01/03/2012

ABSENCE DE L'AMOUR, INDIFFERENCE ET VUE DU MAL.

Dans le chapitre "QUELLE EST LA CONCEPTION QU'ON PEUT SE FAIRE DE DIEU ?", le Père ANTOINE est amené à répondre à un adepte qui pose une question indirecte, peut-être insidieuse:

" Père, une personnem'a demandé quelle conception Vous Vous faites de la DIVINITE."

Comme à son habitude, le Père ANTOINE ne se borne pas à répondre mais se lance dans une longue explication qui lui permet d'aborder divers problèmes connexes, parfois lointains. Ainsi, il aborde, une fois de plus le problème de la vue du mal, cause de l'absence d'amour.

Nous pouvons bien apprécier les termes choisis. Ils ne le sont jamais au hasard. Le Père ANTOINE ne parle pas de l'inimitié, de la haine ni de pesonnes considérées comme ennemies. Il parle simplement de l'absence d'amour, c'est-à-dire de l'indifférence, du manque de compassion ou d'intérêt.

Voici ce qu'il dit:

" Nous ne souffrons que dans l'absence de l'amour. par exemple si l'un ou l'autre de nos semblables nous paraît ne pas remplir son devoir, nous imaginons en lui le mal et cette vue anéantit l'amour que nous devrions avoir pour lui. En réfléchissant il est bien plus facile de trouver la cause de notre souffrance en nous que dans notre semblable, car si quelqu'un agit contrairement à la conscience, c'est à lui à le reconnaître puisqu'il n'y a que lui qui en souffre; remontons à la source de la vue qui nous fait voir le mal en lui, je l'ai révélé et je crois qu'on ne pourrait trop le répéter, nos souffrances n'ont btoutes qu'une seule et même cause, le doute qui nous montre par la vue du mal tout opposé à la réalité."

Et, après ce qui peut paraître comme une digression, le Père ANTOINE en revient à la question initiale:

" Si nous possédions une plus grande foi nous comprendrions d'autant mieux DIEU, nous saurions qu'Il est l'amour. Si j'en éprouve un grand bonheur quand Il est en moi, pour quelle raison devrais-je Le repousser et être malheureux parce qu'un autre n'agirait pas comme il me semblerait qu'il doit le faire ? Pourquoi le priver de mon amour ? si celui-ci me fait défaut, ne vais-je pas souffrir encore davantage en n'éprouvant pour lui que de la haine ?

   Voilà la conception que tous les prophètes ont révélée et quoiqu'elle soit enseignée, la plupart pourraient encore l'ignorer. Pourrait-on s'en imaginer une plus réconfortante et plus naturelle puisqu'elle est réellement l'amour , DIEU par lequel nous aimons notre semblable, nous donnant ainsi le vrai bonheur qui ne peut exister en dehors de cet amour?"

 Cette absence d'amour et de compassion pour autrui n'est finalement qu'un manque de respect pour  cette pesrsonne. Et ce comportement envers une personne n'est bien souvent que le reflet du comportement adopté enn général.

Mais le monde est un miroir. Cette sécheresse vis-à-vis des autres ramène souvent au manque de respect et de considération que l'on pour soi-même.

Il faut donc accepter de faire une introspection et de rechercher quelle personnalité on est vraiment.


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26/02/2012

L'amour de DIEU est incompatible avec celui du monde.

Voici, pour gouverne, un extrait du chapitre " LA SOLIDARITE PEUT-ELLE ENTRAINER LA RESPONSABILITE":

 " Celui que nous disons notre ennemi pourrait-il nous occasionner la moindre souffrance, si nous interprétions son acte réellement ? Ah! si nous avions le courage de nous montrer autant satisfaits de lui que nous montrons le contraire. La reconnaissance dont nous lui sommes redevables ne nous obligerait-elle pas à lui témoigner de l'amour au lieu de haine et de vengeance ? n'est-ce pas là que nous faisons erreur, n'est-ce pas par notre fausse vue que nous l'apprécions contrairement puuisqu'il n'est que l'instrument de notre progrès.

  Je l'ai déjà révélé et je le répète, il n'y a prise sur nous que pour autant que nous avons la vue du mal, due à l'imagination qui nous montre dans les actes d'autrui le mal qui est en nous et qui nous tente à l'accompliren proportion.

  La vue du mal qui est l'imperfection prend l'apparence pour la réalité, elle ne nous permet pas de supporter celle-ci. Ah! pauvres êtres que nous somes! nous prions et invoquons DIEU pour qu'Il nous délivre de nos souffrances alors que c'est Lui qui est en nous qui nous les occasionne en démolissant notre imperfection qui s'y refuse. Nous ne souffrons donc qu'au contact de la réalité, DIEU, que nous ne pouvons pas supporter. C'est la raison pour laquelle il a été révélé que l'amour de DIEU est incompatible avec celui du monde, c'est-à-dire que nosu aimons par notre amour tout opposé à la réalité."

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22/02/2012

LES ENNEMIS DE LA SOLIDARITE: APHORISME.

La psychologie humaine est ainsi faite. La jalousie, l'ambition, la peur et la rancune sont les ennemies de la solidarité.

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17/02/2012

SUR L'AMITIE ( une citation de Joseph KESSEL )

" Un ami, c'est à la fois nous-mêmes et l'autre, l'autre en qui nous cherchons le meilleur de nous-mêmes, mais également ce qui est meilleur que nous "

( Joseph KESSEL )

 

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Toujours l'effet du miroir. L'autre, notre ami, est en fait un miroir pour nous. C'est en le regardant que nous nous regardons. Les qualités ...et les défauts...que nous voyons chez lui, nous ne les voyons que par projection de nous-mêmes.

Mais, attention aux dérives qui peuvent facilement se produire: la tentation toujours vivace du jugement, de la jalousie, de l'envie...et de la "vue du mal".

" Autrui " est à la fois soi-même et l'autre. Qui est cet autre ? Est-il pour un ami ou un ennemi ? Comment comprendre que l'autre puisse être une menace, un danger  ? 

L'ami risque d'être considéré comme un rival potentiel, comme "un ennemi". Mais, même dans ce cas-là, l'effet-miroir continuera de jouer.

C'est une mise  en garde contre ce risque que nous trouvons dans le Cinquième Principe:

" Efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être "votre ennemi". Ce n'est que pour vous apprendre à vous connaître que je le place sur votre chemin. Mais voyez le mal plutôt en vous qu'en lui: il en sera le remède souverain."

On apprécie toute la subtilité de ce Cinquième Principe:

- on ne parle pas d'un ennemi véritable mais de quelqu'un qu'on croit être un ennemi;

- cette personne, ami ou ennemi supposé, sera l'instrument par lequel on porra facilement se juger soi-même;

- la personne que l'on est amené à rencontrer ami ou ennemi supposé, sera notre miroir.

En philosophie, "autrui" est ce qui est différent et que l' on appréhende par la subjectivité. " Autrui " est ce qui nous  différencie des autres, ce que l'on ne peut connaître totalement ni convenablement, à cause de la subjectivité.

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14/02/2012

L'HISTOIRE D'ADAM: UNE CURIEUSE PARABOLE.


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L'histoire d'ADAM et EVE ? Il est bien admis, à présent, sauf pour ce qui concernent les créationnistes purs et durs que l'Histoire d'ADAM est, non pas une invention ni une légende, mais une sorte de parabole parlaquelle on nous fait découvrir quelques notions essentielles relatives aux problèmes éternels du genre humain. 

ADAM, finalement, c'est un peu chacun d'entre nous !

Voici un texte du Père ANROINE dans le chapitre "APPARENCE DE LA REALITE". Il y parle de l'intelligence humaine:

" Nous avons toujours ignoré que la première pensée que ADAM a eue pour se couvrir a été le point de départ de l'intelligence, sensibilité matérielle qui s'est développée depuis lors dans d'effrayantes proportions, donnant ainsi à croire à sa parfaite réalité. Cependant, comme nous l'avons souvent démontré, elle n'est que le siège de notre imperfection, le doute, la cause de nos souffrances. Le naturel la froisse, sauf l'amour pur qui est assimilable à tous les êtres, on ne peut lui plaire que par l'apparence. C'est trompé par elle que nous considérons toute personne loyale comme un adversaire, que nous voyons dans son acte l'intention de nous rabaisser tandis qu'il nous élève.

  Si elle agissait par ses faiblesses, elle respecterait mieux les nôtres au lieu de les blesser."

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13/02/2012

TEMPLE ANTOINISTE DE PARIS ( RUE VERGNIAUD )

Voici une photo de l'intérieur du Temple Antoiniste de PARIS ( Rue VERGNIAUD ).

On est frappé par la ressemblance très grande avec le Temple Antoiniste de JEMEPPE-SUR-MEUSE.

.....

A l'exception, bien entendu, de la présence à la tribune, des photos de Père et de Mère ANTOINE !

 

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05/02/2012

SUR LA NEUTRALITE DES EVENEMENTS ( Citation de Thierry JANSSEN )

" En soi, les évènements sont neutres. C'est nous qui leur attribuons un sens et, quoiqu'on en pense, nous avons toujours le choix entre l'idée d'un verre à moitiè plein et d'un verre à moitié vide. Notre interprétation de la réalité influence ce que nous ressentons. Et ce que nous ressentons conditionne notre réalité"


( Thierry JANSSEN, psycho-thérapeute )

Qu'est-ce d'autre dans ce texte que la vision, un peu fugitive, de la notion de "vue du mal" ?

Voici un passage de l'Enseignement du Père ANTOINE. Voyons le chapitre " LA SOLIDARITE PEUT-ELLE ENTRAÎNER LA RESPONSABILITE ? ":

" La base de notre enseignement n'est-elle pas la non-existence du mal ? et quelle responsabilité pourrions-nous avoir encore à l'égard de notre semblable si nous ne lui faisons qu'un bien ? N'est-ce pas la responsabilité qui fait la culpabilité, l'une n'est-elle pas l'autre ? La non-existence du mal n'annule-t-elle pas cette dernière ? mais alors l'autre perd également sa raison d'être. Tâchons de bien commrendre que l'épreuve est la base de la solidarité, qu'elle est un bien et non un mal puisqu'il n'existe pas, car c'est la vue de celui-ci qui nous fait interpréter toute chose contrairement et voir dans ce qui est plutôt une récompense  un châtiment."

Quelques pages plus loin, dans le même chapitre:

" Je l'ai révélé et je lerépète, il n'y a prise sur nous que pour autant que nous avons la vue du mal, due à l'imagination qui nous montre dans les actes d'autrui le mal qui est en nous et qui nous tente à l'accomplir en proportion.

   La vue du mal qui est l'imperfection prend l'apparence pour la réalité, elle ne nous permet pas de supporter celle-ci."

 

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" La Fuite en EGYPTE" : C'est nous qui attribuons un sens aux évènements !

C'est nous qui faisons de ce sens purement personnel, qui faisons des évènements  la manifestation d'une Providence, d'un dessein divin.

Dans ce cas-ci aussi, pour autant qu'il ne s'agisse pas d'une légende, se pose l'éternelle question de la responsabilité divine dans les évènements qui se produisent ?



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04/02/2012

LE FATALISME, SELON LE PHILOSOPHE ALAIN.

"Le fatalisme est une disposition à croire que tout ce qui arrivera dans le monde est écrit ou prédit, de façon que, quand nous le saurions, nos efforts ne feraient pas manquer la prédiction, mais au contraire, par détour imprévu, la réaliseraient.

Cette doctrine est souvent présentée théologiquement, l'avenir ne pouvant pas être caché à un Dieu très clairvoyant ; il est vrai que cette belle conclusion enchaîne Dieu aussitôt ; sa puissance réclame contre la prévoyance.

Mais nous avons jugé ces jeux de paroles. Bien loin qu'ils fondent jamais quelque croyance, ils ne sont supportés que parce qu'ils mettent en argument d'apparence ce qui est déjà l'objet d'une croyance ferme, et mieux fondée que sur des mots. Le fatalisme ne dérive pas de la théologie ; je dirais plutôt qu'il la fonde. Selon le naïf polythéisme, le destin est au-dessus des dieux."

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30/01/2012

L'ATTACHEMENT A L'ANIMAL: NOUVELLE TENTATIVE DE COMPREHENSION.

Il y a bien un passage de l'ENSEIGNEMENT qui interpelle. Ce n'est pourtant qu'un petit paragraphe du chapitre " L'ARBRE DE LA SCIENCEDE LA VUE DU MAL."

" ...Cependant, j'aime à faire comprendre combien nous sommes aussi dans l'erreur en nous attachant à l'animal, c'est un grand péché parce que l'animal n'est pas digne d'avoir sa demeure où réside les humains."

Il y a diverses interprétations. On en a déjà fait état dans ce site. En voici une autre: ici, en fait, le Père ANTOINE s'inscrit en faux contre l'injonction à la fois biblique et païenne ( le mythe de PROMETHEE notamment ) de prise de possession de la terre et de ses animaux par l'homme.

Nous retrouvons, en quelque sorte, cette idée dans le chapitre "COMMENT NOUS FALSIFIONS LA NATURE". Le Père ANTOINE dit ceci:

" Nous avons par l'intelligence, abusé de toutes choses et falsifié à tel point la nature que nous préférons maintenant la falsification à la réalité, nous y sommes si bien habitués que tout ce qui est réel nous est insupportable. C'est la raison pour laquelle j'ai révélé que l'intelligence ne peut supporter la réalité."



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22/01/2012

LA PRIERE: Faut-il prier ? Comment prier ? Qu'est vraiment la prière ?

Comment prier ?

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" L'Angélus"  de MILLET

Voilà une question qui tourmente tous ceux pour qui prier est une activité essentielle dans la manifestation de la foi.

 

« N'entretenez aucun souci. En toute choses, exposez vos besoins à Dieu. Faites-les lui connaître dans la prière.  Priez avec confiance et sérieux, sans oublier d'exprimer votre reconnaissance. Alors, la paix divine qui surpasse toute intelligence, tout ce qu'on peut en dire, gardera vos coeurs et vos pensées dans la communion du Christ vivant. »

 

Ainsi parlait Saint Paul aux chrétiens de Philippes. 

 

Nous trouvons la position de Saint François de Sales en 1620 :


« Plusieurs se trompent grandement, croyant qu'il faille tant de choses, tant de méthodes pour la bien faire. L'on en voit certains qui sont en un grand empressement afin de rechercher tous les moyens possibles pour trouver un certain art qu'il leur semble nécessaire de savoir pour bien la faire, et ne cessent jamais de subtiliser et pointiller autour de leur oraison pour voir comme ils pourront faire ainsi qu'ils désirent... Je ne dis pas qu'il ne faille se servir des méthodes qui sont marquées ; mais l'on ne doit pas s' attacher et les affecter tellement que nous mettions toute notre confiance en elle (...). Il n'y a qu'une seule chose nécessaire pour bien faire l'oraison, qui est d'avoir notre Seigneur entre nos bras : cela étant, elle est toujours bien faite, de quelque façon que nous nous y prenions. » 

 

En somme, Saint François de Sales affirment que ce n'est pas la forme, et surtout pas les démonstrations publiques entourées de cérémonial qui comptent mais que c'est la foi, et une foi pure , sans recherches.

 

Si nous lisons le texte ci-après du Père ANTOINE, puisé dans le chapitre « LA PRIERE », nous trouvons, en somme, le même principe :

 

« La prière est dans l'action dictée par la conscience, d'où peut résulter le bien.

A certains moments, dans une grande douleur, par exemple,il arrive qu'une seule prière récitée sincèrement nous soulage ; toute souffrance a cependant une cause et si nous comprenions l'avenir, nous reconnaîtrions qu'elle est le résultat d'un acte contraire à la loi de la conscience. . Je le dis souvent : Quand cette cause n'existera plus, le mal sera guéri. Dans les instants pénibles, hâtons-nous de puiser au sein de DIEU la force et le courage pour bien remplir nos devoirs. Lorsque l'intention se fait sentir, nous ne devrions jamais attendre.

Ne serait-il pas plus conforme à la raison de prier dès que nous en recevons l'inspiration ? Puisque la prière est plus dans le fond que dans la forme, n'hésitons-pas un instant à observer la maxime qui dit de ne pas remettre au lendemain ce qu'on peut faire le jour-même, c'est-à-dire de ne pas différer la bonne action ; car la vraie charité est celle qu'on accomplit dès qu'en surgit la pensée ; exécutée après, elle n'est plus que l'effet du remords, tandis qu'elle eût été celui de l'amour.

Je le répète souvent, travailler c'est prier ; en effet, le travail qui rentre dans le devoir est de la prière et le meilleur est celui qui est basé sur la charité. »

 

Je passe environ deux pages et j'arrive, dans le même chapitre, au passage suivant :

 

« Si nous prévenions une personne adulte que l'heure de la prière a sonné, pourrait-elle bien prier et cet acte lui serait-il agréable ? Je ne le crois pas, car ce serait entraver sa liberté et l'empêcher ainsi de prier avec recueillement. »

 

Le Père ANTOINE donne ensuite un conseil concernant la prière des enfants :

 

« Laissons les enfants libres dès leur plus jeune âge, ne leur ordonnons jamais de prier mais prêchons d'exemple. Aussitôt qu'il remarquera le silence de ses parents, l'enfant se retirera sans bruit dans quelque coin, comprenant déjà qu'il doit les satisfaire en ne troublant pas leur recueillement. De leur côté, les parents attentifs en DIEU, sentiront leur atmosphère s'alléger insensiblement et ils seront toujours mieux inspirés par le fluide d'amour qu'ils puiseront en son sein. Leur pensée, embrassant toute leur famille, sera portée tantôt sur l'un tantôt sur l'autre, l'amour qui découlera de leur prière entourera l'enfant de la même atmosphère ; il sera bercé par cette douce influence et ne tardera pas à prendre part à leur recueillement ; imitant leur exemple, il ne dira plus un mot pendant leur prière mentale et celle-ci terminée, vous l'entendrez s'écrier : Maman, j'ai prié aussi!Voilà un moyen d'inspirer aux enfants qu'ils doivent prier. »

 

La prière est la clé que Dieu à mise entre nos mains pour nous permettre d'entrer en relation avec Lui. Rappelons-nous ces mots puisés dans le neuvième Principe :


"...Cultivez-vous, vous vous rappellerez le passé ; vous aurez le souvenir qu'il a été dit:Frappez, je vous ouvrirais ; Je suis dans le connais-toi. »

 

On ne peut non plus s'empêcher de revenir au roman écrit par Robert VIVIER ( « DELIVREZ-NOUS DU MAL » ), le passage où il parle du jour de la communion solennelle de Louis ANTOINE :

 

«  A l'église, il y eut un moment où Louis oublia tout ce monde qui l'entourait, pour ne plus sentir en lui qu'un vide immense et délicieux. Il n'était plus Louis Antoine ? Le fils de Martin, le petit garçon de Tatène, né au hameau de MONS. Un rayon s'était posé sur le mur blanc de l'église, et ce rayon venait du temps du Christ.

Tout le restant de la journée, malgré le tohu-bohu, les arrivées des amis, les petits verres et les chansons, il garda en lui cette impression qui le forçait à se tenir silencieux et tranquille, sous le poids d'une responsabilité. Quelque chose de nouveau s'était passé. Il n'était plus seulement regardé par DIEU, mais DIEU était en lui , et ce n'était plus un vieillard vénérable,- il n'aurait pas su dire ce que c'était, un feu, peut-être, un feu très doux, un peu oppressant. Et à cause de cette présence en lui, de ce poids qu'il sentait, il n'était plus possible de courir, de sauter, de faire des choses frivoles... »

17:16 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/01/2012

Le pessimisme : Attitude de confort personnel ? Résultat du doute ?

Le pessimisme est une tournure de l'esprit selon laquelle la souffrance serait inhérente attachée à l'existence humaine.

 

La situation vis-à-vis de laquelle les hommes manifestent le plus de pessimisme ou, en tout cas, de crainte, est le problème de la mort. La mort à laquelle il n'est pas possible d'échapper et, surtout, la grande question de ce qui se trouve après la mort.

 

Dans l'ENSEIGNEMENT, le Père ANTOINE apporte déjà un certain réconfort, une certaine assurance. Il dit, dans le chapitre « REINCARNATION » :

 

« Tout autre et bien plus consolante est la réalité : la mort n'existe pas ; nos être chéris soi-disant disparus ne le sont qu'en apparence : nous ne cessons pas un instant de les voir et de nous entretenir avec eux, la vie corporelle n'est qu'illusion. Mais notre incarnation qui est le doute absorbe notre foi. Je ne sais comment m'exprimer pour vous pénétrer de la réalité de cette question ; oui, je voudrais pouvoir vous rendre sensible la révélation d'aujourd'hui, vous faire savourer à quel point elle est réconfortante. Notons bien qu'il n'y a que le doute qui nous incarne et qui empêche notre liberté. »

 

Voilà, le pessimisme n'est en fait que le sous-produit du doute. Celui qui possède véritablement la foi ne pourrait être pessimiste de nature ! A noter que je me suis bien garder de dire «  celui qui possède la foi véritable » mais j'ai utilisé « celui qui possède véritablement la foi. »

 

Il convient de bien apprécier la différence: ce n'est pas un simple jeu de mots.

 

Le pessimisme se base aussi sur la croyance que le mal régne dans le monde qui est impitoyable. Le Père ANTOINE insiste à diverses reprises sur cette « fausse vue ». Je prends trois passages du chapitre « L'ARBRE DE SCIENCE DE LA VUE DU MAL » :

 

«  Nous avons longuement parlé de l'imagination du mal et de la non-existence de la matière. Pour nous rendre compte de la réalité, nous devons nous reporter au temps où cette fausse vue a pris naissance. Nous connaissons l'histoire de l'arbre de science soi-disant du bien et du mal que nous ont laissée nos ancêtres, nous allons la reprendre afin d'en retrouver le véritable sens ; elle pourrait nous sembler obscure parce que on l'a toujours envisagée plutôt comme une fable que comme une réalité. »

 

«  ...Toutefois DIEU ne l' (ADAM, ndlr) abandonna pas. Mais l'inspiration ne produisait plus sur lui la même impression qu'auparavant parce qu'il la confondait avec ses pensées. Voilà où le doute fait son apparition, où commencent les tribulations et les vicissitudes. Car ADAM n'avait plus la foi au vrai DIEU ; au contraire, depuis qu'il s'en était écarté, il L'accusait de toutes les difficultés qu'il avait éprouvées, interrompant ainsi l'inspiration. ADAM abvait perdu tout bon sens, disait que le DIEU qu'il avait abandonné n'était qu'un démon ; ne voyant plus en, Lui que le mal, il était heureux d'en être délivré parce que la joussance de l'amour bestial lui procuarit un bonheur apparent. »

 

« En résumé, le péché d'ADAM c'est la vue du mal. »

 

Voilà donc une cause du pessimisme : le doute, la perte de la foi. Il y a d'autres causes qui toutes renvoient au doute

 

Une d'entre elles, mais ici nous somme toujours dans l'absence de foi, dans le doute: la prise de conscience que l’univers n’aurait aucun sens. Rien ne serait visé dans l'existence humaine, cette existence n'aurait aucun but sérieux. Rien ne pourrait être visé ni donc atteint. Tout acte ne serait qu'un long gaspillage d'énergie. Tout sentiment humain serait vain et leur vanité accentue la solitude de l'homme dans un monde absurde, sans Dieu. On se trouve dans un monde horrible à vivre avec un dilemme, ou plutôt même un triple choix.

 

Le premier choix: on adopte une attitude nihiliste, de rejet permanent, de haine. Puisqu'on est seul dans un mode hostile et absurde, alors on s'affranchit de toute morale, aucun acte n'est répréhensible.

 

Le second choix: on adopte une attitude opportuniste, de recherche de tout plaisir. Puisqu'on est seul dans un monde hostile et absurde, on s'affranchit aussi de toute morale, reine non plus n'est répréhensible mais, au lieu d'être un destructeur, on choisit d'être un profiteur. On n'a pas à se nourrir de scrupules.

 

Il est curieux de constater à quel point les deux positions, qui apparaissent d'abord, comme antagonistes, partent du même principe et...pourraient même finir par avoir des conséquences identiques. Les un s comme les autres font leur propre malheur. Mais ils cherchent ce qu'ils croient leur être profitable : les honneurs, les richesses, le pouvoir, le plaisir, l'affranchissement des contraintes. Les uns comme les autres ne cherchent pas le bonheur, mais la puissance. Cette recherche peut parfois être brutale et sanguinaire.

 

Il y a aussi un troisième choix: l'acceptation de tout comme une malédiction dont on ne peut se libérer. Puisqu'il n'y a aucun but à poursuivre, puisque le monde est hostile, inclinons-nous et renonçons à toute pensée, à tout acte, à tout effort finalement inutile. C'est ce que l'on peut appeler le « confort du pessimisme ». Un tel pessimiste n'est ainsi jamais déçu. Ce pessimisme devient aussi agréable que l'optimisme en ce sens qu'il nous dispense de tout effort, de toute recherche, de toute tentative de progrès, de toute remise en cause. S’il n’existe aucune espérance de progrès, ce pessimisme nous pousse à l’inaction.

 

Quant à nous ? Souvent, de l'extérieur, on dépeint le Culte Antoiniste comme une religion pessimiste. En fait, il n'en est rien : comme l'Antoinisme n'est pas une religion de salut, on ne doit rien craindre de l'au-delà. On ne doit pas avoir peur de l'enfer éternel. Tout au plus peut-on craindre une multiplication des réincarnations. Mais on dispose du libre arbitre, de la foi et de la volonté pour tenter d'abréger ces réincarnations.

 

Dans le chapitre « COMMENT NOUS PROGRESSONS. », le Père ANTOINE nous réconforte et nous donne du courage :

 

« Nous évoluons ; que l'on fasse le bien ou le mal, personne ne stationne ; mais l'un avance plus rapidement que l'autre. Celui qui est aujourd'hui très imparfait ne sera-t-il pas demain un homme d'exemple, par son désir de s'améliorer ? S'il paraît stationner, nous pourrons le voir plus tard marcher à pas de géant.

Nous n'ignorons pas que, croyant faire le bien, on peut commettre inconsciemment une erreur ; si l'on en avait conscience, on s'abstiendrait, mais nous savons que c'est néanmoins travailler à son avancement ; après, on peut reconnaître qu'on a marché à côté de la vérité. La conscience n'est pas suffisamment dégourdie pour montrer en temps opportun la valeur de l'acte, c'est pourquoi l'on s'égare ; mais le désir de progresser la fait apprécier pour mieux faire à l'avenir. »

Et, plus loin :

 

«  Tous les êtres évoluent ; ils se créent des lois appropriées à leur nature, qui déterminent le degré de leur développement ; la conscience est la boussole par laquelle ils se dirigent, suivant leur élévation. »

 

Pour finir, une petite citation de Walt DISNEY, pour nous donner du courage :

 

«  Pour réaliser une chose vraiment extraordinaire, commencez par la rêver. Ensuite réveillez-vous calmement et allez d'un trait jusqu'au bout de votre rêve sans jamais vous laisser décourager. »

 

 

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10/01/2012

Sur la recherche du bonheur ( de BOUDDHA )

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07/01/2012

"CONNAIS-TOI TOI-MÊME": Citation de SOCRATE vue selon l'Enseignement Antoiniste.

«  CONNAIS-TOI TOI-MÊME »

 

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"Connais-toi toi-même, laisse le monde aux Dieux". C'est ce qui était inscrit sur le fronton du temple de Delphes consacré a APOLLON. Cette formule invitait les hommes à se reconnaître faibles face aux dieux. elle signifiait, bien sûr,qu'il fallait penser à se connaître tout en étant bien persuadés que tout était décidé par les dieux. Nous pourrions dire aussi que celui qui se connait bien, se porte bien...et se comporte bien.

 

Cette citation a toujours été attribuée à SOCRATE, à tort. Mais c'est quand même SOCRATE qui en a complètement bouleversé le sens. Pour lui, « Connais-toi toi-même » signifie qu'il faut savoir que l'on est un d'abord un homme avec ses opinions, son éducation, sa culture, ses désirs, ses envies et ses préjugés ( ses préférences, ses amitiés, ses inimitiés...). Pour lui, c'est la connaissance la plus essentielle, conditionnant toutes les autres formes de connaissance. SOCRATE ne retient que "Connais-toi toi-même" et fait figure de contestataire, voire même de révolutionnaire.

 

La question est: « Que pouvons-nous réellement faire si nous ne nous connaissons pas nous-mêmes ? » Et:« Qu’est-ce que l’humanité ?»  En effet, on ne peut jamais chercher à se connaître en faisant abstraction du reste de l'humanité, passée et présente, surtout pour ceux qui croient à la réincarnation. Nous sommes conditionnés par la culture, la société, les religions, les médias, le nationalisme, l’éducation, les croyances diverses, les tabous, justifiés ou non.

 

Nous sommes conditionnés par le présent dans lequel nous sommes plongés mais aussi, pour nous, à notre insu, par le passé de notre âme. Dans le chapitre « REINCARNATION », le Père ANTOINE a bien souligné : 

 

« L'âme imparfaite reste incarnée jusqu'à ce qu'elle ait surmonté son imperfection. Chaque existence est la conséquence de la précédente et elle détermine celle qui lui succède par l'épreuve subie et par d'autres contractées à son insu. Avant de quitter le corps qui se meurt, l'âme s'en est préparé un autre pour se réincarner. »

 

SOCRATE n'a jamais voulu dire qu'il fallait s'analyser avec complaisance. La connaissance de soi n'implique pas le repliement sur soi, ni, surtout, la contemplation de soi et, non plus, le mépris de soi.

 

Cette contemplation de soi-même n'est que l’ignorance de la réalité ou de l'aveuglement. Elle rend l’homme esclave de ses opinions ou de son environnement culturel.

 

En fait, il faut bien lire et essayer de comprendre la signification de cette citation. Il faut bien donner aux mots leur signification grammaticale. Dans « Connais-toi toi-même », quelle valeur grammaticale donner à « toi » et à « toi-même ».

 

« toi » est complément d'objet direct. Chaque homme est la personne interpellée, et on l'interpelle pour lui dire que son introspection, que son analyse personnelle doit être faite. Chacun est invité à se connaître.

 

« toi-même » doit être considéré comme le sujet de la phrase. Il faut donc bien comprendre la citation comme suit : « Toi-même, personnellement, tu dois t'analyser, te mettre à nu ».

 

C'est là que réside le tournant majeur dans l'esprit. Il ne faut plus s'en remettre aux dieux, à DIEU, au prêtres, aux mages aux gourous pour faire la démarche de se connaître. C'est une démarche à conduire soi-même. C'était révolutionnaire pour l'époque de SOCRATE...mais cela le reste tout autant !

 

La connaissance de soi ne relève plus de l'ordre du mystique, inatteignable par les profanes que nous sommes. Mais on doit considérer que au lieu d’être inapte, chaque homme a la capacité d' entreprendre la recherche puisque l’Esprit se trouve dans l'homme lui-même.

 

C'est tout aussi désarçonnant et interpellant que ce passage de l'Enseignement du Père ANTOINE, soit le début du chapitre « LA CROYANCE & LA FOI » : 

 

« Ne croyons pas en DIEU, n'espérons jamais rien de Lui, mais croyons en nous et agissons naturellement. Sachons que nous sommes DIEU nous-mêmes, que si nous voulons, nous pouvons. »

 

La clé de « la connaissance de soi » est de pénétrer en soi-même, et cela consiste à chercher DIEU en soi. Nous en revenons au Premier Principe : 

« Si vous m'aimez, vous ne l'enseignerez à personne puisque vous savez que je ne réside qu'au sein de l'homme. Vous ne pouvez témoigner qu'il existe une suprême bonté alors que du prochain vous m'isolez » »

 

C'est, pour beaucoup, dérangeant, car, manifestement, la majorité des gens désirent, ou en tout cas admettent aisément, que quelqu’un qu'ils reconnaissent comme supérieur spirituellement, leur dise ce qu'il faut faire et comment le faire, ce qu'il faut penser. Ainsi ils sont débarrassés de la corvée de penser par eux-mêmes. Et, partant, de faire eux-mêmes cette recherche vers la connaissance de soi.

 

SOCRATE n'a jamais voulu dire : "analyse-toi avec complaisance"., ni non plus : « analyse-toi superficiellement seulement ». Ce qui est demandé n'est pas une introspection narcissique et égocentrique, mais un programme de vie morale. La connaissance de soi n'est pas de l'égoïsme mais bien une ouverture vers les autres car c'est à cette condition que l'on peut aller vers les autres et bien se comporter envers eux. Nous en revenons toujours au chapitre « LA CHARITE MORALE » que le Père ANTOINE commence par ces mots : 

 

« Mes enfants, l'homme recherche toujours ce qui correspond le mieux à ses faiblesses ou à ses vertus. Ici-bas dans ce monde de tribulations et de vicissitudes, nous parlons autant de la morale que nous la mettons peu en pratique. C'est pourquoi elle demeure très vague pour l'esprit qui a le désir de posséder matériellement plutôt que moralement. »

 

Mais il ne faut pas se leurrer, cette connaissance de soi par soi-même n'est pas sans difficultés. C'est à juste titre que Martin HEIDEGGER a écrit:

 

"Aucune époque n'a accumulé sur l'homme des connaissances aussi nombreuses et aussi diverses que la nôtre. Aucune époque n'a réussi à présenter son savoir de l'Homme sous une forme qui nous touche davantage. Aucune époque n'a réussi à rendre ce savoir aussi promptement et aussi aisément accessible. Mais aussi, aucune époque n'a moins su ce qu'est l'Homme".

 

Dans le domaine de la pensée, le scientifique ne doit pas se laisser égarer par son enthousiasme ni par l'ivresse de ses raisonnements et agir sans conscience. On peut rappeler le proverbe « Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. »

 

Dans le domaine du sentiment, c'est pareil. Nous ne devons pas nous laisser mener aveuglément par nos envies, nos attirances, nos rancœurs ou nos rejets.

 

Dans le domaine de l’action ou de l'activité professionnelle, nous devons rester capables de nous juger froidement, sans complaisance et de ne pas nous laisser emporter.

 

Tout homme possède la capacité de faire la démarche vers la connaissance de soi, par lui-même mais il doit apprendre à la cultiver. Dans le Neuvième Principe, c'est bien exprimé : 

 

« ...Cultivez-vous, vous rappellerez le passé, vous aurez le souvenir qu'il a été dit:Frappez, je vous ouvrirai. Je suis dans 'Connais-toi'. »

 

Se connaître, c’est chercher à se fondre dans l’immensité de DIEU, c'est reconnaître la présence de DIEU en nous, c'est admettre que nous sommes une parcelle de DIEU. Bien sûr, cette identification avec DIEU, ne se produit pas rapidement, ni facilement. Parfois, pour la plupart des hommes, dans toute une existence, on n’y arrive pas. De temps en temps, les gens ont une lueur, une illumination, mais de nouveau le lendemain, on se sent à nouveau isolés, faibles et désemparés. 

 

C'est ce que nous trouvons dit de façon admirable dans le chapitre « LA FOI SAUVEGARDE CONTRE LA MAUVAISE PENSEE. » : 

 

« J'ai dit que les pensées puisées dans les ténèbres nous plongent dans l'abîme, nous surchargent d'un fardeau qui nous paralyse. Entourés de ce fluide, nous n'avons plus cette ardeur de dévouement dont nous sommes animés au milieu du fluide éthéré et nous souffrons de ne plus être à la hauteur de ce que nous avons compris. »

 

Je me voudrais de ne pas clôturer cette longue dissertation sans faire référence à un passage du chapitre « NOUS DEVONS TOUJOURS RESPECTER NOTRE NATUREL » : 

 

« Quiconque cherche à résoudre le problème de l'existence, s'il désire savoir où il va, doit chercher d'où il vient, il doit connaître de quelle façon nous nous sommes incarnés : toute solution est là. Quand nous comprendrons que notre intelligence ne nous sert que pour nous diriger matériellement, autrement dit dans l'imperfection, nous saurons aussi que ce n'est pas elle qui elle qui pourrait nous en extraire, que si elle nous y plonge, nous devons arriver à la surmonter pour atteindre au vrai bonheur. Mais aussi longtemps que nous nous ignorerons, nous ne ferons qu'obéir à cette faculté et à l'amour qui en résulte. Voilà où nous faisons erreur, nous confondons l'amour divin avec le nôtre, auquel il est incompatible, c'est pourquoi je répète souvent que nous devons apprendre à nous connaître, et nous ne pourrions le faire qu'en agissant naturellement. »

 

18:25 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

28/12/2011

LA CHARITE: QUE DIRE, QUE PENSER ?

QUE DIRE, QUE PENSER SUR LA « CHARITE » ?

 

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« La charité est souvent  un fruit de l’orgueil. »

de Alfonso Di Lernia

 

« Sans la charité, je ne suis rien… ». Et tout ce qui est privilège, service, vertu même, « sans la charité, cela ne me sert de rien. La charité prend patience, la charité rend service, elle ne jalouse pas, elle ne plastronne pas, elle ne s’enfle pas d’orgueil, elle ne fait rien de laid, elle ne cherche pas son intérêt, elle ne s’irrite pas, elle n’entretient pas de rancune, elle ne se réjouit pas de l’injustice, mais elle trouve sa joie dans la vérité. Elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle endure tout. »

de  Saint PAUL

 

« Quand vous ferez la moisson dans votre pays, tu laisseras un coin de ton champ sans le moissonner, et tu ne ramasseras pas ce qui reste à glaner. Tu ne cueilleras pas non plus les grappes restées dans ta vigne, et tu ne ramasseras pas les grains qui en seront tombés. Tu abandonneras cela au pauvre et à l'étranger. »

du « Lévitique »

 

reconnaîtra les bons à ce qu'ils ont été secourables à l'égard de leurs frères, semblant ainsi identifier la charité avec l'aumône. A cette conception s'oppose diamétralement ce propos d'un contemporain : La charité atteint son couronnement dans la suppression de l'aumône. »

 

( Dans le Lévitique, la nourriture est laissée à l'abandon, de sorte que le pauvre puisse conserver sa dignité en récoltant plutôt que d'être contraint à mendier auprès des riches ce qu'ils veulent bien lui laisser )

 

« Prélève une aumône sur leurs biens pour les purifier et les rendre sans taches. »

du Coran

 

(Chez les Musulmans, le Coran contient plus de 80 versets concernant la charité (« zakât ») et l'obligation de s'en acquitter. Cette aumône est considérée comme un droit des pauvres de prélever dans le surplus des plus riches.)

 

 

« Quant à la charité, nous n'avons même plus osé la prêcher. En effet, autrefois, le sacrifice qui fonde les êtres prenait le nom de charité quand il honorait Dieu à travers son image humaine. À travers l'individu nous donnions à Dieu, ou à l'homme. Mais, oubliant Dieu ou l'homme, nous ne donnions plus qu'à l'individu. Dès lors, la charité prenait souvent figure de démarche inacceptable. C'est la société, et non l'humeur individuelle, qui se doit d'assurer l'équité dans le partage des provisions. La dignité de l'individu exige qu'il ne soit point réduit en vassalité par les largesses d'un autre. »

 

de Saint-Exupéry

 

Pour Marx, qui dénonce la religion comme « bonheur illusoire du peuple », la charité n’est qu’un alibi, une évasion. Dans la mesure de ses moyens, elle s’efforce de rendre plus tolérable l’injustice, détournant ainsi les hommes de leur tâche véritable : la transformation violente de la société.

En fait, le mot « charité » a été dévalué. Il n'évoque souvent, au pire, que l'idée d'aumône ; au mieux, les œuvres de bienfaisance ou la philanthropie. Le plus grand scandale contemporain est celui de l'indifférence. 

 

Que doit être la « charité » ? C'est d'abord l'amour dont Dieu nous aime, amour qui est dans le fondement de « l'Auréole de la Conscience » :

 

« Un seul remède peut guérir l'humanité : LA FOI ; c'est de la foi que naît l'amour : l'amour qui nous montre dans nos ennemis DIEU Lui-même ; ne pas aimer ses ennemis, c'est ne pas aimer DIEU ; car c'est l'amour que nous avons pour nos ennemis qui nous rend dignes de Le servir ; c'est le seul amour qui nous fait vraiment aimer parce qu'il est pur et de vérité. »

 

L'Auréole de la Conscience, figurant en exergue à la toute première page de l'ENSEIGNEMENT du Père ANTOINE et peint sur le mur du fonds de chaque Temple Antoiniste est comme un écho des paroles de Jésus-Christ :

 

«Il a été dit aux Anciens: tu aimeras ton prochain et tu ne haïras que ton ennemi. Et moi je vous dis: aimez vos ennemis, priez pour ceux qui vous persécutent, afin d'être les fils de votre Père qui est dans les cieux » 

 

La charité ne peut donc pas être le fruit d'un amour mercenaire, axé sur la récompense, ou d'un amour issu de la crainte d'un châtiment. Ce doit être un amour attaché à Dieu lui-même. C'est aussi tout autre chose que de la « Bienveillance »

 

La « Bienveillance» désigne un sentiment somme toute assez superficiel, qui pourrait être assez bien traduit par le mot “sympathie”. Ne méprisons quand même pas trop vite ce concept de "bienveillance": la "bienveillance"  est une valeur de plus en plus décriée ou ridiculisée dans nos sociétés devenues de plus en plus dures. La dérision s'exerce d'ailleurs toujours très facilement au détriment des faibles et des vaincus.

 

La manière dont on s'occupe de soi se répercute immanquablement sur la manière dont on se préoccupera des autres. Effectivement, comment aimer les autres si on ne s’aime pas moi-même, si on ne s'estime pas.

 

Ce n'est pas l'égoïsme ni l'égocentrisme que l'on prône ici. S’aimer soi-même, s'estimer soi-même est une bonne chose. Cela ne signifie pas s’adorer ou s’idolâtrer. Si on s'aime vraiment, Si on s'apprécie vraiment, soi on a une bonne estime de soi, cet état d'esprit doit mener l'homme vers l'extérieur.

 

Une fois de plus, il faut bien s'imprégner de ce qui est dit dans le chapitre « LA CHARITE MORALE » :

 

« Nous avons dit que pour trouver le bonheur, il faut pratiquer la loi d'amour et de charité. Pauvres comme riches ont les moyens de faire le bien. A défaut d'argent, notre pitié porte aux malheureux des consolations et de bons conseils. L'homme qui travaille à remplir ses devoirs sait que la charité morale est autrement efficace que la charité matérielle et qu'elle donne aussi plus de satisfaction ; guidés par elle, nous pouvons marcher de l'avant ; notre conscience ne nous reprochera jamais d'avoir dépassé la mesure. Quand nous sentirons l'amour vibrer en nous, nous ferons couler les larmes, nous toucherons les coeurs, nous serons en harmonie avec notre enseignement et ainsi nous rendrons de très grands services ; car l'homme moral est consulté, écouté par tous ceux qui ont besoin de lumière. Quoique pauvres, nous pouvons être plus utiles à notre prochain que par les plus grandes richesses. »

 

Revenons un moment sur la citation qui ouvrait cet article ( de Alfonso di Lernia ). Nous ne pouvons pas nous empêcher de citer deux des Dix Principes révélés par le Père ANTOINE : le 4° et le 10° principes :

 

« Ne dites jamais que vous faites la charité à quelqu'un qui vous semble dans la misère, ce serait faire entendre que je suis pas bon ; que je suis un mauvais père, un avare qui laisse avoir faim son rejeton. Si vous agissez envers votre semblable comme un véritable frère, vous ne faire la charité qu'à vous-mêmes, vous devez le savoir, puisque rien n'est bien s'il n'est solidaire, vous ne faites envers lui que remplir votre devoir ».

 

« Ne pensez pas toujours faire un bien lorsqu'à un frère vous portez assistance ; vous pourriez faire le contraire, entraver son progrès. Sachez qu'une grande épreuve sera votre récompense si vous l'humiliez en lui imposant le respect. »

 

On trouve aussi, dans le chapitre «  LA CHARITE BIEN COMPRISE », trois passages intéressants et bien en rapport avec ce qui a été dit plus haut ;

 

« Cependant le remords ne provient pas de l'égoïsme, une personne charitable peut seule l'éprouver ; voulant rester fidèle à sa conscience, elle ne cesse de penser à l'infortune qu'elle a vue ; mais si les fluides ne se rencontrent pas, elle est parfois incapable d'assimiler le sien à celui de l'autre personne et ne peut plus être touchée ; il s'établit alors un intervalle qui entrave sa volonté. »

 

«  Il arrive que l'on fait la charité par acquit de conscience ; dans ce cas mieux vaudrait s'en abstenir. La vraie charité accomplie aussitôt que nous en voyons la nécessité, nous procure nuit et jour un vrai bonheur . »

 

«  Mais quoiqu'il arrive, il est grandement désirable d'avoir la pensée de charité ; cette vertu découle de l'amour, tâchons d'être toujours prêts à l'exercer, de comprendre que nous ne faisons jamais la charité qu'à nous-mêmes. Si nous trouvons un bien, un bonheur, remercions donc la personne qui nous en donne l'occasion. »

18:28 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/12/2011

L'ORGUEIL, produit de l'intelligence.


 

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L’orgueil, est l'attribution à ses propres mérites de qualités que l'on n'a pas. L'attitude de l'orgueilleux est parfois appelée de la "superbe".

L'orgueil est un des sept péchés capitaux qui sont symbolisés par les sept branches de l'emblème antoiniste ( " L'arbre de la Science de la Vue du Mal " ).

C'est une opinion souvent exagérée, en tout cas souvent excessive, qu'on a de sa valeur personnelle par opposition à la reconnaissance de la valeur d'autrui.

L'orgueil donne le sentiment d'être plus méritant que ses semblables, d'être un être à part, supérieur aux autres. Ce sentiment provoque du mépris pour les autres.

Nous avons toujours dit qu'il ne fallait pas être manichéen, qu'il n'existait pas une colonne " vertus " opposée à une colonne " défauts". Il n'y a pas du "noir" opposé à du "blanc". Mais on risque, insensiblement de glisser de l'un à l'autre si l'on n'y prend garde.

Sur la palette des dispositions de l'homme, l'orgueil est le revers, ou plutôt, le risque que fait courir ce qui est une qualité: la fierté. On peut légitimement être fier de ce que l'on est, de ce que l'on a fait mais cela peut déboucher facilement sur de l'orgueil.

L'orgueil peut se trouver au détour de n'importe quelle action, " au tournant de n'importe quel chemin". L'orgueil peut surgir même d'un acte généreux. L'orgueil peut se cacher dans une activité charitable ou dans un acte de bravoure, par exemple.

L'orgueil est le produit de l'intelligence. D'ailleurs, la possession d'un quotient intellectuel élevé sera souvent la cause d'un orgueil. On peut être légitimement fier de son quotient inetellectuel mais ce n'est pas une raison pour considérer les autres comme de gens à mépriser.

Dans le chapitre "L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU BIEN", le Père ANTOINE nous dit:

" Aussi longtemps que nous n'agirons que par l'intelligence, nous la trouverons incomparable et nous croirons ne rien pouvoir sans elle, mais quand par le travail moral, nous jouirons des sens véritables, nous comprendrons que nous sommes dans l'erreur en rapportant tout à l'intelligence, nous trouverons qu'elle n'est rien comparativement à ces sens que nous avons acquis en dehors d'elle; car nous aurons dévoilé la réalité et pénétré dans un domaine nouveau ou plus rien ne nous sera ignoré.

   Je l'ai déjà dit, aussi longtemps que nous resterons da,s la matière, l'intelligence nous paraîtra la faculté souveraine, divine, tandis qu'elle ne nous sert que pour notre imperfection, ne pouvant rien recevoir que par nos sens, ses attributs, nous éclairent seulement pour tout ce qui est indispensable matériellement. Ignorant ainsi notre propre essence, nous sommes incapables dre concevoir la vie spirituelle. C'est la raison pour laquelle il faut l'épreuve, car sans celle-ci, malgré la croyance en DIEU et la survivance de l'âme au corps, nous nous enfonçons de plus en plus dans la matière, agrandissant l'intelligence qui nous afflige, tout en nous figurant qu'elle nouys élève dans les hiérarchies des mondes bienheureux et d'autant plus qu'elle est développée."

L'épreuve, donc, comme résultat de l'orgueil et aussi moyen d'en guérir. c'est de l'orgueil et de cette épreuve dont il est question dans la première partie du dixième principe:

" Ne pensez pa stoujours faire un bien lorsqu'à un frère vous portez assistance; vous pourriez faire le contraire, entraver son progrès. Sachez qu'une grande épreuve sera votre récompense si vous l'humiliez en lui imposant le respect"




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12/12/2011

LA PEUR, LA VULNERABILITE, LE DOUTE.

PEUR ,VULNERABILITE ET DOUTE.

 

Le sentiment, l'impression de peur est-il à la base de la vulnérabilité des individus ou en est-il la conséquence ?

 

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La peur de la foudre. Fréquente et souvent irrationnelle.

Discussion en quelque sorte oiseuse qui rappelle celle de savoir qui, de l'oeuf ou de la poule , est le premier. C'en est en tout cas un élément constituant : l'un ne va pas sans l'autre.

 

Nous sommes fréquemment envahis par ce sentiment de peur. C'est avant tout un état émotif. La peur nous maîtrise et nous domine. Elle nous empêche souvent de faire ce que l'on aimerait. Elle nous paralyse. Elle nous empêche de faire bien des choses. A cause d'elle aussi, on rate souvent bien des choses ! C'est un sentiment de manque de confiance en soi qui prend le dessus et devient un véritable handicap : on doute de ses capacités, de son travail, de la capacité qu'on a à faire face et à régler tel ou tel problème. La peur est donc aussi une conséquence du doute: le doute sur soi-même, le doute sur sa foi...

 

En outre,elle produit des effets très néfastes sur la santé. On peut dire qu'elle est à la l'origine de nombreuses maladies. Elle s'accompagne d'angoisse. Elle est connectée à une émotion souvent négative, la sous-estimation de soi.

 

Cet amalgame de peur et d'angoisse peut faire faire croire à de la timidité dans le regard de d'autrui. Malheureusement, c'est souvent inné, cela fait souvent partie du caractère de l'individu. C'est, pour ceux qui y sont sujets, un véritable calvaire.

 

La peur est une émotion d'anticipation. Elle attire notre attention sur un danger potentiel qui pourrait survenir dans un avenir plus ou moins rapproché ( parfois quelques secoondes seulement...). Comme toutes les émotions, elle est subjective.

 

On sera toujours tenté d’éviter tout ce qui provoque cette peur. Cette attitude d'évitement aura immanquablement comme résultat une existence de plus en plus restreinte, finalement de moins en moins libre. Si on laisse la  peur diriger sa vie, on s'attirera souvent ce qui est redouté. La peur n'évite pas le danger. La peur ne change rien au problème redouté, elle augmente nos fluides négatifs, le stress et les angoisses...

 

Dans le chapitre « LA FOI ET LE DOUTE DANS L'EDUCATION », le Père ANTOINE évoque ce sentiment de peur. Voici ce qu'il en dit :

 

«  La personne qui a peur est exposée à être atteinte ; elle peut attirer ce qu'elle redoute. Nous avons dit que celui qui n'a pas peur marche sans danger sur le bord d'un toit. La foi le préserve de toute chute tandis que le moindre doute suscite une crainte qui le fait tomber. Si, ayant peur, vous vous adressez à une personne en qui vous avez foi, votre foi lui permet de toucher à un fluide qui vous rassure. Il n'en est pas autrement dans les maladies et dans tout ce qui nous afflige. La foi est l'unique et universel remède, elle pénètre celui que l'on veut protéger, fut-il éloigné de milliers de lieues. N'est-ce pas la foi en ce qu'on nous révèle qui nous rassure , L'homme le plus ignorant est rassuré par sa foi en un autre, et il se décharge ainsi de grandes souffrances. Et pour en revenir à notre sujet, nous pouvons affirmer que la peur est une maladie que la foi peut guérir. Il n'est pas difficile de comprendre combien cette imagination nous rend malheureux, car une chose n'est un mal que parce que nous le voulons. Combien de personnes doutent d'elles-mêmes et, par là, n'arrivent jamais à mener à bien une entreprise. La moindre souffrance est un effet du doute, c'est par lui que surgissent tous les malheurs. Si l'un de nos semblables a quelque défaut qui touche à l'une ou l'autre de nos faiblesses, pourquoi sommes-nous si peu croyants que d'en souffrir ? »

 

Et dans le chapitre « DIEU POURRAIT-IL AVOIR CREE LA SOUFFRANCE. » :

 

« Ne nous défions jamais que de nous-mêmes ; ne nous laissons pas pénétrer par le doute, car il aurait bientôt fait des ravages chez nous et nous vaudrait de grandes souffrances. Tâchons de comprendre la nécessité des épreuves, que notre intelligence se garde de les détourner en nous faisant sortir de la réalité. »

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07/12/2011

LA VULNERABILITE.

LA VULNERABILITE : QUEL COMPORTEMENT AVOIR ?

 

Quelle est et que devrait être notre attitude face à une personne vulnérable ?

Quelle est souvent notre attitude face à une personne vulnérable ? Quelle est souvent celle de la société ? Comment faut-il accueillir cette personne ? Quelle position trouvons-nous dans l'ENSEIGNEMENT du Père ANTOINE face à ce problème ?

 

Que devons-nous entendre par « vulnérabilité » ?

 

Nous sommes tous, en quelque sorte, souvent, vulnérables. Cela résulte de notre condition humaine : nous sommes vulnérables face à la souffrance, face à la maladie,face à la douleur, face à l'injustice, face à la malchance, face à la mort.

 

Toutefois, le Premier principe nous enseigne que nous disposons tous d'une immense dignité. Certes, nous n'avons été créés à l’image de DIEU comme le disent les religions chrétiennes mais notre personnalité renferme une parcelle de la divinité :

 

« Si vous m'aimez, vous ne l'enseignerez à personne, puisque vous savez que je ne réside qu'au sein de l'homme. Vous ne pouvez témoigner qu'il existe une suprême bonté alors que du prochain vous m'isolez. »

 

Cette position implique que nous devons non seulement admettre mais même valoriser la personnalité et la dignité de tous les êtres humains jusqu’à leur désincarnation et nous en montrer solidaires.

 

Les diverses religions ont une approche de charité vis-à-vis des plus vulnérables. Elles se réfèrent à leurs textes religieux fondateurs : la Bible ou le Coran, à la tradition : rites confucéens ou hindous, à leurs grands principes transmis depuis des générations : les bouddhistes ou, plus simplement, à la loi naturelle.

 

Pour une personne vulnérable, ses relations lui font vivre une souffrance et ressentir un manque d’amour. L’origine de tout se trouve dans sa perception de la vie, dans le jugement qu'il a sur lui et sur ce qui l’entoure. La notion de vulnérabilité renvoie à la fragilité de l'existence humaine.

 

Mais qui sont ces personnes vulnérables ? Ce sont celles qui sont, ou se sentent, menacées dans leur autonomie, leur façon de vivre, leur dignité ou leur intégrité physique ou psychique. Elle peut être le fait de l'âge ( les personnes âgées ou les mineurs ), de la maladie, d'un handicap physique ou psychique, ou d'un état simplement passager.

 

Mais, dans ces cas, on devrait plutôt parler de fragilité. Il y a plusieurs notions connexes à la la vulnérabilité : la précarité, la marginalité, l'exclusion...

 

Quelle distinction faut-il dès lors établir entre entre fragilité et vulnérabilité ? 
On désigne, pour la fragilité, un état d'instabilité, psychologique, ou sanitaire.

 

La vulnérabilité est de nature toute différente. Ce qui est alors visé, c'est le fait d'être confronté à quelque chose qui ne dépend pas de soi, qui est hors de notre contrôle et de notre maîtrise, donc, fatalement, ressenti comme menaçant.

 

Hélas, il s'agit là de la condition même de l'homme dès lors qu'il est amené à s'ouvrir au monde, à la nature et aux autres hommes !

 

Voici, en gros, ce que l'on peut ressentir :

 

- la crainte de se trouver sous le regard de la part d'autrui; ce regard sera ressenti comme inquisiteur ; on se sentira en permanence évalué, et, surtout, évalué négativement.

 

- le sentiment exagéré de sa vulnérabilité; on se sentira transparent aux yeux d'autrui, inapte dans son comportement, inapte à se protéger, inapte à se défendre, inapte à se contrôler et à contrôler la situation.

 

- le sentiment de dévalorisation de chacune de ses propres actions, même lorsque ces actions sont parfaitement adaptées : c'est de l'autodévalorisation.

 

  • le sentiment qu'on est l'objet d'une agressivité, au moins potentielle, de la part des autres, ceux-ci étant perçus comme plus puissants, plus compétents, plus aptes, mieux acceptés par l'entourage.

 

Une personne vulnérable,vivra, dans toutes ses relations, une souffrance. A tout moment il se croira victime d'un manque d’amour. On trouvera l’origine de cette attitude dans sa conception de la vie, dans le jugement qu'il a sur lui-même et ce qui l’entoure. La notion de vulnérabilité renvoie donc à la fragilité de l'existence humaine.

 

Personne n'est indemne. Nous vivons tous des moments où l'on est moins sûr de nous, moins gais, moins forts ; des moments où l'on contrôle moins notre situation.

Dans ces moments, on vit vraiment la vulnérabilité. On se sent moins à l'aise, plus seuls. C'est alors qu'on a besoin d'une présence humaine rassurante, besoin d'être compris ou au moins entendu, besoin d'être réconforté.

 

Vis-à-vis de la pauvreté, c'est encore une fois parmi les dix Principes révélés qu'il faut chercher l'attitude à avoir. Et plus précisément, le quatrième principe : 

 

« Ne dites jamais que vous faites la charité à quelqu'un qui vous semble dans la misère, ce serait faire entendre que je ne suis pas bon ; que je suis un mauvais père, un avare qui laisse avoir faim son rejeton. Si vous agissez envers votre semblable comme un véritable frère, vous ne faites la charité qu'à vous-mêmes, vous devez le savoir, puisque rien n'est bien s'il n'est solidaire vous ne faites envers lui que remplir votre devoir. »

 

Et aussi ce passage du chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE » : 

 

« Combien de fois n'avons-nous pas trouvé importune la compagnie de celui qui souffre ! Notre peu de compassion et d'amour nous empêche de goûter un plaisir à nous assimiler la pensée qui pourrait réconforter le malheureux ; la patience aussi nous manque souvent, et s'il arrive que la personne nous soit antipathique, nous éprouvons peut-être une secrète satisfaction de son malheur ; nous disons même parfois '' C'est bien fait ; elle ne récolte que ce qu'elle mérite''. Est-ce là de l'amour?Ah si un élan de pitié nous portait vers cette personne, si nous l'entourions de notre affection pour la consoler, l'encourager et la soutenir, quel doux remède pour ses maux, ou plutôt pour les nôtres, au lieu de les aggraver par notre haine et notre vengeance. »

 

Une dernière remarque. Relisons ce passage du chapitre « DIEU POURRAIT-IL AVOIR CREE LA SOUFFRANCE ? » :

 

« Disons-nous bien, mes enfants, que nous ne pouvons aller à DIEU que par l'intermédiaire de notre semblable, en nous efforçant d'aimer. DIEU n'est pas là où nous Le croyons, Il est en nous-mêmes. Il nous dispense l'amour. Il est l'amour Lui-même. Aimons alors notre prochain par Lui. Par notre foi nous comprendrons le but de la vie, nous saurons tout, nous pourrons résoudre le grand problème de l'existence.

Il arrive que nous n'avons pour certaines personnes que de l'indifférence. Qui en souffre si ce n'est nous-mêmes, puisque l'amour est indispensable pour êztre heureux ? Méditons cette question et nous trouverons pourquoi nous sommes si souvent chagrins. »

 

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20/11/2011

QUELQUES REFLEXIONS SUR LE JUGEMENT.

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«Juger, c’est de toute évidence ne pas comprendre puisque, si l’on comprenait, on ne pourrait juger

 

 André Malraux

Le jugement ne peut se borner à la désignation d'un coupable. Le jugement, c'est encore moins la désignation, a priori, de quelqu'un comme coupable puis de chercher à étayer cette position de principe.

Le jugement doit être un mouvement permanent de l'esprit, de la conscience. On doit avoir le désir de comprendre et de se poser des questions. On ne doir pas craindre de devoir se remettre en question soi-même.

Le jugement ne peur se baser sur une attitude de repli. Que ce soit un repli sur une communauté, sur une religion, sur une philosophie, sur un mode de vie...ou même sur la famille.

Les attitudes de repli sont, finalement, toujours agressifs. Ces attitudes sont le produit, et elles produisent à leur tour, des sentiments négatifs tels que l'indifférence, le mépris, l'égoïsme et finissent par aboutir à la haine.

C'est ainsi que le Père ANTOINE dit, dans le chapitre "LA LOI HUMAINE COMPAREE A LA LOI DE LA CONSCIENCE":

"  Quelle est la loi qui peut être encore appliquée à la personne arriérée, ignorante, qui ne connaît ni bien ni mal ? Et il y en a beaucoup dans ce cas, qu'un juge aurait de la peine à condamner s'il devait recourir à une loi qui serait appropriée à leur nature? S'il pouvait sonder celle-ci, afin de rendre un jugement correspondant à leur culpabilité, sa conviction serait bien souvent ébranlée."

Ne parlons plus d'un juge en toge dans un Tribunal comme le fait ici le Père ANTOINE. Mais parlons de nous-mêmes. Nous qui avaons si promptement l'habitude de nous poser en juge !



18:23 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/11/2011

LE CONCEPT DE "REVELATION CONTINUE"

 

Le Culte Antoiniste et le concept de "REVELATION CONTINUE"

 

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Précisons tout d’abord la notion de "révélation". Toute révélation est destinée à être communiquée tôt ou tard. Aucune révélation n’est réellement privée. Garder privée une révélation serait contraire à la morale.

 

Il faut aussi démystifier le terme "révélation". Une "révélation" c'est justement, et uniquement, la publication de notions, d'idées qui sont arrivées, à titre privé, auprès de quelqu'un qu'on dénommera"révélateur".

 

Une révélation ne trouve son sens et son accomplissement que dans la foi qui l'accueille. Elle est un moment unique (dans le sens de particulier, entre Dieu et l'homme qui se poursuit dans leur expérience consciente. L'intérêt d'une révélation est d'aboutir à une meilleure connaissance de Dieu ainsi que de la destinée et de la façon de vivre des hommes.

 

Dans le chapitre "L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU BIEN", le Père ANTOINE lève pour nous un voile et explique ce que l'on peut ressentir lorsqu'on reçoit une révélation::

 

" Je vous ai déjà enseigné que DIEU me disait: '' Laissez-moi pénétrer chez vous, ne Me repoussez pas. '' Mais alors je ne savais pas comprendre ce langage; il n'était cependant que trop logique puisqu'il venait de DIEU; c'était moi qui l'interprétais contrairement, car si DIEU cherche accès en nous, ce ne peut être pour flatter nos faiblesses mais plutôt pour les déraciner. DIEU est entré en mois à chaque épreuve que j'ai endurée mais je ne Le comprenais pas et je souffrais de la résistance de mon imperfection qui ne pouvait pas Le supporter. Cela nous arrive souvent: nous adorons DIEU, nous Le prions et dès qu'Il répond à notre appel, nous ne savons pas Lui ouvrir. Lorsqu'Il a pénétré en nous, nous Le maudissons en la personne de celui que nous disons notre ennemi et qui n'est que l'instrument de notre progrès..."

 

Une révélation doit être méditée et, en permanence, redécouverte par soi-même., un des problèmes majeurs de l'humanité étant, justement, que les gens suivent aveuglément ce qu'on leur inculque. C'est ainsi que le Père ANTOINE a dit : " Je crois avoir dit à B. qu'une révélation n'est jamais une règle de conduite qui impose."

 

Il faut bien sûr faire sienne la révélation en laquelle on a la foi, mais pas en suivant, sans réfléchir, ce qui est dit, comme si c'était une injonction. "Faire sienne" ne peut en aucun cas signifier " accepter aveuglément".

 

Toutes les religions ont une base commune (unité de la religion), on pourrait rajouter au terme « religion » le terme « philosophie » et aussi style de vie, pour ce qui concerne les modes de pensée en provenance notamment d'Inde, de Chine et du Japon.

 

Dans le chapitre mentionné plus haut, le Père aNTOINE dit aussi:

" Rappelons-nous qu'il a été dit: '' Que celui qui voudra devenir le plus grand, soit votre serviteur et que celui qui voudra être le premier d'entre vous, soit votre esclave.''; Ce n'est qu'en agissant ainsi que nous serons avec DIEU et DIEU avec nous.

Ces paroles ont été sanctifiées dans le passé et elles le doivent être dans l'avenir, puisqu'elles sont l'image de DIEU; elles ont été puisées dans son sein. Elles sont la base des enseigenements moraux révélés à chaque période, à des intervalles plus ou moins longs, par les prophètes quin ont eu mission d'enseigner la parole de DIEU. Si ces enseignements diffèrent, c'est parce qu'ils doivent être d'autant plus rationnels que l'humanité s'est plus développée.

Toute révélation émane de DIEU, sa base est donc toujours la même; les mots ni les phrases n'y sont rien; seule la morale qui en découle, qui est l'amùour divin est tout."

 

Maintenant, il faut aussi faire la différence entre "Révélation figée" et "Révélation continue".

 

Selon les tenants du principe de la  "Révélation continue " DIEU se révèlerait de manière continue et révèlerait aussi de manière continue à l'humanité des principes de vie, des principes moraux, des principes de compréhension du monde. La "révélation continue" doit être comprise ( la foi ) la présence de Dieu qui guide les individus comme par une lumière intérieure ( la foi ). Cette illumination intérieure, lorsqu'elle est communiquée aux autres peut être appelée une "révélation".

 

Accepter le principe de "révélation continue" implique que l'on ne considère jamais la révélation "dernière en date" comme la "dernière une fois pour toute".

 

Ce concept est partagé par l'Eglise mormone ainsi que par les Quakers. On retrouve aussi ce concept dans le bahaïsme et dans le taoïsme.

 

On peut aussi dire que le Culte Antoiniste partage, dans une large mesure, ce concept. Ainsi, toujours dans le même chapitre, le Père ANTOINE dit aussi:

 

" C'est ainsi qu'il faut apprécier mon enseignement. Je ne dirai pas que je suis venu en mission, je dis plutôt à l'épreuve, car il est de mon devoir de respecter cette révélation autant que j'ai voulu l'enseigner. On ne pourrait comprendre la responsabilité qu'assume celui qui veut montrer à ses frères le chemin qui conduit au bonheur suprême. Je ne suis pas venu révéler une autre morale que celle révélée par mes devanciers, je ne suis rien venu détruire de ce qui a été dit jusqu'à ce jour, mais plutôt accomplir l'oeuvre commencée lorsque cette humanité s'est mise en marche vers le but qu'elle doit atteindre. Le temps est venu de lui donner une nourriture plus rationnelle d'autant mieux proportionnée qu'"elle est mieux comprise depuis la révélation précédente."

 

19:09 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/10/2011

VIVRE COMME SI DIEU N'EXISTAIT PAS.

Depuis la fin du XVII° siècle on asiste à une offensive pour démontrer l'inexistence de DIEU.

Pendant tout le XX° siècle,des écrivains, des romanciers, des philosophes on oeuvré sans discontinuer pour inventer, chacun son tour, une religion, ou plutôt, le substitut d'une religion, délivrée du dogme de l'existence de DIEU.

On a, ainsi, tour à tour, porté aux nues, quasi déifié, la raison, l'homme civil, le Beau , la science, le progrès, le sens de l'histoire...

Tout cela avec des effets pervers: le règne du non-sens et de l'absurdité, et même le retour des idoles. En effet, sous le prétexte que DIEU n'existe pas , chacun s'est cru encouragé à croire à ce qu'il voulait, à ce qui l'exonérait de toute examen de conscience, de toure recherche morale. 

On a même assisté au triomphe de l'idée "d'éclipse de l'humanité". A force de magnifier la raison, le progrès, la science, l'homme a fini par passer au second plan. 

Cela se manifeste de façon parfois insidieuse. On a vu fleurir des expressions, finalement idiotes et malsaines, telles que, dans les entreprises " la gestion des ressources humaines".

Ainsi, sans que nul ne trouve à s'insurger, le personnel, c'est-à-dire l'homme, n'est devenu rien d'autres qu'une ressource

C'est comme cela qu'on peut mieux  comprendre, par un exemple,  l'expression écrite plus haut: Tout cela avec des effets pervers: le règne du non-sens et de l'absurdité"

Dans le passé, on se bornait à "gérer administrativement le personnel". Maintenant, le personnel est considéré comme une ressource qui est géré comme le stock des matières premières, le parc de machines, le fichier de la clientèle...

Après on s'étonne des dépressions et des uicides en entreprises.

On peut méditer cette pensée extraite du chapitre " LA LOI HUMAINE COMPAREE A LA LOI DE LA CONSCIENCE":

" Tout ce qui provient de l'intelligence n'est que de la malice, s'il n'est basé sur la conscience. L'intelligence croit cependant qu'elle est le guide de l'humanité, que celle-ci ne peut s'améliorer que par elle. Quand elle n'est pas l'instrument de la conscience, l'intelligence se développe dans le vice; tandis qu'elle ne devrait être la loi vivante, le reflet de celles qui ont été révélées pour servir d'exemple aux moins avancés; voilà de quelle façon elle se pénètre plutôt du mal que du bien."

La suite frappe notre entendement. C'est ahurissant comme c'est prophétique par rapport à ce qui se passe aujourd'hui:

" Pour en avoir la certitude, abolissons pendant un court laps de temps les lois actuelles et rétablissons celles qui existaient il y a trois ou quatre mille ans. je crois que le spectacle serait terrifiant, que nous verrions se produire un véritable carnage, pas tant par la méchanceté brutale mais par la méchanceté malicieuse."

18:41 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

21/10/2011

LA SOUFFRANCE VOLONTAIRE.

EST-IL UTILE DE SOUFFRIR VOLONTAIREMENT ?

 

 

Souvent les personnes extérieures au Culte Antoiniste, par ignorance ou par raillerie, ou par mauvais esprit prétende que l'Antoinisme est une religion pessimiste qui prêche la souffrance.

 

On peut aussi constater que chez certains adeptes, c'est parfois aussi compris comme cela. Dans le chapitre "NOUS NE POURRIONS POSSEDER NI LA FOI NI L'AMOUR SANS LES ACQUERIR PAR LA PRATIQUE DE LA CHARITE", il est fait référence à une interpellation faite par un auditeur au Père ANTOINE.

 

L'adepte qui questionne pose aussi la question de l'amoralisme. Souvent, aussi, l'Antoinisme est accusé de se baser sur l'amoralisme. L'amoralisme est la négation de toute morale, rejet de la moralité, la base de la justification de l'inhumanité. Il amène au mépris de la conscience morale et du sentiment de l'honneur. Au fait, nous ne savons pas qui interpelle le Père. S'agissait-il réellement d'un adepte...ou de quelqu'un qui lui tendait un piège ?

 

La voici:

 

"Certains adeptes s'imaginent que l'on peut agir à sa guise, faire bien ou mal sans commettre d'erreur, puisque le mal n'existe pas; d'autres prétendent qu'étant souffrant, on doit supporter son mal sans demander assistance, sous prétexte que l'on a péché, qu'on doit souffrir aussi longtemps qu'on l'a mérité. N'est-ce pas s'égarer, Père, ne devons-nous pas chercher à remédier à une souffrance aussi longtemps que nous en avons été inspirés ?"

 

Le Père répond ce qui suit:

 

" Nous avons enseigné que la solidarité est la base de l'édifice social "

 

Voici, en quelques mots la réplique à la suspicion d'amoralisme. Comment, en effet, un être amoral pourrait-il faire preuve de solidarité ?

 

Il poursuit:

 

"N'est-ce pas agir contre la nature que de vouloir souffrir lorsqu'on peut l'éviter, espérant avoir un plus grand mérite, parce qu'il est dit que sans épreuve il n'est point d'avancement. ?

Croire qu'une personne peut nous soulager et refuser de lui demander assistance, c'est agir contre son progrès. Notre souffrance ne nous permet-elle pas de le réaliser ? Sans cela, nous pourrions dire aussi que la solidarité est un vain mot et nous retournerions à des principes surannés. Nul n'ignore qu'autrefois des personnes renonçaient à l'opulence et s'isolaient du monde dans des cloîtres, des châteaux, voire même dans des greniers, croyant faire pénitence; elles se condamnaient aux plus rudes labeurs, ne mangeaient que du pain sec et escomptaient de ce régime la délivrance de leur âme. Il s'en trouve encore de nos jours qui vivent en ermite. Souffrir volontairement c'est la même chose, car ce n'est plus l'épreuve, c'est en quelque sorte repousser DIEU, refuser son amour. N'est-ce pas dans l'épreuve que nous avons surtout besoin d'autrui ? Le malade qui n'a pas la foi ne se rend-il pas chez le docteur ?

 

Après ce qui pourrait paraître une longue dissertation et s'écarter un peu du sujet, le Père ANTOINE revient sur les deux questions principales posées; Ainsi, il condamne, argumentation à l'appui, l'idée de la souffrance volontaire et il relie cette position à la notion de solidarité:

 

"Le but de la souffrance est de nous acquérir cette vertu. La patience et la résignation nous donnent le mérite d'être secourus; notre foi nous inspire qui nous devons consulter afin de réaliser notre progrès. Souffrir volontairement, c'est mortifier son corps croyant se purifier l'âme, prolonger indéfiniment sa souffrance en vain; c'est nier la solidarité, renoncer à l'oeuvre que nous poursuivons; c'est dire que nous devons progresser isolément. Mais nous savons qu'il n'en est pas ainsi, qu'en prêtant notre concours à ceux qui nous sont inférieurs nous méritons d'être assistés par d'autres supérieurs à nous."

 

18:29 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

LA SOUFFRANCE VOLONTAIRE.

EST-IL UTILE DE SOUFFRIR VOLONTAIREMENT ?

 

 

Souvent les personnes extérieures au Culte Antoiniste, par ignorance ou par raillerie, ou par mauvais esprit prétende que l'Antoinisme est une religion pessimiste qui prêche la souffrance.

 

On peut aussi constater que chez certains adeptes, c'est parfois aussi compris comme cela. Dans le chapitre "NOUS NE POURRIONS POSSEDER NI LA FOI NI L'AMOUR SANS LES ACQUERIR PAR LA PRATIQUE DE LA CHARITE", il est fait référence à une interpellation faite par un auditeur au Père ANTOINE.

 

L'adepte qui questionne pose aussi la question de l'amoralisme. Souvent, aussi, l'Antoinisme est accusé de se baser sur l'amoralisme. L'amoralisme est la négation de toute morale, rejet de la moralité, la base de la justification de l'inhumanité. Il amène au mépris de la conscience morale et du sentiment de l'honneur. Au fait, nous ne savons pas qui interpelle le Père. S'agissait-il réellement d'un adepte...ou de quelqu'un qui lui tendait un piège ?

 

La voici:

 

"Certains adeptes s'imaginent que l'on peut agir à sa guise, faire bien ou mal sans commettre d'erreur, puisque le mal n'existe pas; d'autres prétendent qu'étant souffrant, on doit supporter son mal sans demander assistance, sous prétexte que l'on a péché, qu'on doit souffrir aussi longtemps qu'on l'a mérité. N'est-ce pas s'égarer, Père, ne devons-nous pas chercher à remédier à une souffrance aussi longtemps que nous en avons été inspirés ?"

 

Le Père répond ce qui suit:

 

" Nous avons enseigné que la solidarité est la base de l'édifice social "

 

Voici, en quelques mots la réplique à la suspicion d'amoralisme. Comment, en effet, un être amoral pourrait-il faire preuve de solidarité ?

 

Il poursuit:

 

"N'est-ce pas agir contre la nature que de vouloir souffrir lorsqu'on peut l'éviter, espérant avoir un plus grand mérite, parce qu'il est dit que sans épreuve il n'est point d'avancement. ?

Croire qu'une personne peut nous soulager et refuser de lui demander assistance, c'est agir contre son progrès. Notre souffrance ne nous permet-elle pas de le réaliser ? Sans cela, nous pourrions dire aussi que la solidarité est un vain mot et nous retournerions à des principes surannés. Nul n'ignore qu'autrefois des personnes renonçaient à l'opulence et s'isolaient du monde dans des cloîtres, des châteaux, voire même dans des greniers, croyant faire pénitence; elles se condamnaient aux plus rudes labeurs, ne mangeaient que du pain sec et escomptaient de ce régime la délivrance de leur âme. Il s'en trouve encore de nos jours qui vivent en ermite. Souffrir volontairement c'est la même chose, car ce n'est plus l'épreuve, c'est en quelque sorte repousser DIEU, refuser son amour. N'est-ce pas dans l'épreuve que nous avons surtout besoin d'autrui ? Le malade qui n'a pas la foi ne se rend-il pas chez le docteur ?

 

Après ce qui pourrait paraître une longue dissertation et s'écarter un peu du sujet, le Père ANTOINE revient sur les deux questions principales posées; Ainsi, il condamne, argumentation à l'appui, l'idée de la souffrance volontaire et il relie cette position à la notion de solidarité:

 

"Le but de la souffrance est de nous acquérir cette vertu. La patience et la résignation nous donnent le mérite d'être secourus; notre foi nous inspire qui nous devons consulter afin de réaliser notre progrès. Souffrir volontairement, c'est mortifier son corps croyant se purifier l'âme, prolonger indéfiniment sa souffrance en vain; c'est nier la solidarité, renoncer à l'oeuvre que nous poursuivons; c'est dire que nous devons progresser isolément. Mais nous savons qu'il n'en est pas ainsi, qu'en prêtant notre concours à ceux qui nous sont inférieurs nous méritons d'être assistés par d'autres supérieurs à nous."

 

18:21 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/09/2011

PARLER A CONTRE COURANT: UNE PEDAGOGIE.

Nous avons déjà eu l'occasion de dire à plusieurs reprises que le Père ANTOINE utilisait souvent, dans l'ENSEIGNEMENT, l'utilisation du contre courant, l'utilisation du "parler à rebours", l'utilisation du retournement du sens.

Chaque fois qu'on s'adresse à des interlocuteurs bloqués sur des convictions par principe, on peut les amener à réfléchir sur ces convictions, inébranlables, en parlant à contre courant.

Mais, par principe de réciprocité, on doit aussi admettre que nous devons faire une introspection. Cela peut être douloureux, mais salutaire.

Ainsi, le Père ANTOINE, l'évoquedans le chapitre "REINCARNATION":

" Il est parfois bien pénible d'entendre avancer des opinions contraires aux siennes."

La première pensée qui vient à l'esprit est de nature égocentrique. Oui , il serait pénible d'entendre des gens persister dans ce que nous estimons être l'erreur, d'entendre des gens refuser de débloquer leur esprit.

Non, ce qui est pénible, c'est l'épreuve que cela suscite chez nous. Cette épreuve, c'est l'obligation dans laquelle nous sommes à ce moment de faire un examen de notre propre esprit.

Ainsi, le Père ANTOINE continue:

" C'est bien là cependant qu'on nous rend les plus grands services en nous corrigeant du parti pris. Nous ne pouvons souffrir que de l'erreur."

Et, il enfonce le clou. Et ici, faisons un effort sérieux. La mise en garde qui suit ne s'adresse pas seulement aux autres mais aussi à nous-mêmes:

 

 

 

Plus l'homme est méchant, plus il voit le droit de son côté et la méchanceté chez les autres. Si nous sommes donc contrariés, affligés de l'opinion d'autrui, c'est que nous nous basons sur l'erreur"

 

 

 

 

 

18:50 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/09/2011

LA CAPACITE D'EMPATHIE.

Cela peut paraître contradictoire. Comment peut-on affirmer que les hommes sont "semblables" tout en reconnaissant clairement qu'ils sont tous "différents" ?

Cela n'est contradictoire qu'à première vue. Ou cela n'est déclaré contradictoire, insidieusement, que par ceux qui, philosophiquement, nient le fait d'être "semblables". "Être semblables" ne signifie nullement "être identiques".

Reconnaître que les hommes sont "semblables", signifie que l'on veut vivre dans un environnement où chacun est placé sur le même pied, où chacun doit bénéficier de la même reconnaissance. Reconnaître que l'on est semblable implique une relation de réciprocité, implique la capacité de comprendre les émotions d'autrui sans émettre de jugement de valeurs. Cela s'appelle la faculté d'empathie.

L'empathie consiste à saisir aussi précisément que possible, les références morales et comportementales ainsi que les composantes émotionnelles d'une autre personne  comme si l'on était cette personne. C'est l'attention centrée sur ce qu'éprouve affectivement l'autre.

Cela suppose, néanmoins qu'il ne faut pas se mettre à la place de l'autre mais au minumum de prendre le plus grand  soin à lui laisser exprimer ce qu'il ressent, pense, ou vit à la place où il est.

Il faut éviter les relations fusionnelles  avec autrui. Il en résulterait  qu'il devient transparent et qu'on ne le voit plus en tant que personne distincte. 


 

 

18:11 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

12/09/2011

QUE SIGNIFIE: "ÊTRE SEMBLABLE" ?

 

QUE SIGNIFIE "ÊTRE SEMBLABLE " ?

 

 

"...attends-nous à ce qu'un de nos semblables surgisse tout-à-coup sur notre chemin; mais ayons bien soin de ne pas y voir le mal, d'y voir plutôt l'instrument de notre progrès."

 

Tel est le passage trouvé dans le bien connu chapitre "LA CHARITE MORALE".

 

Mais, au fond, qui est "notre semblable" ? Comment définir cette notion de "semblable" ?

 

Être semblable, c'est participer à une même humanité par opposition à la notion de caste ou de classe. C'est refuser d'établir des classements entre être humains sur la base de privilèges.

 

Cette notion de similarité va bien entendu plus loin que la simple problématique de l'égalité des richesses. Cela implique plutôt la nécessité d'établir des relations où l'on reconnaît à chacun les mêmes droits. Où l'on reconnaît à chacun le droit d'être considéré comme aussi important que tous les autres.

 

Reconnaître la similarité, c'est rejeter l'expression "diviser pour régner". Appliquée à la vie quotidienne, aux relations sociales ou familiales habituelles , cette notion signifie "créer des tensions entre les gens pour obtenir leur soumission ". Cela revient à affaiblir leurs capacités afin de faire valoir son avis personnel.

 

Ce serait une pratique égoïste pour obtenir facilement, par soumission, tout ce qu'en situation normale on aurait pas obtenu. Ou pas obtenu aussi facilement en tout cas.

 

En refusant la similarité, c'est comme si on les dressait contre eux-mêmes. On les affaiblit psychologiquement, et on établit ainsi sa supériorité mentale.

 

Pervers, religieux sectaires et dirigeants politiques fanatiques utilisent cette méthode à souhait.

 

Pour finir, je vous invite à relire et méditer cet extrait du chapitre "ÊTRE OU PARAÎTRE":

 

" Il arrive que des personnes nous soient sympathiques ou antipathiques sans raison déterminée. Avoir trop d'amour pour les uns et en manquer pour d'autres, ce n'est pas aimer en réalité, car celui qui possède l'amour vrai ne cesse jamais d'aimer; il affectionne indistinctement les uns et les autres; s'il ne peut dire du bien de ses semblables, il y a une raison, mais du moins il n'en dira pas du mal."

 

Ne retrouvons-nous pas, dans ces quelques mots cette notion de "similarité" avec ses conséquences dans les relations quotidiennes ?

 

Et, cette citation d'ARISTOTE:

 

 "Par conséquent, à la façon dont nous regardons dans un miroir quand nous voulons voir notre visage, quand nous voulons apprendre à nous connaître, c'est en tournant nos regards vers notre ami que nous pourrions nous découvrir, puisqu'un ami est un autre soi même." 

 

 

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19:03 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

22/08/2011

LE NIHILISME MORAL.

 

ANTOINISME ET NIHILISME MORAL.

 

Les adversaires de l'Antoinisme ont parfois accusé le Père Antoine de se faire l'apôtre d'une espèce de nihilisme moral.

 

Tout d'abord, que doit-on entrendre par "nihilisme moral" ?

 

C'est une opinion selon laquelle il n'y a aucun fait qui puisse être qualifié de moral. Les nihilistes moraux soutiennent qu'il n'y a aucun fait  moral objectif; que rien n'est moralement bon, mauvais, erroné ou exact parce qu'il n'y a aucune vérité morale. Par exemple, tuer des gens, même volontairement et avec préméditation n'est pas en soi erroné ni immoral. Même un acte aussi grave ne revêtirait, selon cette doctrine, aucun aspect moral: il serait neutre moralement.

 

Il n'existerait donc pas de principe moral dans l'absolu. S'attacher à des principes moraux reviendrait dès lors à s'attacher à des conceptions sans objet. Ce serait un frein à l'évolution de l'espèce humaine. Se débarrasser de ces srupules deviendrait donc une voie vers la "libération" absolue.

 

Exemple de cette notion de frein à éliminer: HITLER qui croyait que le bassin de gènes humains pouvait être amélioré par l’utilisation d’un élevage sélectif semblable à celui que les éleveurs pratiquent afin de produire des races de bétail supérieures. Nous avons eu les lebensborn.


Mais on doit aller au bout de ce raisonnement. Cette "libération absolue" implique qu'il n'y a plus de loi, plus d'interdits d'aucune sorte, plus de référence morale. Cela donne des apprentis sociopathes à la BREIVIK, à la DUTROUX qui s'illusionnent sur le degré de liberté qu'ils croient avoir atteint. Sur le plan politique, cela donne des HITLER et des STALINE.

Sur le plan économique, cela donne les traders qui jouent l'avenir des pays, des gens sans aucun état d'âme.  dans une société réellement morale, on ne devrait pas permettre à des gens de gagner autant d'argent de cette façon.

 

En fait, le nihiliste moral n'a pas envie d'être aimé. Il ne veut pas, non plus, aimer. Il ne veut pas mérité d'être aimé. Tout sentiment de ce genre lui est étranger. Tout sentiment de ce genre lui paraît d'ailleurs nocif. C'est là l'effacement du concept d'humanité.

 

Ces principes sont distillés à la jeunesse, dès l'enfance, insidieusement. La violence est transmise aux enfants. Les héros qu'on leur propose dans les feuilletons télévisés ne savent résoudre les problèmes que par la bagarre et les coups. Même si, en filigrane, la morale est présente et louable. Par cela, on leur inculque la désensibilisation. On diminue leur pouvoir de compassion envers une personne qui souffre, même si cette personne a commis un acte mauvais. On assiste à la souffrance. La capacité à ressentir de la compassion se réduit.

 

Les adversaires de l'Antoinisme se sont souvent basés sur des paroles tirées de l'Enseignement telles que "ne voir le mal en rien" ou "nous sommes tous des Dieux". Ils ont cru, ou feint de croire que l'antoinisme prônait le nihilisme moral.

 

Au contraire, voilà le fondement de la morale antoiniste: pourchasser la vue du mal est le travail principal que doit faire tout antoiniste. On peut y parvenir mais non sans peine comme pour toute lutte contre ses penchants naturels.

 

Nous ne trouvons, dans la littérature antoiniste maints exemples qui montrent que l'on est à l'opposé de ce "nihilisme moral". Je me bornerai à quelques uns.

 

Ainsi dans le chapitre "LA SANCTION MORALE":

 

"...C'est nous qui nous punissons et qui nous récompensons par la conscience; elle nous donne toujousr ce que nous avons mérité, elle est le témoin et le juge de nos actes et même de nos pensées."

 

Et, dans le chapitre "LA CHARITE BIEN COMPRISE":

 

"...Nous ne restons jamais un instant sans épreuves, le doute nous accable souvent parce que nous sommes trop sensibles aux imperfections des autres; alors que nous devrions plutôt les secourir, nos faiblesses cherchent à découvrir les leurs et nous perdons ainsi le feu sacré de l'amour. Efforçons-nous de ne pas voir en nos frères ce que nous voudrions cacher en nous."

 

Et aussi dans le chapitre "LE DEVOIR IMPOSE LA PRATIQUE DES LOIS MORALES.":

 

" Est-il rien de si grand que l'amour qui nous fait vivre dans une vraie fraternité, rien qui transforme comme lui, rien qui rende plus heureux ? Quel trésor de la terre est comparable à ce bien céleste ? Efforçons-nous donc de l'acquérir par notre travail, par notre dévouement, par notre désintéressement, faisant l'acte du bien pour le seul plaisir de ressentir l'amour qui en découle. Eclairer ceux qui viennent à nous, qui ont tant besoin de lumière pour apprécier le but de l'existence ici-bas, voilà notre mission !"

 

Aussi dans le chapitre "L'EPREUVE DE L'ACTE DU BIEN ET L'EPREUVE DE L'ACTE DU MAL.":

 

" Je vous ai enseigné qu'il y a deux genres d'épreuves: celle de l'acte du bien et celle de l'acte du mal. Chaque fois que nous sortons de notre nature, en bien ou en mal, nous transgressons nécessairement la loi de notre atmosphère; dans l'un et l'autre cas, nous la démolissons et nous sommes à l'épreuve. Si nous avons accompli un acte du bien, notre infraction à la loi nous vaut une souffrance morale qui se prolonge jusqu'à ce que nous ayons reconstruit notre atmosphère par le fluide qui découle de notre acte et qui est d'autant plus éthéré que celui-ci a plus d'importance; il contient par conséquent plus d'amour et plus de savoir. Mais nous ne sommes pas toujours courageux pour mener notre épreuve à bonne fin, de sorte que souvent, elle nous fait perdre le fruit que nous aurions dû récolter de notre acte, parce que nous ne sommes pas toujours disposés à démolir cette matière qui tient la place de la morale."

 

Encore une fois, je prendrai aussi comme référence un texte écrit par un auteur nullement antoiniste: André MAUROIS. Ce texte nous aidera à mieux comprendre notre pensée...car ce texte semble bien s'adapter à notre morale:

 

" Nous avons un esprit et non une doctrine. Cet esprit est un esprit de solidarité, de justice, de liberté, de respect pour la personne humaine. Si diverses que soient nos croyances, si dissemblables que soient nos milieux, nous avons tous cette conviction commune que c’est pour l’homme un devoir positif de se dévouer et d’agir; nous estimons donc que toutes les façons de vivre ne sont pas équivalentes; nous combattons le nihilisme moral, quelque nom qu’il porte; nous croyons à la nécessité, à l’efficacité de l’effort… Nous sommes persuadés que, dans notre société émiettée, les divisions sont plus factices et moins irréductibles qu’elles ne le paraissent et que, dans une commune recherche de la paix sociale et de l’union nationale, peuvent se rencontrer les hommes de bonne foi, dégagés de tout esprit de secte et de parti."

 

De nos jours, dans nos pays dits civilisés ou évolués, on est en période de "crise". L'être humain perd de plus en plus de l’importance. L’homme a fait des progrès et inventé des techniques pour son bien-être et l’argent pour faciliter les échanges. Les choses sont alors devenues très faciles pour lui et il a voulu utiliser le progrès pour lui seul. On se trouve face à une inégalité, fondée sur des valeurs intellectuelles et matérielles, qui a très peu à voir avec la valeur morale de chaque individu. L’homme est alors conscient de sa misère intérieure et utilise alors son temps et son énergie à acquérir des biens matériels pour combler ce vide. La recherche morale, spirituelle passe au second plan quand elle n'est pas purement et simplement sacrifiée.

 

Le fait de se sentir pauvre est subjectif. C’est souvent par rapport à quelqu’un ou par rapport à quelque chose qui nous servent de repères. Il importe donc de changer ces repères. Pour ce faire, approfondissons la connaissance de nous-mêmes. C'est ce que nous trouvons dans le neuvième principe:

 

"...Cultivez-vous, vous vous rappelllerez le passé; vous aurez le souvenir qu'il vous a été dit: Frappez, je vous ouvrirai; je suis dans le Connais-toi."

 

Cela pourrait se traduire par "connais-toi toi-même, tu seras heureux et tu rendras heureux ceux qui t’entourent". Quand on se connaît soi-même on n’a plus de comptes à régler avec personne, on a plus bespoin de prendre autrui comme repère. La connaissance de nous-mêmes apporte une richesse qu’il est impossible de perdre et qui ne peut nous être disparaître.

 

On peut alors appliquer sereinement le cinquième principe:

 

"Efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être votre ennemi; ce n'est que pour vous apprendre à vous connaître que je le place sur votre chemin. Mais voyez plutôt le mal en vous qu'en lui: il en sera le remède souverain."

 

La sœur Ghislaine DUMONT, Représentant du Père, « désincarnée » en 2009 a écrit :

 

"Si nous voulons progresser, nous verrons l'épreuve comme nécessaire. C'est pourquoi il faut éviter de prier pour des questions matérielles, pour les effets. (…) Demandons plutôt à être inspiré, guidé, pour pouvoir surmonter l'épreuve en portant remède à la cause qui est en nous et toujours morale."

 

 

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 Voilà où mène le nihilisme moral !

 

19:07 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/08/2011

SALLE DE LECTURE ANTOINISTE DE BUXEROLLES.

inventaire général du patrimoine culturel



Buxerolles / Voie Romaine, 31
Chapelle antoiniste

photographie du dossier documentaire, voir légende

La salle de lecture antoiniste vue depuis le sud-est. © Région Poitou-Charentes - Communauté d’agglomération de Poitiers / Y. Suire, 2007.

Dossier documentaire réalisé à partir del’enquête d’inventaire de 2007.

Historique

L'édifice a été construit en 1963, date inscrite sur la façade, pour accueillir les membres de l'obédience antoiniste. Ce mouvement dit "guérisseur" qui allie spiritisme, théosophie et christianisme, est né de l'enseignement de Louis Antoine (1846-1912), dit "le Père". Le culte antoiniste est dispensé dans deux types de lieux : les temples et les salles de lecture de l'enseignement du "Père". Le site de Buxerolles fait partie de la seconde catégorie.

Description

L'édidice est construit selon un plan rectangulaire. Sa façade côté rue, au sud-est, ouvre par trois baies alignées, en forme de lancettes. L'entrée s'effectue par le côté gauche ou sud-ouest. La porte est protégée par une verrière.

Inscriptions

Au-dessus des trois baies du pignon sud-est, est isncrit : "1963 - Culte antoiniste".

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Voicie ce que l'on trouve chez WIKIPEDIA. 

Lieux et monuments

  • L'église Saint-Philippe et Saint-Jacques:

Sur l'emplacement actuel de l'église du Bourg, plusieurs constructions se sont succédé entre le XIe et le XIXe siècle.

Une église est construite au XIe siècle. De dimensions relativement modestes (environ 22 m sur 8 m), celle-ci est agrandie au XIIe siècle. Au XIVe, un clocher de style roman vient compléter l'édifice. Malheureusement, la bâtisse étant dans un état de délabrement avancé, celle-ci doit être reconstruite entre 1867 et 1869.

  • Église du culte antoiniste

11:10 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

11/08/2011

LES HOMMES ET LES ANIMAUX.

Dans un passage, qui a déjà été développé sur ce site, le Père dit une chose de prime abord assez choquante:

" Les animaux sont les excréments de la création..."

 

Le Père semble prôner un détachement vis-à-vis des animaux. Je ne suis pas sûr que, comme bien souvent, il parle pas au second degré. dans le chapitre "LA LOI HUMAINE COMPAREE A LA LOI DE LA CONSCIENCE", Il est plus clair. Il confirme bien la séparation à faire entre le monde animal et le monde humain quand il dit:

 

" Dans l'instinct, c'est la nature elle-même qui procède. Les animaux sont dirigés par l'instinct; mais le leur n'est que matériel. L'être qui travaille à surmonter ses imperfections se trouvera un jour dans l'instinct moral, l'instinct du bien, autrement dit l'amour que suscite la foi."

 

Plus loin, dans le même chapitre, il dit aussi:

 

" revenons à l'homme qui le premier a douté de lui-même en doutant de sa nature. S'il avait su qu'il était une parcelle de DIEU, il n'aurait pas douté. "

 

Dans ces petites phrases, nous trouvons tout ce qui sépare les deux mondes. C'est ce que le Père veut dire quand il dit que les animaux n'ont pas à avoir leur place dans la maison des hommes.

 

Je ne crois pas que dans ce passage, le Père se limite uniquement à notre côté animal lié à notre intelligence, à notre côté matériel, corporel. 

Il ne faut donc pas pas se borner littéralement aux mots de l’Enseignement même si chaque mot est un fluide.

 

Ainsi, aujourd'hui, les hommes reportent toujours sur l’animal le poids de leur tendresse frustrée, de leur sadisme ou de leurs rêves. Il s'agit donc d'un amour ambigu qui jamais n’a eu autant d'influence aussi sur les esprits et les comportements. On peut facilement constater à quel point beaucoup les considèrent comme des jouets, des objets de décoration, des spectacles vivants, des remèdes contre la solitude, parfois des souffre-douleur. Ou bien aussi comme des signes extérieurs de richesse.

 

Dans la tradition hindoue, la prise en compte de la souffrance des animaux est bien présente. Pour le bouddhisme, c'est la notion de "compassion" qui doit être universelle. Cette notion doit donc s’appliquer aussi bien aux animaux qu’aux êtres humains. Dans beaucoup de civilisations, des divinités sont associées à des animaux, le panthéon égyptien antique étant le plus connu.

 

Les mythologies et religions animistes situent souvent l’origine des hommes dans le monde animal. Dans le totémisme, les civilisations établissent des relations d’analogie entre les groupes humains et des animaux.

 

Mais il n’existe rien de tel Dans les traditions occidentales. Voici donc un domaine dans lequel l'Antoinisme ne se distingue guère des traditions occidentales.

 

Pourtant, n’est-il pas temps de proclamer que les animaux sont des êtres vivants et non un simple "stock" qui est à notre entière disposition et que l'on peut donc " faire tourner ", " faire rentabiliser " le plus vite possible, comme une simple marchandise inanimée?

 

Tous ces animaux à qui l’on fait ingurgiter une nourriture factice et qui sont enfermés dans un espace restreint sans pouvoir prendre le moindre exercice ne peuvent pas être complètement normaux et en bonne santé. Les industriels de l’élevage ne l’ignorent pas, puisqu’ils donnent systématiquement des antibiotiques à leurs bêtes. Antibiotiques que nous retrouvons dans nos assiettes et qui nous empoisonnent sans, pour autant, détruire les nouveaux virus ou, pis encore, les protéines toxiques, ces fameux "prions" que l’on découvre maintenant.

 

On peut dénoncer les excès de la passion envers les animaux. Une confusion semble s'établir entre les droits de l'homme et les droits des animaux au détriment du lien social et des valeurs humanistes.

 

Il convient plutôt que les hommes et les animaux restent à leur place. Il faut aimer les hommes comme des hommes et parce qu'ils sont des hommes et aimer les animaux comme animaux et parce qu'ils sont des animaux ?

 

La situation est pourtant ambigüe: alors que l'on n'a jamais montré autant de passion envers les animaux jamais, non plus, les animaux n'ont été martyrisés de manière aussi massive, avec des moyens aussi énormes, aussi efficaces, des prétextes tels que le fameux principe de précaution.

 

Aucune espèce animale ne peut-être considérée comme définitivement domestiquée. Chaque année des centaines de chiens sont abandonnés à l'approche des vacances. Beaucoup d'entre eux se rassemblent en meutes et redeviennent sauvages.

 

Chez les chats, nous avons le même exemple avec les chats "harets".

 

Un autre exemple, en Autralie, est le cheval. Les brumbies, descendants des chevaux domestiques des colons anglais, se sont également multipliés à l’état sauvage et sont devenus un fléau pour la végétation.

 

La différence entre animaux et êtres humains peut se décrire ainsi:

  • Alors que les hommes sont des êtres de liberté bénéficiant du libre arbitre, les animaux sont des êtres purement naturels, instinctifs.

  • Ils opèrent seulement un changement de forme dans les matières naturelles; nous réalisons, par le travail, nos buts conscients.

  • Ils se meuvent de façon strictement instinctive, dictée par la nature. Chez l'homme, il y a une âme, une conscience, qui a des pensées et vqui peut choisir librement.

  • Nous parlons. Ils crient. Ils n'ont pas de langage articulé, preuve d'une pensée.

  • l'animal ne meurt pas, il finit sa vie.

 

La réincarnation antoiniste, contrairement à la même notion chez les bouddhistes ne passe pas par le règne animal. La progression morale ne s'effectue pas en une seule vie. Elle nécessite une succession de réincarnations : l'esprit qui est en nous doit transmigrer de corps en corps. Chaque vie est la conséquence des précédentes selon que notre esprit s'est purifié en se rapprochant de la conscience ou s'est attachée à la matière. Comme l'Antoiniste établit une distinction de niveau entre l'animal et l'homme, le passage par le monde animal est exclu.

 


 

20:13 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/08/2011

AIX-LES-BAINS: TEMPLE ANTOINISTE.

Il est situé "Chemin Saint-Exupéry".

Ce chemin a été percé à travers des jardins avant 1925. Il fut dénommé, à l'origine, rue des Antoinistes, en raison de l'édification d'un temple Antoiniste à cet endroit en 1924. Il a pris le nom de chemin Saint-Exupéry par décision du conseil municipal du 9 juin 1970.

Deux remarques: 

- Comme à SPA, ce Temple a été édifié dans une ville consacrée aux thermalisme. Donc dans un endroit où devraient se rencontrer pas mal de personnes ayant besoin d'un secours.

- Comme à SPA, la rue dans laquelle il a été construit faisait référence au Temple antoiniste. A SPA, c'est la "Rue du Père Antoine". A AIX-LES-BAINS, c'était le "Rue des Antoinistes". Comme, à NESSONVAUX (TROOZ), nous trouvons le "Chemin des Réformés".

Ce Temple a été consacré par Mère ANTOINE le 24 août 1924.

Comme on peut le voir sur ces deux photos, il est en très bon été mais il est resté pratiquement identique à l'origine.

Aix-Les-Bains.jpg

 

Aix.jpg


19:29 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

05/08/2011

L'APOLOGUE DES TROIS TAMIS. ( SOCRATE )

Un apologue grec nous invite à faire usage de trois tamis lorsque nous voulons raconter à d’autres ce que nous avons appris de quelqu’un.

 

Qu'est-ce qu'un "apologue" ? "Apologos", en grec, signifie "récit détaillé" ( synonyme de fable ). Il désigne un "court récit qui renferme un enseignement, une leçon de morale pratique".

 

Un jour, quelqu’un vint voir Socrate et lui dit :

- Écoute, Socrate, il faut que je te raconte comment ton ami s’est conduit.

-Arrête ! interrompt l’homme sage. As-tu passé ce que tu as à me dire à travers les trois tamis ?

-Trois tamis ?

 

-Le premier est celui de la vérité. As-tu contrôlé si ce que tu veux me raconter est vrai ?

-Non, je l’ai entendu raconter…

 

-Mais assurément tu l’as fait passer à travers le deuxième tamis. C’estcelui de la bonté. Est-ce que ce que tu veux me raconter est au moins quelque chose de bon ?

Hésitant l’autre répondit : Non, ce n’est pas quelque chose de bon, au contraire…

 

-Hum ! dit le Sage, essayons de nous servir du troisième tamis. C'est celui de l'utilité. Voyons s’il est utile de me raconter ce que tu as envie de me dire…

-Utile ? pas précisément…

 

-Et bien dit Socrate en souriant, si ce que tu as à me dire n’est pas assurément vrai, n'est pas réellement bon, n'est d'aucune utilité , je préfère ne pas le savoir, et quant à toi, je te conseille de l’oublier…

 

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Il  est bon de se plonger dans la lecture de l'ENSEIGNEMENT, dans le chapitre "L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU BIEN". Nous y trouvons ce petit passage:

" Notre intelligence nous induit en erreur parce qu'elle nous fait voir dans notre semblable par une fausse vue et nous montre en lui, comme dans un miroir, ce que nous renfermons de méchanceté, qu'elle s'acquière insensiblement, au fur et à mesure qu'elle se développe. Désirant alors être plus heureuse, elle croit que les autres devraient sortir de leur naturel, faire le bien.Mais c'est ce bien qui est le mal, car il consiste dans l'hypocrisie, dans cette apparence dont nous avons raisonné, de laquelle on devrait s'entretenir pour nous satisfaire, car notre vue du mal nous empêche de supporter quelqu'un qui s'adresse à nous sans être froissé par sa réalité naturelle."

19:14 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |