut même dire que l'homme se réalise dans l'intention. Il existe une intention coupable, celle que l'magination engendre dans l'esprit pour l'égarer.

 

L'homme se crée par ses actes et par ses pensées, les pensées pouvant être appelées « actes-pensées ». L'homme n'a jamais que la responsabilité que de lui-même. Dans le chapitre « LA LOI HUMAINE COMPAREE A LA LOI DE LA CONSCIENCE », le Père ANTOINE nous dit :

 

 « Nous n'avons jamais que la responsabilité que de nous-mêmes. Si vous laissez agir chacun à sa guise, vous êtes dans la loi. Vous ne pourriez vous dispenser de vous conformer aux lois humaines. 

Chaque fois que nous agissons avec amour, nous nous mettons à l'abri du code pénal. L'amour c'est DIEU... »

 

L'homme est responsable de lui-même. La notion d'un DIEU ( ou de dieux ) omniscients, omnipotents et omnicompétents doit être abandonnée. Dans le chapitre « LA CROYANCE ET LA FOI », le Père ANTOINE dit bien ceci: 

 

« Ne croyons pas en DIEU, n'espérons jamais rien de Lui , mais croyons en nous et agissons naturellement. Sachons que nous sommes DIEU nous-mêmes, que si nous voulons, nous pouvons.

La croyance a été imaginée par l'intelligence qui a toujours cru que DIEU existe en dehors de nous. Elle ne peut être naturelle car elle suscite la crainte et nous fait agir toujours contrairement, avec la pensée que DIEU nous punit et nous donne des récompenses ; c'est ainsi que nous faisons le mal croyant faire le bien.

C'est la croyance en DIEU qui nous divise parce que nous n'avons pas tous de Lui la même conception ; voilà pourquoi nous voyons le mal en autrui, ignorant que c'est en pensant qu'un autre peut nous contrarier que nous nous contrarions nous-mêmes. La croyance est encore là la cause de nombreuses souffrances, car elle nous fait haïr plutôt qu'aimer. »

 

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29/09/2012

TRAVAIL MORAL, MEDITATION ET INTROSPECTION, SELON LE PERE ANTOINE.

TRAVAIL MORAL

 

Pour contrarier ceux qui affirment que l'ANTOINISME professe une notion ambigüe de la morale, nous vous livrons un texte du Père ANTOINE, puisé dans le chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE » :

«  Nous avons montré combien le travail moral est nécessaire à quiconque veut abréger sa route et s'épargner des tribulations de tous genres ; je n'en connais guère de plus utile que d'analyser ses pensées, d'en rechercher la source bonne ou mauvaise ; si elles sont dues à une imperfection et qu'elles séjournent en nous quelque temps, nous l'avons déjà dit, elles seront bientôt suivies d'autres qui pénétreront plus profondément dans les ténèbres et nous ne tarderons pas à en être tourmentés ; elles nous causeront autant de désagrément que nous avons eu du plaisir à les manier. C'est payer bien cher la satisfaction d'un moment et nous devons éviter ces sortes de repos entre d'eux épreuves ; dans ces intervalles,tâchons au contraire de nous défaire de nos faiblesses, de repousser les tentations ; n'oublions pas que l'esprit n'est jamais inactif, que les bonnes pensées dispersent les mauvaises qui ne pourraient que nous accabler davantage. On reconnaît le maçon à sa muraille. A l'oeuvre donc dans ces moments de répit ! Nous y ferons un progrès, nous y trouverons à la fois le remède et le bonheur. »

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Le Père ANTOINE nous appelle donc à méditer sur nous-mêmes, sur nos pensées, sur nos actes. Point n'est besoin de se livrer à des exercices compliqués. C'est lors de la participation aux Opérations Générales que l'on trouvera les conditions les plus propices.

 

L'Opération Générale est le moment de l' examen de conscience. Cet examen on peut bien sûr le faire à tout moment. Mais il est facilité au moment de l'Opération par la quiétude du temple et les bons fluides d'amour et de foi qui y règnent. Nous recevons, dans cet instant, le secours spirituel qui permet de surmonter et d'assumer les épreuves. Quand on assiste – on pourrait dire, participe - à l'Opération, nous sommes en communion avec tous les êtres qui nous sont proches - les vivants et veux à nos yeux disparus - de même qu'avec tous nos frères humains existants de par le monde, quelles que soient leur race et leur religion particulière."

(Brochure "Que savez-vous du Culte Antoiniste ?", à disposition dans les Temples)

 

A défaut, lorsque l'on passe près d'un Temple ouvert, il est bon d'y entrer et de se pénétrer des fluides qui y règnent.

A ce propos, on ne peut que regretter l'absence d'Opération Générale le dimanche dans les Temples belges "sans photos".

 

 

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17/09/2012

SUR LE DOUTE: MISE AU POINT.

Afin qu'il n'y ait pas d'équivoque, contrairement à Emil CIORAN, le Père ANTOINE et les Antoinistes placent le doute en tête des ennuis qui guettent les hommes.

C'est ce que l'on appelle la "fausse vue". Pour paraphraser Robert VIVIER, ce n'est ni la maladie, ni même la mort qui nous perturbent mais cette la fausse vue.

Une "fausse vue" est d'abord une vue qui peut être insuffisante car elle ne dispose pas de la force produite  par l'habitude de  la méditation. Une "fausse vue" peut aussi être une vue qui est restreinte parce qu'elle ne dispose pas assez d'expérience ou parce que l'on ne fait pas assez appel à l'expérience. C'est souvent aussi une vue  déformée par les émotions  et par des jugements a priori, les préjugés. C'est aussi parfois une vue complètement prisonnière du fanatisme, donc complètement fourvoyée car elle cumule toutes les notions négatives décrites plus haut !

 

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09/09/2012

TOUJOURS LE DOUTE. SUR UNE CITATION D'EMIL CIORAN.

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« Si j’étais chargé de classer les misères humaines, je le ferais dans cet ordre : la maladie, la mort, le doute. »

 

 

Emil Cioran (1911-1995)

 

Le doute, toujours le doute, cet affreux doute qui hante l'esprit du Père ANTOINE. Voici un petit texte, le chapitre « LE MOI CONSCIENT ET LE MOI INTELLIGENT » dans lequel il revient, une fois de plus, sur le sujet :

 

«  L'avenir est une énigme inquiétante pour celui qui ne possède pas la foi qui rassure. »

 

Ici, le Père ANTOINE ne revient pas avec le cliché de « la foi qui soulève les montagnes ». Il se contente de dire que la foi véritable, à distinguer de la croyance ou de l'obéissance fataliste ou fanatique, rassure celui qui la détient. Il poursuit :

 

« La crainte de manquer un jour du nécessaire nous préoccupe à tel point que nous en oublions les devoirs moraux qui affluent sur le chemin que nous nous efforçons de suivre. »

 

Ici, nous pouvons remarquer le rappel qui est fait de l'obligation morale qui s'impose naturellement aux adeptes qui veulent appliquer l'Enseignement Antoiniste. Il y a donc pour les Antoinistes un devoir moral à accomplir, une voie morale à suivre. Celle-ci n'est pas aisée. Il s'explique :

 

« Il est vrai que nous devons entretenir le corps afin de trouver en lui un instrument propice à la prompte exécution de nos devoirs, mais la foi nous procurerait journellement ce dont nous avons besoin. C'est le doute seul qui nous fait prendre une route contraire ; nous en avons déjà tant raisonné que chacun de nous peut s'en faire une idée. Nous savons qu'il provoque la vue du mal puisqu'il exclut l'amour et que nous ne disposons alors que de fluides épais pesant sur notre organisme, nous attristant parfois jusqu'aux larmes. »

 

Nous avons déjà beaucoup écrit sur la question des fluides découlant d'une pensée ou d'une action ou les accompagnant ou, par ricochet ou voie de conséquence en provoquant d'autres. Poursuivons la lecture, nous abordons la puissance de l'esprit :

 

«  Cependant puisque l'esprit joue sur les fluides aussi aisément qu'un pianiste sur un clavier, n'est-il pas libre de toucher ceux qui lui agréent au lieu d'autres qui pourraient l'accabler ? Il le peut, mais nous ne fuyons pas volontiers celui qui nous ranime momentanément par notre faiblesse. »

 

Maintenant un autre sujet qui rappelle la première ligne du chapitre ( «  L'avenir est une énigme inquiétante pour celui qui ne possède pas la foi qui rassure. » )

 

Une des grandes craintes vis-à-vis de l'avenir est la crainte du manque de moyens financiers. C'est l'objet du passage suivant :

 

«  Naguère nous avons raisonné de l'amour de l'or ; nous avons dit qu'il tient en nous la place de l'amour vrai, qu'il nous cajole à tel point que nous empêchons ce dernier de nous pénétrer, quoique nous sachions combien il peut nous rendre courageux, tout en nous faisant surmonter les mauvaises pensées qui résultent de la matière. Refuser un tel réconfort peut paraître étrange, mais notre doute nous le voile. Aussi longtemps que nous manierons des fluides sans amour, notre imperfection nous donnera telles pensées. »

 

Maintenant, nous en revenons à d'autres grands principes de l'Antoinisme : Dieu, avancement, intelligence et conscience :

 

«  Si nous avons en DIEU la croyance qui nous permet qui nous permet de comprendre le travail que nécessite notre avancement, des combats terribles doivent s'engager en nous entre l'intelligence et la conscience ; si nous laissons dominer la première, nous puisons dans des fluides grossiers qui nous constituent une atmosphère plus ou moins compacte ; impossible de la franchir pour atteindre à de meilleures contenant un plus grand amour. Nous nous abstenons de faire le bien, malgré les inspirations que nous recevons, nous voulons remplir un devoir et nous n'en avons plus le courage. »

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22/08/2012

IL FAUT EVITER LE PROSELYTISME.

Il faut éviter le prosélytisme. Inutile de rappeler, une fois de plus, ce qui est dit dans le deuxième Principe;

" Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi dont l'intention serait de vous convertir. Si vous respectez tout crpyance et celui qui n'en a pas, vous savez, malgré votre ignorance, plus qu'il ne pourrait vous dire"

Je suis tombé par hasard sur le chapitre "NOUS NE POURRIONS POSSEDER NI LA FOI NI L'AMOUR SANS LES ACQUERIR PAR LA PRATIQUE DE LA CHARITE". Voici un petit extrait de ce chapitre dans lequel on peut vraiment apprécier toute la sagesse du Père ANTOINE:

" Souvent nous voudrions démontrer la réalité à quelqu'un qui ne pourrait encore la comprendre; ne serait-ce pas entraver son libre arbitre, notre désir de l'éclairer n'est-il pas dicté plutôt par une faiblesse ? Nous sommes parfois heureux lorsque notre raisonnement reçoit bon accueil, il noussempble avoir été compris; avons-nous puisé dans l'amour pour convaincre, n'ac=vons-nous pas agi avec plus d'acharnement que de sincérité ? Il est vrai que les fluides atteints par nos opinions nous convainquent, mais pas en réalité, car on ne peut être convaincu que par son expérience. C'est pour cette raison que par cette foi qui est de parti pris, on ne veut discuter la vérité de celui qui l'a acquise. Nous manions ces fluides suivant notre opinion et ils nous acharnent à tel point que nous nous révoltons contre ceux qui veulent nous contredire ou proclamer d'autres choses contraires à notre manière de voir. Il est impossible d'en faire savourer de plus purs à la personne qui n'en a pas le mérite. Ils ne pourraient lui être agréables et elle les réfutera sans même en demander l'explication, trop persuadée par celui de son atmosphère qui lui donne des pensées conformes à sa nature. Nous y entreprendre comme nous l'avons dit tantôt, ce ne serait plus éclairer mais éblouir."

Voilà, faire du prosélytisme c'est chercher à "éblouir" et non à "éclairer".

Dans l'évangile, nous trouvons aussi cette condamnation du prosélytisme. En Matthieu 23/15, Jésus dit : “Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous courez la mer et la terre pour faire un prosélyte; et, quand il l’est devenu, vous en faites un fils de la géhenne deux fois plus que vous.”

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10/08/2012

CE QUE NE SIGNIFIE PAS " & NE VOIR LE MAL EN RIEN"

Les adversaires de l'Antoinisme utilisent souvent cette phrase pour dire que les Antoinistes n'ont pas de morale. Il se basent sur ces mots pour prétendre que, pour les Antoinistes, l'aspect moral d'un acte n'a aucune importance. Peu importe comment on agirait, bien ou mal, cela n'aurait aucune importance. 

Nous pouvons conseiller la lecture du chapitre " L'EPREUVE DE L'ACTE DU BIEN ET L'EPREUVE DE L'ACTE DU MAL". Nous en avons extrait quelques passages:

" Je vous ai enseigné qu'il y a deux genres d'épreuves: celle de l'acte du bien et celle de l'acte du mal. Chaque fois que nous sortons de notre nature, en bien ou en mal, nous transgressons nécessairement la loi de notre atmosphère; dans l'un ou l'autre cas, nous la démolissons et nous sommes à l'épreuve. Si nous avons accompli un acte du bien, notre infraction à la lpoi nous vaut une souffrance morale qui se prolonge jusqu'à ce que nous ayons reconstruit notre atmosphère par le fluide qui découle de notre acte et qui est d'autant plus éthéré que celui-ci a plus d'importance; il contient par conséquent plus d'amour et plus de savoir. Mais nous ne sommes pas toujours courageux pour mener notre épreuve à bonne fin, de sorte que souvent, elle nous fait perdre le fruit que nous aurions dû récolter de notre acte, parce que nous ne sommes pas toujours disposés à démolir cette matière qui tient la place de la morale"

Plus loin:

" Quant à l'épreuve de l'acte du mal, nous la subissons en remplaçant la loi de notre atmosphère par une autre qui contient moins d'amour"

Et aussi:

" Je vuiens de vous dire que nous pouvons nous trouver indisposés pour avoir fait le bien comme pour avoir fait le mal. Dans l'un et l'autre cas nous sortons de notre nature, dans le premier cas nous atteignons un fluide plus éthéré et dans le second un plus compact.


 

Ecaussinnes d'Enghien - 04-09-2010 291  blog.jpg


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07/08/2012

" NE VOIR LE MAL EN RIEN "

 

« ...& ne voir le mal en rien »

 

«  Vous ne pouvez faire la morale à personne, ce serait prouver que vous ne faites pas bien, parce qu'elle ne s'enseigne pas par la parole mais par l'exemple et ne voir le mal en rien. »

 

Nous revenons toujours à cette idée de regard, de « vue du mal ». Mais ne devrait-on pas aussi tout aussi bien dire « ...et ne voir le bien en rien »

 

En effet, ce qui est important, c'est de souligner cette puissance du regard porté par autrui sur nous et du regard porté par nous sur autrui. Il importe que celui-ci ne soit pas entaché de parti pris, qu'il soit dépourvu de jugement a priori, qu'il soit exempt de toute subjectivité mal fondée.

 

Si forts que nous croyons être, nous restons constamment soumis au regard, à l'appréciation et au jugement des autres, de nos semblables. Cela nous pousse à avoir un comportement qui n'est pas nécessairement celui que nous dicterait notre personnalité réelle. Ainsi nous pourrions nous écarter de notre naturel et avoir ainsi un comportement étrange, un véritable dédoublement de la personnalité. Cela peut aussi nous amener, au contraire, à adopter une attitude strictement défensive, à nous enfermer sur nous-mêmes, à construire des défenses de façon à empêcher ce que nous considérons comme des intrusions.

 

Il est évident que lorsque nous disons « nous », c'est exactement la même chose que si nous disions « les autres ». Toutes ces propositions peuvent toujours être inversées.

 

"Autrui" est ce qui nous différencie de nos semblables, ce que nous ne pouvons apprécier totalement à cause de notre subjectivité, de nos jugements portés a priori. Peut-on considérer « autrui » comme un juge dont le seul regard sur nous va délivrer une sentence ? Faut-il redouter de voir toutes les lignes de défenses dont on a parlé au paragraphe précédent céder sous cette subite intrusion de l'autre ?

 

Quand J.P.Sartre disait :" L'enfer, c'est les autres", il visait précisément ce regard, ce jugement que les autres ont sur nous. Mais cela pourrit aussi être la définition de l'indulgence dont nous faisons preuve à notre propre égard: notre « vue du mal » nous pousse naturellement à l'indulgence vis-à-vis de nous-mêmes, le mal vient des autres et non de nous-mêmes.

 

Cela est réfuté par le Père ANTOINE dans son Enseignement. Ainsi dans le chapitre «  NOUS NE POURRIONS POSSEDER NI LA FOI NI L'AMOUR SANS LES ACQUERIR PAR LA PRATIQUE DE LA CHARITE ”, le Père ANTOINE répond à un adepte qui lui pose la question suivante:

 

J'ai remarqué que votre enseignement préconise d'aimer. En effet, nous sommes loin de posséder cet amour vrai. Pour l'acquérir, ne devrions-nous pas nous défendre contre l'imagination du mal ? “

 

Le Père ANTOINE répond:

 

Vous avez raison; si nous travaillions avec zèle, avec cette pensée, nous serions d'autant plus heureux. Malheureusement nous nous appliquons parfois à constater le manque d'amour de nos semblables et nous en souffrons, sans songer davantage à aimer nous-mêmes. Ëtre affligé de ec qu'une personne n'éprouve pour nous que de la froideur, n'est-ce pas la preuve que l'amour nous fait également défaut ? Si nous aimions, nous n'aurions pas cette vue. Pour bien raisonner cette question, nous devrions nous analyser sincèrement, sans nulle prétention de paraître ce que nous ne sommes pas, nous étudier avant d'accuser autrui.”

 

On devrait toujours se poser ces questions:

 

  • qu'est-ce que chacun doit aux autres ?

  • Sommes-nous solidaires, reliés aux autres ou pratiquons-nous la loi du “chacun pour soi” ?

 

 

 

 

 

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22/07/2012

ÊTRE DANS LE REGARD D'AUTRUI.

ÊTRE DANS LE REGARD DES AUTRES.

 

Tout le monde, chez les Antoinistes du moins, connaît le cinquième principe :

 

«  Efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être votre ennemi, ce n'est que pour apprendre à vous connaître que le place sur votre chemin. Mais voyez le mal plutôt en vous qu'en lui, il en sera le remède souverain »

 

De même tout le monde a sûrement déjà été interpellé par ce passage du chapitre « LA CHARITE MORALE » :

 

« ...attendons-nous à ce qu'un de nos semblables surgisse tout-à-coup sur notre chemin ; mais ayons bien soin de ne pas y voir le mal voyons-y plutôt l'instrument de notre progrès ;... »

 

Mais nous sommes-nous déjà posé une bonne question ? Avons-nous déjà renversé ces deux propositions ?

 

Oui ! Il faut bien admettre que nous sommes souvent aussi cet « ennemi » qu'un autre croit voir en nous.

 

Oui ! Il faut aussi bien admettre que nous sommes souvent aussi ce « semblable » qui surgit inopinément sur le chemin des autres.

 

Dans le regard des autres, nous avons une image. Les autres peuvent avoir une opinion de nous. Il peuvent nous classer dans une catégorie. Nous sommes victimes de la « vue du mal » ou, tout au moins des jugements portés a priori.

 

C'est une image qui peut parfois nous coller au corps. C'est une image qui peut parfois nous faire souffrir. C'est une image qui peut parfois nous amener à agir autrement que nous le voudrions. Cette image peut aussi faire peur, ou faire envie, ou nous transformer en objet d'admiration. Nous pouvons aussi bien être un idéal pour autrui qu'un repoussoir.

 

Savoir que l'on est observé, voire épié, peut nous gêner. Au contraire, ne pas l'être peut signifier que l'on reste inaperçu aux yeux d'autrui, que l'on n'est pas intéressant.

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Faut-il redouter le regard des autres ? Cela signifie-t-il que nous dépendons toujours d'autrui ? Cela signifie-t-il que nous sonnes condamnés à nous comporter selon le regard d'autrui ? Ou alors, devons-nous à tout prix nous transformer pour contrecarrer le regard d'autrui ?

 

Cela doit amener une réflexion. Cette réflexion, nous la trouvons dans le chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE » :

 

«  Il arrive que des personnes nous sont sympathiques ou antipathiques sans raison déterminée. Avoir trop d'amour pour les uns et en manquer pour d'autres, ce n'est pas aimer en réalité, car celui qui possède l'amour vrai ne cesse jamais d'aimer ; il affectionne indistinctement les uns et les autres ; s'il ne peut dire du bien de ses semblables, il y a une raison, mais, du moins il n'en dira pas du mal. »

 

Nous trouvons aussi dans le chapitre « TOUT SAVOIR C'EST TOUT AIMER », cette petitre phrase que l'on doit bien méditer :

 

«  L'ignorance de nous-mêmes est la seule cause de nos contrariétés, c'est d'elle que surgissent les haine, les discordes aussi bien entre les membres de la famille qu'entre les adeptes d'une doctrine »

 

Par ce qui semble être un long détour nous revenons en quelque sorte à notre point de départ. Ce qui importe finalement, ce n'est pas l'image, fausse ou simplement déformée, que les autres peuvent avoir de nous, mais c'est l'image que nous avons nous-mêmes de notre propre personne.

 

Nous n'avons pas à nous à déterminer notre comportement pour répondre, affirmativement ou négativement, à l'image qu'on a de nous. Mais nous devons chercher à savoir qu'elle est notre véritable personnalité et agir en fonction. 

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15/07/2012

CE QUE CACHENT LES SURNOMS, LES QUALIFICATIFS DES PERSONNES.

Sans que l'on y prenne nécessairement garde, les surnoms, les qualificatifs attribués aux personnes recèlent un jugement souvent moral. Même lorsque ce qualificatif reste dans le domaine purement physique. Par exemple, appeler quelqu'un "le gros ..." signifie que cette personne est incapable de se diriger dans la nourriture...

Souvent cela implique le regard des autres, le jugement que suscite le comportement de la personne. Et bien sûr, cela est profondément marqué par les apriori de la société. 

Malheur à celui dont le comportement s'écarte de ce qui est la norme dans le milieu où il évolue.

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24/06/2012

"Ne croyez pas..." ( Kâlâma sutta Siddhârtha )

« Ne croyez pas sur la foi des traditions alors même qu'elles sont en honneur depuis de longues générations et en beaucoup d'endroits.

Ne croyez pas une chose parce que beaucoup en parlent.

Ne croyez pas sur la foi des sages des temps passés.

Ne croyez pas ce que vous vous êtes imaginé, pensant qu'un Dieu vous l'a inspiré.

Ne croyez rien sur la seule autorité de vos maîtres ou des prêtres. Après examen, croyez ce que vous aurez expérimenté vous-même et reconnu raisonnable, ce qui est conforme à votre bien et à celui des autres. »

 

Kâlâma sutta Siddhârtha

ou... fuyez les croyances de parti pris !

Delisons cet extrait du chapitre " LA CROYANCE ET LA FOI":


" Ne croyons pas en DIEU, n'espérons jamais rien de Lui, mais croyons en nous et agissons naturellement. Sachons que nous sommes DIEU nous-mêmes, que si nous voulons, nous pouvons"

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11/06/2012

L'IDEE ANTOINISTE DE DIEU ET DE "L'UNITE DE L'ENSEMBLE"

Nous avons répété à de nombreuses reprises que DIEU était impersonnel. Mais qu'est-ce que cela veut dire ?

J'ai trouvé ce petit texte au gré de mes recherches sur Internet, tiré du site http://www.lesvoiesdelame.com/archives/2012/03/26/2374271...

Je ne veux nullement annexer ce texte ni son auteur à l'Antoinisme, mais il suscite réflexion, et il est beau:

"Tant qu'on pense à soi comme une personne bien distincte, on se sent outragé, on veut se protéger et on veut posséder de peur de perdre ou en pensant que c'est un dû. Tout doit être à notre service, même Dieu. 
Mais la vie n'est jamais comme on voudrait qu'elle soit, alors on est malheureux. 
Avec le temps et les épreuves, on apprend à être moins exigeant, on apprend à regarder les autres, non plus par rapport à soi, mais avec leur point de vue à eux. Enfin, on essaie ... 
Peu à peu, on s'aperçoit que ce qu'on appelle "les autres" ne sont pas très différents de nous. En fait, nous sommes les mêmes dans l'essentiel, dans ce qui fait notre unité, et nous sommes différents dans les caractéristiques de la multiplicité. 
Je crois qu'on peut dire qu'on est dans l'ego (l'esprit de séparation) chaque fois qu'on regarde les petites différences de la multiplicité comme l’essentiel. Le détail plutôt que la vue d’ensemble. Le superficiel plutôt que la profondeur. 
Il faudrait être capable de voir les deux en même temps : la multiplicité dans l’unité. 
Chacun est différent mais chacun est le même. 
Dieu est en nous et en tous. 
Dieu est Un et Multiple. 
Dieu ne rejette personne puisque tout est Lui. 
Nous ne pouvons donc rejeter personne. Ce serait rejeter Dieu ou une part de Lui. 
Dieu a un rapport privilégié avec chaque être humain sans préférences, un rapport particulier, avec des nuances, une infinie palette de couleurs, mais toujours avec le même Amour. 
C'est pourquoi il est vain de chercher à lui plaire d'une manière ou d'une autre ... Dieu est incorruptible. Il n'est ni un justicier ni un punisseur ni un donneur de récompenses. Ca, c'est un vieux préjugé, une vision erronée qui nous colle à la peau depuis la nuit des temps. 
Il vaut mieux chercher à Le connaître, à se rapprocher de Lui pour mieux le sentir en soi, pour mieux voir avec Ses yeux, pour mieux ETRE Lui."

Et c'est agrémenté de cette belle photo:

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Maintenant, revenons-en à l'Enseignement et notamment au chapitre " ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL, LE BIEN , INTERPRETE l'OPPOSE DE LA REALITE".  Ecoutons le Père ANTOINE:

" Dans le cours de son développement, à travers les âges de l'humanité, l'intelligence a toujours imaginé DIEU isolé, dans des êtres de plus en plus perfectionnés. Après le serpent dont ADAM fit son DIEU, elle L'a conçu dans d'autres animaux encore, ensuite vint le règne des fétiches; aujourd'hui, elle Le personnifie et fait un être suprême. Depuis ADAM jusqu'à nos jours, sa vue n'a pas changé, elle L'imagine toujours en dehors de nous comme l'a fait ADAM, l'opposé de la réalité, elle prend comme lui le démon pour DIEU et DIEU pour le démon, le mal pour le bien et le bien pour le mal, elle laisse ignorer que DIEU ne réside qu'ay sein de l'homme, que chacun de nous En est une partie. Je l'ai révélé, tous nous sommes des dieux, nous avons tous un côté divin, notre côté réel, quand nous aurons surmonté la matière, l'imperfection, nous serons tous réunis dans le même amour, amour pur, nous formerons l'unité absolue de l'ensemble, DIEU."

Cette théorie de l'Unité Absolue de l'Ensemble", nous la trouvons aussi dans d'autres doctrines, notamment l'hindouisme. C'est une doctrine qui affirme l'unicité de l'être suprême, quelle que soit la forme conçue pour le rapport de l'homme et du monde matériel avec Lui.

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06/06/2012

L'ALIENATION D'AUTRUI.

Il y a diverses façons, divers comportements, qui ont pour but, caché ou non, conscients ou non, l'aliénation d'autrui.

L'aliénation, c'est tout ce qui a pour résultat de retirer à quelqu'un ce qui fait toute son humanité. 

Ce peut être par le refus de reconnaître l'autre, d'admettre que sa personnalité égale la nôtre: on réduit l'autre à une statistique ou on réduit l'autre à une catégorie sociale. L'autre n'est plus considéré comme une véritable personne autonome mais il est réduit à une simple définition ( il fait partie des x% qui...)

On peut l'ignorer purement et simplement, faire comme s'il n'existait pas. C'est souvent ce qui se passe avec les personnes âgées ou malades. On s'adresse, en leur présence, à un accompagnant et on parle d'eux à la troisième personne, comme s'ils n'étaient pas là.

On peut aussi, c'est plus violent, le stigmatiser. Il représente "l'ennemi" sans avoir la considération prescrite par vle cinquième principe.

Il y a, bien sûr, l'aliénation dans  et par l'organisation du travail. Là, on sépare les individus, on les classe dans des catégories. ce n'est pas pour rien que l'on parle de la "division du travail".

Les Antoinistes sont fermement convaincus de ce qui leur est enseigné dans le premier principe. Dès lors toute aliénation d'autrui leur fait mal.

Voici ce que l'on trouve dans " WIKIPEDIA". Ilk n'y a rien à rajouter:

"La notion d'aliénation (du latin : alienus, qui signifie « autre », « étranger ») est généralement comprise comme la dépossession de l'individu et la perte de maîtrise de ses forces propres au profit d'un autre (individu, groupe ou société en général). Il renvoie ainsi fréquemment à l'idée d'une inauthenticité de l'existence vécue par l'individu aliéné."

 

aliénation.jpg

Galériens réduits en esclavage. On retrouve dans cette condition bien des aspects de définitions de l'aliénation !


20:46 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

05/06/2012

Erreurs dans le Site http://lunoveleup.e-monsite.com/pages/stembert-un-patrimoine/le-temple-antoiniste.html

Trouvé, dans ce site, un article avec photos, très intéressant sur le Temple Antoiniste de STEMBERT. On doit quand même relever quelques erreurs assez grossières. Il y est notamment dit que les Antoinistes croient en la réincarnation animale; Ce qui est complètement incorrect. Nous l'avons déjà démontré à diverses reprises.

Il y a aussi un commentaire sur la façon de se soigner qui serait préconisée par les Antoinistes.

Enfin, en ce qui concerne les enterrements Antoinites, je n'ai jamais vu un tel rite ( cercueil qui serait placé sur deux chaises à même le trottoir ! ).

 

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Photo du Temple Antoiniste de STEMBERT

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04/06/2012

TEMPLE ANTOINISTE DE LIEGE 1 ( Hors-Château ): Panneau d'affichage.

Panneau.JPG

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03/06/2012

SUR LE MEURTRE INTRAGENERIQUE.

Dans une émission passée à la radio, j'ai entendu que l'être humain serait, avec le rat, le seul être vivant à pratiquer le meurtre intragénérique.

En général, les animaux se toisent, combattent, se battent entre eux, souvent très violemment mais sans aller, du moins volontairement, jusqu'à la mort du vaincu. Ce dernier reconnait sa défaite, son infériorité et la manifeste.

Il est bien exact que c'est une perversion que nous avons en commun avec le rat. Mais de là à dire que  nos deux espèces seraient les seules à le pratiquer ? !

Ce qui est certain, c'est que l'espèce humaine est aussi passée maître dans l'art non seulement de pratiquer le meurtre intragénérique, mais aussi dans le meurtre intragénérique de masse.

Cette question a troublé les Antoinistes et aussi le Père ANTOINE.

De là le chapitre " LE MYSTERE DE LA REINCARNATION " dans lequel un adepte pose cette question:

" Père ANTOINE enseigne que notre esprit avant de se désincarner a préparé un autre corps qu'il prend aussitôt pour naître de nouveau. Dans une guerre où deux ou trois mille hommes trouvent la mort, tous ces esprits ont-ils un corps pour se réincarner de suite ?"

Manifestement, cette question a quelque désarçonné le Père ANTOINE. Il commence d'abord par rappeler, longuement, le principe même de la réincranation. En voici le début:

" Dans tout ce que j'ai révélé j'ai dit que la mort n'existe pas, que nous ne sommes jamais, pendant le cours de notre évolution, dépourvus de corps. Si nous croyons qu'après une existence l'esprit quitte ce monde pour errerdans l'espace, c'est que le doute empêche de nous voir en réalité. Impossible de nous rendre compte de ce qu'est le doute, si nous n'avons pas acquis la foi."

Et il continue son raisonnement pour arriver à ceci:

" Maiontenant j'aborde votre question. Vous demandez si les milliers de personnes qui trouvent la mort inopinément  dans la guerre ou tout autre catastrophe ont un corps tout pr^t pour se réincarner. je viens de dire que la question précédente est délicate, mais celle-ci l'est encore davantage, car il vous sera bien difficile de l'apprécier sans vous en rendre compte vous-même en pratiquant ce que j'ai enseigné. Cependant je dois vous mettre sur la voie et en la suivant vous comprendrez que lorsque nous nous désincarnons avant de nous êtyre acquis la foi, il nous reste à en surmonter l'obstacle, l'imagination de la matière, pour savoir que nous ne possédons plus aucun corps. Rappelons-nous nos rêves, là l'esprit quitte son corps, voyons à ce moment si nous ne l'avons plus, si nous avons surmonté l'imagination. Disons plutôt que, au  point de vue de la matière, notre esprit incarné ou non est toujours le même, que la mort n'existe pas, qu'elle est plutôt la naissance d'une nouvelle existence et qu'il en sera toujours ainsi aussi longtemps que nous ne posséderons pas la foi."

 

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Mémorial du meurtre de masse de COLOMBINE


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12/05/2012

Il faut croire en l'homme.

Nous sommes tous des hommes, des êtres humains partageant le même sort, étant sur la même voie, même si c'est à des étapes différentes.

C'est pourquoi nous devons croire en l'homme. Si nous cessons de croire en l'homme, cela signifie que nous avons cessé de croire en nous-mêmes. Cela veut dire que nous avons cessé de faire nôtre le Premier Principe:

" Si vous m'aimez, vous ne l'enseignerez à personne, puisque vous savez que je ne réside q'au sein de l'homme. Vous ne pouvez témoigner qu'il existe une suprême bonté alors que du prochain vous m'isolez."

Sans oublier, non plus, ce que le Père ANTOINE dit dans cet extrait du chapitre "LA SOLIDARITE ":

" Etant isolés, nous pouvons avoir la pensée du bien, mais comment la réaliser puisque tout est solidaire ? Nous ne pouvons aller à DIEU que par l'intermédiaire de notre semblable."

Il faut savoir qu'être heureux, c'est se tourner vers l'autre. Se tourner vers l'autre, cd'est ce qui donne un sens à la vie !

 

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De par le monde, l'humanité est une !


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03/05/2012

LA SOUFFRANCE ET LES ANTOINISTES.

Les Antoinistes considèrent que les personnes qui consultent dans les Temples sont souvent angoissés, troublés par l'inquiétude de ce qui les attend, comme menacés par une force qu'ils ne parviennent pas à définir, « habités par une souffrance qui les empêche de voir clair en eux et de considérer les choses à leur juste valeur".

 

Ils sont donc en quelque sorte aveuglés par une « fausse vue », désorientés, incapables d'expliquer et de donner un sens à leur souffrance.

 

C'est au fond ce qu'exprime bien Robert VIVIER dans son roman « Délivrez-nous du mal », plus précisément dans le passage où il imagine une conversation entre ATOINE et son épouse au moment où ce dernier sent sa conception de la vie changer :

 

« - Ah ! Catherine...Je ne me sentais plus à mon aise, je souffrais. Mais j'ai compris maintenant pourquoi le bon DIEU m'avait envoyé la maladie. Il faut qu'on souffre, Catherine, il faut se donner de la peine. Sinon il n'y aurait pas de mérite à progresser, ce ne serait pas juste... »

 

Parmi les personnes qui consultent, les desservants distinguent vite, ou posent la question, entre les habitués des Temples et des consultations les familiers et les novices qui consultent pour la première fois.

 

Ces derniers viennent parfois simplement par curiosité, pour tenter quelque chose de nouveau ou pour être agréable à un proche qui leur a conseillé de s'adresser aux Antoinistes.

 

Il faut parfois les déstabiliser car il arrive parfois que le desservant se trouve en face d'une demande que le Culte Antoiniste ne peut satisfaire. Ainsi, aucun Antoiniste ne pratique la magie. Aucun Antoiniste ne prédit l'avenir. Aucun Antoiniste ne pratique la divination.

 

Les nouveaux venus doivent d'abord être mis à l'aise. Le desservant doit essayer, audelà de ce qui est dit, bien se douter qu'il y a des questions cachées, cachées par pudeur ou par crainte. Les desservants doivent les laisser se libérer petit à petit.

Si on suppose que malgré tout, il y a une demande cachée, on doit dire qu'il faut prier et s'adresser au Père pour tout ce qui les préoccupe.

 

Pour les Antoinistes, la souffrance n'est pas seulement corporelle, elle est aussi spirituelle. Encore une fois, Robert VIVIER parvient à bien exprimer ce problème :

 

«  Cette chair mue par l'esprit est sujette à des blessures, et l'esprit en souffre. La chair est attirée par cet état de froid et d'inertie qui est son destin et sa vérité finale, par la mort. Mais l'esprit la retient sur le chemin qu'ils doivent faire ensemble et qui est la vie. Et ainsi, dans les vivants, faits de chair et d'esprit, il y a tout le temps une lutte contre les puissances de la mort. C'est à propos de cette lutte qu'on venait chez ANTOINE.

Il y a bien de la souffrance dans le monde, et à toute heure. Mais elle est mêmlée à autre chose. Aussi la plupart du temps, on ne fait que la croiser en passant, souvent même on ne la reconnaît pas, ou on l'oublie. Mais la maison d'ANTOINE était devenue l'un de ces lieux où la souffrance éparse et obscure se rassemble et se connaît, peut-être s'éclaire. De là cette circulation qui commençait à se faire vers JEMEPPE. Le mal lutte contre lui-même et cherche à devenir autre chose que du mal, à se guérir. Cette sourde volonté l'avertit, et, là où il a le pressentiment de trouver un appui il se dirige. ANTOINE était assailli de ce courant continu, pressé, mystérieux. »

 

Vous remplacez « maison d'ANTOINE » par « Temple Antoiniste »...

Vivier 1.jpg

 

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30/04/2012

JEMEPPE-SUR-MEUSE: LE TEMPLE ANTOINISTE SOUS UN ARC-EN-CIEL.


Photo unique :

Le Temple Antoiniste de Jemeppe-Sur-Meuse sous un arc-en-ciel

( Photo aimablement offerte par BEAUMISTRAL )

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26/04/2012

COMMENT ACQUERIR LA FACULTE D'ECOUTE: CONSEILS DE MERE ANTOINE.

A une personne qui demandait à la compagne de Louis Antoine comment elle pourrait acquérir plus vite la foi, « Mère » répondit :

" Vous avez bonne mémoire, eh bien allez recevoir quelques malades et vous observerez le secret complet sur ce qu'ils vous diront; quand ils s'en rendront compte, ils vous diront tout si vous les recevez avec amour. Ce que le mari ne dit pas à sa femme, vous le saurez, ce que l'enfant n'ose pas avouer à sa mère, vous le saurez. Vous saurez tout et vous vous souviendrez de tout. Quand un des consultants revient vous voir, vous lui demandez : " Qu'avez-vous fait ?" (la cause) et "qu'est-ce qu'il est arrivé?" (l'effet). A force d'observation, vous verrez que lorsque ce consultant touche tel fluide, il arrive ceci, et lorsqu'il touche tel autre fluide, il arrive cela; c'est ainsi que vous découvrirez les lois morales dont la certitude mène à la foi."

Paroles admirables de la part d'une personne quasiment illetrée. Comment, dès lors, nier la force de son inspiration ?

 

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20/04/2012

OPINION DE L'EVECHE DE LIEGE SUR L'ANTOINISME ET LE PERE ANTOINE.

Dans la "REVUE ECCLESIASTIQUE" de l'Evêché de LIEGE, en 1924, on publie un texte dont l'extrait suivant:

" De tout temps, il y a eu des guérisseurs et des guérisseuses...Plusieurs ont atteint une célébrité égale ou même supérieure à la célébrité du guérisseur de JEMEPPE. A plus d'un l'idée est venue de faire école, de s'entourer, tout comme lui, d'un cercle de disciples qui devaient apprendre l'art de guérir. Mais l'originalité du Père ANTOINE, c'est qu'il s'est posé en fondateur de religion et qu'il est parvenu comme tel, à se faire écouter. Il a formé un groupement..., une vraie secte qui a ses temples, ses ministres, ses emblèmes religieux, ses exercices rituels et ses livres sacrés."

A travers l'opposition, on perçoit une certaine considération envers le Père ANTOINE et l'Antoinisme. Certes on s'oppose mais on ne méprise pas, on ne tourne pas en dérision.

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15/04/2012

LIEGE:PANNEAU DU TEMPLE ANTOINISTE DE LA RUE HORS-CHATEAU

Hors Chateau.JPG

La plaque a été modifiée. On insiste  bien sur le fait qu'une lecture a lieu "aussi"

les qutre premiers jours de la semaine à 19heures.

Je ne sais pas pourquoi on se borne à signaler que " Tout le monde est reçu" sans plus ajouter "gratuitement".

Sans doute, la gratuité ne fait plus aucun doute. Se limiter à dire "Tout le monde", c'est évidemment, et à juste titre, insister sur le fait qu'il n'est nullement nécessaire d'être Antoiniste pour franchir la porte du Temple et s'adresser au desservant pour solliciter une aide !



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14/04/2012

TEMPLE ANTOINISTE DU QUAI DES ARDENNES A LIEGE.

Voici une photo du mur du fond du Temple Antoiniste du Quai des Ardennes à LIEGE.

 

Quai des Ardennes.JPG

Il s'agit d'un Temple très dépouillé, mais sa simplicité est très prenante.

Il s'agit, actuellement, d'un Temple "sans photos".

Ce ne fut pas toujours le cas. 

Le desservant précédent avait rétabli les photos que son prédécesseur avait enlevées.

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08/04/2012

LA RANCUNE

LA RANCUNE.

 

La rancune est inutile, mais la mémoire nous y renvoie régulièrement malheureusement. La rancune est un produit de l'intelligence. Avoir de la rancune n'est d'aucune utilité. Elle ne sert qu'à se causer du mal a soi même.

 

La rancune n'est que l'impuissance à aimer, à s'aimer soi-même et à aimer autrui.

Alors vous en voulez à la terre entière de cet amour qui vous fait tant défaut et auquel tout votre être aspire.

 

La rancune révèle l'impuissance à s'aimer soi-même. Elle est le reflet d'une dévalorisation de soi-même. Dévalorisation que l'on impute à quelqu'un d'autre.

 

La rancune est un sentiment qui exprime la « vue du mal ». On se sent victime de la « vue du mal » que les autres ont sur nous. Et on scrute les autres avec cette « vue du mal » que l'on veut à tout pris découvrir chez autrui. La rancune débouche nécessairement sur la haine, sur l'intolérance, sur la volonté de détruire.

 

Comme le dit Jeannette MASSIE dans cette citation :

 

« La haine n'est-elle pas aussi douloureuse que l'amour ? Celui qui détesteson semblable s'enchaîne à sa rancune, se fait prisonnier de son ressentiment. Il n'est plus un être libre. »

 

Il y a dans l'ENSEIGNEMENT, un chapitre intitulé «  LA FOI SAUVEGARDE CONTRE LA MAUVAISE PENSEE. ». Voici, puisés dans ce chapitre quelques propos du Père ANTOINE :

 

« J'ai dit que les pensées puisées dans les ténèbres nous plongent dans l'abîme, nous surchargent d'un fardeau qui nous paralyse. Entourés de ce fluide, nous n'avons plus cette ardeur de dévouement dont nous sommes animés au milieu du fluide éthéré et nous souffrons de ne plus être à la hauteur de ce que nous avons compris. »

 

Si l'on raisonne bien, nous pouvons remplacer le mot « fardeau » par le mot « rancune ». 

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19/03/2012

LE DESINTERESSEMENT: OPPOSE DE LA MANIPULATION.

LE DESINTERESSEMENT : L'OPPOSE DE LA MANIPULATION.

 

Nous avons déjà, à de nombreuses reprises, parlé du désintéressement. Le désintéressement n'est pas l'absence d'intérêt envers les autres. Non, car ce serait alors renier une autre des idées de base du Culte Antoiniste : la solidarité.

 

A de nombreuses reprises, dans l'Enseignement, et, en premier lieu, dans les Dix Principes, les deux idées sont énoncées, parfois simultanément :

  • dans le deuxième principe : «  Si vous respectez toute croyance et celui qui n'en a pas... »

  • dans le quatrième principe : « Ne dites jamais que cous faites la charité à quelqu'un qui vous semble dans la misère.... » et « ...puisque rien n'est bien s'il n'est solidaire , vous ne faites envers lui que remplir votre devoir »

  • dans le cinquième principe : « Efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être votre ennemi, ce n'est que pour vous apprendre à vous connaître que je le place sur votre chemin. »

  • dans le dixième principe : « ...sachez qu'une grande épreuve sera votre récompense si vous l'humiliez en lui imposant le respect. »

 

Nous avons aussi le chapitre « LE DESINTERSSEMENT ET LA FOI » dans lequel le Père ANTOINE répond, ou plutôt développe, à un thème abordé par un adepte. Mais, dans ce chapitre, c'est surtout dans l'intervention de l'adepte que nous trouvons la plus belle dissertation sur le désintéressement :

 

«  Si j'ai bien compris vos enseignements, cher Père, il me semble que le désintéressement évolue graduellement avec la foi. Les religions seraient bien plus avancées, si elles avaient développé cette vertu, si leurs adeptes, trop enclins à la matière n'avaient pas méconnu que l'amélioration morale est le but de la vie. Le désintéressement ne peut exister avec le moindre espoir de récompense ; non seulement il exclut tout calcul, mais surmonte le doute. Nous devons être charitables quand l'occasion se présente, sans crainte du lendemain. « 

 

Et le Père ANTOINE commence son développement par cette remarque :

 

«  Le désintéressement n'est pas toujours compris ; il est pourtant la base des vertus que sans lui on ne pourrait pas pratiquer.

Quand nous avons la pensée de faire la charité, nous donnons ; mais notre acte est-il toujours charitable ? ...La vraie charité a pour but l'amour, trouve en elle sa récompense... »

 

Et surtout :

 

«  Quand nous donnons, n'est-ce pas l'espoir d'une récompense ou la crainte du remords qui nous fait agir plutôt que le feu sacré ? »

 

C'est ici qu'apparaît toute l'importance, toute la valeur, du désintéressement. Les relations avec autrui doivent être solidaires mais dépourvues de calculs ! Et, encore, dans ce passage, le Père ANTOINE, ne fait encore qu'aborder une partie peu grave du calcul : l'espoir d'une récompense, d'un retour et la crainte du remords. Extérieurement, ils paraissent absolument normaux. Souvent même, ils n'hésiteront pas à simuler la gentillesse et la compassion. Ce n'est que du déguisement.

 

Il faut bien aborder un aspect plus néfaste de l'absence de désintéressement dans les relations entre personnes : la manipulation.

 

La manipulation mentale se rencontre essentiellement dans le phénomène sectaire. Mais cela ne concerne pas que cela. On peut la retrouver dans des situations de la vie qoutidienne : dans un couple, entre amis, entre collègues, voire entre un patient et son médecin.

 

La manipulation est un combat mené pour s'emparer de l'esprit d'autrui ou, en tout cas, le dominer. Les manipulateurs ne s'embarrassent pas des questions d'amour, de solidarité : ils de s'encombrent pas d'émotions, ils sont dépourvus d'empathie bien que leur arme principale est de sembler en avoir beaucoup. Ils ne ressentent aucune culpabilité, ils ne ressentent aucune souffrance morale.

 

Pour les manipulateurs, le prochain n'est pas reconnu comme une personne digne de respect ou méritant de la compassion. Qu'il s'agisse de secte,de vie privée ou de vie professionnelle, les mécanismes de manipulation sont identiques . D'abord une phase de séduction et de flatterie, puis les humiliations, les abus qui conduisent à un état de dépendance et parfois a une perte totale d'identité et de repères.

 

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En fait, ils commettent un des sept péchés capitaux : l'envie. Ils observent le prochain, ils découvrent ses qualités. Qualités qu'ils ne possèdent pas. Ils n'ont qu'une envie : détruire le prochain, démolir ses pensées, l'avilir aux yeux des autres, le dénigrer

 

Voici les 30 critères du manipulateur, extraits du livre " Les manipulateurs sont parmi nous" d' Isabelle Nazare-Aga.
1.Il culpabilise les autres au nom du lien familial, de l'amitié, de l'amour, de la conscience professionnelle
2.Il reporte sa responsabilité sur les autres, ou se démet des siennes
3.Il ne communique pas clairement ses demandes, ses besoins, ses sentiments et opinions
4.Il répond très souvent de façon floue
5.Il change ses opinions, ses comportements, ses sentiments selon les personnes ou les situations 
6.Il invoque des raisons logiques pour déguiser ses demandes
7.Il fait croire aux autres qu'ils doivent être parfaits, qu'ils ne doivent jamais changer d'avis, qu'ils doivent tout savoir et répondre immédiatement aux demandes et questions
8.Il met en doute les qualités, la compétence, la personnalité des autres : il critique sans en avoir l'air, dévalorise et juge
9.Il fait faire ses messages par autrui
10.Il sème la zizanie et crée la suspicion, divise pour mieux régner 
11.Il sait se placer en victime pour qu'on le plaigne
12.Il ignore les demandes même s'il dit s'en occuper
13.Il utilise les principes moraux des autres pour assouvir ses besoins
14.Il menace de façon déguisée, ou pratique un chantage ouvert
15.Il change carrément de sujet au cours d'une conversation
16.Il évite ou s'échappe de l'entretien, de la réunion
17.Il mise sur l'ignorance des autres et fait croire en sa supériorité
18.Il ment
19.Il prêche le faux pour savoir le vrai
20.Il est égocentrique
21.Il peut être jaloux
22.Il ne supporte pas la critique et nie les évidences
23.Il ne tient pas compte des droits, des besoins et des désirs des autres
24.Il utilise souvent le dernier moment pour ordonner ou faire agir autrui
25.Son discours paraît logique ou cohérent alors que ses attitudes répondent au schéma opposé
26.Il flatte pour vous plaire, fait des cadeaux, se met soudain aux petits soins pour vous
27.Il produit un sentiment de malaise ou de non-liberté
28.Il est parfaitement efficace pour atteindre ses propres buts mais aux dépens d'autrui
29.Il nous fait faire des choses que nous n'aurions probablement pas fait de notre propre gré
30.Il fait constamment l'objet des conversations, même lorsqu'il n'est pas là

 

Voici ce qu'en dit Sonya Jougla, Psychologue clinicienne, psychothérapeute et victimologue :

 

« Il y a trois sortes de personnes qui pourraient devenir des gourous. Les maîtres à penser. Ce sont des chefs de file, ils n'ont pas véritablement besoin de pouvoir. Ensuite, les escrocs. "Je vais profiter de la crédulité des gens et prendre des sous". Soit, ils disjonctent car ils se rendent compte que cela peut leur apporter beaucoup d'argent et créent une secte, soit ils laissent tomber.
Il y a enfin les grands malades et ceux qui vont développer leur maladie grâce aux adeptes. Ce sont les paranoïaques (la plupart des gourous), et les pervers narcissiques. Ils manipulent tout en ayant l'air d'être gentils, c'est plus fin que la paranoïa. Pour avoir un tel besoin de pouvoir, il faut être abîmé, ces manipulateurs n'ont pas su ou pas pu se construire. Le manipulateur ne peut exister que s'il trouve une victime. C'est un couple infernal car le manipulé renforce le manipulateur dans sa maladie. Le groupe amplifie la domination. Et comme il y a tout le poids de l'invisible, c'est invérifiable. Le manipulateur peut alors réaliser tous ses fantasmes, les plus pervers, au nom de cette croyance imaginaire. »

18:21 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/03/2012

LA GENEROSITE. Sur un texte de VOLTAIRE.

LA GENEROSITE, selon VOLTAIRE.

« La générosité est un dévouement aux intérêts des autres, qui porte à leur sacrifier ses avantages personnels. En général, au moment où l’on relâche ses droits en faveur de quelqu’un, et qu’on lui donne plus qu’il ne peut exiger, on devient généreux. La nature, en produisant l’homme au milieu de ses semblables, lui a prescrit des devoirs à remplir envers eux. C’est dans l’obéissance à ces devoirs que consiste l’honnêteté, et c’est au delà de ces devoirs que commence la générosité. L’âme généreuse s’élève donc au-dessus de l’intention que la nature semblait avoir en le formant. Quel bonheur pour l’homme de pouvoir ainsi devenir supérieur à son être! et quel prix ne doit point avoir à ses yeux la vertu qui lui procure cet avantage! On peut donc regarder la générosité comme le plus sublime de tous les sentiments, comme le mobile de toutes les belles actions, et peut-être comme le germe de toutes les vertus; car il y en a peu qui ne soient essentiellement le sacrifice d’un intérêt personnel à un intérêt étranger. Il ne faut pas confondre la grandeur d’âme, la générosité, la bienfaisance et l’humanité on peut n’avoir de la grandeur d’âme que pour soi, et l’on n’est jamais généreux qu’envers les autres; on peut être bienfaisant sans faire de sacrifices, et la générosité en suppose toujours; on n’exerce guère l’humanité qu’envers les malheureux et les inférieurs, et la générosité a lieu envers tout le monde. D’où il suit que la générosité est un sentiment aussi noble que la grandeur d’âme, aussi utile que la bienfaisance, et aussi tendre que l’humanité: elle est le résultat de la combinaison de ces trois vertus; et plus parfaite qu’aucune d’elles, elle y peut suppléer. Le beau plan que celui d’un monde où tout le genre humain serait généreux! Dans le monde tel qu’il est, la générosité est la vertu des héros; le reste des hommes se borne à l’admirer. La générosité est de tous les états; c’est la vertu dont la pratique satisfait le plus l’amour-propre. Il est un art d’être généreux cet art n’est pas commun; il consiste à dérober le sacrifice que l’on fait... »

 

VOLTAIRE : du Dictionnaire philosophique.

La générosité implique donc une disposition naturelle que tout homme "honnête" devrait avoir envers son prochain. Elle implique la grandeur d'âme, la bienfaisance et l'humanité. Plutôt que "humanité", on pourrait mieux dire "compassion". nous touchons ici quasiment à la notion de solidarité telle que nous l'entendons. 

Nous devons aussi faire remarquer que, au début de son enseignement, le Père ANTOINE était surnommé, non pas "le Père", mais "ANTOINE le Généreux ".

La vraie générosité implique d'être cachée. C'est toujours ce qui est dit dans l'Enseignement Antoiniste:

Dans la quatrième principe: " Ne dites jamais que vous faites la charité à quelqu'un qui vous semble dans la misère..."

Et dans le dixième principe: " ... Sachez qu'une grande épreuve sera votre récompense si vous l'humiliez en lui imposant le respect..."

Et dans le chapitre "LA SOLIDARITE":

" Etant isolés, nous ne pouvons avoir la pensée du bien, mais comment la réaliser puisque tout est solidaire ? Nous ne pouvons aller à DIEU que par l'intermédiaire de notre semblable. En prenant la maxime à la lettre, je devrais dire à celui qui me consulte et qui souffre soi-disant par le contact de son semblable: Pourquoi n'agissez-vous pas seul ? Il n'en est pas ainsi, nous le savons, la solidarité préside à la création tout entière. notre foi en une personne nous inspire de lui demander son assistance et à son contact nous touchons à un fluide éthéré qui nous réconforte. Ce bien est à partager non seulement entre nous, mais entre tous les frères moins avancés à qui nous donnons l'exemple de la patience, de la résignation et de l'amour."

Cette générosité, cette solidarité est bien autre chose que de la simple assistance. Elle implique une notion fondamentale:la reconnaissance de l'égale dignité de tous les êtres. 

Ne méprisons cependant pas l'assistance aux autres. Les vitupérations actuelles contre l'assistance, affublée pour la circonstance d'un vilain mot " assistanat" n'est rien d'autre qu'un autre nom pour l'égoïsme.

 

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18:55 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |